dimanche 5 juillet 2020

Et deux de plus...

de désobstructions au Vieux Lion bien sûr...

Une grosse sortie Dimanche 28/06 (JLuc, Dom, Denis, JMichel, Henri, Romain, Boris, Laurent; TPST 8h) et une plus courte ce Dimanche 5/07 (JMichel, Laurent, TPST 3h), mais JMichel avait attaqué le boulot dès le samedi soir.

Le travail a fortement avancé dans le méandre déclive grâce aux perçages en 80cm et diamètre 16. La chaine humaine de Dimanche 28 ainsi qu'un système de stockage inventif (en lévitation dans l'affluent vertical, brevet signé Jean-Michel) a permis d'optimiser l'espace restant. Les photos seront sans doute retrouvées prochainement et valent le prix d'originalité...

Côté fond, après un petit ressaut de 2m le méandre étroit continue vers une résonance désormais proche. Il semble que tout le remplissage soutiré depuis la salle de Noël soit passé par là, petit à petit. Le passage est désormais un goulet globalement ovale, de roche nue et très corrodée, sans remplissage, ce qui renforce l'idée d'une petite verticale pas loin. Si cela se confirme, le suspense va monter d'un cran dans pas longtemps...

lundi 29 juin 2020

Je ne décolère pas.....:
Jusqu'à preuve du contraire j'ai pedu mon appareil photo à la sortie de hier.
Je l'avait laissé dans une sorte de petite niche à gauche du départ du tunnel terminal.
Il est OBLIGATOIREMENT dans les affaires de quelqu'un!
Pour la bonne raison que je suis redescendu ce matin dans le trou.....et qu'il n'étais nulle part!

J'attend votre réponse. 

jeudi 18 juin 2020

L'appel, pas du 18 Juin, mais pour savoir à qui:
Serait une corde de 29m en 10mm environ que j'ai récupéré au cours d'une sortie au "vieux lion"et lavée.
Si personne ne la réclame, je la considère comme corde CLUB. Je la marque et pose dans les ressauts du trou.
En espérant être lu.

dimanche 14 juin 2020

Reprise des hostilités au Vieux Lion

Dimanche 14 Juin 2020
Vieux Lion
Participants : Jean-Luc, Jean-Michel, Henri, Félix, Dom, Laurent
TPST : 8h30

Après la pause pandémique obligatoire, les sorties "classiques" pour préparer la suite ont repris depuis le déconfinement.
Aujourd'hui on a retrouvé nos vieilles habitudes en totalité : rythme endiablé, optimisation de l'espace de stockage par montage de murettes improbables, efficacité volumétrique maximale par salve.

Respect des distances

Suite du méandre à la mi-journée, ça a déjà bien changé depuis
On s'est bien mis sur les rotules une fois de plus. La suite continue en méandre fortement déclive, ce qui fait qu'on gagne un peu de dénivellation à chaque fois. Le courant d'air est sensible lorsque les diaphragmes sont étroits, moins après ouverture. Il reste donc au moins un frein plus bas, mais un nouvel écho annonciateur d'un élargissement prochain nous motive.
Il est prévu de faire prochainement la topo pour calculer la lacune théorique verticale restant à faire.

mardi 9 juin 2020

Lundi 8 Juin 2020 l'après midi: De sac et de corde.
Retour avec Félix à ces trou-trou du Clot de Ombres.Plateau de Sault.
Que l'on baptise en s'inspirant de la géographie locale: trous du Menhir.
Je rappelle pour ce qui l'auraient oublié que "menhir" signifie: Homme debout!!!!
Comprend qui veut, comprend qui peut.
Premier trou: -8 qui vas en ce pinçant. Classique sur le Plateau de Sault....
Le deuxième repéré sous éboulis a un aspect si menaçant, qu'il faudra des moyens appropriés.
Pourtant il semble un peu mieux descendre que les autres.
Il ne faut pas s'attendre à un miracle, vue leur situation assez perchée....
Coup d’œil également à perte fossile du carrefour 857. Qui est beaucoup plus intéressante
Un beaux nœud de tisserand.
, malgré l'absence de ventilation à ce jour.Félix a fait des démarches pour connaitre le propriétaire du lieux. TPES:4H

