lundi 22 juin 2026

OPEN BARRE !!

Vendredi 19 juin 2026

Participants : Etienne, Alary

TPST : 6h30  / Trou de la Barre, Trassanel

Depuis la grande première du 11/02/26 où nous pensions avoir presque tout vu, à l'exception d'une escalade sur une coulée et d'un trou à ouvrir au sol clairement identifiés, il ne restait plus qu'à lever la topographie pour replacer la cavité dans son contexte. Après quelques mois d'impossibilités calendaires et grâce à un alignement parfait d'évènements, nous parvenons avec Etienne à nous caler un moment pour lever la topographie. L'occasion pour moi d'engager sérieusement le pas sur la pratique du relevé topographique.

Nous nous retrouvons à 11h sous la stèle, Etienne arrive de Toulouse. Nous descendons en posant un regard curieux sur les pentes qui cernent la vallée de Pémol. Nous passons devant le trou dragon vert et trouvons la barre. On commence par un rappel général du processus et des bons réflexes à avoir quand on topographie avec un Disto X et Topodroid. Pendant que nos deux téléphones prennent le point GPS, nous prenons le repas, puis c'est parti ! J'enregistre les visées et dessine, Etienne devant choisit les points et découvre le trou. Nous commençons par l'annexe supérieure où Etienne visitera les recoins inaccessibles aux mortels.
Puis nous descendons le puits. C'est aussi l'occasion de prendre un passionnant cours de karstologie de terrain. Nous cheminons ainsi jusqu'au bout des bouts. De l'autre côté du ressaut du lasso nous avions rapidement sondé un trou, malheureusement encore trop étroit pour qu'Etienne puisse passer. Au plafond, deux cheminées que nous n'avions pas vues seraient à escalader. Elles s'ajoutent à l'escalade de la coulée de calcite qui surplombe le ressaut du lasso. En clair, il y a des zones d'ombre.

Les mesures au Disto sont terminées. Etienne passe devant et remonte avec des techniques de barbare, pendant que derrière j'affine le dessin. En haut du puits il en profite pour se faxer dans un merdier sans nom et sans suite évidente. Difficile de trancher entre un trop léger courant d'air et un mouvement de convection. Au pied de la première corde du trou, Etienne me demande si j'ai fouillé le tout petit amont de gauche. J'y ai effectivement jeté un coup d'œil en février dernier, sans rien y trouver d'engageant. Mais Etienne, parvenant à s'avancer davantage y détecta un net courant d'air ! Le chantier semble quand même difficilement attaquable sans outils, alors on remonte. Mais au détour de la coulée de l'entrée et parce que nous sommes dans un trou à la Mas, nous trouvons le minimum d'outils nécessaire pour tenter un truc... Etienne redescend donc, je termine mon dessin puis le rejoins. Je gratouille dans le laminoir juste au-dessus, c'est bouché. Entre temps, Etienne a fait de la place et miracle, il y a du vide au-dessus entre les blocs !
C'est ici que ça se passe...
On se relaie pour décaisser le sol et sortir des dalles de dimensions inconnues trainant juste au-dessus de nos têtes. Au bout d'une heure, Etienne tente de passer, c'est grand au-dessus. 18h20, il passe.
Et c'est par là que ça passe !
Debout tout excité il élargit le passage par l'autre côté, je le rejoins. Incroyable... Devant nous une magnifique galerie horizontale d'au moins 2,50m de large sur 1m de haut. Au loin c'est encore plus grand, l'air est là ! Le sol vierge de toutes traces de passage, les cailloux anguleux rangés par taille et cette voûte blanche bien chénalisée. Au bout de la galerie on recoupe un accident, la galerie se décale sur la gauche en restant presque dans l'axe et remonte. Un imposant réseau racinaire descend par une grande et vieille coulée provenant du plafond. Nous contournons l'obstacle et passons dans la salle suivante. En haut à gauche une galerie remontante, des racines l'empruntent. En face à l'horizontal, une belle galerie au sol argileux se profile. Et au loin, tout ce dont nous pouvons rêver.
La suite !
On s'arrête là, pressés par l'heure de la réunion du SCA qui nous attend et car certains méritent bien d'explorer tout cela avec nous. Avant de partir, on fait une photo et on lève rapidement la topo de cette nouvelle galerie. Quelle journée de fou !
Etienne aux commandes

Côte topo, le point bas est à -45m et le trou développe sur au moins 202m. Il me faut désormais travailler sur le dessin, j'ai beaucoup à apprendre là dessus ! En attendant, voici une petite animation de la 3D et une vue en coupe développée. La nouvelle galerie développe en direction du nord-ouest (330°), la faisant psuivant le flanc du pic du Pemol.
Volumes 3D
Vue en coupe développée avec quelques repère. Le point 18 est le sommet du ressaut du lasso.

samedi 20 juin 2026

17 ans plus tard, l'Aven de Costebelle (Missègre)

Jeudi 18 juin 2026

Participants : Kémo, Gilles, Alary

TPST : 5h45 / Aven de Costebelle (Missègre)

En prévision de cette sortie, je suis allé quelques jours avant, repérer l'entrée du trou et débroussailler les accès. Les coordonnées Grottocenter sont correctes. Cette journée de repérage spéléologique à vélo depuis Carcassonne est l'occasion de revoir aussi quelques autres trous : Trou mosquito (entrée obstruée ?), Aven de la Galine et Aven de l'Étable.

Le rendez-vous est donné à 9h30 à Missègre, avant de rejoindre l'une des seules places de parking en haut de la piste. Petite marche d'approche d'une quinzaine de minutes et nous voilà au trou. Lors du repérage, caché sous la mousse, le marquage rouge de l'entrée et vingt centimètres dessous, deux spits qui m'avaient paru bien rouillés. La fiche d'équipement ne les mentionne pas et indique une dev à la place. Finalement ces deux-là sont bons et avec Cabestan bien haut sur l'arbre, ça frotte seulement ponctuellement sur la terre et au moment de sortir. Cinq mètres dessous le premier monopoint, que l'on vient doubler en un temps record par un AF ! Le record à battre est de 15 minutes pour 10cm de roche... En effet notre perfo de compétition se révèle extrêmement capricieux ainsi que douloureux pour les oreilles et la patience. Après quelques instants de perçage il se débraye et le moteur tourne dans le vide, tentant parfois de raccrocher ou alors produisant un horrible bruit beaucoup trop fort semblable à celui de la fraise de détartrage du dentiste... La mèche restant coincée dans son trou plusieurs dizaines de fois. Pour remédier à cela il faut taper sur la machine, faire tourner le mandrin à la main, inverser le sens de rotation, ne pas appuyer trop fort, appuyer très fort... Bref, un rien le fait partir en vrille. Espérons ne pas avoir trop à l'utiliser.

Au pied du puits d'entrée nous croisons M. Crapaud, que nous saluons. Puis nous nous engageons dans les passages étroits. J'arrive devant un spit et un petit AN, associés à la tête du R7. C'est ok, mais la descente n'est pas bien large. Je descends un peu et Gilles placé au-dessus remarque un autre passage potentiel par une petite lucarne sur ma gauche. J'y jette un coup d'œil et trouve en plus d'un conduit plus spacieux, deux spits non mentionnés ! Elle est là la véritable tête du R7.
Vue vers le haut en tête du R7 par la lucarne
Malgré tout les deux points précédents sont nécessaires pour accéder au R7. J'équipe avec un peu de mal, j'ai peu de place. La tête du R5 est bien plus spacieuse. Encore un rétrécissement et nous arrivons sur un palier constituant l'accès au P38. Je prends les deux spits et pars à l'horizontal chercher le Y de la tête de puits. Les points sont deux mètres plus bas, je prends pied sur une margelle. La faille s'élargit, c'est confortable. En recentrant le nœud du Y on parvient à éviter un frottement au plafond qui se crée quand on atteint le frac du dessous.
Vue vers le haut du P38 depuis le large palier
On descend dans des goulottes et entre des pendants de plafonds parallèles à la faille, puis on prend pied sur un large palier. Alerte monopoint ! Mais il y a de quoi poser un AF. Gilles me rejoint et c'est reparti pour la douce mélodie... On commence à comprendre comment dompter la machine... En parallèle je remarque qu'il ne me reste qu'une seule plaquette, et que son boulon est foiré et risquerait d'endommager le spit. Gilles me file le rab restant, et se rend compte qu'une de ses plaquettes a perdu son boulon ! Heureusement il nous reste encore deux AS et du textile. À présent nous avons utilisé 4 spits de plus que la quantité mentionnée sur la fiche.
Mieux
La tirée suivante est courte, la fin se fait facilement en désescalade jusqu'au palier pour éviter un frottement. La main courante d'accès à la tête du P18 est là, on compte le matos qu'il nous reste. Je veux y mettre un AS mais sa vis ne mord pas. Le deuxième AS se pose sans souci. Gilles perce un AF en 12mm pour que je puisse garder la plaquette restante pour la tête de puits.
Frac au palier
Le départ du P18 est aérien. L'AS qui ne s'est pas posé la première fois ne se pose pas la seconde, sa vis est foirée ! Alors on entreprend un ultime AF des plus douloureux, qui n'aboutira jamais, le perfo ne perfore plus, il fait juste du bruit. Alors Gilles bricole un "faux frac", qui nous permet de descendre.
Faux frac
Le dernier équipement mentionne 1 AN à -10. Il y a effectivement deux grandes lames, mais équipé dessus n'évitera aucunement le frottement contre paroi sur la dernière tirée. On cherche d'autres options. Planter des spits bien dans l'axe de la suite serait envisageable, mais notre perfo est mort et on a plus de plaquettes. Alors Gilles trouve la solution en installant sa corde de 6mm reprise sur les deux lames. Certes c'est quand même en frottement. Mais elle ne les craint pas autant que la 8, et en faisant un petit effort, ça passe. 
   
