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mardi 25 février 2025

Aven de la Pleine lune

Lundi 24 février 2025

Participants : Henri, Léo, Rowland, Gilles

TPST : 6h30 / Aven de la Pleine Lune, massif de Missègre

Cela faisait un moment que j'entendais parler de ce trou depuis mon entrée au club. Une discussion avec Pierre du SCM qui souhaite le visiter a fait accélérer les choses. Laurent me passe la topo, Henri la fiche d'équipement. Il n'y avait plus qu'à choisir le jour.

Nous nous retrouvons à 9h à Limoux puis prenons la direction de Villardebelle, à quelques centaines de mètres du chant du Loup. Après une marche d'approche d'une quinzaine de minutes, nous sommes à pied d'œuvre. 

Henri nous montre l'entrée historique et nous explique comment l'entrée actuelle a été découverte depuis l'intérieur. Encore une fois la topo extrêmement précise de Laurent a été décisive.

Nous rentrons vers 10h45. En bas du vaste puits d'entrée nous descendons sur de belles coulées de calcite oranges. 

Jolie ambiance en bas du puits d'entrée

On enchaîne avec le puits de Perles (attention à ne pas marcher dessus en bas...), le puits de la jonction. On est alors à -70 m environ, c'est là qu'on jonctionne avec l'entrée historique. 
On poursuit avec le puits des Loirs, dont le nom trouve son origine dans le fait qu'Henri est tombé nez à nez avec des loirs en première ! Une faille remontante à cet endroit explique probablement leur présence. 

Le dernier puits de la partie classique est atteint après un passage dans la première turbine, comprenez un boyau agrandi dans lequel on sent un fort courant d'air. 
Quelle surprise de trouver en tête du puits de la piscine deux plaquettes et deux mousquetons à Félix ! Il ont visiblement été oubliés lors de la visite de décembre 2021 par celui qui a déséquipé... Heureusement les plaquettes en place sortent facilement pour placer les miennes. 

Nous arrivons à la fin de la partie classique, matérialisée par la piscine gonflable amenée par Henri pour nettoyer le matériel pourri par le fond à l'époque des explos. 


Gravure faite par une personne qu'Henri avait amené en initiation

À partir d'ici, on attaque la partie non classique. Au bout de quelques mètres on tombe sur un premier ressaut que j'équipe avec une C10 de rab. Les spits sont en bon état, je parviens à les récupérer totalement avec un taraud. 
À peine plus loin, un passage en opposition semble assez dangereux, il y a de quoi équiper : un spit, une plaquette artisanale made in Riton. Problème : il ne me reste qu'une corde 10 m en 6 mm, pas l'idéal pour une main courante. Du bricolage à l'équipement, j'aime ça ! Finalement je parviens à équiper en sécurité, on peut toujours se maintenir en tension sur la corde en ne passant pas par l'itinéraire facilité par des marches métalliques rivées à la paroi. La main courante se termine par deux spits, quel luxe !

Henri sur une main courante en 6 mm !!!!! 😁

Nous abandonnons nos baudriers, la suite semble étroite. D'abord un méandre, puits un ressaut à désescalader nous mène dans la deuxième turbine à la sortie de laquelle on se trouve dans une galerie confortable. Arrive alors la troisième turbine, plus pénible à passer que les autres. Il faut se retourner en haut de celle-ci pour aborder la descente les pieds en avant. Rowland n'y parvient pas, Léo le réceptionne la tête en avant. 
Les joyeusetés se poursuivent par une sortie d'un boyau la tête en avant dans un R2. Je m'en sors, en revanche Henri préfère repartir, faire demi-tour pour l'aborder les pieds en avant.
Nous poursuivons, l'espoir d'atteindre le sommet de la salle des Catalans se dessine... mais nous butons sur un R4 que la prudence nous incite à ne pas désescalader. Mince !! Deux beaux spits me tendent pourtant les mains... mais je n'ai plus de corde. Ce sera pour une autre fois (peut-être). 

Henri se jure de ne plus jamais remettre les pieds dans cette partie. Il faut dire qu'elle ne revêt pas un grand intérêt si ce n'est celui de se rendre compte du travail accompli par le club. Malheureusement la suite tant espérée n'a jamais été trouvée.

