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jeudi 29 mai 2014

Trou de la Pause

Vendredi 23 Mai
Laurent, Etienne
TPST : 9h

Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans ce trou et je peux vous dire qu'il y a eu du changement. A vue d’œil (plutôt à vue de coudes et genoux) le trou à quasiment doublé ! La morphologie a radicalement changé sur la nouvelle partie et laisse présager le meilleur, même s’il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. La trémie Jean-Mi-Eiffel a bien meilleure tête que la dernière fois que je l'ai vue. Félicitations toutes particulières à Laurent et Jean-Mi pour leur obstination et leur persévérance.
Nous avons tapé sur le bouchon terminal de calcite et fait plusieurs aménagements de confort sur le cheminement. La prochaine séance permettra de voir au-delà d'un coude derrière lequel ça continue.

dimanche 30 mars 2014

Rude journée sous les Hautes Corbières

Samedi 29 Mars 2014
Trou de la Pause
Participants : Sylvain, Henri, Jean-Michel, Laurent
TPST : 9H

Nouvelle sortie polyvalente au trou de la Pause. Le début de la journée est consacré à la poursuite des aménagements.
L'équipe se scinde en deux : les "vieux", Jean Mi et Henri poursuivent la construction de la "Escande Tower" dans la trémie, pendant que les "jeunes", Sylvain et moi, franchissons celle-ci et partons réouvrir le méandre intermédiaire encombré de gros blocs depuis la dernière sortie aménagement.

Les missions sont remplies avec succès dans la matinée. Au passage je perce une rafale de trous  (16) dans le méandre intermédiaire (ex-terminus 2013). Ensuite rapide pause casse croûte mais le froid tombe vite (8°2). Sylvain et moi décidons de nous avancer vers le fond et la suite de l'exploration, tout en arrangeant quelques passages à la massette le temps que les autres nous rejoignent.
La partie de la cavité située entre l'ancien terminus et le seuil de débordement découvert lors de la dernière explo s'avère extrêmement pénible avec des kits.
Il s'agit d'un ancien siphon de plusieurs dizaines de mètres de long, en montagnes russes, avec plusieurs points bas tapissés de crème. Derrière cette zone, l'engagement est total...

Nous parvenons au "seuil", synonyme de changement radical de morphologie. Jean Michel et Henri nous rejoignent. Ce dernier semble absent et a eu beaucoup de mal à gérer cette traversée.

 La dernière partie de l'ancien siphon. L'argile a fait place aux graviers
 
Quelques mètres sous l'ancien seuil de débordement, la conduite forçée de jonction est entièrement creusée dans les grès du Turonien
 
 
Nous partons tous ensemble vers le fond et les combis sèchent rapidement. Le ressaut terminal est atteint et vite équipé. Il est franchi allègrement par Sylvain et ses grandes jambes qui sont un avantage indiscutable à cet endroit au lieu d'un handicap ailleurs dans le trou.
 
Equipement du ressaut à genoux dans une marmite pleine de galets
 
Nous voici à nouveau en première. La cavité continue, Henri reprend quelques couleurs. Cela fait à présent une bonne distance qu'il n'y a plus d'obstacles impénétrables sur notre chemin,  Jean Michel et moi imaginons déjà découvrir l'actif avant la fin de la journée. Sylvain est en pointe.
 
Quelques photos de la zone :
 




 

  




Aménagements de banquettes




Détails de marmites. Contrairement aux apparences, la galerie est aujourd'hui totalement fossile!
 
 



Galeries en interstrate grès (sol)-calcaire (voûte)
 
Un nouveau ressaut se présente et est rapidement franchi, puis le conduit a tendance à s'horizontaliser à nouveau, en reprenant un profil de méandre. Je prends régulièrement les directions : nous suivons depuis une bonne distance (ex-terminus 2013) la direction Sud Sud Ouest, vers l'aval et la résurgence.
Nous devons être assez profond à présent sous la couche de grès affleurant dans la vallée sèche de surface. On se croirait dans les Alpes, la progression restant sportive mais assez sympathique, avec de belles formes de corrosion et un rocher tout propre.
Tout semble cohérent...sauf que...
Après quelques dizaines de mètres, une coulée de calcite arrive en paroi gauche, rétrécissant le conduit. Et là c'est le drame...une lucarne impénétrable dans la calcite se présente. Au sol quelques gours calcités avec des cristaux, preuve que le ruisseau qui a creusé la galerie, façonné les marmites et les galets s'est maintenant retiré et ne circule plus dans cette zone.
Bye bye les rêves de collecteur pour aujourd'hui.
L'obstacle est ridicule, un simple tir à trois trous en viendrait à bout, mais ici c'est toute une histoire, car nous ne sommes pas à 10mn de la sortie !
Les thermiques habituels étant à l'équilibre (aucune amplitude intérieur-extérieur), je plonge la tête un long moment dans la lucarne pour m'assurer que ça vaut le coup d'investir sur un retour bien équipé sur les lieux. Trois grosses rafales d'aspiration en moins d'une minute trahissent la présence de la suite. On voit sur 3m pénétrables derrière avec ensuite un coude à droite. Il va falloir revenir mais on y est habitués...
Nous prenons le chemin du retour.
 

 Escalade
 
 
Galerie peu après l'ancien seuil de débordement du siphon, début de la zone profonde, vers l'aval
 
 
En remontant vers la surface, un peu frustré temporairement je l'avoue, je me venge en éliminant d'un coup tous les coudes de l'ancien méandre terminal, via les 16 trous faits le matin même. Toute l'équipe se rejoint ensuite dans la grande salle, l'occasion d'admirer l'étayage de la trémie qui maintenant a pris forme. Ce sera une dose de stress en moins à chaque passage.
Nous sortons harassés par les efforts fournis et le poids des kits.
La prochaine sortie en pointe devra attendre de se faire avec de bonnes conditions aérologiques (pas d'inversions et bonne amplitude).
 
