mercredi 25 mai 2016

ça gamate dur....méme AZA participe...
Mercredi 25 Mai 2016 l'après midi: 2D....retour avec les...2D et Jean Luc.
Président honoraire et président actif
Nouvelle petite séance d'après midi. Avec une météo mitigée, sans vent et presque à l'équilibre. Qui nous provoque cette fois ci un souffle, avec des passages d'aspiration (volumes?). Donc, participants: moi-même, Daniel Mas, Daniel Constant, Jean Luc Bénet.Bon décaissage au fond, et arrêt sur un cahot de blocs calcités et calés entre eux. L'on pressant un vide derrière....TPES:4H

dimanche 22 mai 2016

Dimanche 22 Mai 2016: Belvis....le retour...

Après....20 ans de léthargie le secteur va t'il de nouveau parler???
Thierry...la reprise...
Retour avec Denis, qui découvre le "plateau",et Thierry, qui reprend de l'activité, et est le passionné du secteur, dans 3 trous déjà  reconnus en Décembre.
Fond de l'ON2
Le V2 très prometteur, ne va
L'ON2
 nous livrer qu'un beau P12, qui semble bien colmaté. Mais avec tout de même une légère ventilation au fond, qui mériterait une séance de gratouillage. Une petite grenouille  au fond, nous fait baptiser ce départ: trou de la grenouillette...C'est l'occasion rêvé pour Denis de s'initier a l'équipement de puits vierge....denrée devenue rare, en cette période d'initiation sur cavités classiques brochées...Thierry qui reviens a l'activité après une longue interruption, découvre: les éclairages à leds et la deenema!
Denis a l'équipement au V2
Le temps encore potable,nous permet ensuite d'aller équiper et descendre, l'ON2, repéré aussi en Décembre. Après un très beaux tube étroit au départ, nous tombons dans de magnifiques volumes, hyper sculptés. Un méandre colmaté au fond, demanderait aussi d'y revenir. Arrivée à - 18.
préparatifs
Malgré le temps qui ce gatte de plus en plus, reprise de la désobstruction du ON1. Légère avancée, mais arrêt à cause d'un déluge apocalyptique. Belles perspectives. TPST+TPES:7H
La prochaine séance pourrait étre l'ocase pour des nouveaux intéressés par la technique, d'équiper des puits vierges....

samedi 21 mai 2016

Samedi 21 Mai 2016: Une sympathique et instructive petite manoeuvre à la carrière de Cabrespine: 16 participants, dont 14 actifs.
Cet "antique" site délaissé depuis des lustres, reprend du service. J'y avait posé mes premiers spits il y a....38 ans....
En 4 équipes, pose de 4 ateliers sur la face Sud inclinée et la face Nord surplombantes.
Visite de Mr le Maire
Ont répondu présent, les fidèles des manoeuvres: papy, Alex, Jean-Luc et Julie, Mickael, Stoche, Viviane, Lionel, Michel, Pierre, Guillaume, Etienne, moi-même, Guillaume le pompier.
remontée de la face Nord
En visiteurs: Alain et monsieur le maire: Philippe.
Brellage de Guillaume
Le cagnard ne tarde pas à arriver, même si la face Nord reste un peu plus longtemps a l'ombre.
Face Sud
Sur la face Nord, je pose 4 spits et tente de dégripper les très vieux spits. Puis l'on va y faire 2 ateliers de balancier sur la même ligne. Sur la face Sud, d'autres s'initie à la pose de palants et d'un système de débrayage.Puis l'on conclu l'installation par la pose d'une tyrolienne entre les deux faces. Guillaume le pompier, solide colosse de....85 kilos....ce porte volontaire pour faire la victime fictive. Avec ces 1m90, il a un peu de mal a être sanglé dans la civière! Mais il supporte avec stoïcisme, la remontée de la face Nord et de ces deux surplombs, la remontée de la tyrolienne, un pendule vers l'est. Pour finir par une descente en douceur sur le plan incliné de la face sud.
Professeur Papy
Defreefing très intéressant aussi, car tout le monde peu s'exprimer.....car l'on n'est pas trop nombreux...et l'on prend le temps de ce pencher sur les sujets!
le répartisseur
L'idée de deux manoeuvres par an de ce style est lancée...Et c'est très positif, car ça permettrait a davantage de gens de participer. Et je suis sur que parmi nos nombreux nouveaux certains seraient intéressés. TPES:8H 
 