Nous prenons la direction de la surface.

Le bizutage de Rowland

Le boyau à deux mètres du sol

Léo se charge intégralement du déséquipement. 

À 17h15 nous sommes déjà dehors, à notre grand étonnement.

lundi 27 décembre 2021

Aven de la pleine Lune

Dimanche 26 décembre 2021

participants : Félix, Flo, Henri, Thomas

TPST : 5h30

 

En discutant avec Laurent, j’apprends qu'il ne serait pas dispos ce week-end pour poursuivre au Vieux Lion : c'est donc l'occasion de faire de la classique sans perdre une journée d'explos. Laurent me suggère l'aven de la Pleine Lune, que je ne connais pas encore.

Comme il n'y a pas de topo finalisée, Laurent me fourni le fichier visual topo (visées brutes), et Henri une fiche d’équipement : à partir de ça, je reconstruits tant bien que mal une topo simplifiée.

Au début, on devait être 3 (Flo, Henri et moi), mais à la dernière minute Flo me contacte pour savoir si un de ses amis, Thomas, peut venir avec nous : il s'agit d'un spéléo ayant pas mal tourné avec le groupe de Quillan, mais qui n'est plus que rarement de passage dans l'Aude.

On se retrouve donc à 4 à 9h à Couiza, avant de se diriger vers Villardebelle, dans le massif de Missègre. Pour ménager les relations avec l'agriculteur utilisant le terrain ou s'ouvre l'aven, on se gare au bord de la route.

Sur place, Henri, qui a fait une centaine de sorties d'explo à la Pleine Lune, nous montre l'entrée historique, puis nous nous équipons devant la nouvelle entrée :

 

J’équipe le puits d'entrée, cherchant vainement un spit pour la dev annoncée par Henri, que je placerait sur un amarrage naturel en désespoir de causes (Henri l'a ensuite trouvé, caché derrière une lame).

La suite de l’équipement se déroule sans encombre, et on avance bien, contemplant quelques belles concrétions et coulées un peu après l'entrée, et un beau puits bien calcite un peu plus loin. Un petit ruisselet nous accompagne sur une bonne partie du trajet, formant entre autre une grosse flaque au dessus de laquelle il faut ramper (il y a juste assez de hauteur pour éviter de se mouiller en s'y prenant bien).

On s'arrête pour manger, avec pour Flo et Thomas le nouveau sandwich de la boulangerie de Couiza (qui semble avoir un tel succès qu'ils ne vendent plus rien d'autre) : le sandwich du Pain au Pain!

Flo équipe ensuite le dernier puits, le puits de la piscine : non, il ne s'agit pas d'une vasque en bas d'une cascade, ni d'un petit lac propice aux plongeons, mais bel et bien d'une petite pataugeoire gonflable pour bébés : 

Elle est destinée à laver le matos spéléo avant d'attaquer la remontée sur corde, ce qui s'avérait indispensable à l'époque des explos au fond, où la cavité était équipée en fixe, et ou les spéléos revenaient du fond tout couverts de boue bien collante.

Pour notre part, notre objectif étant atteint, on vas juste faire une quinzaine de mètres dans le méandre, jusqu'au premier endroit où il aurait fallu une corde. Du coup, on ne s'est pas vraiment salis, et il n'y a nul besoin de nettoyer le croll ou la poignée.

On remonte sans encombres, Flo s'occupant de déséquiper.


Globalement, une belle "classique" jusqu'en bas du puis de la piscine (-120 environ), ensuite ça devient étroit, et encore plus loin ça devient très boueux.

A noter que les spits étaient un peu grippés pour certains (au point que certains spits n'ont pas pu être vissés tout à fait jusqu'au fond) : si de-nouveau quelques années s’écoulent avant la prochaine visite, alors je recommande de prendre soit du dégrippant, soit un taraud, soit une trousse à spits. A noter aussi un départ de main courante sur mono-spit, et deux fractios dont l'un des points est une plaquette artisanale en fixe.

