lundi 20 avril 2015

Lundi 20 Avril 2015: Bufo Fret ligth 

En petit comité avec les personnes initiées la veille, plus Monika, la voisine du Pech.....
équipe compressée!
Pour des débutants qui n'ont jamais mis les pieds sous terre, il ce débrouillent plutôt bien....
Bart l'ami américain
En 4H30, visite jusqu'au début de la galerie du sable et retour.
elle est gourmande....
A la sortie, coups d'oeil aux entrées des bergère 1 et 2.....qui sont à peine ventilés!

dimanche 19 avril 2015

Dimanche 19 Avril 2015 l'après-midi: initiation au roc blanc de Véraza.

Avec Olivier....qui est de retour.Et pour Bart et Cécile deux amis de Corine.
Olivier à l'équipement
Le soleil consent a ce montrer, juste au moment ou nous arrivons sur place....
Bart le texan
Donc équipement de trois lignes sous la grotte sépulcrale.
Entrée de la sépulcrle
Ce sont les tous débuts pour Bart et Cécile, et une bonne occasion de révision pour Olivier.
ho le vilain frottement...!
A la fin, visite de la grotte sépulcrale.
Cécile
TPST+TPES: 4H
Equipement dans le porche de la N°1

mardi 14 avril 2015

retour au soleil....
La suite....
Dimanche 14 Avril 2015: Saga du T21 suite....

Malgré la merveilleuse météo enfin printanière, l'équipe est de nouveau réunie....pour s'enfermer dans le terreux T21....:Moi-même, Denis,Dominique,Jean Luc, Julie,Jean Marc,Pierre.
encouragements présidentiels....
L'on emprunte la piste démarrant devant la chapelle du village, ce qui nous fait arrêter les voitures carrément au col de la stèle....Quand je le disait que les spéléos n'aimaient pas marcher!
Stokage dans la cheminée
Du décaissement, du décaissement....et encore du décaissement au point bas.Avec une remontée bien musclée jusqu'à la plateforme de la cheminée.Et l'on est pas de trop d'être à 5.Car Jean Luc et Julie, vont faire le trou des escaliers, juste au dessus de la base.Pour Jean Luc, c'est quasiment le premier trou qu'il fait sans "guide", en ayant seulement la topo en main!Le trou a été laissé équipé par Jean Marie, et sa leur facilite les choses.Des marches métalliques y aurait été posées (Jean Pierre?), ce qui n'est pas un luxe dans la deuxième lucarne...
non non....il ne dort pas!!!
Au T21, d'aspect peu engageant de la dernière fois, l'on crée (c'est le mot!), un boyau bas terreux de 4m, avec arrêt sur une réelle perspective....Une perspective "trassanélienne".....c'est a dire étroite, terreuse.....mais avec une nette....et infime ventilation!Les cailloux y dévalent parfois de plusieurs mètres.S'il y du gros la dessous, nous n'avons vraisemblablement pas encore fait sauté le bouchons qui arrête le "sef"...Il n'y a que notre sommelier de service, c'est a dire Pierre, qui nous ouvre un excellent minervois, bue parcimonieusement dans un godet de thermos!Ce n'est pas forcément au mètres de première que ce mesure la qualité d'une ambiance!
topinerie....
TPST total:7H
contorsions
Rendez vous est pris pour le weekend du 03/05.

dimanche 12 avril 2015

Accompagnement du Samedi 11 Avril 2015

GROTTE DE LAUZINAS

Rédaction de la fiche : Alain Faure
Participants : Alain Malric - Alain Faure - 6 spéléo du CST Lyon
TPST : 6 h
Circuit classique de la cavité, Lac Vert et sapins d'argile, lac des Echos, lac de la Grande Salle. Il y a pas mal d'eau encore partout, ce qui est toujours un plus sous terre.
Parmi les participants 3 photographes sont à l'œuvre, profitant de mon éclairage.
Tous ressortiront enchantés, une équipe vraiment sympa et sachant apprécier les cavités de la Montagne Noire. On achève l'après-midi au local du SCMNE par un apéritif préparé par nos invités.

dimanche 5 avril 2015

Samedi 4 et Dimanche 5 Avril 2015: Weekend Minervois.

