mardi 4 août 2026

Le collecteur fossile du Scialet Robin - Camp Berger 2026

Dimanche 26 juillet 2026

Participants : Vincent, Jean-Michel, Pascal, Charlie, Félix, Alary

TPST : 10h  / Scialet Robin, Bouvante

Aujourd'hui la sortie est plus ambitieuse, notre objectif est de rejoindre le niveau horizontal du scialet Robin. La veille, nous récupérions ici et là quelques informations sur le "pendule de 15m" permettant d'atteindre la "lucarne main gauche" dans le P138.
Le porche d'entrée
À 10h10, je débute l'équipement. Le P24 et le P15 se suivent, les points se trouvent facilement. Nous arrivons au P13. Une main courante où la moitié des points sont utiles mène au-dessus de la verticale. Il faut y installer une dev deux mètres dessous. Je repère loin à droite deux spits, que je rejoins par un saut pendulaire. C'est peu confortable et en plus le spit est mort... Pas grave, je m'y accroche le temps d'installer l'autre, et ça descend. Finalement le frac est trop difficile à passer, alors Félix pose un AF plus bas, là où je l'aurais vu initialement. Mais au moment de franchir la dev, Vincent sera victime d'une glissette l'emmenant taper le bas du dos contre la paroi. Malgré le choc il descend, sans être sûr de bien pouvoir aller plus loin. Pendant ce temps, j'équipe les deux ressauts jusqu'à la tête du P24, qui correspond en fonction des topos, à la tête du P138 (le Jacques'Potes). Je suis pile en bout de corde, il y a juste assez pour la relier au frac. Je passe l'équipement à Félix, qui déroule sa C~195 en 7mm toute neuve. Le double tour de poulie du haut + sifflet s'impose, ça glisse ! Mais avec une demi-clé en plus par contre, je pouvais presque me laisser descendre doucement sans tenir la corde (mauvaise idée)... Arrivés au P138, Vincent nous annonce qu'il préfère remonter, l'ascension depuis le fond risquant d'être compliquée par la douleur. Plus bas, Félix atteint le palier de -117, nous le rejoignons.
   
En bas le palier et la suite du puits ; la dernière portion du puits
La petite margelle
Pendant que Félix descend dans le puits, nous nous occupons à la discussion, jusqu'au moment où Charlie m'indique que le doigt fil de son Handy ne se referme pas complètement. Nous l'examinons et tentons de voir pourquoi. Est-il tordu ? Dans l'optique de voir ça, je tente avec ma clé de 13 de l'élargir légèrement, mais cela suffira à faire sortir un des deux pins du doigt de son logement. Maintenant le remettre en force s'avère plus compliqué, surtout au-dessus de 70m de vide. Le moment est sacrément drôle et compliqué, il ne faut surtout pas perdre cette pièce ! Et après plusieurs minutes délicates, nous parvenons à le remettre en place... OUF ! En prime, le doigt se referme très bien ! Mais seulement quelques fois, avant de revenir à son problème d'origine... Entre-temps Félix a bien avancé, il s'est décalé vers la gauche et ne va pas tarder à comprendre le problème du pendule et les solutions.

