samedi 24 septembre 2016

Samedi 24 Septembre 2016 l'après-midi: pendules à l'heure....au Cerf, Picaussel...
Petite sortie pour contrôle d'air avec Thierry, qui est a Belvis pour ramasser ces patanes...Et l'on a déjà un excellent souffle à l'entrée du Cerf.....mais à 8°, ce qui nous semble déjà bien élevé, alors que l'on devrait être à 7 ou moins!Une rapide prospection au Sud-Ouest dans la zone ou n'avait pas été Thierry, et l'on découvre le ON4.....qui aspire autant que souffle celui ci et à 100m en amont!Il n'avait jamais été fait car aucune trace sur la terre meuble au sol.7m d'avancée en tout: un puits étroit à ouvrir au fond, et à droite avant, un petit trou avec une aspiration colossale!!!Sacré plateau!L'on en conclu quand même qu'il faudrait poursuivre au fond du Cerf, car l'expérience nous la prouvé: un tube à vent peut....cacher un vrai trou qui descend!Thierry repart arracher ces pommes de terres...la tête basse!Elles sont pourtant réputées celles d'ici!!
Au retour, passage à Pierre Lys, ou motivé par le niveau extrêmement bas de Font Maure, je vais revoir le "trou du radeau"dans le talweg plus au Sud, et que j'avais trouvé il y a 16 ans. Cette simple fente donnant sur une verticale estimée à 10m fonctionne en volume: forte aspiration, avec de courte phases de souffle froid. Explication: comme d'après ma topo de surface, l'on doit ce trouver à l'aplomb du siphon 4 de la résurgence...les mouvements d'eaux doivent pousser l'air emprisonné au dessus vers les fissures du plafond. D'autant qu'il y aurait d'après les plongeurs des volumes respectables dans cette zone. Confirmation que l'ouverture de ce trou, permettrait aux plongeurs de shunter les 3 premiers siphons, ou il y a, je crois beaucoup de courant...

jeudi 22 septembre 2016

Mercredi 21 Septembre 2016
participants :Denis, Steve

Petite sortie désob au trou d'Attila (appellation provisoire le temps de savoir s'il est connu )
Situé a environ 50m a l'ouest d'où la rivière de Goury se jette dans la Cesse.
Le trou est un tube dans le lit de la Cesse orienté nord-ouest  d'environ 80cm de large et 15m de long, obstrué de terre compacte jusqu'à 15cm du plafond, il a un zef par intermittence.
En 2h nous l'avons prolongé de 2m ce qui nous laisse apercevoir sur la droite une chatière de 30cm et sur la gauche un trou de 10cm dans la terre.
                                         Attila qui découvre le trou pour se mettre au frais

TPST : 2h
Libellé : trou d'Attila, La Caunette, Minervois

mercredi 21 septembre 2016

Un peu d'histoire: tiré de "l'écho des ténèbres N° 17 de  Octobre 1985. Article du regretté Antoine Cau, l'un des fondateurs du CDS 11.
L'appellation "trou du vent, portée sur la carte IGN en tant que lieu dit, s'applique en fait à 2 ou 3 orifices minuscules(...), situés en bord de l'ancien chemin montant au col du Chandelier. (L'un deux est l'actuel "trou du Chandelier"!).D'où sort un souffle très faible (?) (du moins actuellement, précise Antoine!). C'est sans doute cela que signale E.A MARTEL dans "la France ignorée"en ces termes: "le vent du Pas: Prés de l'Escale, au puig du Til. Phénomène à vérifier ( guide bleu Joanne- Pyrénées- 1928-p455).sans doute cavité à double orifice et courants d'air.Quoi qu'il en soit, le nom précis "trou du vent du Blau ne fut employé que beaucoup plus tard.
Historique de l'Exploration: 1947: Première tentative d'exploration par quelques sportifs de Puivert, sous la conduite de M. Albert Loupia, instituteur à l'Escale.Vu l'absence de matériel adéquat pour la descente des puits,appel est fait à MM. François et Ribero (ce dernier instituteur à Puivert)( et....le monde est vraiment petit.... grand ami de mon père Mr René Guilhem....!) du SC Aude, qui prêtent 50m d'échelles. Deuxième essais, descente des puits et exploration partielle par MM. Loupia et R. Jourda. Arrêt sur eaux. Ce gouffre tombe ensuite apparemment dans l'oubli pendant plusieurs années.
1952: à l'initiative de A.Loupia, le SC Aude reprend l'exploration le 29 Juin et parcours la majeure partie de la cavité, jusqu'aux deux siphons.
Le 21 septembre 1952 (il y a pile poil....64 ans!), le SS. Plantaurel y fait sa première visite. Quelques prolongements sont découverts. Topographie levée les 15, 22 et 29 octobre 1967 (si si vous avez bien lu!).Fin de l'article d'Antoine.
Par la suite, la SSP y fait de nombreuses incursions, notamment pour des escalades. Mais apparemment pas celle faite hier....notée sur la topo:"grande diaclase".
Du 9 au 23 août 1985, le CDS11, fédérant tous les actifs de l'époque organise un camp, ou vont être fait un gros pompage du siphon amont, permettant l'accès à une grande salle butant sur une grosse trémie très ventilée. Et un chantier colossal d'ouverture "stakhanoviste" de la faille parkinson, sous la conduite de l'inimitable Albert Hernandez. 5 ans plus tard, un petit groupe du SC Aude, poursuit la désob de cette faille, qui à l'époque était très ventilée. La SSP par la suite remet ça et progresse encore un peu...En ordre dispersé l'on n'est pas très efficace, c'est l'Histoire qui ne ment pas!
Enfin, l'été 2015, soit 25 ans plus tard...avec quasiment les mêmes protagonistes, pour ce qui est de l'initiative des recherches, le SC Aude piste minutieusement les ventilations et en conclus que 80 pour cents de l'air de l'entrée provient de cette "grande diaclase". J'y entame une escalade très éprouvante avec Denis sur une dizaines de mètres le 17/10/2015. Deuxième séance hier avec Lionel de la SSP , qui va nous donner la première que l'on sait....L'aventure continue....


