dimanche 18 août 2019

Dimanche 18 Août 2019 l'après-midi: L'esprit d'André.Pech de Laure, Trassanel.
Notre cher André à du bien nous guider pour cette petite sortie de reconnaissance aérologique sur cette colline trassanélienne. Avec Daniel et Aza. Départ du col de la base. Pour supporter la chaleur étouffante, je crapaüte en short et mes jambes vont rapidement ce souvenir des chênes kermès!L'on suit plus ou moins le centre du mamelon, en cheminant comme on peut dans les zones dégagées. Au milieu de...nulle part, j'avise déjà un petit départ sous une matte (sèche!). Il soufflote. bon début. Puis je retrouve une fente que j'avais travaillé un hiver avec Pierre (dont d'ailleurs l'on n'a plus de nouvelles!). Elle aspire à bête, mais c'est extrèmement maigre...Puis l'on retrouve facilement le "trou de la crête". Qui d'après les déductions après l'explo de l'aven de Clergues, serait censé faire tube à vent avec une cheminée amont du dis aven. Ce n'est pas l'avis de Daniel, et je vais l'examiner à fond. Curieusement la forte aspiration sensible parfois sous l'entrée ne ce retrouve pas vraiment au fond.
Apiculteur.....sans abeilles!
Ou je ne vais pas vraiment, une étroiture sévère en compliquant l'accès. Daniel teste son entonnoir d'apiculteur, qui est encombrant mais efficace. A revoir. En revenant et après un pelé, j'avise d'abord des cairns qui semblent récents (chasseur?), et juste après un départ qui manifestement n'a jamais été travaillé. barré par une pierre posée....il aspire à bête. Très intéressant!..Aza semble l'apprècier aussi, car elle cherche à plusieurs reprises de s'y introduire!.L'on a un peu de mal à retrouver le trou de l'Elycrise, vue en Juillet, mais il est très colamté. sur cette colline semi-plate, c'est très facile de ce perdre. Ayant retrouvé mon sentier, l'on retrouve facilement l'aven du Pech de Laure.
Trou de la crète
Test encens bois
Ou trou André, encore lui....Je le reéquipe correctement: 2 spits pour une échelle. Et vais y pister l'air en détail. Si en haut l'aspiration est parfois colossale vers le bas....arrivé en bas, je ne trouve plus aucun passage aspirant! Hypothèse: ce sef doit ce diluer au travers de tout ce cahot étonnant. Alors que le passage ouvert à -2, lui aspire à fond tout le temps.Signe d'une galerie en hauteur? Englué de chaleur, l'on rentre par le sentier que j'avais ouvert. Avec la certitude qu'il faut revenir sur ce petit bout de Minervois, qui ne nous a pas livré tous ces secrets....TPES:3H30.

jeudi 15 août 2019

Une suite de moins, deux suites de plus

Mercredi 14 Août 2019
Trou du Chandelier
Participants : Jean-Luc, Denis, Boris, Laurent
TPST : 13h

Une nouvelle pointe vers le fond, et enfin un parcours totalement à sec malgré quelques vasques résiduelles contournables.
Arrivée au point chaud en un peu moins de 3h, repas et répartition des missions du jour : Denis, Boris et moi partons équiper et descendre le puits dans le secteur de la grande salle découverte à la dernière sortie. Jean-Luc préfère s'attaquer à un autre objectif majeur : le siphon de sable terre sèche et graviers qui stoppe l'énorme galerie du cours principal dans le IV. Il faut dire que la dune de gales (certains de plusieurs kilos) déposés en aval de ce siphon incite à creuser la suite...

Deux spits plus tard, le puits en question, d'une dizaine de mètres, est descendu... et pas de miracle, la suite est bouchée par la calcite. Mais Boris en furetant aux alentours du départ repère un trou souffleur en paroi.

Descente du puits
On commence à creuser avec la pointe du marteau et on s'aperçoit que l'étroiture est courte. C'est noir derrière avec de la résonnance, mais la calcite devient trop dure. Il faudra jouer du perfo une prochaine fois pour passer...
Comme on n'est qu'à une quarantaine de mètres du boyau du Vent, Denis part tenter de freiner l'air dans ce dernier pour voir si ça peut avoir une incidence sur le nouveau trou souffleur, mais le résultat n'est pas concluant.
Trou souffleur à travers vieille calcite
On tente une nouvelle expérience pour voir cette fois si en fermant le boyau du Vent on diminue le courant d'air en aval. Dans ce secteur l'air ronfle un peu comme dans le boyau de jonction à Matte Arnaude, mais avec 5° en moins, difficile de rester en place plus de 5mn sans avoir les yeux qui pleurent...
Après deux vérifications indépendantes, on en arrive à la conclusion que la fermeture du boyau n'a aucune incidence sur l'air principal. Un shunt vers le volume inférieur existe donc bien dans le coin.
Pendant ce temps, Denis s'est rapatrié vers Jean-Luc. Au passage il s'est engagé dans un des départs pointé le jour de la topo, et on le retrouve enthousiaste, ça continue dans ce secteur également...

