mercredi 17 février 2021

Entracte dans les Corbières

Dimanche 07/02/21

Participants : Laurent + Jean-Luc (habitant de Montjoi)

TPST/ES : 2h 


Après un coup de téléphone de la mairie de Montjoi, je me rends sur place. On m'informe que lors de travaux d'accès à la carrière,une nouvelle cavité aurait été ouverte et qu'il faudrait faire un diagnostic.

Il y a plusieurs trous verticaux déjà explorés sur ce secteur dont le profond aven du Lauza (-165m), et il est fort possible que l'un d'eux ait été recoupé, je suis moyennement enthousiaste.

Pourtant, d'après la description ça ne correspond à rien de connu, et effectivement, une fois sur les lieux, il s'agit bien sans le moindre doute d'une nouvelle cavité qui était dissimulée sous plusieurs mètres de colluvions. C'est pénétrable mais le brise-roche a rendu impossible tout amarrage sain.

Au sondage ça descend pas mal. Jean-Luc amène un tronc d"arbre de 2,5m pour mettre en travers du départ pendant que je tente un spit plus bas (trop bas) dans la roche saine.

Départ de l'aven

Au final, l'équipement devient fiable, c'est bon pour engager la descente. Grosse purge d'au moins un mètre cube de blocs tombés sur un palier pendant l'ouverture du trou. Il y en a encore mais qui ne devraient pas bouger si on éternue pas.

Sous le palier c'est très propre et exempt de blocs; j'arrive au fond pile sur le noeud en bout de corde, une quinzaine de mètres de descente. C'est une grande cassure d'un peu moins d'1m de large mais très longue et bien travaillée par l'eau. L'amont se ferme en remontant mais à l'aval, après quelques mètres, il y a une suite. Il s'agit d'un rétrécissement en largeur mais une lucarne en hauteur permet de voir bien plus loin, 7 à 8m avec certainement un nouveau cran de descente car ça résonne pas mal.

Il y a du boulot pour passer mais un bon courant d'air arrive de la suite, c'est suffisamment rare dans ce coin pour ne pas condamner trop vite cette cavité, et la puissante source de l'Escale n'est pas loin...

Etat des lieux à la sortie, la mairie va contacter l'exploitant pour voir si on peut conserver cette entrée. Etant donné les perspectives d'explo actuelles, il est peu probable que nous attaquions là un nouveau chantier dans les prochaines années. Mais comme certains se plaisent à dire, il faut en garder pour les générations futures...

 

dimanche 14 février 2021

Dimanche 14 Février 2021: Retour sur un "vieux massif".

A savoir sur la colline du Pech de Laure à Trassanel.

Avec les 2 Daniel qui reprennent du service. L'accès au col de Combe Boudry est un régal avec la piste reaménagée. Merci à la Mairie. Par contre, une fois sur la créte, l'on est sur et certain que nous sommes encore en hiver. La météo qui prévoyait du beaux à tout faux.

Reprise du gratouillage du "trou de la crête". Cavité ouverte et travaillée il y a fort longtemps (1978 pour la dernière fois). Avant même la découverte de la suite de l'Aven de Clergues. Après l'escalade et la topo de la principale cheminée amont, il avait été décrété que ce trou n'était qu'un vulgaire tube à vent sans interrét en liaison avec cette cheminée. Daniel M alias" masdan" pense depuis longtemps que ce n'est peut être pas aussi simple. Au vue du décalage altimétrique assez important (50m) et du décalage en plan (15m). Et quand partant du principe que sous le Pech de Laure devrait exister différents niveaux de galeries, dans le prolongement de la grotte de Trassanel (niveaux 1 et 2). De nombreux indices me laisse aussi penser la mème chose: aven du pech de Laure, trou du sceaux, trou des truffes et d'autres départs souvent alignés sur le même axe. Bon déblaiement de la désob de 78 jusqu'à la surface. Puis calibrage  aux pailles jusqu'à la dernière étroiture avant l'élargissement terminal. Qu'elle joie de remuer du cailloux...sans bougnafle! Le souffle conséquent qui sort de là frigorifie rapidement Daniel C qui bouge moins que moi, Daniel M en surface titubant sous la rafales glacées en surface....Bon début à poursuivre. Coup d’œil à un départ travaillé il y a 2 ans plus à l'Ouest, puis à l'aven (-9). Qui est vraiment loin du trou de la crête. Et souffle aussi d'une façon conséquente.En revenant chercher les affaires, Daniel M découvre à 6m vers l'Ouest du trou de la crête un joli départ en voute sous un chêne, et ventilé.Juste à coté du sentier il n'avait jamais été vu! Le Puzzle de ce karst démantelé ce reconstitue. L'on ne casse mème pas la croute, et l'on s’enfuie

Si si, il a un casque et une frontale neuve! C'est bon signe!


jusqu'à la voiture...TPST+TPES: 4H30.