lundi 25 mai 2020

Dimanche 24 Mai 2020: si si, ils ont repris les sorties....
Coup d’œil à des départs trouvés par Félix, sur la zone du Clôt des Ombres.
Belle zone très lapiazée typique du Plateau de Sault.Un très bel endroit avec la végétation luxuriante.
Coup d'oeil à 3 départ intéressants. Notamment, un sous un cahot instable. Il faudra y revenir, et on balise l'accès. Sans trop d'illusion toute fois sur la possibilité par là de descendre profond. L'on est déjà perché par rapport à la vallée sèche, et ce sont des trous de lapiaz, qui vont souvent en ce pinçant. Les fameuses "chaussettes" du plateau!Prospection alentour, mais tout est rapidement bouché. Encourageant quand même, puisque dans ces zones hyper prospectée par le passé, l'on peut encore trouver des choses!Encourageant surtout de voir des jeunes comme Félix qui aiment la prospection! Je n'avais pas beaucoup vus ça ces dernières années....D'après Laurent, l'axe de la suite du Chandelier serait plus à l'Ouest. vers une zone ou j'avais retrouvé quelques trous, dont un avec un terreau de feuilles extraordinaire. Du pain sur la planche...TPES: 3H

vendredi 22 mai 2020

Nouvelle adresse mail de Riton:

henri.guilhem.riton@gmail.com

jeudi 14 mai 2020

Déconfinement : quelles grottes autorisées et intéressantes


Bonjour à tous,

Pour ceux qui ne liraient pas leur mails, la Fédé et le Ministère des sports autorisent de nouveau depuis lundi la visites de certaines cavités :
- classe 3 (ie perfectionnement) maxi
- pas plus que quelques centaines de mètres de développement
- pas plus que quelques dizaines de mètres de dénivelé
- entièrement au gabarit civière (ie pas d'étroitures à désober en cas de secours)

Le détail et les autres recommandations ici : https://ffspeleo.fr/reprise-des-activites-150-505.html

Du coup, ma question est la suivante : qu'est-ce qu'on a comme cavités sympas dans le département qui correspondent à ces critères?

Merci d'avance
Felix

mardi 12 mai 2020


Déconfinement : résurgence du Blau, et promenade/prospection

participants : Félix
TPST : 15 minutes ; TPES : 5h


 Deux mois à vainement chercher la moindre grotte dans un rayon de 1km de chez moi sans grand succès. Ce qui s'en rapprochait le plus était un "abris" sous roche en bas d'une cascade (donc pas à l’abri des embruns), dans du poudingue (du conglomérat de galets), et une barre rocheuse de 3m de haut qui ressemblait à un mélange entre du poudingue et du calcaire (quelques petites coulées), avec une fissure pénétrable sur 1.5m).
Bref, pour la spéléo, c'était un peu raté!

Du coup, avec avec le déconfinement et la pluie d'hier, je me suis dis que ce serait l'occasion pour aller voir la résurgence du Blau (depuis le temps que je creuse au vieux Lion, il était temps d'aller voir où l'eau ressortait).

Du coup, départ en milieu de matinée direction L'Escale où je me gare.
Il me semblait que pour rejoindre le gué où on vas d'habitude pour évaluer le débit du Blau, c'était la première route qui descendait dans l'escale, je pars donc par là. Rapidement, je suis pris de doute, et vérifie sur la carte : non c'était un peu plus vers Puivert, mais en soit je suis quasiment au bon niveau. Je décide de couper tout droit : mauvais plan, ça devient vite très broussailleux, et il me faut une demi heure pour atteindre le Blau.



Au final, le ruisseau ne coule qu'un peu, loin de la "mini crue" que j'espérais. Du coup, j'abandonne l'idée d'aller voir le niveau au gué, et je pars directement vers l'amont, en marchant ... dans l'eau (vu le niveau, je n'ai que rarement du quitter le ruisseau pour éviter de remplir les bottes).