On se retrouve tous pour une collation au point chaud et pour faire le point. On se répartit en deux binômes pour la suite des hostilités. Je reste avec Jean-Luc pour poursuivre la tranchée dans le siphon principal, pendant que Denis et Boris vont s'attaquer au nouvel annexe.
La tranchée avance bien et vers 19h on atteint un diaphragme qu'on pouvait visualiser au faisceau depuis plusieurs mètres. La suite s'aplatit, il y a un bouchon 1,5m plus loin et c'est légèrement ventilé. Ce chantier doit être impérativement poursuivi.
Nous décidons de rejoindre les copains. Ils viennent de franchir un passage bas en conduite forcée après désob et sont en première.
Inconscients du fait que j'arrive quelques dizaines de mètres derrière, ils entendent du bruit et sont persuadés qu'ils viennent de shunter le siphon du cours principal du Chandelier !
Mais la dure vérité reprend ses droits, ce n'est pas encore gagné malgré la proximité relative (cet embranchement n'est qu'à une trentaine de mètres du siphon)
Cependant ce conduit continue et nous poursuivons l'explo ensemble. La morpho alterne entre méandre pas très large et conduites forcées sympathiques. Le profil en montagnes russes alors que nous sommes sous les marnes fait penser quand même à un bouclage avec la suite plutôt qu'à un affluent. Après une centaine de mètres, nous tombons sur un secteur descendant, avec une dune de sable et une belle paroi érodée. Tout ceci a l'air assez frais (réactivation possible lors de fortes crues).
En bas de la dune un rétrécissement ponctuel défend un nouveau ressaut avec probablement encore du sable en bas. Et en plus, il y a du courant d'air !

Boris content

Bilan, pas encore de jonction avec la suite principale du fossile ni avec le réseau inférieur découvert la fois précédente, mais encore de nouvelles perspectives dans ce coin du IV très ramifié par rapport à ce que l'on a connu jusqu'ici, et encore du développement supplémentaire...
Sortie vers 23h.

Petite synthèse des suites possibles car cela devient complexe à suivre dans le IV:

Vers la suite du réseau :
- les siphon sable et graviers du cours principal
- arrêt sur rien dans la suite du boyau du Vent et la grande salle
- trou souffleur pouvant shunter le boyau du Vent
- réseau annexe ventilé pouvant shunter le siphon principal

Vers la surface :
- poursuite de la cheminée du vieux Corbeau
- 5 autres cheminées de grande taille cantonnées dans un secteur de 200m de long au delà du synclinal.

Demande d'aide technique:
Je n'arrive plus à accéder aux articles du blog. Par contre il m'est possible de publier de nouveaux articles! Est ce que quelqu'un pourrais m'expliquer!?
L'Homme du Pays
La grotte refuge
Le Grand Barrenc
Mercredi 14 Août 2019: Inauguration sentier karstique, Belvis.
Vers 10h je retrouve au village les collègues du SCM qui sont depuis le début les porteurs du projet:
Stoche, Marie, Michel, Jean Claude. Et évidemment François. Puisque c'est quand même une action du CDS 11. Brèves paroles de bienvenu du Maire, qui ne peut pas venir avec nous. Et environ 35 participants plus ou moins randonneurs. Une grosse troupe qui s'ébranle vers les 11H en direction de la grotte préhistorique. C'est Chistophe qui vas beaucoup tenir le crachoir. Et j'interviendrais un peu sur le coté vécu des explos en cours. Dedans et dehors était la devise du jour, puisqu'au même moment l'équipe de pointe du Chandelier cheminait vers le terminus.....
A la louche le cheminement seras: grotte préhistorique, grotte de l"autre coté, retour vers la carrière. Puis sentier du pla de Cazeilles. Déjà il fait bien meilleurs que dans la vallée, et ensuite ces sentiers sont idéalement à l'ombre...Le rythme est très lent, et l'on a le temps d'aller zieuter des départs à droite à gauche. Sous la Vémenière, sentier "land-art". Jonction avec la stèle du maquis, ou déjà des participants abandonnent...Ils évitent ainsi la seule montée raide du parcours sur le bac de Picaussel qui nous fait rattraper la piste du Barrenc. L'un des participants habitant de Belvis et que je connaissait déjà, connaît très bien l'histoire locale. Et la conversation avec lui est toujours intéressante. Casse croûte devant le Barrenc. Poursuite par la piste jusqu'au point de vue, lieu idéal pour visualiser et expliquer le plateau. La fatigue étant perceptible chez beaucoup, l'on raccourcis le circuit initial.
Stoche le pédagogue
Passage au SP4, ou je vais tester l'air en haut du premier puits (toujours équipé!): bon sef de volume Passage à l'émouvante grotte du Coulet, qui servis de refuge pendant la deuxième guerre. Dans le soupirail au sol, j'y repère un courant d'air de volume!
Départ de Belvis
....Retour tranquille par la piste, qui pour une fois n'est pas un bourbier. L'effectif à fondu comme neige au soleil, mais les "survivants" ont apprécié nos explications, et c'est l'essentiel.
TPES: environ 5H30.Longueur estimée à une dizaines de kilomètres. Quand tout seras finalisé, il faudra préciser que si ce parcours est un sentier à thème, il a quand même un caractère sportif!

lundi 12 août 2019

Dimanche 11 Août 2019 l'après-midi: 35 ans après...
Reprise de la désob. de ce trou du secteur de l'abreuvoir- Escavalgadou avec Daniel.
Arrivé par une assez bonne piste très prés de l'entrée. La végétation à tellement poussé que je ne reconnais rien....Pour ce qui est ce ce mettre au frais, l'on a tout faux, puisque ce trou aspire à bête (avec quelque fois des inversions) et nous amène la canicule à domicile....Dégagement de l'antique désob. et stockage, faute de bras, à l'intérieur dans une partie plate. Comme apparemment tous les trous de la zone, peu ou pas de traces de creusement. Mais une ventilation impressionnante qui est quand même encourageante. Possible phénomène de tube à vent avec l'Escavalgadou, mais comme celui ci serait situé assez loin, et est moyennement ventilé, un réseau de galeries fossiles pourrait exister par là. En tout cas le plateau semble plus que bouché. Un chantier intéressant pour ceux qui n'ont pas trop de temps et ne veulent pas descendre profond....Affaire à suivre....TPST:3H.

dimanche 4 août 2019

La turbine de la Stèle
Chardons bleus
Dimanche 4 Août 2019: Extérieur massif du Mounégou.
Fente aéré au dessus doline
Que trop délaissé depuis 3 ans.
Face Est dent d'Orlu, paradis de l'escalade
Départ en fin de matinée de la station de Mijanès avec aza
Entrée trou de la petite maure (-80)
. En suivant le flanc sud de la bande calcaire.
Arrivée en 2H30 à l'entrée du trou de la petite maure. Belle et inattendue première de 2016.
Malgré le petit souffle avec parfois des invertions, cavité à revoir. Car le ruisseau temporaire qui ce perd devant et fut coloré ne redonnerais pas dans...le Gouffre du Mounégou pourtant très proche!
En projet avec François de Narbonne à la fin de l'été. Si certains sont intéressés le faire savoir...
Passage à l'entrée du Mounégou.....qui aspire à bête!!Du jamais observé jusqu'à présent.....Le siphon terminal ce serait t'il désamorcé partiellement avec la sécheresse ambiante!!???Ou effet de tube à vent dans la zone brisée du début?Une seule solution: redescendre au fond et pister cette aspiration dans les zones peu larges....et descendre au fond.Montée au Tarbesou (2365m), le seigneur des lieux, qui est un des sommets les plus facile des Pyrénées. Ambiance familiale avec beaucoup de familles avec les gosses, mais panorama imprenable sur ce fantastique massif calcaire. Chemins de traverses à la descente, avec passage au trou du Béliers. Très bien placé mais pas ventilé. La doline 200m à l'Est demanderais à mon avis un séance de sondage. La fente jute au Nord laisse passer un petit souffle. Pour finir....et ce rafraîchir....passage à l'entrée de la Stèle d'où sort un sef.....Monstrueux!Vers la station la chaleur est aussi accablante qu'au départ...Aussi accablante que ce Moi d'août!
TPES:6H15