mercredi 15 janvier 2014

Mardi 14 janvier 2014: Pleine Lune Ligth


puits des loirs
Sortie de tentative de pistage de l'origine de l'air,question qui me turlupine depuis un certain temps dans ce trou....
mini réchaud...pour mini café
Avec Etienne,l'on tente de profiter d'un semblant de refroidissement,dans cet hiver décidement doux vraiment peu favorable aux spéléos...
La belle galerie orienté Est
Descente à 11H.A partir de la piscine,progression lente en observant méthodiquement.L'on est pas venu le bon jour,au vue de la ventilation bien faible par rapport à certaines fois,dés la première "turbine"....
Dans la faille de 100M,les plafonds nous sembles bien bouchés.Aux troisièmes et quatrièmes turbine,le souffle est certe plus véloce.....mais pas de quoi penser qu'il sagirait de l'indice d'un réseau potentiellement de...15Km!...voire plus,vu la situation du trou!
Dans l'amont après la corde sous la quatrième turbine,un passage serait a revoir, en faisant tomber quelques blocs.Méme s'il n'est pas ventilé...Assez rétisants au départ pour aller ce tremper dans la merdasse...l'on ce prend au jeux de piste...et l'on poursuit.Le Etienne parviens à la salle des catalans sans matos,et l'on va jusqu'au bout du réseau sud de -231:pas vraiment une classique! Et surtout le siphon temporaire terminal quasiment indésobstruable,vu l'exiguité.Comme l'on n'a toujours pas trouvé ce foutu courant d'air,l'on tournicote à droite à gauche,et il nous aparait une solution à l'énigme,qui vau ce qu'elle vau:
Au dessus de l'escalade que j'avais faite avec Eric Delpech,la faille principale semble ce poursuivre derrière un énorme bloc qui nous la cache...Vu que les goujons sont encore en place,il serait facile de revenir au palier (15m),et de poursuivre vers le haut derrière ce bloc.Il n'est pas interdit qu'un passage caché,passe au dessus du supérieur atteint,puis du lac de boue terminal.Dans ce supérieur,dans entonnoirs boueux seraient aussi à descendre.Du pain...sur la gadoue!Que je ne trouve plus si terrible qu'à l'époque!Comparé à Nitable!!
Remonter avec des petits kits est presque un plaisir!
Ouvrir un accès direct par la salle des chauves souris,est plus que jamais une nécessité....
TPST:5H20

lundi 6 janvier 2014

Changement d'Objectif Lune

Samedi 04 janvier 2014 Aven de la Pleine Lune
participants : Jean-Marie, Sylvain, Henri (en surface)
TPST : 10h30 ; 2 m de première


Un peu d'appréhension pour mes retrouvailles (après mon accident) avec ce réseau exigeant. Jean-Marie m'avouera plus tard qu'il n'était pas plus confiant que çà non plus...

La journée démarre en fanfare avec l'oubli de ... l'intégralité de mon matos dont je m'aperçois après  une demi-heure de route! Une première pour moi à ce niveau là.

JM n'est pas en reste avec l'oubli de la gomme à l'aller et de son descendeur au retour...

Qu'espérer de cette équipe dans ces conditions?

Heureusement Henri nous rejoint et nous alimente avec un peu de cordeau. Nous le remercions de son geste par le prêt d'un magnifique ARVA et le laissons vagabonder au milieu des vaches à la recherche d'un signal des profondeurs.

2h30 plus tard, nous atteignons la salle des chauve-souris et mettons l'Arva en mode émission, - 70 m sous l'entrée principale. Le plafond mesuré au laser 25 m plus haut laisse entrevoir sous les feux de la Scurion un départ probable.

Requinqués par un bon repas chaud, nous préparons le matos d'escalade, espérant nous approcher d'une jonction potentielle et tout au moins renforcer le signal de l'Arva.

Peine perdue, après 3 mètres en libre, mes soupçons se confirment. La roche est pourrie jusqu'à l'os, et les quelques bout d"'os" qui traînent semblent eux-mêmes reposer sur de la roche pourrie.
Nouvelle tentative de l'autre côté qui semble avoir meilleur aspect et sondage de la roche par lancer de massette pour gagner le mètre qui me manque. Celle-ci laisse une empreinte de 1 cm de profondeur dans la rochamalow!
Conscients de l'absolue nécessité de préserver notre santé en ce point du réseau, nous abandonnons à regret.