Lames vie depuis le bas ; depuis le haut
Gilles passe alors devant et descend jusqu'au prochain palier. Pour accéder à la suite il faut se faxer dans un rétrécissement vertical glissant. Le bout de la corde restant est bien utile ici. Je suis tout de même contraint d'enlever le baudrier et d'aller chercher plus loin un léger élargissement, me tartinant au passage correctement. Et enfin nous accédons à la poche terminale, à -95. Pas de courant d'air net détecté. Il est 14h, l'heure du repas !
La cheminée remontante.
Après quoi on se remonte. Kémo gérant le déséquipement. Les quelques passages étroits dans le R5 et le R7 sont les plus pénibles avec les kits et le pantin qui ne coulisse pas. Nous retrouvons M. Crapaud et la surface pour 16h.
Dehors !


Fiche d'équipement à jour :
P 12
corde 55m ; 1 AN sur arbre, 2 S (ou 1 dév.) ↓ 5m, 1 S + 1 AF ↓ 5m
R 7
même corde ; 1 S + 1 AN (petit) ↓ 2m, 2 S (par une lucarne étroite) ↓ 5m
R 5
même corde ; 2 S (1 AF 12mm optionnel)  ↓ 5m

P 38               
corde minimum 90m ; 2 S → 4m ↓ 2m, 2 S (Y) ↓ 14, 2 S ↓ 15 , 1 S + 1 AF ↓ 7
P 18
même corde ; 2 S (1 AF 12mm optionnel) → 2m ↓ 2m, 2 S (Y) ↓ 10m, 2 AN (lames) ↓ 6m (gros frottement sur la dernière tirée, mériterait un meilleur frac plus bas au palier. Faire pendre le bout de la corde dans l'étroiture suivante est bien utile pour la remontée).

Dimanche 16 juin 2026

Grotte de Castelbouc IV

Participants :

 SCA : Odile Mene ; Lucile et Elise Bonal ; Roland Bennes ; Eleanor, Mickaël et Steve Nau ; Pascal Aymeric ; Véronique Rieussec;  Vincent Givord ; Leonie Shihora

AMES : Blandine Czerep

Spelecartes : Kyriann Jacobee ; Hubert Lochard ; Thérèse Sabadie


TPST : 5h

Nous sommes arrivés la veille et avons commencé par une belle descente en canoë sur le Tarn. Le parcours nous a permis de découvrir la cascade de Saint-Chély, le village de Hauterives puis Saint-Énimie, dans un cadre naturel remarquable.

Nous avons ensuite passé la nuit au camping de Castelbouc, idéalement situé à proximité immédiate de la grotte de Castelbouc IV.

Le lendemain, place à la spéléologie. Après une courte marche d’approche et un rappel des consignes de sécurité, nous avons exploré la cavité en franchissant étroitures, passages à quatre pattes et zones plus techniques. 

Point fort de la sortie : la grande salle des empreintes de dinosaures, datées du Bathonien (≈168 à 166 millions d’années), laissées par de grands herbivores de type sauropodes. Le fait que ces empreintes soient visibles au plafond rend le lieu particulièrement impressionnant et unique. 

Nous avons poursuivi l’exploration en partie avec l’aide de mains courantes jusqu’à la salle du siphon terminal, où le plus courageux a pu se jeter à l’eau pour marquer la fin du parcours.







Retour ensuite par le même itinéraire, tous ravis de cette belle journée.

Ce week-end a été riche en découvertes, en sensations et en convivialité, mêlant aventure, nature et émerveillement. Merci Odile pour l'organisation.

vendredi 19 juin 2026

Grotte de Castelbouc IV Lozère. Gorges du Tarn.