dimanche 28 juillet 2019

Corbières
Dimanche 28 Juillet 2019: Loin de la foule.
Après un rendez vous hasardeux à la bien cachée...cave de Tuchan avec Jean, Annick et François après 10h, montée au site enchanteur de Notre Dame de Faste, face Nord de l'imposant Mont Tauch.
Pour montrer à nos amis du littoral un trou vue avec Laurent, il y a maintenant longtemps (....), 150m au dessus de la source temporaire du site.
L'on trouve rapidement une belle entrée qui pourrait lui ressembler, et qui en tous cas semble située à l'emplacement ou je l'avait pointé. Plusieurs prospections aux alentours, grâce au retour d'une température "normale", ne nous révèle de toute façon pas autre chose.
Le MT1?
Donc bon décaissage à l'abri du vent et de la chaleur. Dans mon souvenir ce probable exutoire fossile était de forme arrondies style conduite forcée. Pas l'aspect du notre, en faille, mais surtout qui ne semble avoir jamais été travaillé! Avancée de 0.50, mais surtout ouverture d'un petit trou par lequel sort un net petit souffle....Pas l'un de ceux que certains qualifient à la "riton", puisque même le sceptique François le ressent! A poursuivre à temps perdu (!!), en s'assurant d'abord qu'il s'agit bien du trou vue à l'époque. La trace d'un tir et d'un forage nous laisse pourtant penser que ce devrais être celui là....D'après Jean qui connaît bien la mentalité locale, une séance à refaire avant la réouverture de la chasse. Une piste remaniée rend l'accès très facile. L'on finis cette sympathique journée par un casse croûte au pique nique de la source, captée depuis 1950. TPES:7H

vendredi 26 juillet 2019

Chandelier : explo tous azimuths

Jeudi 27 Juillet 2019
Trou du Chandelier
Participants : Jean-Luc, Seb, Henri, Etienne, Boris, Laurent
TPST : 13h

Entrée sous terre à 10h puis chrono record jusqu'au point chaud dans le IV (2h30). L'équipe est au top de son potentiel. Henri qui comptait rester dans le réseau II nous suivra finalement dans les tréfonds du massif.
On est assez nombreux pour poursuivre des objectifs multiples. Et c'est ce qui va se passer durant près de 8h à tel point qu'il est impossible de tout décrire dans le détail.
Donc dans les grandes lignes :
Une équipe à l'escalade de la cheminée du vieux corbeau, avec Etienne en pointe qui va s'élever de 30m environ en 3h. En haut il y a un méandre étroit sur 2,5m puis c'est noir avec un super écho. Il y a une bauge de loir pas très ancienne. La quête de la surface se poursuit...

Etienne en pleine action



Pendant ce temps avec Boris et Jean-Luc on poursuit les explorations dans plusieurs réseaux annexes. Un premier puits équipé ne donne rien, mais en poursuivant un affluent nous retombons dans un aval visiblement encore actif en hiver. Nous sommes rejoints par Seb.

Arrivée sur nouveau puits
Un nouveau puits est descendu en désescalade. Derrière il y en a un autre mais au départ étroit et pas très ventilé. Par contre nous découvrons plusieurs cheminées actives assez majestueuses par une nouvelle galerie annexe. Ce secteur est très densément creusé, avec des zones de transfert vertical mais aussi des tronçons en conduite forcée horizontale. Dans une des cheminées je découvre même un morceau de bois alors que nous sommes encore à plus de 100m de la surface à cet endroit.





Nous explorons ensuite un autre soutirage, déjà en partie visité lors de la dernière explo. Dans ce secteur nous ne parvenons pas à descendre, le point bas est colmaté et nous nous arrêtons sur une nouvelle et superbe cheminée après avoir escaladé un toboggan.
Plus en aval dans la galerie fossile principale du IV, nous poursuivons l'exploration d'un autre affluent fossile dans une belle galerie plate et perchée. Le terminus, là aussi, est constitué d'une grande cheminée d'au moins 20m, mais pour la première fois de la journée, entièrement fossile.

En parallèle, la galerie principale est équipée en MC pour pouvoir éviter le méandre inférieur. A l'aval de cette galerie il existe un autre puits de belles dimensions et qui résonne pas mal. Mais nous avons épuisé les cordes et l'explo sera pour la prochaine fois.

Equipement main courante
Il est déjà presque 19h après tout ça, et certains se rapatrient vers le point chaud. Avec Boris nous tentons un joker et partons dans le "boyau du vent" situé dans le même secteur. Ce conduit, très ventilé comme son nom l'indique, avait été sondé par Seb sur une vingtaine de mètres. On comprend vite pourquoi il n'avait pas été poursuivi : l'engagement est sévère même très sévère, c'est un tube pleine roche très corrodé et étroit où on peut rarement se retourner. Mais le zef est puissant. On parvient à progresser entre quarante et cinquante mètres. Une dernière étroiture me bloque sur toute la longueur du corps, mais Boris est parvenu à passer. Derrière c'est jackpot !
Boris explore une galerie déclive de 4X5m entrecoupée de deux anciens siphons, puis aboutit après 60m dans une salle de 20m de diamètre, percée sur le bord par un large puits-cheminée bien décapé. Le niveau de ce réseau se situe sous celui du collecteur du Chandelier, c'est donc notre meilleur candidat pour aller vers le Blau, avec une suite évidente et du courant d'air.