Nous avons progressé significativement lors des deux dernières explos mais beaucoup de questions restent sans réponse pour le moment. Pourquoi avons nous perdu le ruisseau depuis si longtemps ? Les actifs majeurs de la vallée sèche circulent-ils en parallèle de notre progression, en dessous ? Combien de coups tordus la cavité nous réserve-t-elle encore avant la délivrance ?
Ici l'aventure se mérite, mais sous ce massif, elle a aussi le mérite de continuer à nous faire vibrer...
 





mardi 11 mars 2014

Construction du meccano...

Samedi 8 Mars 2014
Trou de la Pause
Participants : Gaël, Jean Michel, Laurent
TPST : 5h30

Suite au désistement d'Henri, on se retrouve seulement à trois pour acheminer divers éléments métalliques vers la trémie et poursuivre l'assemblage des pièces.
Démarrage très matinal (à 8h30 dans le trou) avec un seul perforateur et arrivée sans encombres dans la grande salle 35mn plus tard.

Il y a toujours autant d'eau dans l'actif, même un peu plus que la dernière fois. La trémie ne bouge plus depuis quelques temps mais l'ensemble est toujours aussi impressionnant. Entre mesures, perçage des pièces et assemblage, il y a du travail pour tout le monde.
Le travail effectué en amont par Jean Michel et Cédric est appréciable et la cage se forme petit à petit.
Seul bémol, le bas de la trémie est tellement arrosé qu'il est impossible d'y travailler longtemps; pour renforcer les assises de base il faudra attendre une période plus sèche.

Nous assemblons ce dont nous disposons en quelques heures et la partie haute de la construction donne à présent un sentiment de sécurité. De nouvelles pièces seront nécessaires pour poursuivre.

Sortie sous un soleil radieux ce qui est suffisament rare sur le massif pour être souligné.

mercredi 8 janvier 2014

Concours Lépine 2014


 
Une image valant mille mots, voici ci dessous un schéma explicatif du projet d'étayage de la trémie sous la grande salle du trou de la Pause, transmis par Jean Michel himself.

Fournisseurs éventuels de matériel, ouvriers du bâtiment intéressés par le projet, ou simples critiques (constructifs) sont priés de se faire connaître...


dimanche 5 janvier 2014

Journée mémorable au trou de la Pause

Dimanche 05 Janvier 2014
Trou de la Pause
Participants : Jean michel, Laurent
TPST : 7H30


 La sortie débute aux aurores et la neige a saupoudré le plateau pendant la nuit. Nous sommes sous terre vers 9H et la descente commence mal. Il y a pas mal d'eau dans le premier méandre, il faut négocier pour ne pas être trop trempés dès le départ.
A la trémie, nous nous apercevons que plusieurs blocs sont tombés, probablement lors de la dernière crue. La tension est palpable durant le franchissement prudent...

Nous voici au fond, les 7 trous du terminus sont rapidement bourrés, mais la mise à feu s'avère impossible, la ligne est inutilisable...nouveaux allers-retours dans le dernier méandre étroit et boueux (tout la zone témoigne de mises en charges anciennes), heureusement nous en avons une de rabe et nous la mettons en place.
Cette fois ça marche; et nous bénéficions d'une aspiration modérée mais constante bien appréciable.

Le travail de déblaiement peut commencer, et un double passage s'ouvre au bout d'une demi-heure : à droite, un court méandre redescendant à 90° semble vite obstrué; et en haut tout droit il y a un passage plus évident.
On se répartit les tâches : Jean Mi creuse vers le haut et gagne une dizaine de mètres jusqu'à un bouchon de calcite faiblement ventilé. L'espoir faiblit aussi...
Pendant ce temps je creuse le méandre qui se transforme en laminoir, et je finis par pouvoir me retourner pour mettre la tête au point bas tapissé de crème.
Je sens une aspiration dans la nuque, et une suite pénétrable se dessine. Il faut creuser...
Jean Mi prend la relève. Nous finissons par passer dans une conduite forçée d'un petit mètre de diamètre qui file plein sud. Toujours de la boue un peu sableuse au sol.

La morpho est radicalement différente, le conduit découvert a un profil en montagnes russes typique des réseaux semi-actifs; mais tous les dix à vingt mètres, il faut élargir pour avancer, en cassant des blocs ou des angles gênants, à tour de rôle. La cadence est épuisante mais ça continue et il y a de jolis galets anciens, parfois nettoyés, sous le remplissage de calcite. Le paysage devient peu à peu moins hostile...

Nous arrivons en vue d'une petite salle défendue par des blocs calcités mais les forces nous manquent. On est à deux doigts de faire demi-tour, mais dans un dernier sursaut nous parvenons à franchir l'obstacle à l'aide d'un bios d'à peine 100g, la massette étant restée en retrait.
La salle fait une dizaine de mètres de long pour 3 de haut et se poursuit par un conduit bas. Reboosté, je m'engage dans la suite. Après une vingtaine de mètres j'arrive en bas d'un toboggan occupé par une dune de graviers. Il s'agit d'un ancien siphon où le courant devait être conséquent. Cette fois la motivation est là. Le "roulement à billes" est franchi dans un certain vacarme, lui fait suite une belle conduite forçée remontante de deux mètres de diamètre, qui perce littéralement une dalle de grès de plusieurs mètres d'épaisseur en plafond. En haut, une galerie...