mercredi 18 mai 2016

Mercredi 18 mai 2016 l'après-midi:
Après le trou des deux vingts....celui des deux D. Comprendre les deux Daniel: Constant et Mas.
Le perspicace Daniel, a trouvé il y a peu un nouveau trou ventilé, non loin en amont du trou de l'oeil, face Ouest du Roc d'Agnel. Je retrouve les deux Daniel à Villeneuve.Puis Denis et Sophie nous rejoignent sur le site. Effectivement il fallait avoir du nez pour dénicher dans cette zone dolomitique ultra colmatée, un trou de souris au milieu des mattes!Au point que Daniel est obligé de sortir son GPS pour le retrouver....Température douce et quasiment pas de vent, sont très favorable a un test de sef. Hors quand je met la main devant....je ne sent rien, alors que les 2 D m'affirme que précédemment il était ventilé a bête!Je bondi immédiatement sur ma tabatière (comprendre mes clopes pour la science!) et le verdict est sans appel: aspiration monstrueuse, alors que nous sommes a l'équilibre....L'ambiance deviens frénétique dans l'équipe, et en peu de temps, nous ouvrons l'accès a une sorte de salle basse en laminoir descendant encombrée d'éboulis de surface. Avancée de 4m. Fin de séance avec la pluie qui arrive. Mais plus aucun doute possible sur l'extrême intérêt de ce trou: le courant d'air s'engouffre avec violence dans le remplissage vaporeux du fond!Affaire à suivre.Si quelqu'un a d'autres photos...
Sophie

Daniel entame l'ouverture.
TPST+TPES:3H30

mardi 17 mai 2016


Une première en smartphone
Lundi 16 mai 2016
Participants : Violaine, JPP

            Quoi de plus relaxant, après un bon cassoulet, que de parcourir la montagne. Mais il faut trouver une motivation. Samedi, à la sortie de la grotte Cibelle, nous avons été surpris par la présence d’un joli sanglier qui a détalé sous les yeux du groupe. Assez inhabituel et intriguant pour revenir sur place et voir d’où venait l’animal. Nous voilà donc sur place, à battre les fourrés et découvrir un beau gîte à quelques mètres de l’entrée. Mais en agrandissant les recherches, un petit trou se présente à nous. J’introduis une branche, et à notre grande surprise, à l’intérieur, l’espace semble conséquent.  Malheureusement, l’entrée a été colmatée par une murette de pierres aujourd’hui soudée par la terre. Nous sommes venus sans aucun ustensile ni éclairage, et nous nous mettons à creuser à main nue. Un caillou pointu fait office de pioche et petit à petit nous arrivons à desceller quelques blocs. Chaque coup porté sur eux est suivi d’une grande résonance et décuple nos forces. Bientôt, un passage s’ouvre et je peux enfin me faufiler sous la roche.

dur, dur le passage
ça y est, c'est passé
            Le problème est le manque de lumière et j’arrive enfin à convaincre Violaine de me prêter son smartphone. Celui-ci est tout neuf  et, je ne sais si c’est la peur de me voir abîmer son « trésor » ou la soif de découverte mais elle se faufile aussitôt dans l’étroiture. Là, ébahis, nous nous retrouvons debout, dans une grande salle de 2m50 de haut, 5m de large et 8m de long. Malheureusement, nous ne voyons aucune suite. Cette galerie a été colmatée et le chenal de voûte qui suit tout le long s’enfonce inexorablement dans le sol. Malgré le faible éclairage, je découvre le beau col d’une poterie datant de l’âge du Bronze. Cet indice laisse supposer une ancienne fréquentation de cette salle aux belles dimensions par le genre humain. Il faudra y revenir avec un éclairage plus adapté, et y faire peut être d’autres découvertes.
 
            Avant de repérer cet orifice, nous nous sommes attardés devant un autre, situé quelques dizaines de mètres en contrebas. Il a déjà subi un début de creusement et semble continuer à descendre sur plusieurs mètres. Peut être une jonction avec la grande galerie du « smartphone » ?


