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samedi 13 décembre 2025

Sorite bien-être au siphon -150 du Vieux Lion

Jeudi 11 décembre 2025

Participants : Clément, Alary

TPST: 5h / Vieux Lion - Chandelier

Depuis le coup de tonnerre du 28 août 2022 (Dans la bouche de l'ogre) et les premières descriptions du siphon le 5 septembre 2022 (Du haut, de l'eau et du sable & Topo, déséquippement et baignade), le dernier franchissement de la vasque remontait au 16 septembre 2023 (Traversée Chandelier). Après quoi, pas de nouvelles tentatives pour en tirer davantage d'informations (ou je n'ai pas trouvé). Mais l'envie d'y retourner pour le faire parler restait ostensiblement en suspens...

L'idée prit de l'ampleur durant l'été de cette année. Nous prévoyons alors d'y faire un tour avant les premières pluies, espérant un débit minimum de l'actif pérenne. Mais le temps fila, et l'automne arriva avec les premières gouttes. Peut-être verrons nous ça l'année prochaine ? Seulement, une nouvelle du GPS, venu faire la traversée tout début novembre et alors que le réseau fossile est complètement à sec, eurent le courage d'aller voir l'entrée du siphon. Bilan : l'actif est actif, la vasque est en eau (Traversée Chandelier-Vieux lion). Si le siphon est toujours alimenté alors que tout est sec ailleurs et qu'il garde un niveau fixe qu'importe l'eau qui y rentre car fonctionnant avec un seuil de débordement, alors, pas la peine de bloquer ses vacances d'été pour venir se baigner ici, nous nous y rendrons dès que possible.

Entrée vers 10h au Vieux Lion, avec comme premier objectif le rééquipement du P15 et du P12, où la corde avait été retirée suite au dernier exercice secours. En trois quarts d'heures la corde est en place. Il en reste un bout de 23 mètres que j'ai chez moi. Ensuite, direction le boyau du vent. Sur le chemin, quelques gours sont en eau, mais ça reste très sec. Pause repas à la salle carrefour, où dorment cordes, amarrages et autres matériels (je fais la traversée dimanche, je ressors des trucs ??). Puis descente dans l'aval boueux, jusqu'à un élargissement où l'on entend nettement l'actif. Clément part repérer devant pour voir si tout est ok. Tout est ok. On descend les kits pour se changer dans la boue du plan incliné juste avant l'actif (on essaye de ne pas pourrir l'eau du siphon). J'enfile ma combi fournie par les "Ateliers des Acacias", deux pièces ramenées à trois, avec des manches chourées sur un vieux haut que j'avais. Enfiler la néop me donne extrêmement chaud, j'ai hâte de me mettre à l'eau !

  
Le test en lac sans les manches n'avait pas été très concluent...
Le débit estimé est de 1L/s. On aperçoit l'eau de la vasque bien trouble sans même y être allé, avec le nuage d'argile que j'ai provoqué et qui avance très lentement. Le siphon de l'autre côté ne devrait pas être perturbé. La première vasque est franchie, ça refroidit, la session bien-être peut réellement commencer. Derrière, on se relève dans une petite pièce de 3m de haut pour 65cm de large, avec au plafond ce qui s'apparente à une faille, le tout légèrement incliné sur la gauche. J'ai vu sur le siphon après un petit rétrécissement de 80cm de long par 55cm de haut et 40cm de large au plus étroit. Ce rétrécissement est à environ 50cm au-dessus du niveau de l'eau.
J'y vais tête la première pour repérer et si la configuration le permet, y mettre les yeux sans faire un chocolat froid. Première impression : où est le fond ? Le faisceau de la lampe s'arrête dans les 20 premiers centimètres, et la configuration m'empêche de regarder dans l'eau sans y tomber. Du coup, les jambes en premier, je suis le sol, et après une marche de 50cm prend appui sur le sol du siphon. Je vais sous l'eau sans attendre, mais on ne voit rien de rien (c'est terrifiant). De là, commence le repérage à tâtons. La surface au-dessus du plan d'eau est confortable (1m40 de long sur 80 de large en ovale).
La voute plongeante
En s'avançant au maximum, je distingue le chenal de voute à la botte. Le conduit est octogonal et doit faire 90 x 90cm, avec le point le plus bas à droite (la faille au sol) qui descend au-delà des 2m de profondeur max que je suis capable de sonder. Je dirais que la voute s'enfonce de 90cm sous le niveau du plan d'eau, sur 1m50 de long, avant que je détecte une remontée brusque dans la voute (cloche, poche, exutoire???). En filmant je n'ai pas détecté cette encoche, car il me fallait être intégralement dans l'eau pour avoir l'extension suffisante. Après un quart d'heure de baignade, je me sens apaisé et prêt pour l'agréable remontée jusqu'à la salle carrefour.
En bref, il y a de la place dans le siphon pour y faire passer quelqu'un ou quelque chose, seulement la visibilité est très réduite et l'accès peut être vraiment compliqué en fonction du matériel à amener ici. Le rétrécissement, je pense, ne permet pas de laisser passer un plongeur tout équipé, mais si cela est possible il peut s'équiper dans le siphon. La voute est attaquable au perfo, mais faut se mettre à l'eau et surtout réussir à faire passer le perfo par la première vasque. Peut-être préparer le terrain en amont. Au fond il y a 4 mèches, une de 14 ou 16mm en grande longueur (90cm ?), deux autres de même diamètre mais plus courtes (70 et 30cm ?), et une longue (90cm ?) en 8mm probablement. Les inscriptions sont illisibles, tout est rouillé, les mèches sont probablement fragilisées. Le pompage semble compliqué : rien pour stocker en amont et aval inconnu.
Le téléphone était humide
On remonte, passant devant tout ce matériel attendant ici, mais nos kits sont pleins à ras bord... Quelques petits réglages sur la corde installée plus tôt, et nous voilà dehors. Nous profitons du jour restant pour remettre en place le parc à bestiaux autour de l'entrée du trou.

lundi 5 septembre 2022

Topo, déséquippement et baignade

Dimanche 04 septembre 2022

Vieux Lion : escalade dans le supérieur et siphon en bas de la salle carrefour

participants :Jean-Michel (SCM), Félix, Charlie, Flo, Denis

TPST : 9h

En complément de l'article de Denis, voici le compte rendu pour Charlie et moi (Félix).