Il est 14h et nous n'avons pas dit notre dernier mot. Nous laissons l'Arva en place (heureusement vu l'heure de captage du signal) et partons en équipage réduit retrouver la chienlit du réseau de Verdun.
En bas du puits terminal, à -150m sous l'entrée, nous nous engageons dans le méandre étroit, objectif de substitution du jour.

Après une progression à l'égyptienne sur quelques mètres, nous retrouvons le passage en hauteur qui nous avait bloqué la première fois. Le courant d'air semble faible mais le méandre est haut et l'amplitude thermique avec la surface relativement faible.

Une sangle bien positionnée permet à JM de me rejoindre et me passer le matos de tir. 2 trous plus tard, dans un calcaire très dur, nous revenons en bas du puits pour déclencher. La détonation est impressionnante pour seulement deux trous, et surtout, bonne surprise, les gaz sont évacués très rapidement.

Nous revenons donc aussi sec (si on peut dire vu notre état) équipés d'un bout de nouille miraculeusement retrouvé en bas du puits, constater les dégâts. Ce que je qualifierais de perçage mi-gras (dans l'échelle Escandienne) a fait des miracles. Tous les blocs sont 2 mètres plus bas dans le méandre et je les rejoins illico à l'aide du bout de corde, attachée où on peut, et indispensable pour remonter. Petit élargissement de 2*1 m, peu engageant à première vue avec le méandre qui se poursuit au sol mais très étroit.

J'entame alors le dégagement des blocs de tir sous mes pieds en me fabriquant un petit escalier fort utile pour la remontée, sous le regard amusé de JM depuis son balcon.
Arrivé au bout de mon ouvrage, je ne regrette pas mes efforts. Derrière un rétrécissement, on voit nettement le méandre plonger, pénétrable, ventilé et avec un bon écho.

De quoi nous remotiver à revenir, sachant qu'un tir suffira certainement à éliminer l'obstacle.

Contents de nous et crottés jusqu'à l'os, nous remontons au "bivouac" de la salle des chauve-souris.

A noter qu'il conviendra de mettre en place une dev plus efficace sur le dernier puits.
Niveau corde, nous laissons faute de place une statique de 30m dans la trémie molle et la dynamique d'une quarantaine de mètres à l'entrée de la salle des catalans.

Arrivée en bas de la trémie molle, le kit de Jean-Marie poursuit sa route seul et entame le long puits qui suit à coup de rebonds successifs. JM engage la poursuite et arrivé en bas se partage entre lamentations et étonnement de ne pas le trouver...

J'amorce alors ma descente et le retrouve (le kit) 5 m plus bas pendu par une cordelette en plein milieu du passage! Je m'inquiète alors sur l'état de fraîcheur de JM, mais il entame une chevauché fantastique et ressort aussi frais qu'euphorique, rassuré sur ses capacités physiques intactes...

Sortie à 20h30 sous une tempête de neige imposant le changement (et le pourrissage!) en voiture.

Voir l'article complémentaire d'Henri sur son travail en surface. A poursuivre absolument vu le potentiel en dessous et la nécessité d'un accès plus aisé.

La Pleine Lune n'est pas finie....

Zombie ou loup-garou par un soir de pleine lune?





                                      Ah non, c'est Jean-Marie qui sort du réseau du même nom!

dimanche 5 janvier 2014

Dimanche 5 Janvier 2014: Petit tour à la piscine....e cap a l'oustal....

Sortie révision,prise de contact avec la cavité majeure du massif de Missègre: Le gouffre de la Pleine Lune.
Pour les deux "novices"Pierre et Patrick.
Descente tranquille jusqu'à -130,c'est a dire dans la zone "touristique"....
Ventilation très moyenne à la première turbine.....mais il faut dire aussi qu'il fait très doux pour la saison...puis il a plu pas mal la veille au soir..?
Dans cette zone peu profonde,repérage de deux endroit à refouiller un peu plus sérieusement.
J'ai toujours eu dans l'idée que dans ce trou nous avons négligé les plafonds,notamment en aval du puits des loirs....et qu'il doit bien exister une galerie fossile ponctuellement comblée en hauteur (un ancien drain...).
C'est ça l'organisation!
TPST:4H

Une curiosité locale!!!
Je leur montre l'entrée historique,le F2,
Pierre à l'équipement
qui serait aussi un accès possible à cet étage fossile,et la zone ou hier l'on a eu le signal de l'aplomb de la salle des chauves souris (mais pas du chauve qui sourit!!!)
Du pain sur la planche!

