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lundi 23 février 2026

Trassanel IV en mode rivière souterraine !

Jeudi 19 février 2026

Participants : Gilles, Alary

TPST : 7h15  / Grotte de Trassanel, réseau IV

Après la visite partielle du réseau IV en hautes eaux par Andréa et Gilles le 9 février, qui s'était presque terminée à la manière de Titanic, l'idée avait germé d'y retourner pour pousser plus loin la navigation. Ma crainte était qu'il ne repleuve pas entre temps, mais heureusement quelques pluies ont maintenu le projet hors de l'eau. Nous décidons de prendre en plus des néoprènes des bouées de plage qui nous serviront d'embarcations. Un magnifique crocodile tout neuf, et une grosse glace cornet. C'est une plutôt bonne idée pour prendre le temps d'admirer autour de soi et pour éviter de tout faire à la nage. D'autant plus que ma néop rapiécée est un peu limite... Seulement cela prend de la place, beaucoup même !

Nous arrivons à la base vers 8h30, récupérons une paire de pagaies, une pompe et quelques ficelles, avant de finaliser les kits. Quatre kits normaux et un big kit seront nécessaires.
Là !
Entrée vers 9h15, mais soudainement Gilles ne retrouve pas son descendeur. Rapide retour à la base pour le récupérer pendant que je m'en vais acheminer une partie du matériel et débuter l'équipement du Ribéro. J'ai à peine le temps de monter les deux premiers fracs, que Gille me rejoint et prend la suite de l'équipement. Je seconde avec le reste du matos.
   
Gours à l'embranchement du puits des Ours, et une bonne flaque avant l'accès au Ribéro
Descente rapide avec le strict nécessaire de matos, nous sommes à la base du puits qui siffle, et déjà Gille me dit que l'eau que nous voyons ici en contrebas n'était pas là la fois dernière... Nous lançons une œillade dans la galerie qui se profile vers l'aval, l'eau est montée d'environ 2m de plus ! Là où ils étaient passés à pied, il nous faut embarquer impérativement. Idem côté amont direction Matta, c'est un lac.
On se change, prêt pour notre session aquagym, et on conditionne le matos à emporter avec nous, dont la pompe à pied. Puis c'est parti pour la mise à l'eau des gus et de leur embarcation.
100% approved style
Quelques difficultés quand même à dompter le crocodile, la bête se démène quand Gille tente de se mettre dessus. Nous cheminons en direction de la salle de la coloration, profitant de l'originalité de la balade mais nous demandant quand même si le passage bas permettant d'y accéder sera franchissable ou non… Quelques vidéos et photos.
   
Vue en direction du puits qui siffle et vue vers l'aval
   
On avance en direction de la salle de la coloration
Nous débarquons au niveau de l'éboulis et du passage bas, qui est siphonnant ! Gilles repère une petite escalade par l'éboulis, je monte voir si on peut redescendre derrière. Avec les néop ça glisse énormément, mais c'est faisable. On tente un passage en faisant suivre tout notre bazar. Nous voilà dans la salle de la coloration, flottant 4 à 5m au-dessus du sol ! On entreprend une photo. Je prends un peu d'avance et Gilles se met en place. Nous préparons ce qui aurait dû être la plus belle photographie spéléo encore jamais prises... Mais une fois en position, mon téléphone légèrement mouillé fait le mort... Et ce malgré la coque de protection et mon petit sachet congélation étanche.... C'est bien dommage, surtout qu'il est censé résister à l'eau (IP68)... Il ne se rallumera pas de toute la sortie. Pas de photos donc, et pas non plus d'horloge ! Il va falloir compter juste...

Bref, nous touchons le bout de la salle de la coloration et arrivons à la base du puits de la grande diaclase. Le fond doit être une quinzaine de mètres dessous lorsque nous débarquons au sommet du plan argileux qu'il nous faut d'habitude remonter. Ici un petit actif qui cascade se fait entendre. Ce bien mignon ruisselet jonctionne le lac de la salle de la coloration avec la suite de la cavité. Nous passons la salle des lacs, qui aujourd'hui n'en forme qu'un seul. Les fistuleuses oscillent à vue d'œil avec les micro vaguelettes que nous produisons. Pour repère, il y a ici une concrétion en forme de champignon magique (image ci-dessous), le niveau d'eau était tout juste au-dessus de la base du chapeau.
Le champignon magique (13/12/2023)
Nous débarquons à l'entrée du labyrinthe au niveau de la petite escalade derrière une grosse colonne puis cheminons à pied jusqu'aux deux passages rétrécis à désescalader. Le second avec la cordelette est un embarcadère un peu technique. Là, nous nous trouvons dans ce qui semble être la fin de notre parcours, le passage bas qui mène à la méduse est quelque part sous l'eau. On malgré tout teste des choses, et on finit par trouver quelques petites marches puis une lame dans l'eau qui permet de prendre pied et d'escalader un plan argileux. Ça redescend derrière dans un petit canal suffisamment large pour mettre les bouées. Nous atteignions la méduse, le plan d'eau arrivant presque à toucher la ligne de l'ombrelle au-dessus des tentacules. Nous débarquons devant le magnifique massif de concrétions blanches tant photographié. L'eau lui arrivant quasiment au pied, j'en profite pour la laver.

