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dimanche 15 octobre 2023

Coume Ouarnède (+Aude)

Dimanche 24 septembre au dimanche 1er novembre 2023

participants (de notre gîte): Félix, Vincent, Béa, Myriam

Massif de la Coume Ouarnède (le petit coin de la Haute Garonne qui rejoint les Pyrénées

En début d'été, je reçois l'info que le CREPS de Vallon Pont d'Arc (qui forme les BE spéléos) cherchait du public support pour le module "grande courses" des futurs BE. Il aura lieu cette année à la Coume Ournède (que je voulais visiter depuis longtemps). Sans trop y croire (j'ai peur d'être trop compétent pour faire un bon public support), je réponds que je suis initiateur, mais que si ça leur convient, je suis intéressé, à quoi on me répond que c'est pas un problème. Je remplis donc le formulaire de candidature pour 4 jours (du 25 au 29).

Fin juillet, c'est bon, mon inscription est confirmée, je suis pris pour les 4 jours. En voyant le planning, je me rends compte que Béa (qui était avec nous cet été dans le lot) vient aussi, et par hasard se retrouve sur exactement les mêmes cavités que moi les 4 jours. On décide donc de se prendre un gîte à 3 (avec Myriam, du même club Ardéchois que Béa, qui vient sur la même période mais se retrouve sur d'autres cavités). À la dernière minute, j'apprends que Vincent vient aussi pour 2 sorties (lundi et mardi) : il se joindra donc à nous jusqu'au mardi soir.

 

Dimanche : arrivée au gîte en milieu d'après-midi pour moi (pour récupérer les clefs), et en fin d'après-midi pour les 3 autres

Lundi : Gouffre Raymonde

TPST : 8h

Participants public support : Félix, Béa (initiateur spéléo), Georges (éternel public support, en club), Sophie (prépare son BE canyon, pas ou très peu de spéléo) et Léa (prépare son BE canyon, pas ou très peu de spéléo).

Participants en formation de BE : Noé, Douby, Julien

Participant encadrant les futurs BE : Thomas

Le RDV est donné (comme tout les matins) à 8h au gite de Palerne (où logent les futurs BE, juste au départ de la route menant vers les grottes). Ça fait tôt, mais il faut faire avec (et vu la durée des sorties, au moins ça évite de sortir trop tard).

Contrôle scrupuleux et très strict du matériel (le second jour, je me prendrais une remarque sur une usure de moins de 1mm de la sangle de mon baudrier (qui à même pas 2 ans), d'autres se verront obligé de prendre du matériel de prêt (pour du matériel que perso, je jugerais encore acceptable)). J'imagine que les futurs BE devaient craindre de se prendre des remarques de leurs formateurs/évaluateurs s'ils laissaient passer du matériel "limite".

Départ vers le parking de l'ours, puis marche d'approche en sous combi. On rentre sous terre à 10h30 après un rappel/apprentissage de la descente au descendeur spéléo (un des prérequis était de savoir descendre en rappel avec une technique quelconque (spéléo, canyon ou escalade)).

Un seul futur BE encadre et équipe à la fois, les 2 autres sont des "fantômes" : par conséquent, la descente des puits (et des ressauts dans le méandre) prend pas mal de temps, vu qu'ils doivent surveiller chacun avant d'aller équiper la suite. Un peu après le repas, on atteint enfin la rivière de Raymonde, bien sympa même si le niveau d'eau est malheureusement très bas. On se mouille jusqu'aux genoux. Au vu de l'horaire, il nous faut faire demi-tour avant d'atteindre le bout de la rivière. Il faudra donc revenir. On me demande si j'accepte de déséquiper : je m'en occupe donc.

Mardi : Traversées Pyrénois -> Pène blanque

TPST : 6h

Une traversée bien sympathique, faisable en rappelable.

Le matin, nos encadrants du jours insistent pour qu'on prenne tous un descendeur stop : d'un coté, ça ne me tente pas trop (j'avais testé une fois l'ancien stop, j'ai pas du tout apprécié), mais au moins c'est les nouveaux stops, et c'est l'occasion pour moi de les tester en descente (jusque là utilisé que pour des tyroliennes ou des freins de charges au spéléo secours) : c'est bien mieux que les anciens, mais je continue à préférer les descendeurs non stop.

