mardi 16 juin 2026

Gouffre des Indomptables

Dimanche 13 juin 2026

Participants : Samuel, Raphaël, Gilles, Andréa

TPST : 6h/Coume Ouarnède

Salle du Trou du Vent

Samuel et moi rejoignons dimanche matin, au parking de la Fontaine de l'Ours, Gilles et Raphaël qui ont fait le Sarrat Dech Méné la veille. 
Afin d'éviter la cohue de la transhumance nous arrivons tôt et ça tombe bien il faut dékiter du Sarrat et ré-enkiter pour les Indomptables!!
Un joli nom pour un gouffre, qui se laisse toutefois facilement dompter puisque c'est une grande classique de la Coume, mais une 1ère pour Sam sur ce massif mythique!
Sa découverte se fait en 1998 et à cette époque il est question de mettre en place des compétitions de spéléologie! oui, oui vous avez bien compris!! les découvreurs pour qui c'est une aberration donneront ce nom en témoignage de leurs désaccord.
Enfin revenons à nos moutons! transhumance oblige !!

Devant l'entrée

A 10h30 après une courte marche d'approche, on attaque la descente. 
Raphaël à l'équipement, Gilles à l'encadrement multifonctions, Sam à l'assaut de l'indomptable monstre et moi qui ferme la marche.
Après le passage du 1er ressaut, on s'attaque au P30. Des AF ont été fait à chaque frac, ce qui n'est pas pour faciliter la tache de Raphaël dans la recherche des spits. Les AF c'est très bien quand on a prévu assez de dyneema!!

R6 de l'entrée

P30

On enchaîne sur le 1er P22 et enfin sur le 2ème P22 où Gilles prendra le relais de Raphaël à l'équipement. 
Sam 9 ans et gras comme une sauterelle commence à refroidir!

Le 2ème P22

Quand on touche le fond, c'est l'heure du repas! le temps de tester les ponchos et de déguster le pâté et la saucisse du coin agrémentés d'une tisane bien chaude.
Le ventre plein, on repart direction la grande salle du Trou du Vent en bas à droite dans le pincement.
La plus belle de la Coume selon moi! 
On arrive par le haut et on crapahute dans un immense pierrier avant de rejoindre une 1er partie sablonneuse.


Immense miroir de faille qui fait toute la salle

Dans la descente du pierrier

Les garçons en haut de la salle

Sur le chemin on croisera quelques graines germées et dépigmentées, inconscientes qu'elles poussent à leur perte et puisant dans leur ultimes ressources avant de s'éteindre par manque de photosynthèse. 

Petite graine ne deviendra pas grande

Après avoir passé quelques blocs et descendu un nouveau pierrier bien glissant, on arrive dans la 2ème partie sablonneuse ou serpente un ruisselet à sec!
On passera devant l'arrivée du Mile et on poursuivra jusqu'au pertuis, tout au fond, pour aller jeter un œil au P22 (le puits Danielle) qui permet la traversée jusqu'à PDG par les puits du TDV.
Ca donne des envies à Sam qui aurait bien continué!
Mais il est l'heure de remonter à la surface.
Au retour, c'est l'occasion de faire de belles photos de cette immense salle. 
Tout le mérite revient à Gilles.



A la base des puits, Gilles passe devant pour précéder Sam et veiller aux bonnes pratiques de la remontée sur corde et du passage de frac. Moi en suivant et Raphaël au déséquipement. 
La remontée se fait bon train et Sam expérimente pour la 1ere fois le pantin, qui est vite adopté. 

Sam en haut du P22, le Pantin c'est trop bien!

Sam, le sourire aux lèvres à la sortie des Indomptables 

Sortie vers 17h et retour au parking pour une séance d'Apéro-dékitage !
Point de binouse ce jour là, on se contentera de Schweppes au bon gout de "fruit du Dragon" 😉!!! et de son assortiment de crackers à l'argile des Indomptables.




lundi 15 juin 2026

Gouffre du Sarrat Dech Méné

Samedi 13 juin 2026

Participants : Raphaël, Gilles

TPST : 9h / Gouffre du Sarrat Dech Méné (Coume Ouarnède)


Vendredi soir je récupère Raphaël à Carcassonne et nous prenons la direction du parking de la fontaine de l'ours pour y planter la tente. C'est le grand luxe, araignée de porc marinée, salade, une bouteille de blanc histoire de bien dormir !

