samedi 13 juillet 2024

C'était André Rieussec: Quelques mots pour évoquer une "figure" du Spéléo Club de l'Aude, André rieussec, qui nous a quitté en début de semaine dernière. André alias "de gaulle" et plus recemment "Abbé Pierre", car il lui ressemblait beaucoup. Son nom à l'image de son accent rocailleux d'un enfant d'occitanie, issue d'une terre rugueuse mais généreuse. Comme en fait l'était André. Une personnalité assez fantasque et haute en couleur, qui n'avait pas souvent sa langue dans sa poche. L'une des dernières mémoires du CLUB, qu'il commence à fréquenter, je crois, au début des années 70. Avec une participation actives aux dernières exploration de Cabrespine. Ce qui n'est pas rien! Cette grotte inégalée il la portait dans son Coeur, comme son hameau de Sériés perché sur les landes minervoises battues par le vent. C'était toujours un plaisir pour moi de le retrouver, et je crois que c'était réciproque, car s'il avait beaucoup ralenti les sorties spéléo, il aimait beaucoup échanger avec les actifs plus jeunes. Me concernant je devrais mettre jeune entre guillemet!!....mais toujours dans la courses aux premières c'est on ne peu plus vrai!!Sa personnalité attachante va beaucoup manquer sur les hautes terres Minervoises, comme en témoigne les très nombreuses personnes présentes à sa sépulture.Mais sa fille Véronique qui a hérité du "feux sacré"des explorateurs de l'ombre a bien repris le flambeaux, et l'Aventure de la Vie peut continuer. 


 

TRAVAUX BORIE 6

Vendredi 12 Juillet 2024

participants : Daniel M., Daniel C.

TPST : 5h ;  Libellé : BORIE 6

Toujours dans l'objectif de revoir le fond de la grotte, nous sommes obligés de faire des élargissements car c'est bien connu les étroitures rapetissent dans le temps 😂.

Les premières étroitures j'ai pu les passer avant agrandissement confort, mais la dernière me refuse l'entrée.

D'autres scéances seront nécessaires pour une visite complète de la cavité.


Passage 1ére étroiture après élargissement




Passage du fond à élargir


mardi 9 juillet 2024

CHANTIERS à ST PANCRASSE

Lundi 8 Juillet 2024

participants : Henri G, Daniel M, Jean Michel E, Daniel C

TPST : 5h ; 15 m de première / Libellé : Grotte du piège et nouvelle


Décidés à retourner à ST PANCRASSE, deux équipes vont se séparer pour 2 chantiers :

1 : Jean Michel E et Daniel C pour continuer dans la grotte du piège, la salle de la CAGADE ne sentant plus la M......

2 : Henri G et Daniel M qui attaquent la désobstruction d'un trou à proximité déjà connu par Laurent H.

Salle de la CAGADE, avancée de 2 mètres et du boulot assez conséquent à prévoir.

Nouveau trou, au bout de 4 heures de travail, passage dans une galerie et 15 mètres de premières. Le courant d'air soufflant est bien présent dans plusieurs suites possibles.

En prévision d'un autre chantier, Jean Michel E élargi l'entrée d'une autre probable cavité aussi connue par Laurent H.


La vidéo de Daniel M sur le 2ème chantier du jour:




 

dimanche 7 juillet 2024

Samedi 6 juillet 2024

participants : (Saapo)Laurent, Florence, Maëlys, Antoine, Mathieu, Joël,

 Camille, Steve, Eleanor, Jean Michel

 Traversé du Vieux lion Chandelier pour guidée une équipe de la Saapo. 

8h30 rendez-vous au parking de Puivert  pour rencontré l équipe du Saapo puis nous sommes monté au parking habituel pour s’équiper sous la pluie,devant l entré du vieux lion briefing sur la cavité et sa découverte nous entamons la descente du vieux lion vers 10h. L'équipe du Saapo est impressionné par le travail de désobstruction réalisé dans le Vieux lion. Nous avançons tranquillement jusqu'à 13h30 l'heure du casse-croûte , pour ne pas changer les habitudes Eleanor et moi démontons deux boites de cassoulet.