On commence la cavité par une succession de petits puits, avant d'arriver dans un P110 par une diaclase plutôt étroite (une dev dans la diaclase, ensuite c'est plein pot!). Je suis envoyé en premier, avec un talkie-walkie, avec pour consigne de faire un pendule à -30 et relier la corde à la main courante en place sur la vire (on ne descends pas jusqu'au fond du puits). J'ai bien failli causer une attaque cardiaque au futur BE qui nous encadrait à ce moment là quand, une fois longé, j'ai annoncé au talkie-walkie que je me dé-longeais (au lieu de dire que j'enlevais mon descendeur)!

On remonte ensuite une longue main courante (au sommet de laquelle se trouve le plus gros tas de guano que j'ai vu de ma vie, mais avec au final assez peu de traces de bio-corrosion). Ensuite, c'est de la galerie entrecoupée de petits obstacles. La sortie se fait par une longue galerie horizontale (souvent assez basse), pour sortir dans un joli porche en falaise : il ne reste plus qu'à tirer un dernier rappel de 6m pour rejoindre le sentier de retour.

On sera de retour en gîte en milieu-fin d'après-midi.

Mercredi : Traversée Hérétiques -> Pont de Gerbaud (PDG)

TPST : 8h

Descente aux Hérétiques, déjà partiellement équipé les jours précédents (et qui sera déséquipé par un des formateurs après notre passage), on rejoint ensuite les énormes galeries du réseau du Trou du Vent (désolé, le Chandelier, c'est tout petit en comparaison), avant de remonter par le gouffre du Pont de Gerbaud (120m de remontée, avec des têtes de puits assez étroites et un courant d'air énorme) qui avait été équipé quelques jours plus tôt.

Traversée bien sympathique, mais qui ne peut pas se faire raisonnablement à une seule équipe (ça nécessiterait 3 sorties), mais envisageable en équipes croisées.

Jeudi : Traversée Henne Morte -> Comingeois

TPST : 8h

Au planning, il n'y avait écrit que "Henne Morte" : en regardant la topo, je vois que c'est un -380 : je commence à m'inquiéter pour la durée de remontée avec un groupe pas forcément expérimenté en spéléo. Au final, c'est une traversée, et on n'utilisera pas le croll de toute la sortie : le seul ressaut qui le nécessite en temps normal, les BE ont décidé de le faire faire en escalade (contre-assurée à la micro-traction) par ceux qui ne maîtrisent pas la remontée sur corde, et au final le reste du groupe demande à en faire autant.

Une traversée magnifique, mais je suis bien contant d'être avec des gens aillant repéré la cavité : le cheminement n'est pas toujours évident

Vendredi : Concrétions bleues par les 2 Jean-Paul

TPST : 6h

Participants : Félix, Béa, Myriam (qui décide de renoncer à l'entrée), Georges

Le gîte étant réservé jusqu'au samedi matin, on avait décidé d'aller voir les concrétions bleues "du gouffre raymonde" que Gilles était aller voir lors du rassemblement à Arbas. Mais en étudiant la topo, il me semble que l'accès à ces concrétions est plus facile par le gouffre des 2 Jean-Paul (qui évite la zone de la couverture écossaise, assez labyrinthique et étroite). 

On galère un peut à trouver la bonne entrée, attirés par une énorme entrée à 40m du point GPS : au final, le point GPS était parfait (mais le trou, bien qu'énorme, ne se voyait pas de loin).

Béa équipe le début, et doit chercher un bout de temps après le petit pendule pour quitter le puits : après le passage étroit, il ne fallait pas descendre, mais prendre à gauche en vire dans un méandre étroit (à première vue, il semble impénétrable, mais ça passe pas trop mal). Ensuite, suite de puits : au premier palier, je prends la suite sur l’équipement, comme convenu. En bas des puits, un petit boyau étroit, puis une courte galerie donne sur une petite rivière (très peu d'eau vu la sécheresse) qu'on descends jusqu'à "l'échangeur" : de là, on prends à droite, et après un cheminement pas très large, on arrive dans une partie un peu plus large avec de magnifiques concrétions bleues : certaines ne sont que bleuâtres, mais d'autres sont bleu vif!

