mardi 25 février 2025
Aven de la Pleine lune
lundi 27 décembre 2021
Aven de la pleine Lune
Dimanche 26 décembre 2021
participants : Félix, Flo, Henri, Thomas
TPST : 5h30
En discutant avec Laurent, j’apprends qu'il ne serait pas dispos ce week-end pour poursuivre au Vieux Lion : c'est donc l'occasion de faire de la classique sans perdre une journée d'explos. Laurent me suggère l'aven de la Pleine Lune, que je ne connais pas encore.
Comme il n'y a pas de topo finalisée, Laurent me fourni le fichier visual topo (visées brutes), et Henri une fiche d’équipement : à partir de ça, je reconstruits tant bien que mal une topo simplifiée.
Au début, on devait être 3 (Flo, Henri et moi), mais à la dernière minute Flo me contacte pour savoir si un de ses amis, Thomas, peut venir avec nous : il s'agit d'un spéléo ayant pas mal tourné avec le groupe de Quillan, mais qui n'est plus que rarement de passage dans l'Aude.
On se retrouve donc à 4 à 9h à Couiza, avant de se diriger vers Villardebelle, dans le massif de Missègre. Pour ménager les relations avec l'agriculteur utilisant le terrain ou s'ouvre l'aven, on se gare au bord de la route.
Sur place, Henri, qui a fait une centaine de sorties d'explo à la Pleine Lune, nous montre l'entrée historique, puis nous nous équipons devant la nouvelle entrée :
J’équipe le puits d'entrée, cherchant vainement un spit pour la dev annoncée par Henri, que je placerait sur un amarrage naturel en désespoir de causes (Henri l'a ensuite trouvé, caché derrière une lame).
La suite de l’équipement se déroule sans encombre, et on avance bien, contemplant quelques belles concrétions et coulées un peu après l'entrée, et un beau puits bien calcite un peu plus loin. Un petit ruisselet nous accompagne sur une bonne partie du trajet, formant entre autre une grosse flaque au dessus de laquelle il faut ramper (il y a juste assez de hauteur pour éviter de se mouiller en s'y prenant bien).
On s'arrête pour manger, avec pour Flo et Thomas le nouveau sandwich de la boulangerie de Couiza (qui semble avoir un tel succès qu'ils ne vendent plus rien d'autre) : le sandwich du Pain au Pain!
Flo équipe ensuite le dernier puits, le puits de la piscine : non, il ne s'agit pas d'une vasque en bas d'une cascade, ni d'un petit lac propice aux plongeons, mais bel et bien d'une petite pataugeoire gonflable pour bébés :
Elle est destinée à laver le matos spéléo avant d'attaquer la remontée sur corde, ce qui s'avérait indispensable à l'époque des explos au fond, où la cavité était équipée en fixe, et ou les spéléos revenaient du fond tout couverts de boue bien collante.
Pour notre part, notre objectif étant atteint, on vas juste faire une quinzaine de mètres dans le méandre, jusqu'au premier endroit où il aurait fallu une corde. Du coup, on ne s'est pas vraiment salis, et il n'y a nul besoin de nettoyer le croll ou la poignée.
On remonte sans encombres, Flo s'occupant de déséquiper.
Globalement, une belle "classique" jusqu'en bas du puis de la piscine (-120 environ), ensuite ça devient étroit, et encore plus loin ça devient très boueux.
A noter que les spits étaient un peu grippés pour certains (au point que certains spits n'ont pas pu être vissés tout à fait jusqu'au fond) : si de-nouveau quelques années s’écoulent avant la prochaine visite, alors je recommande de prendre soit du dégrippant, soit un taraud, soit une trousse à spits. A noter aussi un départ de main courante sur mono-spit, et deux fractios dont l'un des points est une plaquette artisanale en fixe.
mercredi 15 janvier 2014
| puits des loirs |
| mini réchaud...pour mini café |
| La belle galerie orienté Est |
Dans la faille de 100M,les plafonds nous sembles bien bouchés.Aux troisièmes et quatrièmes turbine,le souffle est certe plus véloce.....mais pas de quoi penser qu'il sagirait de l'indice d'un réseau potentiellement de...15Km!...voire plus,vu la situation du trou!
