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mardi 21 août 2012

Désobstruction et curiosités

Lundi 20 Août 2012
participants : Jeannot, Martin, Laurent
TPST : 4h ; TPES : 3h
Suite à nos bonnes résolutions, nous voici en pleine collaboration  Hautes Corbières - Corbières maritimes. Après une visite à la maison forestière et un petit aperçu du massif le matin, nous descendons au Roc de l'Aigle pour commencer le calibrage du méandre et débuter la formation de Martin aux techniques de désob.La période de chaleur actuelle, tout comme les vagues de froid et les grandes crues, est propice à l'observation de phénomènes climato-karstiques intéressants. Ca commence dès la première descente : le bas du puits est le siège d'une formation de brume de condensation dûe à l'aspiration de l'entrée. L'air perd 15°C en 15m et par la même occasion toute son humidité, ce qui donne la sensation de respirer dans la flotte. Heureusement ce ressenti ne dure pas et plus bas on se sent bien mieux.Je ne résiste pas à la tentation d'aller faire un élargissement au fond. Un trou comme un gros pamplemousse s'ouvre au dessus des gravats de la fois précédente et ronfle tout ce qu'il peut, mais il faudra être patients et déterminés pour aller voir plus loin.Nous finissons les accus dans le méandre situé entre les deux aires de stockage en prévision du camp du nouvel an. La procédure est suivie assidument par Martin qui se prend à rêver de nouvelles découvertes : il semble que le virus s'installe... Nous sortons vers 16h et décidons d'aller jeter un oeil à Vignevieille pour voir si l'air a commencé à passer au dessus du siphon qui doit être encore très haut cette année. Nous sommes rassurés dès l'escalade dans la falaise : on ressent l'air frois dégouliner dans le thalweg de crue.Pourtant, arrivés au siphon, il faut se rendre à l'évidence : le bain intégral est encore obligatoire pour passer, mais le spectacle vaut le déplacement : le bruit de l'air fait croire à Martin que nous débouchons dans le métro : c'est sans  commentaires.. 


Difficile de résister à une petite baignade pour s'approcher,  plus loin on entend un bruit de cascade qui n'est autre qu'une nouvelle turbine à zef : le passage dans le réseau dans de bonnes conditions n'est pas pout tout de suite.
La vidéo suivante est spécialement dédicacée à Gaëtan en souvenir de la dernière exploration dans le réseau "au bout du monde", en espérant avoir la chance de poursuivre ensemble cette fabuleuse aventure post siphon qui devrait nous mener vers le collecteur ouest du massif et les résurgences de Saint Pierre.



L'ex-siphon terminal à 3km de l'entrée n'étant bien sûr pas désamorçé, le zef observé ici provient presque exclusivement de l'affluent de la Parcade (à plus de 3km) et du secteur des Tibétains (1,3km). Il débite plusieurs mètres cube/seconde. Les vaguelettes donnent l'impression que l'eau est courante alors qu'il n'en est rien. Pour les connaisseurs, imaginez si le verrou du fond était ouvert...

Je profite de l'occasion pour faire quelques mesures : T°eau = T°air = 12,3°C.
Sur le chemin du retour, dernier détour par la vallée de Saint Pierre et le trou du Coinq, autre trop plein du massif. Dans la sortie d'eau temporaire sud, bon zef là aussi à 12,3°C mais sans équivalent en intensité. Même altitude, même chimie des eaux, même température, même morphologie qu'à Vignevieille : il est clair que nous avons à faire avec le même réseau. Il va falloir sérieusement songer à refaire une opération de pompage dans ce secteur l'été prochain. 


dimanche 1 janvier 2012

Synclinal de Sougraigne, suite


Petit bilan des désobstructions depuis Noël :


Première sorie en solo pendant la courte vague de fraîcheur de la semaine dernière à la perte du col de la Fage. Ce trou avait échappé aux revisites depuis la crue exceptionnelle de Mars dernier, il fallait combler cette lacune.


Dès le bas du ressaut d'entrée, il semble évident que la perte a absorbé un débit assez colossal, probablement plusieurs centaines de L/sec. Tout est décapé, recreusé, agrandi même. Le barrage que nous avions établi il y a quatre ans à l'extérieur lors des derniers travaux de désob a dévié la totalité du cours d'eau temporaire dans le trou. Au fond, un passage en hauteur s'est ouvert, mais pas là où nous creusions avant...et un fort zef alternatif s'y engouffre.


Je creuse pendant deux bonnes heures et gagne environ deux mètres en suivant l'air avant d'être saturé de remblais.