 

vendredi 5 février 2021

Premiers résultats du traçage sur le plateau de Sault : le Blau souterrain formellement localisé

 Participants : JLuc, Boris, Laurent + Christophe (univ. Perpignan)

Le temps des hautes eaux n'est pas propice aux explorations de pointe comme nous l'avons constaté la  semaine dernière (voir post précédent). Cependant, cette situation a aussi ses avantages, et nous comptions bien en tirer profit.

Dès lundi 1er février, une ambitieuse opération de traçage, préparée depuis quelques temps déjà, était mise en place sur notre secteur favori de recherches.

L'épisode pluvieux en cours sur le plateau de Sault n'a rien d'exceptionnel; il s'en produit plusieurs fois par an du même ordre de grandeur. Mais il semble suffisant pour "éclairer" certaines circulations ou diffluences karstiques potentiellement activées dans ce cas. Nous comptons rester pour cette fois dans les quelques kilomètres aux alentours du Blau pour mieux cerner ce secteur encore plein d'énigmes, un quasi-désert hydrogéologique. Les deux cibles sont la perte du Sarrat de l'Etreuil, qui a la réputation d'être la plus lente du plateau vers Font Maure (27 jours de trajet, vieux traçage de 40 ans sur lequel des doutes étaient émis), et la perte de Coume Froide, jamais tracée précédemment ni même inventoriée.

Nous prélevons des échantillons "à blanc" dans les résurgences qui ont un bon niveau hivernal (Font Maure, Blau, Graviers, Fontestorbes)

Font Maure

Fontestorbes avec une teinte caractéristique de fonte nivale

Rendez-vous ensuite sur le plateau. Comme plusieurs autres mécènes, l'université de Perpignan nous soutient dans cette opération et Christophe, qui travaille en laboratoire sur la fluorescence, nous accompagne sur le terrain. Il s'occupera ensuite des analyses labo.

Christophe, JLuc et Boris en tenue de combat

Sur le site de Coume Froide, le ruisseau débite 4,5 l/sec environ et s'infiltre dans les premiers affleurements calcaires de la clairière, sans atteindre la perte aval où un courant d'air se fait encore sentir, signe que tous les conduits ne sont pas saturés dans l'endokarst.

Un peu de couleur dans la clairière

Photographe photographié

C'est parti...


Ensuite direction le Sarrat de l'Etreuil pour la suite de l'opération. Le ruisseau débite 5,5 l/sec environ. La perte est à saturation et la doline ne peut absorber plus de débit sans déborder. Il faut dire que l'eau s'infiltre au travers des marnes jusqu'au calcaire sous-jacent.






Nous avons ensuite tenu une rencontre avec Mr le Maire de Puivert pour le tenir au courant de nos travaux.

De retour à la maison, je jette un oeil sur le serveur qui charge les données en direct toutes les heures, pour vérifier que tout fonctionne bien...

Et là, c'est la stupeur...

Cela fait environ 5 heures que nous avons injecté, et la courbe part soudain à angle droit vers le ciel sur le graphe de la résurgence du Blau, à plus de 2km à vol d'oiseau. Deux mille mètres divisé par cinq, ça fait...400 mètres linéaires à l'heure !

Avec une expérience de plusieurs dizaines de traçages et pas mal de lecture sur le sujet, c'est une valeur que je n'ai jamais vue même sur les karsts les plus transmissifs, encore plus incroyable sur un karst de plateau avec un débit d'injection d'à peine quelques l/sec.

Malgré la dilution dans la doline de la perte, la courbe de restitution ressemble plutôt à un mur : le pic est atteint deux heures environ après le début de restitution. Il ne dure que quelques minutes. La descente est rapide, et la traine habituelle en traçage est réduite à sa plus simple expression. 24h plus tard, il ne reste plus aucune trace de colorant dans le Blau. Si on avait tracé en rivière extérieure, le résultat eut été quasiment le même.

