lundi 16 janvier 2017

Samedi 14 au Dimanche 15 Janvier 2017: Participation solidaire.
A la manoeuvre secour de nos amis et collègues des Pyrénées Orientales à la grotte des petites Canalettes.
Le rustique "village people"
Seuls 6 audois ont répondu à l'appel, et pas hésité de faire le déplacement jusqu'à Villefranche du Conflent. Mais quand c'est pour une bonne cause....Une quarantaines de participants au total.
A droite: Eric Guillem....
Départ pour moi du CODIS Carca vers les 13H30 Samedi, derrière Alain et Pierre, et arrivée vers environ 15h sur place. Là l'on sait que l'on est maintenant (enfin?) en hiver: l'imposant massif du Canigou, montagne sacrée des Catalans, est toutes drapée de son manteau blanc.
Point chaud
Super organisation, comme chez nous, avec la logistique pompier, que nous apprécions plus que jamais, vue les conditions.Jean Luc est venu du piémont pyrénéen avec Viviane de la SSP. " L'honneur" des audois est sauve, et notre présence sera beaucoup appréciée de nos collègues, ainsi que des gradés des services secours. Les combats de chefs, des ego mal placés, et les mesquineries administratives, que j'ai toujours connu, dans et autour du secours (c'est à dire depuis longtemps!), et qui ne concerne pas le spéléo de base, n'ont pas entamé notre motivation...
Travail d'équipe
Engagé vers les 20H en tant que chef de l'équipe 9 avec: Jean Luc, Jean Marc, Céline et....mon homonyme version catalane: Eric Guillem....(avec 2 ll orthographe du Sud du Fenouillède), qui est équipé: du même casque et même frontale que moi!Étonnant non?L'on marche dans la neige fraîche pour atteindre la chaude et belle grotte des petites Canalettes, grotte historique de ce système souterrain pré pyrénéen. Contact rapide avec l'équipe qui reviens de la "salle de la femme nue"(je n'invente rien!), avec Jean Yves Mir en blessé fictif. Excellente ambiance, peut être un peu trop de bavardages, pour je puisse diriger mon équipe, mais c'est connu: plus l'on vas vers le Sud...plus les gens sont bavards!.La charmante Céline prend le relais de Jean Yves dans la civière, et la progression vas bon train malgré d'assez nombreux obstacles, dont des laminoirs ensablés. A la patte d'oie, confection d'un point chaud avec cordelettes et bâches. Puis après com au PC sur généphone,
retrouvailles: à droite: Seb....
pour les instruction, l'on est rapidement rejoint par l'équipe 10, qui nous accompagnera jusqu'à la fin. Une partie de l'équipe du fond ressort. Usage immodéré de la traction corde dans les passages bas, ce qui nous économise les bras. Puis ateliers balancier des trois obstacles verticaux de la zone d'entrée, qui ce déroulent avec fluidité et efficacité, sans qu'à aucun moment Céline ne perde son beau sourire. Sortie vers les 24H par les escaliers de cette ancienne grotte aménagée. Pour finir par un portage, ou l'on ce relaye souvent, car il y a beaucoup de disparité de taille chez les spéléos!La neige a partiellement fondu, mais le froid est là.TPST pour l'équipe9:4H. Le chauffage n'est branché que dans la tente dortoir, mais c'est la convivialité qui est bien plus efficace... et les heures passent comme dans un rêve. Le débreffing ( Papy pour chez nous et Christian pour les PO) juste après le retour de tout le monde, conclut très positivement cette excellente manoeuvre. La collaboration avec les PO doit être absolument poursuivie.
Céline
Levée du camp vers les 9H, Dimanche. Mais c'était le moment, car la tente mess, avec des armatures gonflables, nous était déjà tombé sur la figure....Il y aura des fuites a détecter et réparer! 

mercredi 11 janvier 2017

Trou de Ver suite

En attendant la suite des explos sur le Blau, poursuite des travaux d'ouverture au trou de Ver à temps perdu. L'avantage étant que le trou est situé à 10mn à peine en voiture + 10mn de marche d'approche.