Dans l'amont après la corde sous la quatrième turbine,un passage serait a revoir, en faisant tomber quelques blocs.Méme s'il n'est pas ventilé...Assez rétisants au départ pour aller ce tremper dans la merdasse...l'on ce prend au jeux de piste...et l'on poursuit.Le Etienne parviens à la salle des catalans sans matos,et l'on va jusqu'au bout du réseau sud de -231:pas vraiment une classique! Et surtout le siphon temporaire terminal quasiment indésobstruable,vu l'exiguité.Comme l'on n'a toujours pas trouvé ce foutu courant d'air,l'on tournicote à droite à gauche,et il nous aparait une solution à l'énigme,qui vau ce qu'elle vau:
Au dessus de l'escalade que j'avais faite avec Eric Delpech,la faille principale semble ce poursuivre derrière un énorme bloc qui nous la cache...Vu que les goujons sont encore en place,il serait facile de revenir au palier (15m),et de poursuivre vers le haut derrière ce bloc.Il n'est pas interdit qu'un passage caché,passe au dessus du supérieur atteint,puis du lac de boue terminal.Dans ce supérieur,dans entonnoirs boueux seraient aussi à descendre.Du pain...sur la gadoue!Que je ne trouve plus si terrible qu'à l'époque!Comparé à Nitable!!
Remonter avec des petits kits est presque un plaisir!
Ouvrir un accès direct par la salle des chauves souris,est plus que jamais une nécessité....
TPST:5H20
lundi 6 janvier 2014
Changement d'Objectif Lune
participants : Jean-Marie, Sylvain, Henri (en surface)
TPST : 10h30 ; 2 m de première
Un peu d'appréhension pour mes retrouvailles (après mon accident) avec ce réseau exigeant. Jean-Marie m'avouera plus tard qu'il n'était pas plus confiant que çà non plus...
La journée démarre en fanfare avec l'oubli de ... l'intégralité de mon matos dont je m'aperçois après une demi-heure de route! Une première pour moi à ce niveau là.
JM n'est pas en reste avec l'oubli de la gomme à l'aller et de son descendeur au retour...
Qu'espérer de cette équipe dans ces conditions?
Heureusement Henri nous rejoint et nous alimente avec un peu de cordeau. Nous le remercions de son geste par le prêt d'un magnifique ARVA et le laissons vagabonder au milieu des vaches à la recherche d'un signal des profondeurs.
2h30 plus tard, nous atteignons la salle des chauve-souris et mettons l'Arva en mode émission, - 70 m sous l'entrée principale. Le plafond mesuré au laser 25 m plus haut laisse entrevoir sous les feux de la Scurion un départ probable.
Requinqués par un bon repas chaud, nous préparons le matos d'escalade, espérant nous approcher d'une jonction potentielle et tout au moins renforcer le signal de l'Arva.
Peine perdue, après 3 mètres en libre, mes soupçons se confirment. La roche est pourrie jusqu'à l'os, et les quelques bout d"'os" qui traînent semblent eux-mêmes reposer sur de la roche pourrie.
Nouvelle tentative de l'autre côté qui semble avoir meilleur aspect et sondage de la roche par lancer de massette pour gagner le mètre qui me manque. Celle-ci laisse une empreinte de 1 cm de profondeur dans la rochamalow!
Conscients de l'absolue nécessité de préserver notre santé en ce point du réseau, nous abandonnons à regret.
Il est 14h et nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous laissons l'Arva en place (heureusement vu l'heure de captage du signal) et partons en équipage réduit retrouver la chienlit du réseau de Verdun.
En bas du puits terminal, à -150m sous l'entrée, nous nous engageons dans le méandre étroit, objectif de substitution du jour.
Après une progression à l'égyptienne sur quelques mètres, nous retrouvons le passage en hauteur qui nous avait bloqué la première fois. Le courant d'air semble faible mais le méandre est haut et l'amplitude thermique avec la surface relativement faible.
Une sangle bien positionnée permet à JM de me rejoindre et me passer le matos de tir. 2 trous plus tard, dans un calcaire très dur, nous revenons en bas du puits pour déclencher. La détonation est impressionnante pour seulement deux trous, et surtout, bonne surprise, les gaz sont évacués très rapidement.
