jeudi 27 août 2026

P105 en première à la Coume Ouarnède

Mercredi 26 août 2026

Participants : Laurent A., Benoît (SSAPO), Andréa, Gilles

TPST : 10h / Gouffre Bernard (Coume Ouarnède)


Le gouffre Bernard est une classique de la Coume Ouarnède permettant de rejoindre les galeries Michel Juhle au niveau du méandre de 5 Hippies. 
Cependant il existe une branche moins classique explorée en 1984 et qui conduit au sommet d'un P100 et deux P130 (dixit la topo) retombant dans la salle des effondrements du réseau Michel Juhle, les puits Christine, Hélène et Marie-Louise respectivement, ce dernier n'ayant pas été descendu par les explorateurs (voir récit sur le site de la Coume) car copieusement arrosé et à l'issue connue. 
Selon Sylvestre, personne à sa connaissance n'a descendu ce P130, il faut dire que sans la topo qu'il a entreprise en 2021 du réseau, le sommet de ce puits est difficilement trouvable.

Il n'en fallait pas moins pour me motiver à entreprendre cette descente !

Le plus grand puits connu est le P134 du gouffre Blagnac, peut-être allait-on dépasser cette hauteur vu que "P130" n'est qu'une estimation des explorateurs ?

Rendez-vous au café d'Arbas à 8h30, puis direction le parking de la fontaine de l'Ours, envahi par des spéléos barcelonnais venus découvrir le coin. 

Nous partons avec deux kits de corde, l'un pour les puits jusqu'au sommet du P130 et l'autre avec 175 mètres de corde pour ledit Marie-Louise. Dans un troisième kit, un perfo, plein de Dyneema, une trousse à spits, 9 Pulse, deux ratailles et enfin un quatrième kit avec de la bouffe.

Andréa équipe le P27 de l'entrée, c'est le baptême du feu pour Laurent et Benoît sur la 6 mm. Lorsque Benoît arrive au dernier frac, une des plaquettes a sauté du spit. Il la revisse, tire de toutes ses forces dessus, il ne bouge pas. Probablement avait-il était mal vissé au départ.

Andréa et moi passons ensuite l'étroiture BSD (Bugat Se Décarcasse) pour arriver au sommet du P14. Benoît parvient très difficilement à la passer, il préfère faire demi-tour craignant d'autres étroitures. Un trou de la Coume resté dans son jus... 
Pendant ce temps-là, Andréa a équipé le P15 suivant qui démarre juste après une étroiture en baïonnette où je sens que la longueur de mon fémur n'est pas loin d'être un facteur sélectif. 

Le P15 après l'étroiture en baïonnette

Au bas de ce puits, nous quittons la classique en prenant le méandre à droite (plus engageant d'ailleurs que le petit boyau désobstrué à gauche). Nous descendons un P6, puis un P8 au bas duquel nous ne trouvons pas la suite. On remonte le P8 et l'on trouve le passage en vire conduisant à la suite. 

Passage en vire au-dessus du P8

Encore un P11 à équiper (le puits des Papys déchaînés), un R4, et enfin un passage bas pas du tout intuitif (merci la topo) nous amène au sommet du puits Hélène que nous contournons et enfin quelques mètres plus loin le sommet du gigantesque Marie-Louise.

On est sur une large margelle, le puits fait une quinzaine de mètres de diamètre avec une partie remontante d'une trentaine de mètres, un goutte-à-goutte se déverse dans le puits, sacrée ambiance. 

C'est là qu'il faut aller ??? 😲


Le repas est vite avalé, je commence à ressentir un peu de stress, la zone est toute cassée, les AN sont pourris, le caillou ne m'inspire pas car on était dans la dolomie jusqu'à peu.

Finalement on parvient à faire le tour de deux gros AN, cela me permet de m'approcher un peu plus du bord pour voir à quoi ressemble le monstre.

Départ de la main courante

Je finis par repérer une ligne qui m'inspire et finalement le caillou sonne bien sous les coups de marteaux. Je fais deux AF pour le changement de direction de ma main courante et me met dans le vide. J'ai en face de moi du beau caillou, c'est le moment de placer le premier Pulse. Je perce à une profondeur qui me semble suffisante, et lorsque je me saisis du Pulse je constate que j'ai percé bien trop profond. Ils sont si courts que ça ces machins ? Ils ont rétréci ?? Bon, il parait que ça tient, tout le monde s'en sert, ça devrait bien tenir aujourd'hui. Lorsque je le verrouille, il tourne avec la bague, ce n'est pas très rassurant. Je recommence en y mettant du poids pour l'empêcher de tourner, il reste à l'horizontal comme préconisé pour un déséquipement aisé. OK... bon alors je me longe dessus tout en gardant la poignée chaussée assez tendue au cas où... Ça a l'air de tenir ! Je perce un trou pour le deuxième, pose mon frac, installe le descendeur... maintenant faut y aller et faire confiance à la roche et au matériel.

Tête de puits : deux AF

Frac n°1 : deux Pulse


Le plus dur est fait, se mettre dans le vide.

C'est parti !

En route pour l'aventure !

Au bout d'une dizaine de mètres où la corde est proche de la paroi, je tombe sur une belle opportunité de mettre la corde davantage dans le vide et de pouvoir descendre quelques dizaines de mètres sans soucis.

Frac n°2 : AN + Pulse

La descente se poursuit, je choisis de me décaler pour éviter les chutes de pierre sur le coin de la figure et parce que la roche a l'air bien massive.
J'ai la possibilité de faire deux AF qui, si je n'étais pas pendu sur ma nouille en 6 mm qui ne tolère pas les chocs avec pas loin de 100 mètres sous les fesses, m'auraient parus bien mastocs, mais finalement je me rabats sur un AF et un Pulse.

Frac n°3 : AF + Pulse

Frac n°3 vu du dessous

Pendant ce temps-là, Andréa et Laurent ont sorti leur meilleur poncho et refont le monde sur la margelle. De temps en temps on me demande d'éclairer en bas, histoire de faire quelques photos !

Vue depuis la margelle

La descente se poursuit, 25 mètres ont dû s'écouler et je ne vais pas tarder à être loin de la paroi, alors je fractionne à nouveau, les pieds dans le vide. 
Cette fois, je fais tout sur AF, et c'est le moment de changer ma corde 75 mètres par celle de 95 mètres. 

Frac n°4 : 2 AF et rabout

Je descends une douzaine de mètres relativement proche de la paroi puis subitement la celle-ci s'arrête et je me retrouve au plafond d'une gigantesque salle avec un fond qui paraît encore extrêmement loin mais qui est accessible en un seul jet. 
Moi qui ne suis pas à l'aise avec le fil d'araignée, je ne vois pas descendre tout ça ! C'est totalement idiot, mais à ce moment-là je me rappelle que les AF du dessus ne sont pas très gros... Sur ma gauche je constate qu'une descente contre paroi est possible, je devrais pouvoir la regagner par un grand pendule. Je remonte un peu et amorce le pendule, aidé par le crochet goutte d'eau. Je fais un AF pour poser une dév et continue de me décaler. 
C'est à ce moment-là qu'on me demande d'en haut si j'ai besoin de quelque chose, Andréa s'apprête à entamer la descente, alors que Laurent l'a déjà commencée armé de son double décamètre pour mesurer la hauteur du puits. "Non" réponds-je, alors que j'étais arrivé sur ce qui allait être le cinquième frac. C'est alors que je cherche les autres Pulse ainsi que la seconde batterie du perfo... qui étaient restés en haut, pratique !! Heureusement on parvient à s'entendre pour que le matériel descende.

Je profite de ce temps-là pour gratter le mondmilch pour atteindre le caillou, percer les trous de Pulse et me mettre une dév pour revenir plus facilement à cet endroit vu que je vais devoir remonter chercher le matériel.

Un aller-retour plus tard, je peux continuer.

Frac n°5 : deux Pulse

Je me dis que la prochaine étape c'est le sol, mais c'était sans compter sur un léger frottement évitable à l'aide d'une toute petit dév qui me donnera bien du fil à retordre à installer. Toutes mes tentatives à la goutte d'eau échouent, soit l'écaille casse, soit ça glisse sur le mondmilch. Finalement c'est grâce à un pied que je parviens à poser le dernier Pulse qui recevra la déviation, et maintenant, direction le sol, enfin ! On traverse la galerie Michel Juhle mais sans pouvoir s'y poser, la ligne que j'ai choisie me conduit dans un puits borgne. On est malin, tiens ! Au moins ça fera gonfler les chiffres du puits.

Depuis le bas du puits

Bas du puits

Laurent continue de mesurer la hauteur, nous en sommes à 70 mètres de descente au frac n°5. Pour la dernière longueur, c'est la corde qui a parlé : 34 mètres, soit finalement 104 mètres de descente. Avec la partie remontante qu'on peut estimer à au moins 25 mètres, on est donc dans ce qui était annoncé : P130. Il n'y a plus qu'à revenir faire l'escalade et trouver l'origine du filet d'eau qui se déverse dans le puits. Ce doit être une belle cascade en temps de crue.