Instantanément le "puzzle" se met en place : nous venons de franchir le "seuil" qui conditionnait les mises en charge anciennes expliquant la boue et les siphons fossiles.
Jean Mi me rejoint. A l'amont une petite arrivée fossile également, mais la galerie principale, déclive, part vers l'aval en suivant le pendage, avec le zef.
La morphologie devient carrément belle : propre, calcaire au plafond, grès au sol percé de grosses marmites remplies de galets et déjà un air de petit collecteur...

Un ressaut est franchi en oppo, et quelques marmites plus loin un autre plus important (5m) nous stoppera pour de bon car un équipement est de rigueur.
 Quel terminus ! On en redemande comme celui-là : on voit très nettement une belle galerie qui part en bas, environ 2,5m de haut sur 1,5m de large, de quoi égayer les songes des prochaines nuits.
Mais malgré tout cette première est engagée et ne sera pas d'accès facile. De l'explo pure et dure...

Nous remontons fourbus non sans avoir cassé (enfin) la croûte au niveau du désormais ancien chantier. Il est déjà 16H...
Au retour la trémie lâche de nouveaux blocs entre nos deux passages. Cette séquence "adrénaline" obligée est difficile pour les nerfs et devra être elle aussi solutionnée durablement si l'on veut explorer correctement derrière.

Bilan de la journée : environ 200m de plus arrêt sur puits, la cavité doit commencer à s'approcher du kilomètre de développement et le réseau semble enfin vouloir s'offrir. Mais il y a du travail de consolidation et d'élargissement à prévoir.
L'ironie du sort aura donc voulu que lors de la découverte du Nitable (qui mettait fin provisoirement au chantier de la Pause), et après tant de journées de travail sur ce trou , il ne restait plus qu'une sortie à faire pour qu'au moins une partie du réseau de l'Agly ne se dévoile. Un genre de loi des séries en somme...

mardi 2 juillet 2013

Trou de la pause ÉCHEC CUISANT

Voici le message que JMichel me demande de publier pour lui :
Dimanche 30 juin
Participants: Guillaume et Jean Michel
TPST: 6h30

Le but de la journée était de dégager le passage dans la partie
terminale de ses nombreux gros blocs et autres becquets plus ou moins
contondants qui compliquent passablement la progression.
Pourvu de deux douzaines de pailles et d'une paire d'accu li-ion chargés
à bloc mes ambitions étaient très grandes.

Arrivés avant 9 heure dans le crachin habituel à cette contrée de
sauvages nous rentrons dans le trou rapidement.
Vu la météo pas de courant d'air.
Descente tranquille avec Guillaume qui gémit fréquemment ; son "tennis
elbow" au bras gauche s'est réveillé en travaillant à sa toiture. Quant
à moi j'ai tellement tapé le dimanche précédent que je sens encore mon
"massette elbow" de la main droite.
Au passage de la trémie il apparait clairement qu'une belle dalle a
glissée et s'est arrêtée juste au dessus du ressaut final. Pour
l'instant elle doit se plaire à cet emplacement.

Arrivé vers le fond 1er pétardage d'un bloc de calcaire compact posé au
milieu du passage (ébranlé au premier tir de la semaine dernière il
était tombé juste après le deuxième).
Une paille et l'affaire est réglée.
Nous déplaçons la ligne sur quelques mètres  dans la boue humide et
raccordons une deuxième paille forée dans une lame au pied de la
diaclase remontante.
Branchement de la petite batterie RIEN
Vérification des connexions RAS. Deuxième trou en parallèle, nouvelle
paille, nouvel essais, nouvel échec, test de la ligne OK, branchement
d'une paille à blanc s'en passer par la ligne:ça marche....
J'en déduit que la batterie n'est pas assez chargée (en fait elle était
pleine), que le bourrage énergique a détruit les pailles (peu probable)
ou que les connections boueuses et humides créent trop de déperdition de
courant??

Nous utilisons notre unique détonateur pour solder ce problème et
faisons une dizaine de trou histoire de vider les accus,dont 2,1 dans la
chatière finale qui ne devrait pas résister longtemps.
Prévoir beaucoup de charcuterie fine pour la prochaine sortie.
Sortie sous un beau soleil.
C'est enfin l'été.

lundi 24 juin 2013

CR Explo du Week End

Dimanche 23 Juin 3013
Trou de la Pause
Participants : Jean Michel et Laurent
TPST : 8H

Nous revoici à la poursuite du courant d'air dans le coeur du massif. Arrivée tôt (8H30) sur la zone lourdement chargés pour une dure journée. On ne regrettera pas l'extérieur de toute façon, il fait nuit en sous bois tellement le temps est pourri !
Le trou a retrouvé son régime d'aspiration...hivernale. Non ce n'est pas une erreur mais c'est inédit pour un début d'été.

En tout cas c'est bon pour nous et ça va décupler le rendement. On décide d'aller à l'essentiel et de négliger les quelques aménagements prévus pour l'instant (pétardage de gros blocs au milieu du passage). Arrivée au fond sans encombres à part une bonne suée, ça commence à être loin...

On s'active sur notre lucarne terminale jusqu'à la mi-journée. Un trou dans le sol permet un stockage sur place et rapide. On ouvre le passage alors qu'il reste encore de l'autonomie dans l'accu.

Arrivée comme prévu dans le conduit que nous avions aperçu il y a deux semaines. il s'agit d'un véritable trou de serrure formé de la jonction de la conduite par laquelle on est arrivés avec le surcreusement en méandre inférieur ou s'était engagé Michel.

C'est rectiligne, toujours plein Est. Il y a  des banquettes le long du conduit fossile qui témoignent de l'abandon progressif de celui-ci : contre la roche un placage de galets et de sable, et au dessus une couche d'argile crémeuse scellée par une mince pellicule de calcite. On avance d'une bonne dizaine de mètres, on pense arriver à un coude mais non, c'est un authentique bouchon de calcite qui barre le passage. Ce ne sont pourtant pas les concrétions qui nous étouffent d'habitude sur le massif !

