mardi 3 mars 2026

Stage initiateur de Sainte-Bauzille-de-Putois (34)

Stage initiateur de Sainte-Bauzille-de-Putois (34)


Après l'échec à l'initiateur au mois d'octobre au stage de Camurac, je me suis remis en selle et me suis présenté au stage de Saint-Bauzille-de-Putois dans l'Hérault qui avait lieu du 21 au 28 février 2026.

J'avais déjà effectué un stage perf là-bas il y a deux ans et avais gardé un bon souvenir de l'ambiance et du gîte. Rien n'a changé !

Nous n'étions que 5 candidats pour 5 cadres, autant dire que nous étions bien encadrés. En parallèle avait lieu un stage perf. Nous étions une trentaine sur place.

Les cadres pour l'initiateur : Flo (responsable du stage), Paco, Agathe, Laura et Kathleen.

Les stagiaires : Erwann, David, Franck, Louisa et moi.

Grâce essentiellement à Kathleen et Laura, les influenceuses de l'École Française de Spéléologie, nous aurons de belles photos tout au long de la semaine ! Merci à elles. 😎


Ci-dessus, les nouveaux cadres de la fédé : au premier rang Kathleen qui devient monitrice après avoir encadré ce stage initiateur, et au deuxième rang les quatre initiateurs, de gauche à droite : moi, David, Erwann et Louisa.

Samedi 21 février

Le début du stage était fixé au samedi 17h. Installation dans les chambres, présentation des uns et des autres. 

Après le repas nous filons au CREPS pour la première soirée. Nous nous présentons, expliquons ce qui nous a motivé à passer le diplôme d'initiateur.

Nous découvrons également le planning de la semaine.


Dimanche 22 février

Après la vérification du matériel individuel, nous filons à la falaise pour les tests techniques. Trois des cadres nous ont concocté un parcours d'aisance sur corde.
Ensuite entretien individuel sur un thème technique. Je suis tombé sur les cordes, ça m'allait très bien.
Avant le repas, les cadres nous testent sur les décrochages, manips de réchappe, passages de nœud et conversions, mises en place d'un poulie bloqueur.
Après le repas de midi, c'est à notre tour d'équiper des lignes. Il n'y a pas de consignes particulières, si ce n'est "de se faire plaisir".

Le soir, Kathleen nous présente en salle un diaporama sur la fédération.









Lundi 23 février

Après les tests en falaise, nous passons au test sous terre. Trois équipes sont constituées :
- David et moi à l'aven de la Potence, encadrés par Agathe et Paco ;
- Franck et Erwann à l'aven de la Boissière, encadrés par Laura et Kathleen ;
- Louisa à l'abîme de Rabanel encadré par Flo.

En ce qui concerne mon groupe, nous partons avec deux voitures pour évaluer également la capacité à déterminer un trajet. Le trou est trouvé sans difficultés, Paco a même eu la gentillesse de porter le troisième kit d'équipement.
J'équipe le P28 de l'entrée, puis David prend le relais pour les deux R4 qui suivent. Pendant ce temps je décroche Agathe en bas du P28.
Je reprends ensuite la main pour le P5, P7 et TB20. Il est presque midi, nous décidons de manger là car le reste de la cavité est moins confortable.
David déroule le dernier kit : P14 + P37 + P13. Quand nous arrivons au fond, la C100 ne touche pas le sol. Les calculs sont bons !! David effectue un décrochage sur Paco et nous prenons le chemin de la surface.
Au bas du P28 vu que nous sommes larges sur l'horaire, Paco et Agathe réfléchissent et mettent en œuvre une méthode de décrochage pour une personne pendue sur sa poignée chaussée. Ensuite David et Paco effectuent un décrochage croll à croll (c'est du bonus, cette technique n'est pas demandé à l'initiateur).

Retour au CREPS, nous dékitons et échangeons nos sentiments avec les autres stagiaires. 

Vers 18 h la pression monte, nous sommes appelés tour à tour individuellement pour savoir si nous continuons l'aventure à l'issue des tests techniques. Pour Franck, l'expérience s'arrête là, quant à Louisa, David, Erwann et moi, notre niveau a été jugé suffisant pour continuer.

Pour la soirée, les cadres nous font un retour techniques sur ce qu'ils ont observé durant ces deux jours de test. 
Discussion très intéressante et parfois pointue sur la technique, ça me plaît !
Nous rejoignons ensuite la soirée des perfs, Pierro se lâche sur la technique.





