Temps passé sous terre: 3 h 30 – Grotte du Majestier
Jour 1 : Le canyon de Galamus et la découverte d’un petit oiseau On commence notre week-end avec le canyon de Galamus. Le niveau de l’eau avait baissé, mais c’était quand même magnifique. À midi, petite pause pique-nique avant de passer à l’activité de l’après-midi : le rafting ! Merci Odile !
Pendant que nous naviguions, Odile nous a fait découvrir le cincle plongeur. C’est un petit oiseau qui intrigue les scientifiques, car il est capable de marcher sous l’eau pour se nourrir. Après cette découverte, nous avons passé la nuit à la base de rafting.
Jour 2 : La grotte du Majestier
Le lendemain, changement d’ambiance : nous partons sous terre pour visiter la grotte du Majestier.
C’est Frank qui nous a servi de guide. Il nous a parlé du desman des Pyrénées, un petit mammifère au nez en trompette ressemblant à un rat, ainsi que de l’euprocte.
Côté spéléologie, Frank nous a également expliqué le fonctionnement de la grotte. Nous avons vu différents types de galeries : des zones actives, où l’eau coule encore, des zones fossiles, complètement sèches, ainsi que des parties semi-actives. Il y a même un siphon actif au fond.
La chose qui nous a le plus intrigués à la fin de la visite est une coulée d’un jaune très vif.
Une question pour les experts du club : À quoi correspond cette couleur très jaune ?
Participants : Gérard L. (Gégé), Robert A. (Bob), Andréa, Félix, Gilles, Alary
TPST : 8h30 / Torca del Porrón, Valdicio
Très certainement l'objectif le plus impressionnant de la semaine, le Gran Pozo et ses 435m de verticale.
Arrivée matinale par une petite route qui serpente entre les montagnes en étages. Chargement des sherpas, entre 20 et 30kg par sac, sachant que Bob explose tous les records avec son matériel photo ! Avec la trace GPS et un point de l'entrée placé sur Google Maps, nous entamons la montée en tentant de suivre un semblant de chemin. Plus haut, deux paysans réparent une clôture, aidés de leur mule de portage. On devrait s'en inspirer... Chacun prend donc sa propre trace, avant de trouver un ancien sentier pavé à quelques endroits. Nous passons les enclos à vaches et approchons l'escarpement rocheux du pic. Je grimpe voir si ça passe par le haut, le reste du groupe passe par le bas. Mauvaise idée de passer par le haut, c'est un lapiaz de fines lames tranchantes de 2 à 3m de haut. Pour autant je le traverse et rejoins l'entrée du trou, que tout le monde atteindra à 10h05, après 1,1km et 260m de dénivelé.
Le sommet chatouillant les nuages (le trou s'ouvre sur sa gauche) ; la vallée à remonter et le cirque en haut
La vue depuis le haut
L'entrée du trou n'est pas bien grande et se situe au-dessus d'une doline, dans laquelle s'ouvre la Torca del Tejón, qui présente un P345 parallèle communiquant avec le P435 vers -400. Nous organisons le matériel et la suite de kits. Gille équipe, je le suis. Le reste du groupe temporisera une heure dehors avant de rentrer dans le trou nous rejoindre. Niveau horaire nous avons pris large, ne sachant pas trop à quoi nous attendre...
La topo
Le trou débute par un petit ramping suivi du P7 permettant de descendre dans le méandre étroit, qui s'élargit par la suite. Après ce ramping je me redresse pour atteindre la tête du P7, mais les kits et mini-kits, qui vivent la situation comme ils le veulent, décideront de s'arranger pour que le mini-kit de la C50 de rab se décroche de mon baudrier (mousqueton sans vis). Heureusement il se coincera plus bas dans une poche du méandre facilement accessible... Au bout de 20m de méandre, une tête de puits apparait, mais ce n'est pas la grande verticale. Ce premier jet fait une cinquantaine de mètres, les goujons de tête tournent dans leur logement. On met pied sur un palier confortable où est posée la capsule temporelle de Jesús Calleja.
La capsule temporelle ; le début de la grande tirée
C'est à partir d'ici que les 435m semblent réellement débuter (environ 320m restants), mais il faut descendre encore d'une vingtaine de mètres pour apercevoir la monumentalité du Gran Pozo s'étirer sous nous. Pour l'instant c'est broché/goujoné en fixe et souvent doublé. Nous passons près de l'unique petit pied à terre de la vertical, qui s'atteint par une main courante aux ancrages douteux. Nous n'y mettrons pas les pieds.
Environ 320m de vertical absolu ; la main courante douteuse
Le premier kit de 200m de corde est vidé vers la côte -130, je prends le relais à l'équipement. En même temps, le reste du groupe commence à se faire entendre plus haut. Les fractionnements doublés se font désormais rares, mais à la place nous trouvons des goujons de 10 solitaires. À de plus rares moments, trois points sont présents. Entre temps, Félix me rejoint avec le reste des kits. Ayant pris le coup et par facilité de croisement, je continue à l'équipement jusqu'en bas. Relevons à un endroit un fractionnement doublé (triplement possible), qui occasionne des frottements plus bas à cause de sa petite margelle. Nous optons avec Félix pour une option qui nécessitera la pose d'un pulse même pas 10m plus bas. La descente continue et après un peu plus de 3H, je commence à entrevoir le fond et la plateforme du bivouac.
Quelque part dans le puits à la descente
Quelques dizaines de mètres, la dernière tirée n'est pas doublée, un pulse fera le travail. Enfin, peu avant 15h, je touche le fond, après 4H de descente. Quelques départs désobstrués descendent encore d'une vingtaine de mètres, mais sans suites avérées.
Vue vers le haut depuis la base du puits ; le bivouac à +15 par rapport à la base du puits
Certains d'entre nous ont déjà mangé, pour les autres c'est le moment. Nous faisons le tour de la base du puits, montons au bivouac par une corde tonchée de partout, puis entamons la remontée sans tarder. C'est Gilles, Andréa et Gégé qui déséquiperont. Nous réaliserons quelques dépassements et croisements dans l'ordre des équipiers. Finalement, la remontée se fait très bien, aidée par des tirées de longueur raisonnable (10, 20, 30m, rarement plus) et par le fait que nous soyons contre paroi 80% du temps. Mention spéciale à cette broche dynamique :
En 3h30, nous sommes sortis de la grande verticale. C'est comme si on était dehors ! D'ailleurs sur les coups de 19h10, nous y voilà. Contre toute attente, nous avons été plutôt rapides tout en ayant pris le temps. Le ciel bleu est là, c'est certain, mais nous, nous sommes dans les nuages. Un peu de fraicheur fera du bien pour le retour.
Plus qu'à redescendre !
Nous passons sous les nuages et regagnons le gîte bien avant la tombée de la nuit. En résumé, Torca del Porrón est un trou exceptionnel, d'intérêt uniquement pour son P435. Le fait de ne pas voir le fond, même lampe au maximum, instaure un sentiment particulièrement abyssal. Autrement, il ne revêt pas de difficultés techniques. Il faut seulement veiller à ne pas le remonter trop vite, c'est de l'endurance !
- En guise d'introduction, compte rendu du premier jour -
Si je devais donner un point de départ à cette organisation (remerciements aux concernés), je m'arrêterais sur la découverte un peu floue de l'existence d'un impressionnant P435 et de la proposition un peu folle de le descendre... Après une petite journée de route et avec une synchronisation horaire honorable, nos trois voitures se retrouvent au charmant gîte "El Rincón de la Naturaleza", basé à Bustablado, en Cantabrie. C'est un des rares gîtes du coin, à la fois rustique et tout confort, du moins pour les spéléos que nous sommes... Ce petit bout de monde très rural et en régression démographique demeure cependant un haut lieu de la spéléologie. Partout autour de nous, des montagnes calcaires du Crétacé inférieur s'élevent de 300 à 1400 m d'altitude, toutes marquées en surface de phénomènes karstiques impressionnants. Indice autrement flagrant de l'envergure de l'endokarst dont nous rêvons, sans être à même d'imaginer l'extraordinaireté ce que nous y découvrirons...
Le gîte "El Rincón de la Naturaleza", son intérieur, et sa vue.