Après le petit déjeuner et un repli du bivouac, nous prenons la direction du Sarrat Dech Méné.

Vallon de la Coume Auère

Le GPS nous aide bien, les hésitations n'auront pas été bien longues et à 9h20 nous arrivons devant le trou qui souffle très fort, il ne vaut mieux pas rester devant sous peine de pneumonie !

Entrée du Sarrat Dech Méné

Une banane, une part de gâteau (oui, on passe notre temps à bouffer) et à 9h45 nous voilà au frais.

Entrée joliment éclairée

On passe le ressaut de l'entrée en libre, puis j'équipe une main courante qui contourne un P8. On s'insinue entre les blocs et nous arrivons au sommet du P26. Je me mouille bien, la fameuse dév sur AN est plutôt fumeuse, ce puits mériterait un spit de plus pour faire un frac et un équipement hors crue digne de ce nom.

Le P26 et son goutte-à-goutte

Raphaël équipe le P6 et le P7 qui font suite et nous prenons pied dans la rivière.

Équipement du P6

Main courante d'accès au P10

Nous passons la tyrolienne en fixe puis j'équipe la main courante qui suit.

La suite est du crapahut dans la rivière, tantôt il faut faire des oppositions en hauteur pour éviter l'étroitesse du méandre, tantôt des opposions pour éviter des vasques, et parfois il faut passer très vite pour minimiser le temps de la douche...

Rideau d'eau sous lequel il faut passer


Vers 13h30 nous mangeons juste avant la E5 en fixe qui précède une longue main courante permettant d'équiper le P58 en hors crue. 
La grande verticale plein pot (environ 40/45 mètres) est précédé d'un grand pendule que je mets un certain temps à trouver !

L'ambiance est bien austère comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous. Je me pèle sévère, même en équipant.

Pied du P58 (et non 48 comme je dis dans la vidéo)

Il reste encore le P18 et un ressaut à descendre, une main courante à poser pour rejoindre les deux derniers jets de l'arrivée par le réseau Larrégola (équipement en fixe). 

À 15h40 nous prenons pied dans la salle du Camp.

Sur la photo ci-dessous, on voit la rivière du Sarrat qui se jette dans la salle du Camp, ainsi le canyon par lequel nous sommes arrivés. La corde en fixe qui pend sur la droite est l'arrivée par le réseau Larrégola (gouffre Odon par exemple).




À 16h nous remontons et verrons le jour vers 19h.

Le P58

Progression dans la rivière

Le retour à la voiture est rapide, nous installons le bivouac. Ce soir c'est cassoulet, petit salé aux lentilles, le tout arrosé d'un Madiran.
Le lendemain Andréa et son fils nous rejoignent pour visiter la salle du Trou du Vent par Indomptables (compte-rendu à venir).

lundi 8 juin 2026

Magnifique rivière de la Coume Ferrat

Samedi 6 juin 2026

Participants : Gégé, Rémi, Yohann, Vincent (SSAPO), Andréa, Gilles

TPST : 14h / Gouffre de la Coume Ferrat (Balaguères, 09)


Pour se préparer au séjour en Cantabriques, Gégé de la SSAPO avait proposé de longue date de faire une sortie à la Coume Ferrat, un trou dont j'ai souvent entendu parler et peu documenté.
En résume, il débute par un gigantesque P204 et débouche sur une rivière d'une dizaine de kilomètres de long...

Nous nous retrouvons samedi à 8h à Saint-Girons et prenons la direction du bout du monde, le hameau de Balagué. Trois places de parking s'offrent à nous, il n'en fallait pas moins. Dernier conditionnement des affaires, nous nous enduisons de produit anti-tiques qui s'avèrera efficace par rapport à ceux qui n'en ont pas mis.

Départ

Le début de la marche d'approche consiste à remonter une piste d'environ 5 km jusqu'à la ferme de Pradas.  