Vue d'ensemble du Pech de Laure, ou s'ouvre le T21
Bien loin de l'exotisme aventureux de Laurent, retour dans notre "petit"Pays....
André Rieussec
- Samedi: La "belle équipe" s'agrandit:
Il équipe déja!!!!
Initiation basique à la grotte du cimetière à Sallèles.Pour Jacques et Liz coaches par Pierre.
Qu'elle est belle cette équipe!
Liz était déjà venu il y a quelques temps aux Cazals pour apprendre les rudiments sur cordes.Jacques fait ces tous premiers pas.Tous les deux artisans de haut niveau, sont d'une aisance et d'une motivation qui fait plaisir a voir....4 ateliers dans le grotte.Puis
Les rudiments dans le porche
 dans le puits à gauche de l'entrée, début d'apprentissage à l'équipement pour Jacques (je saute les étapes....car le potentiel est là!).Exercices de conversion plein vide.A l'apéro ensuite chez Pierre, je confirme bien que nous avons là deux nouveaux membres, et qu'on va les revoir bientôt....
TPST:6H
- Dimanche: Opération solo de rééquipement du puits Ribero de Trassanel.Avec une grosse nouille, qui devrait résister aux "souvenirs" amené par l'équipe qui sort du Mystère...Puis pose de marches (5 en tous) aux fractionnements les plus malcommodes.TPST:2H30
Au casse croûte à la base, j'ai la visite de notre ancien André Rieussec, qui ne c'est pas encore consolé de l'annulation de la messe de minuit!
L'après-midi, balade prospection dans les arrières du col de la stèle, par une météo très ventée.
Découverte d'un petit départ à revoir par temps chaud, au Sud Est de la grotte du maquis.
Du très très local quoi!!!!TPES:2H

samedi 4 avril 2015

Sortie Photo - Vidéo Samedi 04 Avril 2015

GROTTE MINE DE RIEUSSEC

Participants : Alain Malric - Alain, Solange, Bastien, William Bondouy - Olivier, Kémo Coquelet - Daniel Constans - Alain Faure - Jean-Claude Gayet du SCM
TPST : 5h 30
Rédaction de la fiche : Alain Faure
Photos : Olivier Coquelet

C'est avec Jean-Claude Gayet du SCM que nous revenons filmer dans cette cavité que nous avions visitée il y a environ 11 ans.
La mine de Rieussec exploitée (pour peu de résultats) après la première guerre mondiale fut rapidement abandonnée. Les mineurs lors de leurs travaux trouvèrent la grotte même, qu'ils firent visiter aux gens du village avec des prélèvements de concrétions. Fermée en 1928 il faut attendre 20 ans pour que Christophe Bès, d'abord avec le SCA puis avec le SCM s'y intéresse sérieusement, plusieurs éboulis dangereux sont passés et sécurisés, mais souvent éboulés à nouveau. Les années 90 livrent encore des nouveautés minières et  caverneuses dans le même secteur. La cavité est malheureusement pillée en 2006 puis quelques années plus tard. Actuellement protégée par une nouvelle porte mise en place par le SCM et de nombreux volontaires dont j'ai fait partie, cette grotte aux parois couvertes d'aragonites de toutes formes, reste un enchantement pour les visiteurs sachant apprécier ces merveilles naturelles.
 
 







 
 

Périple au Brésil

Mars 2015
Minas Gerais, Brésil

Dans le cadre d'une formation SSF destinée à former les spéléos et corps constitués brésiliens aux techniques de secours en milieu souterrain, nous sommes cinq cadres français à pouvoir nous envoler vers l'hémisphère sud pour la plus grande partie du mois de Mars. En effet, après la formation, nous avons prévu de poursuivre notre séjour par une expédition basée sur l'exploration.
L'équipe est constituée de Jean François (Jef) du Gard, de Grégoire de Seine Maritime, de Tristan de l'Isère, de Laurent C de Lozère et de moi-même de l'Aude.

Les vols aller, Lyon-Lisbonne puis Lisbonne-Belo Horizonte, s'effectuent sans encombres, et nous sommes reçus et hébergés par divers membres du club local, le Bambui.

