Participants : Charlie, Alary
TPST : 10h30 / Réseau Vieux Lion - Chandelier, Plateau de Sault
Aujourd'hui, les objectifs sont multiples et flexibles. L'idée principale est d'ouvrir un passage étroit dans le méandre sous-jacent à la salle des disques intriqués, où un élargissement quelques mètres dessous avait été entrevu le 30 avril 2023 ou le 20 mai 2023. Aller dans le fossile supérieur est aussi l'occasion de voir le matériel qui y est stocké. En fonction des résultats de cette première idée, nous pourrons nous rabattre sur quelques escalades dans le Réseau I. Niveau matos nous descendons avec de quoi répondre aux deux situations, sauf pour la corde d'escalade (une doit traîner quelque part sous terre...) et la mèche courte en 8mm (nous en avons plus...). Une fois la théorie posée, place à la pratique...
Départ à 5h pour Charlie depuis l'Hérault qui me retrouve à Carcassonne à 6h15 pour ensuite rejoindre le trou que nous atteindrons à 7h40. À 8h04 nous entamons la descente par le VL et quinze minutes plus tard, nous traversons la tyrolienne pour rejoindre le fossile. Première surprise, il y a du matos qui moisit juste ici. Nous posons nos kits et filons en vitesse sortir les cordes et sangles stagnantes du boyau du vent. D'ailleurs sur le chemin, juste après le R4 et avant le R5, une lucarne au sol donne dans un puits remontant équipé d'une corde.
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| Non topo ? Que dit ce supérieur ? |
L'aller/retour dans le boyau est rapide. Ce dernier est très faiblement ventilé. Il faut prendre en compte que la porte du Chandelier est fermée... Nous ramenons à la tyrolienne 4 ou 5 cordes dont une d'escalade. Il est 8h54 et nous rejoignons le véritable stock matos dans la salle (station 313PT / 314PT), qui se révèle bien conséquent (certains vont être très contents) ! Nos kits bien chargés auront du mal à trimballer tout ça... Nous prenons deux ratailles et partons pour le méandre. Chaque obstacle franchi me fait me souvenir du suivant. Arrivée devant le méandre. Juste avant celui-ci, une corde permet de monter dans la salle des disques. Nous passons le premier rétrécissement. Puis un second, plus sévère, qui laisse entrevoir un trou au sol descendant de 4m environ avec du plus grand en bas. Mais pas certains de pouvoir passer celui-ci, alors Charlie s'engage en premier, ce qui permet de mieux me placer. Nous pensons avoir localisé le chantier, mais pour en être certains, nous remontons le méandre jusqu'à déboucher dans la salle. Du coup, nous faisons la petite boucle, qui révèlera une bien triste nouvelle : le grand cierge au centre de la salle a été cassé, les bouts rassemblés en un petit tas juste à côté...
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| Photo du 30/04/2023 ; photo du 20/09/2023 |
Nous y récupérons encore des cordes et sangles posées là. Ce qui était équipé l'est toujours. Retour au chantier, Charlie s'en va percer pendant que j'aménage les deux passages étroits. Il est 9h50. Plusieurs salves toutes fructueuses seront nécessaires pour créer un "espace de vie" permettant de descendre. Entre-temps, les gênances des deux rétrécissements sont réduites au minimum uniquement avec des techniques datant de l'Âge du cuivre.
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| Avant ; après |
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| Voici "l'espace de vie" |
Deux petites rectifications viendront tacler un bloc, le rendant instable. Ne pouvant le remonter et ne sachant trop sa taille, nous luttons pour le faire partir vers le bas. Bien sûr, il ne passe pas et s'oriente de la meilleure des manières en venant obturer à la perfection notre trou... Encore quelques salves et enfin le trou devient pénétrable. On note durant toute l'opération une circulation d'air légère mais perceptible venant du bas. À 13h, Charlie fait tomber la dernière pierre (remake d'Etienne dans l'inférieur du Corbeau...).
