participants : Jeannot, Martin, Laurent
TPST : 4h ; TPES : 3h
Suite à nos bonnes résolutions, nous voici en pleine collaboration Hautes Corbières - Corbières maritimes. Après une visite à la maison forestière et un petit aperçu du massif le matin, nous descendons au Roc de l'Aigle pour commencer le calibrage du méandre et débuter la formation de Martin aux techniques de désob.La période de chaleur actuelle, tout comme les vagues de froid et les grandes crues, est propice à l'observation de phénomènes climato-karstiques intéressants. Ca commence dès la première descente : le bas du puits est le siège d'une formation de brume de condensation dûe à l'aspiration de l'entrée. L'air perd 15°C en 15m et par la même occasion toute son humidité, ce qui donne la sensation de respirer dans la flotte. Heureusement ce ressenti ne dure pas et plus bas on se sent bien mieux.Je ne résiste pas à la tentation d'aller faire un élargissement au fond. Un trou comme un gros pamplemousse s'ouvre au dessus des gravats de la fois précédente et ronfle tout ce qu'il peut, mais il faudra être patients et déterminés pour aller voir plus loin.Nous finissons les accus dans le méandre situé entre les deux aires de stockage en prévision du camp du nouvel an. La procédure est suivie assidument par Martin qui se prend à rêver de nouvelles découvertes : il semble que le virus s'installe... Nous sortons vers 16h et décidons d'aller jeter un oeil à Vignevieille pour voir si l'air a commencé à passer au dessus du siphon qui doit être encore très haut cette année. Nous sommes rassurés dès l'escalade dans la falaise : on ressent l'air frois dégouliner dans le thalweg de crue.Pourtant, arrivés au siphon, il faut se rendre à l'évidence : le bain intégral est encore obligatoire pour passer, mais le spectacle vaut le déplacement : le bruit de l'air fait croire à Martin que nous débouchons dans le métro : c'est sans commentaires..


