samedi 16 janvier 2021

Couvre-feu à 18h : pas que du négatif

Samedi 16/01/2021

Vallée de St Pancrasse

Sortie solo. TPST 3h


Le couvre-feu plus tôt que d'habitude a provisoirement mis à mal la collective hebdomadaire du Vieux Lion : compliqué de perdre encore deux heures sous terre quand on vient de loin...

Les choses vont s'organiser dès la semaine prochaine, en comité réduit et en partant sans doute plus tôt pour poursuivre la quête principale actuelle du club qui n'en est plus à une semaine près...

J'en ai donc profité cet après-midi pour refaire une virée dans la vallée de St Pancrasse, à quelques minutes de la maison. J'avais trouvé quelques départs de trous intéressants il y a déjà pas mal d'années, et plus récemment un autre, une fissure soufflante juste au dessus du ruisseau qui se perd en grande partie lors de la traversée de la bande calcaire.

Le ruisseau lors de la traversée des calcaires

 

Ces calcaires surgissent des grandes profondeurs pour ensuite affleurer jusqu'aux gorges de l'Orbieu.

Nous étions retournés avec Boris travailler la fissure pour s'arrêter provisoirement sur une banquette de méandre ultra-résistante soudant les deux parois du méandre.

Le but de l'après-midi était d'éliminer l'obstacle et de diagnostiquer si la suite valait le coup.

Aperçu du site par rapport au ruisseau :


Entrée en action et résultat visible...

Le méandre avant :


Et après :

 

Coup de bol, le méandre juste après recoupe une belle arrivée horizontale à droite, la suite est une galerie d'environ 1m de large avec de belles formes de creusement au plafond. Un fort courant d'air est avalé dans cette suite qui tourne à gauche 2m plus loin, avec quelques alternances longues de souffle tout aussi fort. De la terre et des feuilles au sol qui devraient s'enlever facilement. Si près de la perte, ça sent le trou vraiment intéressant. Un de plus...


La suite nous attend

Pas le temps pour commencer à vider la terre, le temps passe trop vite. Je ne sais pas quand on aura le temps d'y retourner, sauf si on est bientôt re-obligés à rester dans un rayon de 20km. A suivre...

samedi 9 janvier 2021

Vieux Lion des neiges

Samedi 09/01/2021

Trou du Vieux Lion

Participants : JLuc, JMichel, Dom, Denis, Boris, Laurent

TPST : 7h


La météo était bien hivernale mais on a décidé de tenter le coup malgré la neige. Une bonne équipe de guerriers était à nouveau au rendez-vous pour aller creuser au fond.

Tunnel de l'Escale avec décorations

Superbe ambiance sur le plateau avec de la poudreuse et du gel persistant. Il a fallu bosser un peu pour atteindre le parking de la cavité avec les véhicules

Même à l'extérieur, on se taille un passage à la piquette

Convoi arrivé à destination

Sous terre, beaucoup moins d'eau et des conditions de travail plus faciles. On démarre la journée à 4,7m du départ du tunnel. Comme on est nombreux, JMichel retourne à l'ancien fond où il avait laissé un passage descendant en suspens.

Au chantier principal, le rituel est bien rôdé : rotation régulière au front de taille et repas échelonnés pour optimiser le temps de creusement sur place.

A nouveau une séance bestiale qui va nous faire bien progresser le long de la paroi mise à nu la fois précédente. Remplissage de glaise et cailloux sans aucun vide cette fois, l'ensemble est parfaitement étanche à l'air. Toutefois, la paroi montre des stries anciennes de niveau d'eau identique à celle visibles en bas des puits, et à la même hauteur (ancienne suite aval ?).

La différence c'est que la paroi toute entière semble avoir été légèrement basculée vers le nord avant que le remplissage ne se mette en place.

Après un passage de voûte stable, c'est à nouveau moins solide en allant vers le fond. On taille donc la suite de la galerie plus haute et plus étroite pour réduire l'emprise de la voûte.

L'après-midi, c'est la surenchère dans la vitesse et le volume de travail : vers 17h, l'extrême fond, légèrement remontant, est mesuré à 7m du départ (on dira un bon 6m pour la partie entièrement calibrée). Parallèlement, le rempart construit en bas des puits devient assez impressionnant.