Nous revenons donc aussi sec (si on peut dire vu notre état) équipés d'un bout de nouille miraculeusement retrouvé en bas du puits, constater les dégâts. Ce que je qualifierais de perçage mi-gras (dans l'échelle Escandienne) a fait des miracles. Tous les blocs sont 2 mètres plus bas dans le méandre et je les rejoins illico à l'aide du bout de corde, attachée où on peut, et indispensable pour remonter. Petit élargissement de 2*1 m, peu engageant à première vue avec le méandre qui se poursuit au sol mais très étroit.
J'entame alors le dégagement des blocs de tir sous mes pieds en me fabriquant un petit escalier fort utile pour la remontée, sous le regard amusé de JM depuis son balcon.
Arrivé au bout de mon ouvrage, je ne regrette pas mes efforts. Derrière un rétrécissement, on voit nettement le méandre plonger, pénétrable, ventilé et avec un bon écho.
De quoi nous remotiver à revenir, sachant qu'un tir suffira certainement à éliminer l'obstacle.
Contents de nous et crottés jusqu'à l'os, nous remontons au "bivouac" de la salle des chauve-souris.
A noter qu'il conviendra de mettre en place une dev plus efficace sur le dernier puits.
Niveau corde, nous laissons faute de place une statique de 30m dans la trémie molle et la dynamique d'une quarantaine de mètres à l'entrée de la salle des catalans.
Arrivée en bas de la trémie molle, le kit de Jean-Marie poursuit sa route seul et entame le long puits qui suit à coup de rebonds successifs. JM engage la poursuite et arrivé en bas se partage entre lamentations et étonnement de ne pas le trouver...
J'amorce alors ma descente et le retrouve (le kit) 5 m plus bas pendu par une cordelette en plein milieu du passage! Je m'inquiète alors sur l'état de fraîcheur de JM, mais il entame une chevauché fantastique et ressort aussi frais qu'euphorique, rassuré sur ses capacités physiques intactes...
Sortie à 20h30 sous une tempête de neige imposant le changement (et le pourrissage!) en voiture.
Voir l'article complémentaire d'Henri sur son travail en surface. A poursuivre absolument vu le potentiel en dessous et la nécessité d'un accès plus aisé.
La Pleine Lune n'est pas finie....
Ah non, c'est Jean-Marie qui sort du réseau du même nom!
dimanche 5 janvier 2014
Sortie révision,prise de contact avec la cavité majeure du massif de Missègre: Le gouffre de la Pleine Lune.
Pour les deux "novices"Pierre et Patrick.
Descente tranquille jusqu'à -130,c'est a dire dans la zone "touristique"....
Ventilation très moyenne à la première turbine.....mais il faut dire aussi qu'il fait très doux pour la saison...puis il a plu pas mal la veille au soir..?
Dans cette zone peu profonde,repérage de deux endroit à refouiller un peu plus sérieusement.
J'ai toujours eu dans l'idée que dans ce trou nous avons négligé les plafonds,notamment en aval du puits des loirs....et qu'il doit bien exister une galerie fossile ponctuellement comblée en hauteur (un ancien drain...).
| C'est ça l'organisation! |
| Une curiosité locale!!! |
| Pierre à l'équipement |
Du pain sur la planche!
samedi 4 janvier 2014
Reprise des travaux sur le Gouffre de la Pleine Lune (et ça fait plaisir!)
Vers 10 H,Jean Marie et Sylvain s'enfoncent relativement peu chargés.
Je reste en surface avec pour objectif de localiser l'aplomb de la salle des chauves souris avec un Arva.
30M au nord du point supposé,un départ en voûte a belle allure,et je commence à l'ouvrir.Une très belle terre obstrue un semblant de conduit.
Entre temps Laurent,qui ne se désintéresse pas de cette "vielle" découverte (17 ans déjà )me rejoint, et fait des essais Arva le long de l'axe de la fracture.Vers 14H30,l'on a un signal furtif,qui précise qu'il y aurait une lacune de 40M,entre le sol de la salle et la surface.Vu que cette salle fait 25M de haut,il y aurait donc une quinzaines de mètres à traverser.
Laurent s'en va,et je n'ai pas d'autre signal par la suite.Une belle averse de grêle me font me mettre à l'abri en bas du puits d'entrée.Puis visite du F2, ou nous avions travaillé il y a 5 ans.Après analyse de la topo,il serait très bien placé pour accéder a une suite potentielle des grosses galeries amont.Le laminoir incliné terminal à belle allure,malgré une faible ventilation.Par contre ici pour être efficace...il faudra être 5 ou 6 pour remonter les remblais jusqu'à une salle dans les marnes....