Retour sur les lieux quelques jours plus tard avec Fred (nouveau membre) et Henri. Nous stockons un peu plus loin et gagnons deux mètres supplémentaires, au bout desquels le passage libre de blocs replonge dans un mur constitué de cailloux de la taille d'un poing. L'eau est passée par là, et à présent c'est l'air qui sort du mur avec force. Nous stoppons sur ce scénario plutôt surprenant, à court de place.


Pour poursuivre , il faudra vider et évacuer cette minitrémie vers le ressaut d'entrée. Ce chantier redevient donc intéressant. Pour la situer dans le contexte, cette perte se situe précisément à la tête de la gande gouttière synclinale qui mène, 3 km plus loin et 300 m plus bas, à la résurgence des Tourtes (10 km de réseaux karstiques sont déjà connus sur ce système, mais le collecteur n'a pas encore été découvert). Un bon kilomètre en aval de la perte en suivant la structure géologique, se situe l'aven du roc de l'Aigle, à l'aplomb du coeur du synclinal.



L'aven du roc de l'Aigle, justement, nous y revoici le 31 Décembre pour finir l'année en remuant des blocs. Une bonne équipe est constituée : Il s'agit d'Etienne, Jean Michel, Henri, Stoche et Marie venus en renfort du SCM, et moi.


C'était l'occasion d'observer en même temps le comportement du trou pendant un équilibre thermique : quelques pics d'aspiration, quelques moments de pause, mais souffle encore dominant par bouffées assez fortes de 20 à 30 sec. En l'absence de moteur thermique, le réseau entre en résonance type volume...


Mais le volume, nous n'y sommes pas encore et il faut continuer à descendre. La voûte basse du fond actuel est éliminée dans la matinée, le passage continuant à l'horizontale. Nous nous passons les blocs dans des positions scabreuses et les acheminons, en faisant un relais au milieu, jusqu'à la base du ressaut de 3 mètres. Dans l'après midi nous gagnons durement quatre mètres de méandre supplémentaires. Visibilité de 70 cm jusqu'au coude suivant en fin de journée. Une journée de déstockage du ressaut à 7 ou 8 personnes jusqu'à la salle de -25 sera nécessaire pour poursuivre décemment le méandre.


Le trou se défend et la solution viendra peut être de l'interclub comme ce week end, très efficace; car devoir renoncer par manque de bras et de gens motivés sur un objectif d'une telle évidence serait une aberration spéléologique.


Malgré le défi, j'ose espérer que 2012 récompensera la tenacité des explorateurs...


Bonne et heureuse année à tous les lecteurs du blog.



dimanche 4 décembre 2011

photos roc de l'Aigle

Quelques photos de la sortie de Dimanche dernier au roc de l'Aigle




En bas du ressaut, le départ du long méandre à partir de -25




pause déjeuner dans la salle de stockage intermédiaire














l'entrée désobstruée; plus de 2m de terre sableuse avant la roche...



dimanche 27 novembre 2011

WE polyvalent et bien rempli

samedi 26 Novembre

Trou de la Pause : bouclage de la topo et calibrage de la dernière partie du méandre d'accès à la nouvelle partie
Participants : Jean Luc, Julie, Hervé, David, Henri, Laurent
TPST : 7h30

Entrée sous terre vers 10h et descente rapide. Le lieu du chantier d'aujourd'hui correspond au terminus topo avec Etienne. Le régime hivernal du zef (aspirant) est déjà en place.
L'équipe se scinde en deux : pendant qu'Henri et Jean Luc commencent à percer, j'organise une petite visite des lieux pour les novices (Julie, Hervé déjà bien aguerri et David pour qui c'est le baptême du feu). Les différentes observations morphologiques sont l'occasion d'une bonne discussion sur la relativité du temps.


Dans l'amont, le recoupement aléatoire d'une conduite forçée scellée et fossilisée montre une belle coupe d'un "piège karstique" typique. La règle montrant l'horizontale, il est fort probable que cette sédimentation soit antérieure à la surrection et à la mise en place de la structure actuelle du massif (Eocène supérieur). Il serait intéressant d'analyser le contenu...




Ce qui pourrait être la coupe d'une huître du Cénomanien (Crétacé supérieur). La taille est celle d'une grosse huître actuelle


En pleine paroi calcaire, un genre de "nid" vieux de 100 millions d'années et dégagé par la corrosion. la guangue qui entoure les oeufs est transformée en marnes. Le gros élément a un diamètre d'une quinzaine de centimètres. L'avis d'un spécialiste en fossiles de cette époque serait là aussi intéressant


Après la première purge, l'équipe se regroupe pour manger ensemble. David qui n'a pas de rhovyl est mort de froid et remonte après le repas accompagné d'Hervé.