Rempart souterrain

Il reste donc encore une bonne séance pour atteindre les 8m, ensuite s'il n'y a rien d'évident il faudra peut-être refaire une sortie ARVA à deux équipes pour caler précisément l'azimuth et la pente et remesurer la lacune. Cette quête nous aura appris la patience et la persévérance...et la porte vers le coeur du Pays de Sault est là quelque part, toute proche à présent mais encore cachée par des comblements millénaires....

 

lundi 4 janvier 2021

bonne année 2021

Bonne année 2021 à tous ,

De sympathiques sorties ,un  partage notre passion,et des kilomètres de premières!



merci à mathilde pour la réalisation de notre carte

Mathilde Font
infographie / pao / webdesign
06 72 81 61 94 - 09 53 09 30 05
mathilde@pandea.fr
www.pandea.fr

samedi 2 janvier 2021

Au coeur de la tectonique pyrénéenne

Samedi 02 Janvier 2021

Trou du Vieux Lion

Participants : JLuc, Félix, Dom, Laurent

TPST : 7h


Première séance de 2021 sur notre chantier -phare.

Encore plus de neige dehors, encore plus de froid (tout gèle en quelques minutes) mais un peu moins d'eau sous terre, de la spéléo comme dans les Alpes...

Pose de quelques marches pour atteindre le départ hors-crue au sommet du dernier puits, et poursuite de l'avancée dans la mine. Chantier absolument atypique, à présent en plein milieu de la zone broyée, mais il n'y a pas de trémie : un mélange de blocs et d'argile au sol et de la roche calcaire pulvérisée en sable au plafond. Les alluvions marneuses ont disparu, les parois aussi.

Les zones indurées (infiltrées par la calcite) servent de voûte, mais dans la première partie, la galerie continue de s'agrandir spontanément, j'en ferai encore les frais cette fois (un demi mètre cube dans la nuque et le dos, alors que presque rien n'était tombé ces derniers jours; la hauteur atteint 2,5m à présent, mais ça devrait se calmer. 

Difficile de se repérer dans cet univers étrange sans contours, situé entre deux compartiments tectoniques du Pays de Sault (anticlinal de Picaussel et synclinal du col du Chandelier). Nous naviguons donc à l'intuition, à peu près en ligne droite. 

Un seul gros bloc devra être éliminé avec fracas, le reste du creusement se fait à la piquette et au pied de biche.

Une mesure au topofil maison de Félix en fin de journée nous annonce que nous avons dépassé la mi-parcours théorique entre Vieux Lion et Chandelier : 4,7m de tunnel pour l'instant.

Nous avons évacué environ 8 mètres cube de remplissage mais le vide réel formé est d'à peu près 6 mètres cube (décompression des remblais). Le mur édifié en bas du dernier puits atteint 1,75m de haut par endroits. Une sacrée entreprise, mais on est habitués...

Visite du chantier en vidéo :



Petits vides calcités sur le parcours

Qui a dit que ça n'était pas le Pérou ?


 

mercredi 30 décembre 2020

Vieux Lion en effectifs réduits.

Mercredi 30/12/2020

Participants : Jean-Luc, Félix

TPST : 7H


De l’équipe de 4 initialement prévu, on se retrouve au final à 2.

Jean Luc me récupère à Puivert, puis on monte vers le Vieux Lion ensemble : le chasse neige est passé, mais il reste de la neige sur la route. Vu que la météo annonce un risque de nouvelles chutes des neiges, et que Jean Luc n’a pas de chaînes, on joue la prudence, et on gare la voiture au col où on se change, avant de faire le reste à pied.


On rentre vers 10h. Arrivé en haut du dernier puits, je vais voir la partie fissurée à droite (quant on est au dessus du puits face à celui-ci) : la fissure s’est encore allongée d’environ 10cm depuis la dernière fois. J’essaye de tout faire partir, mais sans trop de succès. J’ai fini par faire partir un morceau de 20kg, mais il en reste encore un bon paquet, qui en partie bouge un peu au pied de biche. Jean Luc étant impatient de descendre au fond, on décide de laisser encore quelques jours au rocher pour décompresser.


Arrivé en bas, on voit que la couverture de survie qui sert de bâche est à moitié arrachée, et enfouie sous un demi mètre-cube de graviers mêlés à de l’argile. Il y a maintenant un bout du tunnel où on peut lever les bras en étant debout !


Pendant que Jean Luc attaque ce gros tas, je vide un peu le passage bas à l’aval de tout les sédiments apportés par notre petit canal de drainage (ça avait bien décanté depuis Samedi, donc on pouvait raisonnablement vider les graviers).