 
Mardi 20 Septembre 2016: 30 ans après qui lu cru!!!!
Journée HISTORIQUE au Trou du vent du Blau....
Avec une équipe réduite de 3: Moi-méme, Stoche notre président, et Lionel, le pro filiforme....
Et un contretemps facheux, qui nous prive de Laetitia, qui voulait s'initier à la topo, avec le maitre du disto, et que nous n'arrivons pas à contacter!
Rentrée tardive (11H15). Lionel reéquipe, et l'on ce répartis les taches: Stoche fait ces relevés de la base des puits jusqu'à l'escalade, et avec Lionel, je continue l'escalade. Montée en 7 points d'artif, d'environ 7m, dans du très gras et étroit. Jusqu'à un replat, ou je peut enfin décompresser et poser deux amarrages pour la statique. le fond de la faille qui me semblait posséder des vides sympathiques, me laisse un moment dépité, car semble bien fermé. Mais en me retournant, il me semble il y avoir du gros au dessus de mes amarrages...Lionel prend la téte en libre dans du cailloux un peu plus propre. Je ne le vois pas, mais ces commentaires sur l'instabilité des lieux, me fond rentrer la téte dans les épaules! Après 10m en zigzag, il deviens euphorique et fixe la stat. L'ayant rejoint, un dernier seuil en libre nous fait accéder à une salle de belles dimensions. Et l'on voit bien que ça "barre grave", et la pression de l'
éxitation va en croisant....Et l'on n'ai pas déçu: 50 m de progression dans un magnifique rocher....propre, parfois une magnifique brèche, dans des conduits en profil essentiellement en méandre! Arrèt sur....rien (expression qui amusait beaucoup Albert), c'est à dire du plus que confortable, et une ventilation de dingue! Je construit le kairn des grands jours, en sachant très bien que ce terminus symbolique ne sera pas longtemps respecté!Retour au point casse croute au carrefour, pour une collation qui n'est pas un luxe. Sur la digestion, trempé et ayant eu ma dose, ma deuxième remontée vers la suite est un échec, mes bloqueurs ne ressemblant plus à rien, refusant totalement de fonctionner. Je laisse les deux compères passer, et regagne tranquillement la surface. Avec un crochet au siphon amont pour décroter un peu tout ça....Sortie à 18H. je vais attendre 2H30 les autres.Mais ils n'aurons pas perdu leur temps, en améliorant l'équipement et en faisant.....80m de première en plus!Arrèt de nouveaux sur une très belle perspective!. TPST de : 6H45 pour moi et 9H15 pour les autres.Plus de 15m monté et 150m de première en tout. Nous avons la confirmation définitive que cette difficile escalade n'avait jamais été faite.Maintenant priorité absolue de continuer la topo et de calibrer et aménager l'escalade.Trente ans après le pompage et la faille Parkinson, le mythique Blau semble enfin vouloir parler!

