dimanche 25 février 2024

51ième sortie au Bidon

Samedi 24 Février 2024

Participants : Daniel.M, Alary

TPST: 6h / Trou du Bidon

Un mois après ma dernière visite, les choses ont bien avancés ! Là où nous nous étions arrêtés, se présente maintenant un ressaut quasi vertical de plus de 3 mètres. Les échelles maisons sont de sortis. Nous arrivons vers 10h, et descendons pour évacuer un tir antérieur, puis nous venons à remplir des sacs, qui s'entasseront en haut des échelles pour constituer un mur temporaire.

Vue depuis le haut
Vue depuis le bas
Le fond où nous creusons est une fissure de ± 45cm de large, rempli des mêmes graviers. Les murs, qui jusqu'à présent ne faisaient que rétrécir la fissure, s'évasent et devraient nous redonner bien plus d'espace au sol. 
Pas très large
Pendent que Daniel prépare des tirs, je démonte le mur temporaire et remonte un maximum de blocs et de sacs dans la première salle, tellement, que le mur de blocs est quasi plein, et que le tas de sac pourrait toucher le plafond ! Nous avançons comme ça jusqu'à 16h30.
Le fond vers la mi-journée

Coroluna et Trou de la Dent, Trassanel

Samedi 24 février 2024

participants : Véronique, Prescilia, Jarod, Guilhaume, Rowland, Kévin, Victor P.

TPST : ~4h

Ce samedi, Véronique a organisé une sortie dans la grotte de Coroluna et la grotte Béranger, à Trassanel.

La journée commence bien, je crève un pneu sur la route, il faut changer la roue, nous arrivons avec 8 minutes de retard à Trassanel pour rejoindre Véronique et tout le reste de l'équipe.

La visite de Coroluna se déroule sans encombre, Véronique ayant apporté son échelle, nous pouvons visiter la cavité dans son entièreté.

Sur le chemin je repère quelques tessons d'amphores antiques, que Véronique prend en photo. Je ne parviens pas à identifier le modèle exact, hormis 2 tessons qui correspondent à des amphores vinaires italiques de modèle Dressel 1. Les très nombreuses inclusions de roches volcaniques dans la pâte des amphores sont caractéristiques des objets en terre cuite de la péninsule italienne.

Après avoir pris des photos, nous remettons les tessons à leur place et continuons la visite.

Un travail d'équipe s'organise pour rattraper Rowland et Prescilia après leurs acrobaties.


Rowland, Jarod, Kévin et moi allons jusqu'au fond de la grotte. Après quoi nous ressortons pour manger un bout et continuer la journée par la grotte du Maquis.

 À l'origine, il était prévu de visiter la grotte de Béranger, mais une chauve-souris endormie au milieu de la chatière nous barrait la route. Il était impossible de passer sans la réveiller. Prescilia, Jarod et Guilhaume nous quittent à ce moment.

Véronique ne connait pas le Trou de la Dent, ni la grotte Jocelyn, deux cavités situées à Trassanel. Nous décidons alors de continuer l'aventure par ces deux cavités. Il ne reste plus que Véronique, Rowland, Kévin et moi.





Véronique et Rowland sont très heureux de découvrir cette belle cavité, dont les parois sont particulièrement brillantes.
Toutefois, pour certains la fatigue se fait sentir et la motivation est en berne. Nous ne partons donc pas à la grotte Jocelyn. Nous expliquons à Véronique le chemin à emprunter pour s'y rendre, avant de nous quitter.

Aven de la Leicasse

Vendredi 23 février

participants : Anthony, Anthony, Gilles

TPST : 9h ; 30 m de première / Libellé : Aven de la Leicasse (Hérault)

Pour terminer le stage de perfectionnement à l'équipement qui avait lieu à Saint-Bauzille de Putois (compte-rendu à venir) et auquel j'étais inscrit, mon binôme et moi avons eu la chance de visiter l'aven de la Leicasse, un réseau d'au moins 16 km.

Anthony et Anthony

À 11h nous entrons dans le trou, Anthony équipe le P12 d'entrée et au bas de celui-ci part à gauche où deux beaux spits attirent le regard. Au bas de cette verticale d'environ 8 m (alors qu'on annonçait un P5... cf plus bas), une grosse corde en fixe sur deux cornières permet de remonter dans un boyau étroit et humide. Ça commence bien !! Après une dizaine de minutes de progression, nous voyons la lumière du jour au sommet d'un petit puits. 
Aïe, ça pue, ça ne ressemble en rien à ce que nous étions censés trouver. Après réflexion et crapahutage, nous en arrivons à la conclusion que nous sommes sous l'entrée historique, shuntée depuis 1994 par l'autre entrée, qui évite ce boyau merdique. Mais qu'avons-nous loupé dans la progression ?? Le topo dont nous disposons est très sommaire, insuffisante pour s'orienter.
Demi-tour sous le puits d'entrée, on tente notre chance de l'autre côté. Bizarre, ce n'est pas équipé. Tant pis, Anthony équipe en AN et descend. 
Ça cutte ! Retour sous le puits d'entrée, je rééquipe le "P5" et me dit que la suite doit se trouver en pendulant... c'est effectivement le cas ! Dommage qu'on ait pas eu cette info, on aurait gagné du temps. Un R5 équipé en fixe plus loin et nous voilà au sommet du P10 qu'Anthony équipe.