Malgré tout, s'il faut calibrer le boyau, il va y avoir un sacré chantier. La délivrance pourrait venir du puits non descendu à la fin de la main courante (paragraphe précédent), qui est dans le même coin et pourrait shunter le boyau. Cette descente devient du coup prioritaire.

On se retrouve tous au point chaud pour annoncer la bonne nouvelle et prendre une collation. Après cette riche journée qui a vu bien augmenter le développement du réseau, les priorités se recentrent donc pas mal. A noter que nous n'avons pas eu le temps de sonder le siphon de sable du cours principal du Chandelier. Il faudra aussi lui consacrer du temps, d'autant que les néoprènes ne seront plus nécessaires jusqu'à l'automne prochain.

Nouveau chrono au retour, 2h40 du point chaud à la sortie, temps encore impensable il n'y a pas si longtemps avant les derniers aménagements et l'augmentation des automatismes de l'équipe désormais bien habituée à la cavité.

PS : si les lecteurs du blog non connaisseurs du réseau n'ont rien compris à ce CR, c'est normal...

dimanche 21 juillet 2019

Aérologie souterraine

Dimanche 21 Juillet 2019
Trou du vent du Blau, Chandelier et Feuilles
Participants : Jean-Luc, Dom, Henri, Alex, Laurent
TPES : 4h

Après avoir échappés de justesse au Tour de France, on se retrouve un peu avant 10h au parking de l'Escale pour le premier acte d'une série d'expériences aérologiques réservées à la période estivale.
La météo n'est pas avec nous avec un temps couvert qui le restera jusqu'à la fin et une température modeste (23°environ).

Ce projet qui mijote depuis quelques temps pourrait potentiellement nous apprendre pas mal de choses sur la ou les connexions entre le système semi-actif du Blau restant à découvrir et le système fossile du Chandelier.
Nous avions déjà déterminé de façon purement qualitative, avant la découverte du Chandelier, une relation entre les deux cavités.
Aujourd'hui on passe à la vitesse supérieure avec plus d'organisation : mise en place de sections bien définies pour chaque trou, mesures initiales à l'anémomètre, puis mise en pression par le Blau et synchronisation du temps de réponse au Chandelier grâce aux portables mis en haut-parleur.

Après avoir bouché hermétiquement le trou des Feuilles (fuite du Blau), on élabore un joli bouchon amovible au Trou du Vent avec des sacs de paille et de la mousse végétale (très efficace).

Accès

Une montgolfière au trou du vent c'est moins spectaculaire qu'à la Verna...

Bouchon trou du vent
Première constatation, seulement une partie du courant d'air estival est en place au trou du vent : seule la faille Parkinson doit apporter de l'air, et le siphon aval doit toujours être en eau, empêchant l'air du nouveau réseau de parvenir jusqu'à l'entrée. Le débit d'air nest que de 1mètre cube/seconde environ. On laisse une ouverture de la taille d'un sac de paille et on fait une première mesure à 11h20.
La vitesse du courant d'air est de 4,2 m/sec.

Jean-Luc et Alex restent au Blau pendant qu'avec Dom et Henri on monte au Chandelier, où la vitesse dans la section calibrée est de 7,2m/sec (débit avec la porte ouverte bien supérieur au Blau avec 3 mètres cube/seconde).

L'expérience démarre, avec Alex en relais sur le portable et Dom au chrono. Jean-Luc bouche hermétiquement le Blau à 11h44. 30 secondes plus tard, l'anémomètre qui fonctionne en continu au Chandelier enregistre une première impulsion d'augmentation de vitesse (0,2 m/sec puis crescendo), qui ne reviendra plus à sa valeur nominale. A 6minutes, l'augmentation s'accélère de manière plus franche. La vitesse passe à 9 m/sec. On pense alors que ça ne bougera plus.
Mais de manière surprenante, la vitesse va continuer son ascension jusqu'à une phase de plateau vers 12h10, soit 26mn après le début de l'expérience. La vitesse va alors dépasser les 12 m/sec !

