dimanche 11 novembre 2018

Dimanche 11 Novembre 2018: Un 11 Novembre sur le Plateau.
Sortie prévue à l'origine avec Jean Luc au trou de la conduite forcée. Arrivée sur place, je trouvé étrange que Jean Luc n'y soit pas déjà. 10mn après j'essaye de lui téléphoner....et m'a batterie est a plat...Vive la technique...Il arrive mais la sortie est annulée. Son père Mr Jean Bénet viens de décéder le matin même. A l'âge très honorable de 97 ans. Je n'ai pas eu le temps de connaître ce monsieur qui était le témoin d'une époque maintenant révolue. Et qui avait pris une part très active dans la difficile période de la deuxième guerre mondiale. En tant que canonnier dans la marine nationale française.
Mes condoléances à Jean Luc et toute sa famille. Et je le remercie d'avoir pris la peine de ce déplacer car l'on n'arrivais pas à ce joindre...
Descente vers l'Est du plateau sur le massif de Ginoles. Départ du col de Coudons (874m). Dans la zone de la poupatière, je retrouve facilement la grotte de la poupatière (P1) explorée en 1996. Vaste et belle entrée avec un miroir de faille et un méandre en hauteur que j'avais atteint par une escalade de 7m.
50m au Nord bien me prend de monter un peu sur le flanc de cette doline à fond plat. Une petite entrée verticale et un R4 me donne 15m de belle conduite forcée descendante et vierge. Le P4. Preuve s'il en est qu'il faut refaire des zones hyper rabattues! Au fond, un éboulis vaporeux serait à ouvrir. Mais l'équilibre de température ne permet pas de dire s'il y a une ventilation.Vers le Nord-Est je tombe sur une bonne série de très belle dolines coalescentes très verticales. Dont l'aven du Dournou, aussi exploré en 1996. Pour finir vers la zone de l'Estogne, une belle entrée en flanc de doline m'amène dans un trou que je ne connaissait pas...Nettement soufflant, mais cette ventilation est peut être suspecte, vue la fissuration du secteur. Arrêt devant un passage a ouvrir avec un vide honnête derrière, mais sur un sol qui semble plat. A mon avis tout cet alignement n'est pas le fait du hasard, car je me trouvais là a l'aplomb théorique de l'actif rapide révélé par la coloration du printemps dans le poljé de Coudons! Donc, zone a revoir. Vaine tentative de retrouver une belle zone au Nord-Ouest de l'Estogne. Les couleurs de cette belle journée sont somptueuses. Le départ en bord de la D613 en aval de Coudons n'est pas ventilé. Pour finir, reconnaissance dans le ruisseau du courtal au Nord-Ouest de Montmija. L'endroit est beaux, mais entièrement dans les marnes.
TPES:4H

mercredi 7 novembre 2018

Mercredi 7 Novembre 2018 l'après midi: Le binome des entrées hautes en action....
Avec Jean Luc, descente dans le Chandelier pour contrôler le niveau des eaux. L'on confirme que les intempéries sur le plateau de sault n'ont rien eu a voir avec les pluies dévastatrices d'autres parties du département. Cheminement jusqu'à la deuxième main courante. Ou même l'argile a gardé son adhérence....Quelques traces d'une légère montée d'eaux, mais celle ci a disparu....Une ponte ce weekend qui viens? TPST:35mn.
Montée à la conduite forcée du Sarrat de l'Etreuil. La météo clémente jusqu'à là ce met carrément à la pluie. Mais nous laisse le temps de 2 explication musclées. L'on dégage la première. Et il faut continuer, car derrière c'est moins large que ce que je pensait....Mais toujours très intéressant.
TPES:3H.

mardi 6 novembre 2018

Fossiles mystérieux du Dévonien




Lors d'un état des lieux dans le massif suite à la crue du 15/10, je suis tombé sur une dalle bien décapée par l'eau, et qui laissait apparaitre une forme organisée inhabituelle dans cette roche.
En y regardant mieux il y en avait une deuxième identique au-dessus.
Visiblement des fossiles, mais je n'avais jamais rien vu de comparable dans le Dévonien jusqu'alors, que ce soit sur ou sous terre.


Sujet n°1

sujet n°2

Vue d'ensemble
Après prise de contact et transmission des photos à deux géologues spécialistes du Dévonien du massif de Mouthoumet, cette espèce ne correspond à rien de ce qu'ils connaissent. Il faut dire qu'il y a peu de faune dans cet étage vieux de 400 millions d'années (vraisemblablement Emsien) et les datations ont surtout pu être faites grâce à des formes végétales ou de la microfaune.

Donc si un érudit en fossiles aussi anciens lit ce post et a des infos à partager, on est intéressés...

Assez émouvant ces bestioles qui réapparaissent en surface après un enfouissement aussi long. L'enquête va se poursuivre, nous devons retourner sur place prochainement.

dimanche 4 novembre 2018

intiation équipement: TDV du Pédrou, Las Goffias

Samedi et Dimanche 3 & 4 novembre 2018
participants : Seb, Elodie
TPST : 3h30

Week-end tranquille sur le plateau de Sault. Voilà déjà quelques temps qu'Elodie souhaite s'initer à l'équipement. Après les bases théoriques plus une séance en falaise au Calamès il y a quelques semaines, il est temps d'entrer dans le vif du sujet. Direction le TDV du Pédrou où nous arriverons à une heure foooort tardive après quelques détours dans les ronces.
zen

premier fractio







Pas le temps de visiter le reste du réseau, on reste dans le puits d'entrée. A la nuit tombante, repas au gite des marionettes où Henri nous rejoint après une séance de désobstruction aux Salamandres. Sympathique soirée au pub de Puivert. Mention spéciale pour la bière ambrée.


Dimanche. Réveil tadif... Au programme, gouffre de Las Goffias, une autre belle classique du plateau. Pas de difficulté technique - la cavité est brochée - mais le P38 est assez impressionnant. Comme la veille, Elodie s'occupe de l'équipement.

banzaï !
Une fois au fond, visite de la cavité jusqu'au Monument. On se fait discret, de nombreuses chauve-souris ont commencé à hiberner dans le réseau.



Remontée et déséquipement sans problème. Une fois dehors on liste quelques points à améliorer en terme d'équipement pour la prochaine visite. Et pourquoi pas faire d'autres classiques faciles du plateau de temps à autre, entre deux sorties d'explo. A suivre...

samedi 3 novembre 2018

Salamandres suite

Samedi 03/11/2018
Trou des Salamandres
Participants : Dom, Henri, Laurent
TPST : 4h

Poursuite des travaux dans cette cavité bien placée par rapport au Chandelier et où une continuation avait été découverte récemment.
Déblayage de la seconde lucarne pendant deux heures. Elle faisait 10x4cm à l'origine, mais on voit très rapidement une suite pénétrable se présenter un peu plus loin.

La première lucarne découverte et désobstruée vue depuis la suite du trou

Quelques coups de marteau plus tard le passage s'ouvre

La suite du jour est ouverte...
 Nous arrivons après un ressaut dans une petite salle très concrétionnée.
Arrivée dans la petite salle suivante
Tout droit la suite du méandre quelques mètres plus loin est à nouveau bouchée par la calcite. Le jeu de pistes commence pour trouver le passage avec le courant d'air qui aujourd'hui est aspirant. D'anciens remplissages et faux planchers témoignent du passé actif de la cavité.

Remplissages anciens au terminus montrant que le trou est une ancienne perte
On tourne en rond un bon moment. Je finis par dénicher la fuite dans un passage des plus improbables (à la voûte au dessus d'un faux plancher de calcite de 25 cm d'épaisseur). Le bouchon semble conséquent. Ici la fossilisation n'est pas un concept abstrait, mais la cavité n'est pas devenue étanche à l'air pour autant. Tant mieux...

Le courant d'air part là-dedans...
On utilise les gros moyens avant de remonter. Au sommet du puits d'entrée Henri retrouve sous la mousse au sol quelques traces illisibles de peinture jaune. Un marquage ancien effacé (SSP?). Visiblement, le ou les visiteurs n'avaient pas trouvé la suite de la cavité par la première lucarne.
On part manger au soleil puis on redescend. On ne voit rien derrière le trou aspirant pour le moment et il faudra encore laisser décanter.
On finit l'après-midi sur le départ de la doline voisine avec perspectives intéressantes là aussi. Cette méthode de travail sur deux trous simultanément est à renouveler, mais il faut se préparer à une quête de longue haleine.


Arbre à mousse



mercredi 31 octobre 2018

Sortie découverte à Cabrespine

Dimanche 28 octobre 2018
Participants : Valérie, Serge, François, Sophie, Denis
Cabrespine : Rivière
TPST : 6h30

Découverte du Gouffre de Cabrespine pour mon frère François et Serge, pour Valérie, c'est la 1ère sortie spéléo tout court. Entrée vers 11h, on apprécie la douceur de la grotte par rapport au froid extérieur (3° le soir). Au fond du gouffre, les projecteurs s'éteignent : on est dans l'ambiance.
Progression au rythme des émerveillements et des photos dans la rivière.
Vers 13h, on entend des voix... : rencontre avec le groupe de Seb et Elodie au Gours en Etoile, ils vont ressortir. Vu le niveau d'eau, il faut ruser (et grimper) pour rester au sec dans la rivière.
Repas au sec avant les Gobelets. On poursuit ensuite jusqu'à la Vire.
Retour plus rapide, en sortant au balcon, on aperçoit les lumières du groupe d'Etienne en bas des éboulis. Sortie à 17h30.
Les impressions des participants :
Un moment en dehors du temps, un univers extraordinaire, merveilleux
entre terre, mer et espace, on ne sait plus trop où l’on se trouve !…

Et le lien de leur diaporama qui illustre bien la diversité des roches et des concrétions de la Rivière :
         https://youtu.be/VRYOfyTcDgM
Photos : Serge Bonet   Montage : François Poitout

mardi 30 octobre 2018

Mardi 30 Octobre

TPST : 3h

Découverte de la spéléo pour Léni 6 ans accompagné de sa cousine de 10 ans, de son tonton, tata et Etienne. Nous rentrons par le II et allons à la découverte des vestiges paléontologiques. A cet age là le plus dur pour passer la chatière de l'ours c'est de faire passer le casque ! La crue est passée par là, les gours sont pleins, difficile de ne pas se mouiller les pieds, les concrétions sont ruisselantes... Petit passage en haut du Ribero, au chandelier, aux griffades et demi-tour avant même d'arriver au pied du puits de jonction I – II.


Observation d'une importante occupation de chauves-souris très probablement antérieure à 12 000 ans. Concrétions corrodées, niveaux de sol riches en phosphates recouverts de concrétionnements récents...

Accompagnement Cabrespine in English


Dimanche 28 Octobre

Une équipe de 7 Belges et Hollandais, Etienne TPST : 8 h (+ Remplacement vieux cadenas Gaougnas 1 h la veille)
Alain A. n'a pu venir, Henri qui voulais le remplacer a eu un empêchement lui aussi. Comme quoi être 2 sur le coup est utile pour ne pas annuler la date, surtout quand nos visiteurs viennent d'aussi loin !
Pas de francophones dans cette équipe et finalement ça fait pas de mal de réviser l'Anglais !
Nous nous équipons dans la fraîcheur non loin d'une autre équipe : Seb et Elo vont faire découvrir la cavité à quelques proches.
Je profite des quelques pauses nécessaires pour refroidir nos amis Belges, équipés de buri polaires et combis plastifiées, pour faire quelques photos sur le cheminement.

Salle des schistes (du col vers le gobelet)
Massue (galerie des gours)
Les traces de la crue sont bien visibles dans la rivière comme dans le réseau Capdeville. Certaines zones dans la rivière sont montées jusqu'à 2 m de haut, 

Ici plus d'1m de haut, (le personnage de gauche pointe du doigt le niveau max des mousses de crue)
Passage de la vire, le niveau d'eau ne semble pas avoir été affecté par la crue !

les bancs de sédiments ont été déplacés et le niveau est encore bien haut (botes remplies dès l'aller). Il est très intéressant d'observer que certains affluents n'ont absolument pas réagi à la cure, tout comme certaines concrétions tandis que d'autres ont franchement coulé. Dans le Capdeville de nombreux balisages ont été déplacés voir emportés par l'eau. J'ai remis ce que j'ai pu mais pour bien faire il faudrait de la ficelle et des piquets, sinon à la prochaine crue on recommence... On a quelques amateurs de photos probablement un peu frustrés de ne pas avoir plus de temps. Sortie à 18 h où je croise Denis venu lui aussi initier des proches.

jeudi 25 octobre 2018

Jeudi 25 Octobre 2018: Partage de connaissances.
Avec Stoche, que je connais, et ce n'est pas, rien depuis....Octobre 1974! ça ne nous rajeunis pas...
A l'Ouest de Belvis, montée à la zone de "sef violent", LE chantier du SCM sur le secteur.
Descente de farfouillage dans le N°2. Qui est bien complexe. Le temps est au beaux, voire au magnifique, et l'entrée aspire à bête. Mais dedans comme ça ce divise bien, pas facile de localiser une suite...Un passage dans la zone haute, qui a commencé à être travaillé, me semblerais intéressant.
La caractéristique des trous de ce secteur semble être une forte ventilation, mais jamais vers le bas.
Sef violent N°2
ça laisse perplexe, mais aussi fait penser à la présence d'un ancien drain fossile bien perché. Style trou du vent du Pédrous. Équipement et descente dans "le baccantes". La plus vaste cavité. Suivant un plan de faille, mais avec quand même des traces du travail de l'eau. Et un passage joliment concrétionné. Là on passe à l'action, et dans la première salle, avancée d'un mètre après....5 tirs à la "paille". J'avais beaucoup entendu parler de cette technique, mais jamais vu concrètement. Et bien....ça ne vaut vraiment pas les méthodes plus lourdes! Car ça fissure beaucoup, sans beaucoup détacher de matière. Là aussi l'aspiration est localisée à l'horizontale vers un espace qui ne parait pas bien large. Après le casse croûte à l'aire du clot des ombres, Stoche retrouve très facilement le "carter pélut" cavité d'Albert au dessus de la piste de l'aire du sarrat de l'étreuil. Pas d'air.Je lui montre la perte fossile du carrefour de Picaussel à 857m. Stoche me montre le trou de roque blanche N°1 à droite de la piste du sarrat des loups. Jolie gueule et à l'aplomb du Chandelier, mais pas d'air. Plus au Nord une étonnante fissure au ras du sol donne après 3m étroit sur un beaux vide. Pas d'air. Je montre l'entrée des salamandres, qui aurait été connu de la SSP. Par le flanc l'on passe à la conduite forcée....qui elle aussi était connue. A noter que l'on pointe au GPS tous ces départs. Voilà une bonne chose de faite. Au retour passage aux deux trous travaillés récemment (-7 et départ d'aven). Montée à l'entrée du BA1 et passage aux "culbuteurs". Onze trous visités: 2 dedans et 9 en surface.Météo paradisiaque et paysage sublime sur le plateau. A l'image de cette bien belle journée.
Entrée baccantes
Du pain sur la planche! TPST:3H30, TPES:4H. Le puzzle commence à ce reconstituer, mais certaines énigme de ventilation restent entières. Mes excuses pour la nullité des photos....il faut que je reprenne les réglages de mon appareil....

samedi 20 octobre 2018

Romain devant la conduite forcée
Samedi 20 Octobre 2018: Entrées hautes, sur 2 front à la fois.
Tout d'abord à l'aven des salamandres, qui est en fait très facile a retrouver.
Avec Jean Luc, et bonne surprise Romain, d'Albas, que j'avais initié en Juillet.
Couplage d'une sortie d'initiation et d'une sortie désob....
Pose d'une corde à demeure pour atteindre la lucarne en bas du puits d'entrée.
Jean Luc vas nous faire un aménagement royal en élargissent la lucarne.
Explication musclée sur la coulée terminale.
Après le case croûte sous le soleil revenu, tentative d'accès à la conduite forcée par le flanc au dessus des salamandres. Je finis par retrouver la doline moussue. Mais l'accès par le bas seras plus facile.
La aussi, explication musclée et manuelle avec de gros blocs à l'entrée de la conduite forcée.
Bon souffle encourageant. Par contre au fond le tuyau ce rétrécie en plein rocher....
Même si derrière 2m étroit sa semble être passable, et buter sur un cahot qui semblerais travaillable.
ça a vraiment une très belle gueule....
De retour aux salamandres dégagements divers, et arrêt sur un nouveau barrage de calcite avec une excellente résonance derrière. Et bon petit souffle malgré l'équilibre barométrique dehors.
Affaire à suivre. TPST: 6H, TPES: 1H.
Romain a apprécié, mais est aussi demandeur de connaître de belles classiques.
Seb et Elo, quand vous me lirez....
Photos a vomir (je n'arrête pas d'être flou depuis un moment), donc pas de photos....

mardi 16 octobre 2018

Déluge sur l'Orbieu

Lundi 15 Octobre 2018
Vallées du Sou et de l'Orbieu

La date restera gravée dans beaucoup d'esprits. Les Corbières n'ont pas été en reste lors de l'évènement exceptionnel que notre département vient de vivre, beaucoup de dégâts matériels mais heureusement il n'y a pas de victimes à déplorer dans notre secteur contrairement à d'autres vallées.

Il est tombé entre 180 et 200mm en environ 5h30 sur le haut bassin du Sou, du Libre et de l'Orbieu.
Une crue-éclair nocturne...
Réveil à 5h du matin. Le voisin a 30cm d'eau dans son rez-de-chaussée, et 1m d'eau arrivant de son jardin appuie sur la porte arrière. Le ton est donné...

Rapide tour d'horizon des dégâts sur la commune, beaucoup de chemins n'existent plus...
La première vision en arrivant dans la vallée du Sou à Laroque est une voiture dans un figuier...

Heureusement le propriétaire n'est pas dedans...
Un peu en aval, l'entrée du village de Termes :


Le Sou a débordé et inondé les maisons en rive droite, le niveau est monté plus haut qu'en 2014.

Dans les gorges de Caune Pont c'est une vision dantesque malgré la petite taille du bassin versant



Pour ceux qui connaissent l'endroit, l'eau est montée jusqu'au câble de la main-courante du sentier d'accès une heure avant mon passage. Du jamais vu avec un débit d'environ 150 M3/sec.
Ici, pas de droit à l'erreur, état d'hyper-vigilance de rigueur.

La source karstique du Liadou et l'entrée du réseau de Nitable sont également en crue tout près de là, mais impossible d'y accéder.

Le Liadou (système de Nitable) se jette dans le Sou

En aval de la confluence avec l'Orbieu, la station vigicrues de St Martin bat son record de débit depuis sa création; près de 500 M3/sec !

L'Orbieu au pont en aval du Durfort
 Demi-tour car plus bas la vallée est dangereuse à parcourir en voiture avec ce débit. En aval, l'Orbieu gonflera à 1000 M3/sec à Luc. Pour comparatif, le pic de la crue du siècle sur l'Aude à Puichéric atteindra 1800 M3/sec à peu près au même moment.


Petit détour au retour par la source de Montjoi, habituellement assez longue à réagir aux crues, mais qui cette fois fait exception à la règle quelques heures à peine après le déluge. La turbidité est importante, ce qui n'est pas habituel non plus.


Vignevieille et St Pierre sont également en crue, mais le pic ne sera atteint que 10 heures environ après le pic de crue de surface.
Découverte également d'une source tiède qui n'apparait que très rarement, sur les renseignements d'une habitante de Montjoi.
Cette source limpide d'environ 18°C se situe au contact du Silurien entre la source tiède de la Sablière et la captage de Montjoi et confirme l'existence d'un aquifère profond qui subit un important "effet piston" sous la pression de l'eau rentrée subitement dans le karst.

Pour finir, deux vidéos du Sou à Caune Pont et de l'Orbieu au pont de Vignevieille en amont de la confluence avec le Sou :