Il nous faudra quasi autant de temps pour effectuer les 500 derniers mètres. Le chemin a disparu, nous nous frayons un passage entre les buis, les ronces, guidés vaguement au GPS et aux souvenirs de Gégé.
Enfin à 10h50 nous arrivons au trou !

Un peu de bazar

À 11h15 nous entrons dans le gouffre. Une belle galerie d'une trentaine de mètres conduit au sommet du P204, ça met directement dans l'ambiance !
Yohann équipe la main courante et le premier frac pour rejoindre l'équipement en place.


Départ P204

Ce P204 est énorme, d'une diamètre d'une trentaine de mètres une bonne partie du temps. Lors des explos dans les années 60/70 (au treuil + échelles), ils se sont rendus compte qu'en centrant bien la tête de puits, la verticale était absolue.
Heureusement pour nous, l'équipement sur cordes est fractionné, avec de beaux pendules.

Gégé et Yohan en contrebas, moi au frac.


Vers le bas du puits, la physionomie change, on traverse d'immenses remplissages très solides. Il y a même un frac sur là-dessus.

Frac posé sur du remplissage... solide !

En environ une heure nous sommes tous en bas du grand puits dans une zone fossile, très sèche. Nous franchissons ensuite deux escalades en fixe de 9 et 7 mètres, puis la "télévision". Le bruit de la rivière commence à se faire entendre. Nous arrivons au sommet du P24, d'où l'on peut choisir de remonter vers le siphon amont, ou alors d'aller vers l'aval en descendant ce puits, ce que nous faisons. 
Ça y est, la rivière est là, bruyante, la communication devient difficile, l'ambiance change. 

Encore trois petits puits et enfin nous nous mouillons les pieds.

Arrivée dans la rivière


Nous ressortons aussitôt de l'eau et empruntons un court passage fossile. Il est 13h40, c'est le moment de manger car après ça va redevenir humide.

On profite du calme et du sec

Encore un petit puits et nous voici à nouveau l'eau. 




Détail du sol



Enfin nous arrivons au P60 (ou P50 selon les topos). Une immense main courante aérienne nous permet d'être totalement hors crue. Nous dominons la rivière une cinquantaine de mètres au-dessus, le fracas de l'eau qui résonne, une légère brume, l'ambiance est fantastique. 😍

Début de la main courante



Enfin nous arrivons au sommet de la verticale et deux jets d'environ 25 mètres nous déposent au pied d'une magnifique cascade d'environ 15 mètres.




Un R4 fait suite, puis nous grimpons au sec au "vestiaire", à -440 m. 

Le R4

Comme son nom l'indique, il s'agit d'un endroit sec où nous enfilons nos néoprènes pour poursuivre dans la rivière.

Le vestiaire

À partir de là, la rivière devient quasiment horizontale, les obstacles sont peu nombreux. La progression y est nettement plus aquatiques et oblige à se mouiller. 
Pour ma part je suis un peu trop équipé, je me baque pour me refroidir. 



Refroidissement au premier siphon (qui se shunte)

Magnifique marmite suspendue




Nous arrivons au premier bivouac (il y en trois au total), que nous dépassons légèrement avant de faire demi-tour, vers 17h.

Grand luxe !


De retour au vestiaire, nous quittons la néoprène, puis reprenons des forces avant d'attaquer la remontée. Les réchauds sont appréciables, même si nous ne souffrons pas du froid.

Une dernière photo du R4 tant l'endroit est beau

La remontée début à 20h et s'achèvera à 1h15 pour le dernier (moi).

Ensuite nous repartons pour une heure de bartassage, nous ne trouvons pas davantage de chemin qu'à l'aller. Nous coupons à travers des prairies occupées par des vaches, et enfin atteignons la ferme de Pradas. Une quarantaine de minutes de marche nous amène aux alentours de 3h au parking. Vers 3h45, après une bière et des chips, Rémi, Gégé, Vincent et Yohann reprennent la route. 
Andréa et moi préférons faire une sieste sur place avant de repartir à 6h30 pour Toulouse.
Une journée bien remplie !