Une séance lundi après midi avec Etienne, où nous pouvons observer en direct la mise en respiration du trou lors de la chute brutale de pression à l'arrivée d'un front froid en fin d'après midi (les pressions sont passées de 1030 à 1015 en quelques heures).
Ensuite deux heures ce mercredi pour vider les remblais avec Alex. Forte aspiration à la réouverture du passage comme le montre la vidéo, pour une amplitude thermique très moyenne de 6°C. L'accélération à la fin est particulièrement forte et avale les cendres du journal.

video
Nous sommes à -4, et il reste environ 2m verticaux à ouvrir pour atteindre le départ de puits.
TPST : 4h+2h

lundi 9 janvier 2017

La première de l'année

Dimanche 8 janvier 2017
Trou des feuilles
Participants : Julie, Jean-Luc, Henri, Elodie, Sébastien
TPST : 9h. 200m de première

Rendez-vous matinal à l'Escale, sous une averse de neige! Direction l'entrée des Feuilles qui aspire nettement. Les bouchons à l'entrée du Blau et du Chandelier y sont sans doute pour quelque chose. Après le premier ressaut et l'étroiture, toute l'équipe se met au travail dans la salle des Niphargus. Julie et Jean-Luc transforment l'étroiture d'accès à la salle en boulevard, Henri, Elodie et moi attaquont au fond, à l'huile de coude et à la piquette. Il y a quatre mètres à calibrer pour atteindre l'élargissement vu à la dernière séance.
Passage "confort"

La fin de l'obstacle est proche, Julie et Jean-Luc nous rejoignent pour donner les derniers coups de piquette... et nous franchissons ensemble le passage. Quelques mètres étroits, puis un élargissement, puis une salle remplie d'escargots...

 Fin ? Non. Un passage étroit -mais pénétrable- et une autre salle chaotique, un puits de quinze mètres, un réseau annexe à droite, un laminoir très étroit à gauche, mais où est parti le zeph dis-donc ? Attends, on a manqué une galerie au tout début, dans l'axe. Ca part de partout...


Eh, revenez, ça continue derrière le laminoir...


Traversée un peu expo d'une grosse galerie avec un surcreusement dans les colmatages, très bon signe.




Et ça continue... Non, étroiture. Non ça passe... Re grosse galerie... Et arrêt sur trémie calcitée, avec un passage ponctuel à agrandir pour passer.


Au retour, inspection du "départ bien dans l'axe". Quelques coups de massette et du noir derrière... Ça sera pour la prochaine fois. Et là question demeure... où est passé le zeph ?

Bilan de l'opération : 200 mètres de première dans des galeries très variées et plusieurs points d'interrogations à poursuivre. Explo, topo, balisage et calibrage... On a du Blau.


La chance sourit à ceux qui creusent.

jeudi 5 janvier 2017

Quelques nouvelles des Paichaires

Jeudi 05/01/2017
Sortie solo au trou des Paichaires
TPST : 1h30

Avec l'installation (enfin!) d'un temps de saison propice aux courants d'air, et pour inaugurer la nouvelle année spéléo, je suis allé voir le résultat de la dernière purge au chantier actuel, armé simplement d'un jeu de massette-burin et de quoi faire de la fumée.
La dernière fois nous avions tenté un coup de poker en élargissant la lucarne en hauteur, ce qui impliquait de sacrifier le fond du ressaut situé à l'aplomb.

Comme prévu il y a eu du changement : le ressaut n'est plus accessible mais un joli trou s'est ouvert dans la paroi à 2m de haut. Il reste encore environ 150kg de blocs juste posés en pente et qui ne demandent qu'à tomber. Prudemment et un par un j'envoie tout ça par le fond à la pointe du burin, le corps tendu comme une arbalète se repliant à chaque chute dans la diaclase d'accès.

Bientôt tout est assaini, je grimpe et passe dans un petit vide de 2m de haut pour 1,5m de large. A première vue ça semble sans suite.
Pourtant au ras du plafond la lampe détecte un départ horizontal, où je m'empresse de mettre la tête. C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle :
La mauvaise c'est que c'est étroit, 25cm de large pour 15cm de haut, plein marbre sur 1,5m de long avant un coude plus large virant à nouveau plein Est.
La bonne c'est que le pari de la lucarne a été gagnant : le courant d'air est ici, parcourant avec force cette étroiture. Pas besoin de fumée mais à être là j'allume un kleenex (méthode alternative de la cigarette, très efficace...).
De longues salves aspirantes qui font danser le papier posé au milieu alternent avec de courtes mais intenses phases de souffle. Normal, le trou est censé être branché sur une double circulation d'air dans le collecteur situé plus bas, car le trou souffleur au dessus du siphon "du bout du monde" de Vignevieille  doit toujours être ouvert étant donné la poursuite de la sécheresse.

