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vendredi 11 septembre 2026

Trou de la Pause : combattre le mal par le mal

Vendredi 10 septembre 2026

Participants : Hervé, Henri G., Alary

TPST : 3h15  / Trou de la Pause
TPST : 3h / Source de l'Agly

La visite du 3 août 2014 signe vraisemblablement la dernière descente au fond du trou de la Pause. Jean-Michel E. et Laurent sont les deux derniers à y avoir mis les pieds. Sauf si je ne suis pas tombé sur l'info, depuis, plus personne n'a revu le fond de ce chantier de grand malade, ayant repris le 10 janvier 2011 après 18 ans de pause...

Mais un article intitulé "Retour à l'Agly", publié par Henri le 06/09/2026, lança une minuscule vague d'intérêt dans les commentaires. Quelques informations partagées par Laurent, un échange de mail avec Henri, et nous étions repartis à l'assaut de l'Agly souterraine !

À 8h15 je retrouve Henri à Alet, puis nous retrouvons Hervé au col de la Lucio pour 9h. La piste qui mène à la ruine (parking) est carrossable avec un véhicule haut. De là, nous continuons à pied même si la piste a été réouverte. Nous suivons les souvenirs d'Hervé et Henri pour retrouver le trou. J'ai les coordonnées et une photo en main, mais le paysage ne colle pas... Finalement, c'est Hervé qui retrouvera le sentier ainsi que l'entrée du trou, installée au centre d'un espace grillagé à côté d'un alignement de trois grands résineux. Le point GPS converti de la fiche de 1994 et donc les coordonnées Grottocenter que j'avais étaient décalées de 84m trop en amont... Je m'équipe. La descente dans le trou ne nécessite aucun matériel mais la progression y est semblerait-il difficile. J'embarque donc uniquement mon mini kit avec dedans de quoi survivre quelques heures au chaud. J'effectuerai la descente seul, avec pour objectif premier d'atteindre la grande salle et la trémie de la Escande Tower. Puis avec pour objectif second, d'aller au fond en essayant de repérer les quelques points intéressants éparpillés sur le trajets et issu des 43 comptes rendu libellés "trou de la Pause". Je vous recommande la lecture de ces articles, permettant de se rendre compte de l'ampleur du travail et des moyens mis dans ce trou, rêvant à chaque session de déboucher dans la rivière de l'Agly souterraine...

En somme, la mission est simple. Mais son succès très incertain. Seul, sans plan récent, dans un trou apparemment difficile de progression, sujet aux crues et non revu depuis près de 12 ans... Il me fallait avoir une certaine dose de sérénité... À 9h30, je passe sous terre, dans un nuage de moustiques. La galerie est descendu jusqu'à une bifurcation net sur la droite. Directement au sol, un ressaut de 3 mètre donne dans un méandre. Juste au-dessus, des tirs ont été faits. Mais ça reste impénétrable. En face, la galerie concrétionnée continue. À ce moment là, je ne sais pas s'il a un shunt au méandre, alors je cherche un peu, mais ne trouve pas (je crois qu'il n'y en à pas ici, faut se coltiner le méandre inférieur...). Donc je m'engage dans le méandre par l'accès qui mène à -21 sur la topo de 92. Au sol, des cailloux de désob partout, bien propre, mais posés sur une base de boue et de terre humide mais relativement compacte. J'avance allongé à l'égyptienne, ça se rétrécit, encore et encore mais ça passe toujours. Pas impossible que le sol soit un peu remonter...
Vers la fin du méandre avec mon mini kit propre
Il me faut virer quelques caillasses du passage, et enfin ça s'élargit légèrement. Niveau courant d'air rien de fou, mais l'aspiration est perceptible. J'arrive au bout du méandre, des traces de mises en charge sur les murs et au bout, un bouchon de blocs et de matière organique... Comment je passe moi ?? Alors que j'approche le bouchon en râlant un coup, surprise, l'acoustique a changé, ça raisonne un peu ! En fait, au-dessus de moi, une belle galerie a fait son apparition depuis un bon mètre... Sauvé ! Ici dorment une gamate et sa corde. Pensant toujours à un peut-être shunt de ce désagréable bout de méandre, je me dis qu'au retour j'irais voir tout droit dans le fossile... On en reparle plus tard... Me voilà déjà en dehors de la topo de 92. Je continue et quelques virages et passages bas boueux plus tard, je débouche dans la grande salle de la trémie consolidée.
   
La salle vue depuis le haut ; l'outillage
En bas, du matériel traine encore et à droite, la structure métallique de la Escande Tower apparait. Rapide diagnostic : le rouge est un choix esthétique que j'approuve. Mais surtout, on dirait que l'eau a emporté pas mal de matériaux. C'est tout propre, et la partie haute de la structure ne retient rien du tout. Structurellement, tout à l'aire en place. Je descends avec précaution.
L'étayage vu depuis le bas
La reptation continue, c'est boueux. Après une épingle, on débouche dans une galerie plus commode, en partie naturellement creusée cette fois. À son terme, deux choix s'offrent à moi, sur ou sous la dalle. Je vais dessus car c'est plus large, peu de traces de passages ou, du moins, elles ont été effacées par le temps. Une diaclase descendante encombrée de mottes d'argile semble mener à un tas de boue, je ne m'y engage pas... Je descends et m'engage dans un sale petit méandre sous la dalle. Tête en avant puis pieds en avant. Il y a des traces de passage sur les parois, mais je bute sur un passage bien trop étroit. Il y a de l'air.
L'épingle
En haut de l'image, la dalle. Dessous, le petit
méandre devenant impénétrable.
Effectivement, j'ai loupé quelque chose. Je remonte au-dessus de la dalle, et encore plus haut dans la boue jusqu'à quelques concrétions. Mais rien. Dernière option, la diaclase argileuse : un point bas et ça remonte derrière, la suite était bien par là !
Je continue, les passages les plus confortables se passent à quatre pattes. Sinon c'est de la reptation dans une bougnafle de plus en plus liquide. Ma combi est déchirée, les scratchs commencent à ne plus fermer à cause de cette gadoue... Je passe un col où repose un bios au manche bleu. Ça redescend puis ça s'enfile dans une étroite diaclase. La boue est liquide, mais dans l'état où je suis cela n'est plus un problème. Une chose est certaine, c'est pas un trou pour les combis rouges… PVC obligatoire !
   