samedi 4 janvier 2014

Samedi 4 Janvier 2014: En attente du.....signal:

Reprise des travaux sur le Gouffre de la Pleine Lune (et ça fait plaisir!)
Vers 10 H,Jean Marie et Sylvain s'enfoncent relativement peu chargés.
Je reste en surface avec pour objectif de localiser l'aplomb de la salle des chauves souris avec un Arva.
30M au nord du point supposé,un départ en voûte a belle allure,et je commence à l'ouvrir.Une très belle terre obstrue un semblant de conduit.
Entre temps Laurent,qui ne se désintéresse pas de cette "vielle" découverte (17 ans déjà )me rejoint, et fait des essais Arva le long de l'axe de la fracture.Vers 14H30,l'on a un signal furtif,qui précise qu'il y aurait une lacune de 40M,entre le sol de la salle et la surface.Vu que cette salle fait 25M de haut,il y aurait donc une quinzaines de mètres à traverser.
Laurent s'en va,et je n'ai pas d'autre signal par la suite.Une belle averse de grêle me font me mettre à l'abri en bas du puits d'entrée.Puis visite du F2, ou nous avions travaillé il y a 5 ans.Après analyse de la topo,il serait très bien placé pour accéder a une suite potentielle des grosses galeries amont.Le laminoir incliné terminal à belle allure,malgré une faible ventilation.Par contre ici pour être efficace...il faudra être 5 ou 6 pour remonter les remblais jusqu'à une salle dans les marnes....
Jean Marie et Sylvain ressortent vers les 20H:Il n'ont pas pu faire l'escalade, car la paroi était trop pourrie!
Par contre,ils ont revu un passage en bas du puits au bout de la "galerie de Verdun",avec une suite prometteuse....et du courant d'air!
Enfin la résolution de l'énigme pleine lune!?
A vos piquettes!
va falloir creuser!
TPES: 9H. TP
ST: 10H
Entrée F2

dimanche 31 mars 2013

SAMEDI 30 MARS 2013: SORTIE PLEINE LUNE

Nous allons nous retrouver a .....poiroter un bon moment dans les voitures a cause d'une météo totalement exécrable....le mot est faible!:Dominique,Denise,Hervé,Estelle, Jonathan,Félix....
Félix craque rapidement....et s'en va....,et après un équipement dans le faux abris du sous bois....l'on s'enfile le plus vite possible dans le F3....ouf....il fait meilleur en bas!Agréable visite-perfectionnement technique pour nos 4 novices.Avec les commentaires géologiques de Laurent, et les anecdotes de l'explo ( déjà 16 ans!!!!) par moi même.C'est moins arrosé que ce que l'on redoutait.Hervé et Denise fatigués ne font pas le dernier puits,et après un regard amusé a ma...piscine....l'on ce retrouve tous pour la remontée,qui est des plus pénarde....sans kits (du jamais connu ici pour moi!).Dominique commence a bien ce refamiliariser aux appareils....et Jonathan (du GRIMP 11) et Estelle sont a mon avis 2 des valeurs sures de cette nouvelle génération de nouveaux.Je suis très motivé pour reprendre les explos de ce trou majeur.....et d'une façon plus intelligente que ces derniers temps ici!!!!!
AVIS AUX AMATEURS.
Pas de photos....because....l'absence de....Félix....

jeudi 22 mars 2012

Grande Faille du Gouroutabu

 

Complément à l’article de Sylvain

 

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Chacun selon ses moyens…

 

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J’avais soit disant l’air d’un marin pêcheur… Ils auraient pu dire pire !

 

Effectivement plus on descend plus Etienne, chargé comme un baudet, se demande ou il est tombé. Je crois que s’il avait eu sa voiture, il remontait avant d’arriver à la piscine.

Pourtant les failles me paraissent plus larges à chaque passage…

Ambiance fresquette à la salle des Chauve-Souris. Trempés par le contact avec les parois boueuses l’immobilité entraîne vite une caillante mémorable. Et encore on avait pas traversé Verdun.