Un peu avant la Vierge et la galerie annexe du -177, de grandes draperies rétrécissent le passage. Nous prenons alors un passage sur la gauche et débarquons pour grimper un plan argileux. Mauvaise route, c'est un cul de sac ! Il faut passer entre ces coulées. Et pour ça, il me faut débarquer en équilibre sur une colonne pour faire passer la bouée verticalement. Gille et son croco passent de justesse, suivis du train-train flottant composé du kit et de la pompe. La vierge retient son souffle sous l'eau. Nous passons un passage rétréci et faisons la pause repas car les ventres se manifestent. Il nous semble être 13h30 / 14h à vue d'estomac. Ne sachant l'heure, nous ne tardons pas. Je crois la salle des Graviers encore à une demi heure de parcours, mais en réalité nous sommes tout proches. Ici nous marchons dans l'eau. Le passage se rétrécit et nous oblige à abandonner les bouées pour se baquer dans la flotte, autrement il nous faut les dégonfler. Ça passe la tête hors de l'eau. Le sol remonte et quand nous débouchons dans la galerie des fleurs, ce n'est plus un plan d'eau calme mais un actif écrêté qui coule à environ 5 L/s, se divise en deux par deux canyons d'argile de 40cm de profondeur qui se rejoignent sous une coulée à gauche, l'eau clapotant ensuite vers l'inconnu. Je pense qu'on pourrait aisément creuser l'argile pour élargir le passage sur 1m de long, derrière ça descend et ça semble limite pénétrable. Pas d'air cependant. J'ai planté une lame de 30cm à la verticale devant la coulée à la confluence des canyons. D'après mes renseignements, il n'y a pas eu de traçages récents depuis ce point.

Nous continuons dans la salle des graviers. Pas de cascades, seulement des traces d'écoulements et quelques gouttes. Le point -159 n'est pas en eau. Et pour les mystères, je me suis arrêté devant le trou dans la salle, n'ayant pas du tout envie d'aller là dedans en néoprène... Peut-être que l'eau est visible plus bas.

L'horloge tourne c'est certain, mais nous ne savons pas dans quel sens ! Nous faisons le chemin inverse sans tarder mais en profitant quand même du paysage. À la fin du labyrinthe, nous embarquons et faisons un très rapide tour sur un petit lac butant contre un mur, nous débarquons alors de l'autre côté non sans mal à cause de l'argile mouillée. Je ne reconnais pas le passage... Fichtre ! Alors je m'avance pour tenter de raccrocher des choses que nous avons vues, pensant être en direction de la sortie. Finalement je revois un trou d'eau où je me souviens avoir dit : "On dirait vraiment un siphon." Les choses s'alignent, je retrouve le passage des deux désescalades rétrécies, nous repartions en fait vers le fond... Demi-tour à 180° sur nous-même, je sais que c'est tout droit, alors on avance, bien que je ne revoie pas clairement le cheminement. Nous revoilà devant le fameux petit lac du mur... Quelle est cette sorcellerie ?? La présence de l'eau modifie vraiment le paysage et le cheminement logique. Puis d'un seul coup, face à ce lac et surtout au doute, sur ma droite, un passage se cachant parmi les concrétions vient enfin achever le puzzle du plan mental de la grotte, le réorientant au passage automatiquement en direction du nord. Ça y est, tout est clair, nous tenons le chemin vers la sortie. La suite suivra sans encombre, hormis la crevaison du boudin extérieur de ma glace lors du passage de l'éboulis de la salle de la coloration. L'air restant dans la partie du milieu suffira pour retrouver la base du puits qui siffle.

