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mercredi 18 janvier 2017

Séance matinale aux Paichaires

Mercredi 18/01/2017
Trou des Paichaires
Participants : Henri, Laurent
TPST : 3H30

Petite virée ce mercredi histoire d'avancer le chantier du nouveau fond. Le froid est là et nous garantit une aspiration conséquente et appréciable.
La configuration en ogive oblige à adapter la méthode, retour au perçage en 12mm comme au début des années 90.
Première salve vite déblayée en solo, puis Henri me rejoint pour la seconde.
Au total quand même neuf trous en 12 et 400 de long avec un seul accu, pas trop mal pour du marbre extrêmement dur. Arrêt sur autonomie.
La résistance de la roche est forte et ce verrou risque d'être ardu à franchir.
Pour le moment, la visibilité est réduite par un coude à gauche un bon mètre devant, mais le courant d'air est là pour donner de la motivation.

La suite...
Au retour, visite des trous autour de la Caune de Salza pour pistage du courant d'air. Cette zone serait le point d'origine de la branche sud-ouest du réseau de Vignevielle. Il y a de très beaux creusements anciens mais pas de ventilation évidente. Il faudrait tenter une désob bête et méchante dans le colmatage de terre, mais on en a pas vraiment le temps étant donné les objectifs en cours...

Trou sous la Caune

Dans la Caune de Salza

jeudi 5 janvier 2017

Quelques nouvelles des Paichaires

Jeudi 05/01/2017
Sortie solo au trou des Paichaires
TPST : 1h30

Avec l'installation (enfin!) d'un temps de saison propice aux courants d'air, et pour inaugurer la nouvelle année spéléo, je suis allé voir le résultat de la dernière purge au chantier actuel, armé simplement d'un jeu de massette-burin et de quoi faire de la fumée.
La dernière fois nous avions tenté un coup de poker en élargissant la lucarne en hauteur, ce qui impliquait de sacrifier le fond du ressaut situé à l'aplomb.

Comme prévu il y a eu du changement : le ressaut n'est plus accessible mais un joli trou s'est ouvert dans la paroi à 2m de haut. Il reste encore environ 150kg de blocs juste posés en pente et qui ne demandent qu'à tomber. Prudemment et un par un j'envoie tout ça par le fond à la pointe du burin, le corps tendu comme une arbalète se repliant à chaque chute dans la diaclase d'accès.

Bientôt tout est assaini, je grimpe et passe dans un petit vide de 2m de haut pour 1,5m de large. A première vue ça semble sans suite.
Pourtant au ras du plafond la lampe détecte un départ horizontal, où je m'empresse de mettre la tête. C'est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle :
La mauvaise c'est que c'est étroit, 25cm de large pour 15cm de haut, plein marbre sur 1,5m de long avant un coude plus large virant à nouveau plein Est.
La bonne c'est que le pari de la lucarne a été gagnant : le courant d'air est ici, parcourant avec force cette étroiture. Pas besoin de fumée mais à être là j'allume un kleenex (méthode alternative de la cigarette, très efficace...).
De longues salves aspirantes qui font danser le papier posé au milieu alternent avec de courtes mais intenses phases de souffle. Normal, le trou est censé être branché sur une double circulation d'air dans le collecteur situé plus bas, car le trou souffleur au dessus du siphon "du bout du monde" de Vignevieille  doit toujours être ouvert étant donné la poursuite de la sécheresse.

Certes il y a du travail mais il s'agit probablement d'un passage-clé étant donné la concentration du courant d'air. Quatre petits mètres de première pour démarrer 2017, c'est peu, mais après presque 6 ans de pause et de découragement sur cet objectif, la découverte de ce nouveau fil conducteur confirme le retour de l'espoir initié par les découvertes et la topographie d'Octobre dernier.

dimanche 11 décembre 2016

Reprise de chantier aux Paichaires : Le marbre plus dur que l'os...

Samedi 10/12/2016
Trou des Paichaires
Participants : Dominique, Henri, Sebastien, Elodie, Laurent
TPST : 5h30

Première salve avec une équipe qui ratisse large de la plaine toulousaine au Narbonnais. Temps magnifique qui permet au trou d'aspirer grâce à la fraicheur matinale de fond de vallée.
Puisqu'on est nombreux on s'étage dans le trou pour faire avancer l'élargissement des étroitures et le chantier du fond simultanément.
Deux zones sont calibrées avant le fond et les remblais stockés en bas du P8.  En parallèle, une volée de trous est effectuée juste avant la lucarne terminale pour faciliter la retraite au cas où le gros bloc coincé qui défend la suite en hauteur aurait des velléités de jouer les pommes de Newton sur ma poire...
La roche ici est extrêmement dure, à vous polir une pointe de mèche en quelques trous. C'est un mélange de marbre rouge et de bandes de silex encore plus dures.

On sort manger au soleil puis retour au turbin.
Aucune trace de fumée, mais cette fois c'est l'équilibre thermique de la mi-journée. Henri déblaye devant, Dom est juste derrière. Soudain c'est le drame : un morceau de marbre atterrit en plein sur la main de Dom. Forte douleur mais le doigt concerné arrive encore à se plier. Malgré tout, impossible de continuer pour Dom.
On finit la purge, les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Je me paye quelques sueurs froides en percant le fameux bloc suspendu tenu par un petit becquet. Il vibre, tremble et quelques miettes tombent régulièrement. Mais tout se passe bien.
Repli en bas du P8 et on envoie les volts avant un autre repli, vers l'AG du CDS qui nous attend à 80km de là.

Trois séries d'éboulements successifs se font entendre; c'est sûr, le passage aura changé d'aspect la prochaine fois..