L'équipe du Saapo est étonner de la grandeur du Chandelier certain sont motivé a revenir en hiver avec la néoprène pour voir la botté des gours plein d'eau.

Sortie du Chandelier vers 17h30 sous l'orage.

Une journée très agréable avec une bonne équipe et dans la bonne humeur. 

PST : 7h30  / Libellé : vieux lion, chandelier plateau de Sault.


 

À pieds joints dans le Landeyran souterrain



Compte rendu des quatre jours d'exploration, de redécouverte et de désobstruction dans la Grotte de la Boite aux lettres


Vallée du Landeyran, Hérault



La fois dernière, nous nous étions arrêtés devant un passage bas noyé dans la grande salle supérieure, d'où coulait un petit ruisseau. Ce passage initialement colmaté a été rouvert par l'eau suite à d'importantes pluies. Derrière ce passage, une très grande salle et un conduit rectiligne soufflant sont redécouverts. Ouvrant la possibilité sur des escalades et de la désob. Au point le plus bas connu de la cavité, nous nous étions arrêtés sur ce qui nous semble être l'aval du ruisseau rencontré dans la grande salle. Ici, le niveau d'eau était bien haut, créant un siphon et empêchant tout courant d'air de passer. Suite à cela, une visite ultérieure permit de voir que ce ruisseau pouvait s'assécher en totalité, y compris dans l'inférieur (avec encore un peu d'eau dans le fond au moment de cette visite). L'eau disparut du siphon laissa place à un généreux courant d'air. Il restait néanmoins au fond, quelques centimètres d'eau. Les perspectives pour la session prochaine étaient données, et nous ne serons pas déçus du voyage !




Lundi 01 Juin 2024

Participants : Ju, Charlie, Alary

TPST: 12h / Grotte de la Boite aux lettres

Entrée à 11h avec trois gros kits de matos direction la grande salle parallèle dans laquelle des escalades sont à faire. Cette nouvelle grande salle, que nous appellerons instinctivement "la cathédrale", est parallèle à la grande salle précédente (appelée la "salle principale"), l'une de l'autre sont séparées d'environ 7m de roche pleine. Pour y accéder, on passe un passage bas, que l'on vidange pour ne pas se tremper. Derrière, sur la droite, on débouche dans un conduit rectiligne perpendiculaire à tout le reste.
Conduit perpendiculaire
Celui-ci tourne au bout d'une quinzaine de mètres très brusquement à droite, donnant dans une petite pièce circulaire au bout de laquelle un petit passage soufflant est présent. Une désob a visiblement été tentée ici sur quelques dizaines de centimètres, et les gravats extraits se sont emprisonnés dans la coulée de calcite avec le temps. Élargir ici serait un gros chantier, ce n'est pas la priorité, mais c'est faisable. Retour juste après le passage bas. Sur la gauche, une étroiture rampante à l'égyptienne dans la boue de quelques mètres donne directement dans la cathédrale. Celle salle très haute (±30m de haut) et peu large (±3m) résonne vraiment très bien. 
La salle doit faire 30 à 35m de long et est entrecoupée par un mur pleine roche, que l'on équipe avec quelques marchons. Au fond, notre première escalade de 6m environ. Cette dernière a déjà été faite à l'époque, on repère trois spit sur une coulée adjacente. Arrivée en haut, je repère une suite étroite, en me mettant dedans, je sens un léger courant d'air, et il semblerait qu'il y ait une autre petite salle derrière, mais il faudrait élargir tout ça ! Pour ne pas laisser de matériel ici, je redescends sur mes pulse un par un. Ensuite, direction le début de la salle, où une grande escalade nous attend. Et c'est Ju qui commence, je prendrai la suite plus tard. Au bout d'un moment, il est nécessaire d'installer un frac pour récupérer nos pulse et continuer. Pour ne pas laisser trop de matos, je plante un goujon de 12 doublé d'un pulse de 12.
Bientôt en haut
J'arrive finalement à l'endroit que nous voyons depuis le bas, et... il n'y a rien du tout, si ce n'est un
boyau impénétrable descendant à la verticale... Au-dessus, ça monte encore un peu, mais la visibilité est mauvaise de ce point. Je fatigue vraiment, et j'ai hâte de retrouver le sol, donc je laisse la place à Charlie pour effectuer les 3/4 derniers mètres. Et il n'y a absolument rien, le plafond rejoint les murs, aucun palier, aucune suite... Du coup Charlie bricole des trucs pour laisser le moins de matos possible en haut. En tout, cette escalade d'environ 17m nous aura couté deux goujons de 12 et un bout de corde de 1m. Il est 21h passé, mais nous n'avons pas fini. Pour prévoir la journée de demain, on fait un tour au point bas. En bas donc, le ruisseau est sec, mais il y a une flaque et une lame au sol qui empêche de passer. Juste à droite, un boyau étroit ne décent pas autant, et surtout, souffle très généreusement ! C'est ici que nous attaquerons demain. Direction la sortie, avec ses quelques étroitures, dont la fameuse boite aux lettres (étroiture remontante de 2m de haut) et ces ramping pas confortables (on finira par s'habituer à tout ça). Sorties un peu après 23h.