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Dimanche 12 juillet 2026
Participants : Gérard L. (Gégé), Robert A. (Bob), Andréa, Félix, Gilles, Alary
TPST : 6h15 / Tonio-Cañuela, Bustablado
Première nuit plutôt bonne. Nos voisines les vaches sont relativement calmes, mais les mouches qui les accompagnent, elles, ont rapidement préféré nos déjeuners à celui de leurs hôtes initiaux... Préparation méticuleuse du matériel de la part de nos techniciens et départ pour le premier trou de la semaine, sous forme d'une traversée avec corde rappelable : Tonio-Cañuela. Le gîte est en position centrale, nous permettant d'accéder à une très belle sélection de trous en moins de 45 minutes. Première étape, laisser une voiture à la sortie, seul le Duster 4x4 est capable de passer. Deuxième étape, monter à l'entrée du trou par une petite route sinueuse et une piste à moitié bétonnée. Suivant la trace GPS et les souvenirs d'Andréa, l'entrée est localisée en bordure de doline.
Le paysage au parking haut ; l'entrée
C'est Félix et Gégé qui ouvrent et installent les cordes. Bob et moi suivons pour faire la navette de kits. Gilles et Andréa rappellent et enkitent les cordes. Dès l'entrée, nous observons des fossiles d'éponges et/ou de coraux.
Fossiles d'éponges et/ou de coraux
Les premiers puits sont de petite taille, jusqu'au P48, où nous sortons par un pendule (vidéo du rappel ci-dessous). S'ensuit, après quelques obstacles, un P13 dans une diaclase particulièrement étroite. Même descendeur en bout de longe, celle-ci me donnera quelques difficultées. Bob, qui apprécie porter son matériel photo partout, a longuement hésité à l'emporter sur cette sortie. Bien nous en a fait d'y renoncer, car passer les bidons de 6L (au minimum !) dans le P13 aurait été très compliqué, voire impossible.
Le P48 vu du haut ; descente dans la diaclase du P13
Après quelques mots injurieux envers le matériel, nous arrivons au P55. L'équipement se complexifie pour éviter quelques frottements et passer des mains courantes. Les choses se déroulent plutôt bien. Plus que quelques petits puits et nous atteignions le "Meandro de la Borrasca", qui ne peut être plus explicite. Cette vidéo remplace une suite bien trop longue d'adjectifs :
Jusque-là, le trou arborait des dimensions tout à fait communes. Mais la suite approchant, nous nous apprêtions à comprendre ce qui a fait la réputation du coin, justement qualifié parmi les plus beaux karsts d'Europe…
Après s'être fait arracher les poils du nez, un vide apparait. Nous nous encordons, suspendus au plafond de l'une des plus grandes salles d'Espagne : la "Sala Olivier Guillaume". C'est à ce moment-là que le caractère hors norme de ce karst prit tout son sens... Cette salle n'est pas la plus haute de plafond, mais s'étend longuement en conservant des dimensions gigantesques. Nous montons à son sommet pour faire quelques images et prendre le repas de 14h30.
Le haut de la salle vu depuis le milieu ; le milieu de la salle vu depuis le bas
Après ça, les surprises ne finiront pas d'arriver. Entre salles gigantesques, érosion XXL, concrétions particulièrement "sinistres" et courant d'air démoniaque, le chemin en mode balade vers la sortie sera l'un des plus agréables qu'il m'ait été donné de faire jusqu'à présent. Le plaisir est maximal !
Les concrétions (la plupart conditionnées par le courant d'air)
Les salles (toutes aussi grandioses les unes que les autres)
Les galeries (très joliment errodés)
Les parois (calcaires à toucasia et orbitoline ? ; cupules sur toute la hauteur ; concrétions en paroi)
À l'issue d'un peu moins d'une heure et demie de promenade, nous atteignons un carrefour. Un P15 permet de rejoindre un méandre d'une cinquantaine de mètres de haut pour une dizaine de large. Les galeries varient de formes, passant du méandre au trou de serrure géant. Nous croisons à cet endroit un autre groupe de spéléos, qui remonte dans le sens inverse. Au détour d'un virage, une lumière bleutée se laisse porter vers le fond. Une main courante donne accès à l'énorme conduite forcée menant vers l'extérieur. Pour info, depuis Cueva Cañuela, atteindre la "Sala Olivier Guillaume" ne représente aucune difficulté (mains courantes et P15).