Nous stoppons l'expérience pour aller manger et le trou du vent du Blau est débouché.
Nouvelle mesure à 13h15 : la vitesse au Blau est de 4,4 m/sec, à peine plus élevée que la valeur de 11h20 (il faut dire que les conditions météo bien que très peu dopantes pour le courant d'air sont restées remarquablement stables donc contre toute attente propices à cette expérience).
Nouvelle mesure également au Chandelier à 13h30 : la vitesse est retombée précisément à sa valeur nominale du jour : 7,2 m/sec !

Conclusions : cette expérience ouvre des perspectives, et il faudra poursuivre la collecte de données lorsque tout le courant d'air sera amorcé au Blau.

- la jonction aérologique entre les deux systèmes ne fait plus aucun doute.

- la première impulsion à 30 secondes pourrait correspondre à l'onde de perturbation se propageant théoriquement à la vitesse du son. En négligeant les pertes de charge, cela mettrait en évidence un trajet de 9000m, à savoir exactement un parcours Blau - réseau IV - entrée du Chandelier. Alléchant !

- la grande inertie de la mise en pression (25mn) pourrait être liée aux grands volumes d'air à comprimer tout au long du parcours (ce qui a déjà été découvert est assez en phase avec cette théorie).

- A noter qu'au cours de l'expérience, le fait de déboucher le Blau quelques minutes n'a pas d'incidence sur l'augmentation de vitesse au Chandelier, démontrant là aussi la grande inertie du système lorsqu'on parle de volumes d'air.

Dans tous les cas cette recherche est à poursuivre et on pourrait prochainement espérer localiser le tronçon où s'effectuerait la jonction, avec par exemple des binômes sous terre aux points-clés.
L'expérience inverse pourrait également démontrer une capture d'une partie de l'air du Chandelier par le Blau lorsque le siphon aval sera désamorcé.
A suivre...

dimanche 14 juillet 2019

Samedi 13 et Dimanche 14 Juillet 2019: Une virée dans l'Est....des Corbières.
Sur l'initiative de François, président du CDS, et dans le cadre des études menées par le GEK de Henri Salvayre, weekend consacré a des aménagements d'accès a des cavités noyées de l'Est des Corbières.
- Samedi après 11H, je retrouve après quelques contre temps, due au mauvais état de la piste, François, Jo et Franck à "l'aven Jean Pierre"au dessus de la résurgence de Font Estramar à coté de Salses (66). Le rencard avec des membres du GEK a d'ailleurs été totalement loupé, puisque ces derniers ont compris que l'on devait les retrouver....devant la vasque de la résurgence!
Continuation de la désobstruction de ce "trou"découvert par Jean Pierre Faixo collègue à Salvayre.
Modeste -3.5m sur un lapiaz ultra-colmaté, quelques mètres sous un forage situé pile poil à l'aplomb du terminus inférieur du labyrinthe noyé de Font Estramar. Des études très poussées auraient permis de détecter des vides entre le plafond des conduits et la surface dans ce secteur. D'où l'idée d'ouvrir là un accès direct pour les futures plongées d'exploration....C'est loin d'être gagné car la lacune est ici supérieure a 100m!Si la chaleur est étouffante au fond, la vue splendide et la bonne ambiance compensent un peu....Avec nos petits moyens artisanaux, avancée aujourd'hui de 0.50m!
TPES:5H. Passage dans un horrible temple de la consommation dans la plaine, pour faire le plein de réhydratant, puis l'on dépose le sportif Franck aux gorges de Gouléroux à Tautavel. C'est un malin car c'est lui qui souffrira le moins de la chaleur en rejoignant Paziols par les gorges....Notre retour seras un peu plus épique: un cailloux heurté par la camion de François vas lui détériorer une roue. Et il arrive à Tuchan....sur la jante!Chic....il y a un garage juste à l'entrée du patelin....sauf que le garagiste en question, nous dis quasiment texto: allez vous faire foutre!!!Même le calme François est a deux doigt dans perdre son sang froid!Quand sur la même route apparaissent Jean et Annick, qui ont le même camion. Essais de la roue de secours de Jean  qui ne correspond pas, et finalement pose
de la roue de secours de François....qui est crevé! On la colmate avec un reste de bombe anti-crevaison et un coup de gonfleur de notre charmant mécano!L'on ne trouve pas Jean Pierre chez lui et soirée et
nuit au site de la source chaude au bord du Verdouble.
Le camion et sa roue malade.
- Dimanche: Remise des idées en place pour moi par une baignade dans la paradisiaque gorge. Puis montée par piste et sentier à la Caune de Sants N°2 proche. Un chantier du GEK 10 ans plutôt, qui leur avait permis d'accéder à un bout d'actif pénétrable s'arrêtant sur un siphon. Déjà il faut trouver le
La Caune de Sants N°2
trou, et François pas trop remis de dégustation de la vodka de la veille au soir nous fait bartaser trop haut. L'on finis quand même par ouvrir ce sentier digne des autoroutes du Sud!Quand à la sécurisation de l'entrée du trou, c'est une autre histoire....Un peu une petite soeur de la trémie du
Pause au bord du Verdouble
Chandelier avant sécurisation....mais en plus pourris!Avec un madrier qui était sur place l'on arrive a faire tomber un bel 'immeuble" très menaçant, mais l'on s'en tiendra là pour aujourd'hui. L'affaire est sérieuse et demanderas des moyens et de la réflexion. De mon avis un système de "cages"comme au
"L'aven" Jean Pierre
Matte Arnaude N°2 serait la solution.TPES:3H. Retour au frais des arbres de la source. Puis l'on finis par trouver le sympathique Jean Pierre, viticulteur et spéléo local.Qui est très impliqué dans la mise en valeur des eaux souterraines dans ce secteur de plus en plus touché par la sécheresse.
Forage de Font Estramar
Un weekend sympathique, mais vite passé.

