dimanche 19 janvier 2020

Travaux d'Hercule

Dimanche 19 Janvier 2020
Trou du Vieux Lion
Participants : Etienne, Marine, Henri, Jean-Michel, Félix, Manuel, Laurent
TPST : 7h

On devait être très nombreux aujourd'hui (10), mais panne de voiture et maladie auront eu raison de 3 d'entre nous.
On se retrouve à 7, juste assez pour remonter les remblais du chantier jusqu'en surface, à condition qu'un des équipiers occupe deux postes.
Comme la semaine dernière, certains emplacements sont très physiques, il y a trois ateliers d'allers retours gamattes (deux palans avec poulie-bloqueur dans les puits et une traction horizontale de presque 15m dans le méandre) avec 4 gamattes en tout. C'est une vraie usine là-dedans, qui continue à monter en puissance. Ca patine parfois un peu mais quand ça se met à rouler, c'est du tonnerre !
Côté fond, Jean-Mi ouvre un trou tout droit dans le remplissage en cours de matinée, qui va s'avérer déterminant pour la suite. L'après-midi est rébarbative, monotone, froide et humide. Toujours pas besoin de perçage, et le volume se vide petit à petit.
Jusqu'en fin de séance on ne verra rien, mais le diagnostic final va remonter le moral des troupes : la sortie du chantier est en vue, le trou tout droit shunte le pertuis de gauche, il reste environ deux heures de boulot pour sortir la tête dans ce qui semble être un méandre calcité avec une jolie paroi à gauche. Plus loin on entend une nouvelle résonance, et la fumée est à l'horizontale dans le passage. Bref, une nouvelle perspective pour la semaine prochaine, mais je n'avais pas l'appareil photo.

samedi 11 janvier 2020

Drogue et culture physique


Samedi 11 Janvier 2020
Trou du Vieux Lion
Participants : Félix, Henri, Dom, Laurent
TPST : 7h

Première séance entièrement sous terre pour tout le monde pour cette 20ème sortie collective sur cette cavité (il en avait fallu 26 pour passer au Chandelier).
Nous avons installé un palan contrepoids pour remonter les gamattes depuis le fond jusqu'à la salle de Noël. 4 postes et un seul à peu près cool. Les 3 autres (piquetage au fond, traction et stockage) sont dignes d'une salle de musculation.
Vers 11h, Henri qui bosse au fond est soudain foudroyé par un lumbago. Il arrive à tenir jusque midi au poste facile mais la douleur est trop forte.
Heureusement nous avons un homme médecine avec nous qui lui administre un cocktail maison le temps de la pause. Le remède miracle n'a que peu d'effets secondaires (visions d'éléphants roses jouant à saute-mouton dans la suite de la cavité), et Henri repart donc de plus belle. La sortie est sauvée !
Nous allons remonter ainsi un bon mètre cube d'alluvions. En bas le chantier est confortable, de petits vides commencent à apparaitre dans le mur de remplissage, et le courant d'air passe à travers le bouchon par un petit soutirage oblique contre la paroi de gauche. Serait-ce le dernier obstacle et quelle longueur a-t-il ? Difficile à dire pour le moment, mais le creusement d'origine ne souffre plus d'étroitures. Visibilité très réduite (70cm), mais impression de vide devant lorsqu'on piquette. Bref, c'est bête et méchant mais l'absence de besoin d'artifices permet d'avancer vite.

mercredi 8 janvier 2020

aven de castenviels

Visite de l’Aven du ruisseau de Castanviels.
 samedi 4 janvier 2020
Participants : Louisa (SCM), Lucas (SCA), Felix (SCA)

Fin décembre, nous étions les trois seuls « jeunes » de l’Aude à participer au camp de Nöel de la Commission Jeunes (CoJ) de la Fédé (Étienne et Marine étaient également présent, mais en tant que qu’encadrants). Nous avons donc covoituré à partir de Carcassonne, et l’idée est née d’aller faire quelques classiques ensemble à l’occasion, dont éventuellement une pendant les vacances de Nöel.

Au final, cette sortie s’est organisé à la dernière minute, et nous sommes partis samedi à l’Aven du Ruisseau de Castanviels, qui est équipé (et d’après les infos qu’avait obtenu Louisa auprès de son club, l’équipement est encore bon).

