Pour ma dernière sortie avant un mois de pause et car l'on m'a laissé le choix, j'ai convenu avec Jean-Mi de retourner au fond du Septuagénaire, gratouiller l'amont ventilé.
Nous empruntons le nouveau sentier récemment ouvert par Daniel C. et son fils puis vers 9h30, nous entrons sous terre. En haut de la première échelle, se trouvaient une large sangle jaune et un mousqueton Simond. C'est chez Jean-Mi. Nous récupérons la gamate que nous retaillons pour pouvoir la faire passer dans les passages étroits. Nous cheminons rapidement et entrons dans le méandre qui nous mènera au fond. Les flaques d'eau y sont toujours présentes... À 10h52, nous entamons le chantier en attaquant le sol qui se décaisse très facilement.
Hauteur du conduit avec une mini massette
Vingt-cinq minutes plus tard, il m'est possible de franchir l'obstacle. Le laminoir redevient méandre mais est hors d'eau. Jean-Mi me rejoint pour aller voir plus loin. Ici, aucun dépôt de mise en charge sur les parois. Le méandre est confortable. Quelques virages, liés, semblerait-il, à des décrochements, ponctuent le parcours.
Juste derrière le passage désensablé ; portion de méandre rectiligne
Au bout d'une quarantaine de mètres, le plafond s'élève et nous apparaissons dans une salle. De nombreux petits tas d'os sont disposés sur le talus dès l'entrée de la salle. Le méandre court au fond et les dimensions augmentent pour atteindre 10m de large, pour 15 de long et 7 de haut. Au plafond, deux arrivées d'eau très bien marquées sont identifiées. Une des deux attire davantage l'œil mais les deux sont défendues par un passage en toit.
Les petits os
La salle
À la base de la salle, côté amont, le méandre se poursuit mais a grandement réduit en taille. Nous creusons le sol et je parviens à m'avancer de deux mètres avant que cela ne devienne trop étroit. Au-delà, le creusement prend la forme d'un laminoir légèrement plus large et pénétrable. Je sens distinctement un léger flux d'air arriver d'en face. Le chantier ici ne devrait pas être énorme avec les outils appropriés.
Nous faisons demi-tour en réalisant quelques aménagements de confort pour la progression. Le laminoir de la Tortue Luth est surcreusé et deux bons rétrécissements dans le méandre aquatique sont éliminés. Ici les fragments de roches sont utilisés pour paver quelques flaques sur place, donc on se mouille peu, mais c'est guère plus confortable.
Le laminoir de la Tortue ; un chantier propre dans le méandre aquatique...
Au passage nous remontons du matériel. Les sacs plastiques et les deux seaux à Masdan, ainsi que quelques poubelles. Peu après 16h nous mettons la tête dehors, complètement tartinés !
En somme, une soixantaine de mètres de première et quelques élargissements. Arrêt sur étroiture et au moins une escalade (en plus de quelques autres précédemment repérées...). Vivement que l'on se mette à la topo !
Retour à la Source du Lauquet près de onze mois suivant notre dernière visite, qui s'était arrêtée sur un siphon en eau. Cette fois-ci les choses sont bien différentes.
Arrivés au parking vers 9h nous entamons la marche d'approche chargés de la nouvelle porte du trou et du minimum syndical pour une désob manuelle. Rapidement un éleveur du coin nous rattrape et nous informe que son taureau s'est échappé et erre dans les parages... Heureusement, Jean-Mi est lourdement bouclé.
La bête peut bien surgir maintenant
La sente vers le trou s'est dégradée. Arbres secs et tombés encombrent le passage. Néanmoins à 10h, nous atteignons le trou. Sa couverture de branchages a été efficace. Nous la déblayons. Le courant d'air soufflant est froid et puissant. Les feuilles sont soulevées et notre crainte levée.
L'entrée non dégagée
Entrée sous terre un bon quart d'heure plus tard. Quelques bouts facultatifs de cordes sont déroulés dans les ressauts. Nous passons le siphon cette fois sec et entrons dans la partie qui m'est inconnue. La roche noire en surface et la bougnafle omniprésente rendent le trou très austère. S'ajoute à ceci la progression, qualifiable de sportive... Un rétrécissement entre une grosse lame et le fin méandre me demandera un peu de créativité pour passer. Mention spéciale au ramping qui précède cela, en hauteur au-dessus du méandre, réalisé dans une position qui ne porte même pas de nom... Après ça les galeries s'élargissent. Nous suivons l'air, l'œil grand ouvert.