Ensuite, c'est à mon tour d'équiper... le P109. 😨 Vu mon appréhension des grandes verticales, je préfère descendre en premier.
Le premier jet est constitué d'une tirée de 36 mètres contre paroi, quant au second, c'est un fil d'araignée qui crève le plafond d'une salle gigantesque. Grosse ambiance !! Après 34 mètres de descente, il faut penduler d'environ 2 mètres et sortir sur un gigantesque palier. 

La tirée de 34 m


Le palier est agrémenté d'un immense village en argile, signe des heures d'attente à la remontée de ce puits.



Il est 14h30, l'heure de manger un bout avant d'aller explorer les grands volumes.

Nous parcourons la galerie des Meulières, trouvons sans encombres le shunt des garrigues



De la Première salle, nous remontons la magnifique conduite forcée jusqu'à la zone de bivouac, passage obligé avant le creusement du shunt des garrigues.




Nous nous engageons dans les débuts du réseau des Cannois Fous puis de celui de la Spatule. On tombe sur un siphon, qui a visiblement été plongé vu la topo.

Siphon

Joli petit actif

"Les dalles"


Quand nous débouchons enfin dans la salle Edmond Milhau, on croit sortir en pleine nuit, le plafond disparu ! Ses dimensions sont impressionnantes : 187 m de long, 12 m de large, 169 m de haut (variable selon les sources). Une corde pend du plafond, en n'en voit pas le haut malgré nos éclairages puissants. Brave escalade !



Nous nous engageons dans la galerie du tac du tac, en cours de désobstruction depuis... 1987.



Les outils sont sur place, nous sortons une gamate de sable chacun. 



Nous remontons l'escalade en fixe de 9 mètres en direction du petit fond, mais faisons rapidement demi-tour car ce n'est pas l'objectif du jour.

Vue l'extrémité de la grande salle depuis la E9 en direction du "petit fond"





Retour en bas des puits, je monte en premier et tente quelques photos depuis le haut.

Les 34 mètres en fil d'araignée.

Départ du fil d'araignée

Les 36 mètres contre paroi

Sortie à 21h, changement dans le froid glacial et retour au gîte à 22h30 pour une tartiflette bien méritée.

jeudi 22 février 2024

Initiation équipement aux Cazals

Vendredi 16 février 2024

participants : Gilles A. , Léo E.  / Ecrit par : Léo E.

TPST : 4h / Cazals

Gilles propose une sortie le vendredi : ils ont toujours du temps libre ces profs ! ;)

Le choix est fait d'aller aux Cazals pour m'initier à l'équipement : je ne faisais jusqu'ici que suivre, regarder et écouter ; cela me permettra à l'avenir d'aider et d'ajuster !

On se retrouve chez lui aux alentours de 11h30 pour préparer un kit et me montrer les premiers nœuds utiles.

Ce sera l'occasion d'étrenner une toute nouvelle corde de 50m en 8.5 mm, on la prend !


Apprentissage improvisé du nœud d’arrêt, nœud de huit, nœud de chaise double, nœud de huit tressé, etc. autour d'un étendoir à linge. Du technique !

Explication de comment équiper, où, avec quoi. De la théorie ! J'écoute et essaie de retenir.

(Pause) repas puis direction les Cazals. Initiation aussi pour ma voiture sur les pistes caillouteuses, elle s'en souviendra !

Je me mets alors à l'oeuvre sur la paroi d'entrée et l'équipe : place à la pratique !

C'est toujours plus facile en théorie : la paroi est mouillée, glisse, il faut aller chercher à bout de bras le prochain point, la position est inconfortable pour faire le nœud adéquat, le bloqueur me retient en arrière... Pas une mince affaire. Je m'en sors grâce aux conseils et astuces prodigués par Gilles.



C'est également l'occasion de s'exercer sur les conversions et les passages de nœuds en descente et montée.


Ce n'est pas inné !

Direction ensuite le P17. Nouvelles difficultés : où sont les points d'attache déjà présents, où et quand équiper...

J'utilise également une dyneema, un as.

Je descends mais ça frotte : j'ai loupé un amarrage. Je remonte ! Bref, je finis par y arriver mais c'est laborieux !


On remonte. Courte pause goûter puis direction galerie de l’effondrement (?) pour équiper également la descente.