Hors concrétions bleues, la sortie est sympas, mais pas exceptionnelle non plus (en cheminement, les autres sorties de la semaine étaient plus sympas), mais les concrétions bleues justifient largement la visite.

Samedi : Traversée Chandelier -> Vieux Lion

TPST : 5h

Participants : Félix, Béa, Myriam

Initialement, il était prévu qu'il y ait une désob au siphon de sable, du coup on comptait se joindre au groupe une fois le gîte rendu (donc arrivée au VL vers midi). À la dernière minute, Laurent annule faut d'un nombre suffisent de participants. On décide donc de faire la traversée à la place.

Traversée rapide et sans encombres. La cavité est extrêmement sèche (le grand "gour" proche la limite 1-2 auquel on accède par une étroiture (dans le sens VL-> chandelier), et ou d'habitude il faut soigneusement marcher sur les cailloux pour ne pas se remplir les bottes (ce qui ne suffit même pas toujours) est maintenant complètement sec!

On passe la nuit chez mes parents à Festes

Dimanche : Trassanel : 1, 2bis et 2

TPST : 3h

Participants : Félix, Béa, Myriam, Alary

Pour finir tranquillement (et fractionner le retour), en restant dans la thématique des traversées, on fait la traversée de Trassanel 1 vers 2, avec visite du 2 bis


samedi 30 juillet 2022

Camp Berger et congrès international de spéléo

Mercredi 20 juillet jusqu'au mardi 26 juillet 2022

participants camp Berger : Felix + 3 de mon ancien club de Nice (Elsa, Antoine, Romain), et beaucoup d'autres

participants congrès : Felix, Etienne

Le mercredi, je pars pour le camp Berger dans le Vercors, qui a lieu chaque année depuis une bonne dizaine d'années : c'est un rassemblement sur 3 semaines au total, avec le gouffre Berger (premier -1000 au monde) tout équipé (même en double dans les puits d'entrée), et qui permet de progressivement dépolluer ce gouffre (déjà plus de 2.5 tonnes de déchets sortis, datant principalement des expés des années 50/60).

Arrivée le mercredi en fin d'après-midi, après un petit crochet chez Croque Montagne. Cette année, on a un terrain bien plat juste à côté du centre nordique, avec accès aux sanitaires du centre nordique. Sur le papier, c'était le super plan. En pratique, beaucoup moins : sur 3 WCs, un ne ferme pas à clé, le second a la chasse d'eau qui fuit, et pour les urinoirs, un a la chasse qui se vide à moitié par terre. Pour les douches, on a un vestiaire avec douches "collectives", avec une grande originalité : dans (sous) les douches, il y a les bacs à vaisselle : on peut littéralement faire ça vaisselle en prenant sa douche (c'est original, mais peu pratique, surtout que du coup la queue pour la douche se double de celle pour la vaisselle). Et le grand terrain plat se réduit de plus de moitié, entre une partie qui au final n'appartient pas au bon proprio (malheureusement la seule partie avec de l'ombre) et de l'autre coté, on doit garder une distance "de sécurité" de 6m avec les bâtiments. Bref, on comprend vite que le camp Berger n'est pas vraiment bienvenue.

Le reste de l'équipe niçoise me rejoint en début de soirée. On s'était initialement inscrit pour aller dans le gouffre Berger le vendredi ou le samedi. À mon arrivée, Rémy Limagne, l'organisateur, m'annonce que samedi, il y a foule, donc qu'on descendra le vendredi, ou encore mieux le jeudi où il n'y a presque personne. On se décide pour cette dernière option. On descendra en deux groupes de deux : Antoine et Vincent qui iront au fond, et Elsa et moi qui iront à -750.