On voit un petit trou noir au dessus de la coulée, c'est étroit. Il faut faire un choix : se résigner à attendre la prochaine sortie pour avoir l'autonomie nécessaire et finir les aménagements prévus au retour, ou tenter quand même d'avancer le chantier en pointe. On tombe vite d'accord : on va chercher le perfo et on continue au fond !

Grâce à une petite astuce je parviens à percer plus loin que prévu. Le résultat est à la hauteur : une lucarne plus importante s'ouvre dans la coulée, on voit nettement le conduit se poursuivre derrière. Je passe la tête dans les concrétions : super zef dans les oreilles !
Ca va nous motiver; on se relaye à la massette pour casser ce qui reste de calcite. On s'épuise mais on y arrive : ça passe...

Le méandre se poursuit, toujours pénétrable. On y est debout. Il décrit de grandes courbes sans changer de direction. On avance d'une bonne vingtaine de mètres, élargissement...

On arrive au pied d'un éboulis stable de très gros blocs corrodés. La morphologie a changé, le méandre a disparu. Jean Michel monte et découvre une rotonde en hauteur. Ici malheureusement pas de calcite pour sceller la boue; la crème dessert tapisse le sol... Pendant ce temps je m'avance dans le bas où c'est propre car le surcreusement a tout nettoyé. Nous butons sur le même chaos mais le zef à tendance à monter. En fouillant on découvre une lucarne avec vue sur un vide de plusieurs mètres, mais il faudra éliminer un bloc de 200kg pour passer. La suite sera pour la prochaine fois...

Sortie du trou fin d'aprem bien crevés, mais avec du nouveau à chaque fois en ce moment...
Après une centaine de mètres d'un conduit horizontal (depuis le bas de la grande salle) aberrant étant donné le pendage du massif, il y a donc du changement qui se profile mais toujours autant d'interrogations. Au programme de la suite des réjouissances : aménagements devenus à présent nécessaires de quelques passages dans le méandre au vu de l'engagement de la cavité puis pistage du courant d'air dans le chaos terminal. RDV en Juillet...

dimanche 9 juin 2013

Combat serré dans la trémie, première au fond

Samedi 8 Juin 2013
Trou de la Pause
Participants : Michel, Jean Michel, Laurent
TPST : 8h

Objectif double pour l'équipe ce samedi : sécuriser la trémie et atteindre l'élargissement aperçu la fois précédente au fond du trou.
Arrivée à pied d'oeuvre tôt dans la matinée dans la grande salle, l'actif coule pas mal dans le méandre mais on s'en sort pas trop mouillés malgré le trimballage des pieds droits. On s'attaque au premier gros bloc décroché par les crues incessantes : goujons, palan, déviateur larguable; les techniques secours au service de la désob...

Première tentative : on tire comme des ânes, le bloc de 150kg environ se soulève bien...au début. Subitement les trois ânes se retrouvent le cul par terre avec élan. Torsion puis arrachage du goujon ! En même temps, il fallait s'y attendre, le grès pour l'expansion des goujons, c'est pas top...

Le bloc est retombé en faisant tout vibrer. Deuxième tentative : Jean Michel sort l'arme fatale, la paille maison. Le résultat est incertain, elles ont trempé dans l'eau la dernière fois. Celle-ci heureusement fonctionne, le bloc se partage en deux. Evacuation de la première moitié, l'autre est encore compacte, on recommence le palan avec une sangle cette fois. Ca reste encore lourd, la déviation est hasardeuse, intervention en urgence pour ne pas tout faire tomber. Le bloc m'écrase le pied plusieurs minutes, on fait levier avec le tube...et on le sort de justesse. Un point pour l'équipe...

Il y a un autre bloc en dessous, de même taille et en calcaire. On décide de jouer de la paille à nouveau. On charge, on connecte en s'attendant à la déflagration. La paille aurait pu ne pas péter du tout; au lieu de ça, c'est un bruit de grosse flatulence de plusieurs secondes qui nous parvient. Explosion de rire...
On recommence, mais la troisième et dernière se contentera d'une fumerolle sans bruit. Ronald doit se marrer...
Maintenant y'en a marre, on utilise les gros moyens ! C'est vite expédié...mais un des morceaux ne trouve rien d'autre à faire que d'impacter un des points-clés d'équilibrage de la trémie. Celui-ci se fissure et les blocs du bas se réagencent de manière moins sécurisante qu'avant, le passage restant malgré tout ouvert. Un point pour la trémie...