Le samedi, je retrouve Lucas à Limoux à 10h, où il se rend comptes qu’il a oublié les bottes. On décide donc de passer à Décathlon sur le chemin. On répère ensuite Louisa à Carcassonne, puis on continue jusqu’au hameau de Castaniviels.

On repère l’entrée, puis on commence à se changer, quand Luca se rend compte qu’il a aussi oublié le casque. Louisa appelle le président de son club pour demander s’il n’y avait pas un membre pas loin, ce qui est bien le cas : le temps qu’on finisse de se changer, Marie, qui habite le village voisin, nous apporte un casque. Ouf !

On arrive donc enfin à l’entrée de la grotte un peu après midi.

La corde d’entrée semble en très mauvaise état (normal, elle est dehors et depuis un bout de temps), mais elle n’est pas vraiment indispensable : les deux mètres de désescalade jusqu’à la tête du premier puits (équipé avec une corde en meilleur étant) sont vraiment faciles, même si à recommencer je pense que je mettrais quand même une autre corde pour ce passage.

Ensuite, on enchaîne les puits, avec du matériel certes pas dans un état critique, mais quand même pas rassurant : un mousqueton de dev (avec gros tirant d’air) est tellement oxydé qu’on y laisse un des nôtres le temps de la visite, et les maillons de certains fracs sont suffisamment rouillés pour qu’on préfère se longer dans la corde même si c’est moins pratique. Pour les cordes, aucune n’était tronchée, mais ça se voyait qu’elles avaient vécues, et on a au final descendu plus de la moitié des cordes avec le descendeur en O.

On arrive en bas des puits, à -230, vers 14h30 : on s’arrête pour manger, puis on explore rapidement les environs immédiats, avant de remonter. On est de retour à la voiture un peu avant 18h30.

Au final, une belle sortie, avec de gros volumes dans certains puits, et de belles excentriques très fines.

lundi 6 janvier 2020

voeux 2020


Bonjour à tous,

Et oui les traditionnels voeux pour la nouvelle année qui arrive ,je l'espère très prometteuse(on va bientôt le savoir) autant pour nos membres que pour l'activité du club .
Bonnes explo,bonnes classiques à tous .
un grand merci à nos partenaires , AVENTURE  VERTICALE,PEGUET,COUSIN,et RAUMER
et à romain pour la conception de la carte 2020

samedi 4 janvier 2020

Bizutage productif

Samedi 04 Janvier 2020
Trou du Vieux Lion
Participants : JLuc, Henri, Manuel, Boris, Laurent
TPST : 8h

Aujourd'hui on reçoit un nouveau venu dans l'équipe : Manuel qui est étudiant en archéologie à Perpignan.
Grâce à cette nouvelle recrue, à cinq, nous allons ressortir en surface dans la matinée tous les remblais du bas du R5. Manuel va rapidement découvrir le grand frisson, puisque le premier contact avec le Pays de Sault en Janvier va le conduire à frissonner une bonne partie de la journée. Mais il tiendra bon sans broncher (je n'ai pas dit sans bronchite...). Côté désobstruction la piquette est retrouvée plantée non loin d'un trou dans la calcite du sol, qui va nous emmener vers la suite : vers midi, un sondage annonce un nouveau cran vertical qui reste invisible pour le moment.

Travaux d'ouverture bas du R5
Première salve en aveugle et une vingtaine de gamattes de tartre à remonter. Le verrou a tenu bon, mais le marteau-burin entre en action, avec conviction...
Ca commence à céder, on y voit plus clair : un banc de calcaire très marneux empêche encore de passer. On va lui faire sa fête avec la mèche de 16mm. C'est le coup de grâce, le passage s'ouvre...

Photo pour Denis : Boris juste avant de passer dans la suite
Pour la première fois au trou du Vieux Lion, il faut aller chercher la corde et le baudrier complet, car il faut équiper ce nouveau ressaut en forme de bouteille.

Explo nouveau ressaut
Descente de 5m, c'est assez large en bas. La galerie d'origine reste pénétrable, l'obstacle suivant est constitué d'un remplissage meuble d'alluvions marneuses amenées là par l'ancienne perte aujourd'hui fossilisée. Une simple croûte de calcite scelle ce vieux remplissage, qui a été en partie soutiré. On voit sur 1m de plus. Pour le moment, fini les artifices, la suite se creusera à la piquette, et on pourra stocker un peu plus haut. La désobstruction pourra se poursuivre à 4 dorénavant.
Une nouvelle étape a été franchie, nous rapprochant un peu plus de l'objectif...