Mardi 02 Juin 2024

Participants : Ju, Charlie, Alary

TPST: 10h15 / Grotte de la Boite aux lettres

Mâtiné course pour acheter un peu de matos, une mèche en 8, un super seau déformable, une massette de plus.... On rentre dans le trou vers 13h, direction le point bas. Ici, nous avons de la place pour stocker, et tirer les sauts depuis un palier 2m plus haut. Dessous, une seule personne à la fois travaille. La lame identifiée hier est sortie du sol au pied de biche, et réduite sur place. L'argile est décaissée, on peut passer, sauf qu'il y a de l'eau, et énormément de boue... En sondant la suite avec la jambe au loin, j'identifie un passage bas s'élargissant un peu après. Rien de bien fou.

Vu vers l'eau
Du coup, on essaie de vidanger l'eau au seau, mais c'est interminable, la flaque semble être grande. Du coup on attaque le conduit de droite, qui souffle assez fort, en pleine roche. 
Conduit de droite, on attaque le mur gauche
Le boulot est remarquable, c'est quelque chose comme 150kg de roche en trois gros blocs que l'on doit maintenant gérer.
Énorme
Nous continuons avec fracas, en prenant le temps de faire quelques sculptures entre deux seaux. À un moment, un bloc éclaté révèle une large bande cristallisée dans la roche, ce caillou sera exposé avec le reste de nos œuvres, dans ce qu'on appellera, la "galerie de l'exposition".
Belle pièce
En début de nuit, vers 22h, Charlie est capable de voir au loin. La suite existe et semble descendre.
2m de gagné
Pour aller plus loin, il nous faudra élargir davantage et creuser le sol, mais la suite s'élargit légèrement d'elle-même. À 22h30 nous prenons le chemin du dehors, pour y être vers 23h15.
Combi aérée


Mercredi 03 Juin 2024

Participants : Charlie, Alary

TPST: 7h30 / Grotte de la Boite aux lettres

Entrer vers 12h30, on attaque sans attendre. Élargissement effectué, sol décaissé, puis petit repas pour moi dans la "salle pipi" (nom provisoire) sur les coups de 16h pendant que Charlie s'affaire sur le front. En m'en allant manger, il me dit de regarder au plafond dans un coin de la salle pipi, ce que je ferai rapidement après. Et ça ne manque pas, moins de 8m au-dessus, de belles concrétions blanches sont visibles dans une salle, et ça raisonne fort ! Du coup je tourne un peu pour trouver un moyen d'escalader, et je finis par trouver un boyau remontant montrant des traces de passages. En même temps dans ce boyau, je dégomme un caillou à moitié enfoui dans l'argile d'une roche absolument différente des roches présentes dans cette grotte.

