jeudi 16 avril 2026

Le Cinquantenaire, c'est pour bientôt !

Mercredi 15 avril 2026

Participants : Aude, Daniel M., Daniel C., Alary

TPST : 3h / Grotte du Cinquantenaire

Jour deux de la réouverture du Cinquantenaire. À 10H tout le monde est sur le chantier pour la première étape, qui consiste à poser un pied droit de la paroi de gauche toute péteuse vers celle de droite moins péteuse. Test des possibilités, nettoyage des surfaces : il sera subhorizontal.
10h06
Une fois en place, c'est reparti pour décaisser le sol. On met tous ces matériaux dans des sacs plus ou moins gros pour reconstituer la paroi de gauche style fortification de campagne. Malgré tout, on reste sur nos gardes prêts à décamper au moindre pissou d'argile. Mais rien n'arrivera. Un bloc de grès d'une densité extraordinaire prendra au passage sa châtaigne. En même temps, Aude prospecte la surface et ces millions de milliards de dolines, ayant préalablement repéré des sites intéressants. À midi et demi, Aude nous retrouve pour le repas. Masdan prend le relais dessous.
12h35
Après quoi, Daniel et moi reprenons le chantier pour l'après-midi. Masdan ayant rejoint Aude dans sa prospection. On décaisse la pâte à pain (beaucoup trop grumeleuse d'ailleurs), on dessouche des pavasses, on remplit les sacs, on panique quand des trucs tombent d'on ne sait où, on mur la paroi de gauche... Et ce jusqu'à 15h, où le nouveau fond est constitué.
   
15h05 : nouveau fond ; fortification de la paroi de gauche
Un beau pavé dessouché trouvera place comme clé de voûte dans un trou qui sape toute la paroi de gauche et qui surplombe le vide suivant qui nous attend depuis 30 ans. Son placement délicat mettra en mouvement un petit empilement de blocs qui viendra se poser sur lui comme si tout avait été réfléchi comme ça... Impeccable ! Nous arrêtons de creuser car des blocs structurels nous bouchent la suite qui se verticalise presque sous nous. On sort le perfo pour possiblement trois trous. Avec les longueurs de paille que nous avons, je dois mettre la mèche de 40cm en entier. Le premier trou dans un moyen bloc en face le traverse. Tant pis, pas grave. Le second pris pas trop gourmand dans un pendant de blocs du plafond, je charge, elle se coince sans toucher le fond... 1,5cm de bourrage... on verra bien ! Le troisième encore moins gourmand car étant la semelle de la fameuse paroi de gauche. Je l'attaque de sorte à forcer un plan de fracturation vers l'espace de dégagement, je ne veux pas qu'il se fissure autrement. Je le charge, ça coince encore, je fais une rotation droite/gauche pour que la cartouche passe, la colle autour de la cartouche lâche, la paille se vide dans le trou et à moitié à coté... On récupère le bidule pour faire un machin et hop dans le trou, avec 1,5cm de bourrage... on verra bien !
Où est la ligne ? Elle pend ici mais n'est pas assez longue… Heureusement Masdan a une rallonge de 6 mètres dans son kit, faite de dizaines de bouts de 30cm de fil raboutés les uns après les autres... Merdu pour merdu, allons y avec ça ! On remonte chargé de désespoir, et on déclenche. OOf, une au moins est partie... En fusée ?? Non ! Celle du pendant de plafond a marché du tonnerre ! Celle toute foireuse cependant n'a pas bougée. Une belle lame s'est décrochée et bien des cailloux sont tombés plus bas en obstruant le conduit, on dégagera la prochaine fois. Un fin pourrait presque passer.
   
16h00 : vue horizontale dans la suite obstruée (impossible de se rendre compte de la taille des choses) 
C'est vraiment pas si mal comme fin de journée. La prochaine peut-être permettra de passer ? Retour aux voitures !

