dimanche 19 février 2017

Dimanche 19 février La grotte des corsaires en fin d’après midi, petite virée à la grotte des corsaires. Les fortes pluies du début de semaine (150 mm) ont profondément remanié le lit des ruisseaux. Je suis curieux de voir le comportement de la porte placée en 2016, sensée protéger la cavité de l’ensablement. A la route, un bruit d’eau me fait craindre le pire mais seul le drain continue de cracher un bon débit. Le ruisseau est aujourd’hui à sec et permet de le remonter facilement. Seul, le passage de la marmite est un peu arrosé. L’échelle posée par les chasseurs n’a pas résisté et a disparue du paysage. Le cadre est de toute beauté car l’eau en furie a nettoyé la roche qui est d’une blancheur immaculée. Pour ajouter une touche colorée, l’eau a pris une belle teinte bleutée. Une centaine de mètres plus haut, je suis soulagé car la porte a bien résisté. Bien qu’ayant été submergée, seules quelques pierres ont été déplacées, laissant passer l’eau et des matières organiques qui tapissent le conduit intérieur. Elle a rempli sa fonction de filtre, empêchant un nouveau colmatage. N’ayant pas la tenue adéquate, je n’ai pas continué à ma faufiler dans la grotte pour voir une éventuelle incidence. Cela fera l’objet d’une autre visite.
Dimanche 19 Février 2017: Petite sortie familiale, à la grotte du cimetière- Sallèles.
Pour initier Andrea ( Asha) et ces deux enfants: Magma et Rain.
Initiation basique; Aidé par Pierre, toujours partant pour donner un coup de main....
Contemplation
Magma première descente
Dans le porche, puis sur des toboggan peut aériens dans le premier diverticule. Andréa et surtout Magma ce débrouillent très bien. Rain blessé à une main, est venu a contrecoeur.....et s'ennuie ferme....Séance positive tout de même, car ce qui était pratiqué servira plus tard. Avec Pierre et Magma, coup d'oeil à l'ancien fond des galeries principales et au passage des oeufs. Qui n'est pas ventilé. Le soleil est de retour. TPST+TPES: 4H30.

vendredi 17 février 2017

Vendredi 17 Février 2017: 2D, petite séance pour gros résultat.
Séance démarrée assez tôt avec....les 2D, car l'un deux à des impératifs en début d'aprem.
Panorama splendide sur les pyrénées qui sont bien blanches. Une partie du matos nous a été aimablement monté par un cultiveur de truffe sur la remorque de son Kouad...sur lequel c'est juché Mas, qui n'a pas peur d'être secoué.....
Bonne séance de reprise, après un break de 6 mois. Avec Constant, en partant voir le trou du renard plus en aval, l'on tombe sur un trou....inconnu! Très belle conduite forcée dans le beaux calcaire blanc. Bien colmaté, mais un indice de plus de l'intense karstification de la zone. A creuser, si ça deviens trop difficile aux 2D. Car il n'y a aucun doute qu'il s'agit du même réseaux....Visite du trou du Renard, superbissime petit trou avec des formes de creusement de folie, et bouché par la terre. Du boulo topo en perspective (avis à ceux qui veulent s'initier), et un travail d'ouverture de sentier dans cette zone particulièrement dense.De retour au trou, devant lequel l'on ce croirais au printemps,l'on a un bilan final de 50cms gagné en profondeur et plus d'un mêtre en développement. A gauche une sorte de poche encombrée de blocs signale un creusement. Vers le bas, la fissure toujours dans le calcaire dolomitique laisse voir des formes de concrétionnement. Et indice encourageant, des lames coincées au sol, laissent penser qu'un élargissement ne serait pas loin!Vers le milieu de journée le courant d'air c'est bien accéléré. Il souffle, ce qui peut paraître illogique car il fait doux, mais en fait le fond de l'air est frais....Il s'agit bien d'une entrée haute. Et vue les creusements plus en aval, il faut vraiment s'y tenir. Constant aussi très motivé, peut ce libérer parfois le weekend. TPST+TPES:5h
Au vue de la crue monstrueuse qui a ravagé la Clamoux, ça serait peut étre bien d'aller faire un tour dans le trou du Corsaire.....voir si quelque chose a bougé!