Un truc comme du grès importé par l'eau ?
Charlie me rejoint rapidement, et la désob est mise en pause pour de l'explo ! On grimpe alors dans d'énormes plaques de plafond décollées et remodelées légèrement par l'eau, il y a des vides et des fissures parallèles et perpendiculaires partout, la vigilance est de mise. En remontant de 5m, on tombe sur un vieux montage câble acier et corde à nœud, partant direction la salle vue depuis le bas.
C'est pas FFS
Nous passons, et trouvons plus haut une fissure élargie avec une margelle qui pourrait nous mener à cette fameuse salle... on verra après, car ça continue de monter, et il y a une corde pendue en haut ! Nous y arrivons, juste derrière et sous nous 7m de vide, mais ça passe (suffit de pas regarder en bas), et nous arrivons dans un large volume entièrement fracassé par la tectonique. Il se trouve en fait que nous sommes dans le plafond de la grande salle principale. Ce supérieur peut s'atteindre par une vieille corde, mais la nature des amarrages et la vétusté générale de l'équipement laissé ici pendant plus de 15 ans nous avait refusé de monter... Nous explorons à pas légers, et apercevons le grand vide à plusieurs endroits. À un moment, nous descendons entre les blocs, c'est labyrinthique. Et nous distinguons un grand volume au loin, qui raisonne beaucoup. Notre sens de l'orientation totalement déréglé nous fait croire à une nouvelle salle, mais après beaucoup de mal pour rejoindre ce dernier (étroiture, vide évité, oppo boueuses pas cool...), nous évitons un dernier grand vide et je monte m'assoir à un endroit, puis Charlie me rejoint, et d'un seul coup, nous nous rendons compte que nous avons juste fait une boucle dans l'éboulis, et somme revenus exactement au même endroit qu'avant dans le plafond de la grande salle... Grande désillusion ! Mais au moins, on commence à comprendre comment le truc est foutu (et c'est un énorme bazar). 

Pour faire simple, tous les volumes sont parallèles les uns aux autres, tous orientés environ 200°S-20°N, entrecoupés de petits passages qui les recoupent. Tout cela agrémenté de régions démantelées et remplies de gros blocs en éboulis plus ou moins stabilisés. Sous tout ça, passe un ruisseau que l'on a déjà vu couler, mais qui est sec la plupart du temps. 

Il est d'ailleurs amusant de voir en haut de cette grande salle, un énorme bout de plafond sous creusé par l'eau en lapiaz, et ensuite décroché du plafond, et reposant sur d'autres éboulis à 20m de haut. Il y a aussi de très belles concrétions.
Un échantillon
Entre deux énormes morceaux de plafond, il est possible de se faufiler, rampant dans une boue terrible et parfois très rouge, pour voir encore quelques belles concrétions. Une fois le tour fait, nous redescendons par là où nous sommes montés, et essayons d'accéder à la salle qui a lancé cette exploration inopinée par la fissure détectée à la montée. Ça passe grâce à une petite margelle, mais l'engagement monte d'un cran quand des vides directs viennent s'ajouter à ce toboggan lisse, aérien, et suffisamment large pour glisser dedans.... Finalement, Charlie arrive à passer et arrive 3m au-dessus de cette fameuse salle, une corde y descend, mais pas question de l'emprunter (puis nous n'avons aucun matos sur nous). Je m'arrête un peu avant cela, car cumulé à la fatigue, c'est bien trop risqué d'essayer de passer.
On redescend dans la salle pipi, et on tente une escalade via une diaclase lisse mais peu large, qui permet de monter en compression sur 6m. On arrive alors 3m sous le bout de la corde vu plus haut par Charlie. Ici, il y a des trous partout entre les blocs, un pas d'escalade semble être possible, mais ce n'est absolument pas raisonnable d'essayer cela (c'est boueux partout). On reviendra. Avant de partir, retour sur le front de désob pour parler un peu avec le mur préparé par Charlie pendant mon repas, puis direction l'extérieur pour sortir à 20h.