Grotte de Trassanel
Découverte exceptionnelle d’un crâne d’ours
Dimanche 15 mai

            Le groupe spéléologique de Carpentras arrive à Villeneuve avec André Rieussec, samedi après midi pour visiter Cibelle. Ils sont tout excités et, les yeux brillants, me racontent leur aventure. Le matin même, en faisant le réseau 2 de Trassanel, ils ont fait une découverte extraordinaire. Ils ont repéré un crâne d’ours recouvert par la calcite. Evelyne Crégut, grande spécialiste en paléontologie (voir article : la faune cachée de Cibelle) a remarqué, sur le site des bauges, un magnifique crâne d’ours des cavernes. Malgré sa position très exposée, il avait jusqu’à présent échappé à tous les regards. Il a malheureusement essuyé beaucoup de bottes de spéléo mais la pellicule de calcite qui le recouvre l’a préservé d’une lente mais inexorable destruction. Il faut agir vite. Nous voilà donc sur le site dimanche matin, en compagnie d’Alain de Trassanel et des spéléos de Carpentras, bien décidés à protéger cette relique des temps passés.
            Le crâne gît sur le bord d’une bauge profonde. Celle-ci attire tous les regards, éclipsant un amoncellement apparemment difforme de calcite. C’est là que l’œil averti d’Evelyne, notre spécialiste de l’ours brun du Vaucluse, a prouvé son efficacité. C’est avec amour qu’elle nous détaille toute la morphologie de cet animal.
                                                          Evelyne et son "bébé"
     Il s’agit d’un spécimen de grande taille qui devait avoisiner les trois mètres de haut. Vraiment impressionnant lorsque l’on pense que pendant la préhistoire, les hommes affrontaient ces colosses lourdement armés de crocs et de griffes acérées.
                                                          Le crâne au premier plan
            Pour éviter la perte de ce rare témoin du passé, nous avons mis en place un balisage assez efficace pour détourner les prochains visiteurs. Un petit panneau explicatif, promis par Evelyne, sera même apposé proche de l’objet, permettant une meilleure compréhension du site. Ce témoin supplémentaire, proche des bauges et des squelettes des rennes montre que Trassanel était autrefois un lieu de prédilection des grands mammifères de la faune sauvage.
             Au centre Evelyne Crégut et André Rieussec qui a voulu voir de ses propres yeux "l'animal"

 

lundi 16 mai 2016


 
La faune cachée de Cibelle
Samedi 14 mai
8 participants

            Huitième sortie de groupe depuis le début de l’année à Cibelle. La faible pluviométrie de cet hiver commence à avoir des répercussions négatives sur l’état du sol de la cavité. Le lessivage habituel du plancher stalagmitique, provoqué par le ruissellement de l’eau a cessé et la terre portée par les pieds des visiteurs salit le sol et trouble les gourds. Il faudra penser à réduire la fréquentation, sous peine de voir accentuer le phénomène.
            La visite de cette journée est destinée au « groupe spéléologique de Carpentras ». Parmi ses membres, une spéléo un peu particulière (recommandée par André Rieussec) est présente. Il s’agit d’Evelyne Crégut. Elle est anthropologue, conservatrice de musée  et spéléologue. Cela lui a permis entre autre d’étudier une population très abondante d’ours brun dans des avens pièges du Mont Ventoux. On verra par la suite que cette spécialité lui a permis de faire une découverte assez extraordinaire. Mais à Cibelle, point de faune de ce style. Les os sont de petite taille. La présence du moindre indice osseux permet de la voir exprimer toute sa passion et ses connaissances infinies sur le sujet. Elle va ainsi lever le voile sur le mystère de certains crânes de blaireaux ornés d’une crête osseuse «  ces  arêtes  crâniennes sont l’apanage des mâles ».
Les nombreux ossements disséminés tout au long de la galerie étaient pris pour ceux de blaireaux ou renards, « ils appartiennent à des ongulés, moutons ou chèvres ». Ses explications vont encore beaucoup plus loin avec un descriptif des animaux qui étaient de petite taille, leur sexe et leur âge. Au bout de la cavité, un chapelet de nouveaux ossements pris dans la calcite montrent leur cheminement depuis le plafond de la grotte et indiquent sans doute une faille communiquant autrefois avec l’extérieur. Ces animaux sont tombés ou ont été projetés par des bergers se débarrassant des cadavres. Les crânes entreposés à l’entrée ont aussi attiré son attention. Outre les deux blaireaux, il y a deux crânes de chiens. Le plus gros appartient à un chien de taille moyenne. Le second crâne a un chanfrein de museau très prononcé « il est de très petite taille, du genre roquet ». Elle remarquera même la présence de son squelette, en partie caché sous les pierres, au pied de l’éboulis d’entrée.
            Grâce à cette visite passionnante et très instructive, Evelyne nous a permis de lever le voile sur le côté « ancienne fréquentation » de la cavité. Celle-ci, toujours aussi belle, n’en finit pas d’éblouir les nouveaux visiteurs.