Extrait d'un rare bout de galerie confortable
D'un coup d'un seul, la morphologie du conduit change, en devenant un large laminoir remontant. La boue ne tapisse plus rien, la roche noire est à nu. Nous remontons, courant d'air pleine face, pour arriver au terminus connu. Il est 11h30, Jean-Mi sort la massette et fait une petite bouche avant de s'attaquer à un passage étroit plus en hauteur. Pendant ce temps je reste à contempler, quelques mètres devant moi, un passage atteignant le plafond et par lequel descend également une partie du courant d'air. Mais je n'ai pas bien envie de m'enfiler là-dedans et rejoins Jean-Mi pour taper un peu et finalement essayer d'avancer, en vain... Mais de ce point de vue, la branche de droit semble remonter plus haut et en proche, un bruit de turbine se fait entendre, signe d'un rétrécissement contraignant le courant d'air. Alors Jean-Mi reprend ce qu'il sait le mieux faire et moi, je redescends pour remonter à droite. Finalement ça monte bien et j'arrive au même niveau que Jean-Mi. Un pont de roche défend la suite mais tout compte fait, le courant d'air vient de dessous... Dessous donc, une étroiture à l'égyptienne dans laquelle je m'avance quelque peu me donne à voir une vasque d'eau fortement chahutée par le courant d'air qui vient la frapper. Bingo ! Nous avons la suite avec le gros de l'air !
En l'état, je ne passe pas. Le haut de ma combinaison deux pièces me coince. On s'acharne à tour de rôle pour élargir de quelques centimètres le passage. Jean-Mi tente mais ne se le sent finalement pas. Nouvelle tentative pour moi, je vais plus loin, la suite ne semble pas bien grande et me ferait atterrir directement dans l'eau... Tête en avant, c'est la noyade. Alors à la faveur d'une miraculeuse cloche au plafond, je parviens à me retourner pour y aller pieds en premier tout en enlevant ma veste de combinaison. Et de justesse, ça passe !! L'entrée dans l'eau se fait à coup de grandes respirations et enfin la suite se dessine... Mais en partie seulement...
Première étroiture d'accès (je suis dans l'eau là)
Allongée jusqu'au cou dans un bon 40cm d'eau, l'air est contraint de traverser une surface d'environ 250cm², avec seulement 15 centimètres de revanche au-dessus de l'eau... Du bout des bottes je sens que ça remonte mais surtout, qu'il y a beaucoup de place à gauche. Ce rétrécissement est donc ponctuel. Malgré l'envie, je ne tente pas de passer. Le moindre mouvement fait d'énormes vagues et je crains de ne pas pouvoir engager les épaules en gardant la tête hors de l'eau... Nous pouvons donc penser que cette vasque n'est pas si volumineuse que ça et qu'un pompage gravitaire pourrait être à même d'en venir à bout.
En habits de pauvre hère, je me ressors de cette souille étroite… À 12h50 nous prenons le chemin vers la sortie. Trempé comme une soupe et sans matos de désob lourd, difficile de faire plus. Jean-Mi déterre sur le retour de nombreuses prises utiles à la progression puis vers 14h30, nous sommes dehors pour sécher et prendre le repas.
La porte en place
Allant vers la voiture, nous en profitons pour rouvrir un chemin digne de ce nom. Les grosses pierres et les arbres en travers sont dégagés et les branches basses taillées jusqu'à 2,30 m de haut. Nous croisons au passage un habitant du coin qui nous invitera dans son chalet prendre un sirop de romarin. La fin de journée sera dédiée au lavage du matériel dans le Lauquet.
En bref, une suite prometteuse a été identifiée, mais pour venir y travailler, il serait judicieux d'aménager avant quelques étroits passages. Mais la période de mise en eau du réseau ne devrait plus tarder...
lundi 28 septembre 2026
Dimanche 27 Septembre 2026: Retour vers le passé.....pour envisager la suite....