En deuxième partie de journée, Henri et Jean Luc poursuivent le calibrage à pendant que Laurent et Julie continuent la topo.


Bilan de la journée : encore une sortie et le méandre sera calibré "quatre pattes". Les lignes 220v qui ont servi à vaincre la méandre cet été ont été déséquipées et la topo est faite.

Voici les premiers chiffres : Le trou atteint pratiquement les 500m de développement avec 475m topographiés; la profondeur est de -50. Le report de surface devrait nous en apprendre pas mal sur la proximité de la confluence avec un plus gros actif puisque la structure géologique est ici très lisible.



Dimanche 27 Novembre


Aven du roc de l'Aigle

Participants : Guillaume, Félix, Jean Michel, Laurent

TPST : 6h30


Journée désob pure et dure. Les carcassonnais ont récupéré la perfo "light" chez Henri qui n'a chargé qu'un seul accu ; il faudra faire avec. On décide de tenter le coup quand même.

Une bonne surprise en arrivant : malgré la faible amplitude thermique, le trou s'est mis à souffler fortement. Autre surprise : sous terre il y a moins d'eau qu'en plein été, le "condensateur estival" s'est arrêté avec l'inversion thermique.


On attaque l'élargissement des deux dernières étroitures franchies en extrême par notre fil de fer Etienne. Aucun gazage : on compte jusqu'à dix après la mise à feu pour voir arriver le nuage puis encore jusqu'à dix pour qu'il soit parti.


Descente de 4 mètres environ, arrivée sur une espèce de voute mouillante mais il faut encore tirer pour s'avancer dedans.


Pendant que je reperce, Jean-Mi qui bricole au dessus parvient à trouer le fond d'une baignoire suspendue; l'eau m'arrive par derrière, rentre par le col de la combi et finit dans les bottes en passant par le slip...

C'était l'apéro. En continuant à taper jean Mi arrive à déstabiliser cette fois un bloc de 60kg juste au dessus de ma tête qui doit certainement être mise à prix...

C'est la pression des bottes qui maintient le bloc. Je repasse l'étroiture verticale en priant pour qu'il ne tombe pas en m'écrasant le thorax. Le bassin à peine sorti, le bloc tombe sans blesser personne, ouf...


Le travail reprend en sécurité cette fois. Dernier tir pour aujourd'hui, je parviens à rentrer dans la voute mouillante d'un bon mètre de large. Le déversoir, bien visible, n'est qu'à 1m derrière, le courant d'air fait des vaguelettes sur l'eau. Une suite se dessine après un petit coude impossible à franchir sans gagner de la hauteur au plafond. Le réseau du synclinal des Tourtes nous nargue...

On est très proches une fois de plus de la saturation de place. On sera fixés à la prochaine sortie.


jeudi 22 septembre 2011

Sursis au roc de l'Aigle


jeudi 22 Septembre 2011


participants : Etienne, Henri, Laurent


TPST : 7h ; 10 m de première



Sortie décidée à la dernière minute. Le terminus est loin d'être aussi monstrueux que décrit par Henri et dans la matinée nous réussissons à ouvrir une suite. Avancée de 4m, petit élargissement en bas où l'on peut se retourner. Une nouvelle fois on ne voit pas la suite. Etienne s'engage tête en avant et s'arrête sur un "trou de souris".


Plus de place et gros boulot devant, cela sent la fin... Pourtant l'echo semble venir de plus loin et le zef est trop fort pour passer dans un trou minuscule. Je soupconne une supercherie de la cavité et demande à Etienne de perséverer en enlevant les galets calcités coincés en voûte.


Aussitôt dit, aussitôt fait. Une lucarne s'ouvre à 90° avec vision sur un autre ressaut. Mais nous n'y sommes pas encore... Nous sortons manger et rerentrons engager le bras de fer avec la suite : plus de place de stockage et peu d'autonomie d'accus, c'est mal barré !


Deux séances de tirs-yoga en extrême, nous tombons à sec. Mais c'est suffisant pour qu'Etienne s'engage, et passe ! Un premier ressaut, puis un second, et enfin un peu de place pour stocker. La suite est plus horizontale, plus large, mais basse. Il faudra gratouiller le remplissage qui est au sol pour avancer, mais nous ne sommes plus bloqués. Reste à aménager l'étroiture pour passer normalement.