Au parking, Charlie me demande si j'ai un couteau, que je lui passe : il sort alors une combinaison néoprène 3 mm, dont il raccourcit les manches qui lui serrent trop l'avant-bras. Une néoprène au VL?!? Eh oui, il veut absolument retourner au siphon en bas de la salle carrefour qu'il a travaillé il y a 3 semaines avec Laurent (et où il avait bien eu froid). Il fera donc toute la journée avec la néoprène comme sous-combi (en bonne partie en baissant le haut).

À la descente, j'ai Charlie devant moi jusqu'au premier puits, ensuite, je ne le verrais plus que de loin jusqu'au "local matos" : à voir son aisance et sa vitesse sous terre, on ne devinerait jamais qu'il débute la spéléo !

On récupère le matos, et on se sépare (Flo et Denis partent à l'escalade du puits de la salle carrefour, Jean-Michel part dans la perte du ruisseau qui vient de l'affluant du sable, Charlie et moi partant pour topographier et si possible déséquiper une des escalades du réseau supérieur).

On se décide pour la "grande" escalade située entre l'entonnoir (qui était initialement équipé d'une main courante) et l'autre main courante. Il s'agit d'une escalade que j'avais commencé avec Etienne, puis Denis m'avait remplacé (et peut-être d'autres en plus, je suis plus sûr). On a choisi celle-là, car on pense qu'il y a des Pulses et la corde dynamique neuve à y récupérer.

On marque le début de la topo de l'escalade avec 4 petits trous au perfo (le vernis à ongle étant bêtement resté dans la voiture), et on fait la topo en remontant, Charlie devant choisissant les points, et moi derrière, avec le disto et le carnet.

On remonte une première corde pour arriver au petit palier qui est le plus loin que j'avais été. De là, Étienne était remonté en libre un ressaut de 5 m avant qu'on lui lance la corde et qu'il continue sa montée (j'étais parti juste après le lancer de corde). En haut de la deuxième corde, il y a un départ de galerie, mais il est bien encombré de cailloux instables. Sagement, Charlie décide de juste se longer au fractio sans prendre pied, pendant que je monte à mi-hauteur, ou je peux me mettre complètement à l'abri dans une faille à droite (qui d'ailleurs donne sur un passage parallèle bouché vers le haut, et qui semble rejoindre vers le bas : vu à quel point il était peu prometteur et dangereux, j'ai considéré que ça ne valait pas le coup de s'y risquer). Une fois Charlie sorti du puits, je le rejoins : le passage fait 2m de long, avant de tourner à 90° à gauche pour finir sur une étroiture infranchissable au bout de 4m. On décide donc de commencer à déséquiper le puits : Charlie descend se mettre à l'abri dans la faille, puis je rejoins la tête de puits, Charlie fini de descendre la longueur et je descends en rappel pour le rejoindre.

Vu l'heure (on commençait à avoir faim, et Charlie tenait vraiment à garder du temps pour aller au siphon), on décide de ne pas rappeler la deuxième corde, mais juste de remplacer les pulses par des goujons. Un argument supplémentaire est un départ remontant potentiel juste en dessous de la tête de corde sur la paroi en face : j'y crois pas beaucoup, mais autant laisser une personne de plus regarder avant de décider de déséquiper. Charlie remplace donc le Pulse par un goujon avec une plaquette avec anneau de rappel, et déplace l'amarrage foré pour bien reprendre le point et faciliter le futur rappel. Ensuite, je descends, et remplace le fractio sur Pulse par un goujon.

On a donc récupéré une corde (semi-statique à priori, dur d'en être certain vu qu'elle est bien boueuse), 2 pulses et 2 mousquetons.


Par contre, la corde dynamique de 30m neuve et le dernier Pulse manquent à l'appel : quelqu'un saurait-il où ils peuvent bien être ?


On redescend donc du supérieur, croisant JM sortie de son chantier en nous entendant approcher, et on retourne au "local matos" pour manger (JM reste à son chantier). Il est déjà 14h passé quand on passe à la salle carrefour, et les grimpeurs ne semblent pas disposés de nous rejoindre pour manger.

Après le repas, on descend donc vers le siphon, négociant 5 minutes de pose des grimpeurs qui avaient entamé leur descente pour pouvoir passer sans se faire lyncher.

Découverte pour moi du fond de l'inférieur (j'y avais été en première sur la partie sans désob, mais plus depuis) : c'est toujours aussi boueux, et ça va en empirant plus on descend. Quand on arrive avant le siphon, je comprends mieux pourquoi Charlie a pris une néoprène (surtout que sa combi est une respirante). Il y a un peu d'air au-dessus de l'eau (qui est au même niveau qu'il y a 3 semaines): Charlie commence à déblayer les cailloux au fond du siphon et au plafond. Il y a maintenant la place pour la tête au-dessus de l'eau, le reste étant dans l'eau. Après pas mal d'hésitations, Charlie décide de passer de l'autre côté, même si ça veut dire se mouiller entièrement : il a pris sa néoprène spécialement pour a après tout !