Comme le retour nous a paru rapide, nous allons dans l'amont. Le plan argileux pique directement dans l'eau, ce sera comique à remonter... Nous allons jusqu'à la corde du passage Matta. Une large coulée rive droite coule abondamment. Demi-tour, escalade délicate du plan argileux, nettoyage du matos, rangement et on se remonte. Gilles déséquipe et prend les deux kits dédiés, je remonte le reste. Ascension sans encombre, avec quelques pauses dans le Ribéro qui respire par de grandes aspirations, suivies de quelques secondes de pauses avant d'aspirer de plus belle, ou de souffler faiblardement pour s'inverser à nouveau. Nous arrivons au niveau du renne, je n'ai aucune horloge interne. Il pourrait être 15h comme 20h... Gilles lui penche pour un 18h30 / 19h. On va bientôt le savoir car en attrapant la corde et en relevant la tête, j'aperçois venu de la porte, une intense lumière ! Alors, déjà il ne fait pas nuit (ah oui ?...) et surtout, pourquoi la porte est ouverte ?? On espère que nos affaires n'ont pas été chapardées ! Non, elles sont bien là. Il est 16h30. Dehors par contre, c'est la tempête, pluie et rafales puissantes. Comme la porte était juste posée et non claquée de l'intérieur, les différences de pressions sont parvenues à l'ouvrir. Cela explique peut-être en partie les bouffées dans le Ribéro. Mais pas d'air dans le IV.

On rejoint le porche de la base pour se changer au sec. Cathy nous y trouve à ce moment là, venue gérer des opérations de serrurerie. Elle nous partage au passage avoir déjà vu l'eau dans le IV atteindre la base de la corde du puits qui siffle, soit encore un bon mètre cinquante d'eau en plus par rapport à aujourd'hui. C'est ce qu'il faut de plus pour peut-être avoir un lac dans la salle des graviers. Mais le passage bas la précédant devient inévitablement siphonnant... Au final, une belle expérience qu'on ne revivra probablement pas tous les ans, faite à un moment où le niveau d'eau permet encore de parcourir le IV de bout en bout. Reste maintenant à voir en combien de temps le IV se vidangera !

lundi 29 décembre 2025

Trassanel 3 (tyro)

Dimanche 28 décembre 2025

participants : Félix, Pascal, Thierry

TPST : 8h

 

 Au vue de la météo pluvieuse des derniers jours, je propose à Thierry d'aller à Trassanel. Pascal ce joindra à nous en dernière minute.

 

Pendant que je commencent à équipper le Ribero, Pascal montre le chandelier à Thierry. De même, pendant que j'équipe la vire vers la tyrolienne, ils vont visiter la partie classique du 3 jusqu'au puits qui siffle. Juste quand j'atteins la tyrolienne (et que je suis donc au bout de mon kit), j'entends Thoerry et Pascal qui reviennent.

Pause repas, puis on s'occupe de la tyrolienne. Il y a 2 cordes (qui sont indépendantes) en parallèle ... réparties sur 3 ammarages distincts ... Le seul problème est que de chaque coté, le répartiteur (type SSF) est fait sur une unique dynnema, et qu'il n'y a qu'un seul mousqueton acier bien rouillé du coté départ (coté arrivée, il y a 2 mousquetons zicrals qui commencent à corroder, et malheuresement, le second est pris dans le premier, donc si le premier casse, tout part).

Je traverse tout en douceur, avec la poignée vers l'arrivée, et en me faisant assurer coté départ : il faut juste espérer que ce ne soit pas l'ammarage distant qui pète (trop loin pour pouvoir l'analyser, mais les photos d'Alary ne semblaient pas excessivement en mauvais état).

Se pose alors la question comment équiper l'obstacle. Equipper juste la remontée en face (et faire descendre les gens au fond) semble peu commode pour éviter les frottements, et salirait des parties assez jolies. Mettre une corde mole en travers serait assez inconfortable à franchir. Une nouvelle tyrolienne tendue n'est pas possible avec le matos qu'on a pris, et pose le problème d'avoir une corde qui reste en tension permanante.

Au final, je me décide pour une solution intermédiaire, pas parfaite, mais simple à mettre en place et confortable : je place simplement la nouvelle corde en parallèle de la tyro, tendue à la main (avant serrage des noeuds). Pour franchir la tyro en sécurité et en confort, je préconise donc de mettre la poulie sur la (vielle) tyro, mais de passer la nouvelle corde (corde de sécu) à travers du mousqueton de la poulie. De cette manière, on a le confort d'une tyro hyper tendue, et en cas de rupture de la tyro, on est ratrapé par la corde de sécu.
La corde de sécu est irréprochable (2 goujons partagés avec la tyro coté départ, 1 goujon coté arrivée + AF en backup). Matériel consommé : une C15, 1 maillon inox, 3.5m de dyneema.

Si on veut remplacer entièrement la tyro, alors il faudra remplacer 5 maillons, 1 plaquette zicral, 2 répartiteurs (actuellement en dyneema), et la corde (prévoir au moins 20m pour pouvoir faire les manips de tension).