Egalité donc pour cette fois. On sécurise un minimum avec le dernier pied droit et on descend vers le fond.
Le courant d'air n'est pas à son avantage aujourd'hui : équilibre thermique et barométrique, inversions incessantes. Le chantier démarre, toujours aussi efficace dans ce beau calcaire. Il faut attendre un peu plus que d'habitude pour chaque retour. En début d'après midi, un bon coup de souffle nous dégage quand même l'atmosphère (éclaircie en surface ?).
Le passage s'ouvre à la deuxième salve, la suite comme prévu est pénétrable et se divise en deux. Michel s'engage en bas après un coude dans un méandre pas large mais magnifique : cupulé du sol au plafond. Après 8m environ, des lames barrent le passage mais c'est noir derrière en hauteur. On devine un shunt probable par le haut.
Effectivement, le passage dans le haut de la galerie est plus évident : conduite forçée horizontale après une escalade de 4m. Deux blocs corrodés empêchent l'accès. Ils seront éliminés manu militari...
Ca se précise : la conduite ancienne est plus large mais plus boueuse que le bas tout propre (mises en charges anciennes antérieures au concrétionnement). C'est ouvert mais il faut passer sous un dernier bloc de 200kg qui tient en lévitation par miracle sur un cm2 de calcite. J'ai regretté de ne pas avoir pris l'appareil photo (pas de place pour le conditionner). Michel tente et franchit l'obstacle, arrive dans un élargissement. Une mauvaise nouvelle nous parvient : ça queute complètement au bout ! ... Puis soudain un cri : Wouaaahh...c'est làààà ...j'ai trouvééé....
On rejoint tous la suite non sans avoir fait tomber le bloc qui finalement était du genre coriace et sans danger.
On arrive sur une lucarne fine à angle droit. Dessous, vue sur une galerie bien large genre méandre propre avec des banquettes, il y a de l'echo. Impossible pour l'instant de dire si celle-ci est la suite plus large du méandre du bas ou si nous avons recoupé autre chose.
Il faudra deux séries de trous pour ouvrir la lucarne, ce sera pour la prochaine fois...

Vingt mètres de gagnés aujourd'hui, et des perspectives pour le moins intéressantes, l'objectif de la journée est rempli et on attend la prochaine sortie avec impatience. Sortie du trou à 17h30 sous un temps merdique comme d'habitude. L'orage qui suivra dans la soirée sera particulièrement violent.

lundi 29 avril 2013

Mini première et perspectives pas mauvaises

Dimanche 28 Avril
Trou de la Pause
Participants : Jean Michel, Laurent
TPST : 6h30

Première vraie sortie désob de l'année dans le trou.
Arrivée matinale sur le massif : à 9h nous sommes sous terre. N'étant que deux nous laissons de côté les palans et autres pieds droits destinés à la trémie et filons au fond.
Les conditions pour le chantier sont idéales; pas trop d'eau, courant d'air aspirant constant, beau calcaire bleu et stockage sur place dans le bas du méandre.

Plusieurs volées de trous rapidement percés avec le nouveau perfo nous permettent d'avancer vite : nous ouvrons 4m en 4h. Nous passons dans un élargissement du méandre. Pas de lucarne en plafond mais la poursuite du méandre, toujours d'une horizontalité parfaite au fond, à tel point que l'on peut se demander dans quel sens il a pu couler lors de sa formation (les deux sans doute alternativement).

La suite est engageante, plus large sur plusieurs mètres mais défendue par une étroiture ponctuelle. On s'y essaye à tour de rôle, rien à faire, un becquet mal placé empêche le franchissement. A court d'autonomie (15 trous percés avec un seul accu quand même), on se contentera de regarder pour aujourd'hui : le méandre gagne en hauteur et devient pénétrable dans sa partie médiane (1,5m de large environ au virage suivant). Pas trop moche donc...mais la suite devra attendre un peu, les prochains WE sont pris jusqu'au congrès de Millau.

Au retour je m'aperçois que le débit de l'actif augmente : il ne doit pas faire bon dehors.
Sortie du trou en milieu d'après midi : tout est blanc et il neige à gros flocons (mais oui !). Dernier soubressaut de l'hiver dans ces montagnes. La prochaine fois, le trou devrait être en régime estival.


mardi 23 avril 2013

Trou de la Pause : démarrage de la saison 3

Samedi 20 Avril 2013
participant : Laurent


Premier retour dans le trou en solo après plus de quatre mois de hautes eaux et crues ininterrompues. Il s'agit de voir comment la trémie a supporté le choc et de diagnostiquer la stratégie pour la suite des évènements. Je pars donc léger.

L'actif coule encore bien mais c'est tout à fait supportable en traversant vite les zones sensibles. Partout des traces d'écoulement torrentiel : ça a dû dépoter...
J'arrive à la trémie assez inquiet...premier coup d'oeil...ouf, on dirait que ça a tenu. Le passage est encore ouvert et propre. Beaucoup de sédiments à gauche ont disparu, ce qui a quand même sapé le bas de la pente et destabilisé trois gros blocs dans le passage tout en haut. On pourra jouer du palan pour deux d'entre eux, le troisième devra être stabilisé avec un pied droit depuis la paroi saine (Jean Michel si tu me lis...).

Depuis l'épisode du trou de la Dent, je relativise la dangerosité de ce passage : je contourne donc les blocs décollés et descend dans la suite.
Aucune trace de mise en charge dans l'inférieur, je file au fond accompagné d'un bon courant d'air aspirant, en visitant au passage le chantier au plafond de Guillaume et Jean Mi qui est bel et bien une chaussette sans suite.

L'air est concentré à l'horizontale dans la suite du méandre. Le dernier tir a décollé un très gros bloc à droite. Un découpage à la massette s'impose. Après 15 mn il devient possible de s'avancer pour voir.
La suite fait 1,5m de haut et presque passable en largeur mais quelques bombements gênent. On peut voir une coulée de calcite 3m devant doublée d'un écho significatif semblant venir d'un peu plus haut.
On devrait pouvoir stocker les remblais sur place dans le bas du méandre.
Pourvu que ce soit la suite des galeries derrière le barrage de la grande salle...

Après la découverte de la suite du fossile en 2011, puis celle de la grande salle et le franchissement de la trémie en 2012, la saison d'explo 2013 peut donc commencer, avec peut être, à la clé, la délivrance et la rivière...

TPST : 4H


 Trémie toujours ouverte et nettoyée

Ténèbres en solitaire

dimanche 18 novembre 2012


dimancheb18 novembre   Trou de la Pause
participants : Jean Michel E, Guillaume B
TPST : 6h30 ; 3 m de première


 Comment passer un dimanche tranquille en famille tout en faisant de la spéléo?