Après environ 2m de voute cassée, il peut se mettre debout dans une mini salle. La suite est malheureusement un second siphon (d'où l'absence de courant d'air) : d'après ce qu'il m'en a décrit, le niveau de l'eau est exactement le même que celui du premier (ex) siphon. La voute semblerait ne pas plonger très profond (ou en tout cas en pente douce), par contre le fond semble plus profond (au moins 1m) et le passage est plus large. Vu la description, ça a l'air à la limite plongeable/pas plongeable. En tout cas, si on décide de le travailler, on a de la place pour les déblais dans le siphon même. Si on veut travailler les deux siphons en simultané, alors néoprène obligatoire !

Remontée en vitesse pour se réchauffer, surtout pour Charlie. On croisera Flo et Denis qui viennent de finir de déséquiper, et JM qui revient de son chantier. Pendant qu'on trie le matériel, Charlie fonce déjà vers la surface pour se réchauffer.

À la voiture, on se met d'accord qu'il fera un croquis de ce qu'il a vu après le premier siphon : vous le trouverez à la fin du compte rendu de Denis



mardi 9 octobre 2012

On a (re) découvert le Siphon Bleu



Vendredi 05 Octobre 2012
Gaubeille (Sallèles)
Claire, Etienne, Jean Marie
TPST : 9 heures

Qui est vert d’ailleurs.
1/ Progression laborieuse
Descente vers 10 heures. Etienne ne semble pas très en forme. Sa 1° vraie sortie depuis son accident. Il équipe les ressauts d’entrée et laisse filer un kit de matos au bas du puits… Pas de conséquences.
Au sommet du P15 c’est la seconde corde qu’il lâche dans le vide… A ce train là on n’est pas prêts d’arriver.
Suite du parcours au pas de course sans s’arrêter sur les diverses concrétions. Malgré l’insistance d’Etienne qui n’était venu qu’une fois quand il avait 13 ans !
Parcours rapide, kits de fou, pas de temps de pause, pas de prise de nourriture, résultat : Claire arrive à la redoutable chatière (voir article et films du 23 mars 2012) en hypo et pète un câble à mi-chatière, alors qu’elle l’avait parfaitement passée lors de ses deux dernières visites. Un peu chaud, finalement nous nous retrouvons pour enfin casser la graine au bord de l’Amphithéâtre.
2/ Recherche vaine du Siphon Bleu
Nous décidons de visiter d’abord la galerie Mas/Costes tant que nous sommes propres avant de nous crotter à la recherche du siphon. Etienne est espanté par la beauté de la salle. Il ne sait ou donner de la tête…
Il se ballade un peu partout pendant que je reviens avec Claire aux kits préparer le matos de désob.
Lors de notre dernière visite nous avions laissé un seul passage correspondant à la description de Daniel : étroit et boueux entre la paroi et un bloc. Alain Calas n’avait pu le franchir, alors moi… Si Etienne passe cela évitera peut être une longue désob. Il passe et : rien ; pas de suite dans cette alcove.
Je suis écoeuré. Nous avons fouillé partout. Alain Costes et Masdan doivent avoir les oreilles qui sifflent !
3/ Etienne est une bourrique
Claire et moi nous nous équipons pour le retour. Etienne nous tanne pour poursuivre une galerie qu’il a suivie sur une cinquantaine de mètres.
- Ca ne peut être que par là… d’après la structure…  (J’abrège les considérations géologiques.)
- Je la connais ta galerie, on y a été la première fois (voir article du 19 juillet 2011) avec Guillaume et Claire. (J’avais écrit : « nous cherchons le siphon mais sans succès. Nous en trouvons bien un après un ramping dans la bouillasse. Même ici nous réussissons à revenir crottés »). Elle se termine bien sur un siphon… de merde !
Nous le suivons pour lui faire plaisir ; superbes les concrétions à l’entrée de la galerie. Mais arrivés à la descente vers le cloaque je refuse de le suivre. Il part et revient tout excité : « j’ai vu les siphons, énormes, verts… » Ce coup ci je le suis. Nous passons le point bas boueux qui siphonnait en juillet 2011 et nous avait barré la suite !!!
La description de Masdan (25 ans après) était parfaite :
« trouver un petit passage que j'avais ouvert à coups de pieds.partir les pieds en avant.ça ne coince pas du tout,et ça descend de plusieurs m.On se retrouve à droite sur le rebord d'un apic de 2 m donnant sur un plan d'eau de 5 à 6m de diamètre.Dans le vert sombre,on voit(environ 2 m de profondeur)se dessiner la voûte d'une large galerie.Laissons ce siphon,et escaladons un mur de blocs qui barre la diaclase. Derrière, on redescend. Le sol de la galerie est argileux et craquelé comme si c'était trop sec, pourtant au premier pas l'eau passe au dessus des bottes:eau très claire du second siphon.Ce niveau est suspendu, peut être 50 au dessus de la résurgence qui est encore éloignée-->potentiel d'une bonne première, très intéressant de procéder à 3 ou 4 tirs,et organiser une plongée. »
C’est vrai que ces 2 siphons sont extraordinaires : vert mente à l’eau, cristallins…
L’appareil photo étant resté aux kits il faudra attendre la prochaine visite.
Sur la chemin du retour (toujours au pas de course) nous déchargeons 5 coups de Hilti sur l’étroiture, histoire de la mettre au gabarit des plongeurs. Une autre intervention sera nécessaire.
Messieurs préparez palmes et bouteille le siphon attend depuis 1985.




















dimanche 10 novembre 2024

Gouffre Georges : Tube/Siphon 2

Samedi 9 novembre 2024

Participants : Gégé (SSAPO), Jérémy, Benoît (Rinofles), Jean-Michel, Gilles

TPST : 10h30 / Gouffre Georges (Ariège)

À l'initiative de Gégé de la SSAPO, une sortie au Gouffre Georges a été organisée.