Le bios et la diaclase étroite
Arrive ensuite une succession de points bas / anciens siphons, le plus sympathique dans un beau calcaire se remontant sur 4 à 5 mètres dans des congères de petits galets roulés, et remis en place par l'eau... Cette zone n'est donc pas complètement fossile ? Au sommet, on jonctionne à la perpendiculaire avec une galerie qui suit un plafond de grès.
Vue depuis le haut du siphon et des galets
"Les galeries un peu sympathiques…" Oui. Mais non. Même si on se redresse parfois, le sol est uniquement composé de marmites et de faux planchers tous recoupés les uns dans les autres... Le paysage change, c'est au moins ça ! J'arrive à la fameuse corde et au ressaut. La manière dont elle est foutue, tressée sur elle-même et emportée à quelques mètres de son point de chute, me fait douter encore plus du fait que la galerie soit fossile. De plus, les passages avant que j'y passe sont propres. En crue, l'eau doit encore y circuler, mais pas bien rapidement. Un peu plus loin, après un ressaut, une petite pièce confortable retient quelques outils. Une poupée de corde (déplacée pour la photo)et une bouteille d'eau d'un litre au sol n'ont pas été emportées par l'eau.
La fameuse massette de 2kg ??
Je crois approcher du fond. Encore quelques contorsions, reptations à l'égyptienne, quelques angles droits et enfin se montre la désobstruction finale. De la calcite apparait sur la paroi de gauche, au sol sont visibles de petits gours cristallisés. Il est 10h58, j'ai mis 1h28 à atteindre ce qui, pour moi, sera la fond...
Vue du terminus, de l'aval vers l'amont 
Je tente de franchir le rétrécissement dans la calcite. Laurent l'avait franchi en se dégonflant lors de leur dernière visite... Tête en avant d'abord, je sens que le haut peut passer, mais ça descend légèrement, alors si je coince, la marche arrière va être douloureuse... Pieds en avant, c'est plus rassurant. Les fesses pourraient passer, mais je touche déjà la paroi derrière moi... Je cherche en forçant avec de petits mouvements de coincement / décoincement et à un moment, je crois avoir passé le plus serré, mais le méandre tourne et dans le sens où je suis, impossible de plier les genoux... Peut-être que je passe, mais c'est extrêmement inconfortable, et bien des choses me dissuadent d'en demander plus...
Il est 11h05, j'entame la remontée en essayant d'être attentif à un endroit où un méandre en bordure d'un éboulis de gros blocs filtrerait le gros du courant d'air. Car effectivement, il y a nettement moins d'air qui circule ici que précédemment dans les conduits qui suivent depuis la base de la trémie. Mais malgré cette indication, je ne trouverai rien de très parlant... Je perds un peu de temps à essayer quelques photos finalement inexploitables et surtout, j'en perds à cause de ma combinaison totalement ouverte et qui s'accroche partout. Plus aucun scratch ne tient...

J'enchaîne tous les obstacles moyennant quelques secondes de pause jusqu'à l'entrée du tout premier méandre, celui que j'espère encore shunter par le fossile... Je continue donc tout droit dans le fossile, mais je bute contre des concrétions puis le sol rejoint le plafond. Ici et là quelques départs en plafond, mais pas de suites. Je repère encore quelques zones d'ombres mais sans plus de traces de passage, alors j'abandonne et me remets dans ce méandre pénible et douloureux. Enfin je retrouve la galerie menant à la sortie, où monsieur crapaud se gave de moustiques, presque 1h après être parti du fond (à très bon rythme mais en comptant les pertes de temps sur le trajet). Mon matériel est HS et physiquement, je sens que ça a travaillé... Je regagne la voiture pour ensuite retrouver Hervé et Henri vers 13h à la Source de l'Agly.

Pendant que j'étais à la Pause, Hervé et Henri sont descendus à la source de l'Agly, voici le récit de Henri :
"Pour moi et Hervé rentrée dans la source de l'Agly vers 10H.
Je grimpe avec 2 goujons la vire au-dessus du 1er siphon, équipée en corde. Puis après le toboggan qui suit l'on s'arrête sur une très belle et longue vasque qui à priori doit être le 2ème siphon (fil d'ariane). Pas d'air sensible à cet endroit, donc j'en conclu que tout est en eau malgré la sécheresse. C'était quand même bien d'en avoir le cœur net! Pistage d'une suite un peu partout. Alary nous rejoint à la voiture où l'on casse la croute."

Donc après le repas, nous allons voir un trou trouvé par Henri rive droite de l'Agly, bien en amont de la source. Un ressaut de deux mètres mène dans un méandre arrosé... Aussi près de la surface ? Par ces temps plus que secs ? Probablement un effet temporaire des dernières pluies. Pas de courant d'air, mais une résonance longue et aiguë se propage dans la suite impénétrable du méandre. Au-delà de la douche, le méandre bifurque à gauche puis, au bout de deux mètres, à droite. La visibilité au-delà est nulle, l'eau coule deux mètres plus bas à la base du méandre. Elle se dirige dans la montagne.
Il y a de très fortes chances que cela mène à un niveau noyé, compte tenu de la résurgence proche et d'une observation faite à quelques dizaines de mètres en aval de ce point : toujours rive gauche, un orifice de 40cm de large pour 50 de haut sur 5 mètres de long environ, allant en se rétrécissant, donne un regard dans ses derniers mètres sur une nappe d'eau d'apparence peu mobile. Pas d'air ici non plus.