Jeudi 04 Juin 2024

Participants : Ju, Charlie, Alary

Changement de programme ! Au bout de trois gros jours d'effort, nous ressentons le besoin de faire une pause pour reprendre des forces, se détendre les muscles et se changer un peu les idées. Du coup, une session canyoning se met en place. Nous ferrons le canyon de Colombières, et descendrons l'Arles. En tout, c'est 3km de canyon sur 520m de dénivelé négatif, avec pas mal de rappel, de sauts et quelques cascades un peu engagées. Le niveau d'eau est plutôt haut, ce qui est bon pour les toboggans, mais moins drôle pour les cascades. L'eau est fraiche, mais les combis en 5mm s'en accommode bien. Finalement, cette journée fut tout aussi fatigante que les autres, tellement qu'il nous passe l'envie de manger, le sommeil gagne.



Vendredi 05 Juin 2024

Participants : Melissa, Charlie, Alary

TPST: 6h / Grotte de la Boite aux lettres

Entre temps, nous nous sommes décidés sur ce que nous allions faire aujourd'hui. L'objectif est d'escalader le ressaut de 3m, explorer la salle du haut, poser quelques cordes, et retourner creuser sur le front. Mais les choses vont très rapidement changer ! En effet, nous n'avions pas espoir de trouver grand-chose en montant dans cette salle, mais il en fut tout autre ! En deux pulse, l'escalade est pliée, et les cordes pour descendre placées, je monte et fais un rapide tour de la salle pour voir si ça vaut le coup que tout le monde monte. Et au détour d'une lame de roche, un passage bas étroit laisse passer un fort courant d'air, bien plus fort que celui du fond où l'on creuse ! Du coup, tout le monde monte. Derrière ce rétrécissement, une autre salle, avec un peu de matériel laissé. Une espèce de poche en chambre à air semblant contenir des cailloux avec de la poudre grisâtre, et plus loin un sac avec un emballage plastique, une sorte de cendre, un emballage plastique et quelque chose de marron tout fondu et solidifié. 

La poche qui sent une sorte de gaz
Dans cette salle, sur la droite, un tunnel désob donne sur une autre salle, avec de grandes coulées oranges. Au-dessus une étroiture et une petite diaclase sans intérêt. Retour dans la salle de la poche. Sur la gauche, une diaclase part, puis quelques blocs s'escaladent, et nous arrivons dans une pièce très concrétionnée, avec des coulées d'une blancheur extrême.
Les coulées sont cachées derrière
De là, beaucoup de vides sont présents en dessous, mais nous trouvons un passage qui mène sur un toboggan glissant descendant. Nous arrivons alors sur une autre étroiture désob qui souffle vraiment fort du fait du rétrécissement. Nous passons sans les baudriers et arrivons encore une fois, dans une grande diaclase parallèle.

Nous avançons sur un faux plancher, c'est creux de quelques mètres en dessous, puis ça bifurque à droite sur un amas de blocs, et ça pince de partout, sauf vers le bas. Charlie descend un peu entre les blocs, sur un palier, sous lui, une petite verticale de 8m, il lance un caillou... et ça fait plouf ! Il lui semble même entendre les clapotis de l'eau en bas. Mais pour descendre, il nous faut les cordes, alors retour à la salle de l'escalade, manger un bout, récupérer du matos, et retour au-dessus du puits. Il n'y a aucun équipement en place, peut-être que le fond a déjà été visité avec une corde autour d'un gros bloc, impossible de le savoir. Depuis le palier où je plante deux pulse, j'entends l'eau se mouvoir plus bas, c'est excitant !
C'est parti !
La corde arrive tout juste en bas, et on prend pied dans un ruisseau, avec un amont et un aval pénétrable. L'amont part sur 5/6m puis se rétrécit, on pourrait passer mais cela signifierait ramper dans l'eau, après le rétrécissement, ça devient plus large. L'aval se parcourt plus aisément, et développe sur une quarantaine de mètres environ.
En bas aucune trace de passage visible, probablement effacé par les battements de l'eau. 
L'amont
Du coup, direction l'aval, avec une belle première pièce.
Après cette pièce, un passage bas oblige de nous mouiller légèrement, de l'autre côté, nous arrivons sur un éboulis de très gros blocs. L'eau passe dessous et entre les blocs, puis semble partir dans quelques interstices. Il est possible de monter dans l'éboulis, on aperçoit l'eau dessous. Un passage serait possible entre les blocs après élargissement. Sur les rochers, 15cm au-dessus du niveau actuel de l'eau, une large bande noire est visible, peut-être la trace ancienne d'un niveau stable. 
L'éboulis remonte bien, et il y a de beaux volumes entre les blocs, peut-être la suite des supérieurs au-dessus de tout ça mais ce n'est pas franchissable en l'état, bien trop de boue et trop peu de prises.