La conduite de sortie
Le porche et le dehors
Le porche (Cueva Cañuela) souffle vigoureusement un air froid qui contraste avec la chaleur extérieure. Nous regagnons la voiture de sortie. Et pendant qu'Andréa, Félix et Bob partent récupérer les voitures en haut de la montagne, nous autres (Gégé, Gilles, moi) regagnons Bustablado à pied.
En bref, une sortie qui annonce la couleur. Ici, sous la surface, se cache du très grand, du vrai très grand. Pas celui que l'on aperçoit à travers un tout petit trou dans nos contrées audoises… Les réseaux atteignant régulièrement la trentaine de kilomètres et plusieurs dépassant la centaine. Cet avant-goût nous a fait réaliser l'ampleur du karst présent ici. Les autres cavités au programme prévoient d'être tout autant exceptionnelles !
vendredi 17 juillet 2026
Jeudi 16 Juillet 2026: Retour au moulin
Quine veux vraiment pas de nous!
Avec l'équipe de "l'époque de la débandade estivale", c'est à dire les trois anciens: moi même, Daniel Mas et Jean Michel Escande. Interclub donc. Après acheminement laborieux d'un matériel hétéroclite de désob. dans la partie explorée le 2, Daniel et Jean Mi ce consacrent à l'élargissement du verrou qui nous avait mené sur la belle progression de la dernière sortie. Pendant ce temps je vais farfouiller attentivement cette zone terminale. Ou il me semble localiser le gros de l'excellent souffle de ce jour dans un laminoir sous un dernier ressaut.Ce qui s'avérera inexact! Puis pose d'agrès dans les 2 ressaut les plus haut avec goujons, bouts d'échelle et étrier. Après des tours et détours un peu partout, il apparait que le plus intéressant est un "puisart"dans le sol de la salle la plus en aval. Après quelques explications techniques et évacuation dans des positions pas du tout favorables à la santé du dos, l'on peu aller voir après un ressaut étroit suivit d'une énième fracture. Si le courant d'air est bien là.....mais ou donc est la suite?!!De plus en plus la sensation qu'une grosse partie du plateau de Bouisse est....totalement broyé! Un peu, finalement à l'image du poljé de Missègre....Pourtant les anciens qui avaient un solide bon sens avaient bel et bien battis leur village là dessus!!Nous n'avons probablement toujours pas traversé le "mauvais" calcaire si promise aux trémies. Dans l'état actuel, cette cavité ne sera JAMAIS une classique!!!Daniel est sorti en catimini because une envie pressante, est l'on est à la lumière après un TPST de 7H.4m de première La récompense n'est vraiment pas à la hauteur de nos efforts. Très sympathique discutions avec Mr le Maire, qui à fait un peu de spéléo dans sa jeunesse et d'autres éleveurs. Des instants qui sont, pour moi, tout le sel de la spéléo d'exploration. En synergie totale avec ce que le langage courant actuel appelle le "territoire". Autre chose que les classiques avalées frénétiquement suite à une consultation addictive de son smartphone! Serions nous les "derniers des mohicans"? Pour moi les peuples dits "peuples premiers "et leur culture ne sont pas dans les musés ou on les a parqués.....
Rattrapage informationnel de quelques travaux et observations en cours depuis le début du climat tropical ...
