dimanche 11 novembre 2018

Dimanche 11 Novembre 2018: Un 11 Novembre sur le Plateau.
Sortie prévue à l'origine avec Jean Luc au trou de la conduite forcée. Arrivée sur place, je trouvé étrange que Jean Luc n'y soit pas déjà. 10mn après j'essaye de lui téléphoner....et m'a batterie est a plat...Vive la technique...Il arrive mais la sortie est annulée. Son père Mr Jean Bénet viens de décéder le matin même. A l'âge très honorable de 97 ans. Je n'ai pas eu le temps de connaître ce monsieur qui était le témoin d'une époque maintenant révolue. Et qui avait pris une part très active dans la difficile période de la deuxième guerre mondiale. En tant que canonnier dans la marine nationale française.
Mes condoléances à Jean Luc et toute sa famille. Et je le remercie d'avoir pris la peine de ce déplacer car l'on n'arrivais pas à ce joindre...
Descente vers l'Est du plateau sur le massif de Ginoles. Départ du col de Coudons (874m). Dans la zone de la poupatière, je retrouve facilement la grotte de la poupatière (P1) explorée en 1996. Vaste et belle entrée avec un miroir de faille et un méandre en hauteur que j'avais atteint par une escalade de 7m.
50m au Nord bien me prend de monter un peu sur le flanc de cette doline à fond plat. Une petite entrée verticale et un R4 me donne 15m de belle conduite forcée descendante et vierge. Le P4. Preuve s'il en est qu'il faut refaire des zones hyper rabattues! Au fond, un éboulis vaporeux serait à ouvrir. Mais l'équilibre de température ne permet pas de dire s'il y a une ventilation.Vers le Nord-Est je tombe sur une bonne série de très belle dolines coalescentes très verticales. Dont l'aven du Dournou, aussi exploré en 1996. Pour finir vers la zone de l'Estogne, une belle entrée en flanc de doline m'amène dans un trou que je ne connaissait pas...Nettement soufflant, mais cette ventilation est peut être suspecte, vue la fissuration du secteur. Arrêt devant un passage a ouvrir avec un vide honnête derrière, mais sur un sol qui semble plat. A mon avis tout cet alignement n'est pas le fait du hasard, car je me trouvais là a l'aplomb théorique de l'actif rapide révélé par la coloration du printemps dans le poljé de Coudons! Donc, zone a revoir. Vaine tentative de retrouver une belle zone au Nord-Ouest de l'Estogne. Les couleurs de cette belle journée sont somptueuses. Le départ en bord de la D613 en aval de Coudons n'est pas ventilé. Pour finir, reconnaissance dans le ruisseau du courtal au Nord-Ouest de Montmija. L'endroit est beaux, mais entièrement dans les marnes.
TPES:4H

mercredi 7 novembre 2018

Mercredi 7 Novembre 2018 l'après midi: Le binome des entrées hautes en action....
Avec Jean Luc, descente dans le Chandelier pour contrôler le niveau des eaux. L'on confirme que les intempéries sur le plateau de sault n'ont rien eu a voir avec les pluies dévastatrices d'autres parties du département. Cheminement jusqu'à la deuxième main courante. Ou même l'argile a gardé son adhérence....Quelques traces d'une légère montée d'eaux, mais celle ci a disparu....Une ponte ce weekend qui viens? TPST:35mn.
Montée à la conduite forcée du Sarrat de l'Etreuil. La météo clémente jusqu'à là ce met carrément à la pluie. Mais nous laisse le temps de 2 explication musclées. L'on dégage la première. Et il faut continuer, car derrière c'est moins large que ce que je pensait....Mais toujours très intéressant.
TPES:3H.

mardi 6 novembre 2018

Fossiles mystérieux du Dévonien




Lors d'un état des lieux dans le massif suite à la crue du 15/10, je suis tombé sur une dalle bien décapée par l'eau, et qui laissait apparaitre une forme organisée inhabituelle dans cette roche.
En y regardant mieux il y en avait une deuxième identique au-dessus.
Visiblement des fossiles, mais je n'avais jamais rien vu de comparable dans le Dévonien jusqu'alors, que ce soit sur ou sous terre.


Sujet n°1

sujet n°2

Vue d'ensemble
Après prise de contact et transmission des photos à deux géologues spécialistes du Dévonien du massif de Mouthoumet, cette espèce ne correspond à rien de ce qu'ils connaissent. Il faut dire qu'il y a peu de faune dans cet étage vieux de 400 millions d'années (vraisemblablement Emsien) et les datations ont surtout pu être faites grâce à des formes végétales ou de la microfaune.

Donc si un érudit en fossiles aussi anciens lit ce post et a des infos à partager, on est intéressés...

Assez émouvant ces bestioles qui réapparaissent en surface après un enfouissement aussi long. L'enquête va se poursuivre, nous devons retourner sur place prochainement.

dimanche 4 novembre 2018

intiation équipement: TDV du Pédrou, Las Goffias

Samedi et Dimanche 3 & 4 novembre 2018
participants : Seb, Elodie
TPST : 3h30

Week-end tranquille sur le plateau de Sault. Voilà déjà quelques temps qu'Elodie souhaite s'initer à l'équipement. Après les bases théoriques plus une séance en falaise au Calamès il y a quelques semaines, il est temps d'entrer dans le vif du sujet. Direction le TDV du Pédrou où nous arriverons à une heure foooort tardive après quelques détours dans les ronces.
zen

premier fractio







Pas le temps de visiter le reste du réseau, on reste dans le puits d'entrée. A la nuit tombante, repas au gite des marionettes où Henri nous rejoint après une séance de désobstruction aux Salamandres. Sympathique soirée au pub de Puivert. Mention spéciale pour la bière ambrée.