Il nous parait étonnant tout de même que les premiers explorateurs ne soient pas descendus dans le ruisseau, peut-être le niveau de l'eau était il bien plus haut au moment de leur visite ?Peut-être y a-t-il un autre passage ne nécessitant pas de corde ? En tout cas, il sera intéressant de venir voir l'évolution du ruisseau suite à des pluies prolongées ou au contraire lors d'une sécheresse, constater si le niveau varie et réagit aux mouvements du ruisseau extérieur qui se perd à quelques pas de la grotte. Le débit apprécié dans la grotte correspond fortement au débit observé à l'extérieur dans le ruisseau du Landeyran qui se perd. Dans le futur, nous améliorerons grandement l'accessibilité dans la grotte, en élargissant certains passages, et en posant des marchons stratégiques pour faciliter les déplacements.

Une belle session très exigeante de 35h, avec la consécration finale d'avoir retrouvé le cours d'eau, et un bel espoir de pouvoir le suivre et retomber dans des supérieurs encore inexplorés !

Réseau C77 aux Cazals

Samedi 7 juillet 2024

participants : Gilles, Victor.

TPST : 4h20

Ce samedi Gilles et moi partons explorer le réseau C77, aux Cazals.

Nous nous dépêchons de traverser la fosse aux ours jusqu'à arriver au P13 du réseau C77, que Gilles équipe avec des cordes.

Nous devons aussi faire un passage en vire sur un sol pentu et très glissant. Heureusement, quelques stalagmites et plusieurs points d'amarrage artificiels nous permettent de nous longer sur la corde de vire en sécurité.


Nous descendons ensuite jusqu'à la base du P25.


Une longue corde descend du plafond à travers une lucarne à peine perceptible depuis le bas.
Nous empruntons cette corde afin d'arriver dans le réseau de la lévitation.


Nous explorons une partie de ce réseau, mais nous nous arrêtons en bas de la rotonde. Nous n'avons pas le matériel nécessaire pour continuer l'ascension. 

Nous faisons demi-tour, repassons par la lucarne et descendons la longue corde jusqu'à la base du P25. Gilles repère quelques perles que je m'empresse de photographier.


Gilles profite de cette corde pour me faire faire quelques exercices, avant de prendre le chemin du retour.
J'ouvre la marche, pendant que Gilles déséquipe derrière nous au fur et à mesure de la progression.
Tout se passe bien jusqu'à la remontée d'un petit puits de rien du tout. Je fais une mauvaise manipulation, le croll ne se bloque pas sur la corde et ne fait que glisser lorsque j'essaie de monter. J'ai dû me longer à la poignée afin d'essayer de régler ce soucis, en vain. Je passe mon kit à Gilles qui monte me prêter assistance sur la corde. Finalement, après quelques efforts, le problème est réglé et nous remontons jusqu'à la surface sans rencontrer d'autres soucis.
Cette expédition qui aurait dû être tranquille m'a finalement épuisé !

samedi 6 juillet 2024

BORIE 6 AGRANDISSEMENT

Vendredi 05 Juillet 2024

participants : Daniel M., Daniel C.