 Belo Horizonte est une ville gigantesque de près de 5 millions d'habitats et étendue sur 50km

Rapidement, nous quittons l'enfer de la ville pour partir en reconnaissance 150km au nord, près de la petite bourgade de Cordisburgo, dans laquelle doit se dérouler une partie du stage. Il s'agit de trouver des cavités adaptées pour la partie souterraine des cours et pour les exercices de fin de stage. Nous sommes plongés immédiatement dans l'ambiance du karst tropical ...

 Une zone de pertes, 10km à l'ouest de la ville. Nous comprenons vite le caractère dangereux des zones actives du karst étant donné la puissance potentielle des crues...

La première nuit sur la zone nous réserve un orage d'une violence incroyable. Le lendemain, nous visitons la très belle cavité de Morena, qui doit accueillir le barnum de cloture.

 La rivière souterraine de Morena, évidemment, est en crue. Ambiance dantesque mais chaude (28°)

 Il reste une dernière cavité à jauger pour le stage. Pendant qu'une partie du groupe commence la partie théorique du cours dans les locaux de la grotte touristique de Maquiné (première grotte aménagée du Brésil), Tristan et moi, accompagnés de deux cadres brésiliens, partons localiser l'entrée puis reconnaître la grotte du toboggan ou personne n'a mis les pieds depuis bien longtemps. Nous sommes guidés par le fermier local.

 Ambiance western tropical, à cheval dans d'immenses étendues sauvages


 L'entrée de la grotte du toboggan, défendue par un essaim d'abeilles africaines, agressives et extrêmement dangereuses
 
Le stage en lui-même se décompose en deux modules: un cursus court, essentiellement en salle, et qui regroupe environ 70 stagiaires; et un cursus long avec un groupe de 25 stagiaires. Le but est de mettre en avant les cadres brésiliens déjà formés lors des sessions précédentes (2011, 2013) pour qu'à terme le Brésil se structure et devienne autonome en secours. Mais le chemin est encore long pour parvenir à ce résultat.
Néanmoins, de jour en jour, les "alunos" comme on dit en portugais, progressent bien. De nombreux exercices et mises en situation, parfois nocturnes, ont lieu (décrochage des cadres français en falaise, ou encore course de civière par équipes sur parcours similaires)
 

 Entraînements en falaise et démonstrations diverses

 Parfois système D

 Tyrolienne en jungle

En fin de semaine, les exercices souterrains deviennent la règle, et plusieurs spécialités du secours sont abordées

 Certains blessés fictifs ont plus de chance que d'autres lors des exercices ASV dans les points chauds


La fin de la formation est consacrée à deux exercices grandeur nature, équivalents de nos "barnums" départementaux
 Evacuation en tyrolienne à la grotte du toboggan

Evacuation dans la rivière de Morena, qui a heureusement retrouvé son calme
 
Après l'effort, le stage se cloture comme il se doit par une fête à la taille du pays, démesurée. Il faudra plusieurs jours à certains d'entre nous pour s'en remettre...
 

 
La deuxième partie du séjour va marquer un changement radical : nous partons 700 km plus au nord, vers le parc naturel de Peruaçu et la ville d'Itacarambi. Un membre du Bambui, Arnaldo, nous accompagne. La ville est un bout du monde ou la route s'arrête et fait place à une piste en bordure d'une réserve indienne. Nous devons atteindre dans les jours suivants plusieurs objectifs repérés par photo sat. dans un no man's land gigantesque.
 
 La ville est bordée par le rio Sao Francisco, deux fois le Rhône en débit mais peuplé de piranhas et de crocos. Le lever de soleil est magnifique

Notre premier objectif est une mégadoline située sur le massif. Elle n'est qu'à 500m du terminus de la piste et nous pensons pouvoir l'atteindre rapidement. Mais la végétation tropicale complique tout : il nous faut une heure et demi de combat acharné à la machette et sous la chaleur pour enfin apercevoir les premières falaises. Cet objectif ne donnera rien à part quelques rencontres avec la faune locale, serpents mortels et araignées, et un bon point de vue sur la stucture géologique. Les vieux sols altérés rouges recouvrent tout le plateau. Les calcaires, qui sont parmi les plus anciens du monde (datés d'environ 700 millions d'années, soit 200 Ma avant le Cambrien base de l'ère Primaire), affleurent sous forme de fenêtres dans les mégadolines ou dans les vallées.