Au niveau de la résurgence, j'ai trouvé deux entrées pénétrables :
- celle du bas, où au bout de 7-8 m de distance, je suis tombé sur l'eau (siphonnante) à -3 :
- celle du haut, quelques mètres plus loin, qui je pense est la "vrai" résurgence du Blau (celle avec le gros tuyau rouge) : l'eau est à environ -6/-7, mais je ne descends pas jusque là, la désescalade me semblant trop engagée en solitaire (assez glissant avec le sable) :
Au final, il y avait bien des sources, mais un petit peu plus bas, et qui étaient loin d'être pénétrables :
- juste sous l'entrée pénétrable du bas, au niveau du ruisseau, 3 petites sources sur 3-4m, sur un joint de strate (même un enfant n'aurait pas pu y enfoncer son bras) :
- et une dizaine de mètres plus en aval, une petite source en pied de paroi :




Je suis ensuite redescendu le Blau jusqu'au ruisseau qui vient de la grotte du Maquis de Picaussel que je remonte, en gardant l’œil ouvert pour d'éventuelles entrées.

La totalité de l'eau semble venir de sous les blocs, juste sous le sentier qui mène à la grotte du Maquis (quelques mètres avant la première des deux balustrades), mais vu la taille des blocs et la distance jusqu'à la falaise, je ne pense pas qu'il y ait beaucoup d'espoir de libérer l'accès à la source. A noter que le lit du ruisseau continuait, pas significativement plus petit, mais quasi à sec.

Juste après la disparition de l'eau, j'ai du quitter le ruisseau à cause d'une petite "cascade" à sec, mais trop glissante avec la pluie d'hier (par temps sec, je pense que ça passe).

Du coup, j'ai rejoint le sentier pour quelques mètres, avant de le quitter au milieu de la première balustrade pour monter tout droit vers la falaise surplombant le sentier, que j'ai ensuite longé vers la grotte du Maquis.

J'ai d'abord trouvé une toute petite cavité, qui au bout de 50cm ne fait plus que 10cm de diamètre :
Juste à l'aplomb, à environ 5m du sol, il y a une ouverture d'environ 2.5m de haut, et qui semble pénétrable sur au moins 2m (on voit pas au-delà).

Accéder à l'ouverture en libre me semble compliqué (en chaussons d'escalade, encordé, je pense que j'y arriverais, mais sans assurage, je ne m'y risquerais pas, sans parler de la redescente).

Coordonnées GPS : 42,87861°N 2,04737°E (le GPS dit précision 19m, mais vu les falaises, je pense que c'est moins précis : en gros, depuis le milieu de la première balustrade, monter tout droit vers la falaise et vous y êtes).
Après, honnêtement, ça ne me semble pas particulièrement prometteur : pas sur que ça vaille la peine de faire l'escalade.

Ensuite, en continuant à longer la falaise vers la grotte du maquis, j'ai passé une première troué qui était un peu glissante à cause de la pluie mais devrait pouvoir être remontée par temps sec.

Un peu plus loin, juste avant la grotte du Maquis, je suis remonté une autre troué en pente assez raide, avec une coulée d'éboulis, sur 50-100m.
A gauche, en montant, j'ai trouvé une toute petite grotte, très basse et qui semble très peu prometteuse (je me suis arrêté après 2m, n'ayant pas pris de combi et le sol étant très boueux). Coordonnées GPS : 42.87748°N 2.04699°E  :
10m plus bas, un gros porche (5m de large pour 3.5m de haut) peu visible s'atteint en escaladant une petite barre rocheuse de 2m de haut. La grotte développe une bonne dizaine de mètres, en montant à 30-40°, pour un plafond à 1.5m de hauteur en moyenne. Le sol est constitués de blocs calcités et d'un sable très argileux. Terminus sur blocs calcités. Rien de bien intéressant coté concrétions. Par contre, aucune trace de pas dans le sable, du coup peut-être était-ce de la première.
Coordonnées GPS : 42.87748°N 2.04699°E
Le porche (désolé pour les plantes devant, mais il n'y avait pas d'endroit pour prendre une vue dégagée) :
Et vue dans l'entrée :
NB : je déconseille vivement de monter à plus que 2 ou 3 dans cette trouée, dont le sol est couvert en grande partie d'un pierrier pas très stable (il faut donc impérativement rester à la même hauteur). Se méfier également d'éventuel randonneurs allant à la grotte du Maquis : même s'il y a un peu de distance entre le bas de la trouée et le sentier, il est possible que certaines pierres puissent l'atteindre.