On poursuite l'équippement, avec une corde continue de 110m (de nombreux petits tronçons ne nécessiteraient pas de corde, mais vu qu'il n'y a quasiment que des AN, et qu'ils sont espacés, on gagnerait pas grand chose à prendre des petits bouts). On peut enfin quitter un peu la corde. Rapidement on arrive au début de la grande diaclase, à cet endroit, une fissure d'environ 1m de large, qu'on longera sur le coté droit avec précaution (c'est un toggoban d'argile menant vers la diaclasse. Après une petite dizaine de mètres, on passe un petit col d'argille, ce qui permet de ne plus risquer de glisser vers la diaclase. Peu après, la diaclase est "bouchée" sur une dizaine de mètres, avant de s'ouvrir de plus belle. On traverse à cet endroit, et on y fait une petite escalade de 4m (marqué par une flèche vers le haut), avant de s'engouffrer entre 2 colonnes en parroi gauche. Nb : j'ai ajouté 2AFs pour sécuriser l'escalade, et un pour doubler la tête de l'escalade/départ de main courante, la stalagmite présente risquant de sauter très facilement. Une corde de 11m suffit.

On continue à longer la diaclase par la gauche, jusqu'à atteindre une étroiture un peu sévère (commencer sur le flanc droit, puis rammener les genoux et passer la seconde partie sur le flanc gauche). Quelques dizaines de mètres plus loin, la galerie pince (seul 2 passages étroits sans intérêt continuent). La suite consiste à revenir un peu en arrière, et à descendre dans la grande diaclase (et oui, on est obligé de la contourner avant d'y descendre).

Ne souhaitant pas rentrer trop tard, on décide de faire demi tour.


Fiche d'équippement :
Ribero + MC jusqu'à tyro : 140m (avec une C45 +C 93, j'ai perdu 2m sur la C45 au raboutage, et il me restait moins de 1m lors du raboutage à la tyro). 3 goujons (sans plaquettes, mais j'y ai laissé des écrous) et des AN (+2-3 mousquetons pour jonctionner avec la tyro).

Tyro : équipée en fixe. En facultatif, une corde pour aider les gens/les kits à passer (la tyro fait 13m)

 Longues main courantes et petits ressauts suivant la tyro : rabout à la corde de sécu de la tyro, puis 110m de corde continue, avec uniquement des AN + 2AF (ou 1AN + 1 goujon sans écrou ni plaquette).

Escalade de la grande diaclase : C11 + 4 dyneemas + 1 mousqueton à vis pour le rappel au retour

Descente de la grande diaclase : non effectué. Début de MC sur AN (grande stalagmite), MC 4m, 1 plaquette en fixe + 1AF, à confirmer si suite MC (aucun point visible) ou déscente directe sur le tobogan de 6m, 2plaquettes en fixe. D'après Alary, il faudrait plus bas mettre une dev/AN (lunule) pour pouvoir prendre pied sur un palier intermédiaire à 5-10m du sol (ne pas descendre jusqu'en bas, on peut descendre à pied depuis le palier).

 
NB : fiche d'équippement de tête, le carnet est encore dans ma voiture

A noter que sur les mains courantes, beaucoup d'AN sont des stalagmites (ou parfois des colonnes) non tranchantes, sur des sections où on ne tire pas sur la corde, donc ne pas hésiter à mettre la corde directement (c'est ce qu'on a fait, et c'est inclus dans les longueurs de cordes que j'ai utilisé).


Matos à prendre à partir du bas du ribero : 3 plaquettes sans vis, 20 dyneemas (si on sait tresser un chaise simple à double autour d'une colonne, sinon 10 de plus), et une 15ène de mousquetons. Prévoir 2-3 plaquettes avec vis au cas où.  

 
L'équippement est très intéressant (presque tout sur AN), avec quelques passages faciles où il faut engager un petit peu (en particulier 2 longues arrêtes).

mardi 9 décembre 2025

Une traversée à Trassanel 3-4 !

Samedi 6 décembre 2025

participants : Alary, Blair, Thoby, Rwoland, Vincent… Guillaume, Camille, Sylvain (Gruissan Prospection Spéléologie)

TPST : 10 h  / Trassanel

10 h… nous rentrons par le niveau 2… et filons fissa sans presque jeter un œil au renne calcifié qui "garde" le lieu. Félix nous avait fait une visite tellement complète des niveaux supérieurs… que nous "courons" maintenant vers la suite !

Direction le puits Ribeiro et le puits qui siffle pour visiter le niveau 4…

Alary se lance… et voilà le puits équipé de main de maître avec une corde de 10 étrennée pour l'occasion (tiens on utilise encore ça au club ?). 

Nos deux recrues de l'année, Blair et Thoby le talonnent de près… Le GPS débarque dans la foulée et trépigne ou presque ! Depuis le temps qu'ils travaillaient au niveau 4 à une désob (maintenant arrêtée) dans la salle des Mystères… il est temps maintenant pour eux d'aller jeter un œil au niveau III !