À partir de là, on alternera les rôles, entre une personne qui creuse et qui rempli les gamates, et la seconde qui les tire (à la corde de traction), qui les vides, et qui élève le mur.


On commence à dégager un peu les blocs au fond, puis pose repas. Ensuite, petit changement d’objectif : trouver des cailloux assez gros pour continuer à monter le mur dans tout ce qu’on a balancé d’en haut du puits (je suis déçus : je pensais qu’en bas du puits c’était un énorme tas de cailloux, mais au final c’est des sédiments avec juste une petite couche de cailloux dessus). Bref, on rassemble et utilise presque tous les cailloux de belle taille qui restent.


Ensuite, reprise des hostilités au fond du tunnel. On finit par sortir le gros bloc qui était en plein milieu (on l’a roulé à grande peine à deux jusqu’en bas du mur, mais sans Steve on n’a aucune chance de le mettre sur le dessus du mur).


On continue un peu à avancer, sortant plusieurs blocs un peu plus petits et quelques cailloux (qui seront bien utiles pour le mur) : c’est un mélange de graviers calcités (qui partent en insistant) de graviers tenus juste par du sable et de l’argile (qui part très facilement), et de cailloux et blocs.


On arrête de creuser vers 16h30, après avoir avancé d’un peu plus d’un demi mètre (et d’avoir bien élargi au fond).


Voici à quoi ressemble le fond du tunnel :

- droit en face, un énorme bloc, qui ressemble à 3 lames d’une 15ène de centimètres d’épaisseur (probablement soudées), qui partent en diagonale vers la gauche. On n’en a dégagé pour l’instant qu’une petite partie : vers devant-gauche, il fait au moins un petit mètre, en hauteur environ la même chose, vers devant-droite les 3 lames visibles ensemble font environ 40-50cm. Mais dans aucune direction on n’en a trouvé la fin)

- à gauche de l’énorme bloc, on reste dans les sédiments assez friables avec des endroits plus calcités et des cailloux : en peu essayer de creuser par là, mais ça nous fait dévier à gauche)

- à droite, il y a une toute petite arrivée d’eau, et du coup pas mal de cailloux calcités (ça reste raisonnable à creuser, mais ça nous fait dévier à droite, ce que d’après Laurent il faut éviter)

- un peu devant l’énorme bloc, il y a un autre « gros » bloc : une pointe qui dépasse du sol d’environ 30cm, et qui semble s’y enfoncer un bon bout : on a essayé de le déloger, mais sans succès : soit il faut y investir pas mal d’efforts, soit le briser sur place pour n’enlever que la pointe (pour l’instant il ne gène qu’un peu, mais dès qu’on aura avancé un peu, il empêchera de tirer les gamates et il faudra dédier une personne pour soulever la gamatte par dessus : c’est dommage). Juste à gauche, un autre bloc, de belle taille également, qui semble posé (voir soudé?) au précédent.


En tout cas, contrairement à ce qu’on avait cru la dernière fois, on n’est pas encore arrivé sur les blocs tout calcifiés qu’on voit depuis le chandelier.


Donc pour conclure, je vois 3 chemins possibles :

- environ 30° vers la gauche : les sédiments semblent pouvoir assez vin s’attaquer à la piquette, il y a juste les 2 derniers blocs qui embêtent un peu

- tout droit : on garde l’azimut, mais il vas falloir mettre en pièce le bloc qui ressemble à 3 lames

- 40° à droite : c’est plus calcifié, et on aune minuscule arrivée d’eau (avec une « salle » de 15cm de haut pour 10cm de large et 20cm de long).



Pour samedi :

- s’il y a moyen de faire une sortie préparatoire, ça peut être intéressant

- Jean-Mi : si tu as envie de venir, tu est le bienvenue !

- Pour le burineur, je ne pense pas que ça vaille la peine de prendre celui qui se branche sur le groupe électrogène. A la limite on peut en prendre un sur accu : je ne penses pas que ça serve énormément, mais ça pourra peut-être faire gagner un petit peu de temps à des endroits bien précis. Je penses que si on l’a il servira probablement un petit peu, mais que si on ne l’a pas, je ne penses pas que ça posera un problème.

