dimanche 5 février 2023

Explorations dans l'inférieur du Corbeau

Dimanche 05/02/23

Vieux Lion/Chandelier

Participants : Etienne, Boris, Laurent

TPST : 8h30

Cette semaine, le Vieux Lion est de nouveau accessible en 4X4 et nous partons continuer les travaux sous l'affluent du Vieux Corbeau, dans un réseau inférieur complexe et ramifié.
Il y a des traces dans la neige jusqu'à l'entrée, preuve que le trou est fréquenté.

Premier objectif : ouvrir le sommet du "puits du mandrin", où un coincement inopiné de mèche dans le perfo nous avait fait abandonner de force la fois précédente.
Descente jusqu'à -80 avec un courant d'air glacial dans le dos.

Cette fois tout fonctionne bien. Pendant que je m'attelle à l'ouverture du passage (2m verticaux) avec la technique désormais habituelle, Etienne et Boris réinvestissent une autre partie de l'inférieur.

Après une escalade en libre, ils découvrent une suite avec de nombreuses ramifications et de grands volumes verticaux. Une série de grandes cheminées de 20 à 30m de hauteur se rejoignent dans des creusements anciens faits en régime noyé. Il y a également des départs de puits vers le bas à poursuivre...

On se retrouve au puits du mandrin après la salve. Les 2m ont été ouverts en un seul coup et il faut purger le sommet du puits puis aller voir. Les images parlent d'elles-même...




 





Le puits (11m) absorbe un actif de plusieurs l/sec en crue, tout est propre et décapé. en bas il y a un départ de méandre sous les remblais que nous devons déplacer.
La suite est identifiée après pas mal de boulot, il y a une faible ventilation mais c'est impénétrable. A revoir en crue puisque nous pourrons descendre à sec.

Nous mangeons tard mais il reste un peu de temps. Nous nous redivisons pour poursuivre les explos du matin dans l'inférieur et aller voir les courants d'air dans différentes parties du Réseau IV : boyau du Vent, Barrière III-IV, shunt du siphon près du point chaud.
Résultat : tout aspire, y compris le fameux réseau inférieur du Corbeau, où un nouveau puits est descendu avec suite impénétrable. Mais plus haut les possibilités sont nombreuses dans les parties plus fossiles. Cette nouvelle branche semble drainer toute la grande dépression de la Palenca depuis longtemps, et se raccorder à l'affluent du Corbeau par un tube creusé en régime noyé :




Pas d'images dans les parties volumineuses mais il faudra revenir pour continuer les explos et topographier tout ça méticuleusement, afin de trouver une logique et aussi où part le courant d'air.

Environ 300 mètres de développement rajoutés au système aujourd'hui

La Trayolle : objectif salle boueuse

Samedi 4 février 2023

participants : Steve, Eleanor, Félix, Prescilia, Isabelle, Gilles

TPST : 13h  / Grotte de la Trayolle (Hérault)


En novembre dernier Denis avait organisé une sortie club qui nous avait amenés jusqu'à la grande salle de la grotte de la Trayolle, mais qui ne nous avait pas permis d'aller jusqu'au fond, à la "salle boueuse" dixit la topo. Il y avait donc une revanche à prendre.

Nous nous retrouvons à 9h au parking d'Usclats-le-Bas et préparons les kits. La quantité de cordes est assez conséquente (pas loin de 200 m), heureusement que Félix est équipé est 8.5 mm !


Nous accueillons Isabelle pour sa première sortie, fraîchement licenciée, mais qui avait déjà fait les initiations sur corde en spélécarte.
 
L'équipe du jour

Steve s'occupera de l'équipement jusqu'à la grande salle.

Père et fille

Arrivé en bas du toboggan, nous effectuons un petit aller-retour à droite. L'eau coule sur le chemin que nous remontons, c'est bien plus joli qu'en novembre !





Nous arrivons dans la diaclase, et poursuivons dans le réseau de la migraine. Steve hésite un peu sur le passage mais finit par le retrouver.

Descente dans la diaclase

Arrivé à la grande salle, le groupe file en direction de la salle boueuse pendant qu'avec Isabelle nous allons à l'extrémité nord de la grande salle observer les immenses draperies que nos frontales ne parviennent pas à éclairer convenablement pour en tirer des photos satisfaisantes.







Nous partons en direction la salle boueuse. Félix est en train d'effectuer l'escalade pendant que Steve le pare. 



Je profite de ce temps pour aller observer quelques belles concrétions.




La suite de la progression n'est pas simple, Félix nous fait un équipement aux petits oignons. Il faut rentrer dans une lucarne en venant du vide... Isabelle est restée en haut, elle a bien fait, ça aurait été un peu dur pour une première sortie. 😁

La lucarne en venant du vide

Nous arrivons enfin à la salle boueuse, après la descente d'un long plan incliné. Toutes les cordes y sont passées, y compris la corde de rab et celle d'intervention de Félix, nous ne serions pas allés plus loin.
Prescilia est déçue, de boueuse la salle n'a que le nom... ce ne sera pas aujourd'hui qu'elle se roulera dans la boue !