C'est donc une jolie petite traversée calée astucieusement par nos compères qui se profile pour cette sortie. Un itinéraire peu fréquenté passant par la "tyrolienne de la mort"… et filant à travers le canyon jusqu'à la Grande Diaclase qui s'ouvre sur le niveau IV.

Mais nous en reparlerons plus loin car notre trajet à nous est direct : en bas de la planche… nous filons à droite direction le puits qui siffle (Enfin Guillaume nous met gentiment sur la bonne route après que nous nous soyons un peu questionné sur la direction à prendre !).

Et zou nous voilà en bas : -158 m, la salle est sublime avec ses grandes coulées multicolores bien chargées.

Nous partons vers l'Est pour inspecter le passage Mata car Félix aurait bien aimé qu'on y change les cordes. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui faute de matos. Alary fait une petite escalade derrière pour jeter un œil. Effectivement la corde ne donne pas trop envie de poursuivre là haut !

Nous repartons à l'opposé et je tombe en arrêt ! Dans la première salle qui suit le puits qui siffle, à quelques mètres de haut sur un plafond en dévers, des coups de gouge… pardon des coups de louche ! Enormes. Quel volume d'eau a dû circuler et avec quelle puissance ! 



Nous poursuivons ensuite notre chemin et progressons rapidement et rencontrons nos premiers disques qui sont légion à Trassanel, tout particulièrement dans le IV, de toutes tailles et dans toutes les positions possibles, même verticales !!


Nous avançons rapidement sur ce sol bien nivelé, nous extasiant sur les magnifiques volumes de la salle de la coloration, celle des lacs, du bivouac et des arrêts sur des zones joliment concrétionnées.


L'étonnante méduse nous arrête, bien entendu, le temps de quelques photos.


Ceci jusqu'à la salle des graviers qui sera notre terminus côté Ouest. 

Sur tout notre chemin,  depuis le départ l'œil est attiré un peu partout par des concrétions magnifiques. 

Des fistuleuses d'une longueur impressionnante… 

 
Des excentriques de toutes tailles…

Des draperies somptueuses…

L'aile d'un archange "gelé" dans la calcite 

Un micro-gour de stalagmite… Waaaaoh !

Alary déniche même quelques petites aragonites. Merci ! 


Des petits départs impénétrables sur les côtés nous livrent des coups d'œil inoubliables.

Nous faisons chemin retour jusqu'à la salle des lacs où nous mangeons. Nous entendons des éclats de voix de l'équipe du GPS et allons à leur rencontre avec Alary. Diantre… les voilà tout juste et ils ne sont pas encore en bas de la grande Diaclase !!!!

Nous comprendrons un peu plus tard que bien que la distance à parcourir soit bien faible en rapport de ce que nous avons déjà exploré, la progression de cette partie du III n'a rien à voir avec ce qui s'offre à nous en bas.

Nous poursuivons notre chemin et trouvons le passage vers la salle des Mystères où Alary disparaît dans le trou de la désob. Il s'est chargé d'une mission : remonter une échelle qu'y a laissé Jean-Michel du GPS. Mission accomplie !


L'heure tourne… nous prenons le chemin du retour et traçons direct vers la grande Diaclase. Alary entame la remontée puis les trois autres suivent. J'attends patiemment pour déséquiper en me refroidissant pas mal car la tirée d'une quarantaine de mètres n'est pas fractionnée.  

Il faut être très attentif en remontant car les coulées sont couvertes de concrétions très fines… bien près de la corde… et il serait dommage de les endommager d'un main ou d'un pied un peu pressé et imprécis.

S'ensuit un cheminement pas toujours facile à lire qui passe d'un côté du canyon à l'autre. Partout le III "tombe" dans le IV et l'appel au vide est partout ou presque. Quelques flèches de sioux gravées sur la roche et judicieusement placées apparaissent ici et là. Nous finissons par tomber sur une première main courante laissée par le GPS. 

Nous arrivons comme ça à la fameuse tyrolienne dont la corde et les dyneema sont tendues comme des cordes d'arbalète… Brrrr… Heureusement la corde est doublée.



Nous voilà ensuite bien vite à la planche du salut qui est au pied du Ribeiro.

Yapluka ! Nous voilà sortis tous les 5 à 20 h les yeux encore emplis de toutes ces beautés rencontrées.

mardi 7 mai 2024

Stage topo à trassanel

Samedi 4 et dimanche 5 mai 2024

participants SCA : Alary (samedi uniquement), Clément, Étienne, Félix, Gilles (samedi uniquement)

TPST : 3h ; TPES : 12h

 
Stage topo du CDS organisé à la base de Trassanel. Au départ, on est sensé être 4 encadrants, Laurent, Étienne, Stoche et moi. Au final, Laurent ne pourra pas venir le jour J à cause d'une gorsse tendinite.