C'est technique mais j'ai l'impression d'y arriver déjà un peu mieux !

Fin de la mission : retour maison mais avant atelier dékitage chez Gilles suivit d'un atelier découpe de cordes puis, le meilleur, atelier nettoyage de cordes. Je comprends pourquoi il vaut mieux essayer d'économiser le matériel !!!


Ça fait les bras !

 

dimanche 18 février 2024

Big Bang à Coume Froide

Samedi 17/02/24

Perte de Coume Froide

Participants : Steve, Léo, Camille, Dom, Henri, Rowland, Philippe, Alary, Laurent

TPST : 7h

Equipe cosmopolite, avec deux anciens (on a fêté les 50 ans de spéléo de Philippe), deux nouveaux, et un très nouveau (1ère sortie en France). Niveau âge ça allait de très jeune (20 ans) à très moins jeune...

Rendement record pour cette journée qui avait pour but de vider tout ce qui ne tenait pas en place, et de ne faire qu'un seul passage rejoignant l'inférieur et le supérieur. 4 gamattes seront en rotation permanente.

Pas de nouvelles purges naturelles depuis notre dernier passage. Pétardage de deux gros blocs puis Steve engage direct tout droit. En moins de deux heures un nouvel espace est créé, non sans provoquer une alerte "descente inopinée de gros bloc", que Steve amortira de sa carcasse. 

Pause barbecue bien méritée à midi, avec saucisse-merguez, grand luxe et réconfort après l'effort...




BBQ dans la doline


Il faut passer en mode réflexion : puisque les blocs instables descendent de la droite, on va creuser à gauche. S'ensuit un nouveau pétardage de bloc d'au moins 500 kg.
Là ça devient beaucoup mieux, avec une bonne paroi comme guide. Du coup le volume d'origine reprend ses droits et l'espace se dilate encore (comme dans l'espace...). Un autre bloc énorme au sol barre encore provisoirement la suite.
Vers 17h on se replie avec le sentiment du devoir accompli. La cavité prend forme et s'assainit. Il manquerait juste une bonne crue pour nettoyer la terre.

Espace entièrement fabriqué en 1 journée. La suite est une lucarne sous le gros bloc devant la gamatte

Architecture murale

La suite sans doute en mars...


 

mercredi 14 février 2024

Initiations aux Cazals, Réseau 77

Lundi 12 février 2024

Participants : Solène, Gilles

TPST : 7h / Grotte des Cazals, réseau 77

Une initiation sur cordes aux Cazals, ça faisait longtemps ! 
Aujourd'hui c'est au tour de Solène de découvrir cette activité, plus habituée à la falaise, à la corde dynamique et au rappel à double qu'au noir, à la corde semi-statique et au descendeur spéléo...

J'équipe rapidement le porche, on commence par la montée sur corde, le "décrollage" ne pose pas beaucoup de souci grâce au pantin. On attaque ensuite la descente, le plus dur étant de bien positionner la corde dans le descendeur :)

On passe ensuite dans la galerie de l'effondrement et le plein pot. La remontée sur corde est fluide, Solène parvient à bien se verticaliser. 


Solène déséquipe et c'est l'heure du pique-nique. 


Le soleil pointe le bout de son nez le temps du café, mais l'éclaircie est de courte durée, la pluie revient et nous retournons dans le porche. 
Vu l'aisance de Solène je décide que nous descendrons au réseau 77.

Après la visite classique jusqu'au bout de la galerie des ours, nous nous enfilons dans le boyau d'accès au réseau 77 avec deux kits bien chargés : baudriers + C53 + C24 + C27. On se dégueulasse un peu, juste ce qu'il faut pour avoir l'impression de faire de la spéléo.


Arrivé au sommet du P13, un éclair traverse mon esprit : la C24 que j'ai enkité sur le dessus est trop courte pour arriver en bas, il faut la C27... qui est ma corde d'inter en 8 mm. Ce n'est pas grave, vu que je contrassure. 
On réenkite les cordes dans le bon ordre, j'équipe le puits puis remonte pour montrer le passage de frac et contrassurer. 

J'équipe le toboggan d'accès au P25, puis la tête de puits. Solène me rejoint et c'est elle qui descendra en premier les 25 mètres de verticale. Il reste même pas un mètre sur ma C24 avec laquelle je contrassure, je confirme que c'est bien un P25 ! 😁

Départ dans le P25 !

Une fois en bas, nous faisons la petite désescalade qui mène au point bas de la cavité. 

Pause sucre, je remonte en premier pour assister le décrollage si nécessaire. La remontée sur plan incliné pose un peu plus de difficulté à Solène que le plein vide, doucement mais sûrement elle arrive en haut du puits.

Retour au sommet du P25

Solène déséquipe le P25, le P13 ensuite.


Sortie vers 18 h, il crachine, on apprécie la chaleur de la voiture !