 

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Séance topo imphotographiable ; les gants changés en ballon de boue. Je crois qu’Etienne fait semblant de viser avec le suunto…

Enfin en haut de la faille je ressors l’appareil : scoop !

Les photos ci-dessous sont exceptionnelles, non par leur qualité mais parce que un photographe n’est pas prêt de revenir dans cet enfer visqueux.

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Sylvain va remonter sur sa corde puis la lâcher une dizaine de mètres au dessus de nous. Il partira en libre, scotché à la bouillasse et nous verrons sa lampe filer vers l’extrémité Est de la faille pour un plancher stalagmitique que nous ne topographierons pas.

Pourtant Sylvain avait soit-disant découvert une petite salle concrétionnée …

 

Topo : pour donner envie à Laurent de dessiner la totalité du réseau…

Grande Faille du Gouroutabu coupe            Grande Faille du Gouroutabu plan

En fait il s’agit d’une faille, Nord Est / Sud Ouest, élargie parfois en puits. Plusieurs planchers sur des blocs calcités la divisent en différents étages. Les parties supérieures sont déviées vers le Sud. Le point bas Sud Ouest décrit par Sylvain mérite un pêt quand on aura de quoi. Nous avons laissé une corde dans le puits de Verdun (25 mètres), une dynamique de 30 mètres dans la salle des Chauve-Souris et une statique de 30 mètres en bas de la Trémie Molle. De quoi escalader la salle vers une éventuelle suite.

Sortie vers 23 heures, en pleine bourre ; ma meilleure remontée « je me sentirais capable d’y revenir sur le champ s’il fallait aller y chercher un blessé ! ». Sylvain va bien également. Etienne est découragé : « moi qui suit le plus jeune… ». En fait, en ce qui me concerne, il devait s’agir de quelque neuromédiateur sécrété au cours de l’effort intense : arrivé sur le parking de Leclerc j’ai du mal à me sortir de la voiture et je mettrai deux jours à m’en remettre… Rassures toi Etienne !

mercredi 20 avril 2011

Pas de miracle à la Pleine Lune



Samedi 16 Avril 2011

Pleine Lune
Jean Michel, Guillaume, Sylvain, Jean Marie
TPST : 12 heures


Descente vers 10 heures. Au chapitre « oublis » signalons mon appareil photo et les bottes de Jean Michel, ce qui aurait pu nous coûter l’entrée au resto dans la soirée. Rien pour Sylvain ce qui est assez rare pour être mentionné.
Nous arrivons rapidement à la salle des Catalans.
Je pars avec JMichel vers le siphon de sable. Les crues du mois précédent ont totalement mis en charge la salle des Escalopes et la galerie qui y mène : aucune trace de pas dans la boue et le sable. On aurait l’impression d’être en 1° si ce n’était la présence de la ligne de tir à moitié enterrée sous la boue. Le sable est en parti retombé et nous devons le remonter pour dégager le passage. Jean Michel se faufile et commence à me passer les blocs, que je remonte du bout des bottes. Le tir a été très efficace. Le dégagement d’un gros bloc permet de voir la suite : étroite sur 3 mètres en légère pente descendante. Il n’y a aucun courant d’air. Siphon ? A revoir en fin d’été.
Guillaume et Sylvain remontent la corde laissée en place par Henri il y a une décennie. Ils remontent au dessus dans une diaclase boueuse et s’arrêtent dans une cheminée fermée par des blocs terreux. Nous nous retrouvons tous à la salle des Catalans. Jean Michel remonte en déséquipant tout ce qui est superflu. Même le seau de maçon… Il ne reste plus qu’une gamate, quelques chambres à air de carbure ; et une bâche.
J’accompagne Sylvain et Guillaume dans leur entreprise de désob par le bas… Je comprends qu’ils aient cherché le matin dans ce dédale de bouillasse, mais quant à y revenir … Comme dit Guillaume : même si on trouve quelque chose là, qui y reviendra ? C’est une horreur totale loin devant la galerie Verdun ou le fond de l’aven Yves. Sylvain qui désobe franchit sa cheminée mais sans résultat net.
Nous rentrons tranquillement après avoir déséquipé cette escalade et la corde descendant au lac de boue. Nous ne laissons que la corde de la salle des Catalans pour revoir notre point bas par temps sec.
Sortie, en forme, vers 22 heures.
Nous sommes tentés d’aller faire un tour à Toques et Clochers à Limoux mais préférons rentrer à Carca. Parler d’entrecôte nous a donné faim. Nous tentons 2 restaus qui nous refusent, prétextant de l’heure tardive. Le 3° est ouvert mais un panneau « Tenue correcte exigée après 22 heures » tempère notre enthousiasme. Nous cachons Jean Michel pied nus dans ses chaussures de ville clapotantes de bouillasse.  Ca passe…  Fin de la soirée sur l’entrecôte rêvée.