Je ne suis pas allé plus loin dans la trouée, que j'ai redescendu avant de longer la falaise jusqu'à la grotte du Maquis (un tout petit abris sous roche, je suis surpris qu'ils n'aient pas trouvé mieux pour s'installer).


Enfin, retour par le sentier de la grotte du Maquis. Entre les deux balustrades, je tombe sur un petit trou à moins de 1m du sentier : ça descend à la verticale sur environ 6m, et on ne voit pas s'il y a une suite possible ou pas. Par contre, c'est étroit (à l'endroit le plus étroit, ça a l'air limite), et je pense qu'il faut une corde (en tout cas, hors de question de descendre en solitaire sans matos).
Le ruisseau est environ 20m plus bas, et l'endroit d'où surgit l'eau qui le rempli est environ à la même distance (10m vers l'aval, 10m plus bas). S'il y a un moyen de rejoindre la source au niveau de la roche en place, ce serait le meilleur candidat, mais je n'y crois pas trop (aucun bruit d'eau).
Coordonnées GPS : 42.87867°N, 2.04742°E


 Ensuite, retour voiture via le sentier.

Si vous avez des idées de secteurs à prospecter pas trop loin de chez moi, je suis preneur.

samedi 21 mars 2020

Samedi 21 Mars 2019: Hoé les vivants...
Un appel vers vos bunkers ou vos cabanes dans les bois.....pour savoir si tout le monde vas bien.
Comme je l'espère et n'en doute pas d'ailleurs...
C'est ça la communauté. Et un CLUB, c'est quelque part une forme de communauté....
Comprend qui veux.....mais surtout qui peut!

jeudi 19 mars 2020

Fédération de spéléo organise un camp junior Spéléo pour les 11-16 ans du 12 au 18/07 à Vallon Pont d'Arc en Ardèche (07).

Comme l'été passé la Fédération de spéléo organise un camp junior Spéléo pour les 11-16 ans du 12 au 18/07 à Vallon Pont d'Arc en Ardèche (07). 
Le séjour est ouvert à tout les jeunes désirant découvrir la spéléo fédéré ou non.
Nous prévoyons entre 15 et 20 jeunes l'hébergement se fera sur le CREPS de Vallon Pont d'Arc voici le lien 
Le séjour tourne autour de la spéléo, nous allons parcourir les grottes d’Ardèche très accessible, adapté à la découverte de l'activité et sans eau. Nous prévoyons de faire une petite descente des gorges de l'Ardèche ainsi que la visite d'une grotte touristique. Des sorties baignades seront faite dans l'Ardèche sur des sites de baignade surveillée. Le soir des veilles serons organisé. 
Le tarif est de 500 €. Lors de l'inscription il sera demandé aux non fédérés de prendre la licence fédérale (53€), pour cela il faudra fournir un certificat médical de non contre indication à la pratique de la spéléologie.
Pour le trajet aller /retour un tableau de covoiturage sera mis en place pour que les parents s'organisent.
Nous sommes à votre disposition!
Contact

mardi 17 mars 2020

Speed. (un peu d'optimisme en ces temps difficiles)

Durant les deux premières semaines de Mars, les conditions météo ont permis de cibler une période propice à une vaste opération de traçage sur la partie ouest du massif de Mouthoumet.
Il s'agissait de travailler sur les bassins versants respectifs de la source de Montjoi et du Dourgas, et de tenter de révéler l'existence, le cas échéant, de drains peu visibles en temps normal pouvant contribuer aux crues.

Un panel de conditions devaient être réunies : des hautes eaux mais pas de crue, une activité suffisante de certaines pertes, un débit stabilisé aux résurgences sur plusieurs jours, une eau non turbide. Bref, pas facile...
Après un long suspense, finalement le top départ a été donné le 04. En fin d'après-midi, de la sulfo a été injectée dans la perte d'Aigues-Vives et de la fluo dans celle de St Andrieu

Injection sulfo
Début d'une vague de résultats exceptionnels, dès le matin du 06, un pic de restitution est constaté à Montjoi, suivi d'un deuxième le lendemain beaucoup plus massif. L'ensemble trahit la présence d'un drainage rapide et organisé, activé uniquement en hautes eaux, transitant à 110 m/h linéaires depuis la commune de Villardebelle, doublé d'un autre axe de drainage, majoritaire la plupart du temps, et déjà révélé lors du traçage de 2011 à Bouisse.
Un premier résultat très excitant, mais ce n'était que le début des surprises...


Superbe positif à Montjoi


 Dès le petit matin du 07, la fluo sort massivement et de manière très concentrée au Dourgas. Ce résultat explose littéralement tous les records précédents des autres systèmes karstiques du département : une vitesse de pointe frôlant les 200 m/h linéaires sur une distance de 12 km à vol d'oiseau, et sachant qu'au moins le dernier quart du système est noyé ou semi-noyé, c'est plus rapide que Cabrespine ou le pays de Sault en n'importe quelles conditions hydrologiques. La courbe et les différents paramètres (vitesse modale, étalement, concentration...) signent l'existence d'une rivière souterraine sous le massif développant probablement une trentaine de kilomètres...
Dourgas fluo

Confluence avec l'Aude
Les équipements ont été retirés en fin de semaine dernière. L'ensemble des relevés a beaucoup de conséquences également sur la géologie interne du massif, la répartition des bassins versants, la morphologie karstique des systèmes. Bref, une belle évolution des connaissances qui fera date dans l'exploration du massif.
De belles perspectives aussi pour la spélo audoise dans les prochaines années, de surcroit dans le périmètre du futur PNR. Sur le plan explo, en parallèle du pays de Sault, la perte stratégique de Missègre sera le premier objectif du secteur une fois la vague virale passée.

dimanche 15 mars 2020

Le M2 (-6m)
Dimanche 15 Mars 2020: Les vaches n'attendent pas.....que ces messieurs les virus veuillent bien nous foutre la paix.....
 (
le M1 ( Mouischouzo)
Montée à Lacamp dans la matinée. Au Val de Dagne pour ceux qui ne connaissent pas.
L'ancien puits
Pour aider Valentine de Chabanex, éleveuse, qui a une pompe dans une vasque de la cavité de Coume Belle 1. Elle et Pascal viennent me prendre au col de la Louvièro, car sur les pistes du plateau très défoncées, il vaut mieux...Descente tranquille dans Coume Belle 1 en faisant bien péter l'oeil sur les éventuelles déstabilisations provoqué par les intempéries. Un peu de purge, mais cette zone d'entrée n'est pas plus flippante que la moyenne des trous du plateau à la géologie si bizarre....Purge du fond de la vasque de la pompe ou ce sont accumulé les sédiments. Surtout des graviers. Discution sur les travaux éventuels à faire: consolidation de l'entrée, fixation du cable électrique en hauteur, bachage de la vasque..ect....Visite jusqu'en haut du ressaut terminal qui nécessite un harnais. La "pissette" coule bien. Je ne connaissait la cavité que par photos.TPST: 1H. Casse croute convivial dans la caravane qui est leur petit refuge sur ce rude plateau. Ou sévit aujourd'hui un vent désagréable, dernière manifestation de l'hiver. Je suis admiratif de ces éleveurs qui ont le courage de s'accrocher à leur bout de cailloux (de la marne et marno-calcaire) dans cet endroit déshérité. S'ils n'étaient pas là le secteur serait totalement envahit par les épineux. Coup d'oeil à la ruine proche, son beaux puits couvert, et son ancien jardin ceinturé de murs. Ils fut un temps ou les étre humains avait une faculté d'adaptation impressionnante. Ceux qui survivaient étaient certainement moins sujets aux "maladies"qu'en ce triste début de vingt et unième siècle!!
Jusqu'à 3000l/jour dans ce petit bassin!
Direction Missègre, ou depuis les résultats de la coloration du 4, les neurones recommencent à s'exiter grave...Prospection du carrefour 547, confluence de la vallée de la Pouzanque avec le ruisseau de Guinet. Qui coule bien. Parcours vers l'Ouest dans de très belles zones, ou à part les buis décharnés, c'est le colmatage habituel du massif. Pourtant je me trouve là à l'aplomb pile poil du fameux collecteur révélé par la coloration. Malheureusement bien profond à cet endroit.Je retrouve facilement le M1, cavité de 1985, trouvé par le regretté André: Départ chaotique avec faille descendante. Je les eu vu avec.....une aspiration collossale!Pas évidemment en ces temps d'équilibre thermique.Sur la D54 rencontre d'un habitant de Missègre (...) et de Mr Pagès et discution sympathique. Les spéléos ont toujours été très bien acceuillis à Missègre. Ils m'informent que le nouveau maire devrais étre un certain Mr Belloti..... Flanc droit du Guinet avant le carrefour 547, je retrouve un affaissement signalant probablement une perte fossile. Le Guinet ce perd 200m en amont...Pour finir coup d'oeil au M2 excessivement bien placé en vis à vis du débouché de la Pouzanque. Un -6 Chaotique qui mériterais une désob. Avec le CR1 proche (mais ayant quarément disparu suite à une coupe forestière rase). Ce sont les trois départs les mieux placé par rapport au collecteur.Coup d'oeil de loin au CB3 ou trou de la Clause, ancienne perte du Guinet près des maisons du village. A priori la porte principoale
Entrée Coume Belle 1
d'accès au réseau. A revoir par temps chaud.
TPES:3H.Il me semble que j'ai cru lire que la spéléo n'était plus possible par les temps qui courent....
j'ai du mal comprendre....