Le rendez vous est donné le vendredi soir pour ceux qui le souhaitent (principalement pour installer la salle et manger ensemble un repas tirré du sac), et samedi matin pour les autres.

Le samedi matin (après le petit dèj pour les inscrits), présentation théorique, puis installation de topodroid (application Androïd qui permet de calibrer le distoX, et de faire de récupérer les visées directement). Et appairage des DistoX aux téléphones. On fait aussi une rapide vérification des disto présents : celui d'Étienne est le seul qui est bien calibré (tous les autres ont au moins 10° d'erreur quand on les tourne (écran vers le haut, droite, bas ou gauche), certains allant jusqu'à 40° !!! On teste aussi notre matériel perso, pour voir ce qui perturbe le champ magnétique, et à quelle distance.

Repas froid à la base (initialement prévu pour aussi pouvoir être emporté sous terre si besoin), préparé par Papy.

Le samedi après midi est dédié à la calibration sous terre des distos, puis à une petite séance topo. Avec Étienne, on emmêne une bonne partie du groupe (souhaitant travailler avec Topodroïd) à Trassanel 2, pendant que Christophe emmêne ceux qui souhaitent travailler sur papier aux Cazals.

En fin d'après midi, export des données depuis topodroid, et rapide présentation de ce qu'on peut en faire.

Puis un excellent diner préparé par Papy!


Dimanche matin, petit dèj à la base, puis programme "à la carte" le matin : certains vont mettre au propres leurs données (surtout ceux ayant travaillés sur papier), pendant que d'autres font la vérification des calibrations, puis, selon les envies, soit une calibration en extérieur, soit un bout de topo en extérieur.

On en profite aussi pour améliorer la technique de calibration pour gagner en précision (NB pour chaque direction, on s'impose l'ordre suivant :écran vers le haut, la droite, le bas, la gauche) :
1) marquer les points qui serviront à la calibration
2) créer une nouvelle calibration sur topodroid, puis passer le disto en mode calibration
3) faire les 16 visées horrizontales : 2 directions perpendiculaires, avec à chaque fois aller puis retour, et dans chaque sens 4 visées. À noter que ces visées sont les plus importantes, et il faut les soigner particulièrement. Ne pas hésiter à utiliser le timer
4) télécharger les 16 premières visées depuis Topodroïd
5) grouper les données (bouton 123)
6) calculer la calibration (bouton roue dentée), même si on n'a pas fini la calibration. Vérifier s'il n'y a pas de lignes en rouge (données "abhérentes") dans les données (sinon, il faut supprimer la série de 4 ou 8 et la refaire)
7) faire les 8 visées verticales
8) télécharger les nouvelles visées, grouper, calculer la calibration. Si besoin, supprimer les données surlignées en rouge et reprendre la série
9) faire les 32 visées restantes (les 4 diagonales du cube, chacune dans les 2 sens). Le plus simple est de refaire le téléchargement, grouper et calculer la calibration après chaque série de 8, de manière à pouvoir rapidement suprimer et refaire la série (ou la fin de celle-ci)
10) grouper et calculer la calibration avec toutes les données. regarder l'erreur BH : une bonne calibration donne une valeur <0.5
11) Si la calibration n'a pas la qualité souhaitée, alors regarder les erreurs associées à chaque visée (colonne de droite), et refaire les séries avec le plus d'erreur (nb : je ne suis pas sûr des conséquences si on touche aux 24 premières visées, d'où le fait qu'il faut les faire particulièrement bien)
12) une fois les résultats satisfaisants, on charge la calibration dans le disto, et on le sort du mode calibration.
13)vérifier la calibration (comme pour tout début de séance) : à minima, dans une direction, viser 4 fois (avec les 4 orientations de l'écran), et vérifier que l'Azimut est le même à une erreur acceptable près. Idéalement, faire au moins une visée dans le sens oposé (entre les même points), et répéter sur un axe le plus différent possible (azimut environ perpendiculaire, et avec un peu de pente)

Encore un bon repas froid préparé par Papy, puis introduction au dessin en salle.

Fin du stage et rangement en fin d'après midi

jeudi 8 février 2024

Trassanel et vents d'anges

Compte rendu par béatrice (écrite pour son club, qu'elle m'a autorisée à partager ici) :

Week-end inter club dans l’Aude 3 et 4 février 2024

 
Suite à une proposition de Félix, une invitation est lancée pour la visite du gouffre de Cabrespine. Cependant des travaux pour consolider l’entrée étant en cours nous allons devoir nous reporter sur la grotte de Trassanel et nous ne le regretterons pas !