Au retour, petit détour en 4X4 par la Peyre Fouillère histoire de présenter le massif par le haut à Seb et Elo qui s'y rendent pour la première fois (d'ailleurs, petite info en avant première, il devrait y avoir du nouveau prochainement de ce côté-là du massif également).

Epilogue ce matin pour Dominique après verdict médical : fracture de l'auriculaire !
Comme quoi le marbre c'est vraiment plus dur que l'os....

mardi 6 décembre 2016

Sortie préparatoire aux Paichaires, et petit bilan sur carte des découvertes faites à ce jour sur (et sous) le massif

Mardi 6 Décembre 2016
Trou des Paichaires
Participants : Henri, Laurent
TPST/ES : 3H

Ouverture du sentier d'accès au trou par cette belle après-midi, en prévision de la reprise des hostilités samedi prochain.
Dans la cavité, pose de plusieurs marches dans le ressaut d'entrée. Courant d'air aspirant pas énorme mais bien présent.
Ensuite diagnostic du chantier où les odeurs de clope sont bien arrivées depuis l'entrée et malgré le dédale de passages.
Il faudra faire un choix : l'ouverture de la lucarne terminale où part le zef provoquera l'obstruction du dernier ressaut très étroit au fond. Espérons que ce sera la bonne décision sous peine d'allongement des travaux.

Ci dessous plusieurs cartes d'ensemble du massif pour bien comprendre les enjeux et le potentiel de cette désobstruction,  en espérant que cela suscite ou confirme des motivations :


Report du réseau et des cavités principales sur fond topo. Les entrées au nord de la carte d'Ouest en Est sont des exutoires du même aquifère et sont potentiellement reliées (St Pierre, Vignevieille, Caulière)


Même report dézoomé. Le réseau reporté à droite est celui de Nitable : deux cavités majeures du département à moins de trois kilomètres l'une de l'autre


Report sur fond géologique : calcaires en marron, schistes inférieurs en gris fonçé, schistes supérieurs en gris clair, épaisseur des carbonates : 450m


Report géologique dézoomé. On observe que l'unité du Roc de Nitable est indépendante (nappe de charriage). La vallée de l'Orbieu est à l'Ouest et au Nord, celle du Sou à l'Est


Report sur photo aérienne


Report dézoomé. On repère bien les gorges de l'Orbieu à gauche, les gorges de Caune Pont à droite au milieu et le canyon de Termes à droite en haut

Bonnes cogitations et à vos piquettes...

lundi 7 novembre 2016

Une image vaut 1000 mots

Après calcul des coordonnées de quelques points topo remarquables et report sur carte zoomée sur le secteur Parcade-Paichaires, le résultat est frissonant !






Le trou des Paichaires correspond avec la cheminée découverte lors de la dernière explo. Il ne reste qu'une cinquantaine de mètres à faire en plan et environ 75m à descendre pour jonctionner, après plusieurs kilomètres de cheminement, et le courant d'air est là !
Ils ne vont peut être pas se donner facilement, mais c'est un objectif à réveiller les spéléos morts !!!

samedi 8 janvier 2011

Paichaires suite : Tempête… dans un verre d’eau


Vendredi 07 janvier.
Laurent, Patrick, Jean Marie

Nous devions aller à la perte de Missègre mais suite à une énième défaillance d’Henri une heure avant le rendez-vous nous changeons d’objectif et nous nous retrouvons à Mouthoumet.
Je descends le ressaut ou Laurent et Nico ont fait le dernier tir. Le courant d’air est facilement mesurable : il est nul. Il faut dire que les conditions météo ne sont pas avec nous.
Le dégagement des débris se poursuit facilement. En sortant un bloc, le « noir » apparaît enfin : méandre «étroit » avec indices d’un élargissement. Nouveau tir. Les débris cette fois chutent au fond, je descends d’un bon mètre : coté est le méandre se pince dans toutes ses dimensions pour se terminer par un orifice de quelques centimètres. Laurent qui prend ma place dégage quelques blocs coté ouest mais ce n’est guère mieux. A revoir par bonnes conditions météo pour vérifier la présence de courants d’air mais le chantier semble considérable.

mardi 28 décembre 2010

Tempête aux Paichaires

Profitant du passage d'un front polaire propice aux courants d'air dimanche dernier, je décide d'aller voir le résultat du dernier allumage au départ du méandre effectué avec Nico il y a plusieurs semaines au trou des Paichaires.
Température habituelle de la cavité : 10°C ; température extérieure du jour : -1°C et il neige...c'est donc une jolie amplitude thermique favorable pour les observations.
En effet,les premiers mètres de la cavité sont littéralement dessechés, signe d'aspiration depuis plusieurs jours consécutifs.
Bien vite en arrivant au terminus je constate que la mission a été accomplie : tout est bouché !
J'essaie de dégager un peu mais tout seul...rien à faire. Après quelques minutes, je fais une pause.
Pensant n'entendre que le silence, je suis surpris par un bourdonnement intermittent. Instant de concentration puis il faut se rendre à l'évidence, le bruit ne vient pas de la surface mais de ... sous mes pieds !
L'air est aspiré avec force à travers le bouchon que nous avons créé; je me remotive et creuse encore tête en bas sans pouvoir stocker, cela finit par modeler un entonnoir qui s'effondre sans cesse mais tout au fond un trou de la taille d'un poing s'est ouvert, décuplant la ventilation.
Il n'y a plus aucun doute sur le fait que nous avons trouvé la suite lors du camp de cet été, une explo et une jonction historique se cachent probablement derrière ce chantier.
Je ressors super motivé, la prochaine fois il faudra être trois pour déblayer et avancer