dimanche 29 octobre 2023

Séance de routine à Coume Froide

Samedi 28/10/2023

Perte de Coume Froide

Participants : JLuc, Dom, Henri, Alary, Clément, Laurent

TPST : 7h

Belle journée d'automne pour aller avancer le chantier de Coume Froide dans de bonnes conditions.

En effet, pour le moment, la moitié de l'équipe est sous terre, l'autre moitié dehors.

Gelée blanche dans la clairière à notre arrivée, du coup, nous observons pour la première fois la cavité aspirer assez fortement, mais le phénomène s'atténue rapidement avec l'arrivée du soleil.
Inversion du courant d'air peu avant midi.
Nous dégageons un petit mètre cube de remblais en descendant sous la voûte, puis en atteignant une petite poche droit devant où tout est lavé au karcher. Un bonne partie de l'eau doit passer par là...

La suite de ce côté est une faille soufflante et plongeante de 10X25 cm entre de gros blocs scellés par de la calcite molle. Nous ne sommes qu'à 1,5m de la base du ressaut que nous avons creusé sous le plafond sain, nous faisons donc le pari de continuer à creuser vers le bas la prochaine fois plutôt que de suivre l'air, pour le moment du moins.
Il n'y a pas de vision sur du vide à court terme, mais le verrou ne doit pas être bien long. Dans le cas contraire, tout serait bouché depuis longtemps et la perte serait un lac comme ailleurs sur le plateau, compte tenu des apports massifs de sédiments lors des crues.

A noter la visite de Cédric à pied depuis le Vieux Lion à travers la forêt de Coumefroide (2km à vol d'oiseau). La fouille se termine et il a trouvé de nouvelles phalanges de Lion...

vendredi 27 octobre 2023

150 m de première sous le ruisseau du Landeyran

Grotte des Madalle (nom provisoire) à St Nazaire de Ladarez

Depuis quelques mois qu'il habite St Nazaire de Ladarez, Charlie a tôt fait de repérer plusieurs départs de cavités sur les collines voisines. Conseillé par des spéléos indépendants locaux, il a pu visiter plusieurs grottes. Concernant la grotte des Madalle, c'est le fils de l'agriculteur propriétaire du terrain qui lui a dit qu'il voyait de la vapeur sortir du maquis en hiver... Restait à en trouver l'origine dans les piquants, dégager une petite diaclase verticale bouchée de blocs et l'agrandir pour passer. L'entrée est à 20m au dessus du ruisseau du Landeyran (fond de la vallée). 

Mi octobre

Découverte du trou par Charlie, désob de l'entrée avec Alary, descente de 10 m. Arrêt dans une petite salle inclinée.

Jeudi 26 octobre 2023

Charlie, Denis, Sophie : 150 m de première.

Nous y sommes vers 16h, un peu dépités de notre visite du matin à l'aven Patrick où nous espérions trouver une suite au bas de la faille.  L'étroiture d'entrée reste sélective : je dois expirer pour passer en insistant (😉Alary). Suit une verticale de 4m. Nous arrivons à  la petite salle inclinée très sèche, plusieurs trous descendent.

Charlie part à droite, ce qui permet de descendre en colimaçon. 2 désescalades plus bas, la diaclase s'élargit, on voit des concrétions et des creusements parallèles. Nous traversons sur des blocs et explorons plusieurs passages. On est sur du remplissage, mais l'eau est passée. On voit du noir et on sent de l'air sous un bloc, le sol peut se creuser au marteau - burin... 15 minutes plus tard, Sophie passe et on accède en descendant à une salle en forme de marmite (4m de diamètre). La roche est sombre et les parois couvertes de boue, mais il y a aussi des conduits propres. J'assure Charlie qui s'engage justement dans celui en dessous de nous, ça passe juste. 5m plus bas, il s'arrête sur un palier, encore du noir dessous !