Sylvestre nous a confié comme mission de repérer l'arrivée du puits sur un plan de la salle des effondrements qu'il nous a fourni. Je remonte donc les 15 mètres du puits borgne dans l'espoir de penduler et de sortir dans la galerie pour reconnaître des éléments de la topo. En fait je me situe sur un gigantesque éboulis, y progresser serait délicat.
D'où je suis je reconnais le "menhir" de la topo, nous savons donc où nous sommes, nous ne prenons pas le risque de rejoindre le cheminement classique. En partant plein pot du frac n°4, on aurait probablement atterri dans une zone plus saine, avis aux répétiteurs.

Le "menhir" visible depuis la corde à 15 mètres du sol

La zone d'atterrissage du "P130"

On reprend la direction du haut, je passe devant et en profite pour observer le puits, ce que je n'avais pas pu faire en descendant, Andréa déséquipe le grand puits, Laurent le reste.

Direction la surface

La grosse lucarne dans le puits

Photo moche mais montrant les très belles forme du bas du puits

Vu vers le bas depuis quasiment le haut du puits

Un peu de douceur au milieu de cette cavité austère

Malgré les quelques étroitures, la remontée est rapide. À 20h20 on est dehors.

Fiche d'équipement du puits

Une bien belle sortie qui m'aura fait réfléchir et donné quelques petits moment d'inquiétude. Merci à Andréa et Laurent d'avoir patienté. 

lundi 24 août 2026

Week end entier du 22 et 23/08 au "trou paumé" à Lacamp, Val de Dagnes.
Samedi bonne avancée nous permettant de dominer une verticale qui nous sembla faire au moins 8M. Vue la perspective alléchante retour avec les mêmes le 23, c'est à dire: moi même, Daniel M, Sébastien et Aude. Donc interclub SCA, SCM.
La verticale est fort étroite....et ne fait que... 5m, et descendable en escalade, rendant inutile les 2 amarrages et la corde que j'ai posé...Qu'il fallait quand mieux avoir vu qu'on ne savait pas ce qui nous attendait...C'est d'ailleurs le principe même de l'exploration!Fouille poussée en bas avec Aude et Seb, ou l'on finis au bout d'un moment par localiser une suite très intéressante. Mais qui nécessitera le franchissement d'un court barrage ponctuel. Derrière, un toboggan donne à l'évidence sur une verticale et c'est large. Par contre le sef est difficile à localiser car nous sommes dans une sorte de trémie calcifiée avec des vides partout. 6m de gagné en profondeur pour environ 10m de développement. Début de calibrage du R5.D à continué tel le castor à sortir ces sceaux de colmatage de la grosse doline sans résultats probants. Mais nous sommes sur le même réseau. Donc à priori sur l'amont du "septuagénaire", et vue la dimension de la grosse doline et du "septuagénaire", je pense avec des volumes conséquents sous jacents. Dans la strate de poudingue les amarrages sont très dur à poser, et certainement très solides.  TPST+TPES total de 17 H. Nous laissant tous exsangues, y compris les 2 chiens!Sans parler de l'interminable marche d'approche. Faite pour la dernière sous la canicule poisseuse revenue.Vivement Septembre!  

dimanche 23 août 2026

Gouffre du Lonné Peyret, Pierre Saint-Martin

Lundi 17 août 2026

Participants : Alary, Gilles, Charlie, Félix, Andréa

TPST : 17h / Gouffre du Lonné Peyret, GL102 (Massif de la Pierre Saint-Martin)


A 8h l'équipe au complet se retrouve à la station de la Pierre direction le Lonné Peyret. Sur les hauteurs on profite d'une mer de nuages. C'est bien les vacances!!


L'entrée n'est pas loin, quelques minutes en voiture et 15 min à pieds. On se gare devant la ferme où l'on se fournira en Ossau-Iraty avant notre départ de la PSM.
On est accueilli par 3 patous sympathiques et un gros troupeau de brebis et chèvres qui nous accompagnerons jusqu'au départ de la cavité. 


Biquettes et Lapiaz

A 9h pendant que Charlie équipe la main courante, le reste de l'équipe déverse son bazar devant le trou.


A 9h30 Gilles attaque l'équipement, puis est relayé par Alary qui nous fractionne sur spits avec brio le P54 grâce à un pendule acrobatique.  

Seul puits étroit de la cavité

A 12h30 on est tous au bas des puits à -390 m. La balade horizontale peut commencer. 


On marche quelques mètres dans la rivière avant de la quitter pour une première grande salle qui se termine sur une jolie cascade de 8 m.

Première grande salle

Cascade de 8 m

On quitte à nouveau la rivière pour parcourir le Chaos des Titans. C'est une progression malcommode au milieu de blocs souvent glissants. Heureusement de nombreuses cordes en fixe sécurisent le parcours.



Gilles et Félix en surchauffe finissent torse nu. A la PSM la température avoisine pourtant les 5°. Heureusement l'arrivée dans la rivière va calmer leurs ardeurs. 

Arrivés à l'embarcadère à 14h40, on enfile nos néoprènes devant le premier obstacle qui pour les plus petits demandera quelques brassées.


Après 200 m de progression dans la rivière on arrive à un ressaut de 8 m avec un équipement en place suspect nécessitant un rééquipement pénible à cause d'un frac aérien. 

Suspect !!

On se refroidit, mais pas pour longtemps. Terminé les vasques, la rivière change de configuration : place aux rapides.

Charlie se rafraichit

Belle galerie

Cascade

A 16h30 on quitte la rivière pour une grande salle chaotique où l'on croit être au terminus. Gilles, Alary et Charlie descendent un ressaut pour vérifier que la cavité ne continue pas. Erreur !! Au bout de 20 minutes Gilles revient nous chercher Félix et moi, finalement nous n'étions qu'au Grand Chaos !!!
Le balisage de qualité nous permet d'emprunter le meilleur itinéraire dans ce dédale de blocs.
La suite est moins claire et alterne entre passages aquatiques et passages fossiles. 

Peu avant 18h on débouche dans une gigantesque salle dont nos lampes pourtant puissantes ne permettent pas de distinguer les parois. Nous n'avons plus aucun doute, nous sommes à la salle du Styx.
La rivière se perd sous les blocs à l'entrée de la salle.

Salle du Styx

Après une rapide collation au bout de la salle, demi-tour vers la surface. 
Il nous faudra 7h pour revenir à l'entrée du trou. Le ciel est étoilé et la rosée bien présente.
Notre retour ne passera pas inaperçu, réveillant brebis et patous.

Charlie à la sortie

Marche de retour dans le lapiaz

De retour à l'appartement à 3h, douche et salade de pâtes pour tout le monde sauf pour Charlie qui redescend dans la vallée au camping de Sainte-Engrâce.
Mardi matin étalage de cordes et matériel au bas de l'immeuble. Dékitage au soleil et réenkitage pour la sortie du surlendemain au Couey Lodge.

La Gouffre de Bexanka presque de fond en comble

Dimanche 16 août 2026

Participants : Andréa, Charlie, Félix, Gilles, Alary

TPST : 6h / Gouffre de Bexanka, massif des Arbailles

Pour cette première journée à la Pierre Saint Martin où nous logeons, direction les Arbailles... Et le gouffre Bexanka (à prononcer "Bétchanka"). Nous quittons la brume de la station, passons devant l'accueil de la Verna, puis devant les gorges de Kakuetta avant de rejoindre l'auberge qui détient le cahier des entrées dans la grotte, à Camou-Cihigue. La route est l'occasion de découvrir le Basque en essayant avec grand mal de lire et de prononcer correctement les noms de communes...

Andréa, qui est déjà venue il y a quelques temps visiter la grotte, nous mène jusqu'à son entrée, béante, traversée par un câble acier sur lequel nous sommes censés nous amarrer. Qu'il en soit ainsi, je m'y colle.
L'entrée et le départ du P53 sur câble
Je suis censé fractionner le puits une fois avec deux broches, mais tombe rapidement sur une broche et un spit positionnés sur l'autre paroi. Étrange, mais pour autant je ne parviens pas à trouver ce que je cherche plus bas. Petit pendule pour les atteindre, je m'emmêle dans ma corde puis descends plein pot les 35 mètres restants jusqu'au sol. Finalement le frac que je cherchais existait bien, là où en plus je l'aurais bien mis. Mais dans le doute, j'ai inutilement décalé. À la base du puits, on arrive dans une vaste galerie triangulaire.
   
La base du puits
Le point bas ne mène à rien, la suite se trouve de l'autre côté en remontant légèrement. J'en profite pour regarder ce qui traîne ici et tombe rapidement sur des bestioles.
   
