vendredi 2 octobre 2026

Le serrurier du Lauquet

Mercredi 30 septembre 2026

Participants : Jean Michel E., Alary

TPST : 4h / Source du Lauquet

Retour à la Source du Lauquet près de onze mois suivant notre dernière visite, qui s'était arrêtée sur un siphon en eau. Cette fois-ci les choses sont bien différentes.

Arrivés au parking vers 9h nous entamons la marche d'approche chargés de la nouvelle porte du trou et du minimum syndical pour une désob manuelle. Rapidement un éleveur du coin nous rattrape et nous informe que son taureau s'est échappé et erre dans les parages... Heureusement, Jean-Mi est lourdement bouclé.
La bête peut bien surgir maintenant
La sente vers le trou s'est dégradée. Arbres secs et tombés encombrent le passage. Néanmoins à 10h, nous atteignons le trou. Sa couverture de branchages a été efficace. Nous la déblayons. Le courant d'air soufflant est froid et puissant. Les feuilles sont soulevées et notre crainte levée.
L'entrée non dégagée
Entrée sous terre un bon quart d'heure plus tard. Quelques bouts facultatifs de cordes sont déroulés dans les ressauts. Nous passons le siphon cette fois sec et entrons dans la partie qui m'est inconnue. La roche noire en surface et la bougnafle omniprésente rendent le trou très austère. S'ajoute à ceci la progression, qualifiable de sportive... Un rétrécissement entre une grosse lame et le fin méandre me demandera un peu de créativité pour passer. Mention spéciale au ramping qui précède cela, en hauteur au-dessus du méandre, réalisé dans une position qui ne porte même pas de nom... Après ça les galeries s'élargissent. Nous suivons l'air, l'œil grand ouvert.
Extrait d'un rare bout de galerie confortable
D'un coup d'un seul, la morphologie du conduit change, en devenant un large laminoir remontant. La boue ne tapisse plus rien, la roche noire est à nu. Nous remontons, courant d'air pleine face, pour arriver au terminus connu. Il est 11h30, Jean-Mi sort la massette et fait une petite bouche avant de s'attaquer à un passage étroit plus en hauteur. Pendant ce temps je reste à contempler, quelques mètres devant moi, un passage atteignant le plafond et par lequel descend également une partie du courant d'air. Mais je n'ai pas bien envie de m'enfiler là-dedans et rejoins Jean-Mi pour taper un peu et finalement essayer d'avancer, en vain... Mais de ce point de vue, la branche de droit semble remonter plus haut et en proche, un bruit de turbine se fait entendre, signe d'un rétrécissement contraignant le courant d'air. Alors Jean-Mi reprend ce qu'il sait le mieux faire et moi, je redescends pour remonter à droite. Finalement ça monte bien et j'arrive au même niveau que Jean-Mi. Un pont de roche défend la suite mais tout compte fait, le courant d'air vient de dessous... Dessous donc, une étroiture à l'égyptienne dans laquelle je m'avance quelque peu me donne à voir une vasque d'eau fortement chahutée par le courant d'air qui vient la frapper. Bingo ! Nous avons la suite avec le gros de l'air !
En l'état, je ne passe pas. Le haut de ma combinaison deux pièces me coince. On s'acharne à tour de rôle pour élargir de quelques centimètres le passage. Jean-Mi tente mais ne se le sent finalement pas. Nouvelle tentative pour moi, je vais plus loin, la suite ne semble pas bien grande et me ferait atterrir directement dans l'eau... Tête en avant, c'est la noyade, alors à la faveur d'une miraculeuse cloche au plafond, je parviens à me retourner pour y aller pieds en premier tout en enlevant ma veste de combinaison. Et de justesse, ça passe !! L'entrée dans l'eau se fait à coup de grandes respirations et enfin la suite se dessine... Mais en partie seulement...
Première étroiture d'accès (je suis dans l'eau là)
Allongée jusqu'au cou dans un bon 40cm d'eau, l'air est contraint de traverser une surface d'environ 250cm², avec seulement 15 centimètres de revanche au-dessus de l'eau... Du bout des bottes je sens que ça remonte mais surtout, qu'il y a beaucoup de place à gauche. Ce rétrécissement est donc ponctuel. Malgré l'envie, je ne tente pas de passer. Le moindre mouvement fait d'énormes vagues et je crains de ne pas pouvoir engager les épaules en gardant la tête hors de l'eau... Nous pouvons donc penser que cette vasque n'est pas si volumineuse que ça et qu'un pompage gravitaire pourrait être à même d'en venir à bout.
En habits de pauvre hère, je me ressors de cette souille étroite… À 12h50 nous prenons le chemin vers la sortie. Trempé comme une soupe et sans matos de désob lourd, difficile de faire plus. Jean-Mi déterre sur le retour de nombreuses prises utiles à la progression puis vers 14h30, nous sommes dehors pour sécher et prendre le repas.
La porte en place
Allant vers la voiture, nous en profitons pour rouvrir un chemin digne de ce nom. Les grosses pierres et les arbres en travers sont dégagés et les branches basses taillées jusqu'à 2,30 m de haut. Nous croisons au passage un habitant du coin qui nous invitera dans son chalet prendre un sirop de romarin. La fin de journée sera dédiée au lavage du matériel dans le Lauquet.

Pour une plongée moyenâgeuse, voici le compte rendu de Jean-Mi : https://exploscm.canalblog.com/2026/10/le-lauquet-c-est-ok.html

En bref, une suite prometteuse a été identifiée, mais pour venir y travailler, il serait judicieux d'aménager avant quelques étroits passages. Mais la période de mise en eau du réseau ne devrait plus tarder...

Aucun commentaire: