dimanche 14 juillet 2019

Samedi 13 et Dimanche 14 Juillet 2019: Une virée dans l'Est....des Corbières.
Sur l'initiative de François, président du CDS, et dans le cadre des études menées par le GEK de Henri Salvayre, weekend consacré a des aménagements d'accès a des cavités noyées de l'Est des Corbières.
- Samedi après 11H, je retrouve après quelques contre temps, due au mauvais état de la piste, François, Jo et Franck à "l'aven Jean Pierre"au dessus de la résurgence de Font Estramar à coté de Salses (66). Le rencard avec des membres du GEK a d'ailleurs été totalement loupé, puisque ces derniers ont compris que l'on devait les retrouver....devant la vasque de la résurgence!
Continuation de la désobstruction de ce "trou"découvert par Jean Pierre Faixo collègue à Salvayre.
Modeste -3.5m sur un lapiaz ultra-colmaté, quelques mètres sous un forage situé pile poil à l'aplomb du terminus inférieur du labyrinthe noyé de Font Estramar. Des études très poussées auraient permis de détecter des vides entre le plafond des conduits et la surface dans ce secteur. D'où l'idée d'ouvrir là un accès direct pour les futures plongées d'exploration....C'est loin d'être gagné car la lacune est ici supérieure a 100m!Si la chaleur est étouffante au fond, la vue splendide et la bonne ambiance compensent un peu....Avec nos petits moyens artisanaux, avancée aujourd'hui de 0.50m!
TPES:5H. Passage dans un horrible temple de la consommation dans la plaine, pour faire le plein de réhydratant, puis l'on dépose le sportif Franck aux gorges de Gouléroux à Tautavel. C'est un malin car c'est lui qui souffrira le moins de la chaleur en rejoignant Paziols par les gorges....Notre retour seras un peu plus épique: un cailloux heurté par la camion de François vas lui détériorer une roue. Et il arrive à Tuchan....sur la jante!Chic....il y a un garage juste à l'entrée du patelin....sauf que le garagiste en question, nous dis quasiment texto: allez vous faire foutre!!!Même le calme François est a deux doigt dans perdre son sang froid!Quand sur la même route apparaissent Jean et Annick, qui ont le même camion. Essais de la roue de secours de Jean  qui ne correspond pas, et finalement pose
de la roue de secours de François....qui est crevé! On la colmate avec un reste de bombe anti-crevaison et un coup de gonfleur de notre charmant mécano!L'on ne trouve pas Jean Pierre chez lui et soirée et
nuit au site de la source chaude au bord du Verdouble.
Le camion et sa roue malade.
- Dimanche: Remise des idées en place pour moi par une baignade dans la paradisiaque gorge. Puis montée par piste et sentier à la Caune de Sants N°2 proche. Un chantier du GEK 10 ans plutôt, qui leur avait permis d'accéder à un bout d'actif pénétrable s'arrêtant sur un siphon. Déjà il faut trouver le
La Caune de Sants N°2
trou, et François pas trop remis de dégustation de la vodka de la veille au soir nous fait bartaser trop haut. L'on finis quand même par ouvrir ce sentier digne des autoroutes du Sud!Quand à la sécurisation de l'entrée du trou, c'est une autre histoire....Un peu une petite soeur de la trémie du
Pause au bord du Verdouble
Chandelier avant sécurisation....mais en plus pourris!Avec un madrier qui était sur place l'on arrive a faire tomber un bel 'immeuble" très menaçant, mais l'on s'en tiendra là pour aujourd'hui. L'affaire est sérieuse et demanderas des moyens et de la réflexion. De mon avis un système de "cages"comme au
"L'aven" Jean Pierre
Matte Arnaude N°2 serait la solution.TPES:3H. Retour au frais des arbres de la source. Puis l'on finis par trouver le sympathique Jean Pierre, viticulteur et spéléo local.Qui est très impliqué dans la mise en valeur des eaux souterraines dans ce secteur de plus en plus touché par la sécheresse.
Forage de Font Estramar
Un weekend sympathique, mais vite passé.

dimanche 7 juillet 2019

Samedi 6 Juillet 2019: En petit comité.
Sur l'initiative de François, notre président de CDS, journée de prise de contact avec des éducateurs spécialisés, secteur judiciaire. Qu'il connaissait depuis un colloque sur l'inclusion sociale.
La très classique traversée du 1 au 2+2bis de Trassanel.
Du CLUB, Denis est aussi présent, pour accompagner: Alexandre, Willy et sa fille Lauriéna, Patrick et Franck. Rentrée à 8 vers les 11H30. Un petit intermède au frais dans une chaleur insupportable du
levé au couché....Tout le monde ce débrouille très bien et certain ont déjà fait de la spéléo.
Il doit il y avoir quelque chose là dessous....
La constatation que je fait avec Denis, c'est que plus que de d'habitude la sécheresse généralisé ce fait sentir dans la grotte....Casse croûte en bas du P12 et 2 bis. Avec visite de quelques annexes que je ne connaissaient pas. Les 4 éducateurs ont pour projet avec François de faire des sorties spéléos avec des jeunes en difficultés dont ils s'occupent. Bien des choses doivent être mises au point pour que ça marche. Et l'on pense que la prochaine sortie ce feras avec les référents qui sont en contact régulier
Les porteurs du projet.
avec ces jeunes. TPST:5H15. Et la suffocation nous reprend dés la sortie du 2, pour ne plus nous lâcher avec Franck et François avec qui je casse la croûte à la base. L'on trouve quand même le courage d'aller zieuter quelques entrées qui pourraient agrémenter le parcours d'un "sentier karstique" en projet sur le secteur: escalier, louche, un départ de trou que je connaissait pas juste en amont des
Denis et Franck
escaliers. Aven du Pech de Laure ou une aspiration monstrueuse s'enfile vers le bas, et non vers le passage à -2 repéré il y a quelques années, trou juste à l'Ouest baptisé sur le champ trou de l'hélicrise, plante très présente sur la zone. Affaire à suivre après l'été. TPES:1H30.

 

dimanche 30 juin 2019

Effet domino

Samedi 30 Juin 2019
Perte de la Vernouze
Participants : Jean-Luc, Julie, Dom, Denis, Henri, Boris, Etienne, Laurent
TPST : 8h30

Beaucoup de monde aujourd'hui, on va pouvoir travailler confortablement. C'est un vrai plaisir de se mettre au frais (7,5°C) pendant  ces journées de braise...

On attaque la vidange et le stockage des remblais de la dernière fois. Tout se passe bien jusqu'à qu'on veuille optimiser l'espace en poussant une lame de 80kg environ posée sur le passage de la corde de la gamatte sous le mini-chaos. Elle chute malheureusement plus bas que prévu et vient heurter violemment un autre bloc d'à peu près 800kg... qui se met à bouger alors que nous travaillons dessous. Ce bloc semble maintenir lui-même le giga-bloc de plusieurs tonnes posé au centre de la galerie.

La désobstruction ici est décidément une suite d'énigmes à résoudre. On élimine donc le bloc branlant, ce qui a pour effet de faire descendre le giga-bloc d'une quinzaine de centimètres. Ca pourrait s'arrêter là mais la confiance n'y est plus.
Le passage est toujours ouvert, on décide donc de faire d'une pierre deux coups en perçant à la fois le front de taille et le giga-bloc distants d'environ 8m.
Double salve pendant qu'une partie du groupe remonte manger dehors.

En parallèle des travaux, Etienne a pu contourner une cheminée un peu plus haut dans la cavité et a atteint le passage en hauteur repéré deux semaines plus tôt. Il explore plusieurs amonts et ramène 50 à 80m de première supplémentaire, mais pas de traces d'un réseau fossile pouvant potentiellement contourner le fond du trou.

Retour sur les lieux au point bas : le giga-bloc n'existe plus et heureusement un passage est resté ouvert malgré la montagne de caillasse. Reprise du ballet de gamattes jusqu'à ce que la suite semble pénétrable sélectivement. Denis et Etienne tentent le passage mais craignent de ne pas pouvoir remonter le petit ressaut suivant. Finalement Boris passe.
Il est rejoint par Etienne. La suite est pénétrable après une lucarne. Ils avancent de 15 à 20m et butent à nouveau sur un méandre étroit. La visibilité s'arrête sur un nouveau coude. La zone de transfert vertical rapide que nous avons connu jusque là semble faire une pause...

Il y a un peu de stockage dans la nouvelle partie, de quoi faire au moins deux sorties dans la suite du méandre. Mais si cela ne s'élargit pas rapidement, la suite de l'explo sera compromise...
On finit la journée en éliminant le passage sélectif. Boris et Etienne ont pu prendre quelques photos dans la suite du méandre.

Lucarne ayant livré la suite

Marmite au fond du méandre

Alcôve conduite forcée

Alluvions

Nouveau terminus

Au retour dans la voiture, les épreuves du jour avec Dame Nature nous rendent philosophes : ça discute vie extraterrestre et exoplanètes...

mardi 25 juin 2019

Regain d'optimisme

Mardi 25 Juin 2019
Perte de la Vernouze
Participants : Jean-Luc, Etienne, Marine, Laurent
TPST : 6h

Sortie improvisée suite à la disponibilité surprise de la sonde modèle ETI - N dont le champ d'action englobe toutes sortes d'étroitures et autres méandres vrillés.

A peine arrivés en bas de la cavité, nous envoyons la sonde dans la suite et attendons l'émission d'un signal. Celui-ci ne tarde pas à arriver : "Coude franchi...c'est plus grand derrière on peut se retourner...filon insoluble barrant la suite quelques mètres plus loin avec diaphragme en bas".
C'est quand même bien foutu ces sondes !

On passe un long moment à diagnostiquer la meilleure façon d'avancer  : recherche de shunt dans le mini-chaos, étude des contraintes...
Au final le choix se porte sur l'option basse. Un premier gros bloc est éliminé pour pouvoir passer à l'aise sous un second, beaucoup plus gros mais stable.

Percement bloc long

Travail à la chaine dans la suite
Echantillons buffet du jour fond Vernouze : vieille concrétion corrodée, galets de gneiss du paléo-Rébenty, calcaire local sur lit de quartz jaune...

On se taille un bon passage, heureusement il y a de quoi stocker. En bas, aucune autre suite évidente à part le méandre principal, que l'on voit mieux, du coup...
Les stries torrentielles horizontales creusées dans la roche et visibles dans le coude finissent de me convaincre que c'est bien par là...

Etienne repart derrière et arrondit les angles à la massette. On se fait passer les cailloux dans des positions parfois sympathiques. Un peu plus tard, je parviens à le rejoindre et on se croise même sans encombres.

Vue depuis une fissure annexe
 La suite me plait, beau méandre pleine roche avec quelques vieilles concrétions au plafond, et le fameux filon en plein milieu. Je tente de m'approcher au max, et là, effet Scurion...
De la roche noire d'encre à droite du filon captant la lumière émerge l'image de la suite. Point de diaphragme mais un virage à 90°, le méandre continue en reprenant de la hauteur et un peu de largeur. Ouf !...
Un rapide sondage aux graviers annonce un ressaut de 3m environ. La cavité continue...

On a l'autonomie nécessaire pour tout calibrer jusque là, et c'est exactement ce que l'on va s'employer à faire... en une seule fois !
Douze trous sont percés, étalés dans le méandre dans tout ce qui ressemble à un resserrement ou un coude.
La suite du méandre...avant intervention de la mèche de 60
On envoie le jus, Etienne fait quelques photos puis on remonte manger en surface.

Lucarne

Pendage plein nord bien marqué et instructif

Bas ressaut avant méandre

 C'est déjà le milieu d'après-midi, on décide de laisser décanter. Il y a du boulot préparé pour la prochaine séance...

Avant de rentrer je vais montrer le chantier de Coume Froide à Marine et Etienne, puis on finit autour d'un verre à Couiza. La chaleur est bien installée dans la vallée...