Mardi 16 juin 2026

Grotte de Castelbouc IV Lozère.

Participants : Kiryann, Vanessa, Simon et Odile

TPST : 4 heures

Seconde sortie à Castelbouc en deux jours pour faire découvrir cette incroyable cavité à Vanessa et Simon qui ont un peu pratiqué la spéléologie dans l'Aude.

Un groupe de la base de plein air de Sainte-Enimie est juste devant nous ; nous en profitons donc pour visiter la première salle avant d'attaquer les étroitures.

Nous croiserons d'ailleurs ce groupe dans la bonne humeur (il paraît qu'ils viennent de faire une grillade de tyrannosaures !!!).

Nous prenons le temps d'admirer les fossiles de coquillages, puis arrivons dans la grande salle des contre-empreintes de pas de dinosaures (NB : juste avant l'arrivée, j'ai loupé la montée et me suit essayée à la chatière de Steve !!!).

L’intérêt majeur de cette grotte réside dans la présence de remarquables contre-empreintes de pas de dinosaures (sauropodes) vieilles d'environ 165 millions d'années. Cette découverte constitue un véritable voyage dans le temps et fait de cette grotte de Castelbouc un site d'un intérêt scientifique et patrimonial. Observer ces traces fossilisées dans une cavité souterraine est une expérience rare qui illustre les liens étroits entre la géologie, la paléontologie et la spéléologie.

Au delà de cette richesse exceptionnelle, la sortie c'est poursuivie jusqu'au siphon.

Chacun a pu apprécier la diversité des autres salles, Kiryann c'est particulièrement intéressé aux animaux cavernicoles que nous avons découverts dans la salle de Minuit.

L'entraide et la bonne humeur du groupe ont contribué à faire de cette exploration familiale une expérience conviviale et enrichissante.



mardi 16 juin 2026

Gouffre des Indomptables

Dimanche 13 juin 2026

Participants : Samuel, Raphaël, Gilles, Andréa

TPST : 6h/Coume Ouarnède

Salle du Trou du Vent

Samuel et moi rejoignons dimanche matin, au parking de la Fontaine de l'Ours, Gilles et Raphaël qui ont fait le Sarrat Dech Méné la veille. 
Afin d'éviter la cohue de la transhumance nous arrivons tôt et ça tombe bien il faut dékiter du Sarrat et ré-enkiter pour les Indomptables!!
Un joli nom pour un gouffre, qui se laisse toutefois facilement dompter puisque c'est une grande classique de la Coume, mais une 1ère pour Sam sur ce massif mythique!
Sa découverte se fait en 1998 et à cette époque il est question de mettre en place des compétitions de spéléologie! oui, oui vous avez bien compris!! les découvreurs pour qui c'est une aberration donneront ce nom en témoignage de leurs désaccord.
Enfin revenons à nos moutons! transhumance oblige !!

Devant l'entrée

A 10h30 après une courte marche d'approche, on attaque la descente. 
Raphaël à l'équipement, Gilles à l'encadrement multifonctions, Sam à l'assaut de l'indomptable monstre et moi qui ferme la marche.
Après le passage du 1er ressaut, on s'attaque au P30. Des AF ont été fait à chaque frac, ce qui n'est pas pour faciliter la tache de Raphaël dans la recherche des spits. Les AF c'est très bien quand on a prévu assez de dyneema!!

R6 de l'entrée

P30

On enchaîne sur le 1er P22 et enfin sur le 2ème P22 où Gilles prendra le relais de Raphaël à l'équipement. 
Sam 9 ans et gras comme une sauterelle commence à refroidir!

Le 2ème P22

Quand on touche le fond, c'est l'heure du repas! le temps de tester les ponchos et de déguster le pâté et la saucisse du coin agrémentés d'une tisane bien chaude.
Le ventre plein, on repart direction la grande salle du Trou du Vent en bas à droite dans le pincement.
La plus belle de la Coume selon moi! 
On arrive par le haut et on crapahute dans un immense pierrier avant de rejoindre une 1er partie sablonneuse.


Immense miroir de faille qui fait toute la salle

Dans la descente du pierrier

Les garçons en haut de la salle

Sur le chemin on croisera quelques graines germées et dépigmentées, inconscientes qu'elles poussent à leur perte et puisant dans leur ultimes ressources avant de s'éteindre par manque de photosynthèse. 