C'est un peu le résumé de la sortie de hier à la cavité Historique du Plateau de Lacamp, à savoir la grotte du Cinquantenaire. Avec une équipe de mixité de Clubs: Moi-même du SCA, Daniel Mas individuel, Guillaume, Annick et Arnaud Tixier, Pierre Farlotti du SCM. Accès par l'autre accès plus rapide ouvert récemment. Météo enfin supportable....Descente à 10H45. Si je n'ai pas fait d'erreurs et celons mes notes je n'y étais pas allé depuis le 9 Aout 1985 avec ce qui s'appelait à l'époque la "section Terroles". Je n'y serais allé en fait que 4 fois: le Mercredi 8 Mai 1985: avec Daniel Slone mas, André Capdeville, Serge Bueno, ou l'on y avait entamé la désobstruction. Puis le Dimanche 13 Mai avec Christophe Bès alors au SCA.Enfin le Jeudi 31 Mai toujours en 1985, jour de la Grande première historique sur le plateau. L'entrée étant déjà connue par André et sa "section Douzens" depuis 1973.
malgré les récents aménagements cette descente dans la trémie n'est pas faite pour les gens sensibles des nerfs.... La civière n'y passe....nulle part....rendant ce trou l'un des plus engagé qui soit!
Petit télescopage temporel et technique au "R6" qui en fait en fait 10, ou avec Pierre l'on choisit le bon sens de base en....doublant le mono amarrage sur calcite....pour l'échelle à la De Joly qui vas nous faire descendre....C'est encore un dédale en dessous, et il faut traverser 45m concassé pour arriver dans les belles galeries. Dont j'avais vraiment oublié les dimensions...Tout de suite l'on vas faire trempette pour dépasser la voute mouillante qui est bien sur bien basse, et confirmer définitivement que le siphon de -55 m un peu plus loin est définitivement infranchissable. Ce qu'avait déjà constaté Guillaume en plongée. A moins d'avoir un système pour enlever le sable sous l'eau!. D'autant plus rallant que le conduit laminoir avant est remarquablement large, et doit être l'accès au Gros collecteur du massif. Visite-explo de tout le trou sauf en haut du R8....dont je ne comprend absolument pas comment on avait pu l'escalader!!La présence de Patrick Géa peux peut être expliquer ce miracle! La Grande salle amont est vraiment impressionnante. Je ne me suis pas enfilé dans le méandre de -47, mais j'ai la quasi certitude qu'avant sur la droite le cahot calcité est le même que celui de la salle de la rotonde du trou du Septuagénaire. Le courant d'air ressenti en Aout 85 doit franchir une faille semi active étroite, mais au dessus ces blocs signalent un vide sus jacent. A confirmer en attente d'une topo avec une équipe dans chaque trou. Belle jonction en perspective, mais qui ne résous pas le problème de la trémie ou par 3 reprise je ne trouve pas la sortie!!Majestueuse aussi la cheminée de l'autre amont avec au moins 25m de haut...Petite sortie de 3H05, mais bien sympathique. Motivant encore plus pour continuer la désobstruction du "trou paumé".
Aujourd'hui, les objectifs sont multiples et flexibles. L'idée principale est d'ouvrir un passage étroit dans le méandre sous-jacent à la salle des disques intriqués, où un élargissement quelques mètres dessous avait été entrevu le 30 avril 2023 ou le 20 mai 2023. Aller dans le fossile supérieur est aussi l'occasion de voir le matériel qui y est stocké. En fonction des résultats de cette première idée, nous pourrons nous rabattre sur quelques escalades dans le Réseau I. Niveau matos nous descendons avec de quoi répondre aux deux situations, sauf pour la corde d'escalade (une doit traîner quelque part sous terre...) et la mèche courte en 8mm (nous en avons plus...). Une fois la théorie posée, place à la pratique...
Départ à 5h pour Charlie depuis l'Hérault qui me retrouve à Carcassonne à 6h15 pour ensuite rejoindre le trou que nous atteindrons à 7h40. À 8h04 nous entamons la descente par le VL et quinze minutes plus tard, nous traversons la tyrolienne pour rejoindre le fossile. Première surprise, il y a du matos qui moisit juste ici. Nous posons nos kits et filons en vitesse sortir les cordes et sangles stagnantes du boyau du vent. D'ailleurs sur le chemin, juste après le R4 et avant le R5, une lucarne au sol donne dans un puits remontant équipé d'une corde.
Non topo ? Que dit ce supérieur ?