Quelques vidéos de Masdan sur le chantier et en prospection doline :

mercredi 15 avril 2026

Mission archéologique en Albanie

3 au 12 avril 2026

Massifs de Gajtan, Gur i zi et Kurriles, nord de l'Albanie

Participants : Cyrielle, Christelle, Agnès, Cédric, Pierre, Nicolas, Cyril, Laurent (+ Rudenç de l'université de Tirana, indispensable traducteur de l'albanais en anglais)

 

Sous l'égide du CNRS, nous avons intégré une mission de collaboration archéologique franco-albanaise avec l'université de Tirana et Shkodër dans le karst du nord de l'Albanie.

Une partie de la mission consistait à analyser et caractériser des restes de faune extraits lors d'une fouille de sauvetage réalisée il y a plus de 30 ans dans un site karstique du massif de Gajtan. Entre autres trouvailles, du rhinocéros, du macaque, de l'ours, ainsi que des suidés et cervidés. Et évidemment une suspicion de présence humaine à travers certains artéfacts lithiques.
Agnès, Pierre, Nico et Cyrielle se sont attelés dans leur spécialités respectives à reconstituer les pièces et à définir un cadre chronologique, évalué à environ 400 000 ans.

L'autre partie de la mission consistait en un diagnostic géomorpho/karsto du contexte du site, exploration des cavités du massif et bien sûr topographie, mais aussi de la prospection dans l'optique de découverte d'autres sites archéologiques ou paléontologiques.
Impossible de décrire ici les nombreuses actions menées, rencontres diverses et résultats obtenus durant le séjour, je me contenterai donc d'illustrations avec légendes, mais pour résumer, tout reste à faire dans ce pays magnifique resté totalement isolé du monde jusque dans les années 90.

Côté purement spéléo, nous avons été particulièrement impressionnés par l'isolement, l'immensité et le potentiel des montagnes au nord de Shkodër. Nous avons investi (en fait à peine effleuré) une vallée qui aboutit au niveau de la mer (en fait au niveau du lac d'eau douce de Shkodër, 1m d'altitude), mais qui serpente vers l'amont dans un canyon sur une bonne vingtaine de kilomètres jusqu'au sommet du massif, à pas moins de 2100 m d'altitude. Et c'est calcaire de haut en bas !
Nous avons été guidés par un autochtone de 69 ans qui carburait au raki (alcool local à 60°) à 9h du matin et semblait en première impression ne plus pouvoir se déplacer plus de quelques mètres sans tomber raide, en fait il courait comme une chèvre et semait tout le monde dans les sentiers de montagne...

Sur ce massif, la dernière piste s'arrête à 500 m d'altitude, ensuite c'est le no man's land, avec de nombreuses vallées sèches affluentes perchées1000 m au dessus, où il n'y a pas de point d'eau visible, des forêts puis du lapiaz partout avec pour donner un peu de piment des ours et des loups comme habitants permanents.
Tout ça pour dire que monter une expé d'altitude là haut ne serait pas de la tarte, d'autant qu'après une petite recherche sur le net sur les sites albanais de rando, spéléo, escalade ou trek, il est partout écrit : "personne n'est encore venu ici, page à compléter..."
Voilà pour l'ambiance, à méditer... 

 

Grotte inférieure de Gajtan (1)

Grotte inférieure de Gajtan (2)

Terminus grotte inférieure

Ossement d'ours pris dans la brèche

Humérus d'ours, sans doute plus, voire beaucoup plus de 300 000 ans

Topo...

Puits d'entrée, grotte intermédiaire de Gajtan

Gisement paléontologique en surface dans la brèche

Nouveau site à sonder découvert en prospection : la calcite et les spéléothèmes anciens recouvrent le sol sur 80 m², il s'agit du fond d'une ancienne grotte (paléokarst) avec sédiments piégés dessous

Autre vue du nouveau site, brèche et spéléothèmes (centre gauche de la photo) ont fossilisé les sédiments piégés dans l'ancienne grotte dont ne subsiste qu'une paroi et l'entrée colmatée

Prospection sur le plateau de Gajtan

Prospection sur le plateau voisin (Gur i zi)

Exploration dans une ancienne résurgence perchée en bordure du plateau de Gur i zi. Arrêt sur puits et beaucoup de chiroptères

Dernière trace d'habitation avant d'entrer dans le massif de Kurriles en arrière plan

Notre guide à gauche, explications en albanais depuis l'entrée d'une cavité...