Après ça, direction la source de l'Agly. Henri y a repéré une zone à ouvrir tout au fond. Pendant qu'ils commencent la purge avec Hervé, j'escalade rive droite et arrive au-dessus de ce que Henri voulait ouvrir. Il n'y a rien, si ce n'est une inscription du "GEK". Alors on attaque un peu plus bas avec le perfo. C'est étroit et peu confort. Première salve en demi-échec, la seconde fera le boulot. Henri passe, débouche dans un tout petit volume tout colmaté d'argile et de calcite. Sans suite. Il est 15h, on se dirige vers la sortie. Fait intéressant, un courant d'air est perceptible, quand on quitte le fond pour se faxer dans la faille. Soit il s'agit simplement d'un courant d'air de versant ou de convection, soit il y a quelque chose à trouver compte tenu du fait que les siphons soient en eau...

Pour conclure, le boulot titanesque fourni dans le trou de la pause est remarquable. Mais difficile d'espérer retourner tout au fond sans devoir emporter avec soi de quoi exploser ce rétrécissement dans la calcite... Si ce que je cherchais en remontant s'avère bien plus accessible et prometteur, alors peut-être un jour y tenter quelque chose... En attendant, vous savez à quoi vous attendre ! Aïe ! Ouille !

lundi 27 juillet 2020

A la découverte du patrimoine géologique des Hautes Corbières

Dimanche 26/07/20
TPST/ES : 8h

Sortie pédagogique en co-organisaton CDS11/féfération Aude Claire, dans le cadre des sorties d'animations 2020 autour de la géologie du projet de Parc Naturel Régional Corbières - Fenouillèdes.

Boris et moi avons encadré une dizaine de participants sur et sous terre sur divers sites souterrains et aériens apportant une information visuelle et compréhensible de la géologie locale au sens large.
Au programme, grotte de la Neige pour les morphologies et la paléontologie, source de l'Agly pour l'hydrogéologie, et une partie du projet de parcours géologique actuellement à l'étude sur l'anticlinal de la Fontaine Salée pour la lecture de paysages, l'histoire géologique locale, la sédimentologie, la tectonique et la karstologie liée au sel.
Bref, une journée très riche en échanges où les participants ont montré un vif intérêt pour tous ces thèmes. Des graines semées pour la reconnaissance collective de la richesse géologique audoise...
Quelques photos de cette journée :










samedi 18 juillet 2020

Grotte de la Neige et alentours

Vendredi 17 Juillet 2020
Participants : Boris, Loïc, Laurent
TPST/ES : 7h

Sortie de reconnaissance de différents sites en vue d'une prochaine journée pédagogique sur la géologie du massif entre les sources de la Sals et l'Agly.
On commence par la source de l'Agly jusqu'au siphon 1, ça coule encore un peu. Il y a eu de fortes montées d'eau cet hiver malgré l'écoulement libre (environ 2,5m plus haut que le niveau normal), et quelques accumulations de sable arrivant des amonts du massif.

Agly souterrain

Ensuite, montée vers la grotte de la Neige, plus revue depuis plusieurs années. La vallée sèche s'est remise en eau lors de la crue de Janvier, ce n'était plus arrivé depuis longtemps.
Aussi, quelques dizaines de mètres en aval de la grotte, la crue a provoqué un gros effondrement du fond de vallée, emportant même sous terre une partie d'une bergerie séculaire en ruines. Tout le ruisseau a disparu dans cet effondrement, rempli depuis par de nombreux débris forestiers par les ouvriers. Très impressionnant...

Nouvelle doline-perte en fond de vallée

Nous entrons dans la grotte qui s'est réactivée pour la première fois depuis sa découverte en 1992. Des branches mortes de plusieurs mètres de long ont été charriées à l'intérieur.
Observations des diverses richesses paléontologiques et morphologiques de la cavité, notamment un banc fossilifère du Turonien inférieur (env -100 Ma).




Il y a aussi des rides sous marines miraculeusement préservées et exhumées au niveau d'un inter-banc, visibles des deux côtés de la galerie sur une dizaine de mètres:

Rides sous-marines (ancien fond marin sableux parsemé de petites dunes) au niveau de la main de Boris. On parvient même à reconstituer le sens du courant vieux de 100 Ma à l'origine de leur formation (ici en sens inverse de la pente de la galerie)

Un peu plus loin, quelques morceaux de poteries ont été mis à jour (si l'on peut dire) par la crue :

avant exhumation

Et après
On fera expertiser par les copains archéos...

Mais la nouveauté vient du fond : en allant vers le réseau inférieur, on perçoit un fort courant d'air alternatif à tendance aspirante. Il provient de la lucarne pignée il y a déjà quelques temps (il y avait déjà du courant d'air mais moins fort), et où je n'étais même jamais revenu déblayer !
Les signes laissés par la crue montrent qu'il existe un seuil de débordement situé à la cote de cette lucarne, au dessus duquel la cavité ne s'est pas mise en charge. Ce phénomène, doublé de la formation de la grosse perte en fond de vallée non loin de là laisse présager une suite importante à ce réseau, pourquoi pas jusqu'à la rivière...
Mais tenir l'objectif du Vieux Lion demande quelques sacrifices temporaires...