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| Descente contre le plan de faille |
En bas, une petite pièce permet d'observer le jeu de la faille à l'origine de ce rejet (4 à 5m) venu couper verticalement le méandre. La suite cependant, engage peu. La base du méandre est quasi horizontale et il mesure au minimum environ 70cm de haut pour 20 de large. La seule chose motivante réside dans ce léger courant d'air venu de l'inconnu.
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| La suite du méandre |
La suite n'est peut-être pas si inintéressante, mais demandera pas mal d'efforts, surtout en ce qui concerne le volume de stockage. Il est 13h15, nous remontons manger. Une fois tout le matériel remballé, direction la tyrolienne. Je réaliserai une belle opposition au plafond d'une salle (station E12), se terminant sur un colmatage complet de la diaclase. J'ai posé un petit cairn visible depuis le bas. On se trimballe déjà quelques cordes argileuses qui ne rentrent pas dans les kits, mais le pire reste à venir... Au stock matos, je rassemble tout et bourre mon kit avec toute la ferraille. Les sangles serviront à accrocher les poupées de cordes entre elles pour les porter à la main. Il n'y a normalement plus rien ici.
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| Écroulés sous leur poids ! |
Nous avons dû en récupérer une dizaine, heureusement le chemin à parcourir avec tout ça n'est pas bien long. À la tyrolienne, nous déposons tout. La quincaillerie est entreposée dans un bidon étanche. Tout le zicral est visiblement altéré. Seuls les gobelets en plastique (Félix ?) semblent être aussi durables que l'inox...
Il est 14h30. Parfait pour aller faire la traversée ? L'idée c'est surtout de rejoindre le Réseau I pour fouiller, repérer des escalades et éliminer des doutes. Nous n'emportons donc aucun matos, tout ce que nous avons rassemblé reste là. Mais c'est déjà une bonne chose de faite et je me dis que si on a le temps une fois de retour à la voiture, je redescendrai rapidement blinder un kit de matos pour remonter ce que je peux... On verra bien... Mais en attendant, je ne suis pas léger pour autant, car je leste encore mon enclume pour alléger Charlie (c'est qu'il travaille beaucoup !). Puis va pour la traversée.
Passage devant le boyau du vent, qui souffle désormais. Rapide coup d'œil à l'affluent non topo précédent le siphon de sable (qui s'appelle en fait le "siphon fossile"...), arrêt devant une voûte basse largement passable, non ventilée dans nos conditions. Descente éclair au siphon fossile, toujours en eau. Rapide coup d'œil également à l'affluent non topo de Lavelanou. Petit détail cependant, un des deux amarrages de la corde qui descend est manquant et le mousqueton de l'autre point est altéré. Le trou souffleur (station 158) fait toujours du bruit.
Petite pause après être descendu du gour perché, où en rive gauche un chenal de voûte montre de curieuses zones d'ombres. L'escalade semble possible malgré le dépilement de la roche et son apparence d'escalier inversé. Je commence en traversée en remontant de deux mètres avec la corde du P7. Dans une fissure peu accessible et à un bon mètre de là, ma main détecte un mousqueton CT, signé SCA...?? Ensuite c'est relativement simple, mais je prends de la hauteur en atteignant un balcon légèrement déclive. Les deux mètres qui arrivent s'avéreront traîtres et particulièrement exposés. Deux prises de bonne taille casseront, mais je parviendrai à monter. Et tout en haut enfin, j'ai vu dans les zones d'ombre : il n'y a aBsoLuMENT RIEN. Maintenant c'est désescalade. Concentration maximale. Une prise lâchera tout de même... Retour au sol avec une certitude : c'est l'escalade la plus exposée que j'ai jamais faite, le curseur limite a été poussé un peu trop loin. Je ne retenterai pas.