dimanche 7 juillet 2019

Samedi 6 Juillet 2019: En petit comité.
Sur l'initiative de François, notre président de CDS, journée de prise de contact avec des éducateurs spécialisés, secteur judiciaire. Qu'il connaissait depuis un colloque sur l'inclusion sociale.
La très classique traversée du 1 au 2+2bis de Trassanel.
Du CLUB, Denis est aussi présent, pour accompagner: Alexandre, Willy et sa fille Lauriéna, Patrick et Franck. Rentrée à 8 vers les 11H30. Un petit intermède au frais dans une chaleur insupportable du
levé au couché....Tout le monde ce débrouille très bien et certain ont déjà fait de la spéléo.
Il doit il y avoir quelque chose là dessous....
La constatation que je fait avec Denis, c'est que plus que de d'habitude la sécheresse généralisé ce fait sentir dans la grotte....Casse croûte en bas du P12 et 2 bis. Avec visite de quelques annexes que je ne connaissaient pas. Les 4 éducateurs ont pour projet avec François de faire des sorties spéléos avec des jeunes en difficultés dont ils s'occupent. Bien des choses doivent être mises au point pour que ça marche. Et l'on pense que la prochaine sortie ce feras avec les référents qui sont en contact régulier
Les porteurs du projet.
avec ces jeunes. TPST:5H15. Et la suffocation nous reprend dés la sortie du 2, pour ne plus nous lâcher avec Franck et François avec qui je casse la croûte à la base. L'on trouve quand même le courage d'aller zieuter quelques entrées qui pourraient agrémenter le parcours d'un "sentier karstique" en projet sur le secteur: escalier, louche, un départ de trou que je connaissait pas juste en amont des
Denis et Franck
escaliers. Aven du Pech de Laure ou une aspiration monstrueuse s'enfile vers le bas, et non vers le passage à -2 repéré il y a quelques années, trou juste à l'Ouest baptisé sur le champ trou de l'hélicrise, plante très présente sur la zone. Affaire à suivre après l'été. TPES:1H30.

 

dimanche 30 juin 2019

Effet domino

Samedi 30 Juin 2019
Perte de la Vernouze
Participants : Jean-Luc, Julie, Dom, Denis, Henri, Boris, Etienne, Laurent
TPST : 8h30

Beaucoup de monde aujourd'hui, on va pouvoir travailler confortablement. C'est un vrai plaisir de se mettre au frais (7,5°C) pendant  ces journées de braise...

On attaque la vidange et le stockage des remblais de la dernière fois. Tout se passe bien jusqu'à qu'on veuille optimiser l'espace en poussant une lame de 80kg environ posée sur le passage de la corde de la gamatte sous le mini-chaos. Elle chute malheureusement plus bas que prévu et vient heurter violemment un autre bloc d'à peu près 800kg... qui se met à bouger alors que nous travaillons dessous. Ce bloc semble maintenir lui-même le giga-bloc de plusieurs tonnes posé au centre de la galerie.

La désobstruction ici est décidément une suite d'énigmes à résoudre. On élimine donc le bloc branlant, ce qui a pour effet de faire descendre le giga-bloc d'une quinzaine de centimètres. Ca pourrait s'arrêter là mais la confiance n'y est plus.
Le passage est toujours ouvert, on décide donc de faire d'une pierre deux coups en perçant à la fois le front de taille et le giga-bloc distants d'environ 8m.
Double salve pendant qu'une partie du groupe remonte manger dehors.