- si quelqu’un a un pied de biche qu’il veut laisser au vieux Lion, ça peut être utile (j’ai remmené chez moi celui de mon père : je peux si besoin le ramener samedi, mais ensuite je ne serais plus là, donc il faudra de toute façon en trouver un autre). Jean Luc suggérait que sinon, il pourrait éventuellement aller en acheter un pour le club en même temps qu’il ira acheter des fer à bétons pour des marches (il a apporté un certain nombre de marches, mais il faudra les placer samedi)


PS : @Jean Luc : surtout, n’hésites à compléter ou corriger mes propos

Mardi 29 Décembre 2020 l'après-midi: Retour au Barrenc d'En Pascal, Plateau de Sault.

Avec Félix qui est en congé. Et reste fidèle à nos massifs, malgré ces activités spéléo ailleurs.

Un peu plus de 2 ans après avoir délaissé cette potentielle entrée haute du Chandelier, je lui propose d'y aller, avec pour but de récupérer du matos laissé en fixe. C'est le vrai hiver sur le plateau, avec la neige qui vas avec. A la ferme de la Roquette un sympathique habitant nous autorise à nous garer sur son parking.Et sympathique marche d'approche sur la piste enneigée. Félix reéquipe le puits d'entrée, ou j'avais laissé les plaquettes du fractionnement. C'est ma cinquième sortie ici, et j'ai l'impression d'y étre venu la veille....Le soleil est là, et Aza pourra patienté sans avoir trop froid.Bon travail de décaissement (la deuxième)dans le passage vers les -50, entamé en 2018 avec Jean Luc. Il restera encore une bonne séance pour passer dans une sorte de ressaut étroit. 3m en dessous, il me semble que le plafond deviens horizontal vers une suite. Mais c'est surtout l'excellent petit souffle qui est encourageant. Un probable colmatage de calcite doit freiner cette ventilation d'entrée haute. Situé vraiment à coté de la perte ébouleuse de Coume Fréde que l'on avait commencé à ouvrir, cette cavité pourrait nous révéler des surprises. La présence de ces galeries fossiles sur un plateau plutôt fournis en aven verticaux et sans suite est plutôt encourageante. L'aplomb théorique de l'actif de la perte des Coumeille devrais ce trouver en dessous...Et cet actif ressort à l'Aigo Neich, c'est a dire en bon français la résurgence du trou du vent du Blau. Cet actif recherché aussi dans le Chandelier....TPST:3H20. Du coup, l'on laisse équipé les ressauts. Il n'y a pas que le "vieux lion" dans la vie!

La procédure pour insérer des photos....a tété changée.....je ne sait pas faire!



samedi 26 décembre 2020

Hivernale au VL : Le repos c'est la mort...

Samedi 26/12/2020

Trou du Vieux Lion

Participants : Félix, Romain, Denis, Laurent

TPST : 7h


Dix centimètres de neige et une température de -3°C nous attendent sur le plateau. On se dit qu'avec ce froid, il y aura peu d'eau sous terre : tout faux..

On commence par la purge entre les deux puits. Plus d'une tonne de blocs vont descendre. Je me retrouve une première fois suspendu à la main courante après le départ inopiné des premiers. Merci les longes !

Ensuite le gros morceau, un menhir...



 Les blocs serviront à faire un mur en bas pour endiguer les sédiments meubles arrivant du front. Le menhir, lui est intact et pourra servir de plan B en cas de manque de matière première de construction.

En bas justement, l'arrivée d'eau est toujours aussi intense que la semaine dernière. On tente de la canaliser avec une couverture de survie fixée avec des clous.

Le temps que l'on y arrive, la plupart d'entre nous sommes trempés. A partir de là, c'est travaux forcés et dépense énergétique non stop. Tout arrêt de plus de quelques minutes conduirait à l'hypothermie...

Pose de la bâche

Une habitante des lieux, immobile depuis au moins une semaine...

Le travail va battre son plein dans une ambiance joviale et enthousiaste, avec relais de poste toutes les 15mn environ. Nous allons ainsi doubler la mise depuis la dernière fois et dépasser les 3m de creusement, malgré plusieurs rééquilibrages spontanés de la voûte.

Front de taille désormais à 3,1m du départ

En fin de séance, changement brusque de décor : nous tombons sur le chaos calcité correspondant à la traversée de faille. Nous trouvons plusieurs petits vides, tous scellés par la calcite, et commençons à sortir quelques jolis blocs. L'apparence du chantier devient identique au côté Chandelier.

Tout semble concorder pour le moment. Le front de taille devrait ralentir la prochaine fois dans cette configuration plus dure, mais il ne reste théoriquement que +/- 5m à franchir.

Sortie dans un décor féérique à la nuit tombante.

Ambiance Noël