Nous avons avancé d'une bonne dizaine de mètres depuis le matin, cote actuelle -50 environ. Il faudra probablement descendre d'encore autant pour atteindre le réseau.

dimanche 18 septembre 2011

Ras le méandre !


jeudi 15 Septembre 2011


participants : Henri, Laurent


TPST : 5h


Nouvelle sortie éclair pour avancer au Roc de l'Aigle en dépit des WE surchargés qui nous attendent (virade de l'espoir, JNS, Barnum régional). Nous ne sommes que 2 puisqu'en semaine, ce qui implique double dose de travail.


L'obstacle qui paraissait sérieux la fois précédente (aucune visibilité) est finalement vaincu en quelques heures, un petit ressaut est atteint. Le méandre se poursuit malheureusement à l'horizontale pour la deuxième fois, le départ est encombré des blocs du dernier tir et une fois de plus on ne voit rien. Par contre , il y a un nouvel echo droit devant.


Le courant d'air vrombit oujours aux oreilles malgré les températures extérieures qui commencent à baisser. Le seul et unique problème c'est la place...


On se voit mal remonter les remblais jusqu'à la galerie fossile étant donné le nombre de coudes dans ce fichu méandre, reste environ 1m3 de stockage potentiel sur un balcon de l'avant dernier ressaut. On a pas dit notre dernier mot ! Reste que ce chantier est très dur pour le moral d'Henri qui oscille entre l' exaltation intense d'une grosse découverte imminente et le désespoir le plus total...


J'ai profité de la sortie pour prendre des mesures de t° avec un thermomètre electronique suite au débat sur le sujet avec Masdan:


- t° extérieure : 23°C


- bas du P 10 : 13,8°C


- galerie fossile (cote -30) : 11,5°C


- fond actuel : 10,4°C


Par comparaison, au trou de la Pause situé à la même altitude dans le massif, la T°= 8,2°C. On peut donc penser que le refroidissement de l'air au Roc de l'Aigle n'est pas forcément terminé à -45, même si le gradient est de plus en plus faible en descendant.


Il est aussi possible que le trou présente une anomalie positive de part son statut de condensateur estival. On confirmera ça cet hiver. Petite parenthèse pour Daniel, la méthode que tu emploies avec le bol d'eau mesure en fait ce qu'on appelle la température du thermomètre mouillé, c'est un paramètre bien connu en météorologie qui diffère de quelques dixièmes (en déficit) de la température effective de l'air.

lundi 22 août 2011

Roc de l'Aigle : condensation et méandres...

Dimanche 21 Août


participants : Patrick, Henri, Jean Michel, Laurent

20m de première


Modeste avancée cette semaine. Les travaux se sont poursuivis sous la galerie fossile dans un véritable méandre alpin érodé et cupulé totalement atypique pour le massif. Il nous faut élargir les coudes et sommets de ressauts mais nous progressons assez régulièrement : une vingtaine de mètres dont un ressaut un peu plus large ont été gagnés depuis la semaine dernière, pour une dizaine de mètres de profondeur suppléméntaire, ce qui porte la cote à environ -45.

La suite est encore étroite sur 2m et fait bruisser le courant d'air mais un nouveau ressaut de plusieurs mètres a pu être sondé juste après dans la suite en jetant des cailloux.

Il faut jongler avec la place de stockage disponible et la suite de la désob va se jouer là dessus. Les galeries sont probablement encore une centaine de mètres sous nos pieds et nous misons sur le fait de recouper d'ici-là l'ancien creusement que nous avons croisé deux fois depuis l'entrée.


méandre en amont du ressaut



bas du ressaut et poursuite du méandre



Avec la chaleur extérieure, un phénomène encore inobservé pour moi à cette échelle dans l'Aude se produit : les mètres cube d'air engloutis dans le trou se refroidissent brutalement au sommet et dans le premier puits et perdent une grande partie de leur humidité. Quand nous remontons, la sensation d'étouffement à mi puits est brutale et intense. Tout est totalement trempé et cela donne naissance à une pissette dont le débit varie en fonction de l'intensité du zef : ces jours-ci, le débit augmente alors que dehors c'est la sécade qui augmente...


Cette modeste contribution à l'alimentation des aquifères en période d'étiage n'est peut être pas à négliger. Autre phénomène intéressant : la formation, par intermittence, de brouillard de condensation dans la partie basse du puits qui forme un assez joli volume. Il me tarde de voir le fonctionnement de ce trou en plein hiver...

mercredi 17 août 2011

Le SCA en grande forme

Lundi 15 Août : aven du roc de l'aigle et trou de la Pause


participants : Jean Luc, Jean Michel, Jean François, Henri, Guillaume, Sylvain, Félix, Laurent




Une bonne partie des forces vives du club sont au rendez vous de ce lundi férié : 8 personnes. On se paye donc le luxe d'avancer plusieurs chantiers en même temps :


Jean Michel, Sylvain, Guillaume et Félix filent dans la matinée pour déblayer les gravats de la dernière séance à la Pause.