lundi 9 mars 2020

Tourisme Tropikarst, première accidentelle, congrès...

CUBA

Février 2020
Marine, Etienne

Secteur Vinales, joli karst, bien évolué sur sa partie amont.



Nous repérons plusieurs points dont une grotte parfaitement horizontale qui traverse un mogote et offre un point de vue sympathique.



Le secteur est très touristique et il y a plusieurs grottes aménagées :

Cueva del indio rivière souterraine touristique en bateau à moteur (heureusement les moteurs sont peu bruyants et ne fument pas trop). De quoi faire pâlir de jalousie Padirac !



Cueva San Miguel mini traversée étroite mais avec des grands porches à chaque extrémité. Il y a un petit spectacle qui raconte ''l'histoire des origines''. Nous n'avons pas bien compris mais il se pourrait bien qu'il y ait des vestiges archéo sur ce site ce qui expliquerait son exploitation touristique alors que géologiquement il y a mieux à chaque coin de rue.

Détails de connexions électriques :


Les diverses utilisations des cavités :

WC
Salle de resto

Il y a de super spots d'escalade et on a fait suivre le matos !





Santo Tomas et école de spéléo.
Santo Tomas est un des gros réseau de l’île avec plus de 40 km de réseau sur 7 étages. Il y a un circuit touristique à 15 € par tête sans électrification ni piste (+10 de taxi depuis le village à coté). Nous sommes 26 dans le groupe. Le tour dure 1h15 (même en Europe ils n'ont pas osé ;-). Les dimensions sont à la hauteur de nos espérances. 



En revanche, on rentre et ressort plusieurs fois de dolines en conduits et ne sommes donc jamais loin d'une entrée ni profond sous la surface. En conséquence les concrétionnements sont riches en moonmilk et souvent altérés.

Il y a une école de spéléo à proximité. Malgré plusieurs tentatives il nous a été impossible de rentrer en contact avec eux. Nous décidons de nous rendre sur place. L'accueil est glacial et on nous fait bien comprendre qu'il n'y a rien à faire avec eux. On nous donne même une fausse information selon laquelle le congrès international est complet et que ce n'est pas la peine de s'y rendre !
On se retrouve donc dans une zone où des milliers de conduits nous tendent les bras avec pour info : vous estes des touristes, les touristes ne vont pas dans d'autres grottes que les sites aménagés !
L'on finira donc la journée à grimper et observer la sortie de milliers de chauves-souris au crépuscule.




04/02 TPST : 10min Finalement on se dit que l'on est assez grand pour se promener tout seul et voir à quoi ressemble le karst tropical de Vinales. On part avec un pique-nique et une frontale. Après une heure et demie à prospecter et visiter plusieurs petits trous,




je prends un peu de hauteur et aperçois au fond d'un cirque une tache marron qui semble correspondre au remplissage d'un conduit de grande dimension. Les remplissages ayant souvent de bonnes infos à livrer on s'en rapproche. J'aperçois en hauteur sur le coté du remplissage un petit trou de 1,50m de diamètre. On se garde cela pour après la pause pique-nique. Une escalade de 2 – 3 m 


et hurlements, sous mes yeux un tuyau d'au moins 15 m de diamètre et 60 m de long ! Marine crois que je lui fais une blague. Elle me rejoint et nous avançons en essayant de voir s'il y a des traces. A environ 80 m de l'entrée une barrière stalagmitique nous arrête. 