Arrivée dans la vallée centrale du massif de Kurriles

 

Entrée de cavité

La rivière au fond du canyon


Grande grotte au fond du canyon, avec découverte d'artéfacts lithiques typiques de l'épigravetien (entre -10000 et -20000 ans)

Pont naturel, entrée d'une autre cavité du canyon

Retour à la civilisation, le pont ottoman


Shkodër et les montagnes en arrière plan

lundi 13 avril 2026

Roquebleue

Samedi 12 avril 2026

Participants : Didier (Spéléo Canyon Airbus 31) ; Véronique (Spéléo Club de l’Aude) ; Axel, Blandine, Fabienne, Gaëlle, Martine, Raphaël (SCAL 34)
TPST : 6 h
Cavité : Roquebleue – commune de Corniou (34)


Sortie classique, mais toujours aussi saisissante. 

Menée par Didier qui ouvre la marche. Sa lumière perce l’obscurité et guide les six membres du SCAL engagés dans cette exploration du réseau de Roquebleue, rendue possible grâce au SCMNE.

Après la descente des échelles et une courte zone de chaos, on débouche dans la galerie Fraisse.

Puis dans la galerie des schistes.

La progression se poursuit par une montée sur une paroi glissante avec utilisation de la pédale minimum. L’effort est récompensé par la découverte de sapins d’argile.

Plus loin, les regards se posent sur des figures naturelles fascinantes : un fantôme sculpté dans le calcaire rubané, une danseuse en aragonite, puis des cristallisations jaunes, enrichies en strontium, aux formes improbables.

Un passage plus étroit impose un court ramping pour accéder à la galerie de sable. Ici, le décor change radicalement : des concrétions de sable calcifiées — les gogottes — émergent du sol, tandis que les lampes révèlent un spectaculaire lapiaz inversé aux teintes de marbre bleu.

Pause bien méritée dans une salle surnommée le « salon de thé ». 

L’exploration reprend en franchissant un carrefour stratégique, direction la galerie des volcans. 

Ici, la vigilance est maximale : pour préserver ce milieu exceptionnel, changement d’équipement. Chaussures propres, combinaisons retirées — aucun compromis pour éviter toute souillure. Dans ce sanctuaire minéral, les concrétions explosent de diversité : aragonites en bouquets, en aiguilles, en étoiles… et en chemin, un cœur naturel se laisse admirer.

Retour au carrefour, puis cap sur une merveille incontournable : la « Zoubida ». Cet ensemble de stalactites excentriques défie les lois de la gravité. Une formation déroutante, presque irréelle, découverte en 1991 et baptisée en clin d’œil à la chanson de Vincent Lagaf’ sortie la même année.

Le retour s’amorce par la salle à manger, où Didier attire une dernière fois les faisceaux vers une silhouette étonnante : un tigre façonné par le calcaire rubané et les concrétions, surgissant de la roche.

Puis vient la remontée, progressive, vers la sortie. La lumière du jour réapparaît… mais chacun garde en mémoire ces paysages souterrains, uniques et fragiles.

Soyons honnêtes : compte rendu rédigé avec un petit coup de pouce de l’IA.

Cette grotte, est soumise à réglementation et inscription de 6 participants auprès du SCMNE  https://scmne.blogspot.com/

Pour admirer :

https://www.philippe-crochet.com/galerie/cavites-remarquables-francaises/details/315/grotte-de-roquebleue-herault

https://ipvsmn.org/gs/handler/getmedia.ashx?moid=8260&dt=3&g=2










jeudi 9 avril 2026

Bambi aquatique

Dimanche 5 avril 2026

Participants : Gégé (SSAPO), Andréa, Gilles

TPST : 14h / Gouffre du Bambi, massif de la Coume Ouarnède (Haute-Garonne)

De retour au gouffre du Bambi où avec Andréa nous avions essuyé un but en août car nous n'avions pas trouvé l'équipement du P28 !

