dimanche 28 août 2016

Font Froide et Coupiat : pas d'air mais de l'eau !

Samedi 27 août 2016
Résurgences de Font Froide et de Coupiat (La Caunette)
Participants : Dominique, Sophie, Denis

Rectificatif : La galerie visitée samedi dernier (post du 21/08) était la résurgence de Coupiat et non de Font Froide qui est environ 200m en aval. Grâce aux infos d'Henri Morestin et Olivier Brieu (club de Cesseras), on a pu cette fois voir les deux. Objectif : pister l'air qui viendrait du fond de la Courounelle.

Font Froide 
Cachée derrière un énorme bloc qui divise le canyon. Coule malgré les captages. Elle est bien fraîche... Le plafond est bas,  c'est une diaclase remplie d'eau de 8m de long qui s'arrête sur un puits de 1m de diamètre plongeant sur au moins 6m (comme tu avais dit Daniel). Là, pas d'air, juste 2 crapauds.
TPST: 30mn
Résurgence de Font Froide

Bout de la diaclase, les tuyaux plongent

Le puits

Vers l'entrée


Coupiat
Armés de combis néoprènes et du croquis d'explo de Brieu, on espère dépasser l'étroiture "Serrure dans l'eau " vue samedi dernier.
Le laminoir sec nous met en surchauffe, on refroidit dans la 1ère salle où on repère de beaux fossiles : des Alvéolines selon le topo d'Yves Besset.
Laminoir d'entrée

Salle aux fossiles

Alvéolines ?

Ensuite, c'est la mise à l'eau sur 10m : le plafond est vite bas, à 12 cm de l'eau sur 2 ou 3 m... (il faut enlever le casque) c'est un peu mieux ensuite . Quelques grincements de dents et hésitations, mais tout le monde passe. Une 2è vasque prolonge le bain, puis on remonte sur un plancher sec érodé avec étroiture. Une petite salle permet enfin de s'asseoir.  La faille du "trou de serrure dans l'eau" est en vue.
Mise à l'eau


Mais si, ça passe !

T'es sûr ?

video


Denis, je te déteste !

Sophie s'arrêtera là, sa combi de 2mm est trop fine, elle est gelée. Je la raccompagne, puis j'attaque le "trou de serrure". Avec la grosse combi, ça passe juste. Puis suit une autre étroiture montante, qui ne plait pas du tout à Dom. Il préfère m'attendre là et explorer un diverticule à droite, rapidement trop étroit et sans air.

Dom à l’égouttage

Faille juste avant le "Trou de serrure"

Je continue et arrive aux "Marmites de géant" magnifiquement calcitées. Quelques mètres debout !
Puis la galerie devient à la fois diaclase et laminoir. Après 2 coudes, la galerie passe à mi-hauteur de la diaclase : 4m +bas, il y a de l'eau qui siphone, et 5m +haut, c'est trop étroit. La galerie médiane butte alors sur un bouchon de limon (qu'est-ce qu'il fait là ?). On voit encore des traces de désob de 2005 (?), peut-être que la mise en charge ne monte pas jusque là. Aucune trace d'air dans la galerie.
Calcite érodée

Marmites de géant
Une diaclase laminoir (comment ça s'appelle ?)

Retour sans histoire. La galerie est courte (environ 200m) mais éprouvante du fait de l'eau froide et des étroitures continues. Sensations garanties...
TPST : 3h15

Revue de presse : camp Mounégou 2016

Le camp Mounégou 2016 s'achève. En attendant un premier compte-rendu (@Henri, je t'envoie des photos ce soir), voici d'ores-et-déjà quelques liens pour patienter : article Le Parisien   vidéo La Dépêche

mardi 23 août 2016

Iron man spéléo en prévision dans l'Aude

Mardi 23 Août 2016
Solo à Vignevieille
TPST : 1h

Sortie rapide de surveillance des niveaux d'eau dans la zone d'entrée du réseau de Vignevieille, en prévision de l'arrière-saison.
Montée sur la falaise sous la chaleur écrasante et contraste thermique violent dès le palier 10m sous l'entrée. Comme prévu le courant d'air sortant du trou est colossal pour un karst de basse montagne.

video
 Ce n'est pas la brise extérieure (inexistante) qui fait bouger les buis mais bien le courant d'air sortant de la porte...

creusements dans la galerie d'entrée
 Descente jusqu'à -30 pour constater que le niveau d'eau est 3m plus bas que la normale pour un mois d'Août.

Le cable habituellement au ras de l'eau est suspendu dans le vide

Le niveau du siphon temporaire est à son deuxième plus bas niveau constaté en 27 ans. Le record date de Décembre 2008 où il était alors entièrement à sec. Mais nous ne sommes qu'en Août et avons donc de l'avance sur 2008...