De plus, Myriam va nous trouver un super gîte sur Villeneuve-Minervois, peu
de route à faire pour rejoindre nos futures destinations !


Les participants arriveront en 2 temps : le vendredi soir puis le samedi matin .
Les Ardéchois :CSGA/Joyeuse/ CSA: Myriam, Gégé, David, Fred, Maryline, Pascal, Flo et moi


L’Aveyron avec l’ Alpina : Jean-Louis dit Caillou,
SCA (Spéléo Club de l'Aude) : Félix, qui nous sera notre "guide" pour Trassanel
et les Vents d'Anges

 


Le 3 février, nous voici tous réunis au gîte ! Le petit café promis avalé ; la pose du duvet pour notre retour et nous voici sur le chemin de la Grotte de Trassanel dans laquelle nous pénétrons sur les coups de 9h30 ! Quelle efficacité !


Avec un développement de plus de 6500 m pour un dénivelé de - 177 m, la cavité (découverte en 1960)se développe sur 4 niveaux et possède 2 entrées. Celles-ci sont fermées par des portes, mais un protocole très simple et efficace permet d’obtenir les clés : se renseigner au SCA!


Félix se charge de la clé, une fois celle -ci récupérer : c’est par l'entrée II
que nous commençons notre visite ( niveau II )


Nous découvrons des bauges à ours, un crâne de renne calcifié et divers
os.



Félix nous propose de passer une superbe étroiture pour aller admirer un
crâne d’ours mais … Seule volontaire et malgré les conseils de Flo je vais
échouer : je coince!!!
 

Admirons ceux qui se laissent voir !

Philippe tu les reconnais ???


Nous allons nous séparer en deux groupes : 5 vont descendre le P90 équipé par une équipe d’ explorateurs ; les 4 autres suivront Félix pour découvrir dans la galerie II le magnifique Sombrero bien gardé par une grille.

Treuil qui servait aux spéléos autrefois pour assurer leur descente.

Au niveau du treuil historique départ du P90 : nous rajouterons à l’équipement 2 dyneemas en début puis fin de puits pour avoir les 2 amarrages ... sécurité….
Des fractios bien placés permettront une descente et remontée facile.


Au Niveau III nous arriverons au Puits qui siffle ( chutes de pierre fréquentes : ne pas rester au bas du P40 quand quelqu’un est sur la corde !)


Voici le Niveau IV : Tous réunis une petite pause repas s’impose avant d’aller parcourir les galeries volumineuses et magnifiquement concrétionnées. Désolée erreur, c’est un peu avant dans la branche coté mystères que nous allons casser la croûte ! Ah ma mémoire qui flanche !


La particularité de Trassanel ce sont les très nombreux "disques" plus ou moins imposants que l'on trouve en multiples endroits. Des séries de belles et longues fistuleuses et autres concrétions agrémentent aussi la progression.

 




Un groupe à la fibre d’explorateur ira visiter la fin de la galerie sud pendant que
d’autres iront faire des photos du niveau supérieur.
Nous nous retrouverons tous à la surface après un TPST de 8h.


Direction le gîte où les pâtes au pesto vont nous requinquer pour demain, arrosées
d’un chouchen tout droit venu de Bretagne !





Dimanche 4 février 2024 : Grotte des Vents d’Anges
Cette cavité découverte en 2005 est fermée mais se visite, il faut simplement demander la clé et respecter les recommandations : https://csr-occitanie.fr/cds11/les-vents-danges/


Chouette une visite à Marie qui nous la donne vendredi soir .


Dimanche Félix sera notre guide afin de nous permettre de découvrir les merveilles de cette cavité équipée : comme les baguettes de gour, le cimetière d’aragonite !

qui l'a vu?

Pas de difficultés majeures, cette cavité va solliciter nos muscles , elle descend à
-344 m avec très peu de puits (trois principalement dans la zone du méandre des Vents Pires dont le plus long doit faire 12m), mais par contre pas mal de bouts de nouilles, de cordes lotoises (les "Lotoises" ce sont des cordes livrées déjà avec les nœuds pour faire des cordes à nœuds...) pour des petites descentes et diverses mains courantes.


Très variée, elle alterne grands volumes avec très forte pente, méandre actif, grandes salles, descente dans des blocs et petite rivière au fond et l'ensemble traverse des zones extrêmement bien décorées (d'où la mesure de protection mise en place par le CDS11).


Au début le trou est creusé dans un très fort pendage nous traversons un éboulis: entrée et salle du CPE.