Du coup, jeudi matin, réveil 6h30, pour un départ à 7h05, une arrivée au parking à 7h45. Puis une bonne heure de rando pour arriver à l'entrée. On rentrera dans le Berger à 9h30. On descend tranquillement. À -500, juste avant midi, on croise deux photographes en train de manger : on décide de continuer encore une petite heure avant de s'arrêter manger, ce qu'on fera vers -600, un peu avant le vestiaire. On arrive donc au vestiaire (-640, notre terminus de l'an dernier) un peu après 13h. Ensuite, c'est beaucoup plus aquatique, avec de nombreuses vires aériennes pour éviter l'eau, et des rappels guidés pour éviter des cascades. On s'arrêtera donc vers 15h en haut du "grand canyon" (-750), qui est en fait un énorme éboulis glaiseux : on nous a conseillé de ne pas aller plus loin, car c'est épuisant à remonter, et n'a aucun intérêt à moins de poursuivre jusqu'au fond.

On entame ensuite la remontée, en récupérant de vieilles cordes dans les couffinades, vers -680, (qui viennent du ré-équipement) : on en remontera une partie jusqu'à -500, et une partie jusqu'à dehors. Un peu plus loin, dans le grand éboulis, on retrouve les photographes qui tournent en rond depuis 45 minutes, ne trouvant pas la sortie (en fait, ils ont "raté" un affluant à l'aller, du coup, ils pensaient que le bon passage ne l'était pas). On leur montre le chemin, puis au niveau d'une petite remontée sur corde, on les laisse prendre un peu d'avance et on s'arrête pour diner.

On rattrapera un peu plus tard l'équipe dans les puits. Ils n'avancent pas super vite, mais ça va ... jusqu'à ce que l'un d'eux se retrouve avec une rupture de gaine sur 10cm : il avait un nouveau croll avec la plaque de renfort en inox usée jusqu'à devenir un rasoir ! Par chance, il est à hauteur du fractio de la deuxième corde (je rappelle que les puits entre la surface et -250 sont équipés en double) qu'il arrive à atteindre. Je l'y rejoins pour lui donner ma micro-traxion pour remplacer son croll pour le reste de la remontée du puits (ensuite, on récupère le basic de rab de son coéquipier). Vu leur état, je décide de les accompagner jusqu'à la sortie. On sera dehors vers minuit, après 15h30 sous terre, puis on se change, rando dans l'autre sens (ça monte au retour, et on est crevé), puis reprise de la voiture pour le retour au camp (très doucement, vu la fatigue). Arrivée au camp, on a la bonne surprise que les autres nous ont pris des pizzas : même froides, ça fait du bien ! On fini par se coucher, enfin : il est 4h du matin.

Vendredi, sauf Antoine, on est tous des légumes : grosse journée repos obligatoire.

Pour le samedi, on voulait initialement aller à Gournier. Au final Edouard, un des membres de l'organisation (un moniteur qui, durant le camp Berger va changer une corde à -1000 comme on irait changer une corde dans le resaut d'entrée de Trassanel), nous propose de l'accompagner à la Luire, avec David Bianzani (un plongeur local aillant plongé la plupart des siphons du coin). On accepte avec plaisir ce changement de plan.



Le camp aillant trouvé un nouveau terrain (le même que l'an dernier, mais avec un nouveau proprio), le matin on aide à monter un barnum sur le nouveau terrain (et à le débouser, les bêtes y étant encore la veille). Ensuite, après le déjeuner, départ pour la Luire, connu pour ses 57km de galeries sur plus de 450m de dénivelé (le point haut étant l'entrée), qui en crue se noient à 100%. On rentre par la partie touristique, puis 250m de puits qu'on descend en rappel en se laissant glisser le long d'échelles en fixes (de bonnes échelles industrielles bien solides et bien fixés). Ensuite, visite d'un morceau de galerie à un rythme démentiel (je suais à avoir les gouttes qui tombent du front, alors que j'avais la combi nouée autour de la taille et qu'il ne faisait pas plus de 8°). Ensuite remontée de -250 à la surface en un temps record (une bonne demi-heure seulement) grâce aux échelles (on n'utilisait que le croll en sécurité).