L'aller/retour dans le boyau est rapide. Ce dernier est très faiblement ventilé. Il faut prendre en compte que la porte du Chandelier est fermée... Nous ramenons à la tyrolienne 4 ou 5 cordes dont une d'escalade. Il est 8h54 et nous rejoignons le véritable stock matos dans la salle (station 313PT / 314PT), qui se révèle bien conséquent (certains vont être très contents) ! Nos kits bien chargés auront du mal à trimballer tout ça... Nous prenons deux ratailles et partons pour le méandre. Chaque obstacle franchi me fait me souvenir du suivant. Arrivée devant le méandre. Juste avant celui-ci, une corde permet de monter dans la salle des disques. Nous passons le premier rétrécissement. Puis un second, plus sévère, qui laisse entrevoir un trou au sol descendant de 4m environ avec du plus grand en bas. Mais pas certains de pouvoir passer celui-ci, alors Charlie s'engage en premier, ce qui permet de mieux me placer. Nous pensons avoir localisé le chantier, mais pour en être certains, nous remontons le méandre jusqu'à déboucher dans la salle. Du coup, nous faisons la petite boucle, qui révèlera une bien triste nouvelle : le grand cierge au centre de la salle a été cassé, les bouts rassemblés en un petit tas juste à côté...
Photo du 30/04/2023 ; photo du 20/09/2023
Nous y récupérons encore des cordes et sangles posées là. Ce qui était équipé l'est toujours. Retour au chantier, Charlie s'en va percer pendant que j'aménage les deux passages étroits. Il est 9h50. Plusieurs salves toutes fructueuses seront nécessaires pour créer un "espace de vie" permettant de descendre. Entre-temps, les gênances des deux rétrécissements sont réduites au minimum uniquement avec des techniques datant de l'Âge du cuivre.
Avant ; après
Voici "l'espace de vie"
Deux petites rectifications viendront tacler un bloc, le rendant instable. Ne pouvant le remonter et ne sachant trop sa taille, nous luttons pour le faire partir vers le bas. Bien sûr, il ne passe pas et s'oriente de la meilleure des manières en venant obturer à la perfection notre trou... Encore quelques salves et enfin le trou devient pénétrable. On note durant toute l'opération une circulation d'air légère mais perceptible venant du bas. À 13h, Charlie fait tomber la dernière pierre (remake d'Etienne dans l'inférieur du Corbeau...).
Descente contre le plan de faille
En bas, une petite pièce permet d'observer le jeu de la faille à l'origine de ce rejet (4 à 5m) venu couper verticalement le méandre. La suite cependant, engage peu. La base du méandre est quasi horizontale et il mesure au minimum environ 70cm de haut pour 20 de large. La seule chose motivante réside dans ce léger courant d'air venu de l'inconnu.
La suite du méandre
La suite n'est peut-être pas si inintéressante, mais demandera pas mal d'efforts, surtout en ce qui concerne le volume de stockage. Il est 13h15, nous remontons manger. Une fois tout le matériel remballé, direction la tyrolienne. Je réaliserai une belle opposition au plafond d'une salle (station E12), se terminant sur un colmatage complet de la diaclase. J'ai posé un petit cairn visible depuis le bas. On se trimballe déjà quelques cordes argileuses qui ne rentrent pas dans les kits, mais le pire reste à venir... Au stock matos, je rassemble tout et bourre mon kit avec toute la ferraille. Les sangles serviront à accrocher les poupées de cordes entre elles pour les porter à la main. Il n'y a normalement plus rien ici.
Écroulés sous leur poids !
Nous avons dû en récupérer une dizaine, heureusement le chemin à parcourir avec tout ça n'est pas bien long. À la tyrolienne, nous déposons tout. La quincaillerie est entreposée dans un bidon étanche. Tout le zicral est visiblement altéré. Seuls les gobelets en plastique (Félix ?) semblent être aussi durables que l'inox...
Il est 14h30. Parfait pour aller faire la traversée ? L'idée c'est surtout de rejoindre le Réseau I pour fouiller, repérer des escalades et éliminer des doutes. Nous n'emportons donc aucun matos, tout ce que nous avons rassemblé reste là. Mais c'est déjà une bonne chose de faite et je me dis que si on a le temps une fois de retour à la voiture, je redescendrai rapidement blinder un kit de matos pour remonter ce que je peux... On verra bien... Mais en attendant, je ne suis pas léger pour autant, car je leste encore mon enclume pour alléger Charlie (c'est qu'il travaille beaucoup !). Puis va pour la traversée.
Passage devant le boyau du vent, qui souffle désormais. Rapide coup d'œil à l'affluent non topo précédent le siphon de sable (qui s'appelle en fait le "siphon fossile"...), arrêt devant une voûte basse largement passable, non ventilée dans nos conditions. Descente éclair au siphon fossile, toujours en eau. Rapide coup d'œil également à l'affluent non topo de Lavelanou. Petit détail cependant, un des deux amarrages de la corde qui descend est manquant et le mousqueton de l'autre point est altéré. Le trou souffleur (station 158) fait toujours du bruit.