 Mégadoline en pleine forêt tropicale
 
Nous avons ensuite l'occasion de visiter la grotte de Janelao, la cavité-phare du parc et qui est à l'origine de sa création. Le parc a été vidé de ses habitants (quelques fermiers) et est aujourd'hui une réserve stérile de tout visiteur. Un paradoxe. Il n'en reste pas moins que Janelao est une cavité qui figure parmi les plus gros volumes au monde avec une largeur moyenne de galerie de plus de 100m et des voûtes flirtant avec les 200m de hauteur. Ce karst est en phase ultime, presque démantelé dans sa première partie, avec plusieurs mégadolines d'effondrement percant le plafond de la galerie.
 
 L'entrée de Janelao, les arbres à droite font une cinquantaine de mètres de hauteur

 Une des premières dolines, en forme de coeur, recoupant la galerie. La hauteur est de 150m environ


 L'entrée de la partie entièrement souterraine du réseau
 
Vue depuis l'intérieur. La stalactite eclairée à droite à mi-hauteur fait 28m de long
 
Les recherches se poursuivent les jours suivant cette parenthèse de visite classique. Nous localisons une nouvelle mégadoline et obtenons l'autorisation du parc pour nous y rendre. Pour cela , nous devons passer au dessus du réseau de Janelao
 
 Vue par le haut sur une doline du réseau : 200m de profondeur, 500m de diamètre

Cette fois nous avons plus de chance : la végétation est moins dense, et nous parvenons à trouver facilement l'objectif puis à y descendre avec simplement une corde. Au fond de la dépression, derrière un éboulement, nous découvrons une cavité fossile de grandes dimensions, avec des galeries de 40m de large environ.

 Concrétions en dentelle dans la grande galerie

Le fond se dirige vers le réseau de Janelao mais un bouchon de calcite empêche la jonction. En suivant la logique du karst, nous ressortons pour atteindre l'autre côté de la dépression où doit exister la suite de la cavité. Après quelques coups de machette, un porche majestueux de 50m de large nous accueille. Les conduits sont visiblement très anciens, mais là aussi le remplissage bouche la suite.

 Le grand porche vu de l'intérieur

En scrutant les parois alentours, nous découvrons avec stupeur toute une série de peintures rupestres
Elles ressemblent à celles déjà connues sur un autre site du parc, provenant d'une civilisation indienne disparue et datées de 12000 ans environ




Celles-ci s'avéreront après discussion inconnues du ministère. Un nouveau site à étudier donc. Mais tout se paye...
En poursuivant la prospection, nous sommes attaqués par un essaim d'abeilles récalcitrantes. Deux d'entre nous dont moi sommes piqués. Nous fuyons et une partie de l'équipe repart vers le véhicule (risque d'allergie). Je poursuis la prospection un peu plus loin avec Arnaldo et nous découvrons une nouvelle cavité. Mais à la sortie, un nouveau danger se présente. Il s'agit cette fois d'un puma, identifiable par son odeur caractéristique. Cette fois nous rentrons, machette à la main...

La dernière partie du séjour est consacrée à la recherche d'autres cavités en dehors du parc. Nous faisons de petites explos, avec arrêt sur siphon et même sur étroiture ventilée (eh oui, comme à la maison...). Il faudrait rester plus longtemps sur le massif pour faire d'importantes découvertes mais le temps nous manque à présent. Il nous faudra deux jours de route pour rentrer sur Belo Horizonte, en faisant escale à Diamantina, ville minière comme son nom l'indique, située au coeur d'un massif spectaculaire de quartzite.

Le vol retour est agité de nombreuses turbulences au dessus de la zone équatoriale, ce qui nous empêchera de dormir, mais nous parvenons tous sains et saufs en France pour retrouver des températures nettement plus fraîches. En tout cas ce fut un périple inoubliable...


En bonus, quelques photos de rencontres inopinées avec la faune locale...

 Colonie de chauve souris de belle taille dans la grotte du toboggan

Un ambipige, hôte inoffensif mais parfois assez grand (15 à 20cm) des cavernes locales


 Lors d'une prospection, rencontre avec un beau spécimen de serpent mortel genre crotale, ici en position d'attaque. Il s'agit d'une des deux espèces les plus dangereuses du Brésil. Trois rencontres de ce type en tout durant le séjour...


 Devinez ce qui se cache sous le caillou de la grotte et qui sort les pattes...


Gagné !!!