Le dernier frac mène à descendre sous quelques lourdes gouttes, et un surplomb aurait pu poser problème au moment du pendule s'il y avait effectivement 15m à faire. Au final, Félix vise la lucarne la plus accessible, comme c'est mentionné dans la description. Le pendule fait entre 4 et 5m, et il est possible de s'aider largement de la paroi concrétionnée. L'obstacle qui nous faisait douter est rapidement vaincu. On remonte en s'agrippant à quelques colonnettes, on passe une étroiture puis descendons de 3 mètres pour prendre pied dans le vestiaire. Nous y laissons une partie du matos et allons à la Salle Blanche pour le repas de 14h30. À partir d'ici, c'est du crapahut dans des galeries et des laminoirs sacrément déchiquetés.
Après la Salle Blanche
La longue galerie que nous suivons est nommée le Labyrinthe. Il est facile de s'écarter du cheminement et de tourner autour de quelques cailloux ou lambeaux de paroi. Pour ne pas se perdre : suivre le balisage et le courant d'air lorsque celui-ci disparait et que les conduits rétrécissent. Difficile de savoir exactement où nous sommes sur la topo, notre repère suivant sera les Soldats de calcite. Au détour d'une galerie, un beau conduit circulaire se dessine en contre jour.
Les soldats de calcite dans le gour des soldats
Le conduit circulaire
Enfin nous arrivons à l'escalade de 12 mètres. En haut deux options s'offrent à nous : escalader et continuer le labyrinthe sur la droite, ou prendre à gauche au 3/4 et aller vers la Galerie des Manchots. Le timing est serré, il est 16h30, il faut environ 3h30 pour remonter, Vincent nous attend dehors et l'horaire secours nous contraint. En haut de l'escalade nous décidons, sur base d'un jugement des obstacles potentiels dans la suite du Labyrinthe, de l'emprunter pour rejoindre la Galerie Avalamont. Dans les faits, nous avons loupé le passage menant à la Galerie des Manchots. Dans le sens de la montée, ce n'est pas du tout intuitif. J'avais effectivement repéré le passage, descendant, mais une fois arrivée en haut de l'escalade, une galerie bien orientée, large et tapissée d'aiguilles blanches, m'a parue correspondre à la Galerie de la Neige... Nous continuons dans le Labyrinthe, il fait chaud ! Après un rétrécissement ponctuel et un bout de méandre, un orifice au plafond laisse entrevoir du volume. Nous voilà dans la Galerie Avalamont ! Nous avons été rapides, et sommes prématurément sortis par un autre endroit que celui indiqué sur la topo...
Galerie Avalamont
Nous allons voir du côté du puits des Assiettes, l'atteignant rapidement. La galerie est large et haute, c'est très confortable et joli, ça valait le coup de tenter. Avec Charlie nous allons rapidement voir plus loin, passant au-dessus du P35 et allant jusqu'au bas de l'escalade menant dans la Salle du Lac, sans l'atteindre.
Terminus côté puits des Assiettes
Demi-tour, nous décidons de poursuivre dans la Galerie Avalamont jusqu'à la Galerie des Manchots, qui devrait nous permettre de rejoindre le Labyrinthe. On avance vite, pas d'obstacles majeurs. Tellement que nous trouvons notre échappatoire un peu avant 17h30. Malheureusement nous n'avons pas le temps d'aller voir la Cathédrale, la Salle HOP, etc... Il faudra revenir ! Mais en passant directement par la Galerie des Manchots, sans s'embêter avec le Labyrinthe, l'aller-retour par la Galerie Avalamont étant bien plus rapide.
   
Plafond de la Galerie Avalamont ; méandre dans le Labyrinthe
Nous rejoignons l'escalade, effectivement par son 3/4 haut, et non par la jolie galerie tout en haut de l'escalade (d'ailleurs non topographiée). À bon pas, nous filons à travers le labyrinthe et regagnons la base de puits.
Originalité sur la route
Il est 18h30, Charlie déséquipe le P138 et Pascal prendra le relais jusqu'à dehors. Je m'occupe de la fiche d'équipement (fiche de déséquipement sur commande). Tout se passe bien et un peu avant 21h, tout le monde est dehors, retrouvant Vincent parti promener sur le secteur.


Fiche d'équipement :

PF = plaquette en fixe

- P24+P15 : C60
1S+1AF mc 1m 1PF mc 1m, 2PF desc 2m 1dev/S desc 4m, 2S desc 18m, 2AF mc 2m 1AF mc 1m, 1PF+1S desc 16m.

- P13 : C30
2S mc 1m 1S mc 2m 1S mc 1m, 2S desc 4m 1dev/AF desc 10m.

- P3+P5 : C24
2S mc 2m 1S+1S (1 haut à gauche) desc 4m (étroit), 2S desc 2m 1dev/S desc 5m, 2S mc 3m 1S mc 2m 1S mc 1m (fin C24 sur frac suivant, aucun rab de corde).

- P138 : C195
2S desc 11m, 2S desc 16m (palier avec un gours), 2S (rive gauche) mc 2m 1S mc 1m 1S mc 1m 1S mc 1m, 2S (rive droite) desc 16m, 2S desc 25m (margelle), 2S mc 3m 1AF+1S mc 1m 1S mc 1m, 2S desc 4m (margelle), 2S mc 1m 1S mc 1m 1S mc 0,20m, 1S+1AF desc 4m 1dev/S desc 9m, 2S desc 16m, 2S desc 17m, 2S desc 14m 1dev/S desc 4m, 1S+1AF desc 9m pendule 5m gauche vers lucarne, 1 AN mc 2m (remonte), 2AN (colonnettes) mc 3m, 2AN (plafond) desc 3m (~3m de corde en trop sur la C~195).