lundi 13 février 2017

Lundi 13 Février 2017: Pleine Lune. rattrapage....anti virus....
Après un weekend patraque grippal....je part avec Denis pour le trou, ou l'on a la ferme intention de finir le déséquipement. Les jambes flagadas, je ne sait pas ce que ça vas donner, mais "ma" Pleine Lune", me redonne l'énergie....tellurique nécessaire. Pourtant sur zone l'on est acceuillit par une météo de merde typique de l'endroit en cette saison.....Changement en contorsions dans la voiture et rentrée dare dare..;C'est une première pour Denis, qui n'a jamais fait la cavité, et moi ce n'est que m'a 107 ème sortie ici!!Dés le bas du puits d'entrée, je remarque un joli amont étroit dans la paroie coté corde.....que je n'avait jamais vu...Puis l'on vas au bout du conduit en haut du puits des perles. Au bout un chantier facile à envisager donne sur une faille passable....très bien ventilée (air de volume). Si ce n'est qu'il y a le risque qu'elle jonctionne avec l'amont du F1. Rien n'est sur, tant la topo de cette zone très complexe est difficile à interpréter! L'on continue notre musardage exploratoire, en visitant de fond en comble le supérieur à mis hauteur des puits de jonction. Dans une annexe remontante sans traces visibles, il nous semble faire quelques mètres de première. Ce réseau n'est pas topoté, et il y a du boulo. Casse croûte en bas des puits de jonction. Au réseau avant la main courante précédent le puits des loirs, début d'ouverture d'une lucarnette au sol terreux, qui serait dans le prolongement logique du fossile parcouru précédemment. Un net léger souffle en sort....Toutes ces recherches dans l'optique de localiser l'accès à une ancien drain fossile dont j'ai toujours soupçonné l'existence plus à l'Ouest du trou principal....En bas du puits des loirs, remontée dans un affluent en amont de la première turbine. Je n'y était pas allé depuis....1997....et je le trouve bien long. Pas topographié non plus à ma connaissance. Descente jusqu'à la première turbine. Comme je ne suis pas tout à fait opérationnel, je propose d'ajourner le déséquipement, et de remonter tranquillement en zieutant partout. Et l'on ce prend au jeux en franchissant les étroitures....très aquatiques.....d'accès à l'amont. Comme ça Denis peut parcourir jusqu'au bout cette imposante galerie. Réseau des gours, bien plein. L'on sort de là trempés comme des canards....sans plumes!Il ne pleut plus juste le temps de revenir à la voiture. Avant la qu'elle l'on doit traverser un imposant troupeaux de vaches, qui a transformé en cloaque le champ. Recontortions dans la voiture après cette sympathique sortie de 6H....de remise en forme.Pas de photos. Prochaine proposition ici: déséquipement depuis -180, et au passage continuation de l'ouverture des passages aperçu. S'ils ne donnent rien, il nous reste le F2 à continuer.

Sauvetage canin

Samedi 10 décembre


Une belle partie de chasse est interrompue par un appel désespéré. Au village voisin, un drame se joue. IL MANQUE ULLA, imposante chienne noire croisée beauceron. Cette chienne, terreur des chats de Marmorières a voulu exercer sa passion sur un blaireau et a disparu la veille dans un trou. Je connais bien l'animal et son propriétaire car ils sont d'anciens voisins. Daniel sait que je pratique la spéléo. Bien qu'imprécis, son appel est tellement émouvant que délaissant chiens et fusil, je me rends sur place accompagné de Jean Claude et Alain M. Il s'avère que le fameux trou est la grotte des nains, située sur la commune de Sallèles Cabardés. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s'agit d'un boyau d'une vingtaine de mètres de long, suivi par un puits de huit mètres de profondeur. Pour moi, je remets ça quarante huit ans aprés !!! Depuis, le conduit s'est un peu rétréci, mais la difficulté va être de remonter notre malheureuse Ulla du fond du trou. Celle-ci est toute contente de notre présence. Sa chute ne lui a laissé aucune séquelle et elle tourne comme une folle en gémissant. Alain, grand spécialiste des secours, a tout prévu, avec cordages, poulies et même scotch pour obturer la gueule de notre canidé. Une échelle en cable d'acier est toujours en place. Vu son état, il est probable qu'elle date d'un demi siècle. Elle sera quand même utile.



La remontée est laborieuse car la bête pèse plus de quarante kg. Nous ne sommes pas trop de deux pour tirer sur la corde. Alain suit. Il soulève la trépidante Ulla et accompagne la remontée. Tout à coup, horreur, la corde s'est brusquement ramollie. A un mètre du sommet, le baudrier vient de lacher. Alain rattrape et bloque Ulla sur ses genoux. L'instant est critique. Jean Claude, que je retiens par les pieds se penche et réussit à passer un mousqueton dans le collier de la bête. Alain hurle de douleur. La bête suffoque mais dans un dernier coup de reins, nous réussissons à la hisser sur la terre ferme. Alors là, quelle fête. Notre visage terreux est lavé par les embrassades de la chienne qui déjà se reprend à courir dans l'obscure galerie.




A la sortie, la joie indescriptible du propriétaire nous paiera de tous nos efforts et de nos émotions.