Ce qu'il reste du siphon temporaire : une vasque de 15m de long pour environ 1m de fond; 1/4 de son volume habituel pour la saison

En considérant que l'assèchement total de ce siphon avait correspondu en 2008 avec le désamorçage de voûte de l'ex siphon terminal à plusieurs kilomètres à l'intérieur du massif  (nous livrant alors la dernière grosse exploration de pointe de ce système), on peut raisonnablement considérer qu'à partir du mois d'Octobre une nouvelle explo de pointe sera d'actualité cette année en l'absence d'alertes météo bien sûr.

Je propose d'ores et déjà le WE du 15 et 16 Octobre (une semaine après le barnum SSF), ainsi que le WE suivant (22 et 23) en remplacement en cas de météo douteuse, pour organiser cette explo où l'on rentrera le samedi pour sortir le dimanche.

Au programme : de l'engagement physique total, un moral en béton obligatoire, un peu d'apnée probable, et derrière; de la première...La galerie explorée en 2008 dans le marbre dévonien s'arrête sur...rien avec du courant d'air...ou plutôt sur un cairn matérialisant la limite de l'inexploré. La topo devra bien sûr être faite dans la foulée, ce qui devrait être plus facile avec le DistoX.
Les quelques grands malades intéressés par cette épreuve (qui de surcroit ne comptera pas pour la coupe du monde de spéléo) peuvent dès à présent réserver ces dates sur leur agenda.

lundi 22 août 2016

Visite de Pousselières

Dimanche 21 août 2016
Grotte de Pousselières (34)
Participants : Gérard Roque (SC Béziers), Dominique, Jean-Luc, Julie, Laurent, Henri, Jackie, Sophie, Denis




















Depuis quelques temps, Gérard de Béziers m'avait promis une visite de Pousselières, célèbre pour ses aragonites en "araignées" et autres excentriques. Nous nous retrouvons à 10h à Saint-Chinian. Entrée dans la grotte vers 11h. D'emblée Gérard donne le ton : anecdotes croustillantes et rigolade. Il faut dire qu'il a affaire à des connaisseurs en matière de "parcours à 18 trous", empilement de murettes et autres tractions de blocs, le tout sur 60m de dénivelée labyrinthiques... On est quand même impressionnés par la persévérance des ouvreurs qui ne suivaient même pas de courant d'air, pendant plusieurs années. De quoi remotiver certains...

Descente sportive donc, puis étroiture, parcours en hauteur dans une faille, la salle des Araignées se mérite. Pique-nique, salle du Téléphone, encore des aragonites, une draperie parfaite, des gours concrétionnés. Visite de l'amont avec un joli petit actif. Puis descente aux Choux-fleurs avant le retour. Bon, voyez plutôt :

A g.: Gérard, Dom, Sophie, Jackie, Julie, Laurent, Jean-Luc et Henri 

"Araignée" qui descend du plafond ; il y en a une 2è plus petite dans la salle (seules au monde ?)

Julie, je t'ai eue !

Fistuleuses et aciculaires

Dom en action





Couple présidentiel

Sous les Choux-fleurs





Conclusion : un grand merci à Gérard.
TPST : 5h

samedi 20 août 2016

Spéléo aquatique à Font Froide

Samedi 20 août 2016
Résurgence de Font Froide (La Caunette)
Participants : Dominique Poulain, Denis Poitout

Après nos interrogations (et creusements) sur le terminus actuel de la Courounelle, Dominique a l'idée d'aller voir la résurgence de Font Froide dans le canyon du Coupiat, qui serait l'aval de la Courounelle. On espère y retrouver le même courant d'air...
Surprise : l'eau coule en bas du Coupiat malgré la sécheresse : elle est en fait amenée par le captage depuis la source. Les vasques du bas sont donc pleines, le reste sec jusqu'à la source.



La source de Font Froide
On trouve facilement la résurgence qui est sèche, avant la source à gauche (rive droite). Un tuyau de gaz 1991 rappelle une opération de vidange de siphon.
La résurgence asséchée
Je fais une reconnaissance dans ce grand laminoir : au bout de 15m, après une "sallounette", le tuyau de gaz plonge dans une belle flaque : au moins 3 ou 4 m de long visible, 20 à 40cm de profondeur et le plafond 20cm au dessus, pas très encourageant...et pas d'air.


Après être ressorti, nous décidons de tenter le coup, moi en combi shorty et Dom en combi spéléo. Il faut oser y entrer, après elle est moins froide. Sans néoprène, Dom préfère m'attendre.