Nous arrivons au R4 / P6 (suivi de la "Fleur") et surprise, nouvelle étrangeté, un point en sangle sur AN est au sol et la corde du puits à son nœud de bout de corde remonté à hauteur de déviation...
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| Hmmmm |
On repose la sangle là où elle était et Charlie remarque qu'elle a tendance à vouloir glisser si l'on n'est pas bien positionné dessous. Et même comme ça, c'est limite. Un autre gros AN plus loin fera très bien le travail, mais je descends avant voir s'il y a suffisamment de corde. C'est ok. Alors comment on en arrive là ? En ayant observé le placement des autres cordes le long de la traversée, je penche davantage pour une traversée descendante (comme nous). La personne, dernière de son groupe, s'installe en mode descente. Si elle est un peu grande (facteur aggravant), la sangle remonte légèrement sur son AN et en descendant le plan incliné, s'il y a quelques mouvements, la sangle finit par sauter. Déséquilibrée au-dessus du vide, la personne termine brusquement sa descente sans avoir pu passer la déviation. Et une fois en bas, il était peut-être trop difficile de faire redescendre la corde par le mousqueton de la dev. Puis remonter, sachant que ça frotte et qu'un point n'est plus en place, ne devait pas être très encourageant. Donc on laisse comme ça... Conclusion : faudra y regarder au moment de rééquiper la traversée.
Ensuite nous cheminerons toujours en levant les yeux et en faisant quelques silences, grimpant de temps en temps ici et là. Nous nous arrêtons au trou d'air de la Galerie de l'hoverboard, il ne souffle pas (rappel : porte du Chandelier fermée). Après la Boîte aux lettres, je grimpe la grande coulée jusqu'en haut. Etienne l'avait déjà vu. Je ne trouverai rien de neuf. Peu avant d'arriver à la désob du 15/09/2026, nous trouvons la boîte à piles de Laurent, que nous ressortons. Un échange standard devra avoir lieu. Le Verrou sonore fait toujours du bruit, mais c'est à peine perceptible. En haut on l'entend bien sûr mieux, mais il y a moins d'air qui en sort. Nous passons la soufflerie, elle aussi en sous-régime, et atteignons la base de l'escalade que je souhaitais faire. Mais sans s'en être rendu compte, nous sommes partis du stock matos sans emporter de corde d'escalade. Puis nous n'avons que des grandes mèches pour le perfo... Et en plus il est 17h40 et Charlie a encore 3h de route pour rentrer chez lui et être dans les temps pour son avion le lendemain matin... Et par-dessus tout, c'est son anniversaire ! Alors on se ravise, préférant sortir plus tôt pour au passage laver le matériel. En bref, pas d'escalade, pas de matos remonté. Mais à la place, je cours au boyau de la murène pour en atteindre le fond. Je galère quelques instants dans l'étroit laminoir remontant de deux mètres de long, mais finis par passer.
Un rétrécissement ponctuel défend la suite qui bifurque sur la droite. Pas d'air, pas de résonance, demi-tour. À 18h10, nous sommes à la base des puits du Chandelier et vingt minutes plus tard, la porte s'ouvre, amorçant la turbine. Promenade aux vêpres pour retrouver la voiture et sa petite tarte à la framboise, réconfort pour mes épaules meurtries.
Nous nous arrêtons au passage à niveau du Blau pour nettoyer le matériel. En même temps, Denis au téléphone nous partage quelques recoins qui mériteraient sans doute un peu d'attention. Notamment un, issu de la série "aval du sable" (ep1 ; ep2 ; ep3), où à la fin du troisième et dernier épisode, peu avant le siphon de sable (le vrai), sous des blocs, un bel écho revenu de plus bas leur était parvenu. Depuis le 20/11/2022, qui a remis les pieds là-bas ? Il faut retourner voir ! Et la trémie suspendue qui fait suite aux conduites forcées ensablées, pas de ventilation ? Pas attaquable ?
Il reste à faire...