Eric est prèt pour la grande tyroliène. Au fond, le commandant Philippe Fabre.
Fin de la rivière
En vert: Nadège, l'un de nos deux nouveaux CT, place aux jeunes...
Le grand gour
Tyroliène à la vire
Retour pieds dans l'eau
Sortie de la galerie des Domes
De la cohésion et de l'efficaclité
La chaotique galerie des Domes
Démarrage évac 1
Le point chaud
Pose d'un poste de transmission: la collaboration entre le SSF et les Pompiers...
Samedi 13 au Dimanche 14 Octobre 2018: Manoeuvre de validation à Cabrespine.
A l'origine régionale, puis sur désistement de certaines huiles du SSF devenue départementale.
Validation des compétences CT de Lionel et Nadège. La nouvelle génération.
Une trentaine de participants dont 7 ariègois. Que j'ai plaisir à retrouver comme Julien Fouquet.
Je suis déclenché par le CODIS (stoche) à 10h45 et arrive sur zone à...12H après avoir subis des bouchons infernaux dans le secteur carcassonnais...Rentrée dans la "gare"(la grotte aménagée!) à 14H45. Avec "gribouille" et Muriel. Deux pompiers spécialistes des transmissions. L'on est la première équipe et l'on avance bien. Mais c'est tellement de boulo de bien positionner ce maudit filaire, pour que personne ne l'accroche, que plusieurs équipes nous rattrapent et nous doublent. Pose de 5 postes de spéléphones: en bas des éboulis, à l'entrée de la salle des schistes, aux gobelets, à la sortie des grands gours et enfin en bas du réseau Capdeville. Ce qui doit totaliser pas moins de....3km de fils! Nous ai donné l'ordre d'arrêter, car ça retarderais le teaming....et de toute façon l'estimation avait été très mal fait puisque l'on avait presque plus de fil!Tout marche a merveille et c'est l'essentiel. Je suis détaché de l'équipe pour partir chercher l'info du bilan médical de la victime (François en premier cobaye), positionné dans un point chaud entre le débouché de Matte Arnaude (siphonnant) et les dômes. Du beaux monde participe: Jean Marie (le toubib), Annick, Michel de Narbonne, pour l'équipe ASV. 2quipe évac 1: Lionel chef d'équipe, Michel, Guillaume, Flo Guillot, Flo tout cour..., Julien, Fred, Eric, Denis.Je dois revenir au derniers spelphone pour demander l'autorisation au PC et je reviens au pas de course confirmer l'info....je suis bien content de souffler un peu en ne portant pas...pas de soucis de toutes façon avec le gabarit de certains!De retour avec mes collègues pompiers, je reprend ma place de reenrouleur de fil. Et je loue la patiente et le professionnalisme de mes 2 collègues qui doivent sans cesse batailler avec ces maudits tourets. Plus mal commodes tu meurt...Au point que gribouille un peu sur les rotules chute lourdement sur des lames saillantes dans un rapide. Pas malin de ne pas relever, alors que l'on est au turbin depuis le début! Avant les gobelets l'équipe evac2 prend le relais et j'y distingue: Seb, Jean Luc, Laurent et..... Encore que des costauds...En rebobinant l'on ce rend vraiment compte que l'on a tiré beaucoup de fil....Flo tout cour a pris la place de François dans l'inconfortable civière. En bas des éboulis, c'est Eric qui si met, et il dois un moment ce séparer de sa chère scurion toute neuve. Il est prêt pour la grande lévitation sur tyrolienne assurée par le GRIMP 11. Et inaugurée il y a maintenant 22 ans. Je met le turbo et suis dehors à 24H45.
TPST:11H. Au PC ils n'ont pas pitié des vieux!Repas sympathique grâce à la précieuse logistique pompiers. Merci Max (un ancien du CLUB)
Courte nuit réparatrice dans la partie basse de la zone aménagée. Merci Philippe.
Débrefing positif Dimanche vers 10H. Une manoeuvre réussit.
Pas de photos car toutes ratées.
ça me rappelle mes premières manoeuvres!
A la demande de François, je suis en train de faire l'historique de mes participations au manoeuvre depuis 1976. Soit 8 ans après la création du spéléo secour audois par Pierre Clottes et Daniel Cavaillès.

Crues de l'Aude et de l'Argent-Double

Lundi 16 octobre 2018
Participants : Denis et Sophie

Comme après chaque épisode de pluie forte et continue (toute la nuit), Azille devient une île : les routes sont coupées, mais le village est préservé. D'autres n'ont pas cette chance, comme Puichéric ou Trèbes.
Vers midi, la pluie a cessé, nous prenons la route de La Redorte pour voir l'Argent-Double depuis le pont.
Au loin, le pont avant La Redorte. L'Argent-Double a débordé et passe à côté (rive g.).
Au début on croit qu'il n'y a pas beaucoup d'eau. Mais au bout, il y a plus de 60 cm avec un fort courant. Même à pied, il vaut mieux ne pas passer.


Demi-tour...Il est 12h15.

Même photo à 17h30 : l'eau a disparu, le talus de la route a été emporté.

 L'Argent-Double à 17h40. Dire que le niveau a baissé depuis ce matin...
Il y a encore une semaine, le lit était sec.


Nous traversons La Redorte pour aller voir l'Aude. On voit au passage que le canal du Midi a aussi débordé.

Cherchez l'erreur... La péniche est restée sur le quai, les herbes et roseaux pris dans son gouvernail montrent que l'eau avait tout envahi. Le restaurant voisin a de gros dégâts.

 Vu du canal, le carrefour de la minervoise. De mémoire d'habitant, l'Aude n'est jamais arrivé jusque là.
 Normalement, le fleuve est invisible, il coule à droite des grands arbres.

 A gauche, le pont vers Castelnau.
Torrent avant le pont.


 Si, si, c'est la route...

Contrairement aux apparences, le courant est fort. Deux dangers : le courant difficile à estimer, et la profondeur, invisible. 
Nous rentrons impressionnés par la puissance des crues, en pensant à ceux qui ont subi des dégâts matériels ou pire, la perte d'un proche.