Petite pause après être descendu du gour perché, où en rive gauche un chenal de voûte montre de curieuses zones d'ombres. L'escalade semble possible malgré le dépilement de la roche et son apparence d'escalier inversé. Je commence en traversée en remontant de deux mètres avec la corde du P7. Dans une fissure peu accessible et à un bon mètre de là, ma main détecte un mousqueton CT, signé SCA...?? Ensuite c'est relativement simple, mais je prends de la hauteur en atteignant un balcon légèrement déclive. Les deux mètres qui arrivent s'avéreront traîtres et particulièrement exposés. Deux prises de bonne taille casseront, mais je parviendrai à monter. Et tout en haut enfin, j'ai vu dans les zones d'ombre : il n'y a aBsoLuMENT RIEN. Maintenant c'est désescalade. Concentration maximale. Une prise lâchera tout de même... Retour au sol avec une certitude : c'est l'escalade la plus exposée que j'ai jamais faite, le curseur limite a été poussé un peu trop loin. Je ne retenterai pas.
Nous arrivons au R4 / P6 (suivi de la "Fleur") et surprise, nouvelle étrangeté, un point en sangle sur AN est au sol et la corde du puits à son nœud de bout de corde remonté à hauteur de déviation...
Hmmmm
On repose la sangle là où elle était et Charlie remarque qu'elle a tendance à vouloir glisser si l'on n'est pas bien positionné dessous. Et même comme ça, c'est limite. Un autre gros AN plus loin fera très bien le travail, mais je descends avant voir s'il y a suffisamment de corde. C'est ok. Alors comment on en arrive là ? En ayant observé le placement des autres cordes le long de la traversée, je penche davantage pour une traversée descendante (comme nous). La personne, dernière de son groupe, s'installe en mode descente. Si elle est un peu grande (facteur aggravant), la sangle remonte légèrement sur son AN et en descendant le plan incliné, s'il y a quelques mouvements, la sangle finit par sauter. Déséquilibrée au-dessus du vide, la personne termine brusquement sa descente sans avoir pu passer la déviation. Et une fois en bas, il était peut-être trop difficile de faire redescendre la corde par le mousqueton de la dev. Puis remonter, sachant que ça frotte et qu'un point n'est plus en place, ne devait pas être très encourageant. Donc on laisse comme ça... Conclusion : faudra y regarder au moment de rééquiper la traversée.
Ensuite nous cheminerons toujours en levant les yeux et en faisant quelques silences, grimpant de temps en temps ici et là. Nous nous arrêtons au trou d'air de la Galerie de l'hoverboard, il ne souffle pas (rappel : porte du Chandelier fermée). Après la Boîte aux lettres, je grimpe la grande coulée jusqu'en haut. Etienne l'avait déjà vu. Je ne trouverai rien de neuf. Peu avant d'arriver à la désob du 15/09/2026, nous trouvons la boîte à piles de Laurent, que nous ressortons. Un échange standard devra avoir lieu. Le Verrou sonore fait toujours du bruit, mais c'est à peine perceptible. En haut on l'entend bien sûr mieux, mais il y a moins d'air qui en sort. Nous passons la soufflerie, elle aussi en sous-régime, et atteignons la base de l'escalade que je souhaitais faire. Mais sans s'en être rendu compte, nous sommes partis du stock matos sans emporter de corde d'escalade. Puis nous n'avons que des grandes mèches pour le perfo... Et en plus il est 17h40 et Charlie a encore 3h de route pour rentrer chez lui et être dans les temps pour son avion le lendemain matin... Et par-dessus tout, c'est son anniversaire ! Alors on se ravise, préférant sortir plus tôt pour au passage laver le matériel. En bref, pas d'escalade, pas de matos remonté. Mais à la place, je cours au boyau de la murène pour en atteindre le fond. Je galère quelques instants dans l'étroit laminoir remontant de deux mètres de long, mais finis par passer.
Un rétrécissement ponctuel défend la suite qui bifurque sur la droite. Pas d'air, pas de résonance, demi-tour. À 18h10, nous sommes à la base des puits du Chandelier et vingt minutes plus tard, la porte s'ouvre, amorçant la turbine. Promenade aux vêpres pour retrouver la voiture et sa petite tarte à la framboise, réconfort pour mes épaules meurtries.