C'est un fameux Gouffre de l'Ariège, profond d'environ 700 mètres entre son entrée la plus haute (A1) et le Siphon 3. La sortie classique la plus simple est l'entrée par l'entrée artificielle du tube, qui amène au siphon 2 avec un dénivelé d'environ 430 m. Tout est équipé en fixe par le SCHS, excepté la petite corde de l'entrée.

Départ à 7h20 de Villeneuve, je récupère Jean-Michel à Fanjeaux et après un second petit-déjeuner sur la route nous arrivons à 9h30 à la mairie, où nous rejoignons Gégé et deux membres des Rinofles, Jérémy et Benoît. Un café plus tard pris au commerce du village, nous montons au port de l'Hers. Il fait grand soleil, la douceur automnale est palpable.


À 11h nous entrons dans le tube, descendons la grande galerie et arrivons à la salle de la Famine. Gégé nous montre les différentes arrivées du réseau, les escalades entreprises. Le gouffre est toujours en cours d'exploration.
Après le P60 nous prenons pied dans la rivière qui coule très faiblement. Petit à petit le décor change.
Quelques mains courantes hors crue peu commodes à franchir ponctuent la progression.



Nous prenons le repas vers 14h45 dans le shunt du siphon 1, puis continuons en direction du siphon 2 après avoir passé le très beau puits de la Baignoire.

Puits de la Baignoire

L'équipe devant le Siphon 2

Au retour nous passons voir l'envers du siphon 1. Le méandre qui y conduit est magnifique.

Nous remontons très tranquillement, Benoît est fatigué, il a battu son record de profondeur !

La pluie qui tombe à l'extérieur se fait déjà ressentir vers -300 : un affluent qui était à sec à l'aller coule fort à présent. Cette humidité sera encore plus flagrante lorsque nous remonterons la grande salle : un ruisseau la parcourt 

Une cascade s'est formée dans la grande salle

Nous ressortons vers 21h30 sous une fine pluie.

samedi 22 janvier 2022

Un serpent dans le Lion

Samedi 22/01/2022

Vieux Lion/Chandelier

Participants : JLuc, Félix, Boris, Laurent

TPST : 8h


Suite ce samedi de la saga du siphon perché avec une grosse logistique.

Il s'agit de descendre et d'installer un tuyau de 25m semi-rigide pour tenter de vidanger le siphon par gravité. Ceci en complément des techniques qui ont fait leurs preuves la semaine précédente : la pompe électrique et la vidange manuelle.

On s'attendait à galérer pas mal pour acheminer ce long serpent jusque derrière le boyau du vent, Félix était donc parti en avant avec les 4 batteries 12V pour commencer à activer la pompe.

Au final les choses se déroulent mieux que prévu et nous transportons le tuyau à 2 presque à la vitesse de progression normale (1 seul coincement dans toute la descente). Nous rattrapons Félix qui est lourdement chargé et arrivons tous ensemble devant le siphon à 10h30.

L'idée est de placer et d'amorcer le tuyau gravitaire à l'aide de la pompe. Après quelques bidouillages sur les manchons et colliers, la technique paye; le siphon se vide tout seul.

Pour accélérer la manoeuvre, on installe la pompe en parallèle avec la chute du tuyau rigide qui atteint juste le seuil du déversoir, on évite ainsi les pertes de charge. Nous avons donc deux tuyaux qui débitent, et pour augmenter encore la cadence, nous faisons la chaine avec un bidon de 6l jusqu'au seuil.

Le niveau descend à vue d"oeil : 30, 40, 50, 60 cm...

Deux heures de pompage et 237 bidons plus tard, le courant d'air aspirant s'amorce à la voûte. Il est 13h.

Désamorçage de la voûte

Le temps de manger, le pompage se poursuit tout seul sous surveillance. Le plan d'eau s'éloigne et la chute de tuyau rigide équipant la pompe devient trop courte pour atteindre le seuil. Nous la remplaçons par le tuyau souple, moins efficace mais ça sent la fin...

Vidange sous surveillance

A 13h30 le siphon est presque vide. On aurait jamais espéré être aussi rapides...

Le siphon une fois vidé. On repère bien en haut de la photo le niveau d'origine de l'eau

Dernière flaque, la suite est en angle droit vers le haut

Le point bas est étroit mais nous avons amené ce qu'il faut pour y remédier. Pendant le perçage, la pompe est déséquipée et seul le tuyau gravitaire finit le travail sans problème.

Le résultat du relevage de voûte est réussi en une seule fois. Après déblaiement on peut passer confort.



On ne résiste pas à une petite visite de la suite. Le grand puits ne coule pas beaucoup, mais par contre le bruit de cascade derrière étroiture dans l'annexe sud est toujours bien présent, avec là aussi du courant d'air aspirant.

Un peu en hauteur, la suite principale nous tend les bras. Nous allons revenir rapidement avec les baudriers et un peu de matériel d'équipement. Le retour de l'exploration est pour très bientôt...

 

En revenant au siphon vide nous réinstallons  le tuyau gravitaire en cas de nouvelle crue hivernale. Avec un peu de chance il devrait faire son travail tout seul si cela arrive.

Nous remontons en fin d'après-midi avec un sentiment de mission accomplie et une bonne fatigue. Merci à ceux qui se sont défoncés pour cette opération et merci à Félix pour le bon choix de la pompe et la logistique associée. L'union fait la force...


 

dimanche 23 octobre 2016

Exploration de pointe dans l'inconnu


Samedi 22 et Dimanche 23 Octobre 2016
Réseau de Vignevieille
Participants : Christophe S., Sylvain, Jean-Michel, Guillaume, Laurent
TPST : 16h

Ca faisait longtemps qu'on attendait...
Enfin une fenêtre météo exploitable était là.
Après une préparation et un conditionnement minutieux du matériel, nous voilà partis nous confronter au "siphon du bout de monde" de Vignevieille, en espérant que le niveau d'eau ne soit pas trop haut.