Une seule explication possible au phénomène : la perte, passé le transfert vertical, est située en plein sur le collecteur du Blau souterrain, dont le débit est d'environ 4 à 5 m3/sec à ce moment-là (le seuil de mesure et une courbe de tarage existante nous facilite la tâche pour les débits). Cela ne représente qu'environ 25 à 30% de sa capacité en crue. Cette rivière puissante qui nous fait rêver depuis le début passe donc bel et bien dans ce secteur, un drain unique qu'aucun obstacle ne semble freiner...

Le report sur carte est parlant : le collecteur recoupe obligatoirement le début du réseau IV du Chandelier, quelques dizaines de mètres sous les galeries connues. Le grondement entendu par l'équipe du Chandelier la semaine précédente à ce niveau n'est donc certainement pas une illusion...

Quand on rajoute à ces arguments les conclusions déduites de l'expérience de surpression aérologique de l'été 2019 (voir carte ci-dessous), on se rend compte que la terre (cf carte géologique sur un précédent post), l'air et maintenant l'eau nous chantent la même mélodie.

carte des conclusions de l'expérience aérologique de 2019

carte déduite du traçage 2021 de la perte du Sarrat de l'Etreuil

Le Blau souterrain gronde dans l'ombre en attendant qu'on le découvre, il n'est plus qu'à quelques dizaines de mètres de la zone connue du Chandelier.

Mais tout le traceur n'est pas encore ressorti au moment de l'écriture de ce post. Il va y avoir beaucoup de choses à dire quand le traçage sera terminé, mais ce premier résultat justifie déjà à lui seul l'ampleur de l'investissement.


samedi 30 janvier 2021

ARVAGUEDDON

Samedi 30/01/21

Réseau du Chandelier : Boris, Etienne, Denis, Léo ; TPST :6h

Trou du Vieux Lion : JLuc, Dom, Henri, Romain, Laurent ; TPST : 4h


La conjoncture épidémique et la menace d'un confinement épisode III nous incitaient à agir vite : on voulait tout savoir sur l'emplacement de la jonction, il n'y a qu'à voir le nombre de participants du club sur cet objectif alléchant...

Une équipe d'aquaspéléologues en néoprène était sur pied et rentrait dans le réseau avant 10h, prête à nager avec radio, ARVA, et même perfo en sac étanche pour avancer côté Chandelier le cas échéant.


Protocole équivalent côté Vieux Lion mais sans néoprène, et pourtant...

Les hautes eaux sont bien là, et jamais une telle mission n'a été mise sur pied dans ces conditions. Pour pimenter le tout, la pluie s'invite dès les premières heures de la journée avec une intensité certaine. La consigne est bien sûr de ne pas risquer de rester piégé par l'eau en cas de doute sur un passage. Il y en a 4 qui peuvent potentiellement poser problème sur les kilomètres de parcours, on verra bien...

Côté Vieux Lion, on essuie les averses avant de rentrer, mais la descente se passe à peu près bien si on ne s'attarde pas sous les nombreuses pissettes. Mais très vite les choses se corsent.

Les débits augmentent rapidement à peine une heure après notre arrivée, et notre inquiétude pour l'équipe du fond suit la tendance. On tue le temps en creusant l'alcôve à mi-parcours du tunnel.

A la première heure de rendez-vous, aucun signal; bon c'est peut être normal, la progression doit être moins rapide.

Deuxième rendez-vous : toujours rien. Je laisse l'ARVA et la radio allumée à côté du chantier. Mais silence de plomb. A 14h, dans le vacarme assourdissant des multiples arrivées d'eau, on se dit que les carottes sont cuites. Tour du propriétaire :


Une demi-heure plus tard, un quatrième affluent s'amorce en quelques secondes pas loin de nous côté sud-est. C'est signe que la perte du Sarrat de l'Etreuil sature et déborde sur le chemin d'accès du Vieux Lion.

Celui-là, on ne l'avait jamais vu couler...

Certains commencent à remonter, et on se doute que ça va être coton. J'attends encore un peu en bas, on ne sait jamais, puis passé 15h, je remballe en espérant que rien de facheux n'est en cours au Chandelier.

La remontée du premier puits se passe bien hors crue. Mais plus haut dans le P15, c'est une autre histoire. L'illusion de passer sans se faire copieusement rincer est vite réduite à néant par les seaux d'eau qui rentrent de la nuque jusqu'au slip en quelques secondes. Dantesque...

Du coup, record de vitesse entre le fond et la bagnole : 14mn.

On se change puis direction l'Escale. Arrivés au tunnel de la route, sonnerie du téléphone, message d'Etienne. Ouf, ils sont dehors...Ils ont été arrêtés sur le dernier obstacle potentiel, 400m à peine avant le terminus...et nous juste derrière. Une vasque est pleine et siphonne ponctuellement, sur quelques mètres, pile au fond de la structure synclinale.

Mais la bonne humeur est quand même au rendez-vous. Même si la nature nous donne aujourd'hui une leçon de patience et d'humilité, il fallait le tenter...et puis le trou en hautes eaux est splendide.

Côté nouvelles du fond, hormis le fait d'avoir identifié le point qu'il faudra éliminer pour assurer la sécurité en hautes eaux, de nombreux phénomènes ont été observés, le principal étant d'être accompagné par un grondement sourd sur une longue distance dans le réseau III, avec une apogée à la charnière avec le IV.

Il faut dire que le Blau débite dans les 5m3/sec à la résurgence, et s'il se promène pas trop loin dans le coin, il vient peut être de signaler sa présence souterraine. Mais je ne voudrais pas parler à la place de ceux qui ont vu (ou entendu).

 

samedi 23 janvier 2021

Effet tunnel

Samedi 23/01/2021

Trou du Vieux Lion

Participants : JLuc, JMichel, Félix, Laurent


Départ une heure plus tôt que d'habitude pour optimiser la journée de travail malgré les horaires contraints.

On est au fond du trou juste avant 9h pour continuer le tunnel. Il y a visiblement eu une crue intense et courte dans les heures qui précèdent : la cavité est bien nettoyée, un vrai régal à la descente. Par contre il y a eu une arrivée d'eau au fond du chantier qui a déstabilisé la voute et fait tomber la valeur d'une quinzaine de gamattes dans les 2 derniers mètres. L'actif coule bien mais plus rien ne tombe dans la première partie du chantier.

On sécurise également une clé de voute avec une grosse équerre au milieu du parcours déblayé. Après ces aménagements (on se tient debout au fond du coup), reprise du front de taille en alternance. Juste après midi, c'est mon tour sur le front qui avance bien. Soudain, un mauvais pressentiment dans mon dos...

Je recule de deux mètres et touche le plafond avec un burin long, une petite semelle de glaise tombe. J'attends un peu avant de repartir, bonne décision !

Quelques chutes de petits débris en 30 secondes, puis d'un coup, un gros bloc de 60kg environ s'écrase au sol. Je l'ai échappé belle...

Sécurisation du secteur et reprise de l'avancée, prudemment, jusqu'à une nouvelle zone de blocs un peu plus loin. On mesure le tunnel : 7,6m

JMichel dégage un petit alcôve juste à côté de l'emplacement de l'ex-gros bloc effondré. Il semble qu'il y a un peu d'air. Le test à la fumée de boite à oeuf confirme : de l'air sort du remplissage en filtrant, pourtant il n'y a pas de trou...

Alcôve où l'air filtre
 

C'est un bon indice, mais ça ne veut pas forcément dire que c'est en haut : la même chose s'était produite lors du chantier de Matte Arnaude, quelques sorties avant la jonction en 2005. De l'air sortait du plafond, mais contournait en fait un bouchon d'une suite qui se situait bien vers le bas...

Il y a donc une décision directionnelle à prendre à présent. Avant de partir, je sonde la suite à plusieurs endroits avec la mèche de 1m descendue dans ce but. Tout droit il semble y avoir de la roche en place à partir de 40cm. A gauche et en haut c'est plutôt du remplissage. Jusqu'où ?

Devant le côté aléatoire de la direction à prendre, on choisit la prudence : après avoir creusé un tunnel de plus de 7,5m en 5 grosses sorties, ce qui est très honorable, il est temps de refaire un test à l'ARVA à deux équipes pour bien se localiser et ne pas travailler pour rien.

Un bel objectif à mettre sur pied avec les combis néoprènes...Pourvu que le virus anglais nous laisse tranquille encore quelques semaines !

 

samedi 16 janvier 2021

Couvre-feu à 18h : pas que du négatif

Samedi 16/01/2021

Vallée de St Pancrasse

Sortie solo. TPST 3h


Le couvre-feu plus tôt que d'habitude a provisoirement mis à mal la collective hebdomadaire du Vieux Lion : compliqué de perdre encore deux heures sous terre quand on vient de loin...