Petite graine ne deviendra pas grande

Après avoir passé quelques blocs et descendu un nouveau pierrier bien glissant, on arrive dans la 2ème partie sablonneuse ou serpente un ruisselet à sec!
On passera devant l'arrivée du Mile et on poursuivra jusqu'au pertuis, tout au fond, pour aller jeter un œil au P22 (le puits Danielle) qui permet la traversée jusqu'à PDG par les puits du TDV.
Ca donne des envies à Sam qui aurait bien continué!
Mais il est l'heure de remonter à la surface.
Au retour, c'est l'occasion de faire de belles photos de cette immense salle. 
Tout le mérite revient à Gilles.



A la base des puits, Gilles passe devant pour précéder Sam et veiller aux bonnes pratiques de la remontée sur corde et du passage de frac. Moi en suivant et Raphaël au déséquipement. 
La remontée se fait bon train et Sam expérimente pour la 1ere fois le pantin, qui est vite adopté. 

Sam en haut du P22, le Pantin c'est trop bien!

Sam, le sourire aux lèvres à la sortie des Indomptables 

Sortie vers 17h et retour au parking pour une séance d'Apéro-dékitage !
Point de binouse ce jour là, on se contentera de Schweppes au bon gout de "fruit du Dragon" 😉!!! et de son assortiment de crackers à l'argile des Indomptables.




lundi 15 juin 2026

Gouffre du Sarrat Dech Méné

Samedi 13 juin 2026

Participants : Raphaël, Gilles

TPST : 9h / Gouffre du Sarrat Dech Méné (Coume Ouarnède)


Vendredi soir je récupère Raphaël à Carcassonne et nous prenons la direction du parking de la fontaine de l'ours pour y planter la tente. C'est le grand luxe, araignée de porc marinée, salade, une bouteille de blanc histoire de bien dormir !

Après le petit déjeuner et un repli du bivouac, nous prenons la direction du Sarrat Dech Méné.

Vallon de la Coume Auère

Le GPS nous aide bien, les hésitations n'auront pas été bien longues et à 9h20 nous arrivons devant le trou qui souffle très fort, il ne vaut mieux pas rester devant sous peine de pneumonie !

Entrée du Sarrat Dech Méné

Une banane, une part de gâteau (oui, on passe notre temps à bouffer) et à 9h45 nous voilà au frais.

Entrée joliment éclairée

On passe le ressaut de l'entrée en libre, puis j'équipe une main courante qui contourne un P8. On s'insinue entre les blocs et nous arrivons au sommet du P26. Je me mouille bien, la fameuse dév sur AN est plutôt fumeuse, ce puits mériterait un spit de plus pour faire un frac et un équipement hors crue digne de ce nom.

Le P26 et son goutte-à-goutte

Raphaël équipe le P6 et le P7 qui font suite et nous prenons pied dans la rivière.

Équipement du P6

Main courante d'accès au P10

Nous passons la tyrolienne en fixe puis j'équipe la main courante qui suit.

La suite est du crapahut dans la rivière, tantôt il faut faire des oppositions en hauteur pour éviter l'étroitesse du méandre, tantôt des opposions pour éviter des vasques, et parfois il faut passer très vite pour minimiser le temps de la douche...

Rideau d'eau sous lequel il faut passer


Vers 13h30 nous mangeons juste avant la E5 en fixe qui précède une longue main courante permettant d'équiper le P58 en hors crue. 
La grande verticale plein pot (environ 40/45 mètres) est précédé d'un grand pendule que je mets un certain temps à trouver !

L'ambiance est bien austère comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous. Je me pèle sévère, même en équipant.

Pied du P58 (et non 48 comme je dis dans la vidéo)

Il reste encore le P18 et un ressaut à descendre, une main courante à poser pour rejoindre les deux derniers jets de l'arrivée par le réseau Larrégola (équipement en fixe). 

À 15h40 nous prenons pied dans la salle du Camp.

Sur la photo ci-dessous, on voit la rivière du Sarrat qui se jette dans la salle du Camp, ainsi le canyon par lequel nous sommes arrivés. La corde en fixe qui pend sur la droite est l'arrivée par le réseau Larrégola (gouffre Odon par exemple).




À 16h nous remontons et verrons le jour vers 19h.

Le P58

Progression dans la rivière

Le retour à la voiture est rapide, nous installons le bivouac. Ce soir c'est cassoulet, petit salé aux lentilles, le tout arrosé d'un Madiran.
Le lendemain Andréa et son fils nous rejoignent pour visiter la salle du Trou du Vent par Indomptables (compte-rendu à venir).