Le dimanche matin, David propose de nous emmener à Bournion (un énorme porche, puis de la belle conduite forcée de gros diamètre). On a de la chance, le premier siphon est sec (ce qui n'arrive que tous les 5 ans en moyenne), et on peut donc aller jusqu'à d'autres siphons plus loin. 

Après le repas de midi, on se sépare : les niçois rentrent à Nice. Pour ma part, je retourne au camp démonter ma tente, puis je pars au Bourget du Lac (en Savoie) pour rejoindre le congrès international de spéléo pour deux jours.

Le lundi matin, ce sont les 3 conférences plénières : une première par Philippe Audra, qui présente les massifs karstiques français (nb : il fait remarquer que son livre Grottes et karsts de France est disponible gratuitement au téléchargement sur ResearchGate : si vous vous intéressez à la karsto, alors il est pas mal (une partie, c'est sur des concepts, la seconde moité décrit la géologie et de formation des grottes de la plupart des karsts français). Vient ensuite une présentation orientée archéologie dans les grottes, avec la datation de LittleFoot, un squelette d'Australopithèque qui permet de mettre l'Afrique du sud d'égalité avec l'Afrique de l'est comme berceau de l'humanité. Puis une présentation sur l'institut suisse de karstologie (ISSKA).

Puis lundi aprèm, et mardi toute la journée, j'enchaine les conférences scientifiques, changeant régulièrement de salle (il y a environ 6 conférences en simultané, chacune durant 20 minutes). L'une a particulièrement attiré mon attention : une équipe croate qui a cherché à repérer des entrées de grottes à l'aide de nuages de points Lidar par drone (pré-existants), avec un bon succès malgré la végétation : 50% des grottes potentielles en sont sur le terrain (90% si on restreint à celle évaluée comme "probable"), et une prospection détaillée de la zone donne environ 50% des entrées comme détectées par le Lidar. (nb : leur programme n'est pas public pour l'instant, mais j'ai cru comprendre qu'il en existe d'autre). À noter que l'IGN est en train de faire des mesures Lidars dans tout le sud de la France, dont l'Aude : une bonne partie du département a été mesurée et les données sont en phase de traitement, il manque seulement la zone autour de Limoux qui est en cours, et le plateau de Sault qui n'a pas encore été fait. Normalement, dès que le traitement est fini, les données seront disponibles gratuitement (c'est déjà le cas par exemple pour une bonne moitié de l'Hérault). Je pense que d'ici un an, on devrait avoir une bonne partie de l'Aude cartographiée au Lidar à 10 points par mètre carré.

Pour info, tous les articles correspondant aux conférences devraient être en ligne en septembre sur le site de l'UIS (comme ceux des anciens congrès le sont déjà).

Mardi soir : retour chez moi, il est temps de reprendre le boulot le mercredi matin

mercredi 7 août 2013

Camp Photo-Vidéo du 27 juillet au 02 août

GROTTE DE LA CIGALERE ET MINES DU BENTAILLOU


Participants : SCA : Isabelle Mad - Véronique Rieussec - Olivier Coquelet - Alain Faure plus Marie Pagès.
Photos extérieures : Olivier, Marie, Alain
Les photos intérieures ne sont pas autorisées à la diffusion


Rédacteurs : Véronique Rieussec - Alain Faure
Le samedi après les traditionnelles courses à St-Girons pour la semaine nous attaquons la longue montée en 4x4 par la piste du Bentaillou. L'hiver, les pluies, les fortes neige l'ont quelque peu dégradée. On s'installe dans les baraquements ou sous tente.