Rien de plus simple:
Départ de Carcassonne à 5h du matin, entré dans le trou vers 6h45, sortie à 13h15 légèrement en retard pour les agapes dominicales (mais nous avons suivi la messe à la radio)....

Pour ma part j'ai attaqué la journée avec les tartines de Roquefort trempées dans le café pour consolider le crumble de courgettes de la veille.
Guillaume s'était bétonné l'estomac toute la semaine au cassoulet-cotes de bœuf suite à une avarie de congélateur.
Nous étions très affutés malgré la pluie et un début lumbago.
Plusieurs tirs selon des techniques variées en 8 ou 12, avec des pailles seules ou renforcées par du cordeau. Les résultats sont  très contrastés.
Finalement un bloc d'un soixantaine de kilo s'est bloqué au dessus de nos têtes en barrant le passage.
Il a fallut le tirer du bas avec un bout de corde.
En haut c'est quasiment bouché.
C'était un énième piège à cons.
Il en faut plus pour se décourager.

dimanche 11 novembre 2012

Le jeu de piste continue


samedi 10 Novembre 2012
participants : Jean Michel, Henri, Laurent
TPST : 8h

Nous revoici au fond de la Pause après deux semaines d'absence. Les conditions sont nettement moins bonnes pour le courant d'air : équilibre thermique et atmosphérique parfait. Mais elles sont meilleures pour nos propres calories : la déperdition sera bien moindre.

Une bonne partie de la journée va être consacrée au calibrage du méandre découvert la fois précédente. Les gazs du premier boum en matinée vont être rapidement aspirés vers la suite. On ne les reverra pas malgré une première inversion du zef vers 11h. Le trou se met en effet à souffler (en plein mois de Novembre, c'est très rare), et cela va durer toute la période correspondant à l'ensoleillement extérieur. Nous serons donc obligés de traverser les nuages (dit comme ça, c'est poétique mais Henri n'apprécie pas ce genre de poésie...)
Petit à petit les passages deviennent plus humains, et en fin d'après midi on peut s'attaquer à la suite. L'obstacle se passe assez facilement, mais derrière ça continue en méandre, qui bien qu'assez haut (+ de 2m) est toujours infernal en largeur. Seul Etienne pourrait s'y glisser, et encore, en se mouillant (oui, parce que maintenant, en plus, il y a des vasques remplies d'eau au fond du méandre...). Vue sur 2,5m et après ça tourne...Il y a encore du taf par là !

Par contre quelques mètres avant il y a toujours ce trou noir en plafond. L'élargissement de la journée permet de mieux voir et d'y glisser la tête. Au max deux tirs sont nécessaires pour pouvoir s'avancer et une partie du courant d'air passe par là. Nouvelles reflexions...
Depuis la grande salle nous avons avancés plein sud, décalés vers l'ouest et plus bas que celle-ci. Depuis une quinzaine de mètres nous sommes plein est, à l'horizontale. Il est donc probable que nous soyons quelques mètres à peine sous le prolongement potentiel du conduit fossile, qui doit continuer derrière le cône d'effondrement de la salle.
Si c'était le cas, cela ferait la quatrième fois que ce scénario se reproduirait depuis l'entrée et par trois fois nous avons pu ensuite shunter les méandres inférieurs par le haut plus vaste. Ca vaut donc le coup d'essayer et ce sera l'objectif de la prochaine sortie.

Le jeu de piste grandeur nature continue, jamais auparavant un trou n'aura fait autant réfléchir à l'echelle locale. A présent on attend tous la délivrance et la sortie du labyrinthe avec impatience...


lundi 29 octobre 2012

Séance musclée au trou de la Pause


Dimanche 28 Octobre 2012 participants : Jean Luc, Patrick, Jean Michel, Henri, Michel, Laurent ainsi que Seb et Nico du 66
TPST : 9h

Nous avons rarement (jamais ?) été aussi nombreux pour une désobstruction dans ce coin paumé des Corbières.
Nous partons avec toute la capacité de percage sans fil dont le club dispose : deux perfos et cinq accus chargés. Le but est de franchir en une fois la voûte arrondie bien résistante qui nous avait stoppés la dernière fois.

Le trou s'est bien remis en eau, le méandre coule comme en hiver et certains en sortirons mouillés. Les crues de ces derniers jours semblent avoir été puissantes car les sédiments sont bien décapés. La trémie est entièrement nettoyée et a tenu bon. Tant mieux...
Pendant qu'une partie de l'équipe s'occupe du chantier du fond, l'autre partie élargit la sortie du siphon fossile que nous avions pu franchir dans les dernières minutes de la précédente journée de travaux.
Michel puis Nico vont explorer la faille aval capturant un petit actif : 5m puis une lame barre le passage, vue sur 5m suppléméntaires, plus larges, mais courant d'air absent. Cette partie pourra donc servir de stockage le cas échéant.

Aujourd'hui, l'inertie dans le travail est quasiment nulle, l'aspiration est forte et permanente, avec des moments d'accélération surprenants, ce qui permet un retour sur place instantanément après chaque séance.

A la mi-journée, trois mètres ont été ouverts et on voit mieux la sortie : la conduite prend de la hauteur et devient méandre après un coude. La pause bouffe en plein zef glacé est une vraie torture et sera écourtée.