Cette fois la partie de marteau - burin sera plus musclée et il faudra 3 tentatives avant de pouvoir passer en étirant bien les bras... Dessous, ça descend facilement et c'est plus grand. Nous retrouvons des traces de creusement et de la boue sur les parois. Bizarrement, certaines parois sont propres. Par un seuil, j'arrive à descendre pour atteindre ce qui me semble être une petite galerie horizontale. La galerie est en forme de triangle (1m de côté), le sol est plat,  couvert de boue craquelée mais bien grasse. On trouve par endroits du sable et des graviers. Nous calculons que nous devons être sous le niveau du ruisseau. Nous choisissons la galerie la plus large et partons à 4 pattes vers ce qui semble être un aval, ça continue jusqu'à un gour siphonnant... On a trouvé de l'eau !

Au retour, on part dans l'amont plus ventilé, et au bout de quelques mètres, il descend ! Toujours du sable et de la boue, on passe une flaque puis ça s'agrandit en remontant. L'eau est bien passée dessous mais c'est étroit. Sans trop y croire, Charlie monte au dessus des blocs et trouve une verticale pénétrable de 6m qui rejoint visuellement l'aval ! Mais sans corde, ce sera pour la prochaine fois. 

Retour en appréciant nos cairns et flèches, il nous faut plus d'une heure pour repasser les étroitures en patinant et tout remonter. Pas de photos, mais j'ai des interrogations sur la nature des roches et la présence d'un lac souterrain (évoqué par les spéléos) jamais atteint sous cette vallée.

TPST : 4h


 

Initiation à l'Aven du ruisseau de Castanviels jusqu'à -150 m

Jeudi 26 octobre 2023

participants : Léo E., Gilles

TPST : 3h30 / Aven du ruisseau de Castanviels jusqu'à -150 m

En août nous avions avec Daniel initié Léo aux cordes à la grotte des Cazals. 

Vu son aisance, et pour sa première sortie en tant que tout nouveau membre du club, je lui ai proposé l'aven du ruisseau de Castanviels pour voir des dévs, pendules et les nombreux pièges qui invitent à la réflexion sur les endroits où l'on peut se longer ou pas.

Nous prolongeons le plaisir en équipant le R4 puis le second P20. J'en profite pour tester mon stop sur ma 9 mm neuve, ça file moins vite qu'avec le descendeur simple, ce qui n'est pas étonnant vu que les poulies sont plus profondes. Ça me va !

Nous remontons, arrivés au pied de la dernière verticale je montre à Léo les conversions que nous avions pas eu le temps de voir aux Cazals en août.

La prochaine visite, ce sera le fond ! Quand je n'aurai plus peur de descendre en premier dans le P54 pour l'équiper. 😁

Grotte du Grand Congoust

Samedi 21 octobre 2023

participants : Camille, Léo L., Manu, Alary, Félix, Vincent, Paco, Steve, Gilles

TPST : 7h à 9h / Grotte du Grand Congoust

Première "vraie" sortie pour nos trois nouveaux membres Camille, Léo et Manu. 

Nous en profitons pour faire un AF de façon à installer une dév au sommet du P5, j'avais souvenir d'un frottement.

Le P13 vaudra a Steve une frayeur, j'avais doublé le dernière frac monopoint sur un AN qui sous le poids de l'animal n'a pas résisté au moment de se délonger !

Comme en juillet le siphon est totalement sec, nous remontons les cordes du fond, seuls Camille et moi irons ramper dans l'étroit boyau remontant... on se demande pourquoi !

Une partie de plaisir

Au retour deux groupes se forment. Paco, Vincent, Alary et moi partons dans le méandre casse-pieds alors que les autres se dirigent vers la sortie.

Nous partons avec une corde de 20 mètres, le perfo et des amarrages pour franchir la vire indiquée sur la topo.

La progression est plus longue que ne le laisser imaginer la topo.


Nous finissons enfin par atteindre la vire. Elle début sur un plancher d'une dizaine de cm d'épaisseur, percé en son milieu, avec un bon vide en-dessous. Nous rajoutons deux forés pour débuter la main courante avant cet obstacle, puis je pars en éclaireur. Une corde en fixe est installée, je n'en vois pas le bout. 
Je vois surtout un passage plein vide en opposition qui débouche sur une lucarne étroite puis qui continue à nouveau en opposition. Ça a l'air d'être une belle saloperie à passer. Je suis sauvé par l'heure avancée, nous faisons demi-tour et ressortons au pas de charge.

L'autre partie du groupe nous attend à la voiture depuis deux heures.

La dernière mission de la journée consistera à trouver un samedi soir 20 h un restaurant pouvant accueillir huit personnes !

mardi 24 octobre 2023

Traversée Vieux Lion/Chandelier avec le CAF

Samedi 21/10/2023

Vieux Lion/Chandelier

Participants : Jean François, Maria, Louise, Senda, Fabien, Maxime, Léo, Olivier, Seb, Laurent

TPST : 6h

Sortie au départ prévue en septembre à l'initiative de Seb, cette fois les conditions sont réunies. Les forces vives du CAF de Perpignan vont animer pour quelques heures le monde souterrain silencieux du plateau de Sault.
Silencieux car, pour la première fois, aucun bruit d'eau ne parcourt le réseau. Les vasques et gours sont presque tous à sec, le petit lac suspendu et la piscine ne sont plus que de pauvres flaques en cours de disparition.

Equipe jeune et dynamique, certains connaissent déjà le réseau, et d'autres suivent les aventures de l'exploration sur le blog.
Les lampes puissantes permettent d'admirer les volumes et les beautés perchées dans les hauteurs tout au long de la traversée.
Un bon moment de convivialité et de bonne humeur communicative. Traversée en 6h en prenant son temps.














lundi 23 octobre 2023

Séjour photo et vidéo à l’Aguzou


A l’initiative de Daniel.C, c’est début septembre que j’apprends qu’un séjour photo et vidéo est organisé à l’Aguzou. Non mécontent de ma première visite en avril, il s’agissant alors d’une proposition en or pour qui souhaitait se frotter à la photo et la vidéo souterraine. L’occasion de re-découvrir la grotte (avec quelques suppléments tout de même), et de s’essayer une première fois, pour ma part, à la photographie souterraine. Pour le petit point matos, j’embarquais avec moi un Canon EOS 800D, un Canon EFS 18-55, un Laowa 25mm f2,8 Ultra Macro, et un Tamron 100-400 Di VC USD. Daniel, pour sa part, embarquait sa GoPro Hero 10 Black, accompagné de son smartphone et d’un max d’éclairage, histoire de concocter une vidéo de qualité comme à son habitude !

Nous quittons tous deux Carcassonne en fin d’après-midi les bras bien chargés pour rejoindre Philippe. M à Mijanès où nous établissons le camp de base. En arrivant, nous faisons la connaissance de Marie-France et Patrick, deux passionnées de photo, et grands habitués de l’Aguzou ! C’est donc tous les cinq que nous allions procéder des heures durant à des prises de vues... plus ou moins réussies...




Mardi 10 octobre 2023

Participants : Partick. D, Marie-France. D, Philippe. M, Daniel. C, Alary

TPST : 9h

Levés pour 7H30, nous préparons chacun notre matériel pour rentrer dans la grotte aux alentours de 9H30. Nous nous mettons en marche à petits pas, direction la Salle de la couronne de la Reine, sous l’œil avisé et les nombreuses histoires de Philippe ! Sur le trajet, Patrick et Daniel filment notre progression et les nombreuses spéléothèmes qui nous entourent. Petite pause repas à la Salle à manger, avec son look troglo-seventies resté inchangé. Nous repartons et ne tardons pas à bifurquer en direction de notre objectif, où nous empruntons un laminoir bordé de concrétions aussi pures que fragiles, la prudence est de mise (bien qu’il faille l’être partout dans cette grotte), mais nous pouvons compter sur Philippe pour nous indiquer la marche à suivre. Arrivé dans la salle, nous nous divisons en deux, Philippe et Marie vont s’occuper de photographier un cierge posé sur un bougeoir de cristal [1], avec la technique de photo panoramique (plusieurs images sont prises à intervalle régulier pour obtenir une image de très grande taille et de très grande qualité). Tandis que Daniel, Patrick et moi allons du coté de la Couronne de la Reine [2] (et de son soulier). Je photographie aussi quelques petites stalactites[3].
[1] Cierge et bougeoir de cristal
[2] Couronne de la Reine
[3] Stalactite

