jeudi 23 décembre 2010

Pleine Lune : Pas de miracle pour Noël

Mercredi 22 Décembre 2010  Pleine Lune

Guillaume, Sylvain, Laurent, Jean Marie

Rendez-vous vers 9h30.
Mauvaise com : Laurent n’a pas reçu mon mail : on se retrouve avec du cordeau mais un seul déto…
Dans la série « les oublis de Sylvain » cette fois ci c’est : les longes…
Heureusement Guillaume en a une (vieille) paire en plus.

Nous arrivons vers 11h30 à la salle des Catalans (photo) et cuisinons les pâtes (américaines cette fois) avant de savourer l’explo attendue.
















La traversée de la trémie n’inquiète Laurent que modérément ce qui est bon signe. Le point bas de la faille est étroit et semble filer vers l’ouest (salle du Lac de Boue déjà connue). Laurent s’enfile vers l’autre extrémité. Nous gagnons la Galerie des Escalopes pour tenter une jonction à la voix avec lui. Surprise : je le vois passer sous les menhirs qui avaient essayé de nous bloquer lors de notre « première ». Cela fait un point d’interrogation en moins. Laurent est sur d’avoir repéré (à l’écho) un vide important au bout de sa faille mais il craint que ce ne soit la salle du Lac de Boue. Guillaume se propose pour gagner cette salle et tenter un nouveau repérage vocal. Ce dernier se révèle (malheureusement) payant : c’est bien cette salle que Laurent avait détecté. Sylvain, enfoncé au maximum dans une des conduites forcées de la partie sup de la salle du siphon de sable l’entend également. Il voit un petit orifice et demande à Guillaume de lui envoyer quelque boulettes de glaise (ce n’est pas ce qui manque). Le résultat est concluant : il en prend une en pleine figure. Un 2° point d’interrogation qui disparaît.
Laurent nous rejoint et s’intéresse au point bas du siphon de sable. Un tir est possible, en espérant que ce méandre étroit nous mène à une galerie parallèle. Il le prépare avec Guillaume qui vient de nous rejoindre puis ils démarrent la topo.

Avec Sylvain nous partons vers le Lac de Boue finir l’escalade inachevée d’Henri. Lors de notre précédent passage, Guillaume avait tenté une progression mais nous n’avions ni perfo ni trousse à spit et le passage c’était révélé impossible en libre. En haut de la faille, un départ de galerie était nettement visible. Sylvain commence sa progression. Je l’assure, en oppo dans la faille, longé sur le vieux monospit d’Henri…
Il dégouline de sangles, cordes, dégaines, mousquetons (encore) brillants : un vrai sapin de Noël !
En haut de la faille il atteint la galerie remontante entrevue qui malheureusement s’arrête rapidement sur une faille encombrée de blocs tenant en place que collés par la glaise. Pas de courant d’air. Je le redescends. Comme nous ne reviendrons pas là, j’en profite pour récupérer la corde d’Henri et descends en double brin ce qui donnera lieu à un incident, mais je laisse le soin à Sylvain de vous le raconter…
Nous repassons la Trémie Infâme et quittons la salle des Catalans à 20 heures. Laurent et Guillaume sont déjà partis. Nous sortons vers 22h30 après 12 heures d’explo bien remplies. Guillaume nous attend transi dans le voiture.

Conclusion : les interrogations s‘amenuisent et les possibilités de suite également.
Nous reviendrons une fois dans la salle du Lac de Boue pour élargir le passage des boulettes de Glaise et évacuer les débris de notre tir, mais ce siphon est peu ventilé et sauf miracle ou présence d’indices intéressants à la topo ce pourrait être la dernière.
Ne restera plus que l’escalade du Gouroutabu avant le déséquipement général.
Amis spéléos de l’Aude et d’ailleurs si vous voulez profiter de cette visite avant que l’on sorte les cordes n’hésitez pas : participez à nos prochaines sorties. Car celui qui n’a jamais vu la salle du Lac de Boue ne peut pas comprendre réellement ce qu’est la spéléo dans les Corbières !

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Effectivement on ne peut passer sous silence (Jean-Marie l'a bien compris)certains moments clés qui en eux-mêmes justifient une sortie comme celle-là.
Difficile à raconter de l'extérieur, c'est le genre de scène qu'il faut vivre, même si personnellement je l'ai vécu d'un peu trop près.

A la suite de l'escalade, Jean-Marie me descends, puis entreprends son auto-descente (sur corde en double), une première pour lui, et avec un risque certain de corde un peu trop courte. Cependant, les 4-5 derniers mètres peuvent se désescalader, il se lance donc...

Tout semble se passer comme prévu, et tandis que je le vois proche du sol, je commence à ranger mon matos, quand l'animal me tombe littéralement dessus et manque de m'assommer.

Il avait tout simplement oublié (ou pas fait volontairement???) le noeud en bout de corde.
La chute n'était que de moins d'un mètre, mais le cri desepéré qu'il a poussé laisse penser qu'il y en avaient au moins 20!
Je regrette fortement de ne pas avoir été décalé d'un mètre, car il se serait alors étalé de tout son long, cul par dessus tête, en plein milieu du lac de boue; ceux qui connaissent imagineront la scène.
Le fou rire nerveux qui s'en est suivi restera dans les mémoires.


Sylvain

laurent a dit…

La topo a parlé et confirme mes impressions : le point topo à l'entrée du siphon de sable est à peine plus haut que le lac de boue. Autrement dit, en comptant ce qui manque jusqu'au tir plus ce que l'on voit derrière, cela en fait probablement le nouveau point bas de la cavité.
L'orientation est plein sud, on se décale donc du décrochement géant axé sur la salle des Catalans qui crée toutes les trémies suspendues.
En étant optimiste, on peut supposer découvrir par là une galerie en tube du style de celle de l'ancien bivouac entre la turbine 2 et la turbine 3 jonctionnant deux portions indépendantes de la cavité.
En contrepartie, il y a fort à parier pour que l'on tombe sur un vrai siphon cette fois tout du moins en cette période de l'année (peu de ventilation et echo à quelques mètres).
La zone est donc à revoir en période sèche avant de penser à déséquiper le trou.
Ce n'est peut être pas terminé....

Jean Marie a dit…

Est ce que tu peux envoyer le fichier topo ? Même sans habillage.

laurent a dit…

C'est parti... avec les explications en prime