TPST : 5h ; Agrandissement  / Libellé : BORIE 6

Lors de notre sortie au BORIE 1 Alary me remontre l'entrée du BORIE 6 et nous constatons du courant d'air dans l'entrée. Daniel M veut faire un relevé de températures et commence la réouverture de la cavité qui c'était bien rebouché.

Daniel M avait bien travaillé et quelques aménagements supplémentaires nous permettent de passer une première étroiture, puis je passe la deuxième pour passer dans une belle galerie concrétionnée.

 Je n'ai pas exploré le reste de la grotte et un prochain agrandissement est envisagé.



vendredi 5 juillet 2024

Aven des Pauvres (Causse du Larzac)

Mercredi 3 juillet 2024

Participants : Nicolas (SCHS), Jean-Michel, Gilles

TPST : 7h / Aven des Pauvres, Causse du Larzac

En étudiant les topos de l'Aveyron, l'aven des Pauvres avait retenu mon attention pour sa grande verticale, un P153 d'un diamètre assez important.


Partant pour l'aventure : Jean-Michel et Nicolas du SCHS (Ariège).

Nous arrivons vers 10h20 sur le plateau, par une température de début juillet : 11 degrés. Nous finalisons les kits et après une éprouvante marche d'approche de 300 mètres, nous voilà au trou. 

On est repérés

L'ouverture dans le grillage à ne pas rater

Le début de l'équipement mérite réflexion, les premiers arbres sont assez loin. 

Comment qu'on fait ?

Nous passons le P21, puis le tunnel desobstrué menant au sommet du P153. Le départ est assez étroit. Je pars avec deux kits au cul, si je me débrouille bien peut s'éviter les passages de nœuds. 
Le premier frac que je prends se situe après environ 50 mètres de descente (Jean-Michel en verra un intermédiaire), je raboute la C100 et continue la descente qui peut se faire d'environ 80 mètres en un jet permettant d'atteindre la margelle située 20 mètres avant le fond du puits.
Je décide d'utiliser tous les fracs rencontrés vu qu'on est large en corde. Le deuxième doit être environ 40 mètres plus bas et la descente se poursuit par une courte longueur m'obligeant à faire une conversion pour mettre une dév. Encore 30 mètres et on arrive sur la margelle où l'équipement ne saute pas aux yeux, je suis toujours à la recherche du second spit... heureusement ça se double facilement en AN.

Environ 90 mètres de descendus, il en reste 60, avec vue sur la margelle

Vers 14h nous mangeons au pied du P8 dans le prolongement du P150. La descente était légèrement arrosée, j'apprécie de faire la tortue sous mon poncho flambant neuf.

Après manger nous descendons le P15 final dans un rapide aller-retour, le méandre terminal ne nous inspire pas.

Jean-Michel révise les nœuds

L'équipe du jour !


Pour le déséquipement du grand puits, je choisis d'enkiter les deux petites cordes et de tirer les C77 et C100 raboutées depuis le haut. C'est Jean-Michel qui s'y colle, mais n'ayant qu'une confiance limitée dans ma technique, je l'aide à tirer la C100 que nous enkitons au dernier frac. La poulie bloqueur est bien utile !
Sortie à 18 h.

Information aux futurs visiteurs, la cavité a été rééquipée récemment en AF (12 ou 14 mm).
Pour R1.5 (non topo) + P153 ça donne la fiche suivante :

1 AF (à gauche, corde en direct) ↓ 1.5 m, 2S  → 1 m, 1 dév/S ↓ 2 m, 2S ↓ 25 m, 2S ou 1 AF ↓ 25 m, 2S ou 1 AF ↓ 25 m, 2S ↓ 40 m, 2S ↓ 4 m, 1 dév/ AF (sur gauche dans le sens de la descente) ↓ 6 m, 2S ↓ 30 m, 2S (faut ouvrir l'oeil, je n'en ai trouvé qu'un ! mais AN présent) ↓ 25 m.
Une C180 convient (j'ai utilisé C77 + C100 + C27)