Petit farfouillage, escalade de 5 – 6 m, 2 m à 4 pattes, désescalade, la barrière est franchie, j'avance une cinquantaine de mètres seul, arrêt sur rien, je rejoins Marine, au vu de notre équipement c'est suffisant pour aujourd'hui. On décide de faire le tour du mogote ce qui va nous occuper plusieurs heures sous une chaleur accablante. On rencontre du monde qui nous confirme qu'il y a quelques pertes sur le massif d'en face, mais ça on verra plus tard, on sait comment s'occuper demain !

05/02 TPST : 6 h On a tout le matos sauf topo. On se contentera d'un croquis et de distances estimés ce qui n'est pas mon fort ! Explo et croquis à l'aller, photos au retour. A part la première salle la calcite est magnifique. 


C'est tout droit sur le même accident jusqu'à une salle chaotique où la rencontre de plusieurs accidents sème le trouble. 


Les indices karsto changent du tout au tout, on passe d'une belle galerie avec son lot d'encoches et d'indices fluviatiles 



à un chaos avec des indices d'altérations et au sommet de la salle une climato très sèche, avec des minéraux bizarres (épsomite ?). 





Je désescalade un obstacle de plus, aperçois une suite en hauteur, nécessitant une petite escalade pour atteindre un petit conduit de 3 m diamètre. Vu l'heure et l'envie de photographier on décide d’arrêter là l'explo.
Un recoin de la salle avait attiré mon attention à l'aller, une petite escalade de plus permet de découvrir une annexe couverte de dépôts aérosols noirs, un courant d'air est bien présent ainsi que de belles cristallisations et quelques trouvailles qui vont nous poser problème pendant quelques jours.












En sortant on discute avec le propriétaire du champ juste sous la grotte qui est en train de labourer avec un attelage de deux bœufs. Il est né là et nous garanti qu'il n'y a pas de grotte. En effet, il n'y avait aucune traces ! On lui montre les photos, il n'en revient pas !









Disque très mince




Sur le même secteur on ira voir aussi les deux pertes pressentie morphologiquement et confirmés par les locaux. Il y en a une qui ferai 14 km. 


Dans l'autre des guides locaux amènent des touristes se baigner dans le réseaux par une entrée supérieure. 


Je suis moyennement motivé à l'idée de me baigner dans l'eau d'une perte. De plus, la descente qui mène à la flotte est tapissée de guano. Je progresse en oppo au dessus de l'eau sans voir la profondeur jusqu'à un élargissement qui rend l'oppo impossible ! Au retour un poisson chat d'1m tout blanc me passe entre les jambes en arrivant de derrière moi, sensations garanties ! 



On ressort et essayons de trouver la perte. On a bien fait de ne pas se baigner.



Chaque promenade hors sentiers classiques nous vaut de ramasser un tas de tiques locales, bien plus petites que les nôtres. Difficilement visibles à l’œil nu, mais avec la frontale et un peu d'expérience on finit par les trouver. Je détiens le record avec 28 tiques à retirer le même jour !

À cinq heures de là on visite la baie des cochons pour la qualité de ses environnements marins (plongée et PMT). Tout le secteur est karstique, gavé de cenotes.

Cénote


Dans le village il y a une émergence non explorée spéléologiquement. On est en basses eaux ! 



Un peu plus loin une Discothèque dans une grotte.



21-22-23/02 Congrès international de spéléologie pour les 80 ans de la SEC (sociédad espéléologia de Cuba)
Conférences et rencontres.



Bloqueur basique

Les Français et un organisateur bien sympa

Une excursion dans le parc national de Caguanes. avec les 2 seuls autres Français présents sur le congrès (Bernard Chirol et Paule sa compagne) et 2 Portugais.

Encore et toujours des petits volumes.



Des cristallisations.



Des informations très intéressantes sur la biocorrosion.



Et des réponses à une questions posée quelques temps plus tôt...




Un peu d'art parietal, c'est plutôt complet...