 
 
 
  
Dimanche 28 juillet : CIGALERE
 
Participants : Bernard Lafage – Véronique Rieussec – Isabelle Mad – Marie Pagès – Olivier Coquelet – Alain Faure – Nadine Valla – Sandrine Roucheux – Norbert Palosse
TPST : premier groupe 4 h 30 ; second groupe 7 h 30

Entrée Cigalère 12 h. Après la longue période de pluie et la fonte des neiges tardive on se doute qu’il va y avoir de l’eau dans la Grande Salle. Effectivement l’éboulis d’entrée est recouvert d’une boue noirâtre et en bas il faut mettre le canot à l’eau sur une vingtaine de m. Nous faisons une partie du parcours vers la salle blanche, Bernard part en escalade vers le VDA sup pour équiper en compagnie de Isa et Olivier. Nous avons eu l'autorisation de photographier et filmer mais en 2 fois 2 personnes.

Les autres continuent vers le réseau fossile prendre quelques vues dans la galerie des colonnes et sur la paroi aux cheveux d'ange et fleurs de gypse.
Olivier nous rejoint, Marie et Alain montent à leur tour dans le VDA. Petite escalade facilitée par la mise en place d’une corde. Le départ ne présente pas d’intérêt mais passé un court ressaut descendant on se retrouve dans la galerie recouverte de croûtes de gypse, l’une d’elle est en forme de bénitier caractéristique. Partout abondent les doigts d’aragonite et surtout des excentriques de calcite avec à l’intérieur un filament d’aragonite.
Vers la fin la galerie se rabaisse, toujours des excentriques et quelques gours. Sur le retour on rate un petit supérieur que Isa et Olivier avaient vu et photographié. On aura filmé pendant près de 3 h.

Le premier groupe ressort à 16 h 30 pour rejoindre le canot et la voiture, Marie et Alain ressortent à 19 h.
 
 
Lundi 29 Juillet : Chemin de ronde (ancien chemin minier entre vallées, utilisé par les bergers et l'EDF)   -  6 h 30
Participants : Isabelle Mad – Marie Pagès – Olivier Coquelet –  Alain Faure -Véronique Rieussec
Départ 9 h. Sur le chemin on traverse quelques passages où le sentier s’est effondré, par la suite on croise une coulée d’avalanche qu’il faut traverser sur une vingtaine de mètres. On continue le chemin qui est plus ou moins éboulé, on croise énormément de fleurs, des Gentianes de Koch, plusieurs orchidées, des lys…
On bute ensuite sur un grand névé dans le vallon de Tartereau. On rentre dessous et le remonter jusqu'à pouvoir escalader la paroi latérale, mise en place d'une corde. On arrive ensuite à la cabane EDF d’Uretz, puis une demi-heure plus tard nous sommes au barrage d’Uretz où se trouvent encore des vestiges miniers.

 





                              Mines TPST : 3 h
Participants : Bernard Lafage – Isabelle Mad – Marie Pagès – Olivier Coquelet – Alain Faure – Véronique Rieussec – Guillaume et Marc Roucheux – Norbert Pallosse – Gladys Baudel – Mélanie Laforestrie
En fin d'après-midi Bernard nous fait faire une grande boucle avec pluisuers diverticules. Ensuite on reprend une descenderie que l’on remonte et on arrive dans de grandes salles dont celle du pont de pierre.  On grimpe dans un wagonnet pour quelques séquences film. On ressort, il est 20H.
 

Mardi 30 Juillet : CIGALERE réseau Contemplatif 
Participants : Isabelle Mad – Olivier Coquelet – Alain Faure -Véronique Rieussec – Christian Ratard – Nadine Valla
TPST : 6 h
 
Départ du camp 9 h 15 entrée 10 h. On reprend le canot pour passer la rivière à l’entrée, le niveau a baissé. On arrive à la salle blanche et on monte la verticale de 25m vers le plafond de la salle. On arrive dans le réseau du Contemplatif, toutes les parois sont couvertes de croûtes de gypse, on filme au fur et à mesure. On passe les chatières de sable qui ont été désobstruées en 2011. Petit interview de Christian.
Ici aussi beaucoup d’excentriques de calcite et aragonite ; quelques doigts d’aragonite ; beaucoup de croûtes de gypse au sol ; les ossements d’une chauve-souris.
On filme dans une galerie où ressortent les filons d’ankérite (fer) et au plafond des concrétions de limonite. On ressort par le même chemin, les batteries sont sèches, on ne peut aller à l’adjudant.
Sortie 16 h on mange enfin et en plus au soleil.
 