lundi 19 septembre 2016

Dimanche 18 Septembre 2016: Dimanche....canard....après le....cagnard...
Première sortie Club de la rentrée, qui réunis 13 membres pour la traversée: Matte Arnaude- Cabrespine:
Sont présents: Jean Luc, Julie, moi-même, Laetitia,Éric, Laurent, Seb, Elo, Jean Marc, Steve, Dominique et Marion et Guillaume, 2 jeunes guides de la grotte.
Tout le staf, ou presque, actif du SCA réunis!
Un temps de chien (si Aza me comprenait!)pour ce changer, alors que 5 jours avant l'on était écrasé par la canicule! Pour s'enfoncer dans la trappe....de sous marins....vers les 10H20. Marion et Guillaume qui ont très peu pratiqué en dehors des safaris qu'ils encadrent, vont ce débrouiller plus que bien...Normal, à leur âge, tout est facile....!Évidement pas de descente express, mais ça permet ainsi d'apprécier et de voir des choses qui nous avaient échappées...Notamment, le tonchage d'une corde due au très petit niveau technique, de certains ex- pratiquant de ce trous!Étonnement pas mal d'eau, malgré la sécheresse générale.Arrêt casse croûte traditionnel, à la galerie des gours. Et descente fluide et agréable, avec cette super équipe.Laurent, va pister le sef, au réseau des chataignes...mais il n'y en a pas. Peu d'air au siphon de -415m.L'on ne fait pas le réseau Capdeville comme prévu, pour ne pas ce stresser. A la galerie des gours de Cabrespine, Seb, Steve et Éric, en jeunes qu'ils sont....font....les jeunes!... avec un plongeon....au milieu des canards!L'eau n'est pas vraiment froide, et ils sécherons jusqu'à le sortie. Pendant que ça barbote...changement d'un bout tonché de la main courante avec Jean Luc et Dom.Retour dans une rivière assez basse, mais quand même, qui ne dispense pas de ce remplir les bottes...Pot de l'amitié au Gouffre, après cette super sortie. L'équipe est prête pour les choses sérieuses.Coté photos, peut être plus tard. Je n'en ai qu'une...TPST: 6H25

lundi 12 septembre 2016

Alerte enlèvement


 Merci pour votre mobilisation.

Moisson d'informations inédites au Blau

Samedi 10 et Dimanche 11/09 2016
Trou du Chandelier et secteur du Blau
Participants : Jean-Luc, Julie, Sébastien, Elodie, Steve, Henri (le samedi) plus Dominique, Denis et Laurent le dimanche
TPST : 6h +8h

 Le samedi, poursuite du décaissage du front de trémie au fond du Chandelier, suite à la purge de l'exercice précédent.
Par chance, à partir d'un certain point, le front de trémie a bénéficié d'un écoulement qui a calcité un pan entier de la zone menaçante. Cela représente une économie d'au moins quatre à cinq mètres cube de vidange potentielle vers la surface. Le travail peut donc se concentrer au fond, entre deux parois dans un remplissage constitué de blocs, de boue (venus de toute évidence de la surface) mais aussi de petits vides par où peut s'infiltrer le courant d'air.

Dimanche l'équipe s'étoffe. Les conditions sont idéales pour tenter l'expérience de mise en pression du réseau souterrain qui me trotte dans la tête depuis un moment : température chaude, pas de vent et étiage exceptionnel sous terre.
La matinée est consacrée à la poursuite de la désob au Chandelier, qui continue de s'approfondir. La journée commence mal : dès les premières gamattes, un bloc d'un kilo se décroche du haut du palier de -7 et vient se fracasser sur mon poignet 8m plus bas. Heureusement pas de fracture, seulement un bel hématome.

Le chantier monte en puissance et possède à présent des proportions assez dingues : il y a deux personnes en bas, une sur le palier de -7, une autre en oppo sous l'entrée pour dévier les gamattes, deux autres font les "mulets" à la poulie anti-retour et une dernière est préposée au vidage et à la rotation incessante des trois bidons. Le SCA dans ses grandes heures...
Les passants sur le sentier de randonnée nous prennent pour une bande de tarés et font souvent des photos...


video

Après la pause repas, le bourrinage laisse place à un peu de science : pendant les heures chaudes, nous allons totalement obturer le trou du Vent et voir ce qu'il se passe au Chandelier. Nous prenons et calculons  des mesures "intiales" de courant d'air à l'anémomètre dans les deux cavités : 450 l/sec au Chandelier, 3000 au trou du Vent...
L'entrée est bouchée avec une botte de paille et une bâche. Pour fignoler, je me sers encore une fois du mobilier domestique; mousse de transat et autres coussins...c'est devenu une habitude.
Le résultat est satisfaisant, presque hermétique.
Avant de remonter au Chandelier, nous partons repérer les trous ouverts par Olivier en 2010. Le premier est rapidement trouvé mais s'avère peu intéressant avec un courant d'air très faible. Nous ne retrouvons pas le second, mais en élargissant la zone, Elodie tombe sur un porche assez sympa au pied d'une barre.
La grotte développe une quinzaine de mètres et s'arrête sur un bouchon d'argile. Curieusement, il n'y a aucune trace de passage humain dans la glaise et aucune tentative de désob n'a eu lieu. Sans autre information et en toute humilité, ce sera la "grotte des dames".

En repartant, à une quinzaine de mètres de la grotte, Dom met la main dans une alcôve rocheuse et terreuse improbable et me fait signe de venir. Un trou au raz de terre souffle dur et expulse des feuilles ! Une mesure de vitesse à l'anémo donne 2 mètres par seconde !
Comment un tel zef a-t-il pu passer inaperçu jusqu'à aujourd'hui ? (nous aurons la réponse plus tard dans la journée...)

Nous nous regroupons au Chandelier. Je prends une nouvelle mesure de courant d'air pour la forme mais le constat est sans appel : le débit est passé à un mètre cube par seconde, plus du double de tout à l'heure...
Jean Luc, qui est resté au fond, n'en revient pas; la trémie siffle de toute parts !

Nous venons de prouver la relation directe Blau-Chandelier. Comme imaginé il y a plus d'un an, il existe bel et bien une galerie au dessus des zones semi-actives du trou du Vent, qui alimente en courant d'air celui-ci par divers soutirages (faille parkinson, réseau ouest, escalade), et qui aboutit au Chandelier.
Toutefois, la perte de charge est importante entre les deux (nous ne retrouvons pas le débit total ou même corrigé par la différence d'altitude), preuve que le bouchon n'est pas encore totalement éliminé.

Contents de cette réussite, nous repartons pour deux heures de désobstruction au fond. Nous avons gagné à présent 1,5m de profondeur depuis le we précédent. Le courant d'air sort entre blocs et boue sous la trémie calcitée, mais une voûte se dessine à droite. Dans cette direction j'identifie à nouveau le bruit lointain entendu lors des sessions précédentes, mais beaucoup plus nettement cette fois, grâce à notre "boostage artificiel" du zef. En dégageant, j'aperçois le "trou ronfleur" un mètre plus loin. Une énigme de plus est résolue...
Il faudra encore bosser pour y voir plus clair, mais c'est peut être notre porte de sortie. Il serait grand temps...

Vers 17h, je repars seul pour déboucher le trou du Vent pendant que les autres visitent le nouveau fond. L'anémomètre à la main, j'enlève l'obturation et prend une nouvelle mesure : près de cinq mètres cube par seconde !
Nous avons sérieusement augmenté la pression dans le réseau souterrain inconnu, preuve qu'il n'existe pas d'autres entrées basses évidentes sans perte de charge. Ici aussi, le puzzle se met doucement en place.
Il faut deux bonnes minutes pour que le courant d'air se stabilise et reprenne son débit originel à trois mètres cube/seconde.

Mais les surprises ne sont pas terminées : dès le courant d'air stabilisé au Blau, je file revoir le nouveau trou souffleur situé bien en amont de la partie connue du trou du Vent.
Incroyable, il n'y a presque plus d'air. On en sent encore un petit peu mais l'anémo marque zéro ! Voici pourquoi il y avait des feuilles dans ce trou...
Nous venons d'inventer un nouveau concept qui colle bien avec les initiales du club : la RTSCAAA (Recherche de Trou Souffleur au Courant d'Air Artificiellement Accéléré)
Il s'agit donc d'une nouvelle entrée, plus éloignée et connectée au système Blau-Chandelier, mais avec beaucoup de perte de charge, bouchons et étroitures en prévision...
Néanmoins, il conviendra de surveiller particulièrement le comportement de ce trou lors des débuts et fins de cycle hydrologique, il pourrait fournir de précieuses informations sur l'emplacement des siphons temporaires.

Au final donc, de nouvelles perspectives, une sacrée récolte de données et une redéfinition du contexte de toute la zone du Blau en une seule journée. A poursuivre absolument...