On termine l'après-midi par un circuit en surface au niveau de l'anticlinal de la Fontaine Salée et ses phénomènes de détente assez spectaculaires...

Faille de détente non loin du sommet de l'anticlinal : glissement d'un bloc de calcaire urgonien faillé sur les marnes du Trias sous-jacentes

jeudi 29 mai 2014

Trou de la Pause

Vendredi 23 Mai
Laurent, Etienne
TPST : 9h

Cela faisait longtemps que je n'avais pas mis les pieds dans ce trou et je peux vous dire qu'il y a eu du changement. A vue d’œil (plutôt à vue de coudes et genoux) le trou à quasiment doublé ! La morphologie a radicalement changé sur la nouvelle partie et laisse présager le meilleur, même s’il ne faut pas vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tué. La trémie Jean-Mi-Eiffel a bien meilleure tête que la dernière fois que je l'ai vue. Félicitations toutes particulières à Laurent et Jean-Mi pour leur obstination et leur persévérance.
Nous avons tapé sur le bouchon terminal de calcite et fait plusieurs aménagements de confort sur le cheminement. La prochaine séance permettra de voir au-delà d'un coude derrière lequel ça continue.

samedi 25 janvier 2014

Mesures de terrain

Samedi 25 Janvier 2013
Sortie en solo
TPES : 4H


La crue en cours, classique pour la saison, était l'occasion de faire une petite tournée de mesures avec la sonde conducti. Il fallait vérifier une ou deux hypothèses à présent que nous sommes proches d'atteindre les conduits actifs liés à l'Agly souterrain.

Ci dessous quelques images spécialement dédicacées à Jean Michel et Sylvain, qui avaient éventualisés le fait d'aller prendre les mesures de la trémie au trou de la Pause aujourd'hui. Etant donné le niveau de la résurgence, ce n'était pas le moment...

Le casque donne l'échelle...


La température et la conductivité sont faibles (9,9°C et 285µS), les caractéristiques de l'eau sont très proches d'une eau de surface (9,6°C et 260µS mesurés dans un ruisseau de surface tout proche). Cela confirme le transit direct et rapide en écoulement libre dans le massif.


Sous la résurgence, une source de sous écoulement rajoute du débit supplémentaire


En voici une autre un peu plus loin. Les valeurs montrent que l'eau est presque la même qu'à la sortie principale (0,3°C et 15µS de plus, signifiant l' écoulement dans un compartiment noyé situé immédiatement sous le collecteur principal en écoulement libre).

Le débit cumulé forme déjà une sacrée rivière. Imaginez ce torrent en train de s'écouler sous la montagne (ça fait rêver), on pourrait quasiment le naviguer...


Pour le fun, quelques images de l'entrée des gorges de Galamus un peu en aval. Ici, la navigation deviendrait fortement déconseillée...


En se dirigeant vers la plaine du Roussillon, la barrière climatique est bien marquée et brutale. Le ciel devient bleu de l'autre côté du chaînon de Galamus, avec un bel arc-en ciel permanent

A droite de la photo, le château de Peyrepertuse
 

lundi 24 juin 2013

CR Explo du Week End

Dimanche 23 Juin 3013
Trou de la Pause
Participants : Jean Michel et Laurent
TPST : 8H

Nous revoici à la poursuite du courant d'air dans le coeur du massif. Arrivée tôt (8H30) sur la zone lourdement chargés pour une dure journée. On ne regrettera pas l'extérieur de toute façon, il fait nuit en sous bois tellement le temps est pourri !
Le trou a retrouvé son régime d'aspiration...hivernale. Non ce n'est pas une erreur mais c'est inédit pour un début d'été.

En tout cas c'est bon pour nous et ça va décupler le rendement. On décide d'aller à l'essentiel et de négliger les quelques aménagements prévus pour l'instant (pétardage de gros blocs au milieu du passage). Arrivée au fond sans encombres à part une bonne suée, ça commence à être loin...

On s'active sur notre lucarne terminale jusqu'à la mi-journée. Un trou dans le sol permet un stockage sur place et rapide. On ouvre le passage alors qu'il reste encore de l'autonomie dans l'accu.

Arrivée comme prévu dans le conduit que nous avions aperçu il y a deux semaines. il s'agit d'un véritable trou de serrure formé de la jonction de la conduite par laquelle on est arrivés avec le surcreusement en méandre inférieur ou s'était engagé Michel.

C'est rectiligne, toujours plein Est. Il y a  des banquettes le long du conduit fossile qui témoignent de l'abandon progressif de celui-ci : contre la roche un placage de galets et de sable, et au dessus une couche d'argile crémeuse scellée par une mince pellicule de calcite. On avance d'une bonne dizaine de mètres, on pense arriver à un coude mais non, c'est un authentique bouchon de calcite qui barre le passage. Ce ne sont pourtant pas les concrétions qui nous étouffent d'habitude sur le massif !

On voit un petit trou noir au dessus de la coulée, c'est étroit. Il faut faire un choix : se résigner à attendre la prochaine sortie pour avoir l'autonomie nécessaire et finir les aménagements prévus au retour, ou tenter quand même d'avancer le chantier en pointe. On tombe vite d'accord : on va chercher le perfo et on continue au fond !

Grâce à une petite astuce je parviens à percer plus loin que prévu. Le résultat est à la hauteur : une lucarne plus importante s'ouvre dans la coulée, on voit nettement le conduit se poursuivre derrière. Je passe la tête dans les concrétions : super zef dans les oreilles !
Ca va nous motiver; on se relaye à la massette pour casser ce qui reste de calcite. On s'épuise mais on y arrive : ça passe...

Le méandre se poursuit, toujours pénétrable. On y est debout. Il décrit de grandes courbes sans changer de direction. On avance d'une bonne vingtaine de mètres, élargissement...