Certes il y a du travail mais il s'agit probablement d'un passage-clé étant donné la concentration du courant d'air. Quatre petits mètres de première pour démarrer 2017, c'est peu, mais après presque 6 ans de pause et de découragement sur cet objectif, la découverte de ce nouveau fil conducteur confirme le retour de l'espoir initié par les découvertes et la topographie d'Octobre dernier.

lundi 2 janvier 2017

La dernière de 2016

30/12/2016
Couey Lodge
TPST : 14 h
Participants : Odile, Viviane, Lionel, Rémy, Arthur, Etienne

Lionel à l'équipement dans le puits d'entrée.
L'entrée est une succession de puits jusqu'à -250 environ. Cette zone verticale nous fait traverser le secondaire.

Odile équipe la dernière grande verticale (P55).
Ensuite, méandres et boyaux s’enchaînent sur une zone de contact.

L'équipe dans une galerie plein schistes.

Cette partie est la plus éprouvante de la cavité. Certains boyaux sont vraiment très étroits, la progression sportive.
Vers -300 nous débouchons sur un actif. L'ambiance devient sonore, les volumes plus généreux, mais jamais énormes. Petite collation, mais sans traîner, avec 10 degrés de moins que dans le minervois, il faut rester actif ! C'est bien le souvenir que j'avais gardé de la Pierre Saint Martin, il y fait froid... Mais j'ai quand même repris les petits gants habituels, quelle erreur ! La progression devient plus ludique mais pas de tout repos : chaos de blocs, désescalades, petites verticales...

Laminoir et actif

;-)

Confluence

La confluence marque l'arrivée dans des volumes plus généreux.


La fréquence des obstacles reste importante.


Une longue progression dans des petits rapides nous mène à la salle des Deux-Sèvres vers -500.


Deux compères décident de prendre tranquillement le chemin du retour.
Au bout de la salle nous franchissons une trémie (apparemment nous avons loupé un passage plus commode en amont dans la salle) qui marque un nouveau changement de géologie. La suite est une très belle rivière creusée dans des calcaires en plaquettes bleu/noir veiné de blanc. Le dernier tronçon de rivière est plus étroit. L'eau coule directement sur cette magnifique roche qui m'est très familière, en effet, elle ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de la rivière de Cabrespine. Le sol est très sympa, avec des enchaînement de longues goulottes rectilignes interrompues par de belles marmites remplies de gravier noir.

Une partie des quatre équipiers commence à fatiguer. Nous décidons de faire deux équipes de deux. Un binome prend le chemin du retour tranquillement. L'autre doit continuer vers le fond pendant 20 min puis faire demi-tour. Au bout de 5 min seulement nous arrivons sur un très beau siphon qui marque le fond de la cavité à -625m. Demi-tour. Nous rattrapons assez vite le binome abandonné quelques minutes auparavant. Nous remontons jusqu'à -300. Une petite photo d'un plafond sympa,


un bout de saucisson, quelques sucreries, le froid qui guette, on se jette dans la zone étroite, ça réchauffe. L'arrivée à la base des puits est un moment agréable, on se sent dehors, la zone qui frotte est maintenant derrière. Bizarrement, la montée est plus longue que la descente. Une fois sortis on se change en un temps record, les -5°C ambiant doivent y être pour quelque chose.