Jean Marie et Sylvain ressortent vers les 20H:Il n'ont pas pu faire l'escalade, car la paroi était trop pourrie!
Par contre,ils ont revu un passage en bas du puits au bout de la "galerie de Verdun",avec une suite prometteuse....et du courant d'air!
Enfin la résolution de l'énigme pleine lune!?
| A vos piquettes! |
| va falloir creuser! |
ST: 10H
![]() |
| Entrée F2 |
dimanche 31 mars 2013
Nous allons nous retrouver a .....poiroter un bon moment dans les voitures a cause d'une météo totalement exécrable....le mot est faible!:Dominique,Denise,Hervé,Estelle, Jonathan,Félix....
Félix craque rapidement....et s'en va....,et après un équipement dans le faux abris du sous bois....l'on s'enfile le plus vite possible dans le F3....ouf....il fait meilleur en bas!Agréable visite-perfectionnement technique pour nos 4 novices.Avec les commentaires géologiques de Laurent, et les anecdotes de l'explo ( déjà 16 ans!!!!) par moi même.C'est moins arrosé que ce que l'on redoutait.Hervé et Denise fatigués ne font pas le dernier puits,et après un regard amusé a ma...piscine....l'on ce retrouve tous pour la remontée,qui est des plus pénarde....sans kits (du jamais connu ici pour moi!).Dominique commence a bien ce refamiliariser aux appareils....et Jonathan (du GRIMP 11) et Estelle sont a mon avis 2 des valeurs sures de cette nouvelle génération de nouveaux.Je suis très motivé pour reprendre les explos de ce trou majeur.....et d'une façon plus intelligente que ces derniers temps ici!!!!!
AVIS AUX AMATEURS.
Pas de photos....because....l'absence de....Félix....
jeudi 22 mars 2012
Grande Faille du Gouroutabu
Complément à l’article de Sylvain
Chacun selon ses moyens…
J’avais soit disant l’air d’un marin pêcheur… Ils auraient pu dire pire !
Effectivement plus on descend plus Etienne, chargé comme un baudet, se demande ou il est tombé. Je crois que s’il avait eu sa voiture, il remontait avant d’arriver à la piscine.
Pourtant les failles me paraissent plus larges à chaque passage…
Ambiance fresquette à la salle des Chauve-Souris. Trempés par le contact avec les parois boueuses l’immobilité entraîne vite une caillante mémorable. Et encore on avait pas traversé Verdun.
Séance topo imphotographiable ; les gants changés en ballon de boue. Je crois qu’Etienne fait semblant de viser avec le suunto…
Enfin en haut de la faille je ressors l’appareil : scoop !
Les photos ci-dessous sont exceptionnelles, non par leur qualité mais parce que un photographe n’est pas prêt de revenir dans cet enfer visqueux.
Sylvain va remonter sur sa corde puis la lâcher une dizaine de mètres au dessus de nous. Il partira en libre, scotché à la bouillasse et nous verrons sa lampe filer vers l’extrémité Est de la faille pour un plancher stalagmitique que nous ne topographierons pas.
Pourtant Sylvain avait soit-disant découvert une petite salle concrétionnée …
Topo : pour donner envie à Laurent de dessiner la totalité du réseau…
En fait il s’agit d’une faille, Nord Est / Sud Ouest, élargie parfois en puits. Plusieurs planchers sur des blocs calcités la divisent en différents étages. Les parties supérieures sont déviées vers le Sud. Le point bas Sud Ouest décrit par Sylvain mérite un pêt quand on aura de quoi. Nous avons laissé une corde dans le puits de Verdun (25 mètres), une dynamique de 30 mètres dans la salle des Chauve-Souris et une statique de 30 mètres en bas de la Trémie Molle. De quoi escalader la salle vers une éventuelle suite.
Sortie vers 23 heures, en pleine bourre ; ma meilleure remontée « je me sentirais capable d’y revenir sur le champ s’il fallait aller y chercher un blessé ! ». Sylvain va bien également. Etienne est découragé : « moi qui suit le plus jeune… ». En fait, en ce qui me concerne, il devait s’agir de quelque neuromédiateur sécrété au cours de l’effort intense : arrivé sur le parking de Leclerc j’ai du mal à me sortir de la voiture et je mettrai deux jours à m’en remettre… Rassures toi Etienne !