A bientôt Ulla, mais surtout pas dans un trou.























préparatifs








Jean Claude éblouissant











La joie du sauveteur et du sauvé













 Mardi 10 février
 Sauvetage de la chienne Fauvette
            La reprise en douceur ne va pas durer. Mardi matin à 11h, coup de téléphone. On me signale la présence d’un chien dans un trou sur la commune de Conques sur Orbiel (décidément, cela devient une habitude). Un renard bien malin a entraîné notre brave toutou dans les tréfonds de la terre pour le piéger. Celui-ci est prisonnier de la roche depuis maintenant quatre jours,
            Une longue plainte faisait écho aux appels désespérés de son maître José. Les coups de pioche de nombreux bénévoles venus prêter main forte sont jusque là restés vains. En désespoir de cause, ceux-ci envisageaient le pire et cherchaient un moyen d’abréger l’agonie et les souffrances prévisibles de l’animal…
            L’intervention de Christophe D., habitant le village. a mis fin à ces funestes pensées et prêché pour une solution plus rationnelle : avertir des spécialistes des secours souterrains. Le GRIMP est informé. C’est Olivier Monié, spéléologue sauveteur, qui tôt ce mardi matin est dépêché sur les lieux. Il va commencer à dégager l’entrée avec l’aide des bénévoles présents. Revigorés par ce renfort, tout le monde s’est mobilisé. Un groupe électrogène et un burineur sont amenés sur place et le travail devient alors plus efficace. Malheureusement, Olivier doit quitter les lieux à midi et la chienne est loin d’être dégagée. Et c’est là que mon téléphone sonne….
            Cela tombe bien car je n’ai pas encore défait mon kit de dimanche !!! Une demi heure plus tard, je suis devant le trou. La beauté des lieux est grandiose. Le ravin est bordé de grandes falaises de calcaire blanc d’une trentaine de mètres de haut. La roche est de l’ère tertiaire. Je commence à me gratter la tête car elle est à ma connaissance très dure. Heureusement, elle a mal supporté ses soixante millions d’années. Au cours des âges, tel d’immenses icebergs, de grands pans se sont détachés de la falaise et sont aujourd’hui noyés dans un flot de verdure. C’est là-dessous que notre renard a trouvé refuge.

            Olivier, secondé par les volontaires, a bien entamé le travail. La galerie, à l’origine très étroite est maintenant « praticable » sur 4m. S’en suit un léger agrandissement et le boyau tourne sur la gauche. La chienne n’est plus très loin et ses nombreux appels de détresse me fendent le cœur. Je vais alors entamer une désob acharnée pendant deux heures. Une gamate confectionnée à la hâte sera utilisée sans relâche. Heureusement, la galerie est dans un niveau marneux, assez facile à creuser. Mais des blocs se sont détachés de la voûte. Un, particulièrement gros et mal placé, empêche toute progression. Il est très dur et insensible au burineur. Pour corser le tout, il en soutient un autre de plusieurs centaines de kg, suspendu au dessus tel une guillotine. Fendu, il menace de s’effondrer. Chaque vibration fait descendre de la poussière. Tout ceci n’est pas très rassurant. J’essaye alors de contourner mais d’autres blocs jaillissent de la terre. Il va falloir jouer serré. Petit à petit, j’arrive à isoler et incliner celui qui est au sol. Un second burineur plus puissant, dépêché en urgence aura enfin raison de notre énorme pierre. La progression peut continuer. Heureusement, l’élargissement de la suite sera un jeu d’enfant. Je peux enfin me retourner. Pour éviter de me coincer, je pars les pieds en éclaireur (si les fesses passent…)

            Je sens tout un coup un vide sous les bottes et je bascule dans le vide. Et là, le bonheur. La chienne, silencieuse depuis un bon moment est au fond d’une faille de 2m, tremblotante et amaigrie. Habituée à l’obscurité depuis 4 jours, elle suit avec avidité les rayons de ma lampe sur les parois. Une fois hissée en haut du puits, elle ne mettra que quelques secondes pour retrouver la liberté. Sa sortie est alors ponctuée par les bruyants applaudissements des secouristes.

            Espérons que Fauvette aura retenu la leçon pour nous éviter de nouvelles et éprouvantes aventures.

Accompagnement Cabrespine

Dimanche 12 février 2017
Participants : Alain F.-Véronique R.- une équipe de 9 spéléos de l'ESR et du CAF Perpignan
TPST : 6 h

Accompagnement dans le cadre des sorties programmées sur Cabrespine pour des groupes ayant fait une demande. C'est notre tour de s'y coller.
Philippe vient nous ouvrir comme prévu à 9h30 (merci à lui, la grotte n'ouvrant à cette époque que l'après-midi). On ressort vers 16 h.
Tranquillement nous amenons nos visiteurs jusqu'aux Fistulaires où nous déjeunons. Retour plus rythmé ce qui nous permet de leur faire voir le vieux concrétionné.
Il y a beaucoup d'eau dans les gours et les coulées sont bien alimentées, nos visiteurs sont ravis : gour en étoile, gours blancs, padirac, vire...., le courant est également assez fort.
Un groupe très sympa, admiratif qui nous convie à un pot à la sortie, moment d'échange convivial.