Une dernière série de trous et de déblayage, et on parvient à passer. La suite est un méandre de 2m de haut environ dont la largeur varie de 30 à 80cm. Une partie étroite de 2,5m de long sera à calibrer pour pouvoir passer sans s'allonger dans le surcreusement. Ensuite c'est mieux, on avance plein Est, vers le coeur de la charnière liée à la faille du col de la Lucio. Le conduit est horizontal et des blocs corrodés jonchent le milieu du méandre. Une lucarne en hauteur laisse apercevoir également du vide au dessus. Tout droit on s'arrête sur une étroiture ponctuelle presque passable, ça continue derrière...En dessous, on aperçoit un petit actif temporaire. On ne sait ni d'où il arrive , ni où il va. Décidément cette zone est d'une complexité incroyable dans sa genèse, seul le courant d'air peut nous guider...et il va tout droit.

Un choix s'impose et il est déjà tard, on continue à calibrer ou on perce au fond ? Ceux qui n'ont pas bossé depuis une demi-heure sont frigorifiés et commencent à remonter. Je décide d'éliminer l'étroiture terminale pendant que Nico finit l'accu sur le front de calibrage. Le déblayage et la suite devront attendre la prochaine sortie...

On retrouve la fraicheur extérieure vers 18h30 et on ne s'attardera pas en discussions aux véhicules.
En résumé, c'est pas encore un boulevard mais on avance toujours. Le trou dépasse à présent les 600m de développement, nous sommes à - 60 par rapport à l'entrée et à - 80 par rapport à la surface, sous les grès du Turonien


dimanche 23 septembre 2012

Les papys à la rescousse


Samedi 22 Septembre 2012
participants : Jean Luc, Patrick, Jean Michel, Laurent
TPST : 9h30

Suite de l'offensive programmée au trou de la Pause grâce à l'aide précieuse de Jean Luc et Patrick venus en renfort.
Malgré tout, nous ne sommes que quatre pour faire le boulot de six, ce qui nous oblige à une gestion optimale du chantier (dont allers-retours de gamatte sur plus de 10m sans relais). Certains à tour de rôle devront faire le boulot de deux, voire de trois personnes.
La journée démarre tôt par un premier élargissement au départ du siphon fossile. Objectif du jour : atteindre le point bas pour pouvoir voir la suite.
Après une matinée de bagne et un nouvel élargissement obligatoire de la voûte, le boulot reprend de plus belle l'après midi. Vers 17h, tout le monde commence à être bien courbaturé mais le point bas est atteint et une suite pénétrable se dessine. Jean Michel, très motivé, s'avance sur ... 1,5m. Il y a une petite rotonde où l'on peut stocker quelques cailloux mais la suite est encore bouchée par des blocs et des sédiments indurés...déception.
Pourtant l'echo est toujours là et semble très proche. Alors que Patrick et Jean Luc, fourbus, remontent lentement vers la salle, on continue à s'acharner. Je décroche un gros bloc du plafond et aperçois une suite derrière, mais impossible de sortir ce molosse à bout de bras. Jean Michel l'attache avec la corde du seau et on l'arrache à son logement.
Nouvelle avancée d'1m et coude à 90°. Cette fois derrière il y a du vide.... Gratouillage pendant 20 mn, et on passe!
Arrivée dans une jolie salle. Un petit affluent arrive en paroi et descend dans une diaclase quasi-pénétrable que nous laissons provisoirement de côté.
La suite est à 3m de haut sous la forme d'une galerie basse fossile aux belles formes de creusement et à l'horizontalité parfaite. Au bout de quelques mètres, ça se rétrécit à cause d'un faux plancher. Sable et galets de plusieurs sortes ornent les banquettes. Vue sur plusieurs mètres qu'il faudra élargir mais derrière on aperçoit une sortie dans un vide concrétionné.

Certes nous n'avons pas encore trouvé la rivière, mais c'est propre, joliment creusé, on voit la suite, il y a du zef et surtout de la place pour stocker. Le précédent chantier est à présent derrière nous (ouf) et on peut continuer avec un nombre de spéléos plus habituel.
Nous sortons vers 19h, contents d'avoir franchi une nouvelle importante étape qui n'était pas gagnée d'avance, et de pouvoir passer le mois d'Octobre avec d'autres perspectives que de devoir tirer des gamattes sur 20m à la prochaine sortie.
Retour sur les lieux prévu fin Octobre-début Novembre.

mardi 11 septembre 2012

Dynamique...

samedi 08 Septembre 2012
participants : Patrick, Etienne, Félix, Jean Michel, Laurent
TPST : 7h30

On devait attendre le 22/09 mais finalement, suite à une prise de contact la veille, on est déjà de retour à la Pause pour avancer le boulot. Buts du jour : remonter et stocker deux gros blocs branlants puis calibrer le boyau post-trémie jusqu'au départ du siphon de sable.

Premier but rapidement atteint mais voulant trop bien faire, nouvelle destabilisation stoppée in extremis dans la goulotte en bas du toboggan : on a pas fini de gamberger sur ce passage où pour l'instant il faut passer prudemment...
Ensuite petit comparatif de deux techniques de désob : Ronald Mac Donald contre Laurent. Ronald retourne rapidement au vestiaire et il ne faut pas moins de toute l'après -midi à l'équipe pour vider les gravats.
Résultat : tout le boyau se fait à présent à quatre pattes depuis l'aire de stockage jusqu'au début du siphon. Il faudra une nouvelle journée pour atteindre le point bas et en savoir plus.
Avant de partir, on perce le départ du tube avec l'accu restant. Zef soufflant et poussière à l'horizontale, des conditions idéales qui normalement ne devraient pas durer à l'Automne avec l'arrivée des périodes d'équilibre thermique et la remise en eau de l'actif dans la trémie.
Suite de la saga dans deux semaines...

dimanche 9 septembre 2012







bjr a tous voici  quelques photos de la pause nombre de participants 5

dimanche 2 septembre 2012

Agly : ça chauffe !