Après le traditionnel café à Arbas (sans la goutte cette fois), nous groupons les affaires dans la voiture d'Andréa et prenons la direction du parking de Pène Blanque.
La marche d'approche se déroule bien mieux que la fois dernière grâce à Gégé qui connaît la direction principale sans avoir la tête sur la trace GPS. 

Marche d'approche coumesque

Le trou est retrouvé sans difficulté et à 11h tapantes nous attaquons la descente.

On patauge rapidement dans la gadoue, le ton est donné.

Début de l'équipement

Les puits sont toujours aussi beau, dans une ambiance claire.




La zone des puits passée, Bambi devient très aquatique avec des biefs bien remplis.




Nous parvenons au sommet du P28. Cette fois avec les indications de Sylvestre Andréa trouve le premier frac. Il est sur deux AF difficiles à atteindre, le mondmilch rend le pendule délicat.

La suite de l'équipement est tout aussi aérien, il faut de la pointe des pieds atteindre le sommet d'un rappel guidé.

Le rappel guidé du P28 (photo à la montée)

C'est beau, c'est plein d'eau, il faut faire preuve d'un peu de force et de technique pour éviter la baignade. L'équipement est minimaliste, c'est celui de la première



Une bassine de mondmilch pas commode à éviter

Le dernier puits (P16) est très beau aussi.

Départ du P16

Dans le P16

Arrivé en bas, nous quittons l'actif et rentrons dans le fossile, dans un décor beaucoup plus classique pour la Coume. Nous passerons 1h30 à chercher la suite et malgré les indications précises nous ne trouverons pas le passage clé. Nous étions à quelques centaines de mètres de la jonction avec le réseau Bermochoi dans Pène Blanque, on a quand même vu l'essentiel du Bambi.

À 20h15 après un léger repas, nous prenons la direction de l'extérieur que nous atteindrons à 0h50. Retour à la voiture une heure plus tard, et à arrivée à Toulouse à 6h du matin après une sieste de 2 heures sur l'autoroute. Une bonne journée !

samedi 4 avril 2026

Le cinquantenaire retrouve son souffle !

Vendredi 3 avril 2026

Participants : Daniel M., Daniel C., Alary

TPST : 3h30  / Grotte du Cinquantenaire / Caunha de Milhés ; TPES : 2h

Suite à la sortie précédente de prospection sur le secteur et dans ces mêmes trous, nous revoilà pour tenter de rouvrir le Cinquantenaire. Arrivés un peu après 11h, nous cheminons en suivant le chemin du bûcheron local jusqu'à l'aven de Jon, que l'on a tendance à prononcer à l'américaine, probablement car orthographié "John" sur la carte IGN... Qui a raison ? De ce point, nous remontons la combe en nous éloignant les uns des autres, tentant avec peine de nous repérer par rapport au pointage du trou via le téléphone de Daniel. Correctement séparés, je tombe sur les rubalises posées la fois dernière. Daniel me joint au téléphone pour que nous puissions nous localiser. Je remonte les rubalises et après quelques détours, je tombe sur ce que nous cherchions. Les 2D me retrouvent rapidement, et nous descendons dans le trou. Le chantier est localisé dans une petite salle après un ressaut de 3 ou 4 mètres juste sous l'entrée, à environ -10 m. Le flanc gauche est un amas de blocs vraiment moches, et à droite, deux énormes dalles font office de voûte. Le courant d'air est localisé dans un passage étroit, situé au-delà des blocs qui soutiennent le flanc gauche, impossible d'y travailler. Alors on prend un peu de distance, et attaquons le sol, en basant notre motivation sur de vieux souvenirs de Masdan.
Début de la désobstruction
Les sacs à Masdan sont de sortie. Ils serviront à remonter les matériaux et à monter un petit escalier de sacs pour faciliter la remontée. Au bout d'un moment, un gros bloc apparait sous nous dans le sol. Nous dégageons autour et commençons à trouver quelques vides ici et là, mais ce bloc gêne. Alors comme nous n'avons que ça, c'est parti pour jouer du burin et de la massette. Heureusement ce bloc gréseux est "mou" et présente quelques faiblesses justement exploitées. Une fois réduit en poussière, nous réattaquons le front et finissons par percer sous la voûte un petit vide qui se met immédiatement à souffler. Nous tenons notre passage ! On en profite avec Daniel pour remonter manger au soleil.
Chantier à la mi-journée
Après le repas, Daniel retrouve Masdan. Moi je reste dehors pour récupérer les rubalises afin de pouvoir les réemployer pour le nouveau chemin d'accès qui relie le Jon au Cinquantenaire. À mon retour, je retrouve les 2D qui ont fait place nette là-dessous, la suite est ouverte ! Mais difficile d'aller plus loin, il faudra tirer et sécuriser le flanc gauche avec un appareil dentaire pour éviter que ces gros chicots ne bougent.
La suite est ouverte !
Alors on se ressort, on taille des marches pour toucher le fond de la doline sans se ramasser, puis Masdan attaque le débroussaillage du nouveau chemin pendant qu'avec Daniel nous filons rapidement au Caunha de Milhés. D'après la carte IGN, plus à l'ouest en direction du Serre de Cathala, se situe un autre trou nommé "Caouno de John". Belle grande salle, avec des valises de déchets et de ferraille ici et là. On pourrait faire une petite dépollution ? On fait vite le tour. L'eau s'y est engouffrée franchement jusqu'au point bas entre les blocs, que je tente de visiter mais bute rapidement sur des passages bien trop étroits dans la trémie ventilée. On pourrait là aussi rectifier la descente sans trop de difficultés, car toute verticale jusqu'à ce point.