Mardi 24 février

Nous entrons maintenant dans un temps de formation. Vers 8h30 nous nous retrouvons devant le CREPS et profitons de l'équipement sur l'ancien four à chaux (?). Nous y sommes bien mieux installés qu'en falaise.

Programme du jour en image :


Les cadres nous présentent les manips, puis par binôme nous les mettons en œuvre. La pause de midi est un bon moment de convivialité.

En fin de journée le maladroit Paco butte sur une pierre et se fait une blessure à la jambe. Nous établissons un premier bilan, l'installons dans un point chaud et allons donner l'alerte.

Soirée commune avec les perfs autour de l'accidentologie, animé par Paco.







Mercredi 25 février

Journée scientifique animée par Margot et Guillaume, essentiellement axée géologie.

Cette journée débute sur les bords de l'Hérault où Guillaume nous présente la formation du calcaire. Margot assure la traduction en anglais pour nos trois amis grecs.

Nous prenons ensuite la direction d'un parcours karstique que Guillaume a élaboré. Nous y découvrons la dolomie. Nous mangeons au sommet d'une grande perte que nous allons visiter ensuite.

Vers 15h et après avoir repris la route, nous enfilons nos combinaisons pour explorer la grotte de la Fausse Monnaie. Nous discutons remplissage, creusement, concrétions, biocorrosion. 

Une journée fort intéressante pour le piètre "scientifique" que je suis. Guillaume a l'art de très bien raconter les choses, et les déplacements dans la journée permettent de faire respirer le cerveau, ce qui est appréciable.

Vu l'heure tardive de notre retour au gîte, la soirée EPI est décalée au samedi matin. Guillaume nous présente ses jeux pédagogiques.







Jeudi 26 février

Nous entrons maintenant dans la préparation de la journée d'évaluation avec le public support qui aura lieu le vendredi. Deux groupes sont constitués :
- David et moi, encadrés par Paco et Agathe à la grotte de la Fausse Monnaie ;
- Louisa et Erwann, encadrés par Kathleen et Laura à la grotte de Gennevaux.

Le matin en salle nous discutons de l'organisation d'une sortie d'initiation, tous les détails techniques qui en découlent, notamment la gestion de la promiscuité lors du réglage du matériel.

Après avoir pris le repas au gîte, nous filons dans les cavités. Nous l'équipons, repérons les difficultés pour le public support et mettons en place le déroulé de la journée.

La (longue) soirée sera consacré à la rédaction de la fiche péda de la sortie. Pas facile à remplir quand on ne l'a jamais fait !


Vendredi 27 février

C'est le grand jour ! Rendez-vous à 9h30 avec le public support des deux équipes. 

Laura habille d'une combi les initiés du jour, puis nous prenons la route pour la grotte de la Fausse Monnaie.

Notre public est constitués de deux ados Swan et Siwa (12 et 13 ans), d'Élise qui n'a jamais pratiqué la spéléo et de Marielle, licenciée depuis deux ans.

Sur le parking, nous réglons les baudriers, ajustons les pédales et les torses. Une fois sur place, David installe un "practice" pour présenter le déplacement sur main courante et la mise en place du descendeur. 

Je m'occupe ensuite de la descente dans le P9 dans l'entrée pendant que David accueille au fur et à mesure en bas et donne un premier apport scientifique.

Nous mangeons en haut du toboggan. Discussion sur la formation des grottes, le SSF, les ancrages pour les plus curieux. 

Nous reprenons notre progression, au fur et à mesure des besoins nous présenterons la poignée chaussée, la remontée sur corde sans pantin, et au final la remontée sur corde avec pantin pour le P9 de l'entrée.

À 17h nous sommes sur le parking, l'horaire a été tenu.

Une fois le public parti, nous faisons un debrief à chaud avec Paco et Kathleen. Nous sommes satisfaits de la séance, même si celle-ci a été émaillée de quelques erreurs.

De retour au gîte, nous dékitons. Vers 19h, nous nous retrouvons dans le salon du gîte avec nos cadres pour un second debrief de la séance. Nous discutons des erreurs qui ont été observées, avec David nous commençons à nous poser des questions sur le verdict final qui doit tomber avant le repas... 😕

Je file dans la foulée à la douche, mais je n'ai pas le temps de mettre sous l'eau que David vient me chercher, "on y retourne" me dit-il ! Je me rhabille en vitesse et nous nous retrouvons tous dans le salon, les 5 cadres et les 4 stagiaires. Le résultat tombe : nous sommes tous reçus ! Youpi ! 

On peut relâcher la pression et profiter de la soirée qui pour les plus résistants se terminera à 4h. 













