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lundi 24 juin 2013

Viviane et Yves : Débuts d'une grande histoire.!

Aven Yves

Samedi 15 juin 2013
participants : Viviane, Jean-Marie, Sylvain
TPST :  11h, 10 m de première ( en 2 fois!)

Enfin du beau temps pour une sortie à l'Aven Yves! Je ne suis même pas sur déjà connu ça...
                                        Le regard du spéléo déterminé!


Entrée vers 10 h et cap sur la salle de la tyrolienne pour notre premier objectif, un méandre repéré avec Henri lors de la découverte de la salle et revisité avec Guillaume il y a deux ans.
                                         L'outillage du parfait désobeur....

Pendant que Viviane récupère de ses efforts sur une des "terrasse" de la salle, je m'engage dans le méandre, armé jusqu'aux dents, et suivi par JM qui découvre la bête...Ici au moins, rien n'a changé depuis deux ans. Le bouchon de terre sèche est toujours la et laisse passer au dessus, sur 10 cm, un léger courant d'air soufflant. Après une petite période d'acclimatation, le chantier se lance et avance rapidement (tout est relatif!). La terre, une fois n'est pas coutume, bien sèche, se décolle à grands coups de boulettes bien dodues et seul le gymkhana  pour faire passer la gamate sous mon corps, maintenu en lévitation, épaules contre paroi, se révèle ardu, la position étant vite propice aux crampes...

Pause déjeuner et on s'y rejette. C'est alors que JM nous sort la phrase du jour : " Viviane, t'as déjà fais du méandre?" Il n'en fallait pas tant à Viviane, toujours avide de découvertes pour se lancer. Celui la est vraiment coriace avec forte déclivité, peu de prises et passages aériens obligatoires. La descente est déjà compliquée et Viviane s'interroge déjà pour la remontée...

Côté terminus, après une heure de plus, le bouchon saute et je m'engage, un peu optimiste sur les chances de pouvoir me retourner derrière. Certes, c'est un peu plus grand mais pas assez et surtout deux mètres plus loin, re-belote, nouveau bouchon de terre du même acabit avec vue sur 3 m supplémentaires, là aussi du même style. Retour laborieux en marche arrière, et agrandissement pour que le scientifique du groupe au gros ventre puisse venir donner son avis. Le méandre part au Nord et vu son pendage, il est bien probable qu'il communique avec celui remontant depuis le bas de la galerie principale, juste avant de s'engager vers la salle de la Tyrolienne.

S'en suit  alors pour Viviane alors la délicate remontée du méandre, tirée d'un côté par sa longe, poussée de l'autre par ...ce qui se présente. çà passe!

Et commme il lui reste de l'énergie, on se dirige vers notre second objectif, au le point bas de la salle dans une petite poche remontante, propice à une belle escalade. Pendant que Jean-Marie s'amuse à jonctionner avec la salle de la Tyrolienne et à tourner en rond, j'attaque la première partie de 3-4 mètres jusqu'à un plancher de remblais finement recouvert de calcite.



                                             Première partie de l'escalade, arrivée au faux-plancher
 
 Jean-Marie me rejoint et nous décidons de poursuivre la grimpette vers l'extrémité de la salle, plus propice à une progression rapide. Environ 6-7 mètres au dessus du plancher, j'atteins une lucarne donnant sur une petite poche...close. Etonnament, elle ne correspond pas avec le reste de la salle... Il conviendra donc de revenir à l'occasion, même s'il est fort à parier que le résultat soit le même.




                                     Viviane prend son matos en photo..



Après ces amuses-bouches, le plus dur reste à faire, remonter. Viviane, bien escortée, accuse un peu le coup à mi-parcours, dans l'enchainement des ressauts à l'équipement parfois un peu chaotique, auquel s'ajoute une difficultée manifeste à trouver dans quelle boulette de terre se trouve chaque matériel! On s'inquiète légèrement, mais à coups de courtes échelles, de prises manuelles, d'escalades humaines, de tirages de longes et de lait concentré, elle regagne sans faiblir le bas du P40 qui n'est alors plus qu'une formalité...le tout sans jamais s'affoler, et dans la bonne humeur. Félicitations!

 
 Déjà en pyjama                                       Un peu moins frais...


Le bilan de l'explo reste maigre, mais il convenait de vérifier ces dernières possibilités de continuation dans ce secteur. Malgré la modeste progression, agréable désob et escalade.
Sortie vers 21h et remonteé du 4*4, sans pousser! Bonne journée!

mercredi 1 mai 2013

Aven Yves sortie multitâche

Samedi 27 Avril 2013

Aven Yves Missègre

Guillaume, Jean Marie TPST 11 heures

Presque en mai : 2°, visibilité à quelques mètres, pluie et vent glacial, pas de doutes on est bien dans les Corbières.

Il fait meilleur au fond du P35 d’entrée. Mais sans rencontrer de circulation d’eau, à peine quelques flaques bien utiles pour se décrotter, on réussira à sortir plus trempés qu’au Gournier. Le contact, souvent très intime avec les parois, tapissées de boue liquide et gelée, se chargera de nous mouiller jusqu’à l’os ! Corbières… face obscure de la spéléo audoise : pourri dehors, pourri dedans ! L’acu se rétablira près de ma chaudière mais le disto a rendu l’âme. Quand je pense qu’on a amené 2 jeunes pompiers en sortie d’initiation dans ce cloaque quand on a fait la 1°…

Nous réussirons pourtant à remplir nos multiples objectifs :

Revérifier la topo des puits : il y avait bien une erreur de 180° sur 2 mesures comme l’avait repéré Laurent.

Refaire l’escalade de la Faille Merdeuse : la corde précédemment laissée par Sylvain frottant partout

Rééquiper la passage en haut de salle : en partie seulement : un plaisantin ayant récupéré les écrous sur les goujons en place… Et j’avais oublié les miens.

Topographier la totalité du réseau remontant

Elargir l’accès au méandre terminal

Débuter la désob à l’extrémité du méandre : on a utilisé les trous de Sylvain. Perforés par Sylvain plutôt. Un peu faibles du cosinus ! Un stage désob me semble indispensable si tu veux arracher plus que quelques croûtes.

La suite mérite une autre séance pour mieux voir. Le conduit est engageant mais il n’y a pas un courant d’air extraordinaire.

Lors de la découverte en plein été (juillet 2011), un ruisselet cascadait dans le méandre, aujourd’hui nous trouvons juste une paroi humide. Avec toute la flotte qui est tombée cet hiver comment expliquer ce phénomène ?

Notre dernier objectif n’est qu’à moitié tenu : déséquiper. On a bien récupéré une dynamique mais laissé une corde propre à la place.

A revoir rapidement : soit il y a une suite, soit on récupère 200 m de corde et pas mal d’amarrages.

Nous nous retrouvons en bas des puits à 19 heures. La soupe était prête. Dommage que Guillaume du haut de la Faille Merdeuse ait décroché une boule de bouillasse (une seule) qui est tombée pile poil et sans rebond au milieu de la gamelle !

Petit repas quand même, qui nous permet de ressortir en forme vers 20h30.

vendredi 20 avril 2012

Topo au Tiramisu

 

Samedi 07 Avril 2012 ; Aven Yves

Jean Michel, Guillaume, Jean Marie

TPST : 9 heures

 

Descente vers 10 heures.

Journée topo tranquille ; personne ne s’est perdu (il n’y avait pas Sylvain)

49 visées, 185 mètres de développement, 54 mètres de dénivelé. Ce qui est certainement le point le plus bas de la cavité (on part du haut du puits menant à l’ancienne rivière, soit autour de –70).

Dessin à rajouter à la topo finale quand Riton l’aura dessinée (avant la fin du monde ?) :

   Reseau du Tiramisu Plan   Reseau du Tiramisu Coupe

Autres enseignements :

Les 2 réseaux ne sont pas parallèles comme je le pensais

La cheminée William ne remonte pas vers le Tiramisu Fossile

Nous avons gratté la Conduite du Désespoir. La voûte semble descendre et la matière à extraire est toujours aussi immonde (voir article du 20 janvier 2011).Nous laissons le chantier pour les « générations futures ».

Idem pour le sommet de la cheminée William ou Jean Michel s’intoxique dans son propre gaz carbonique. Au moins on sait qu’il n’y a pas d’air.

Remontée et deséquipement complet du réseau.

2012 04 07 Aven Yves Déséquipement  Tiramisu (3)   2012 04 07 Aven Yves Déséquipement  Tiramisu (6)   2012 04 07 Aven Yves Déséquipement  Tiramisu (8)

En bas du puits d’entrée quelques amarrages alu bavent abondamment :

2012 04 07 Aven Yves Déséquipement  Tiramisu   2012 04 07 Aven Yves Déséquipement  Tiramisu (2)   2012 04 07 Aven Yves Déséquipement  Tiramisu (1)

Qui veut confier sa peau à ce jus d’as ?

Sortie vers 19 heures. Arrêt à la ferme pour discuter avec Yves qui renouvelle son désir de descendre dans sa cavité !

mardi 31 mai 2011

Déséquipement de la Demi-lune

Samedi 28 Mai 2011

Trou de la Demi-lune (Missègre)

Jean Michel, Etienne, Jean Marie

TPST 8 heures

 

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Arrivés vers 9 heures dans la prairie avant la clôture électrique, nous mettrons plus d'une demie-heure à trouver l'entrée, le tout dans 1/4 d'hectare de maquis !

Heureusement Henri nous défrichera une autoroute pour la sortie.

Etienne équipe le puits terminal sous la direction et la surveillance de l'expert es-équipement, (JMichel). Chaque erreur coute un pot à la sortie ; nous devrons nous contenter d'une seule bière à se partager...

Le trou est magnifique. Etienne s'enfile dans le diverticule aval du conduit principal, suivi de JMichel. Je les entends frotter et préfère les attendre en bas du puits. Etienne passe l'ancien terminus (?), la conduite se poursuit de plus en plus étroite, sans changement prévisible. Etienne est plutôt surpris de devoir se traîner dans la boue (Et oui, dans le Minervois... les trous sont secs beaux...etc) Demi-tour.

Nous mangeons au bas de l'escalade du ¨Plantaurel". Superbe puits bouché à son point haut. Nous laissons la corde en place et fouinons dans tous les recoins. Etienne en profite pour nous donner une belle leçon d'escalade. Retour vers la surface en récupérant tout ce qui traîne : bouteille, seau de maçon, gamate, 50 mètres de ligne de tir, cordes (dont une qui devait servir à amarrer les chalutiers) amarrages... La cavité se retrouve dépolluée. Retour au soleil ce qui est assez exceptionnel pour être mentionné et séchage de notre lourd butin.

 

2011 05 28 Demi-lune 046

 

mercredi 25 mai 2011

Escalades et Déséquipement

 
Samedi 07 Mai 2011
Aven Yves
Sylvain, Guillaume, Jean Michel, Jean Marie
La « dream team » est reconstituée pour terminer les escalades et lever la topo de la salle du secours. Nous passons chez Henri qui nous a préparé tout le matériel nécessaire.
Descente vers 9h30. Arrivés à la salle, Guillaume et Jean Michel terminent l’escalade inachevée. Guillaume se fait une frayeur sur la vire péteuse en déséquipant un amarrage sur lequel il était pendu…
Avec Sylvain nous topotons l’escalade d’Henri : magnifique cheminée sans aucune suite. Sylvain essaie de laisser le moins possible de matériel en place et le déséquipement est assez chaud. La grosse corde dynamique, passée en double derrière une draperie refuse de coulisser. Nous nous y pendons de tout notre poids et la sentons venir peu à peu, puis de plus en plus facilement. « Attention on va la prendre sur la tête ! » Trop tard : Sylvain se retrouve fouetté du menton au sommet du casque (photo ci dessous)
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Nous avalons nos pâtes chinoises et prenons les mesures de la salle. Guillaume et Jean Michel nous rejoignent après avoir rééquipé convenablement avec arrivée depuis le plafond de la salle, au milieu de rien :
 
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Nous les relayons pour topo et déséquipement. Au sommet tout est bouché. Au même niveau que l’escalade d’Henri, ce qui confirme bien l’hypothèse de Laurent : cheminées creusées par le bas dans un vaste réseau noyé.
 
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Dernière tentative pour avoir la conscience tranquille et ne pas laisser une suite au dessus d’un faux-plancher : démonstration de techniques d’escalade vertigineuse pour la future édition du « Manuel de Spéléologie Alpine :
 
Traction sur mono-goujon de 62011 05 07 Aven Yves Escalades 0382011 05 07 Aven Yves Escalades 0392011 05 07 Aven Yves Escalades 034
Mais malheureusement :
 
 
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Mais :                           2011 05 07 Aven Yves Escalades 044      Echec
 
Comme vous nous avons trouvé ça lassant et comme il n’était pas très haut :
 
2011 05 07 Aven Yves Escalades 031
 
Nous l’avons laissé sur son goujon, il y est peut être encore…
 
Retour sans histoire ou presque : Sylvain renoue avec la tradition : il s’est vautré. Pas très content de ses bottes « spécial spéléo » achetées sur expé, mais je n’ai pas été témoin de la scène et ne peux la raconter.
Nous remontons 5 cordes dont une dynamique et pas mal d’amarrages. Sortie vers 20 heures avec le climat irlandais habituel.
 
PS : Sylvain a parfaitement réussi son escalade en surplomb. Rapidement : je n’ai pas eu le temps de le prendre debout sur le faux plancher ! Il n’y avait pas de suite.

jeudi 20 janvier 2011

Aven Yves : le quatrième état de la matière

Samedi 14 Janvier 2011-01-20

Patrick, Jean Marie

Nous démarrons tôt : descente vers 9h40. L’objectif est de vérifier une concavité perchée dans le Tiramisu inférieur.
Chatière étroite qui s’ouvre transversalement sur le plancher d’une belle galerie. Aussitôt la physionomie change totalement : à gauche (amont) la galerie vient d’une conduite forcée remontante dégagée par William, semblant bouchée. A droite (aval) le sol descend doucement, le plafond avec un chenal de voûte marqué reste horizontal. Il dépasse un puits de 5/6 mètres et bute sur la paroi opposée dans une marmite remplie de terre. Sylvain et Guillaume sont déjà allés voir sans repérer de suite (voir épisodes précédents). Je tiens à vérifier et à creuser au cas ou.
Nous mangeons dans la petite salle au bas du puits (photo) puis j’équipe en vire pour le traverser. Pour une fois tout se passe bien ; nous atteignons notre cupule et là 2 surprises !
La bonne : il y a bien un départ : conduite forcée obstruée !
Salle en bas du puits (-132)


Départ de la vire (-126)

Départ de la conduite forcée obstruée, bauge de l'Entité

La mauvaise : nous commençons à creuser. 1° coup  de pelle : il nous faut 5 minutes pour dégager la pelle de l’emprise de l’Entité. Comment nommer cette chose ? Cela n’a rien de la crème onctueuse du fond de la Pleine Lune. Rien non plus de la pâte sablée, si agréable à creuser du Tiramisu fossile. C’est mou, mais d’une viscosité et d’une adhérence innimmaginable. D’ailleurs je n’avais pas de sangle pour tenir la perfo mais il m’a suffit de la poser contre la paroi pour qu’elle s’y aimante !!! Nous creusons au burin. Les déblais se figent en un plancher suspendu, bien commode au-dessus du puits. Mais nous devons nous rendre à l’évidence : notre matériel est inefficace sur cette "substance". Nous reviendrons avec un bios made by Jean Michel ; il trouvera une solution. C’est mon 3° passage dans ce réseau, mais le 1° avec un kit. Le plancher est creusé d’une tranchée qui laisse descendre le kit mais empêche toute tentative de l’extraire…
Nous arrivons péniblement à la salle Félix. Patrick commence à être naze. Un peu plus haut il a du mal à passer le ressaut de terre menant à la salle du secours. Je lui prends son kit et commence à être inquiet sur sa capacité à remonter le puits d’entrée. Nous y arrivons. J'essaie de cacher mon inquiétude. Patrick commence sa remontée, je nettoie mon matos en regrettant de ne pas avoir suivi l’atelier d’autosecours de Nicolas. J’essaie de me remémorer la manœuvre de décrochage…
Je vais voir ou il en est… Surprise : il est presque en haut. En fait il a du garder ses dernières réserves d’énergie, ou est-ce la force du désespoir ?
Nous ressortons vers 20h40, après 11 heures d’explo intensives. Il reste à faire la topo de ce réseau, à deséquiper et profiter de la sortie pour mettre quelques coups de bios dans l’Entité. Ce ne serait pas la première fois qu’une conduite complètement obstruée débouche sur quelque chose.

jeudi 16 décembre 2010

Indigestion de Tiramisu pour Sylvain

Dimanche 12 Décembre 2010

Aven Yves ; Sylvain, Guillaume, Jean Marie

Descente vers 10 heures, Patrick n’est pas venu victime d’une mauvaise communication sur cette sortie.
Le grillage protégeant le puits d’entrée est grand ouvert. La corde a été remontée, entassée et se retrouve gelée en partie ; ce qui donne une alternance de raide/mou peu agréable lors de la descente. Je suis remonté en dernier lors de la dernière sortie et je suis certain d’avoir laissé la corde dans le puits et d’avoir fermé convenablement le grillage…
Pour une fois Sylvain n’a rien oublié… sauf… son descendeur. Il aurait du prêter attention à ce signe du destin…
En une demi-heure nous arrivons à notre chantier au fond du Tiramisu fossile. Nous nous relayons pour creuser et monter les gamates. La « grande salle » entrevue se rapproche. J’arrive à pousser le dernier barrage de terre : salle en entonnoir, très pentue ou il sera difficile de stocker, mais assez spacieuse pour faire demi tour et se tenir debout. Au fond le conduit continue, vertical sur un ou deux mètres (estimé au bruit des mottes de terre jetées depuis mon soupirail). Je ne vois pas la casquette de Guillaume qu’il a tombée en passant la tête. Nous partons manger avant de dégager l’accès : pâtes chaudes pour tous, vites avalées avant de passer enfin dans la salle et de voir la suite !
Je me précipite, mais Sylvain (il est vrai que c’est son tour) tient à passer en tête. Il se retrouve dans l’entonnoir et se retourne tête en bas pour voir la suite : conduit facilement désobstruable sur 1,50 mètres, les mottes de terre lancées s’arrêtent en bas sur un replat impénétrable. Je le tiens par les bottes pour lui éviter une première définitive (ça devient une habitude de tenir les copains par les pieds !). Le chantier est donc important. A trois nous ne sommes pas assez nombreux pour remonter les gamates. Sylvain reste dans la salle (cote 584 m au départ du tube) en collant sur place les boulettes de glaise aux parois au dessus de lui…
Avec Guillaume nous partons vers le Tiramisu inférieur vérifier la possible connexion avec l’escalade de William. Guillaume dépasse le point d’arrêt de William (cote 577 m) au dessus la conduite est bouchée totalement par de la terre ; il n’y a aucun courant d’air. L’arrivée de cette galerie change complètement la galerie du Tiramisu en aval ; plus spacieuse, chenal de voûte très marqué. Cette conduite ressemble comme une sœur à celle ou creuse Sylvain : même allure, même direction, même pente… Quelques mètres séparent les deux terminus ; un est ventilé et pas l’autre ???? Nous en profitons pour revoir tous les recoins du réseau. Le chenal de voûte disparaît dans une cloche bouchée totalement quelque mètres au dessus du ressaut amenant au cloaque terminal précédemment décrit. J’ai bien envie d’aller creuser pour tester la possibilité d’une suite mais nous n’avons pas le temps.
Nous pensions retrouver Sylvain en action, en fait il est couché dans la salle à manger, l’œil jaunâtre, le teint terreux (si on peut dire). Il s‘est senti nauséeux alors qu’il était occupé à creuser. Il accuse les pâtes chinoises ou la position tête en bas prolongée, juste après ces mêmes pâtes. Quoiqu’il en soit nous repartons en prenant la précaution de monter avant lui…
Bien nous en a pris : la salle Félix a été  baptisée, et pas au champagne ! Les vomissements l’améliorent un peu et nous ressortons vers 18h30.
Topo plus que jamais indispensable.