jeudi 23 décembre 2010

Pleine Lune : Pas de miracle pour Noël

Mercredi 22 Décembre 2010  Pleine Lune

Guillaume, Sylvain, Laurent, Jean Marie

Rendez-vous vers 9h30.
Mauvaise com : Laurent n’a pas reçu mon mail : on se retrouve avec du cordeau mais un seul déto…
Dans la série « les oublis de Sylvain » cette fois ci c’est : les longes…
Heureusement Guillaume en a une (vieille) paire en plus.

Nous arrivons vers 11h30 à la salle des Catalans (photo) et cuisinons les pâtes (américaines cette fois) avant de savourer l’explo attendue.
















La traversée de la trémie n’inquiète Laurent que modérément ce qui est bon signe. Le point bas de la faille est étroit et semble filer vers l’ouest (salle du Lac de Boue déjà connue). Laurent s’enfile vers l’autre extrémité. Nous gagnons la Galerie des Escalopes pour tenter une jonction à la voix avec lui. Surprise : je le vois passer sous les menhirs qui avaient essayé de nous bloquer lors de notre « première ». Cela fait un point d’interrogation en moins. Laurent est sur d’avoir repéré (à l’écho) un vide important au bout de sa faille mais il craint que ce ne soit la salle du Lac de Boue. Guillaume se propose pour gagner cette salle et tenter un nouveau repérage vocal. Ce dernier se révèle (malheureusement) payant : c’est bien cette salle que Laurent avait détecté. Sylvain, enfoncé au maximum dans une des conduites forcées de la partie sup de la salle du siphon de sable l’entend également. Il voit un petit orifice et demande à Guillaume de lui envoyer quelque boulettes de glaise (ce n’est pas ce qui manque). Le résultat est concluant : il en prend une en pleine figure. Un 2° point d’interrogation qui disparaît.
Laurent nous rejoint et s’intéresse au point bas du siphon de sable. Un tir est possible, en espérant que ce méandre étroit nous mène à une galerie parallèle. Il le prépare avec Guillaume qui vient de nous rejoindre puis ils démarrent la topo.

Avec Sylvain nous partons vers le Lac de Boue finir l’escalade inachevée d’Henri. Lors de notre précédent passage, Guillaume avait tenté une progression mais nous n’avions ni perfo ni trousse à spit et le passage c’était révélé impossible en libre. En haut de la faille, un départ de galerie était nettement visible. Sylvain commence sa progression. Je l’assure, en oppo dans la faille, longé sur le vieux monospit d’Henri…
Il dégouline de sangles, cordes, dégaines, mousquetons (encore) brillants : un vrai sapin de Noël !
En haut de la faille il atteint la galerie remontante entrevue qui malheureusement s’arrête rapidement sur une faille encombrée de blocs tenant en place que collés par la glaise. Pas de courant d’air. Je le redescends. Comme nous ne reviendrons pas là, j’en profite pour récupérer la corde d’Henri et descends en double brin ce qui donnera lieu à un incident, mais je laisse le soin à Sylvain de vous le raconter…
Nous repassons la Trémie Infâme et quittons la salle des Catalans à 20 heures. Laurent et Guillaume sont déjà partis. Nous sortons vers 22h30 après 12 heures d’explo bien remplies. Guillaume nous attend transi dans le voiture.