Topo issu du mémoire de Thomas DOBELMANN

Scialet du Lapin Pédé - Camp Berger 2026

Samedi 25 juillet 2026

Participants : Vincent, Jean-Michel, Pascal, Charlie, Félix, Alary

TPST : 4h45  / Scialet du Lapin Pédé, Autrans-Méaudre

Le 24 juillet nous nous retrouvions tous les six sur le camp Berger et édifions la confortable forteresse SCA, dont seul manque un drapeau de propagande... Première cavité visitée sur ce camp Berger 2026 : le scialet du Lapin Pédé, équipé en fixe pour l'occasion jusqu'à la salle Mozart. Nous hésitons à prendre davantage de matériel pour rejoindre la rivière, mais cela transformerait la balade en grosse sortie. Alors on reste sur l'option balade.
Imprenable !
Nous entrons dans le trou vers 10h30 par un orifice solidement coffré et enchaînons les cordes dans ce P56 qui n'en a pas l'air. Quelques ressauts, puis on bifurque sur la droite dans un court méandre inconfortable pour les kits. Quelques autres puits et nous empruntons de nouveau un méandre, plus long cette fois.
P6
Au bout, un passage étroit permet d'accéder à plusieurs ressauts remontants, puis descendants. Un petit pendule dans le P12 (E12 sur la topo car tout a initialement été escaladé) permet de franchir une lucarne étroite qui mène à la main courante du P53.
   
Main courante du P53 ; vue depuis la base du puits
Une fois en bas, nous cherchons les suites possibles. Avec Charlie nous avançons en libre jusqu'au P9, que la désescalade ne nous inspire pas. On remonte manger, puis on remonte tout court. Au niveau de l'étroiture, il est possible d'escalader (un bout de corde attire l'œil). Je grimpe, passe au-dessus de mes camarades et rejoins le méandre amont par le haut. L'étroiture se shunte. Mais en descendant, difficile de s'en douter. Arrivée au P56, l'occasion de s'amuser un peu en le grimpant entièrement (poignée longée bien sûr), certains endroits sont très faibles en prises, utiliser la poignée est tentant... Un peu avant la sortie, nous croisons une belle sauterelle.
Barbitistes serricauda
Et une fois dehors, les plus gourmands se régalent sous les framboisiers. Retour au camp, où le confort global s'est encore amélioré. Gros point fort de cette année : les douches ! Fini les cabines de chantier, là nous avons trois douches de fabrication maison avec un vrai bac style italienne, une partie sèche, de la place et un chauffe eau dédié !

dimanche 2 août 2026

Promenade au SP4

Samedi 1er août 2026

Participants : Vincent (CAF Dijon), Andréa, Raphaël, Gilles

TPST : 14h / SP4 (Belvis)

La salle de la Compression

Troisième visite pour moi de ce trou que j'aime beaucoup sur le plateau de Sault, et découverte pour les autres protagonistes. Ce sera l'occasion aussi de faire quelques photos sympas du trou.

Nous nous retrouvons vers 9h à Belvis. Après quelques réglages d'organisation, nous nous mettons en marche et pour une fois la piste est sèche ! À 10h20 Andréa entre dans le trou et attaque l'équipement. 

C'est parti !

Le P10

Le P15 et son rappel guidé

Dans le P15

Dans la goulotte du P9

Nous arrivons entre au sommet de l'escalade avec pour mission de la remplacer, ainsi que les amarrages. Nous parvenons à sortir tant bien que mal les 4 plaquettes en fixe.
Finalement je réutilise les deux spits en place et équipe avec deux plaquettes inox. Le perfo se sera baladé pour rien.



Tout beau, tout neuf

Pendant ce temps-là, Andréa poursuit l'équipement, puis à -120 m, au pied du P18, Vincent prend la relève pendant que les trois autres mangent. 
On parvient à gagner un peu d'équipement en évitant une partie de l'équipement hors crue. 


Départ du P7

Les obstacles deviennent un peu plus complexes à équiper, vire, main courante remontante, et nous finissions par arriver à 16h30 à la salle de la Compression où l'on en profite pour faire une session photo.
Le plafond fait plutôt peur !