Samedi 28 février

La journée débute par le nettoyage du matériel du CSRO dont nous disposions et son chargement dans la remorque que Kathleen se chargera d'amener dans la journée dans le Lot pour le stage qui débute le soir même.
Ensuite debrief individuel puis exposé par Agathe et Paco sur les EPI.

Enfin et nous l'attendions impatiemment depuis de début la semaine, Paco nous montre son "musée de horreurs". Une valise remplie d'objet très intéressants à observer pour attirer l'attention sur des points d'usure qu'on ne pense pas toujours à vérifier sur les baudriers, croll, MAVC, descendeur, mousquetons...





Au final c'était un stage très enrichissant, on peut féliciter les cadres d'avoir su faire preuve de bienveillance et d'avoir fait diminuer la pression dans un cadre pourtant évaluatif.
J'ai beaucoup aimé la liberté accordé à l'équipement tant qu'il est fait en sécurité, les apports techniques sur l'équipement et les manips d'encadrement.

La journée scientifique était fort intéressante, ni trop peu, ni pas assez, le dosage était parfait.

Enfin la passion des cadres pour l'initiation et la transmission de leur boîte à outils avec un public néophyte était grandement appréciable.

Je suis content d'avoir gravi ce premier échelon dans l'encadrement et j'espère maintenant pouvoir le mettre à profit pour encadrer à mon tour sur des stages fédéraux.

dimanche 1 mars 2026

Dans la fissure de St Andrieu

Samedi 28 février 2026 

Aven de St Andrieu

Participants : Félix, Steve, Henri, Alary, Laurent

TPST : 7h 

Reprise de la désobstruction dans la fissure ventilée de l'aven de St Andrieu après la période de mauvais temps généralisée.
L'aven a été actif, mais sans modification du paysage et sans mise en charge.

Comme on est assez nombreux, nous pouvons déstocker jusqu'à la salle à manger, où Steve va s'employer à concurrencer Jean-Luc dans la construction de murs.

Au fond, nous avançons avec la méthode "mixte", puis au brisant, pour finir au burineur simple. La panoplie de techniques permet de gagner 1,5m, pour s'apercevoir que la suite de la faille est complètement scellée par une coulée de calcite.
Complètement ? Non, car un petit passage vers le haut résiste encore et toujours à la calcification.

Cette suite improbable est testée à la fumée malgré l'équilibre thermique de cette demi-saison : le courant d'air s'enfile bel et bien par là.
Au prochain perçage en 1m il semble que nous puissions arriver à un petit col avec virage à gauche.

Suite des hostilités prévue le week end prochain s'il n'y a pas de crue d'ici-là.

Quelques photos prises par Alary : 

Optimisation de l'espace de stockage dans la galerie menant à la fissure ventilée

 
Test de la suite

Une nouvelle forme d'aragonite aciculaire orange ?

Non, plutôt le monde merveilleux des champignons...

vendredi 27 février 2026

Grotte de l'Airolles

Mercredi 25 février 2026

Participants : Manu M, Daniel C

TPST : 3h /Grotte AIROLLES

Visite de la cavité après les pluies.

Je confirme que la tectonique des plaques fait en sorte de rétrécir les passages étroits.

Dés le passage le plus étroit de l’entrée, l’eau est là et mes bottes basses se remplissent dès les premiers mètres.

Un régal pour la vue cette eau qui donne plus d’éclats aux concrétions et gours. Après le tobogan a droite je tente de suivre le cheminement de l’eau, mais après des exercices de contorsions je tombe sur l’eau qui rempli sur au moins 1 mètre 50 la suite de la galerie, le but de la sortie n’était pas de faire la boucle habituelle, mais de regarder divers cheminements avec un peu partout des écoulements d’eau.

Après plusieurs passages bien concrétionnés, nous suivons le cheminement jusqu’au lac enfin rempli et même débordant.


LE LAC


Direction la sortie et les passages étroits avec des bottes mouillées et boueuses, ça ajoute du charme à cette sortie étroite.


DIAPORAMA:



PETIT FILM:




mercredi 25 février 2026

Initiation cordes aux Cazals

Dimanche 22 février 2026.

Participants : Daniel C. ; Victor ; Kévin.

TPST : ~4h.

Ce dimanche Daniel et moi avons organisé une petite initiation cordes pour mon ami Kévin, qui n'avait pas refait de cordes depuis sa première initiation il y a environ deux ans. Pour moi c'était aussi l'occasion de revoir les bases, après plusieurs mois de pause.