Nous entrons sous terre à 9h45. Le plan d'eau de -30 est au plus bas, presque à sec, de bonne augure...
Plus loin par contre, les vasques et autres pissettes sont à leur niveau normal. Nous ne manquerons jamais d'eau claire pour nous ravitailler en chemin.
Il nous faut 5h20 de progression soutenue pour atteindre le "vestiaire" à proximité de l'objectif. C'est le temps minimum avec une équipe entraînée pour faire ce long parcours.
Et pourtant les choses ici ne font que commencer...

Tout le monde se met en tenue de "petit baigneur", ce qui donne lieu à quelques images qu'il aurait fallu immortaliser, mais l'appareil est trop bien planqué, surconditionné "étanche" avec le DistoX.
Jean Michel est le premier immergé dans le plan d'eau mais revient dépité : "ça siphonne à fond".
Je m'engage à mon tour : pas reluisant en effet. Mais le petit trou souffleur dans l'alcôve est là, et montre l'aplomb du passage noyé. Je coupe le cerveau, plonge et ressort de l'autre côté. Bingo ! Plus court même que dans mon souvenir.
C'est au tour des autres...

Une lampe dans l'eau, un bidon étanche émergant à l'envers : mauvais signe ?

 Non, c'est Jean-Michel qui sort presque pas noyé

Au tour de Christophe, avec une large expression de soulagement

Nous sommes bientôt tous réunis de l'autre côté et nous mettons à pied d'oeuvre pour la topo-explo.
La galerie est remontante et nous cumulons les visées.

Galerie dans le marbre agrémentée de nombreuses marmites de géant
Nous repérons un départ sur la droite. Christophe s'engage pendant qu'avec Guillaume et Sylvain nous poursuivons la topo. Il revient enthousiasmé : arrêt dans du 5x5 au pied d'une grande cheminée remontante. De plus il y a quelques insectes malgré la profondeur théorique. Et ils n'ont pas pu arriver de la zone connue en franchissant le siphon...

Dans l'axe principal, nous dépassons bientôt le terminus de 2008 avec Gaëtan et poursuivons en première. Nous allons enchaîner 60 visées avant le ras-le-bol de chiffres.

Dans la première la plus isolée du département...

Marmites, marmites...
Après avoir posé le carnet topo, nous décompressons en poursuivant en explo pure. Environ 150m plus loin, une bifurcation. Une voûte mouillante défend la suite à gauche. Pas de problème car on est tous en néoprène et on surchauffe. La galerie redescend, deuxième voûte mouillante. Un peu plus loin, c'était attendu vu la configuration, nouveau siphon.
Le courant d'air est canalisé dans la branche de droite de la bifurcation. Il s'agit probablement d'un shunt du siphon mais c'est étroit et la fatigue se fait sentir. Il faut se rendre à l'évidence, nous sommes ici au bout des possibilités humaines d'explo depuis l'entrée actuelle du réseau étant donné l'éloignement et l'engagement post-siphon.
Plus que jamais une entrée supérieure devient indispensable. Et les possibilités sont là...

Il est tard et nous prenons le chemin du retour. Franchissement en sens inverse du siphon, et déséquipement des néop, ce qui est un véritable soulagement. Séance de ravitaillement des troupes plus très fraîches.

Les quelques kilomètres (surtout le dernier) vont être éprouvants et ponctués de quelques glissades et chutes heureusement sans gravité.

Nous sortons dans la falaise à 2h du matin Dimanche.

Bientôt les données topo indiqueront le développement exact, le report de surface et l'emplacement de la fameuse arrivée repérée pendant cette explo.

Mais en extrapolant le bilan, nous avons validé entre 500 et 600m de nouvelles galeries à partir du siphon.Un grand jour qui a tenu ses promesses. Place maintenant à la poursuite de la quête de la jonction.

La croix matérialise le terminus topo

 







jeudi 15 août 2019

Une suite de moins, deux suites de plus

Mercredi 14 Août 2019
Trou du Chandelier
Participants : Jean-Luc, Denis, Boris, Laurent
TPST : 13h

Une nouvelle pointe vers le fond, et enfin un parcours totalement à sec malgré quelques vasques résiduelles contournables.
Arrivée au point chaud en un peu moins de 3h, repas et répartition des missions du jour : Denis, Boris et moi partons équiper et descendre le puits dans le secteur de la grande salle découverte à la dernière sortie. Jean-Luc préfère s'attaquer à un autre objectif majeur : le siphon de sable terre sèche et graviers qui stoppe l'énorme galerie du cours principal dans le IV. Il faut dire que la dune de gales (certains de plusieurs kilos) déposés en aval de ce siphon incite à creuser la suite...

Deux spits plus tard, le puits en question, d'une dizaine de mètres, est descendu... et pas de miracle, la suite est bouchée par la calcite. Mais Boris en furetant aux alentours du départ repère un trou souffleur en paroi.

Descente du puits
On commence à creuser avec la pointe du marteau et on s'aperçoit que l'étroiture est courte. C'est noir derrière avec de la résonnance, mais la calcite devient trop dure. Il faudra jouer du perfo une prochaine fois pour passer...
Comme on n'est qu'à une quarantaine de mètres du boyau du Vent, Denis part tenter de freiner l'air dans ce dernier pour voir si ça peut avoir une incidence sur le nouveau trou souffleur, mais le résultat n'est pas concluant.
Trou souffleur à travers vieille calcite
On tente une nouvelle expérience pour voir cette fois si en fermant le boyau du Vent on diminue le courant d'air en aval. Dans ce secteur l'air ronfle un peu comme dans le boyau de jonction à Matte Arnaude, mais avec 5° en moins, difficile de rester en place plus de 5mn sans avoir les yeux qui pleurent...
Après deux vérifications indépendantes, on en arrive à la conclusion que la fermeture du boyau n'a aucune incidence sur l'air principal. Un shunt vers le volume inférieur existe donc bien dans le coin.
Pendant ce temps, Denis s'est rapatrié vers Jean-Luc. Au passage il s'est engagé dans un des départs pointé le jour de la topo, et on le retrouve enthousiaste, ça continue dans ce secteur également...