dimanche 23 juin 2019

Explications
Dimanche 23 Juin 2019: Journée tranquille et sympathique. Autour de l'échange.
Avec Nicole su SCArize, Jeannot et Léna.
Profitant de la relative fraîcheur après 10H sur le plateau. Échange de connaissances autour de cartes et reports divers pour commencer. Depuis très longtemps, Nicole et Jeannot ont beaucoup crapauté la zone, loin d'imaginer les galeries du Chandelier. Et fait un très beaux travail en collaboration avec la
SSP sur des découpages en zones,pointages, marquages et topo. Je leurs fait la tournée de ce que l'on
connais a ce jour. Et qui correspond pas forcément a ce qu'ils connaissaient, ou en tout cas de ce qu'il ce
souviennent...Les années ont passé, et la végétation a changé bien des endroits. Entrée "culbuteurs":
bon souffle rarement sentis là. BA1: aspiration a bête, confirmant son statut prouvé d'entrée haute.
Un toile d'araignée bougeant sans que je sente l'air sur la main, j'en profite pour informer la petite
Léna, 15 ans, sur nos techniques de prospection: cigarettes, encens tige, bois ou cordé. Dans la foulée, Nicole pointe chaque cavité avec son GPS. Quand ça marche évidemment, car ici la forêt est reine, et incompatible avec le passage des ondes...Vaine recherche du trou ventilé signalé par Philippe de la SSAPO. Le BA3, soufflotte. Puis, haut du "trou du lion". Je n'y descend pas car c'est très gras.
Casse croûte sur nos sièges en rondins installé en Mai. La chaleur est arrivée, et en sous bois il fait meilleurs. Entrées P8 et Pape (bon souffle froid à ce dernier!). Puis montée aux "Salamandres" et SE2.Et relocalisation du trou sous la piste. Celui là déjà vu par Nicole et Jeannot. L'on reprend la voiture, et arrêt
à la perte fossile du carrefour dis de Picaussel à 857m. A ma grande (et heureuse) surprise j'y sent
sortir un excellent souffle froid. Ce départ plaît aussi à Jeannot. Un futur chantier inter-club?
Montée à la Vernouze qui souffle aussi très bien....mais pas plus que la perte vue juste avant!
Pour finir entrée du Barrenc de Coume Froide, travaillé avec la SSAPO. Jeannot retrouve un petit
Les parcelles forestières.
départ plus à l'Ouest. En tout 13 entrées revues et pointées. Un bon début pour un premier contact
Nicole devant les Salamandres.
avec la zone. Et je l'espère un début de collaboration fructueuse avec nos amis ariègois.
Léna devant le SE2
Jeannot
TPES:7H  

mercredi 19 juin 2019

Cartouche

Avis à la population du club ou autre club qui peuvent nous lire avec Denis on va commander des cartouches
Coleman Xtreme C100  - 27 degrés à tarif préférentiel
Personne intéressé me contacter

mardi 18 juin 2019

Sortie club à la Trayolle

Dimanche 16 juin 2019
Grotte de la Trayolle
Participants : Steve, Michel, Luc, Alexandre, Denis

Petite équipe motivée ce dimanche qui se retrouve dans les forêts d' Usclats-le-bas. Steve veut initier son cousin Michel, Luc et Alexandre découvrent, pour moi c'est la 2è visite. Entrée peu avant 11h.
Alex, Denis, Luc, Michel, Steve

Steve, Michel et Luc à l'entrée

Arrivée du T40

Demi crâne (profil) néandertalien. L'autre partie est au musée de Courniou.

Fémur sous la calcite

Recueillement préhistorique

Côté amont, le lac est presque sec. Mais plus loin, des gours apparaissent, avec d'énormes coulées de calcite. Le crâne est au milieu de l'une d'elles,  rencontre toujours émouvante. Il y avait là 2 ou 3 squelettes tombés de la galerie supérieure : accident, meurtres ou acte funéraire ?
Plus loin, les gours sont de plus en  grands.



Alex, Michel et Steve

Retour vers l'aval

Nous mangeons au sec et repartons vers l'aval. Nous équipons la Grande diaclase : R5, main courante, P 10, chatière Maynadier, gours suspendu, R8.
Dans la diaclase, au bas du R5

Steve dans le R8
  A partir de là, c'est l'inconnu même pour moi. Steve trouve rapidement la chatière d'entrée du réseau de la Migraine, à droite au-dessus du puits terminal.

Michel dans la chatière d'entrée du réseau de la Migraine

Le début du réseau est très concrétionné, puis plus étroit et chaotique. Nous trouvons un passage remontant avec des flèches, dans l'optimisme général. Quelques étroitures plus loin, un puits au bout du passage, c'est bizarre, on devrait monter. Dessous, c'est grand. Rapidement, ce P6 est descendu sur corde. Et là Steve nous dit : - On est déjà passés par là... Rires.  - Mais non !  - Mais si !  Il a raison. On a fait une boucle en hauteur dans ce fichu réseau, on est à 15m de la chatière. La corde est vite récupérée, mais il est déjà 16h30. L'envie de persévérer est forte, mais Michel est débutant sur corde, la sagesse est de penser au retour. 
Je pars devant avec Steve et Michel qui s'en sort comme un chef, tandis qu' Alex et Luc déséquipent les 1ères cordes. 1h15 plus tard, tout le monde est dehors, mais on parle déjà de revenir...
Steve : On reviendra !!!

TPST : 7h