On poursuit dans la partie la plus craignos de la cavité pour rejoindre le carrefour de -200 m. D'abord un R7, et puis ensuite une trémie "consolidée" par un étai en bois totalement pourri (il est là pour faire joli). 

On n'a pas envie de s'y éterniser

Nous descendons le P10 pour aller rendre visite au siphon de la pompe à Albert. Malgré l'étiage, il est rempli.


Le siphon

Nous prenons la direction de l'Aval de l'amont. Vincent a la gentillesse de remonter chercher une corde au carrefour de -200 pour y descendre, je ne me souvenais pas qu'il fallait une corde. Finalement l'intérêt est très limité, c'est une salle boueuse.

Remontée de l'Aval de l'amont

On remonte au carrefour de -200 m, on réorganise le kit de corde pour équiper le P29, alias "le puits qui gicle". 

Grande salle avant le P29

Peu avant 20h, nous voici au terminus de -244 m. Les boîtes de maquereaux sont toujours là, en meilleur état que les outils oubliés.

La pelle et la pioche !

Nous nous mettons en ordre de marche pour regagner la surface. 

Déséquipement

Andréa déséquipe deux kits et Vincent un. Finalement peu après minuit tout le monde est dehors sans trop de fatigue. Retour à Villeneuve vers 3h.

Le dimanche sera placé sous le signe du dékitage et du lavage des 517 mètres de cordes embarqués et la centaine d'amarrages, ça occupe.

vendredi 31 juillet 2026

Jeudi 30 juillet. Grotte de Balbonne Christophe Bes, JPP TPST : 6h30 La sortie qui était normalement prévue le 23 juillet a enfin eu lieu le jeudi 30. Je profite de la visite de Christophe qui doit faire des relevés de t°.. dans la zone des aragonites pour me joindre à lui. Sortie assez éprouvante vu mon manque d’entraînement spéléo. Après quelques séances de réinitialisation sur corde, me voila un peu mieux préparé pour affronter la petite succession de puits qui précèdent le paradis. La découverte de cette si extraordinaire profusion d’aragonites me laisse sans voie. La composition des bouquets d’aragonite aciculaire et les différentes teintes d’aragonite massive qui vont du jaune citron au rose bonbon laissent pantois. Je suis pourtant habitué aux excentricités de la grotte Cibelle. Mais ici, le lieu est encore plus propice à la formation de nouvelles aragonites. Les aiguilles des cristaux qui habituellement mesurent 1 ou 2 cm prennent des dimensions beaucoup plus importantes. C’est comme si elles poussaient de manière accélérée et à l’infini. Même les cailloux en sont recouverts. C’est un immense trésor dévoilé sous nos pieds.
La découverte de tant de beautés n’est quand même pas anodine. Cela confère au découvreur de grandes responsabilités. C’est un peu comme si vous m’étiez au monde un nouveau né. Il va falloir le bichonner, le protéger et l’accompagner tout au long de sa nouvelle vie au contact des humains. Ce ne sera pas chose facile mais c’est le prix à payer pour que ces beautés réalisées pendant des milliers d’années ne soit pas salies et foulées aux pieds en peu de temps

jeudi 30 juillet 2026

P1 des Mijanes ou Caousous n°1 – Fontaine de Fontestorbes

P1 des Mijanes ou Caousous n°1 – Fontaine de Fontestorbes

Dimanche 26 juillet 2026

Participants : du SCA : Andréa, Sam, Gilles et Odile ; du SSAPO : Flo, Marine, Lambert et Benoît

TPST : 6 heures

Marche d'approche : 5 minutes.

                                                

Succession de petits puits qui s’enchaînent sans grande difficulté jusqu'à -70 mètres.

La galerie en bas des puits se séparent en 2 parties.

Vers l'amont, un toboggan conduit à un beau siphon (Benoît l'a équipé pour les plus débutants – 

Merci !).

Vers l'aval, la galerie est un peu plus longue ; elle mène à un ressaut qui nécessite de s'aider d'une corde. Les deux siphons sont situés à – 90 mètres.

Même si la galerie n'est pas concrétionnée, l'originalité des siphons intermittent font de cette sortie une cavité originale. L'eau monte doucement mais la vidange est plus rapide, bruyante et impressionnante.