Le casque à la main pour avoir plus d'espace pour la tête, les lampes juste au-dessus de l'eau, j'avance pour voir : la galerie tourne à droite, et je me rends compte que je peux progresser assez facilement puisque je flotte à moitié...Drôle de sensation... Au bout d'un dizaine de mètres, le sol  revient. Mais qu'y a-t-il après le prochain virage ?

La galerie fait ensuite 50cm  de haut pour 1 à 2 m  de large , devient sèche et très creusée, passage étroit, puis de nouveau de l'eau. Se laisser glisser... ça tourne à droite, puis à gauche et un long bief étroit mais plus profond apparaît : la galerie devient faille, derrière une étroiture, elle continue... Ce sera pour une autre fois, je commence à geler et je n'entends plus Dom.
Parcours estimé : 30 ou 35m.
Retour sans problème.

Si quelqu'un a des infos sur cette galerie, on est preneur. Elle ne doit pas être praticable souvent, on pense donc y retourner avant les pluies. Les volontaires en néoprène sont les bienvenus !

TPST : 1h
TPES : 3h

mardi 16 août 2016

Aven de la courounelle

Lundi 15 août 2016
participants : Denis Poitoux ,Dominique poulain
TPST : 6 h / Libellé : aven de la courounelle ,minerve , montagne noire

Depuis un petit moment, l idée nous trottait dans la tête d aller y faire un tour.
Apres un quart d heure de marche d approche sur ce joli lapiaz , nous arrivons à cette très belle et vaste entrée .
Denis équipe le puits de 20 mètre plein vide qui est succédé par un petit ressaut de 5 m.
Nous voila dans la rivière vaste galerie ,un peu d eau ,curieux en cette période de sécheresse .
Un rétrécissement un peu plus aquatique , nous donne accès à une galerie un peu plus petite mais toujours aussi confortable.
On espere que la meteo ne s est pas trompé vu les niveaux impressionnant de mise en charge , terre ,bout de bois feuille....
On continue la rivière .on admire les jolies marmites gours et creusement.
Pas d appareil photo dommage...
Le fond s annonce par des parties plus intime , petit méandre .
Arrêt sur une etroiture de terre,qui avec les moyens du bord ,bout de bois , nous laisse passer pour une petite sallounette,avant un laminoir comblé par de la terre.
Denis tres motivé, commence à élargir le passage avec les moyens du bord,sur trois mètre laissant voir sur autant .
Retour tranquille en jetant un coup d œil un peu partout et on profite pour visiter l amont avant de remonter le puits d entrée .



vendredi 5 août 2016

Peyre Fouillère par le bas

Jeudi 04 Août 2016
Trop plein de Caulière
Participants : Henri, Hervé, Laurent
TPST/ES : 7h

Avec la sécheresse ambiante, c'est le moment de retourner sur des objectifs de fond de vallée. Le trop-plein de Caulière nous attendait depuis sa découverte il y a déjà deux ans. Nous étions alors trop pris par l'exploration du Nitable et n'y avions consacré qu'une sortie.
La cavité est située 5 à 6 mètres au dessus du véritable trop plein qui sort d'un énorme éboulis impénétrable (voir post sur les crues de 2014). Il s'agit d'une conduite forcée à la limite du pénétrable qui est censée rejoindre le conduit hypothétique qui sert de collecteur de crue.

La théorie, c'est que l'inévitable siphon qui doit exister en bas de la branche de sortie du collecteur arrête le courant d'air provenant du massif  (qui est percé de cavités importantes et ventilées, et dont certaines sont situées 350m plus haut...)
Il faut donc arriver à trouver ce siphon, en espérant qu'il soit perché, car en dessous existe également une des plus grosses réserve aquifère karstique du département. Un futur pompage permettrait d'être fixés.

Encore une cavité planquée sous un éboulis
 Nous attaquons le"tube" avec les gros moyens, la géométrie du conduit et la dureté extrême de la roche n'étant pas compatible avec un élargissement facile.
Pour évacuer les gaz, on utilise un aspirateur sur accu d'une marque célèbre affublé d'un long tuyau flexible. Seb va encore se payer ma tête...
Poursuite du détournement d'ustensiles ménagers : à l'arrière-plan, l'aspirateur à gaz
On parvient ainsi à descendre de plusieurs mètres, en utilisant toute l'autonomie disponible, jusqu'à une lucarne défendue par un rebord de gour récalcitrant. Pas possible de travailler tête en bas, il faudra attendre la prochaine séance pour le casser.
Derrière la lucarne, le conduit reste étroit mais pénétrable, vertical sur deux mètres. On ne voit pas plus loin mais on entend nettement un écho, on espère que c'est le plus gros conduit qui est là quelque part.