On se retrouve tous pour une collation au point chaud et pour faire le point. On se répartit en deux binômes pour la suite des hostilités. Je reste avec Jean-Luc pour poursuivre la tranchée dans le siphon principal, pendant que Denis et Boris vont s'attaquer au nouvel annexe.
La tranchée avance bien et vers 19h on atteint un diaphragme qu'on pouvait visualiser au faisceau depuis plusieurs mètres. La suite s'aplatit, il y a un bouchon 1,5m plus loin et c'est légèrement ventilé. Ce chantier doit être impérativement poursuivi.
Nous décidons de rejoindre les copains. Ils viennent de franchir un passage bas en conduite forcée après désob et sont en première.
Inconscients du fait que j'arrive quelques dizaines de mètres derrière, ils entendent du bruit et sont persuadés qu'ils viennent de shunter le siphon du cours principal du Chandelier !
Mais la dure vérité reprend ses droits, ce n'est pas encore gagné malgré la proximité relative (cet embranchement n'est qu'à une trentaine de mètres du siphon)
Cependant ce conduit continue et nous poursuivons l'explo ensemble. La morpho alterne entre méandre pas très large et conduites forcées sympathiques. Le profil en montagnes russes alors que nous sommes sous les marnes fait penser quand même à un bouclage avec la suite plutôt qu'à un affluent. Après une centaine de mètres, nous tombons sur un secteur descendant, avec une dune de sable et une belle paroi érodée. Tout ceci a l'air assez frais (réactivation possible lors de fortes crues).
En bas de la dune un rétrécissement ponctuel défend un nouveau ressaut avec probablement encore du sable en bas. Et en plus, il y a du courant d'air !

Boris content

Bilan, pas encore de jonction avec la suite principale du fossile ni avec le réseau inférieur découvert la fois précédente, mais encore de nouvelles perspectives dans ce coin du IV très ramifié par rapport à ce que l'on a connu jusqu'ici, et encore du développement supplémentaire...
Sortie vers 23h.

Petite synthèse des suites possibles car cela devient complexe à suivre dans le IV:

Vers la suite du réseau :
- les siphon sable et graviers du cours principal
- arrêt sur rien dans la suite du boyau du Vent et la grande salle
- trou souffleur pouvant shunter le boyau du Vent
- réseau annexe ventilé pouvant shunter le siphon principal

Vers la surface :
- poursuite de la cheminée du vieux Corbeau
- 5 autres cheminées de grande taille cantonnées dans un secteur de 200m de long au delà du synclinal.

lundi 22 août 2022

A la poursuite de l'actif

Dimanche 22/08/2022

Vieux Lion/Chandelier

Participants : Dom, Clément, David, Flo, Laurent
+ Pascal et Martine du club des Ragaïe (Vaucluse)

TPST : 8h

Sortie hors de la zone de confort des galeries fossiles pour aller titiller les différents accès au réseau inférieur, pendant que la sécheresse se prolonge.
Malgré l'orage du 15 août, peu d'eau sous terre.
On se divise en deux équipes à la salle carrefour : Pascal, qui connait la musique en désobstruction, va s'occuper des blocs récalcitrants dans l'aval de l'affluent du Sable avec Dom, David et Martine. Pendant ce temps, avec Flo et Clément, nous descendons jusqu'au siphon découvert le mois dernier avec JLuc à la base de l'inférieur sous les puits de la salle carrefour.

L'équipe de l'affluent du Sable élimine deux blocs gênants et ouvre le passage. Mais en descendant ils s'aperçoivent que tout le côté du ressaut est déstabilisé. Des parpaings de plus de 100 kg bougent à la main...
Aucun téméraire pour s'y risquer, c'est le repli stratégique. La négociation future de ce passage sera à étudier...

Pendant ce temps, Clément et Flo tirent une ligne de 100m depuis le siphon en prévision d'une prochaine expérience. Pour l'heure il ne s'agira que de faire un sort à la voûte avec la mèche de 1m pour mieux accéder à la vasque et commencer le chantier d'élimination de ce passage.
La zone d'accès à l'actif depuis la base des puits est humide, grasse et ponctuée de passages étroits que nous n'avons pas élargi pour le moment, priorisant sur la progression en pointe afin d'être fixés sur la suite. Le travail avec la grosse bobine est difficile et demande d'être vraiment zen, mais le défi est relevé dans la bonne humeur.

Ambiance grassouille dans le réseau inférieur (grosses mises en charge de cette zone lorsque le Blau dépasse les 15 m3/sec)

Après les crues, l'actif en écoulement libre domine le reste de l'année et nettoie les zones sur son passage

En bas, le mince espoir de voir l'actif à sec et le siphon vide est vite balayé. L'eau coule toujours, beaucoup moins qu'en juillet, mais assez pour laisser le siphon amorcé (le niveau n'a baissé que de quelques cm). Il me semble quand même percevoir une faible ventilation aspirante.

A ce niveau les traces d'écoulement libre à bonne vitesse sont visibles (stries dans le sol). Ce point canalise les 3 actifs de la zone dont au moins un arrive directement de la perte de l'Etreuil 200m plus haut. Plusieurs litres/sec y passent en temps normal...

Au point bas actuel de l'actif avec le siphon au loin

La voûte est percée de deux trous et je remonte en bas du premier puits bien large pour le déclenchement. Mais rien...
Instant de stress; pourvu que la longue ligne (qui doit avoir 50 ans au moins...) ne soit pas coupée quelque part en route. Personne n'a envie de redescendre !
Nous augmentons le voltage avec un bidouillage...et ça fonctionne ! Ouf...
L'installation est opérationnelle et nous facilitera la tâche pour la prochaine fois. La course contre la montre est lancée pour obtenir des réponses avant qu'il ne repleuve trop...