Les choses vont s'organiser dès la semaine prochaine, en comité réduit et en partant sans doute plus tôt pour poursuivre la quête principale actuelle du club qui n'en est plus à une semaine près...

J'en ai donc profité cet après-midi pour refaire une virée dans la vallée de St Pancrasse, à quelques minutes de la maison. J'avais trouvé quelques départs de trous intéressants il y a déjà pas mal d'années, et plus récemment un autre, une fissure soufflante juste au dessus du ruisseau qui se perd en grande partie lors de la traversée de la bande calcaire.

Le ruisseau lors de la traversée des calcaires

 

Ces calcaires surgissent des grandes profondeurs pour ensuite affleurer jusqu'aux gorges de l'Orbieu.

Nous étions retournés avec Boris travailler la fissure pour s'arrêter provisoirement sur une banquette de méandre ultra-résistante soudant les deux parois du méandre.

Le but de l'après-midi était d'éliminer l'obstacle et de diagnostiquer si la suite valait le coup.

Aperçu du site par rapport au ruisseau :


Entrée en action et résultat visible...

Le méandre avant :


Et après :

 

Coup de bol, le méandre juste après recoupe une belle arrivée horizontale à droite, la suite est une galerie d'environ 1m de large avec de belles formes de creusement au plafond. Un fort courant d'air est avalé dans cette suite qui tourne à gauche 2m plus loin, avec quelques alternances longues de souffle tout aussi fort. De la terre et des feuilles au sol qui devraient s'enlever facilement. Si près de la perte, ça sent le trou vraiment intéressant. Un de plus...


La suite nous attend

Pas le temps pour commencer à vider la terre, le temps passe trop vite. Je ne sais pas quand on aura le temps d'y retourner, sauf si on est bientôt re-obligés à rester dans un rayon de 20km. A suivre...

samedi 9 janvier 2021

Vieux Lion des neiges

Samedi 09/01/2021

Trou du Vieux Lion

Participants : JLuc, JMichel, Dom, Denis, Boris, Laurent

TPST : 7h


La météo était bien hivernale mais on a décidé de tenter le coup malgré la neige. Une bonne équipe de guerriers était à nouveau au rendez-vous pour aller creuser au fond.

Tunnel de l'Escale avec décorations

Superbe ambiance sur le plateau avec de la poudreuse et du gel persistant. Il a fallu bosser un peu pour atteindre le parking de la cavité avec les véhicules

Même à l'extérieur, on se taille un passage à la piquette

Convoi arrivé à destination

Sous terre, beaucoup moins d'eau et des conditions de travail plus faciles. On démarre la journée à 4,7m du départ du tunnel. Comme on est nombreux, JMichel retourne à l'ancien fond où il avait laissé un passage descendant en suspens.

Au chantier principal, le rituel est bien rôdé : rotation régulière au front de taille et repas échelonnés pour optimiser le temps de creusement sur place.

A nouveau une séance bestiale qui va nous faire bien progresser le long de la paroi mise à nu la fois précédente. Remplissage de glaise et cailloux sans aucun vide cette fois, l'ensemble est parfaitement étanche à l'air. Toutefois, la paroi montre des stries anciennes de niveau d'eau identique à celle visibles en bas des puits, et à la même hauteur (ancienne suite aval ?).

La différence c'est que la paroi toute entière semble avoir été légèrement basculée vers le nord avant que le remplissage ne se mette en place.

Après un passage de voûte stable, c'est à nouveau moins solide en allant vers le fond. On taille donc la suite de la galerie plus haute et plus étroite pour réduire l'emprise de la voûte.

L'après-midi, c'est la surenchère dans la vitesse et le volume de travail : vers 17h, l'extrême fond, légèrement remontant, est mesuré à 7m du départ (on dira un bon 6m pour la partie entièrement calibrée). Parallèlement, le rempart construit en bas des puits devient assez impressionnant.

Rempart souterrain

Il reste donc encore une bonne séance pour atteindre les 8m, ensuite s'il n'y a rien d'évident il faudra peut-être refaire une sortie ARVA à deux équipes pour caler précisément l'azimuth et la pente et remesurer la lacune. Cette quête nous aura appris la patience et la persévérance...et la porte vers le coeur du Pays de Sault est là quelque part, toute proche à présent mais encore cachée par des comblements millénaires....