En parallèle des travaux, Etienne a pu contourner une cheminée un peu plus haut dans la cavité et a atteint le passage en hauteur repéré deux semaines plus tôt. Il explore plusieurs amonts et ramène 50 à 80m de première supplémentaire, mais pas de traces d'un réseau fossile pouvant potentiellement contourner le fond du trou.

Retour sur les lieux au point bas : le giga-bloc n'existe plus et heureusement un passage est resté ouvert malgré la montagne de caillasse. Reprise du ballet de gamattes jusqu'à ce que la suite semble pénétrable sélectivement. Denis et Etienne tentent le passage mais craignent de ne pas pouvoir remonter le petit ressaut suivant. Finalement Boris passe.
Il est rejoint par Etienne. La suite est pénétrable après une lucarne. Ils avancent de 15 à 20m et butent à nouveau sur un méandre étroit. La visibilité s'arrête sur un nouveau coude. La zone de transfert vertical rapide que nous avons connu jusque là semble faire une pause...

Il y a un peu de stockage dans la nouvelle partie, de quoi faire au moins deux sorties dans la suite du méandre. Mais si cela ne s'élargit pas rapidement, la suite de l'explo sera compromise...
On finit la journée en éliminant le passage sélectif. Boris et Etienne ont pu prendre quelques photos dans la suite du méandre.

Lucarne ayant livré la suite

Marmite au fond du méandre

Alcôve conduite forcée

Alluvions

Nouveau terminus

Au retour dans la voiture, les épreuves du jour avec Dame Nature nous rendent philosophes : ça discute vie extraterrestre et exoplanètes...

mardi 25 juin 2019

Regain d'optimisme

Mardi 25 Juin 2019
Perte de la Vernouze
Participants : Jean-Luc, Etienne, Marine, Laurent
TPST : 6h

Sortie improvisée suite à la disponibilité surprise de la sonde modèle ETI - N dont le champ d'action englobe toutes sortes d'étroitures et autres méandres vrillés.

A peine arrivés en bas de la cavité, nous envoyons la sonde dans la suite et attendons l'émission d'un signal. Celui-ci ne tarde pas à arriver : "Coude franchi...c'est plus grand derrière on peut se retourner...filon insoluble barrant la suite quelques mètres plus loin avec diaphragme en bas".
C'est quand même bien foutu ces sondes !

On passe un long moment à diagnostiquer la meilleure façon d'avancer  : recherche de shunt dans le mini-chaos, étude des contraintes...
Au final le choix se porte sur l'option basse. Un premier gros bloc est éliminé pour pouvoir passer à l'aise sous un second, beaucoup plus gros mais stable.

Percement bloc long

Travail à la chaine dans la suite
Echantillons buffet du jour fond Vernouze : vieille concrétion corrodée, galets de gneiss du paléo-Rébenty, calcaire local sur lit de quartz jaune...

On se taille un bon passage, heureusement il y a de quoi stocker. En bas, aucune autre suite évidente à part le méandre principal, que l'on voit mieux, du coup...
Les stries torrentielles horizontales creusées dans la roche et visibles dans le coude finissent de me convaincre que c'est bien par là...

Etienne repart derrière et arrondit les angles à la massette. On se fait passer les cailloux dans des positions parfois sympathiques. Un peu plus tard, je parviens à le rejoindre et on se croise même sans encombres.

Vue depuis une fissure annexe
 La suite me plait, beau méandre pleine roche avec quelques vieilles concrétions au plafond, et le fameux filon en plein milieu. Je tente de m'approcher au max, et là, effet Scurion...
De la roche noire d'encre à droite du filon captant la lumière émerge l'image de la suite. Point de diaphragme mais un virage à 90°, le méandre continue en reprenant de la hauteur et un peu de largeur. Ouf !...
Un rapide sondage aux graviers annonce un ressaut de 3m environ. La cavité continue...

On a l'autonomie nécessaire pour tout calibrer jusque là, et c'est exactement ce que l'on va s'employer à faire... en une seule fois !
Douze trous sont percés, étalés dans le méandre dans tout ce qui ressemble à un resserrement ou un coude.
La suite du méandre...avant intervention de la mèche de 60
On envoie le jus, Etienne fait quelques photos puis on remonte manger en surface.

Lucarne

Pendage plein nord bien marqué et instructif

Bas ressaut avant méandre

 C'est déjà le milieu d'après-midi, on décide de laisser décanter. Il y a du boulot préparé pour la prochaine séance...

Avant de rentrer je vais montrer le chantier de Coume Froide à Marine et Etienne, puis on finit autour d'un verre à Couiza. La chaleur est bien installée dans la vallée...