Les deux équipes se rejoignent ensuite presque au même moment dans la salle carrefour, on échange nos infos. Comme il n'est pas trop tard, je pars revoir un passage non loin du point chaud avec Clément et Flo pendant que les autres vont montrer une partie du réseau III à Pascal et Martine.

Le passage en question est un shunt potentiel du grand siphon de terre du point chaud, situé à 20m à peine et développant une cinquantaine de mètres. Nous nous apercevons qu'il a charrié du sable pendant la grosse crue de l'hiver dernier. Après la première étroiture nous sommes stoppés par une voûte mouillante qui n'existait pas l'an dernier. Mais bonne surprise, un bon courant d'air soufflant fait des rides sur l'eau. Le bouchon de sable au fond a certainement été remanié et est moins étanche au passage de l'air. Dommage que nous n'ayons pas vu ça avant l'expérience aérologique dans le IV, il y a plus d'air ici que dans le méandre testé par Flo et Ruben (voir post précédent sur l'aérologie).
C'est un bon point dans la perspective du franchissement de cette autre zone-clé qui sera à l'ordre du jour cet hiver.

Nous sortons vers 18h et après l'effort, David nous offre la bière à Puivert. Personne au bistrot ne peut imaginer d'où nous arrivons avec nos looks de clochards. Encore une journée riche en émotions et échanges...



 

lundi 14 juin 2021

Fourmilière dans le réseau

Dimanche 13 juin 2021

Vieux Lion/Chandelier

Participants : JLuc, Henri, Max, Béranger, Lucas, Louisa, Dom, Denis, Laurent

TPST : 8h


Du monde un peu partout dans le trou ce dimanche et une moyenne d'âge en forte baisse.

On commence par changer les cordes du Vieux Lion qui sont trop fines pour rester en fixe. C'est Louisa qui s'y colle sous l'oeil de Lucas et de Dom.

Ensuite séparation du groupe. Denis secondé par Dom s'attaque à une escalade ventilée repérée la fois précédente à moins de 100m du boyau du Vent.
Le gros de l'équipe part au siphon fossile du cours principal pour continuer la désobstruction. Lucas et Louisa en profitent pour aller visiter l'aval mais malheureusement ils louperont le passage accédant au réseau III.

Pour ma part je poursuis l'élimination des voûtes basses pour garantir un accès hors crue toute l'année.

Côté escalade, Denis monte de 13m et la suite est un laminoir remontant sur joint de strate, trop étroit pour continuer facilement. Il s'agit d'un affluent de plus, non prioritaire. Un point d'interrogation levé.

Dans les voûtes, la calibration du premier passage, long de 6m, est terminée. On passe à présent à deux de front à quatre pattes. Il reste à faire l'équivalent en travail dans le deuxième passage lors des prochaines séances.

Dans le grand siphon, un nouveau mètre a pu être gagné et la voûte continue à plonger à 25° environ, sous les sédiments meubles. Dans un deuxième temps, l'équipe s'est attaquée à un petit annexe au siphon, repéré la fois précédente avec Boris. Mais les morphologies laissent peu d'espoir de passer plus facilement par là. C'est une zone hors flux avec sédiments plus argileux et traces de lessivage dans les argiles.
En revanche au dessus il y a un petit conduit remontant impénétrable et pleine roche qui, grâce à la chaleur extérieure du jour, laisse filtrer un courant d'air qui doit probablement shunter le siphon (indétectable la fois précédente). Trop petit pour tenter une désob par là alors que le siphon fait dans les dix mètres de large, mais signe encourageant. A suivre donc...

Secteur du siphon fossile

Au retour, Denis revisite un bel affluent (?) qui démarre dans les hauteurs de la galerie et trouve une suite en face d'une grande cheminée, sous une coulée. Un passage ponctuel à ouvrir et c'est pénétrable ensuite. Un point d'interrogation en plus.

A noter également que dans le méandre inférieur (dans lequel on ne passe plus), on a retrouvé la fois précédente des vasques encore toutes rouges de sulforhodamine piégée là lors du traçage de février. La perte du Sarrat de l'Etreuil débordait légèrement dans le thalweg sous-jacent à l'époque et cette eau s'est donc retrouvée dans le Chandelier, en arrivant par des cheminées qui correspondent à des zones de pertes temporaires en surface. Quant on sait que ce traçage est ressorti à la source du Blau à plus de 400 m/h de vitesse linéaire, on ne peut qu'imaginer à quel point le cours du Blau est proche du secteur dans lequel nous travaillons actuellement...

 

dimanche 13 octobre 2024

Aval du réseau de la Caoudière

Samedi 12 octobre 2024

Participants : Maëlys (SSAPO), Jean-Michel, Pascal, Gilles

TPST : 11 h / Réseau de la Caoudière (Bélesta, Ariège)

En juin, à l'occasion du rassemblement CDS 11 à la maison du garde de Bélesta, j'avais visité le réseau amont de la Caoudière et nous avions commencé une brève excursion dans le réseau aval, avortée en raison de l'horaire.



Je souhaitais donc y retourner pour aller jusqu'au bout du réseau ne nécessitant pas de plongée : le siphon 5. j'avais proposé la sortie aussi à la SSAPO vu que je suis dorénavant adhérent aux deux clubs.

Pascal venant de Narbonne, je le récupère à Carcassonne avant que nous rejoignons Jean-Michel à Fanjeaux qui nous conduira jusqu'à Bélesta. Maëlys de la SSAPO nous rejoint à la maison du garde et nous poursuivons la route jusqu'au parking dont j'ai dû redemander l'emplacement à Papy deux jours avant, je perds la tête !