Curieuse aragonite (une des seules concrétion de cette galerie)...

... inclinée dans le sens du courant d'air ?

dimanche 7 novembre 2010

Aven Yves : la désob continue

Aven Yves

Dimanche 31 Octobre 2010

Patrick, Jean Michel, Jean Marie

Pour une fois : temps super, soleil et douceur. Le pré pentu et le chemin sont bien secs. Après un rendez-vous manqué (plus ou moins volontairement ?) avec Henri, nous garons le toy dans la clairière de l’aven Yves. Sans nous concerter j’avais amené un bidon de 20 litres d’eau et Patrick une bassine.
Descente vers 10 heures. Nous arrivons rapidement sur le chantier. Grattage et tirage de gamates jusque vers 18 heures. Le tube alterne des passages horizontaux avec des pans inclinés. Le courant d’air est très net tout au long de la journée.
Le travail est confortable : sec ventilé juste ce qu’il faut pour ne pas avoir trop chaud ni trop froid.
Nous nous arrêtons 50 cm avant un élargissement. Au-delà les mottes de terre rebondissent sur une autre partie en pente…
Frustrant : la physionomie du conduit est engageante, le courant d’air témoigne que le tube débouche. Mais dans combien de temps ? une sortie ? Dix ?
Nous devrons être au moins 4 pour la prochaine sortie le 12 Novembre !!!
Nous remontons vers 20h30. Le nettoyage du matos à la brosse à dent avant le puits de sortie est un vrai bonheur, pour une fois tout accroche.

Ce ne sera pas le cas pour le trajet en voiture ! Il a plu toute la journée. C’est la première fois que je prends un 4x4 sur du tout terrain. Dans la descente le cul part un peu dans tous les sens ce qui ne me rassure pas.
Pour la remontée le chemin de roches lisses est tapissé d’une fine couche de bouillasse ; tout patine… Patrick et Jean Michel me poussent en vain (sous la flotte et le vent). Les branchettes de buis nous font gagner 10 mètres. Il en reste encore une cinquantaine. La solution du tracteur commence à nous chatouiller quand Jean Michel revient de la bergerie avec un palette. Nous la disséquons en planchettes qui posées tous les 10 cm nous sortent enfin du bourbier. C’est les fesses serrées que je m’engage sur le chemin descendant. Si on ripe sur la droite, rien ne nous arrêtera avant le fond de la vallée 50 mètres plus bas.

Patrick et Jean Michel font semblant de me faire confiance. Enfin nous arrivons à la ferme et ceci restera un souvenir mémorable. Surtout pour Patrick qui a toutes les peines du monde à étendre ses jambes et à  sortir du toy quand nous arrivons à sa voiture garée à Limoux.

Quelques photos de la sortie précédente :