Il est 19h, j'amorce en premier la montée pour rejoindre Isabelle qui a dû se refroidir. Nous sommes convenus avec Félix de se retrouver à la grande salle, il prévoit que le déséquipement de ce dernier morceau sera long.

Nous profitons de ce temps pour faire le tour complet de la grande salle. Je découvre un très beau lac.


En remontant, peu avant la diaclase

Un premier groupe constitué de Steve, Eleanor et Prescilia sortira à 23h, quant à Isabelle, Félix et moi ce sera vers 23h30.

Arrivés au parking nous trions séparons le matériel du club de celui de Félix, partageons les  chocolatines oubliées dans le coffre de Félix depuis le matin et à 0h10 nous reprenons la route.













vendredi 3 février 2023

Jeudi 02 Fevrier 2023

participants : Lionel M, Daniel C

TPST : 3h ; Recherche cavité / Libellé : Aven de Vergues / Trassanel

Pour une future visite, je me lance a la recherche de l'aven de Vergues. Je l'avais visité a plusieurs reprises, mais il y a de cela de nombreuse années. Je le retrouve finalement assez facilement, malgré une végétation qui a beaucoup poussé.





 

mardi 31 janvier 2023

Samedi 29 janvier 2023 : Grottes : entrée de l’Escaliers ; Bérenger ; Maquis ; Excavation dans le ruisseau de Pémol ; T22 ; Fusée.

TPST : 2H 

Participants : Daniel C. ; Henri ; Gilles ; Félix ; Steve ; Eleanor ; Véro



Le rendez-vous est à 10h à la base de Trassanel. La grotte de l’Escalier est à 30m, Henri nous conduit jusqu’à l’entrée. Elle commence par un laminoir où se trouve un blaireau. Henri, Gilles, Daniel et Félix continuent dans la cavité.





Vue la largeur du trou (très sélective) Steve, Eleanor et Véro font demi-tour pour aller à la grotte de Bérenger. 

Il y a beaucoup de courant d’air, une désobstruction au fond est en cours. Sur la dernière coulée, nous nous aidons d’une sangle déjà installée pour descendre.




Grotte du maquis


Excavations du ruisseau de Pémol


On rejoint le groupe de l’Escalier qui sort de la cavité pour aller voir les trous du T22 et de la Fusée. 


Mardi 31 Janvier 2023

participants : Daniel Mas, Michel KASPRUK (SCM), Daniel Constans. 

TPST : 4h30 ; Desobstruction/ Libellé : Grotte des Mille Feuilles/SOUGRAIGNE


Arrivé à 10 h, Daniel Mas veut que nous nous arrêtions voir la grotte de la VEIRARIA.

A l’approche de l’endroit ou nous devions nous engager, un LYNX déguerpit : après le blaireau dans la grotte des Escaliers, maintenant un LYNX. Je ne savais pas qu’il y avait ce genre de bêtes dans le secteur. Quelle est la prochaine bestiole que nous allons voir ?

Bref, comme la neige est encore abondante dans la forêt, nous n’allons pas à la grotte de la VEIRARIA.

Nous allons donc continuer l’élargissement des passages étroits dans la grotte des Mille Feuilles.

De passages à la MAS, nous passons aux passages Civières doubles avec chauffeur.


Daniel Mas et Michel Kaspruk



Passage avant

Passage aprés








Pas de photos du LYNX, qui comme le BLAIREAU, n'a pas voulu paraitre sur le blog









 

lundi 30 janvier 2023

Grotte des Escaliers (ou grotte du Blaireau)

Dimanche 29 janvier 2023

participants : Véronique, Steve, Gilles, Eleanor, Henri, Felix, Daniel C.

TPST : 4h30 

 

Véro nous propose une sortie à la grotte des Escaliers, à Trassanel. Après divers annulations de dernières minutes, nous sommes 7 à nous retrouver à 10h à la base : on prépare le kit de matos, et s'équipe, et on entame la marche d’approche longue de ... 30m.

Henri, qui connaît la cavité, s'engage en premier. Je le suis avec le kit d’équipement, suivi de Gilles, puis Eleanor (pour la fin, j'en sait rien)

La cavité commence par un boyau assez étroit, à prendre les pieds en premiers. Henri me prévient de faire attention, qu'il y a un blaireau dans une niche. En effet, je tombe rapidement sur de l'herbe sèche, puis des crottes fraiches, puis en effet, un blaireau roulé en boule dans une niche à droite, en train de dormir. Le boyau est trop étroit pour laisser la place au blaireau de nous croiser s'il se réveillait.

Gros débat si on continue ou pas, certains étant assez craintifs sur le fait de passer si prêt du blaireau. Au final, je décide de suivre Henri le temps que la décision se prenne (rester juste à coté du blaireau pendant toute la discussion n'étant certainement pas la meilleure option). Pendant que le reste de l'équipe discute, Henri part en éclaireur. A priori, au final l'équipe se décide de poursuivre, et Gilles me rejoint : je le charge d'aider Eleanor à descendre le petit ressaut qui suit directement la niche du blaireau.