Nous nous arrêtons au passage à niveau du Blau pour nettoyer le matériel. En même temps, Denis au téléphone nous partage quelques recoins qui mériteraient sans doute un peu d'attention. Notamment un, issu de la série "aval du sable" (ep1 ; ep2 ; ep3), où à la fin du troisième et dernier épisode, peu avant le siphon de sable (le vrai), sous des blocs, un bel écho revenu de plus bas leur était parvenu. Depuis le 20/11/2022, qui a remis les pieds là-bas ? Il faut retourner voir ! Et la trémie suspendue qui fait suite aux conduites forcées ensablées, pas de ventilation ? Pas attaquable ?
Il reste à faire...
Samedi 19 et Dimanche 20 Septembre 2026: 2ème weekend entier au "trou paumé".
Avec les mêmes coéquipiers, à savoir Samedi Daniel M, Aude et Sébastien et Dimanche seulement Aude et Seb. Météo presque idéale de ce Mois de Septembre qui passe beaucoup trop vite....
Samedi: pas moi de 11 salves de calibrage dans la descente à partir du premier ressaut avec corde. Refarfouillage au fond ou il n'est vraiment pas aisé de localiser une suite vue l'absence du vent qui provoque la ventilation. TPST entrecoupé d'une remontée en surface pour casser la croute de 7H. L'on sort bien cradoc. Retour à la maison, malgré pour moi l'interminable et sinueuse route et....le soleil éblouissant dans la gueule à l'allée et au retour. Sur ces routes des Corbières il est parfois limite pour croiser un autre véhicule....
Dimanche: Suite et quasi fin du calibrage. Pose de 3 marches dans le dernier ressaut. Puis ouverture d'un espace semblant ce décaler du connu dans le sol de la salle terminale. Et bien non....l'on est toujours dans le connu!! Et le sol faisant penser au plancher d'un ancien gours temporaire. Par contre dans le méandre central Aude progresse de 5 m jusqu'à une petite salle terminant par un départ de méandre, mais sans air. Je relocalise la ventilation à mis parcours venant une faille-méandre dans une des parois.Il semblerai que derrière un peu d'impénétrable ça s'élargisse. Pas loin de 10 salves et de bougnafle remuée. Qui ne décourage pas Seb, mais laisse très dubitative Aude...Je lui rappelle qu'au cours des temps nous avons connu bien pire et que 9 sorties (pour moi) ne sont pas grand chose comparé aux nombres séances qui furent nécessaires pour arriver à des résultats probants. Pour ne citer en vrac que: pleine lune les turbines, Vignevielle le tunnel, le SP4, l'entrée du Chandelier, le Vieux Lion....;ect....TPST d'au moins 8H. Soit 15H pour le weekend.
Ceci dit il serait peut être judicieux de revenir au "Septuagénaire"pour conclure cet été "lacampien": élargissement du laminoir très fin et ouverture du boyau ventilé terminal.Ou la suite est bien plus évidente! Pour la topo...c'est une autre affaire! Ou comme le propose Daniel creusement du siphon asséché du "cinquantenaire". Le long du parcours du sentier classique d'accès il semble il y avoir une logique du creusement sous-jacent. De l'aven de John au trou paumé les dolines se succèdent sur une même ligne entrecoupées des entrées du cinquantenaire et du septuagénaire...Pour l'illustration visuelle voir la vidéo d'Aude sur Youtube.
dimanche 20 septembre 2026
Dimanche le 13 septembre 202
Au retour du Caussenard: Visite des Canoles de Nant (presque la spéléo!)
participants: Rowland, Odile et Léonie
Se trouvant sur le chemin de retour de Lozère, nous avons fait une petite passage dans le "Presque-Sous-Sol" des Canoles de Nant. Des failles spectaculaires dans le calcaire où on trouve aussi quelques petits trous. Des méandres assez étroites, où il faut se faufiller parfois en rentrant le ventre. Tous est couvert de mousses et de lichens.
Une toute petite grotte au chemin entre deux canoles.
S'il y a un trou, un vrai spéléo rentre dedans, même s'il ne vas pas loin.
Samedi 12 septembre 2026 (après-midi)
Caussenard / Lozère: Entrainement à la corde, Aven de Barelle, sur le P5
Car Charlie était equipées avec tous le materiel flambant neuf, acheté sur les stands du Caussenard, elle voulait essayer de descendre dans une partie facile d'un aven. Blair connaissait l'Aven de Barelle et nous sommes allés sur le plateau de la Causse pour un petit entraînement à la corde. Félix a emmené une corde suplémentaire pour l'assurer.
On n'est pas allé plus loin. Préparation des futures spéléos était la priorité. Charlie s'est regalé est ne voulait plus partir.