On arrive au pied d'un éboulis stable de très gros blocs corrodés. La morphologie a changé, le méandre a disparu. Jean Michel monte et découvre une rotonde en hauteur. Ici malheureusement pas de calcite pour sceller la boue; la crème dessert tapisse le sol... Pendant ce temps je m'avance dans le bas où c'est propre car le surcreusement a tout nettoyé. Nous butons sur le même chaos mais le zef à tendance à monter. En fouillant on découvre une lucarne avec vue sur un vide de plusieurs mètres, mais il faudra éliminer un bloc de 200kg pour passer. La suite sera pour la prochaine fois...

Sortie du trou fin d'aprem bien crevés, mais avec du nouveau à chaque fois en ce moment...
Après une centaine de mètres d'un conduit horizontal (depuis le bas de la grande salle) aberrant étant donné le pendage du massif, il y a donc du changement qui se profile mais toujours autant d'interrogations. Au programme de la suite des réjouissances : aménagements devenus à présent nécessaires de quelques passages dans le méandre au vu de l'engagement de la cavité puis pistage du courant d'air dans le chaos terminal. RDV en Juillet...

dimanche 9 juin 2013

Combat serré dans la trémie, première au fond

Samedi 8 Juin 2013
Trou de la Pause
Participants : Michel, Jean Michel, Laurent
TPST : 8h

Objectif double pour l'équipe ce samedi : sécuriser la trémie et atteindre l'élargissement aperçu la fois précédente au fond du trou.
Arrivée à pied d'oeuvre tôt dans la matinée dans la grande salle, l'actif coule pas mal dans le méandre mais on s'en sort pas trop mouillés malgré le trimballage des pieds droits. On s'attaque au premier gros bloc décroché par les crues incessantes : goujons, palan, déviateur larguable; les techniques secours au service de la désob...

Première tentative : on tire comme des ânes, le bloc de 150kg environ se soulève bien...au début. Subitement les trois ânes se retrouvent le cul par terre avec élan. Torsion puis arrachage du goujon ! En même temps, il fallait s'y attendre, le grès pour l'expansion des goujons, c'est pas top...

Le bloc est retombé en faisant tout vibrer. Deuxième tentative : Jean Michel sort l'arme fatale, la paille maison. Le résultat est incertain, elles ont trempé dans l'eau la dernière fois. Celle-ci heureusement fonctionne, le bloc se partage en deux. Evacuation de la première moitié, l'autre est encore compacte, on recommence le palan avec une sangle cette fois. Ca reste encore lourd, la déviation est hasardeuse, intervention en urgence pour ne pas tout faire tomber. Le bloc m'écrase le pied plusieurs minutes, on fait levier avec le tube...et on le sort de justesse. Un point pour l'équipe...

Il y a un autre bloc en dessous, de même taille et en calcaire. On décide de jouer de la paille à nouveau. On charge, on connecte en s'attendant à la déflagration. La paille aurait pu ne pas péter du tout; au lieu de ça, c'est un bruit de grosse flatulence de plusieurs secondes qui nous parvient. Explosion de rire...
On recommence, mais la troisième et dernière se contentera d'une fumerolle sans bruit. Ronald doit se marrer...
Maintenant y'en a marre, on utilise les gros moyens ! C'est vite expédié...mais un des morceaux ne trouve rien d'autre à faire que d'impacter un des points-clés d'équilibrage de la trémie. Celui-ci se fissure et les blocs du bas se réagencent de manière moins sécurisante qu'avant, le passage restant malgré tout ouvert. Un point pour la trémie...

Egalité donc pour cette fois. On sécurise un minimum avec le dernier pied droit et on descend vers le fond.
Le courant d'air n'est pas à son avantage aujourd'hui : équilibre thermique et barométrique, inversions incessantes. Le chantier démarre, toujours aussi efficace dans ce beau calcaire. Il faut attendre un peu plus que d'habitude pour chaque retour. En début d'après midi, un bon coup de souffle nous dégage quand même l'atmosphère (éclaircie en surface ?).
Le passage s'ouvre à la deuxième salve, la suite comme prévu est pénétrable et se divise en deux. Michel s'engage en bas après un coude dans un méandre pas large mais magnifique : cupulé du sol au plafond. Après 8m environ, des lames barrent le passage mais c'est noir derrière en hauteur. On devine un shunt probable par le haut.
Effectivement, le passage dans le haut de la galerie est plus évident : conduite forçée horizontale après une escalade de 4m. Deux blocs corrodés empêchent l'accès. Ils seront éliminés manu militari...
Ca se précise : la conduite ancienne est plus large mais plus boueuse que le bas tout propre (mises en charges anciennes antérieures au concrétionnement). C'est ouvert mais il faut passer sous un dernier bloc de 200kg qui tient en lévitation par miracle sur un cm2 de calcite. J'ai regretté de ne pas avoir pris l'appareil photo (pas de place pour le conditionner). Michel tente et franchit l'obstacle, arrive dans un élargissement. Une mauvaise nouvelle nous parvient : ça queute complètement au bout ! ... Puis soudain un cri : Wouaaahh...c'est làààà ...j'ai trouvééé....
On rejoint tous la suite non sans avoir fait tomber le bloc qui finalement était du genre coriace et sans danger.
On arrive sur une lucarne fine à angle droit. Dessous, vue sur une galerie bien large genre méandre propre avec des banquettes, il y a de l'echo. Impossible pour l'instant de dire si celle-ci est la suite plus large du méandre du bas ou si nous avons recoupé autre chose.
Il faudra deux séries de trous pour ouvrir la lucarne, ce sera pour la prochaine fois...