Puis un méandre à -136m (les Vents Pires) donne un tout autre aspect à la cavité. On en sort par un réseau fossile qui s’agrandit doucement pour atteindre la Salle des Schistes, des Baguettes (baguettes de gour typiques qui sont des concrétions d'origine bactériennes), et du Sable (-234m) où nous faisons la pause pique nique.


De cette salle débutent deux réseaux :
- Une longue remontée dans une grande salle permet d'atteindre un très grand volume, la salle des Tuniques Bleues, redescendant jusqu'à -258m où nous pourrons admirer des géodes (bulle d’air cristallisées)
- Toujours de la salle du Sable une très longue descente entre des blocs permet de rejoindre une petite rivière à -311 m (Méandre des Vents Tardifs) que l'on suit jusqu'à un siphon que seuls Félix, Flo, Jean Louis et moi visiterons ; les autres remontant tranquilou à la surface.


Malgré les catadioptres, Flo et moi louperons le passage bas …. « Zénitude » par où passer ?


Tiens une voix au dessus!Ouf sauvées ! La salle du sable retrouvée !


TPST : 7h ; il n’est que 16h quand nous retrouvons la surface !



Dehors le soleil Quel bonheur !


Séparation au gîte : retour vers l’Ardèche ou Sète pour les Travailleurs. Heureusement bientôt de nouvelles aventures nous attendent !!!



jeudi 14 décembre 2023

Trassanel IV de bout en bout

Mercredi 13 décembre 2023

Participants : Gilles, Alary

TPST : 5h / Trassanel IV

Voilà quelque chose qui figurait sur notre liste depuis longtemps, le réseau 4 de la grotte de Trassanel. Que ce soit pour ses concrétions ou ses grands volumes, nous en avions beaucoup entendu parler. Gilles, dans ces débuts au club, avait déjà mis les pieds dans le réseau III, quant à moi, je n'avais fait que la traversée par le II. Nous profitons donc de l'après midi, et des cordes installées par le GPS dans le P93 et P43 pour nous y rendre léger (Merci !). Cette sortie fessait aussi office de teste pour mon matos tout neuf, dont les dernières pièces m'arrivèrent le matin même !

Rendez-vous donc à la base vers 13h30, pour cheminer jusqu'à l'entrée sous la pluie. À 14h, nous entamons la descente du P93, qui n'est pas si impressionnant car le conduit dévie. Dedans, on trouve des restes d'échelles encore accrochées, du câble acier, et les énormes traces de ce dernier sur la roche.
Sillons du câble
Le P93 se termine en tête d'un autre puits dans le réseau III, où nous devons prendre pied sur une simple échelle alu recouverte de vielles planches, en guise de pont. Un peu plus loin, le P43 se présente, sa forme en bouteille est bien sympathique ! Puis nous voilà dans le IV.
Nous tournons un peu, contemplant les œuvres d'art ici et là, et nous prenons le chemin de ce qui nous semble être la galerie menant à la cheminée du tamponnoir... en réalité, nous allons vers la salle des graviers. Bien que certains endroits soient de vrais bourbiers, le cheminement est lui plutôt propre. Nous continuons, entre les disques, coulées et autres concrétions massives, pour débouché dans la salle de la coloration, véritablement énorme. Nous ne nous attendions pas à de tells volumes !
 
 
Un des nombreux disques
La méduse
Un peu avant la vierge, nous escaladons une coulée pour aller au -177, mais une étroiture descendante, bien avant le P10, m'empêche de passer confortablement, donc nous rebroussons chemin, car il reste encore beaucoup à voir. Après être passé devant quelques aragonites, nous arrivons rapidement à la salle des graviers, encore une fois, immense. 
Salle des graviers
Nous prenons vers la salle des mystères. Et trouvons là où creuse le GPS. Nous y allons par curiosité. C'est un véritable tas de boue, étroit et pas confort. Le front est lui aussi impresionnamment inconfortable (bonne chance pour la suite) ! Nous étions jusque là, restés plutôt propre....
Celle-ci a dû connaître une meilleure vie !
Vers le front
En bas, nous trouvons un mousqueton en total désintégration !
Magnifique !
Maintenant, direction la cheminée des grisgris, et la fin de la salle des graviers. Ici, c'est un mini ravin, qui draine le tout vers un point bas.
Quelle histoire !
À deux doigts de construire un pont
Nous rebroussons alors chemin, direction la cheminée du tamponnoir. Et prenons quelques photos. 

Après être repassé sous le P43, et la E6, la galerie montre elle aussi de belles concrétions. Nous passons à côté de la trémie, avant de nous arrêter dans la boue, à côté de quelques inscriptions.
Puis nous remontons vers 18h15, pour sortir vers 19h, sous la pluie ! En somme un très beau réseau, impressionnant par ces volumes et ces concrétions !