 
 
Mercredi 31 Juillet :      Mines  TPST : 4 h 30     
 
Participants : Bernard Lafage – Isabelle Mad – Olivier Coquelet – Marie Pages – Alain Faure – Véronique Rieussec – Nadine Valla

Tout commence par une galerie de 800m de long.
A la dernière salle, on descend sur la droite une échelle de 7m environ. On enjambe des tuyaux d’air pour rejoindre la galerie principale où se trouvent sur notre gauche des trémies en bois. On repart vers la droite où l’on retrouve des wagonnets encore chargés de calcaire (dernière activité de la mine dans les années 1957). Juste après les wagonnets se trouve l’extraction de calcaire. Dans la galerie juste derrière on marche dans l’eau pour accéder à une galerie de prospection. On part sur la droite en suivant l’eau, la galerie recroise un filon où se trouve l’eau qui sort sous pression de la roche.





Jeudi 01 Août : CIGALERE fond 

Participants : Bernard Lafage – Isabelle Mad – Olivier Coquelet – Marie Pages – Alain Faure – Véronique Rieussec
TPST : 13 h

On démarre le 4x4 à 8h, on constate qu’on a crevé la roue avant gauche.
Départ 10 h 30 nous partons vers le fond direction la salle Catino pour le déjeuner à l’abri et au chaud dans la tente. On poursuit le film des cascades, 19 à la 25 mais il nous en manque sur le parcours. On continue dans les «  rues d’eau », passages bas avec un débit d’eau bien supérieur à la normale. On grimpe la cascade n°25. Plusieurs salles vers l’affluent 73 présentent de belles concrétions et coulées blanches, noires et des « nids d’abeille » ocres et noirs, mélanges de limonite et goethite. Nous passons à côté de la cascade 26 et atteignons enfin le siphon actif plongé en 1976 par des anglais. On poursuit dans une longue série de chatières pour arriver au siphon stagnant au-dessus duquel sont tracés dans l’argile les noms des premiers explorateurs en 1956 : Norbert Casteret ; Van Den Abeele ; Conrad ; Griossel. Le retour est long, humide, crevant, les sacs avec les batteries pèsent sur les épaules.
On ressort en 2 équipes de 3, la première est dehors vers 23 h 35, la seconde 23 h 55.


Vendredi 02 et Samedi 03 Août

Journée de repos le vendredi, nettoyage du matériel, sieste, rangement
Descente et retour le samedi




mardi 30 juillet 2013

Dimanche 28 juillet 2013
Camp traditionnel du SCA dans les hautes Corbières
Journée de camp: 1
Grotte: 1, le trou de la Pause
Participant: 1

TPST : 9h

S'il n'en reste qu'un, je serais celui la!