Sam (9 ans), pour qui c'était une première aussi profonde, n'a pas quitté son sourire de toute la sortie. Lambert, pour qui c'était une première sortie spéléo, a adoré et a même déséquipé la cavité avec Marine.

Andréa a photographié ce magnifique crapaud dans le dernier puits, mais, elle ne lui a pas fait un bisou... dommage, il paraît que cela peut devenir un prince charmant !!!

Une partie du groupe s'arrête ensuite à la fontaine de Fontestorbes pour visualiser le phénomène de l'extérieur.

mardi 28 juillet 2026

Gouffre de l'Apocalypse (Coume Ouarnède)

Mercredi 22 juillet 2026

Participants : Paul, Benoît, Sébastien (SSAPO), Gilles

TPST : 10h / Gouffre de l'Apocalypse (Coume Ouarnède)

Suite du mini-séjour à la Coume...

La nuit n'a pas été bonne, je me suis rendormi sur le matin. Levé à 8h35, Benoît et Sébastien sont censés  arriver vers 9h30, il ne faut pas traîner. Les bougres, ils seront même en avance de 15 minutes !

La marche d'approche est plus longue que prévu, le GPS de Benoît ne fonctionne pas bien et le mien ne fonctionne pas du tout ! Malgré tout on finit par cerner la zone et Paul trouve le trou par hasard.

Une galerie confortable mène au sommet du P18 qui s'enchaîne avec un P26.

L'entrée

Départ du P18

Le P18 suivi du P26

Au bas du P26, les difficultés commencent. Un méandre de 80 mètres étroit, glissant qui nous oblige à faire plein de contorsion.

Départ du méandre

Avec un kit pour donner l'idée de la taille

Le méandre s'élargit un peu et petit à petit le vide sous nos pieds devient de plus en plus, jusqu'à faire 70 mètres, puisque nous sommes au sommet du puits Galou, un P71. 
Benoît équipe une première petite verticale très étroite de 4 mètres, puis nous finissons par dégoter le frac qui va permettre de descendre plein pot !
Petite tension pour Benoît au moment partir, il vérifie et revérifie son descendeur. 😁 Arrivé une quarantaine de mètres en-dessous, je balance la corde pour l'aider à atteindre le palier où il faut sortir. Au bout de tour de balançoire, il parvient à attraper la corde en fixe.

Le P71

Un très court méandre conduit à une nouvelle succession de puits que Benoît équipe. Ensuite c'est à nouveau méandre pas commode avec comme difficulté de trouver le départ des verticales... Paul nous offrira une belle désescalade pour descendre les 4 premiers mètres du P17, il n'avait pas vu les spits. Chaud l'artiste !!

Laaaaarge !

Nous parvenons enfin dans le réseau Larregola que nous allons visiter en direction de Pont de Gerbaut. Une longue main courante en fixe nous amène au sommet du fameux passage du puits de l'Ogre. Il s'agit de traverser un immense P107 en le descendant d'une vingtaine de mètres et en se décalant d'autant à l'horizontal grâce à un rappel guidé. 
Paul ouvre le bal, je le suis. Sébastien qui n'est pas habitué des grandes verticales et pour qui c'est le premier rappel guidé sent une belle poussée d'Adrénaline, d'autant plus que le départ se fait sur un frac plein vide ! Je lui installe la poulie puis descend. C'est Benoît qui ferme la marche.

Frac plein gaz départ du rappel guidé

Le rappel guidé avec près de 100 mètres sous les fesses

De nombreux puits équipés en fixe nous amène enfin dans les galeries Michel Juhle. Nous faisons un rapide tour à la salle Élisabeth Casteret puis à l'immense salle PCBM.

Salle PCBM

Nous remontons le Larrégola, franchissons le rappel guidé, chacun avec sa méthode, voire son imbroglio de longes puis on se met en ordre pour le déséquipement de l'Apocalypse. Je déséquipe le premier kit et j'ai la joie de le traîner dans tous les méandres de ce magnifique trou ! Paul se chargera de déséquiper le reste. 
Sortie vers 21h45, le retour sera plus facile, il suffit de prendre la direction de la Coume Auère, après je connais. Encore une fois le GPS nous sauve la mise, la direction n'est pas commode à trouver.

Retour en Ariège pour Paul, Benoît et Sébastien, quant à moi direction l'Aude que j'atteindrai à 3h30 après avoir fait une sieste de deux heures dans la voiture au sud de Toulouse.