Vingt mètres de gagnés aujourd'hui, et des perspectives pour le moins intéressantes, l'objectif de la journée est rempli et on attend la prochaine sortie avec impatience. Sortie du trou à 17h30 sous un temps merdique comme d'habitude. L'orage qui suivra dans la soirée sera particulièrement violent.

lundi 29 avril 2013

Mini première et perspectives pas mauvaises

Dimanche 28 Avril
Trou de la Pause
Participants : Jean Michel, Laurent
TPST : 6h30

Première vraie sortie désob de l'année dans le trou.
Arrivée matinale sur le massif : à 9h nous sommes sous terre. N'étant que deux nous laissons de côté les palans et autres pieds droits destinés à la trémie et filons au fond.
Les conditions pour le chantier sont idéales; pas trop d'eau, courant d'air aspirant constant, beau calcaire bleu et stockage sur place dans le bas du méandre.

Plusieurs volées de trous rapidement percés avec le nouveau perfo nous permettent d'avancer vite : nous ouvrons 4m en 4h. Nous passons dans un élargissement du méandre. Pas de lucarne en plafond mais la poursuite du méandre, toujours d'une horizontalité parfaite au fond, à tel point que l'on peut se demander dans quel sens il a pu couler lors de sa formation (les deux sans doute alternativement).

La suite est engageante, plus large sur plusieurs mètres mais défendue par une étroiture ponctuelle. On s'y essaye à tour de rôle, rien à faire, un becquet mal placé empêche le franchissement. A court d'autonomie (15 trous percés avec un seul accu quand même), on se contentera de regarder pour aujourd'hui : le méandre gagne en hauteur et devient pénétrable dans sa partie médiane (1,5m de large environ au virage suivant). Pas trop moche donc...mais la suite devra attendre un peu, les prochains WE sont pris jusqu'au congrès de Millau.

Au retour je m'aperçois que le débit de l'actif augmente : il ne doit pas faire bon dehors.
Sortie du trou en milieu d'après midi : tout est blanc et il neige à gros flocons (mais oui !). Dernier soubressaut de l'hiver dans ces montagnes. La prochaine fois, le trou devrait être en régime estival.


mardi 23 avril 2013

Trou de la Pause : démarrage de la saison 3

Samedi 20 Avril 2013
participant : Laurent


Premier retour dans le trou en solo après plus de quatre mois de hautes eaux et crues ininterrompues. Il s'agit de voir comment la trémie a supporté le choc et de diagnostiquer la stratégie pour la suite des évènements. Je pars donc léger.

L'actif coule encore bien mais c'est tout à fait supportable en traversant vite les zones sensibles. Partout des traces d'écoulement torrentiel : ça a dû dépoter...
J'arrive à la trémie assez inquiet...premier coup d'oeil...ouf, on dirait que ça a tenu. Le passage est encore ouvert et propre. Beaucoup de sédiments à gauche ont disparu, ce qui a quand même sapé le bas de la pente et destabilisé trois gros blocs dans le passage tout en haut. On pourra jouer du palan pour deux d'entre eux, le troisième devra être stabilisé avec un pied droit depuis la paroi saine (Jean Michel si tu me lis...).

Depuis l'épisode du trou de la Dent, je relativise la dangerosité de ce passage : je contourne donc les blocs décollés et descend dans la suite.
Aucune trace de mise en charge dans l'inférieur, je file au fond accompagné d'un bon courant d'air aspirant, en visitant au passage le chantier au plafond de Guillaume et Jean Mi qui est bel et bien une chaussette sans suite.

L'air est concentré à l'horizontale dans la suite du méandre. Le dernier tir a décollé un très gros bloc à droite. Un découpage à la massette s'impose. Après 15 mn il devient possible de s'avancer pour voir.
La suite fait 1,5m de haut et presque passable en largeur mais quelques bombements gênent. On peut voir une coulée de calcite 3m devant doublée d'un écho significatif semblant venir d'un peu plus haut.
On devrait pouvoir stocker les remblais sur place dans le bas du méandre.
Pourvu que ce soit la suite des galeries derrière le barrage de la grande salle...

Après la découverte de la suite du fossile en 2011, puis celle de la grande salle et le franchissement de la trémie en 2012, la saison d'explo 2013 peut donc commencer, avec peut être, à la clé, la délivrance et la rivière...

TPST : 4H


 Trémie toujours ouverte et nettoyée

Ténèbres en solitaire

dimanche 18 novembre 2012


dimancheb18 novembre   Trou de la Pause
participants : Jean Michel E, Guillaume B
TPST : 6h30 ; 3 m de première


 Comment passer un dimanche tranquille en famille tout en faisant de la spéléo?

Rien de plus simple:
Départ de Carcassonne à 5h du matin, entré dans le trou vers 6h45, sortie à 13h15 légèrement en retard pour les agapes dominicales (mais nous avons suivi la messe à la radio)....

Pour ma part j'ai attaqué la journée avec les tartines de Roquefort trempées dans le café pour consolider le crumble de courgettes de la veille.
Guillaume s'était bétonné l'estomac toute la semaine au cassoulet-cotes de bœuf suite à une avarie de congélateur.
Nous étions très affutés malgré la pluie et un début lumbago.
Plusieurs tirs selon des techniques variées en 8 ou 12, avec des pailles seules ou renforcées par du cordeau. Les résultats sont  très contrastés.
Finalement un bloc d'un soixantaine de kilo s'est bloqué au dessus de nos têtes en barrant le passage.
Il a fallut le tirer du bas avec un bout de corde.
En haut c'est quasiment bouché.
C'était un énième piège à cons.
Il en faut plus pour se décourager.

lundi 20 août 2012



Secteur Agly...l'on continue:

-Dimanche 19 Août 2012:
Avec Stéphane,une connaissance,qui voulait découvrir la spéléo,fouille méthodique et poussée de la résurgence de l'Agly...qui est a sec.Comme j'y avait senti un bon souffle au ras du sol a l'entrée...l'on va a la recherche de son origine.Un réseau supérieur en interstrate est visité, et des diverticules a gauche du siphon,qui ne semble pas avoir baissé.Stéphane pour qui c'est la premier pas sous terre...a vraiment la fibre explo...et va farfouiller partout...L'on conclu que cette ventilation doit être de la convection, et peu être un tube a vent dans la zone d'entrée.En tout cas la majesté du volume au dessus du siphon...laisse songeur sur la taille du collecteur que l'on recherche...
Pour fuir l'ambiance de four de cette canicule qui s'éternise,en sous bois,continuation de la désobstruction du trou découvert au printemps, 1km200 au nord Est de la résurgence.
Non seulement Stéphane a la fibre explo...mais aussi la fibre désob!Séance musclée et efficace,ponctuée de 2 tirs,  avec une avancée de 2M, qui nous permet de localiser la suite vers l'ouest.Parfois des petits cailloux semblent dévaler une verticale...et le courant d'air frais bienfaiteur est toujours là.Vue sur une belle voûte travaillée par l'eau...et je sent un espace proche....
coup d'oeil a l'entrée de la Pause
TPST:2H  TPES:5H

jeudi 16 août 2012








après quelques travaux...
trou en amont de Pause...au début


au dessus résurgence Pause le 05.08
Mon numérique remarche....donc publication de photos de sorties précédentes:

mercredi 3 août 2011

Fin du calibrage à la Pause


Dimanche 31 Juillet 2011


participants : Guillaume, Alain, Jean Pierre, Jean Michel, Henri, Laurent



Arrivée sur les lieux à 9h45 et pour une fois nous sommes nombreux. Mais les conditions ne sont pas bonnes : il a beaucoup plu dans le courant de la semaine et le trou a subi une mini-crue.


L'actif recoule un peu au niveau du ressaut et des vasques se sont reformées dans la ligne droite étroite avant le chantier. Pour couronner le tout, les températures plus basses que la normale à l'extérieur induisent des inversions permanentes du courant d'air.


Pendant que la grosse équipe s'emploie à faire de la place au niveau de la coupole de stockage (Guillaume prenant le poste du "sacrifié" sous la pissette), je pars avec le perfo 220V en pointe avec pour but d'en faire le maximum. La ligne électrique et le ruisseau ne font pas bon ménage et la concentration est intense.


Après toutes ces sorties d'élargissement, enfin les premiers trous sont faits dans la suite. La dernière chicane et son double coude sont percés au passage (19 trous en série au total)


Nous sortons manger vers 13h30 complètement trempés. Tout a bien fonctionné.


Après le repas, on replonge avec le burineur electrique pour éliminer la dernière strate de grès qui empêche le gros bidon de passer jusqu'aux remblais du terminus. Erreur d'appréciation ! Ce grès -là n'en est plus vraiment, plutôt une transition avec le calcaire et c'est très dur, le burin ne fait qu'écailler la roche.


Nous devons nous résoudre à employer une méthode plus expéditive avant de rebrousser chemin vers 17h30. Il reste à évacuer les gravats de cette sortie mais on peut déjà considérer que le calibrage du trou est terminé. La deuxième phase des travaux peut maintenant s'ouvrir, à la poursuite de l'actif et du courant d'air vers la rivière...


mardi 26 juillet 2011

Agly : bilan de l'avancée des travaux fin Juillet

participants en Juillet : Jean Michel, Félix, Sylvain, Patrick, Henri, Michel, Laurent


Après moultes quiproquos, loupés, rebondissements sur lesquels il est inutile de polémiquer, plus une panne récurrente d'internet qui aboutira au remplacement de ma livebox et malgré la météo qui devait finalement abréger le camp, les choses avancent et les nouvelles arrivent enfin sur le blog !

Les travaux du camp démarrent d'abord sur des objectifs secondaires, la primo-équipe (Jean-Mi, Féfé, Laurent) n'étant pas assez nombreuse pour s'attaquer au gros morceau (eh oui, il est bien loin le temps où le club associé à d'autres tenait le chantier de désob à Vignevieille 20 jours consécutifs, allant même jusqu'aux 3/8 certains jours, pour être gratifié de 2 km de première collective en fin de camp...).

A l'arrivée Jean-Mi et Félix s'échauffent dans les départs de trou près du camp. Après quelques mètres de première, ils font rapidement une nouvelle recrue, qui les a précédés dans l'explo, et qu'ils baptisent Marguerite. Celle-ci deviendra vite la mascotte.


Marguerite de l'Agly, symbole de l'état des troupes à l'arrivée




vue générale du camp

personne ne se laisse abattre


En attendant les renforts, désobstruction en surface dans l'après midi d'un trou souffleur dans la vallée sèche de l'Avétouse, mais après quelques heures de creusement dans de la terre, pas d'amélioration en vue, on décide de garder nos forces pour le lendemain. Malheureusement, Félix se prend une gamelle d'enfer en extérieur qui va l'handicaper jusqu'à la fin.