On retrouve Masdan et poursuivons ensemble le nettoyage des accès en dégageant le bartasse et en plaçant pile au bon nombre nos rubalises jusqu'au Jon.

La vidéo compte rendu de Daniel : 



jeudi 2 avril 2026

Grandes Canalettes à Villefranche de Conflents 66

Dimanche 29 février 2026

Participants : Félix ; Dom ; Vincent ; Pascal ; Odile ; Manu ; Jean-Michel ; Véro (SCA) ; Fabienne (SCAL) ; nos guides Michel, Lisa, Alain et Jean (PO)
TPST : 6 h

Sous l’impulsion de Félix, l’aventure commence au cœur des Grottes des Canalettes, où la pierre murmure des histoires millénaires.

Guidés par Michel, Lisa, Alain et Jean, nous pénétrons dans un monde souterrain presque irréel. Dans la galerie d’Angkor, les premières concrétions surgissent telles des sculptures oubliées. Puis la grande galerie s’ouvre à nous, vaste et silencieuse, avant de nous mener à la salle du campement.

Plus loin, la grotte se fait plus secrète. Dans l’ombre, la salle du Lion veille, tandis que les aragonites déploient leurs formes délicates et cristallines, fragiles comme du givre figé.

Nous avançons, émerveillés, jusqu’à cette salle scintillante où la roche devient véritable œuvre d’art façonnée par la nature. 

À plusieurs reprises, Lisa attire notre regard sur d’étonnantes paréidolies : un bébé cigogne, une cigogne adolescente, un délicat « doigt de Michel-Ange » semblant émerger de la roche. 

Autant d’images fugaces qui font naître l’imaginaire au cœur de ce décor minéral.

Le retour, par la salle du Grand Canyon et les salles aux noms évocateurs : 

Momie, Foscor, Amour, Cataclysme 

prolonge cette impression de voyage hors du temps. 

Nous passons entre la Tour de Pise et la Pieuvre, avant le final son et lumière dans la salle d’Angkor de la partie touristique.

Dans cette cavité à la température étonnamment chaude, riche en aragonite et en calcite aux multiples couleurs, nous ressortons avec le sentiment d’avoir traversé un rêve façonné par la nature.

Un grand merci à nos accompagnateurs spéléo ainsi qu’à toute l’équipe des grottes des grandes Canalettes pour leur accueil chaleureux. https://www.grottescanalettes.com/


                                                    Vidéo Alain des PO