Henri et Jean François élargissent l'entrée du nouvel aven pendant qu'une troisième équipe (Jean Luc et Laurent) s'attaque au terminus


Les Hautes Corbières en plein été : chaînes indispensables !




pause de midi pour la deuxième et troisième équipe



Tout le monde se retrouve vers 14h pour un premier bilan : le chantier de la Pause est purgé, vue sur deux à trois mètres dans la suite où de petits élargissements sont nécessaires pour passer jusqu'au ressaut detecté au son. A priori plus besoin de tirer des gamattes, si les remblais sont fins ils resteront en bas du méandre. Au retour du trou la voiture de Guillaume s'enbourbe et il faut sortir les chaînes...


Au roc de l'Aigle, le sommet du puits est aménagé tandis qu'au fond, après une énorme purge matinale (deux blocs de 200KG chacun en équilibre dans la suite), un pont rocheux empêche à présent de voir plus loin.


pont rocheux de plusieurs mètres de long au milieu du passage




travail à la chaine




Dans l'après midi tout le monde se relaye au turbin au point bas de l'aven. Deux conceptions de la désob et de l'équipement s'affrontent et il n'est pas rare de voir une corde et une échelle pour équiper le même obstacle. L'aspiration permet d'annuler les temps d'attente entre les tirs et nous avancons assez vite, nous gagnons plusieurs mètres jusqu'à un petit toboggan et nous nous arrêtons devant un coude prononcé à ouvrir défendant un ressaut de quatre ou cinq au sondage : un bon objectif pour la semaine prochaine !


taupe d'1m90


vendredi 12 août 2011

Vers un nouveau grand trou ?

Jeudi 11 Août 2011


participants : Gaëtan, Olivier, Laurent




30m de première environ






Nous avions prévu de finir l'été sur le trou de la Pause mais une découverte en chasse provisoirement une autre. L'énorme intérêt du nouveau trou s'impose petit à petit dans le mental de l'équipe.


En fait nous ne sommes plus ici sur le bassin versant de l'Agly mais bien sur le synclinal des Tourtes seulement 1 km au nord et déjà se profile l'idée d'un réseau inconnu qui pourrait se livrer au coeur de la charnière...




La journée commence par la découverte d'un petit passage en lucarne dans le puits exploré Dimanche dernier. Gaëtan trouve une conduite forçée rétrécie par de la calcite très ancienne qui redescend emportant avec elle une partie du courant d'air aspirant.


Nous délaissons ce passage pour se consacrer au point bas : deux volées de trous viennent à bout de l'étroiture. Nous sortons manger, mais rerentrons bien vite, impatients de voir le résultat. Nous descendons un nouveau ressaut de quatre mètres; à droite une lucarne impénétrable mais c'est noir derrière : nouvelle volée...






le passage s'ouvre et le contentement est visible

Instantanément la fumée est dissipée et nous passons presque debout; deux mètres plus loin on arrive latéralement dans une galerie de 3X3m de section. On descend tant bien que mal en libre.




désescalade dans l'inconnu prise sur le vif


Celle-ci remonte en forte pente sur une quinzaine de mètres. En haut, coulées anciennes mais du zef nous vient dans la figure : la correspondance avec la conduite forçée de ce matin est très probable.



tronçon de galerie fossile


L'intérêt est ailleurs : en bas contre la paroi un pertuis s'ouvre et on a vite fait de comprendre que c'est là que ça se passe : notre vapeur est suçée au travers en faisant des tourbillons. Le courant d'air est supérieur à celui des autres cavités connues du massif et nous laisse interrogateurs sur son point de restitution; probablement très bas dans les vallées. Les hypothèses vont bon train pendant que l'on s'attaque à l'obstacle.



turbine vers la suite




Nous descendons de deux mètres mais un grand nombre de lames d'érosion empêchent de voir au delà d'un tournant à droite avec un nouvel echo assez lointain. Les accus sont épuisés, il faudra revenir et ça ne tardera pas...


Nous ressortons enthousiastes et frémissants et au retour je découvre le nid de la bestiole (et c'est bien un loir!) qui m'a guidé dans la terre jusqu'à la cavité. Je la remercie chaleureusement et lui ferais une offrande à mon prochain passage...