Jeudi 22 Mai
Participants :
Claire, Jean-Marie, Jean-Claude, Etienne
TPST : 7h
Photos : Jean-Marie
Je découvre la
grotte des Gabards et dès la première partie de belles surprises :
de grands volumes creusés en régime noyé, témoin
d'un écoulement important, d'énormes colonnes pour la plupart
inactives et complètement rongées par
une corrosion un peu spéciale. Cet étage porte les stigmates d'une
fréquentation très importante de chauves-souris
: de nombreuses traces d'urine et de respiration dans les coupoles de
plafond, des tas de guano importants
et à l’intérieur de ces tas des milliers de petites bestioles qui
détalent à mon arrivée. La décomposition de ces matières
organiques dues à la présence des chauves-souris sur des périodes
prolongées,
pourrait
avoir provoqué la corrosion des concrétions.
L’accès à
l'étage inférieur va nous donner du fil à retordre. Nous aurons à
élargir un passage étroit à la massette pour que tout le groupe
puisse descendre!
L'étage inférieur
révèle de très grands volumes entre
des dalles décollées par sous-tirage (là encore c'est une surprise
et c'est à relativiser par rapport aux volumes présentés Samedi
par Philippe).
Il y a quelques bouquets d'aragonite inactifs.
L'ensemble du niveau
inférieur est très complexe à cerner. D'après
l'ébauche de topo, le tout se trouve dans un mouchoir de poche. Les
volumes seraient donc
très importants par rapport à l’extension totale de la cavité.
Je me suis perdu durant une interminable demi-heure dans une partie
particulièrement labyrinthique. Pourtant j'avais été prévenu et
j'avais essayé de mémoriser les passages clés ! Durant cette
longue demi-heure d’errance je tombe nez à nez avec un crâne
humain ! J'ai commencé à me dire que comme moi, il avait dû
tourner et retourner dans cet éprouvant chaos de bloc. Bonjour
l'angoisse ! Mais je me suis vite aperçu qu'il est arrivé par
un éboulis qui doit rejoindre la surface. Il y a aussi des racines
dans ce secteur, il devait donc y avoir une autre entrée aujourd'hui
rebouchée.
A
force de tourner, j’ai fini par entendre le reste du groupe, ce qui
m'a donné une information précieuse pour retrouver mon chemin. Je
retourne dans le labyrinthe avec Jean-Marie tout en numérotant les
passages pour aller faire une photo du crâne.
Ce
trou serait à revoir tout en faisant la topo. Si des suites semblent
possibles vers l'Ouest, il faut foncer. En effet cette bande calcaire
est très étroite et le volume me semble bien important pour un
simple réseau de flanc. Si la grotte veut bien s'ouvrir vers
l'Ouest, le potentiel est énorme : direction le roc traoucat
au-dessus du Moulin d'Artigue à Lastours.