dimanche 1 janvier 2017

Samedi 31 Décembre 2016: Pour finir l'année en beauté....
Retour au trou des feuilles, l'après-midi, avec Seb et Elo.
Tout d'abord, bouchage sommaire de l'entrée du Blau avec deux bâches froissées. Ce n'est pas très efficace pour freiner la forte aspiration sensible à ce jour ( ceux qui ont des idées....de génie pour trouver un système....me contacter!). Suffisant cependant pour que seulement...20mn plus tard, une excellente aspiration soit sensible aux feuilles. Les deux extrémités de ces deux réseaux ne doivent vraiment pas être bien loin!
Mais q'elle est cette tribut qui ne s'arrète méme pas pendant les "fétes"?!!!
Après un essais infructueux à l'entrée, des retranscription automatique des données topo sur un portable, l'on reviens à du plus classique et éprouvé: la prise de note au crayon sur carnet! Elo, qui est vraiment très motivée, veux reprendre tous les relevés, en s'étant rendu compte au report de grosses erreurs à la précédente séance. Je la conseille et lui trouve les points. C'est à dire à ma façon: simple et efficace. L'on relève aussi la cheminée grimpée le 27 avec Denis, et j'en profite pour la déséquiper.
Mieux qu'à la basilique St Denis!
Pendant ce temps Seb a commencé à décaisser dans le passage terminal repéré le 27. Casse croûte, vite frais, et reprise musclée de la désob. Au paravent, j'avais confirmé à la fumée que c'est bien ce passage qui avale une bonne partie de l'aspiration du trou. Ce qui a bien motivé Seb, qui pensait que tout était bien colmaté....Position éreintantes, qui oblige à ce remplacer souvent. Puis je franchis ce nouveaux pertuis avec Seb: vers en haut une cheminée d'équilibre de quelques mètres. Tout droit:une sorte de laminoir avec le sol décaissable, et environ 4 à 5m devant une belle "noirude" très encourageante....La grande galerie continue bel et bien. L'on pouvait redouter pire...pour le dernier jour de 2017!Seb fait un plan désob extrême, mais malgré son gabarit de souris, n'avance que d'un mètre. Maintenant, il faudra les moyens classiques en équipe.5m de première. Vivement un épisode vraiment froid, et la confection d'un "bouchon de mise en pression" efficace pour le Blau....Et aussi la belle topo que ne vas pas tarder de nous faire Elo!
Tests à l'entrée
TPST:5H30

jeudi 29 décembre 2016

Trou de ver

Jeudi 29 Décembre 2016
Peyre Fouillère
Participants : Henri, Laurent
TPST/ES : 6h

Une fin Décembre qui ressemble à une mi-Mai, les nappes karstiques et les courants d'air thermiques au plus bas, un anticyclone d'une puissance record, les cèpes qui poussent au Nouvel An, les migrateurs qui remontent en formation vers le Nord-Ouest... L'ambiance est à la science fiction en ce moment dans nos contrées.
Puisqu'on ne peut espérer de ventilation suffisante sur nos chantiers souterrains habituels, autant creuser en surface et bien au chaud, c'était le raisonnement du jour. Direction donc la nouvelle entrée du massif de Peyre Fouillère.
En continuant à décaisser la terre à l'entrée, la piquette rencontre à plusieurs reprises des lombrics d'une taille insensée. Impossible de les sortir en entier, mais la dernière fois, une bestiole de plus d'un mètre (!!!) était sortie d'une fissure 3m en contrebas dans le trou, pour plonger en directon du puits.
Ca semble être donc une espèce commune dans ce coin. Le problème c'est que, recherches faites, il n'existe semble-t-il aucune espèce de lombric de cette taille en France. Simplement une espèce qui qui peut faire 70cm en Allemagne (Forêt Noire), sinon il faut aller en Australie!!!
La science fiction est bien le thème du jour, et le nom de la cavité est tout trouvé, ce sera le Trou de Ver...ce qui nous amène à la célèbre théorie, selon laquelle le trou de ver est un raccourci hypothétique dans l'espace-temps.
Tout un programme surtout quand on est en train de creuser vers l'inconnu...

 Etat des lieux à la mi-journée
Partis de ce fait, enthousiastes, pour progresser vers un monde parallèle, la belle et délirante théorie fait malheureusement place petit à petit à la dure réalité.
Après deux heures de mission entre matière et antimatière, le résultat est à la hauteur : nous avons entièrement bouché la cavité...

Mais on ne se laisse pas abattre, et la matière continue à être déblayée dans l'après-midi. Enfin nous réouvrons un orifice. Il aspire à fond.
Suite au prochain numéro : le vide, bien réel, est à quelques mètres devant...

Sondage de la suite
 Bon réveillon à tous et à l'année prochaine pour de nouvelles aventures qui promettent d'être pleines de suspense....