Henri n'étant toujours pas de retour, je continue donc à avancer, dans l'idée de commencer l’équipement et ainsi ne pas faire attendre le reste du groupe. Au final, les puits sont beaucoup plus loin que je ne le pensais, et la cavité est assez labyrinthique : je finis donc par abandonner le kit d’équipement et de retourner à la rencontre du reste du groupe, me disant que ça ne doit pas être rassurant pour Gilles un passage aussi chaotique sans personne pour lui indiquer le chemin.

Je le rencontre juste après le ressaut du blaireau, en compagnie de Daniel C. Le reste de l'équipe à finalement renoncé entre le blaireau et l'étroiture du boyau d'entrée, et sera allé visiter la grotte Béranger.

On poursuit donc la descente à 3, et nous retombons sur Henri juste avant de rejoindre le kit d'équipement : bonne nouvelle, la cavité est équipée en fixe : on n'aura donc pas à traîner plus loin le kit d'équipement dans les étroitures.

J'apprends également que lors du passage du/des derniers, le blaireau est allé se réfugier dans un coin : ouf! c'était un peureux plutôt qu'un agressif.

On avance encore un peu, avant de rejoindre un premier ressaut, qui est en effet équipé, mais avec un équipement bien ancien (d'après Henri, environ 25 ans !) : on descend quand même dessus, en remplaçant juste le mousqueton de la dev (l'ancien, en acier, était tellement rouillé que le doigt ne se fermait plus).

On arrive alors dans une salle bien concrétionnée : les photographes/cinéastes s'en donnent à coeur de joie.

plafond concrétionné

 

mise en abyme : le cinéaste pris en photo!

 

draperie

drôle de grappe au plafond : quelqu'un sait comment ça se forme?


On remonte alors une coulée avec une corde en place et 2 marches en fer à béton, puis à travers une lucarne donnant sur une descente d'une 15ène de mètres : on débouche alors sur le "petit Trassanel", très joliment concrétionné.

Henri dans la lucarne

 

 On mange, puis on vas visiter cette belle galerie. Un gour à sec peu profond mais étendu mériterait un balisage. 


 


Henri vas fureté les courants d'air. Pour ma part, juste avant la désob au terminus (par le GPS si j'ai bien compris), une cheminée attire mon attention : au plafond, il semble y avoir une conduite forcée pénétrable, et je sens un léger courant d'air : je tente l'escalade sur environ 5m : la "conduite" est en fait juste la pente de la cheminée qui diminue. La cheminée continue sur encore au moins 4-5m, jusqu'à une coulée qui bouche la vue, mais dont il est possible qu'on puisse passer malgré tout. Néanmoins, je commence à être un peu trop haut pour qu'une parade soit encore possible, et un pas un peu plus délicat se présente. Je préfère renoncer, surtout qu'il y a des traces de passage, donc ça a sûrement déjà été vu au moins une fois. Si un des bon grimpeurs passe par là, ça faut le coup d’œil d'aller voir. Pour ma part, sans corde, c'est trop engagé, surtout qu'un secours serait très compliqué vu les nombreux passages étroits.

Remontée sans encombres, à part la petite crainte du blaireau, mais celui-ci dort paisiblement au même endroit que là où je l'avais vu initialement.

On ressort, et Henri et Daniel veulent nous montrer le T22 et le trou des fusées. On essaye d'appeler le reste de l'équipe, quand on les vois arriver depuis le bas du village : la synchronisation était quasi-parfaite.

On vas donc au T22, puis au trou des fusées, au milieu d'une bataille de boules de neige initiée par Eleanor. On descendra dans les deux cavités, pas bien longues, ni l'une, ni l'autre.

Puis retour aux voitures. On se change, et on profite des crêpes apportées par Véro. Ensuite, avec Steve et Gilles, on prépare le matériel pour la Trayolle la semaine prochaine. Et je re-intègre les cordes de la Vernouze : 2 sont en bon état, deux autres présentent des courbures plus fortes que normal proche d'un bout (probablement au niveau des maillons) : je ne penses pas que ce soit un problème, mais dans le doute, on a mit les cordes de coté (proche de l'issue de secours), avec des noeuds isolant les "faiblesses" : si quelqu'un qui s'y connaît bien en cordes provenant d'un équipement peut vérifier à l'occasion, ce serait bien.

En se sépare ensuite, chacun rentrant chez lui.


Pour les prochains :

- à éviter pour les personnes n'aimant pas les passages étroits (même s'ils sont ponctuels) : quelques élargissements permettraient d'en faire une classique d'initiation juste à coté de la base.

- l’équipement en place commence à être limite (cordes de 25 ans un peu effilochées, mono-points par endroits, ...), et mériterait d'être remplacé. Prévoir de planter quelque spits. Pour le fraction donnant sur le petit trassanel, le mieux serait de faire des amarrages forrés. Par contre, il faut prévoir une grande mèche (une 60cm fera bien l'affaire, une 40cm risque d'être un peu juste)

- éviter d'y aller en période d'hibernation du blaireau



Et pour finir, la vidéo de Daniel C : 


PS : les photos sont de Gilles