Très probablement Bufo spinosus (Crapaud épineux) pour les quatre spécimens. Davantage de certitude sur les deux plus gros, moins sur les deux plus petits car moins verruqueux et moins divergents sur leurs glandes parotoïdes. Mais les cartes de répartitions confortent dans le sens de B. spinosus.
   
Leur coloration est très variable mais parfaitement adaptée au milieu en termes de camouflage.
Gris sombre près des roches grises, et crème sur la calcite !
   
Belle observation de Natrix astreptophora en limite d'air, cachée sous sa feuille. C'est la
version ibérique de notre N. natrix (Couleuvre à collier).
   
Un probable Podarcis muralis (Lézard des murailles) bien engourdi par le froid. Et un mâle 
Lucanus cervus (Lucane cerf-volant) à côté d'un des petits crapauds.
   
Puis un peu de fonge avec ces deux spécimens. Le premier avec les lamelles adnées translucides, peut-être
du genre Coprinopsis et le deuxième avec sa petite coupelle orangée peut être du genre S
arcoscypha.
Il va très vite de marcher sur toute cette vie si l'on n'est pas très attentif. Leur camouflage est très efficace au premier coup d'œil. Dans les puits d'entrée bien humides, à ciel ouvert, soyez vigilent !

Il y avait surement plein d'autres observations à faire, mais là, on va visiter la grotte. Rapidement nous arrivons à un ressaut équipé d'une échelle. On pose une corde. Le P25 est également équipé d'échelles, mais on l'équipe pendant que Félix fait réviser quelques techniques d'auto-secours. Pareil pour le R5 nous menant dans la Salle de la grande arche.
   
L'échelle du P25 et la Salle de la grande arche
En premier lieu, nous nous dirigeons vers le fond, par le P35, équipé à nouveau sur une bonne moitié d'échelles, avant de se verticaliser. De là on remonte un grand plan subvertical sur 40m, menant à un balcon surplombant la Salle des blocs.
   
AA = amarrage artificiel
P6, R4, une grande coulée pétrifiée, puis nous voilà à la Salle de la borne. Cette zone plate donne une superbe vue sur le grand volume qui se développe plus haut.
   
Le balcon et la coulée pétrifiée
Depuis la Salle de la borne
Sur la droite, nous rendons visite au Temple chinois, largement garni de grandes draperies. Sur la gauche, nous gagnons La cathédrale. Pendant que nous observons la morphologie du creusement et que nous cherchons le P55, ainsi que l'introuvable bloc aux fleurs de gypse, Gilles descend dans la Salle du Gour.
   
Le temple chinois et la Salle du Gour vue depuis le haut
Arrêt curieux devant quelques mètres carrés de plan incliné couvert de formations verticales de quelques dizaines de centimètres tout au plus.
   
Concrétions atypiques
Demi-tour, direction la Salle des chauves-souris, totalement vide en cette période. Son accès n'est pas des plus faciles. La colonie qui se retrouve là doit être particulièrement dense à certains endroits au vu des tas de guanos au sol.
Un des tas.
Retour en arrière jusqu'à la Salle de l'Arche, cette fois pour rejoindre la grande Salle des entonnoirs géants. Nous localisons la ligne de trous de l'escalade permettant l'accès au réseau supérieur (entre le P30 et le P20 sur la topo). Avant la Salle des entonnoirs géants, je jette un coup d'œil au R6 de la Salle des griffades, il y a peut-être moyen de grimper. Mais d'abord, la Salle des entonnoirs géants, dans laquelle sont exposées quelques belles sculptures et dans laquelle nous faisons une boucle. Il y a aussi un coin bivouac, et pas mal de déchets au point bas de la salle.
   
Les sculptures d'argile
La Salle des entonnoirs géants
Demi-tour, nous essayons avec Andréa et Charlie de grimper le R6. Ça passe mais la désescalade sera plus délicate. En haut, dans le Salle des griffades, nous trouvons la E15. C'est un mur vertical de calcite, la ligne de goujon est bien lisible. À défaut de monter, on descend dans la salle. Je me faufile dans une étroiture par laquelle l'eau se perd pendant que Charlie sonde un puits non mentionné sur la topo, malgré sa grande profondeur estimée à environ 60 mètres. Il y a des traces de passages, je trouve une rondelle à goujon mais aucun amarrage pour y descendre. Un gros AN aurait pu servir à mettre une corde en la laissant frotter. Mystère !

Après toutes ces ramifications d'itinéraire qui ont rallongé la sortie de deux heures, il est temps de ressortir. Charlie se charge de déséquiper le puits d'entrée.
Capture d'écran du plan