C'est Daniel qui équipe la grotte, en commençant par le porche d'entrée. Pendant ce temps, Kévin et moi partons explorer les galeries horizontales que nous n'avions pas revues depuis deux ans.
Une fois le porche équipé, nous revoyons les bases, avec du rappel contre paroi, du fractionné, et du passage de vire.
Après un repas bien mérité, nous prenons la direction de la grande salle que Daniel équipe à nouveau.


On effectue le petit rappel plein-pot, puis nous terminons par le passage fractionné sur la paroi. Kévin s'en sort beaucoup mieux qu'il y a deux ans, et il a pris du plaisir à refaire un peu de corde. Pour ma part, cette initiation m'a été très utile pour me remémorer les gestes que j'avais fini par oublier après plusieurs mois sans pratiquer.

Après cette journée bien remplie, direction la boutique de la grotte de Limousis pour boire un coup ensemble.

mardi 24 février 2026

Dimanche 22 février 2026

Participants : Alary, Pascal, Manu, Klem et Léonie, plus 5 membres d'un club de Perpignan

TPST : 8h / La Grotte Lachambre, PO (Conflent)

La Grotte de Lachambre est tellement célèbre et les visites demandés avec une longue liste d'attente, que nous étions ravis, d'avoir la possibilité de visiter ce réseau en remplaçant un groupe, qui a annulé sa visite.

Dimanche sous un ciel bleu de pré-printemps, nous filons vers le Canigou. Le réseau Lachambre est la plus longue grotte des PO avec ces 26,8 km. Il se trouve sur la rive droite du têt, sous la montagne d'Embulla.




Louis Baills du Conflent Spéléo Club de Prada nous a donné rendez-vous à la gare de Ria (Sirac, Conflent, PO) à 9 h. Nous nous repartons dans moins de véhicules pour monter à l'entrée.


                                       Louis Baills en train de nous expliquer la topo et notre circuit


                            Nous voici prêt pour un circuit d'environs 8 h, sortie prévu vers 16 h


La grotte est fermée par une double porte blindée. André Lachambre et son épouse réposent (en urne) dans le sas d'entrée. La grotte était trouvé 1981 par André Lachambre, qui a donné son nom au réseau.

Parce qu'elle contient une galérie unique au monde (le canyon blanc), la grotte et tous les environs sont classés et les visites très réglementés. C'est le Conflent Spéléo Club Prades, qui gère la grotte, mais la préfecture contrôle toutes les visites. Il a fallu envoyer nos adhésions afin de envoyer la demande de visite par la préfecture.

C'est aussi la préfecture qui interdit, que les photos prises dans le réseau soient publiés sur les réseau sociaux ou sur le blog. On peut faire des photos, mais uniquement pour usage privé. Donc malheureusement je ne peux pas vous mettre mes photos des concrétions ici. Mais j'ai acheté le livre, publié par le club et qui souhaite de le lire peut le preter de moi.


La couverture du livre montre la fameuse galérie du Canyon Blanc.

Le réseau Lachambre est le plus grand réseau souterrain des Pyrénées Orientales. Voici la topo:


Explorer tous le réseau prends plusieurs jours. Donc nous avons fait une boucle de 8 heures, en passant par les zones les plus remarquables: 



Entrée se trouve à la galérie Pagès, en haut à gauche. Nous avons visité la Galérie François, la galéie du Canigou, la galérie de la Genette (où se trouve un sclelet de cette espèce), la galérie du grand canyon (blanc), et la Galérie Merder.

Le début du circuit se fait plutôt à 4 pattes, à travers des tunnels traversant du marbre rouge sans concrétions. Après la moitié de la matinée on trouve des salles avec des jolies concrétions, drapeaux, stalagmites, gours cristallisées, etc.

Piquenique à midi après la moitié du circuit. Et suivant la visite du fameux Canyon Blanc: C'est un tunnel d'environs 1-2 mètres de large et entre 4 et 7 mètres de haut. Couvert à la base entièrement par des cristaux d'aragonite sur plusieurs kilomètres. Le Canyon Blanc et très fragile, donc la plupart de cette galérie est fermée pour toute passage par une grille depuis 20 ans. On visite seulement la première partie, mais elle suffit largement pour avoir plein des yeux! Les parois blanc comme de la neige, des cristaux d'aragonite très fins, couvrant aussi quelques concrétions, qui resemblent à des brosses de vaiselle. Une merveille! 

On finit la boucle et retrouve le chemin vers la sortie à la Rose des Vents. Sortie vers 16 h et retour vers Carcassonne au soleil couchant. Une très belle sortie! Merci Louis!


Article écrit par Léonie