Vue depuis la lucarne ouverte ce jour

samedi 28 décembre 2019

Montée en puissance pour la dernière de 2019

Samedi 28 Décembre 2019
Trou du Vieux Lion
Participants : Seb, JLuc, Henri, Romain, Félix, Steve, Dom, Denis, Laurent
TPST : 8h15

Beaucoup de personnes du club (9) ont répondu présent pour cette dernière danse avant la nouvelle année. Il y a aussi une débauche de matériel : les deux perfos Hilti réparés, groupe électrogène, perfo burineur gros calibre, extracteur d'air et...arme secrète.

C'est l'occasion de sortir un max de remblais pour organiser un relais de stockage éventuel dans la petite salle découverte la semaine dernière.
Le son du cor matinal élimine les 2/3 de la coulée de calcite de plusieurs mètres qui barre le bas du ressaut terminal; il y a du boulot pour pas mal d'heures. Petit break habituel au soleil de la clairière, agrémenté de quelques réjouissances pour les papilles.
La suite de la journée est une belle démonstration de la puissance d'un collectif bien coordonné. Mention spéciale pour l'extraction d'un petit menhir de ??kilos depuis le fond jusque dehors.
On a pu atteindre le fond du ressaut qui fait environ 5m à présent. La suite est entièrement dans la calcite, on a pu s'insinuer un peu plus loin mais il nous a manqué une heure pour voir ce qui se cache juste derrière un virage, sans doute un deuxième diaphragme calcitesque. Le chantier jusque là est bien calibré et nettoyé . La suite en 2020 !
Le trou fait 15m de profondeur pour environ 30 à 35m de développement à ce jour.

Extraction rapide

La clairière

Steve et son bloc

Ils sont timbrés...

samedi 21 décembre 2019

Salle de Noël et mur de galets

Dimanche 21 Décembre 2019
Trou du Vieux Lion
Participants : JLuc, Henri, Dom, Denis, Laurent
TPST : 7h30

Encore une journée épique de combat sans merci avec la roche. Cette fois c'est le perfo brico-dépôt qui a été appelé à la rescousse.
Pour éviter des dépenses inutiles, il faut réussir du premier coup avec la mèche de 1m, sans laisser s'exprimer l'instabilité de la matière (les initiés comprendront). La mise en oeuvre est longue et méticuleuse mais le résultat est dantesque : environ une soixantaine de gamattes tractées à 5 sur 25m (et 11m de dénivellation) avant de s'apercevoir à 16h que seule une grosse moitié de l'évacuation a eu lieu.
Qu'importe, le passage est déjà ouvert sur le ressaut de 4m qui n'en fait plus que 3 vu tout ce qu'il est tombé au fond. En face, une courte lucarne avec un bon vide derrière, plein de concrétions. Il faut aller voir...mais avant on finit de purger le sommet du ressaut.
On repasse à la méthode classique rapide pour la lucarne, avec accu et 2 trous de 8. Ca s'ouvre vite. On arrive dans une petite salle toute calcitée avec un joli gour. C'est une ancienne arrivée d'eau, mais majeure celle-là; une vraie perte fossile scellée à l'amont par un impressionnant mur de galets arrivant tout droit de la vallée du Sarrat de l'Etreuil (marnes bédouliennes). Le mur induré par la calcite a gardé les traces de courants anciens. Une autre arrivée en plafond semble avoir amené elle aussi un peu d'eau.

ventilation accélérée par temps d'équilibre thermique

Récupération calorique

La calcite est devenue le principal comblement et ça se voit sur le terril !

Lucarne éliminée, arrivée dans la petite salle

Arrivée perte fossile

Mur de galets (comblement amont)

Tout se collecte dans le ressaut. Au fond de ce dernier, c'est une coulée de calcite qui barre la suite mais on voit du pénétrable derrière.
Il va falloir vider tout ce qu'il est tombé, mais on pourra stocker provisoirement dans la salle si on n'est pas assez nombreux pour tout sortir (il faudrait 6 personnes).
On sort fourbus mais contents d'avoir validé cette étape, la prochaine aura lieu samedi prochain...