Le lendemain, visite aux aurores par les mêmes de l'aven de l'Avétouse situé à 500m du trou de la Pause. Jean-Michel découvre une suite à creuser dans l'inférieur mais le courant d'air ne rivalise en rien avec notre objectif.

puits d'entrée de l'aven


Les renforts arrivent à 10h et les choses sérieuses commencent dans la Pause. A cinq, on avance très vite : les remblais des précédentes sorties sont évacués et stockés dans le fossile. Dans l'après midi, la politique groupe electrogène-burineur s'avère payante sur l'interstrate gréseux: près de 10m de méandre sont élargis et calibrés sans tir. Ici, pas de surchauffe lorsqu'on s'agite; le souffle des profondeurs est à 8°C ! Par contre, il y a l'eau chaude à la sortie.


douche solaire improvisée



révisions et bidouillages au crépuscule


Retour au turbin le lendemain et de nouveau grosse efficacité, 9m supplémentaires de méandre élargis : on se rapproche du terminus de 93 et on se prend à rêver du résultat si on pouvait être 5 ou 6 pendant encore quelques jours...

En fin de sortie, Sylvain qui doit rentrer chez lui tente une visite du fond avant la fin du calibrage; il y parvient mais au retour la dernière chicane tente de retenir prisonniers ses 1m90. Heureusement tout se termine bien mais on n'est pas passé loin du "tir-contact" pour le dégager.


on est pas tous égaux pour franchir les coudes...




piège à ours droit devant




le triton marbré, habitant très commun des cavités du massif, ne doit pas être confondu avec le riton d'alet


La nuit suivante un orage puissant qui va durer sept heures mettra fin à l'épisode sous tente, tout le monde rentre à la maison.

Retour sur les lieux ce dimanche (Jean-Michel, Michel, Laurent mais sans Henri sorti à peine vivant de la chambre à gaz du minervois la veille). Une série de 12 trous en pointe met fin à la légende du méandre de la Pause. Nous sommes à présent devant l'inconnu au dernier coude et la motivation reprend un cran pour tout le monde : quelques mètres devant on entend des gouttes tomber d'une certaine hauteur, il y a de l'echo, du zef et de belles formes de creusement. Le méandre reprend de la hauteur et serait passable par un gars petit et mince.

Avec Michel on enfourne le gouneloscope dans la suite mais je n'arrive pas à maintenir la caméra assez haut dans le méandre en trou de serrure, la tige est trop flexible. De plus la caméra fait des siennes et les images sont inexploitables. Tant pis.

Pour la suite des réjouissances, il faudra d'abord vider la chambre de stockage totalement saturée de ses remblais (5 personnes pendant quatre heures environ), puis faire quelques heures de burineur pour passer la gamatte jusqu'au fond. Ensuite deux sorties devraient suffire pour atteindre l'echo. On croise les doigts et on y croit...


A noter, au retour par la piste du col de la Fage, la découverte de deux trous proches aspirant fortement sous le roc de l'Aigle (dans la terra incognita d'où provient le courant d'air du trou du Bournasset, 6km de réseau à ce jour) mais ceci est une autre histoire.




mercredi 15 juin 2011

aménagements suite (mais pas fin)


samedi 11 et lundi 13 juin 2011


Deux séances supplémentaires de boulot (4 participants X 2) en ce we de pentecôte à la Pause. La première accompagné d'Henri, Etienne et Jean François; la seconde toujours avec Henri plus Nico A. et Marta des trogloxènes (66).


L'actif coule moins mais il y a toujours un sacrifié sous la douchette. Le travail avance bien. La première partie de l'aval du méandre a été mise aux normes jusqu'au ressaut et l'ancienne baignoire est éliminée. Une séance supplémentaire à 4 ou 5 sera nécessaire pour acheminer les remblais dans la pièce de stockage et ainsi éviter l'encombrement prématuré du bas du ressaut (nous aurons besoin de la place pour la suite).


La suite justement, la voici : 8m de méandre dans une strate de grès, un coude à élargir puis 10m de ramping (l'horizontalité dans ce trou est notre ennemie) ensuite ce sera du neuf : vue sur 3 à 4 m presque pénétrables dans un méandre reprenant un peu de hauteur, coude à droite et bruit d'eau (probablement un ressaut, symptômatique d'un élargissement). Nous n'y sommes bien sûr pas encore mais on se rapproche et la cavité n'a déjà plus rien à voir avec ce qu'elle était historiquement en terme de difficulté.


La température s'étant radoucie, le courant d'air s'est inversé (aux alentours de 18°C extérieurs). La cavité étant à 9°C, cela prouve physiquement qu'un branchement sur une double circulation d'air existe plus bas (dans le cas contraire l'inversion aurait lieu à 10°C). Cela conforte la théorie d'un confluent avec un actif plus important avec amont et aval.


dimanche 22 mai 2011

Travaux

Samedi 21 Mai 2011
TPST : 6h
Participant : Laurent


Sortie express ce samedi entre deux rdv pour aller avancer les travaux au trou de la Pause. Arrivée sur place à 10h.
Le but est de contourner le chantier par le méandre inférieur pour attaquer par l'autre côté (meilleure efficacité :courant d'air aspirant et stockage). Pour ce faire , l'étroiture de jonction entre le méandre et le ressaut de 4m doit être éliminée pour passer avec mon kit baston.
C'est chose faite avant midi, grâce à un mois de Mai très sec l'actif ne coule plus et c'est nettement plus confortable pour bosser.
Je redécouvre alors, quinze ans après, le second tronçon du fossile et l'affluent qui lui coule encore un peu.






Dans l'affluent, au fond s'ouvre le ressaut qui donne dans le méandre




concrétion biscornue





confrontation temporelle : un coquillage dans le calcaire du crétacé et une dent préhistorique d'herbivore polie comme un galet (trouvée dans le réseau fossile : cherchez l'erreur!)





terminus pénétrable provisoire du réseau fossile



Le début d'après midi est consacré au chantier proprement dit, avec une bonne avancée grâce au dégagement.Sortie du trou à 16h. Il ne reste qu'un mètre cinquante pour établir ce shunt et ainsi oublier le méandre.

Prochaine sortie probablement dans la semaine