Départ très matinal de Carcassonne, gonflé à bloc.
Quasiment arrivé au bout de la piste, dans l'ultime descente à une centaine de mètre du parking, "l'ordinateur de bord" disjoncte: alarmes sonores, messages en rouge "STOP", "ARRÊT MOTEUR IMMÉDIAT", "ABSENCE D'HUILE", puis le moteur se coupe..
Avec la pente j'arrive à me garer au dernier carrefour. Plus une goutte d'huile dans le moteur.
 Il est trop tôt,  personne en vue, on verra plus tard.
Équipement et direct dans le trou qui souffle faiblement.
Très peu d'eau. Progression régulière jusqu'au fond avec un sac assez lourd avec la perceuse et ses accus, le petit nécessaire maison de désob, la petite batterie de 12V pour les mise à feu, une lampe de secours et quelques provisions de bouche.
Franchissement de la trémie toujours aussi branlante mais sèche.
Arrivé à la salle à manger je déballe mes "pailles home-made"
J'en ai 7 comme les 7 jours de la semaine.
Lundi, je perse un trou modeste dans un bombement résiduel entre 2 tirs qui emm...
Le résultat est concluant sans être fabuleux.
Mardi, je m'attaque au premier bombement au départ du méandre avec un percement trés gourmand dans la roche en place. Au fond du trou un bout de cordeau est mis avant la paille.
Joli bruit et très beau résultat. Enfin je maitrise la technique!
Mercredi, pétardage d'un bloc coincé dans le méandre dans un passage déjà étroit.
Premier essais RIEN, je reprend toutes les connexions , les nettoie en les léchant , crache la boue,  2 fois de suite sans aucun résultat.
Pas d'alternatives, je n'ai que des pailles. Je laisse tomber provisoirement ce bloc et m'attaque au prochain un peu plus loin.
Jeudi: premier et second essais aussi foireux que mercredi. Dans un ultime sursaut je remplace ma ligne de tir par celle qui est sur place, beaucoup plus longue,de plus faible en section et maculée de boue humide. Miracle c'est parti et le bloc avec.
Vendredi, le moral retrouvé je bourre avec un bon morceau de cordeau et une belle paille un trou qui rentre franchement dans la paroi du méandre au niveau d'un rétrécissement sévère.
Détonation caractéristique qui annonce un magnifique canon, Le papier du bourrage est projeté sur 5m ainsi que le cordeau resté intact!!
Samedi, je rejoint la chatière terminale et bourre le trou fait la dernière fois dans ce qui semblait être une lame d'une douzaine de cm, posée et prise dans un lit de terre et de boue.
Simple paille mais épais bourrage.
Le pet est tonitruant et fait penser immédiatement à un nouveau"canon". Il y a du papier partout...
Divine surprise la supposée lame est en réalité un énorme bloc de beau marbre noir et un morceau conséquent a été détaché et poussé de plusieurs centimètre dans la boue. L'effet soufflant de la poudre à fusil est impressionnant.Quand la roche est dure et le bourrage consèquant , le résultat est étonnant!!
 Combiné au brisant du cordeau l'on devrait avoir de  gros effets.
L'enlèvement du blocas et de la terre me permet de forer 5 trous bien placés dans la chatière. Je vide les accus au retour dans le méandre (12 trous environ à traiter une prochaine fois.
Revenu à mercredi je n'ai aucun résultat avec l'autre ligne.
J'en ai marre, laisse tomber "dimanche" et ressort .

Il est 6 heure et la voiture toujours en rade.

En revenant à pied sur la piste pour chercher du réseau, je suis les traces d'huile jusqu’à l'impact fatal puis parvient à joindre Laurent qui rentre juste de congés.
Il accourt avec la caisse à outils et 5 litres d'huile, me tracte jusqu’au col, je descend en roue libre la piste sans assistance sur les freins et la direction.
Au col de la Fage nous mettons le cric, arrachons à moitié les protections en plastique et constatons qu'il y a un trou de 2cm² dans le carter du moteur.
Un bout de chiffon tenu par du fil de fer limite la fuite à un bon goutte à goutte.
Escorté de Henri arrivé en renfort je dévale la pente jusqu’à Renne les bain le plus souvent en roue libre, moteur arrêté ou non,au milieu des alarmes et des imprécations, injonctions et autre malédictions de l'ordinateur. Pour le calmer je m’arrête plusieurs fois pour ajouter de l'huile.
Finalement je laisse la voiture à Limoux chez le garagiste d'Henri.
Ami promeneur si tu cherche la foret domaniale de Camp sur Agly, va chez Gonzales et suit, tel le petit poussé, les traces d'huile jusqu'au bout...
Henri m'a ramené chez moi.

Ami sociétaire du SCA, ne te laisse pas aveuglé par les quelques récentes péripéties assez affligeantes, fréquentes dans le milieu associatif en général et particulièrement dans celui du petit monde spéléo.
Dans l'épreuve, la solidarité de chacun est sure et solide.

Frères du SCA je vous remercie de tout mon cœur et vous béni.

Le 4 aout je serais avec les "bidochons" dans les causses majeurs,
que la première à Terme soit belle.

 Jean Michel