Conclusion : les interrogations s‘amenuisent et les possibilités de suite également.
Nous reviendrons une fois dans la salle du Lac de Boue pour élargir le passage des boulettes de Glaise et évacuer les débris de notre tir, mais ce siphon est peu ventilé et sauf miracle ou présence d’indices intéressants à la topo ce pourrait être la dernière.
Ne restera plus que l’escalade du Gouroutabu avant le déséquipement général.
Amis spéléos de l’Aude et d’ailleurs si vous voulez profiter de cette visite avant que l’on sorte les cordes n’hésitez pas : participez à nos prochaines sorties. Car celui qui n’a jamais vu la salle du Lac de Boue ne peut pas comprendre réellement ce qu’est la spéléo dans les Corbières !

dimanche 7 novembre 2010

Pleine Lune : sous la pile … la suite



Sylvain, Guillaume, Jean Marie

La journée commence mal : j’arrive en avance sur le parking de Leclerc pour m’apercevoir que j’avais oublié … tout mon matos (record de Sylvain battu).
Retour chez moi et je fonce à Villardebelle ou Guillaume et Sylvain s’équipent tranquillement.
Notre objectif est de terminer les escalades de la Salle des Catalans.
Nous sommes partis tard (vers 10h) et arrivons à la salle vers 11h30. Nous avons faim et commençons à grignoter au bas de la dernière corde.
Sylvain ne tarde pas à laisser tomber une pile sous nos pas. Elle rebondit de rocher en rocher dans la trémie terminale (la propre, dans la boueuse elle ne serait pas allée loin). Cinq minutes après je tombe ma petite boite de café dans la même trémie avec le même résultat.
J’y tiens à cette boite que je traîne sous terre depuis une décennie.
Je pars à sa recherche et aperçoit un passage entre les blocs, Sylvain en trouve un meilleur. Nous descendons et récupérons la boite et la pile.
Sylvain a perdu son kroll qui le gênait pour se faufiler entre 2 blocs. Il le retrouve par hasard collé sous sa botte par une couche de bouillasse.
Quand… surprise… entre les blocs on aperçoit un vide pénétrable sur quelques mètres !!!
Nous faisons chauffer massette et burin. Sylvain s’engage et nous le suivons.
Trémie habituelle pour cette cavité : les blocs sains sont instables ; les blocs apparemment stables sont pourris…
Au détour d’une étroiture nous tombons sur un vide plus vaste dans du calcaire parfaitement sain, propre :

Nous avons retrouvé la faille !

Nous la descendons sur une dizaine de mètre et nous arrêtons sur un retrécissement localisé. Le courant d’air est très net et nous avons vite froid. Nous jetons quelques cailloux qui tombent sur plusieurs mètres : un tir sera indispensable.
Nous remontons et repérons une bifurcation de la faille. La nouvelle galerie est glaiseuse mais débouche sur une petite salle inclinée se terminant en … siphon de stable ! Style Euzèdes ou Chtulu mais en plus modeste (1 mètre sur 50 cm). La passage dans la glaise puis dans le sable fin nous donne l’aspect de 3 escalopes !
Désob du siphon incliné à 45°. Guillaume tente un passage la tête première ; en vain. Nous le remontons en tirant par les bottes. Il doit encore avoir du sable entre les dents à l’heure actuelle. La désob reprend. Sylvain réussit à passer, je le suis espérant tomber sur un conduit remontant. Malheureusement le conduit est horizontal et complètement bouché par de la glaise. De toute façon il s’agissait d’un amont. Nous faisons demi-tour.
En remontant à gauche sur la partie haute du sable part une conduite forcée, ventilée. Sylvain la remonte mais n’arrive pas à passer un coude. Là également un tir sera nécessaire. Sur la partie droite nous retrouvons la faille qui nous a amenés là. Elle est pleine d’un amoncellement de lames sur lesquelles nous avions progressé. En dessous la faille s’élargit mais un moignon nous barre le passage. Sylvain s’excite à la massette. Je le remplace et soudain le moignon saute laissant tomber les lames qu’il arrêtait. Bruit d’éboulement, je vois les lames me venir dessus… adrénaline…
Heureusement tout se bloque sans nous toucher ou nous boucher la sortie. Là également un tir sera indispensable : il s’agit de l’aval du siphon de sable qui se jette dans la faille. Nous repartons avec les pas les plus légers possibles (style l’Aguzou) sur les lames qui se sont décrochées…
Retour à la salle des Catalans. L’escalade est reportée à plus tard. Nous sortons vers 22 heures avec une faim ! Sylvain pense même s’arrêter au Mac Do mais avec les têtes que nous avons…