Dimanche. Réveil tadif... Au programme, gouffre de Las Goffias, une autre belle classique du plateau. Pas de difficulté technique - la cavité est brochée - mais le P38 est assez impressionnant. Comme la veille, Elodie s'occupe de l'équipement.

banzaï !
Une fois au fond, visite de la cavité jusqu'au Monument. On se fait discret, de nombreuses chauve-souris ont commencé à hiberner dans le réseau.



Remontée et déséquipement sans problème. Une fois dehors on liste quelques points à améliorer en terme d'équipement pour la prochaine visite. Et pourquoi pas faire d'autres classiques faciles du plateau de temps à autre, entre deux sorties d'explo. A suivre...

samedi 3 novembre 2018

Salamandres suite

Samedi 03/11/2018
Trou des Salamandres
Participants : Dom, Henri, Laurent
TPST : 4h

Poursuite des travaux dans cette cavité bien placée par rapport au Chandelier et où une continuation avait été découverte récemment.
Déblayage de la seconde lucarne pendant deux heures. Elle faisait 10x4cm à l'origine, mais on voit très rapidement une suite pénétrable se présenter un peu plus loin.

La première lucarne découverte et désobstruée vue depuis la suite du trou

Quelques coups de marteau plus tard le passage s'ouvre

La suite du jour est ouverte...
 Nous arrivons après un ressaut dans une petite salle très concrétionnée.
Arrivée dans la petite salle suivante
Tout droit la suite du méandre quelques mètres plus loin est à nouveau bouchée par la calcite. Le jeu de pistes commence pour trouver le passage avec le courant d'air qui aujourd'hui est aspirant. D'anciens remplissages et faux planchers témoignent du passé actif de la cavité.

Remplissages anciens au terminus montrant que le trou est une ancienne perte
On tourne en rond un bon moment. Je finis par dénicher la fuite dans un passage des plus improbables (à la voûte au dessus d'un faux plancher de calcite de 25 cm d'épaisseur). Le bouchon semble conséquent. Ici la fossilisation n'est pas un concept abstrait, mais la cavité n'est pas devenue étanche à l'air pour autant. Tant mieux...

Le courant d'air part là-dedans...
On utilise les gros moyens avant de remonter. Au sommet du puits d'entrée Henri retrouve sous la mousse au sol quelques traces illisibles de peinture jaune. Un marquage ancien effacé (SSP?). Visiblement, le ou les visiteurs n'avaient pas trouvé la suite de la cavité par la première lucarne.
On part manger au soleil puis on redescend. On ne voit rien derrière le trou aspirant pour le moment et il faudra encore laisser décanter.
On finit l'après-midi sur le départ de la doline voisine avec perspectives intéressantes là aussi. Cette méthode de travail sur deux trous simultanément est à renouveler, mais il faut se préparer à une quête de longue haleine.


Arbre à mousse



mercredi 31 octobre 2018

Sortie découverte à Cabrespine

Dimanche 28 octobre 2018
Participants : Valérie, Serge, François, Sophie, Denis
Cabrespine : Rivière
TPST : 6h30

Découverte du Gouffre de Cabrespine pour mon frère François et Serge, pour Valérie, c'est la 1ère sortie spéléo tout court. Entrée vers 11h, on apprécie la douceur de la grotte par rapport au froid extérieur (3° le soir). Au fond du gouffre, les projecteurs s'éteignent : on est dans l'ambiance.
Progression au rythme des émerveillements et des photos dans la rivière.
Vers 13h, on entend des voix... : rencontre avec le groupe de Seb et Elodie au Gours en Etoile, ils vont ressortir. Vu le niveau d'eau, il faut ruser (et grimper) pour rester au sec dans la rivière.
Repas au sec avant les Gobelets. On poursuit ensuite jusqu'à la Vire.
Retour plus rapide, en sortant au balcon, on aperçoit les lumières du groupe d'Etienne en bas des éboulis. Sortie à 17h30.
Les impressions des participants :
Un moment en dehors du temps, un univers extraordinaire, merveilleux
entre terre, mer et espace, on ne sait plus trop où l’on se trouve !…

Et le lien de leur diaporama qui illustre bien la diversité des roches et des concrétions de la Rivière :
         https://youtu.be/VRYOfyTcDgM
Photos : Serge Bonet   Montage : François Poitout

mardi 30 octobre 2018

Mardi 30 Octobre

TPST : 3h

Découverte de la spéléo pour Léni 6 ans accompagné de sa cousine de 10 ans, de son tonton, tata et Etienne. Nous rentrons par le II et allons à la découverte des vestiges paléontologiques. A cet age là le plus dur pour passer la chatière de l'ours c'est de faire passer le casque ! La crue est passée par là, les gours sont pleins, difficile de ne pas se mouiller les pieds, les concrétions sont ruisselantes... Petit passage en haut du Ribero, au chandelier, aux griffades et demi-tour avant même d'arriver au pied du puits de jonction I – II.


Observation d'une importante occupation de chauves-souris très probablement antérieure à 12 000 ans. Concrétions corrodées, niveaux de sol riches en phosphates recouverts de concrétionnements récents...