Après quelques images concluantes au 18-55, je monte mon ultra macro en quête de bestioles. Mon regard se porte sur une petite moisissure filamenteuse et rapidement de premiers être véritablement microscopiques firent leur apparition... **Mais avant tout je précise que je n’ai ni les compétences, ni le matériel nécessaire à l’identification de ces arthropodes, j’ai donc choisi ici de m’en tenir à la famille.** C’est donc un premier collembole blanc qui se montre, et que je suppose appartenir à la famille des Onychiuridae [4]. Ces derniers sont visibles à l’œil nu. Patrick et Daniel viennent m’aider à photographier ces bestioles en éclairant autant qu’ils peuvent, car je suis au rapport 5:1 sur mon objectif. Et c’est en regardant un peu à coté dans mon viseur que se montre une autre espèces, cette fois-ci avec une allure d’acarien, mais qui reste inidentifié [5]. Ce dernier est invisible à l’œil nu.
[4] Onychiuridae - ~1mm
[5] Acarien inidentifié - ~0,1mm

Nous faisons encore quelques test photo ici et là avant de rejoindre Philippe et Marie, en pleine prise panoramique du cierge [6].
[6] Tête panoramique

Nous repartons ensuite tous en direction de la sortie. Arrivé à la Salle à Manger, je me pose près un grand bocal en verre dans lequel j’avais repéré des collemboles d’une autres famille. Ces derniers sont à la surface de l’eau et réalisent des bonds très impressionnants (reportée à leur taille comprise entre 0,4 et 0,7mm). Ici, il s’agirait supposément de la famille des Arrhopalitidae [7][8]. Certains sont tout blanc, d’autres arborent une coloration plus rougeâtre, et d’autres encore sont tout blanc avec une ligne dorsale noirâtre sur l’abdomen.
[7] Arrhopalitidae - ~0,6mm
[8] Arrhopalitidae - ~0,7mm

Nous prenons ensuite la route de la sortie et mettons la tête dehors vers 19H30.



Mercredi 11 octobre 2023

Participants : Partick. D, Marie-France. D, Philippe. M, Daniel. C, Alary

TPST : 8h

Levé au même horaire, nous rentrons vers 10H, et bifurquons au pied de la Salle de la Découverte, direction la Baignoire de Star. Nous empruntons un long plan incliné ponctué de ressaut et ou se développe en contrebas un ruisseau blanc de cristaux [9][10].
[9] Cratère d’argile
[10] Massues

Nous finissons par déboucher sur la fameuse Baignoire (véritablement de la taille d’une large baignoire). Les formations sont remarquables, et s’élèvent en arborescence [11][12]. Nous passons ici une bonne heure pour apprécier, jouer avec la lumière, et faire des prises de vue.
[11] Formation en arborescence
[12] Formation en arborescence zoom

Ensuite, je me mets avec l’aide de Patrick et Daniel à photographier un demi-cercle d’aragonite coralloïde[13], une petite massue [14], et un trou par lequel surgissent quelques excentrique[15]. Pouvoir bien se caler et être stable n’est pas chose facile, tout est fragile, même le sol est jonché de gours cristallisés et profonds, de quoi faire chauffer un peu les bras.
[13] Excentrique d'aragonite coralloïde en demi cercle
[14] Petite massue cristallisée
[15] Le trou des excentrique

Philippe et Marie s’activent pour photographier une autre excentrique formant un demi-rectangle à l’aide de la technique du focus stacking (soit empiler plusieurs images avec des zone de netteté différentes pour au final obtenir une seule image net sur tout les plans). Par la suite, nous mangeons à la Salle à Manger, et nous rendons à la Salle des Mille et une Nuits. Séance vidéo et photo pour tout le monde ! Avec un très gros triangle [16], des gours cristallisés [17], et des excentrique[18] en pagaille.
[16] Gros triangle
[17] Gour cristallisée
[18] Aragonite aciculaires

Et nous finissons par la fameuse excentrique verticale [19], et quelques cristaux de gours [20].
[19] Excentrique verticale
[20] Cristaux de gour

Et pour finir, direction la Salle du Chaos où nous apprécions ces aragonites couleur citron givré [21][22].
[21] Aragonite jaune
[22] Glace citron givré

Nous ressortons de la grotte vers 18H30.



