Samedi 12 avril 2026
Participants : Didier (Spéléo Canyon Airbus 31) ; Véronique (Spéléo Club de l’Aude) ; Axel, Blandine, Fabienne, Gaëlle, Martine, Raphaël (SCAL 34)
TPST : 6 h
Cavité : Roquebleue – commune de Corniou (34)
Sortie classique, mais toujours aussi saisissante.
Menée par Didier qui ouvre la marche. Sa lumière perce l’obscurité et guide les six membres du SCAL engagés dans cette exploration du réseau de Roquebleue, rendue possible grâce au SCMNE.
Après la descente des échelles et une courte zone de chaos, on débouche dans la galerie Fraisse.
Puis dans la galerie des schistes.
La progression se poursuit par une montée sur une paroi glissante avec utilisation de la pédale minimum. L’effort est récompensé par la découverte de sapins d’argile.
Plus loin, les regards se posent sur des figures naturelles fascinantes : un fantôme sculpté dans le calcaire rubané, une danseuse en aragonite, puis des cristallisations jaunes, enrichies en strontium, aux formes improbables.
Un passage plus étroit impose un court ramping pour accéder à la galerie de sable. Ici, le décor change radicalement : des concrétions de sable calcifiées — les gogottes — émergent du sol, tandis que les lampes révèlent un spectaculaire lapiaz inversé aux teintes de marbre bleu.
Pause bien méritée dans une salle surnommée le « salon de thé ».
L’exploration reprend en franchissant un carrefour stratégique, direction la galerie des volcans.
Ici, la vigilance est maximale : pour préserver ce milieu exceptionnel, changement d’équipement. Chaussures propres, combinaisons retirées — aucun compromis pour éviter toute souillure. Dans ce sanctuaire minéral, les concrétions explosent de diversité : aragonites en bouquets, en aiguilles, en étoiles… et en chemin, un cœur naturel se laisse admirer.
Retour au carrefour, puis cap sur une merveille incontournable : la « Zoubida ». Cet ensemble de stalactites excentriques défie les lois de la gravité. Une formation déroutante, presque irréelle, découverte en 1991 et baptisée en clin d’œil à la chanson de Vincent Lagaf’ sortie la même année.
Le retour s’amorce par la salle à manger, où Didier attire une dernière fois les faisceaux vers une silhouette étonnante : un tigre façonné par le calcaire rubané et les concrétions, surgissant de la roche.
Puis vient la remontée, progressive, vers la sortie. La lumière du jour réapparaît… mais chacun garde en mémoire ces paysages souterrains, uniques et fragiles.
Soyons honnêtes : compte rendu rédigé avec un petit coup de pouce de l’IA.
Cette grotte, est soumise à réglementation et inscription de 6 participants auprès du SCMNE https://scmne.blogspot.com/
Pour admirer :
https://ipvsmn.org/gs/handler/getmedia.ashx?moid=8260&dt=3&g=2