Le trou est vite retrouvé malgré une sente peu marquée. Jean-Michel attaque l'équipement, je le supervise et Maëlys quant à elle garde un œil sur Pascal dont c'est la deuxième sortie sur corde après son initiation la semaine passée à l'occasion des JNS.

Dans le P25 je reprends l'équipement, Jean-Michel n'est pas très à l'aise avec les fracs sur AN. C'est ensuite au tour de Maëlys d'équiper le dernier puits. 

Pascal au sommet du dernier puits

Nous nous retrouvons au pied des puits, organisons le matériel à faire suivre et j'ouvre la marche jusqu'à la séparation de l'amont avec l'aval. Nous entamons ensuite l'infâme boyau "ça glisse au pays de la bougnaffe", et effectivement, ça glisse au pays de la bougnaffe, mais moins avec un kit.

Nous traversons la grande salle et profitons ensuite de l'équipement en fixe.

Maëlys dans le P12 de l'aval

Le cheminement se trouve assez facilement, excepté une erreur qui m'a coûté de remonter une corde qui débouchait sur un passage de plus en plus étroit. 

La rivière est très jolie, on ne se remplit jamais les bottes. Par contre on se trempe les pieds avec les chaussures de canyoning. 😄

Quelques mains courantes permettent de rester au sec.


Maëlys repère une grenouille rachitique, il n'y a pas grand chose à bouffer à -180 m !


Nous shuntons le siphon 3 puis prenons la direction du siphon 5 par une galerie recouverte de boue du sol au plafond !

La galerie de boue

Le plan incliné descendant au siphon interpelle Maëlys, il semble bien dur à remonter malgré sa faible inclinaison. Finalement la corde promenée jusqu'ici aura trouvé son utilité, aidée par le seul AN du coin, quelle chance !

Siphon 5

Avec Maëlys on remonte la rivière jusqu'au siphon 4, histoire d'être complets.

Il est 18h, on attaque la remontée. Vers 20h nous sommes dans le "Métro" et nous décidons que j'encadre Pascal à la remontée et que Jean-Michel garde un œil sur Maëlys au déséquipement.

Pascal se débrouille bien, il remonte les deux derniers puits seul pendant que j'attends Jean-Michel dans le tunnel. Je reste ensuite avec Maëlys au déséquipement.

Retour des derniers à la voiture vers 22h. 

dimanche 20 novembre 2022

Aval(e) du sable encore

Dimanche 20/11/22

Vieux Lion/chandelier

Participants : Etienne, Laurent

TPST : 8h

 

Sortie en binôme pour aller tester l'aval de l'affluent du sable avant les pluies. Nous nous étions arrêtés après un ensablage gravitaire en règle pendant la désob, dans un conduit remontant plein à bloc.

Le réseau commence à se remettre en eau, pas mal de pissettes à la descente qu'on avait pas vues depuis longtemps.
Quelques chauve-souris ont décidé de passer l'hiver au Vieux Lion. Elles ont choisi des endroits insolites...


Chiroptère ayant décidé de sécher tout l'hiver sur un fil à linge souterrain (balisage)

A deux c'est mieux...

Arrivée sur le site de travail du jour, pour constater qu'il y a eu un gros affaissement de sable : le conduit creusé la dernière fois est tout plein à nouveau et déborde vers l'amont. Autrement dit, on l'a échappé belle...

On se motive pour recreuser pour la deuxième fois le même passage.

Reprise du chantier là où nous l'avions laissé

Les gamattes s'enchainent à un bon rythme, mais à deux c'est franchement rude pour aller stocker. Après plus de 5h de boulot, crampes et courbatures s'invitent dans la partie, et de plus le barrage de blocs et sacs de sable est plein.

Le barrage/stockage est quasiment plein

Mais la délivrance semble proche; Etienne ouvre un trou avec du noir derrière et un peu d'écho.
Problème, la pente remontante est forte et on risque de la déstabiliser en passant.

Nous vivons un vrai remake, aussi bien au niveau de l'apparence des lieux que du dilemme mental, du franchissement en première du siphon du réseau de Nitable en 2015; avec en prime les mêmes protagonistes, sauf qu'aujourd'hui il n'y a pas d'équipe de soutien de l'autre côté en cas de problème.
(Pour info Etienne et moi nous étions retrouvés prisonniers en première après affaissement d'une dune, après l'avoir franchie, dans un siphon de sable...)

Finalement on tente à petits pas légers sans trop toucher le sol pentu, et ça fonctionne

Ca va passer !

Ca passe et c'est beau...

La roche du siphon est vraiment magnifique, et une galerie s'ouvre derrière

No comment

Galerie derrière le siphon

Nous parcourons un conduit confortable et remontant, en trois tronçons entrecoupés de deux passages bas.

Malheureusement, après 30/35 m, nous sommes stoppés par une trémie suspendue; encore un coup de la faille de Picaussel. On est un peu déçus car ça partait bien...
Le collecteur du Blau aura fait tout ce qu'il peut pour se planquer : siphon, trémies...

Conduit remontant vers trémie

Etroiture entre deux tronçons de galerie

Nous redescendons prudemment en admirant la roche polie à l'extrême.
Ce point d'interrogation est levé, on va pouvoir se concentrer sur les nombreux autres, moins exposés en cas de crue..
Enfin, presque levé, car il reste un passage descendant avec un bel écho juste avant le siphon à gauche et il est trop tard, puis surtout on est trop nazes pour s'y attaquer aujourd'hui...

Fossile et micro-faille

Détails de sculpture du calcaire

Au final, on aura fait un peu de première presque à chaque explo dans ce réseau ouest du VL, qui développe à lui tout seul, derrière le boyau du Vent, 1360 m pour le moment.
Mais il semble que l'objectif principal va encore nous tenir en haleine dans les prochains mois...