Jeudi 12 octobre 2023

Participants : Partick. D, Marie-France. D, Philippe. M, Alary

TPST : 7h

Debout à 7H30, nous admirons un petit moment le nouveaux matériel vidéo acquis par Philippe. Daniel, bien que remis grâce à la séance d’étirement de la veille, ne nous suit pas sous terre, il fera une journée de marche pour découvrir le coin. Nous rentrons alors un peu plus tard, et prévoyons de sortir également plus tôt. Cette fois, nous bifurquons juste avant d’arriver à la Salle à Manger, pour accéder à la Galerie des Cierges. Aujourd’hui, je serai le seul à prendre des photos. Je me mets donc en quête de trouver quelques curiosités, tout en essayant de photographier les pièces maîtresses présentes ici. Je finis alors par trouver ce que je cherche, une petite excentrique à trois branches [23], quelques stalactites et stalagmites originales [24][25], et des excentriques circulaires [26].
[23] Excentrique à trois branche
[24] Stalactite en H
[25] La note
[26] Excentrique circulaire

Repas pris à son emplacement habituel, et nous rendons dans une petite salle située avant la Salle des Mille et une Nuits. Cette petite salle présente un très joli gour où nous retrouvons des formations en arborescence [27][28].
[27] Gours aux arborescences
[28] Les triplets

Pour ne pas ressortir trop tard, nous prenons le chemin de la sortie. Je prends tout de même le temps de photographier quelques petits gours surmontés de pointes[29][30], qui serpentent le long de la Galerie des Fleurs.
[29] Gours crêtés
[30] Gours crêtés portrait

Nous ressortons vers 16H30 et retrouvons Daniel. Arrivés au niveau de la route, un Vautour Fauve passe très très bas et s’en va se poser plus loin sur les falaises. Nous faisons un rapide crochet chez Philippe pour récupérer nos affaires, avant de prendre la route direction Carcassonne.



Ce séjour fut productif et riche en apprentissage (nos disques dur s’en souviendront eux aussi…). Il reste malgré tout encore beaucoup à voir, autant au niveau des concrétions que de la faune. Nous savons aussi maintenant comment mieux nous préparer pour sortir des images de meilleure qualité. Ce sera pour une prochaine fois ! Je remercie évidement grandement Philippe pour l’accueil et le prêt de matériel (bien utile), ainsi que Marie-France, Daniel et Patrick !


 

Aven de Clergue (partie 4) - Escalade de la cheminée de Bibar et sortie club

Dimanche 22 octobre 2023

participants : Félix, Vincent, Paco, Alary, Henri, Gilles

TPST : 7h / Aven de Clergue

Aujourd'hui c'est le grand jour, après le travail de rééquipement que nous avons fait avec Alary, c'est la découverte du trou pour Paco et Vincent, et la visite de la salle Bibar pour Félix qui n'était pas allé jusque là lors de ses précédentes visites.

Alary remet la corde d'entrée en place, je le suis, talonné par Henri et nous nous retrouvons rapidement au pied du Spiderman. Le reste du groupe étant loin, Alary les attend et je file avec Henri en direction de la salle Bibar pour attaquer l'escalade de la cheminée de 34 mètres que nous évoquons depuis un moment. Le but étant de rejoindre le point à +32 m et de valider une hypothèse de jonction avec un trou trouvé en surface récemment.

Préparatifs



J'ai récupéré 4 Pulse, Henri ne s'en est jamais servi et moi non plus, la confiance en l'outil est plutôt limité ! Le premier que nous essayons dans un trou à 1,5 m du sol est complètement grippé, impossible à visser.  Nous essayons les 3 autres, ils sont bons. Je parviendrai à desserrer celui coincé dans le garage avec deux pinces... un entretien régulier doit être effectué, à commencer par un coup de WD40.
Des goujons viendront régulièrement sécuriser l'escalade.
Celle-ci se compose d'une partie assez verticale d'une douzaine de mètres, débouchant sur une belle plate-forme à environ 16 mètres.
On s'amuse avec Henri à chercher les spits de l'escalade originale réalisé par Patrick Gea en 1981 : 3 points ! Même pas peur.
Henri viendra à bout de l'escalade en 1h45 avec 12 points posés.

Artif !

La ligne suivie, différente de l'originale de Gea


Pendant ce temps-là Alary guide le groupe dans la salle Geneviève, le puits des Cannelures ainsi que le P5 d'accès à la galerie de l'Union. J'avais passé pour consigne que le premier qui monte dans la salle Bibar vienne avec la C30 qui équipait le puits des Cannelures.
Le timing est parfait, Henri finit de planter les deux goujons de tête de puits quand la corde arrive. Je raboute la corde semi-statique à la dynamique et Henri redescend en rajoutant un frac sur un spit.

13h45, nous mangeons, assez rapidement pour ma part, je me suis sérieusement refroidi à l'assurage. Je me réchauffe et faisant un tour en haut de la corde fraîchement installée, et je regarde la suite de l'escalade. Ça ne fait pas rire, c'est légèrement déversant sur les 6 premiers mètres, Henri reconnaît les spits qu'il avait planté en 1981. Avec un peu de chance, ils sont encore bons, la suite au prochain numéro...

Nous quittons la salle Bibar par le plan incliné, puis Paco et moi nous relayons au déséquipement.

La salle Bibar, très chaotique

Vincent a quelques difficultés à se sortir du Spiderman, Alary et moi faisons notre possible pour l'aider, ça finit par passer. Pendant ce temps-là Paco fait une sieste sur la corde. 😁

Tête du puits Spiderman

Sortie vers 17h avec un joli paquet de cordes à nettoyer pour Alary et moi !


Voici la fiche d'équipement mise à jour.

Fiche d'équipement 

P26 (puits d'entrée)
2B ↓ 1 m, 1B ↓ 2 m, 1B (dév) ↓ 3 m, 1B ↓ 2 m, 1 AF + 1B ↓ 5m, 1 goujon + 1S (dév) ↓ 4 m, 1 AF + 1B ↓ 5m, 1B (chaîne) ↓ 6 m. C50

Réseau des aviateurs

P16 (puits Spiderman)
1S + 2 MR (prévoir Dyneema) → 7 m, 1S + 2 MR (prévoir Dyneema) ↓ 5 m, 1B (chaîne) ↓ 11 m. C30

T5
Cordelette en place, à doubler éventuellement (1 AN). C8

Contournement puits Tirefort
2B → 7 m, 1S → 2 m, 2B. C15

P18 (puits des Cannelures)
1 AN → 1 m, 2S ↓ 1 m, 1S ↓ 17 m. C30

P5 (accès à la galerie de l'Union)
1S →  2 m, 2S ↓ 5 m. C10

Accès à la salle Bibar
Deux sangles en place pour faire l'escalade, prévoir C30 pour l'assurage (pas indispensable selon le niveau du grimpeur...).
Possibilité d'équiper en fixe la montée. Depuis le palier en haut de l'escalade, dans le sens de la descente : 1 AN (grosse concrétion) → 3 m, 1 AF + 1 AN ↓ 12 m, 2 AF ↓ 1 m, 1 AF ↓ 10 m, 1 AN (celui de la sangle en place) ↓ 5 m, 1 AF ↓ 6 m.

P8 + R3 (accès salle Geneviève depuis salle Bibar)
2S ↓ 2 m (planté trop bas, protéger la corde avec un kit), 1S ↓ 10, 1S + 1 cornière ↓ 3 m. C25

Réseau des topographes

P16 (puits Spiderman)
Début identique au réseau des aviateurs, penduler et remonter à droite. Pour amarrer la corde : 1 AF + 2 AF

T5
Cordelette en place. C8

P5
2S → 2 m, 2S ↓ 5 m. C10

P17
1AN + 1S ↓ 5 m, 1 AF ↓ 5 m, 2S ↓ 10 m. C30

R3 (accès à la galerie de l'Union)
2S (grand Y) ↓ 3 m. C9

Prévoir éventuellement 2 petites cordes (10 m) pour les débutants, quelques obstacles non équipés (petits ressauts)