- Perte des Eychartous :
Il s'agit d'une cavité que j'avais découverte au 20è siècle dans le synclinal d'Arques, chantier à peine entamé et vite abandonné à l'époque pour d'autres horizons à plus fort potentiel. Retour sur les lieux pour voir l'évolution de la perte : le trou n'est pas entièrement bouché et absorbe totalement un joli ruisseau entre conglomérats et marnes rouges (c'est à la mode en ce moment mais ce ne sont pas les mêmes formations géologiques que sur le plateau de Lacamp, elles sont ici 20 millions d'années plus anciennes et peuvent contenir des débris d'oeufs des derniers représentants des dinosaures juste avant leur extinction). Deux séances de désobstruction en famille permettent d'ouvrir un départ de méandre ventilé soufflant un air modérément chargé en CO2 (0,8 %). A poursuivre en décaissant le remplissage caillouteux induré, il peut y avoir une cavité de 2 ou 3 km là dessous... Le site :
- Perte amont de St Pancrasse :
Cavité d'une centaine de mètres de développement (déc-)ouverte lors de la sécheresse de 2024 et pouvant absorber un gros débit. Chantier avec fort courant d'air au fond mais difficile à travailler (conduite forcée très résistante de faible calibre). J'avais protégé l'entrée avec une double grille en fer goujonnée pour ne pas que le trou se comble avec les crues d'hiver. Bien m'en a pris... Retour sur les lieux en ce début juillet : la grille semble avoir tenu mais il y a plusieurs mètres cube d'alluvions qui se sont entassées devant. Cependant le trou n'est pas bouché car on entend un peu d'eau cascader et le courant d'air est présent au ras supérieur du barrage :
Le site après les crues et avant déblayage
Grosse séance de déblayage et détournement d'une partie du débit du ruisseau en prévision d'un traçage :
Le site après déblayage
Lancement du traçage quelques jours plus tard, il s'agit de déterminer la fonction capacitive de ce karst combinant circulations classiques et hydrothermales, mais aussi par rebond de connaitre le potentiel de la cavité elle-même :
Résultats attendus dans les prochaines semaines...
- Perte de Camurac :
Autre projet en cours, en partenariat avec l'université de Perpignan : un stage de Master intitulé "CONTRIBUTION À LA CONNAISSANCE DU RÉSEAU KARSTIQUE DU PLATEAU DE SAULT PAR TRAÇAGE NATUREL ET ARTIFICIEL" C'est dans ce cadre qu'a été réalisé le multitraçage Pas des Brebis - Vernouze de cet hiver, avec des résultats surprenants et très intéressants (ceci est une autre histoire). Un volet de cette recherche concerne donc les traceurs naturels, et plusieurs campagnes d'échantillonnage d'eau et de sédiments ont eu lieu au printemps et au début de l'été. Lors de la dernière tournée, en pleine chaleur, je suis allé titiller la perte de Camurac, origine la plus lointaine connue de l'énorme source de Font Maure, située pas moins de 24 km en aval ! Belle surprise puisque après déblayage d'un bouchon de sédiments et branches en marge de la perte, un bon courant d'air s'est amorcé, ce que je n'avais jamais vu malgré un certain nombre de visites. Cela signe l'absence de siphon proche ou de bouchon étanche au moins en étiage... De plus on entend distinctement l'actif cascader un peu plus loin, il est donc prévu d'y consacrer un sondage en règle avec l'accord de la mairie. Il serait également possible de détourner le ruisseau lors des travaux d'été pour bosser au sec. A suivre donc prochainement...
Etat des lieux avant amorçage du zef à gauche du bloc
- Perte de St Andrieu :
Dernière partie de ce tour d'horizon des pertes en cours d'investigation, et non des moindres : St Andrieu, accès désormais fléché vers une jonction et la suite des explorations du principal réseau connu du massif de Missègre, le réseau du Chant du Loup, origine avérée du collecteur principal vers Alet (13 km à vol d'oiseau pour rappel). Nous sommes actuellement freinés depuis plusieurs mois par une mince fissure très résistante sans visibilité : il fallait aller voir le potentiel aérologique de ce chantier en profitant des fortes chaleurs. Chose faite vendredi 10 en fin de journée : très peu d'air dans la fissure terminale mais grosse ventilation dans la chatière un peu avant. Avec les conditions météo idéales, je sais que cette énigme ne passera pas la soirée ! Effectivement, un peu avant le fond, découverte d'une fracture presque bouchée au sol qui laisse filtrer pas mal d'air, mais ça ne suffit pas. Je sens sur ma gauche un bon flux glacé sembler arriver de nulle part. En fait le courant d'air recherché vient d'un trou bien caché derrière une lame descendant du plafond, 1m à peine avant le fond. En déblayant, je vois une petite géode pleine de cristaux un peu au-dessus : tout le flux est là, bye bye la fissure, la suite est trouvée ! Ce chantier devrait donc reprendre très prochainement, deux à trois personnes suffisent pour le moment.
Avec toutes ces perspectives en plus de l'exploration au Septuagénaire, je n'irai pas jusqu'à dire qu'il me tarde d'être à la retraite (pas trop envie d'être plus vieux que maintenant), mais je ne serai pas contre la mise à disposition d'un temps additionnel...