Samedi 01 Septembre 2012
participants : Etienne, Jean-Michel, Laurent
TPST : 8h30

Suite au report de la sortie prévue dans l'Hérault à cause des dernières pluies, nous décidons d'une sortie improvisée en dernière minute vendredi après la réunion du club. Poursuite du chantier à la Pause...

Nous sommes sur place peu après 10h et filons vers le fond avec une batterie pleine et une autre chargée à moitié. Première constatation : la paroi gauche du toboggan sous la grande salle a continué de lâcher quelques blocs dans la semaine, mais grâce à nos aménagements, le passage vers le bas n'est pas bouché. On purge et on descend.

Pendant plusieurs heures, on vide des gravats et on fracasse diverses lames et gros blocs en travers du passage remontant vers la suite avec le courant d'air.
Un gros doute s'installe après un coude : il semble de loin que nous nous retrouvions à nouveau sous une trémie. Un bloc de 2mètres cube barre la vue mais il y a un petit vide derrière.
Avec ce qui reste de l'accu, on arrive à écailler le bloc juste ce qu'il faut pour passer. En fait, il n'y a pas de trémie et toute la zone est bien calcitée.

Nous pensions remonter vers une hypothétique suite du réseau fossile derrière la salle mais coup de théâtre, c'est bel et bien vers un nouveau passage descendant que file le zef après un coude et un col.
On arrive sur un ancien siphon fossilisé; il est presque comblé de sédiments sablo-argileux et des galets roulés sont présents en dessous. Ils n'ont pu être apportés par le conduit d'où nous venons...
La place disponible est vite saturée. Un coup de Scurion permet de voir un pertuis assez mince dans le sable 2m en dessous. Il représente une perte de charge certaine pour le zef qui fait du bruit en passant le point bas. La configuration augure l'arrivée dans quelque chose et rappelle l'ouverture du siphon de Matte Arnaude, on connaît la suite...
Mais le meilleur est pour la fin : c'est un véritable echo de galerie qui revient de l'autre côté, peut être bien la confluence tant attendue. Avec l'association gros zef - galets - echo à cette profondeur, on est plus que tentés d'y croire...

Reste à trouver un moyen de vider et stocker les sédiments de cet ancien siphon pour avancer jusque là, et il faut avant calibrer les derniers mètres passés à l'arrache pour faire passer la gamatte. Deux bonnes sorties en perspective à 5 ou 6 personnes.
Avec l'espoir plus que jamais au top, ça devrait pouvoir se trouver...

lundi 27 août 2012

Sécurisation et premier retour au fond à la Pause


Dimanche 26 Août 2012
participants : Jean-Michel, Etienne, Guy, Laurent
TPST : 7H


Le retour sous terre d'Etienne en convalescence nous permet d'être quatre spéléos creuseurs opérationnels le même jour. Nous pouvons enfin sécuriser le toboggan instable qui rendait périlleux la poursuite des travaux vers la suite.
Attaque à la pioche pour commencer et créer une bonne assise. Ensuite purge de tout ce qui menace dans le passage.
Après un peu plus de 4H de boulot, nous arrivons à un compromis acceptable au niveau sécurité, même si il conviendra de surveiller l'évolution de la paroi gauche après chaque crue.

 
 Le plus gros bloc est remonté avec la technique du palan
 

Il nous reste à éliminer l'étranglement du sablier en bas du ressaut qui marque l'entrée dans le calcaire dur du Cénomanien. Aussitôt dit, aussitôt fait, et nous pouvons à présent descendre presque sans toucher les parois.
Il reste un peu de temps pour les Carcassonnais qui ont pris des engagements sur l'horaire de sortie, suffisament pour aller titiller la grosse lame corrodée et calcitée qui nous avait arrêtés au fond.
Avec la baisse de 15°C de la température extérieure de la veille, le courant d'air est devenu alternatif, ce qui est typique du régime automnal. Environ une inversion toutes les 30sec. pendant le perçage.
La lame est éliminée avant la remontée. Restera à purger les gravats la prochaine fois.
Du neuf donc en prévision pour bientôt...
 

lundi 20 août 2012



Secteur Agly...l'on continue:

-Dimanche 19 Août 2012:
Avec Stéphane,une connaissance,qui voulait découvrir la spéléo,fouille méthodique et poussée de la résurgence de l'Agly...qui est a sec.Comme j'y avait senti un bon souffle au ras du sol a l'entrée...l'on va a la recherche de son origine.Un réseau supérieur en interstrate est visité, et des diverticules a gauche du siphon,qui ne semble pas avoir baissé.Stéphane pour qui c'est la premier pas sous terre...a vraiment la fibre explo...et va farfouiller partout...L'on conclu que cette ventilation doit être de la convection, et peu être un tube a vent dans la zone d'entrée.En tout cas la majesté du volume au dessus du siphon...laisse songeur sur la taille du collecteur que l'on recherche...
Pour fuir l'ambiance de four de cette canicule qui s'éternise,en sous bois,continuation de la désobstruction du trou découvert au printemps, 1km200 au nord Est de la résurgence.
Non seulement Stéphane a la fibre explo...mais aussi la fibre désob!Séance musclée et efficace,ponctuée de 2 tirs,  avec une avancée de 2M, qui nous permet de localiser la suite vers l'ouest.Parfois des petits cailloux semblent dévaler une verticale...et le courant d'air frais bienfaiteur est toujours là.Vue sur une belle voûte travaillée par l'eau...et je sent un espace proche....
coup d'oeil a l'entrée de la Pause
TPST:2H  TPES:5H

jeudi 16 août 2012








après quelques travaux...
trou en amont de Pause...au début


au dessus résurgence Pause le 05.08
Mon numérique remarche....donc publication de photos de sorties précédentes: