vendredi 6 février 2026

Relevé sonde limnimétrique et jaugeage à Cabrespine

Mercredi 4 février 2026

Participants : Jean-Claude G., Henri M., Alary

TPST: 2h15 / Gouffre de Cabrespine


Lors de l'AG du CDS de janvier, Jean-Claude nous avait présenté l'AMEK (Association Minervoise d’Etude Karstique), qui déploie un réseau de suivi hydrométrique sur le Minervois et le Cabardès. Cette présentation était suivie du souhait d'intégrer de nouveaux membres pour le suivi et le relevage des stations sur le terrain. Quelque peu disponible ces temps ci, il m'a semblé intéressant et utile de proposer mes créneaux libres pour donner un coup de main. Ces opérations (relevage, jaugeage, contrôle) demandent d'avoir appréhendé au moins quelques fois la méthode pour pouvoir les réaliser dans le cadre défini.

Alors, n'ayant connaissance de ces méthodes, nous nous retrouvons tous les trois une matinée à Cabrespine pour réaliser les opérations de routine citées plus haut, tout en me formant sur le coup. Certaines des stations de l'observatoire télétransmettent leurs données à intervalle régulier. Ce n'est pas encore le cas de la station de Cabrespine, donc le relevage des données se fait au contact de la sonde. La descente est rapide, il y a de l'eau un peu partout. Nous repérons pendant la descente quelques points clés à étudier et qui pourraient permettre une télétransmission des données. C'est une première aussi pour moi dans l'amont de la rivière, même si nous n'allons pas bien loin.

Deux opérations se déroulent en simultané. Le relevage des données avec un ordinateur et le jaugeage au sel avec un courantomètre pour déterminer le débit. Le relevage des données se fait ici en se connectant directement à la sonde multiparamétrique. Et par l'intermédiaire du logiciel correspondant, il nous est possible de visionner et récupérer les données de la sonde. Nous vérifions également l'ajustement de la mesure de hauteur d'eau entre ce que dit la sonde et ce que montre l'échelle limnimétrique physique. En parallèle, nous préparons une solution avec 500g de sel à diluer et installons le capricieux courantomètre pour qu'il se stabilise aux paramètres de la rivière. Grâce à une vitesse et à une mesure de l'écart entre la concentration en sel initiale de l'eau et la concentration après injection de la solution salée dans le cours d'eau, l'appareil tente d'approcher le débit du cours d'eau. On met plus ou moins de sel suivant le débit estimé du cours d'eau. Caprice de l'appareil, la première mesure ne s'opère pas. Alors nous tentons avec 1kg de sel. Cette fois-ci le pic est capté et enregistré. 349 l/s (344 l/s après correction en surface). En théorie, 500g auraient été suffisants. Une fois ceci fait, nous regardons pour éventuellement modifier l'orientation de l'échelle limnimétrique, qui actuellement fait face au courant et biaise légèrement la lecture.

Et voilà que nous remontons. Je profiterai d'être par le coin pour aller repérer la résurgence du Pestril à Lastours et visiter l'entrée seulement du trou du Guichet (G13).
Vue depuis le ressaut à équiper

jeudi 5 février 2026

Un petit aperçu de mon archivage....:

Mon classeur N°9 de CR en feuilles A4 petits carreaux comprend 225 pages....écrites petites.
Du 15/10/2016 au 15/01/2026 décrivant en détails....528 sorties.
Et en 9 ans de 2016 à 2025 j'ai fait et compte rendufié 590 sorties. La différence avant Octobre 2016 étant sur le classeur N°8.
Et ça depuis....Octobre 1973...Soit 9 classeurs de plus de 200 pages chacun....Donc une moyenne de 1800 pages.
Pour revenir à l'actualité à savoir la plus importante, le réseau du Chant du Loup, et pour un peut "remettre de l'ordre", ou plus exactement en perspective.
- J'y ai fait 32 sorties
- Laurent 31.
- Alary 15.
L'exploration est certes une aventure Collective, mais sans les "locomotives", les choses n'avancent pas vraiment!
Et ce n'est pas qu'en spéléo, mais en fait dans beaucoup de domaines....
Je ne dis pas ça pour me mettre en valeur particulièrement mais pour insister sur l'importance de l'archivage dans notre activité. Un appel aux jeunes notamment, qui tournent comme des avions, et ce qui me fait vraiment plaisir font de supers articles sur le blog. Mais un blog reste un support numérique, avec la fragilité que ça sous entend.....
Regardons un peu avec un esprit d'Historien: les plaquettes sumériennes et les papyrus égyptiens sont toujours là....Quand sera t'ils de nos "disques dures" et autres "clefs USB"dans quelques décennies, pour ne pas parler de siècles!!!!????  

mercredi 4 février 2026

Multi-trou sur Sallèles-Cabardès (et Limousis...)

Mardi 3 février 2026

Participants : Léonie, Daniel C., Alary

TPST: 4h15 / Grotte de Limousis, Grotte des Cazals, Grotte de l'omelette de Pâques, Grotte des Italiens, Grotte des Fonctionnaires


J'aurais aimé mettre comme titre "Multi-trou sur Limousis". Mais force est de constater qu'hormis la grotte touristique de Limousis, aucun des quatre autres trous ne se trouve sur la commune de Limousis...

Début de journée en visite dans la grotte touristique de Limousis, qui a réouvert très récemment. C'est Jean-Paul qui nous guide. L'idée de ce petit tour est de voir la cavité remise en eau suite aux dernières précipitation... Peut-être un peu trop remise en eau même, car quelques jours avant notre venue la salle de Bal s'était transformée en plan d'eau, avec une bonne quarantaine de centimètres d'eau qu'il a fallu pomper. L'eau semblait remonter par le sol et se libérer dans le fossé des fouilles archéologiques. Même topo au lac juste avant. Besoin de pomper, l'eau étant envoyée dans un petit trou pantagruélique par la paroi. Malgré ça, cet apport en eau a de quoi sublimer de nouveau la grotte. Certaines concrétions qui ne coulaient absolument plus se sont réactivées. Quand d'autres, habituellement plutôt réactives ne montraient aucun signe de vie. Quelques petites fissures laissent encore jaillir une filandre d'eau sous pression.
Quelques images de ce petit tour.

Nous rejoignons ensuite les Cazals, pour aller voir un point d'interrogation qui trottait dans la tête de Daniel, dans la petite salle avec son P6 après la chatière, dans la Galerie de l'effondrement. La chatière est aquatique, certains en profiteront pour se rafraichir... Le passage à interroger passe entre quelques concrétions. Juste devant justement, une toute petite stalactite libère un filet d'eau constant tellement imperturbable qu'il apparait comme figé. Quelques minutes à le regarder quand d'un coup d'un seul, ce fin filet disparait pour laisser place à un goutte-à-goutte ! Quelque chose a changé… Bref, derrière, une petite pièce semble se dessiner dans le noir. Le passage est bien bas, et le sol mouillé de petits gours lisse, ça passe juste et ça mouille. Je débouche dans cette petite pièce, avec au fond quelques petites colonnes et une lucarne qui laisse tout juste passer la tête sans le casque dans une poche borgne. Cette pièce est visible sur la topo. Demi-tour donc, et l'heure de la baignade pour Léonie !
Nous faisons un crochet par la Galerie des Ours pour essayer de passer les étroitures des Cazals 2. Mais je serai le seul à y parvenir ! Heureusement, bien que très bas de plafond, c'est relativement large pour bien s'y sentir.

Maintenant, direction la grotte de l'omelette de Pâques. Un trou laissé à l'abandon quelques décennies à en voir l'état de l'entrée et de sa palette protectrice. Daniel s'y engouffre, pendant que dehors nous essayons de valoriser la palette pour pouvoir lui redonner un semblant d'utilité. Enfin j'engage à mon tour, Léonie patientera dehors. Dessous, nous arrivons dans une petite salle, avec quelques draperies en dents de scie. La suite est toute trouvée, menant à un rétrécissement en paroi, puis à une autre pièce, lieu de stockage de la désobstruction. Un conduit dynamité en plein caillou s'enfonce encore quelques mètres en descendant avant de stopper net. Une fissure repart en arrière, une autre s'avance timidement et se perd derrière un coude... Pas d'air... Le chantier semble avoir été repris par le désespoir... Nous remontons, et replaçons le sarcophage faisandé sur l'entrée. On ne voudrait pas voir cette malédiction se répandre partout dans nos trous !

Les Italiens. Pour l'occasion nous mettons une échelle dans le R3. J'avais déjà visité jusqu'à son sommet l'entrée de la cavité, avant même de songer à rejoindre le club, mais le R3 me paraissant infranchissable en désescalade... Sur la topo qui traine dans mes souvenirs, la salle derrière me paraissait grande je ne sais pour quelle raison. En réalité, c'est pas si grand, et puis on a très vite fait le tour. Quelques photos et on remonte. Question cependant, d'où viennent les blocs de ces épais murs dans la salle ? De la désobstruction de l'entrée ?

Le R3 et la salle
Pour terminer la journée, nous faisons une descente dans la grotte des fonctionnaires. Échelle plus corde d'assurage, nous voilà au sol. Un conduit impressionnant a été désobstrué vers le bas sur 6 à 7 mètres de profondeur, les déblais stockés dans une galerie horizontale qui prend alors des airs de catacombes avec des murettes de part et d'autre. C'est esthétique, mais on a du mal à imaginer le trou à l'origine, avant ce chantier... La corde en fixe qui descend est calcité, du matériel et quelques gammates gisent en quelques coins, nous en remontons une pour lui redonner du service. Puis nous nous remontons nous-mêmes.

Les murettes et la désobstruction

mardi 3 février 2026

Début de bilan pour le CDL (Chant du Loup).
Un petit résumé simplifié de ma synthèse Historique entre le 11 Mai 2024 et le 21 Décembre 2025.
J'ai fait un peu plus détaillé et pour ceux que ça intéresse ils peuvent me contacter.

- 48 participants pour 5 Clubs: 30 participants SCA
                                                    6 SCM
                                                    4 SSP
                                                    4 CAF de Perpignan
                                                    1 GPS
                                                    3 Grimp 11

- 40 sorties au Chant du Loup
-   4 sorties à l'Aven de St Andrieu
Soit 44 sur le réseau
- TPES: 20H: ouverture de l'entrée
- TPST: 257H11 d'exploration, coloration, topographie et visite.
+ 7 séances liées aux colorations du CDL et de la nouvelle perte de Missègre.
Pour le bilan topographique voir Laurent.

Et à priori ce n'est qu'un tout début....si des sorties se refont sur St Andrieu....
Qui comme tous les trous a due ce prendre une saucée!!
                                                     

                                                     

            


Aven du Bois du Bac (Hérault)

Dimanche 1 février 2026

Participants : Gilles, Andréa

TPST : 4h / L'aven du Bois du Bac, Hérault

Sur la lancée je continue! Dimanche départ pour le Bois du Bac.
C'est après une petite marche bucolique au travers des chênes vert que se dévoile le lapiaz calcaire du bois d'Ubac!
Au bas s'ouvre son large porche similaire à la gueule d'un monstre joyeux. 



Enfin de la chair fraîche! Dommage pour lui, c'est Gilles qui descend en premier!!
Comme la veille, le 1er rappel se fera sur deux arbres. Arrivé dans l'ouverture du gouffre le choix ne manque pas. Des spits, des AF, des trous vide, des Abalakov à foison, à croire que les héraultais viennent là pour user leurs forets.


Les fractios s'enchainent tranquillou, jusqu'à mi chemin du P45. A droite quelques broches esseulées ne convaincront pas Gilles qui choisira la voie de gauche avec deux broches sur une margelle haute nécessitant pour son accès un beau pendule!

Le pendule du P45

C'est à la remontée qu'il apercevra dans la goulotte des spits permettant un équipement moins artistique.
Comme la veille les parois s'ornent de blanc orangé, peut-être une des spécificités des cavités héraultaises. A vrai dire la deuxième à mon actif seulement, mais je vous direz ça puisque j'y retourne dans peu de temps!


On enchaine sur un P3 et un P15 toujours joliment concrétionnés.



Pour finir par un P25 tout tarabiscoté qui donnera un peu plus de difficultés à équiper.
Au bas du puits juste le temps de grignoter qu'il est déjà l'heure de repartir.
En bonne spéléo que je suis, j'ai oublié mes batteries à la voiture. Les photos se feront donc à la remontée et à l'éclairage de ma lampe de secours pour la 1ère fois testée!

Base du P25


A la sortie deux jeunes du GSI (groupe spéléologique indépendant) attendent sagement la voie libre au soleil! Au passage, sans être fédéré pas de camps au Berger!
Pour nous ça sera retour voiture, qui signe la fin d'un joli weekend découverte de l'Hérault pour ma part. 
Merci Gillou!

On était pas les seuls à être content visiblement!

lundi 2 février 2026

Aven de la Potence

Samedi 31 janvier 2026

participants : Gilles, Andréa

TPST : 6h30 / Libellé : La Potence (Hérault)

Aller je me jette à l'eau, voilà mon premier compte rendu pour le SCA! j'espère qu'il vous plaira !
C'est donc sous la grisaille que la fine équipe (on est que deux!) se lance à l'assaut de l'Aven de la Potence.
Un seul but, non pas la pendaison, mais faire travailler Gillou à l'équipement "EFS", donc au rebut la 6 mm (enfin presque !!).
Le gouffre s'ouvre dans une grande doline que l'on descend par un toboggan glissant.

Départ du toboggan
 
Au bas s'ouvre l'entrée baignée de lumière et de verdure, suivie de son P28.

 
L'arrivée se fait dans une jolie salle concrétionnée aux tons de roche blanc-orangé.


WAOUH ça brille la calcite !

On accède à la suite par deux R4 bien cachés entre les blocs. 
Petite entorse à la règle "EFS", Gillou utilise la 6mm! mais pour le reste le cahier des charges est bien respecté.



On enchaine sur un R7 et un R20 ou l'eau se fait présente. Son goutte à goutte nous goûte à chaque instant! Il faut croire qu'on est délicieux!!
La calcite recouvre presque l'intégralité des parois.

Départ du R20

Le R20

A la base du R20 la suite se fait par une lucarne. Gilles trouve 2 spits en plafond. L'accès est risqué par une escalade un peu aérienne, mais top en matière d'équipement et de confort! Le choix est fait, souplesse exigée et interdiction de tomber! C'est sans compter sur la grâce et l'équilibre de l'équipeur qu'on passe sans encombre par le petit trou de la Potence.

L'escalade

La lucarne

S'enchaînent ensuite un P14 et P37 toujours sous le regard attentif de l'eau propriétaire et créatrice de ces lieux.

Sommet du P14

Départ du P37
 
A la base du P37 choix Cornélien!
Un P30 boueux qui descend sur frottement dans l'argile?
Où un P16 propre et bien achalandé en spits? 
Direction le P16!!
Cela fait plusieurs sorties que l'on ressort couvert de boue, cette fois-ci cela ne sera pas le cas!
L'accès au P16 se fait par une petite escalade qui mène à une galerie descendante aux airs de diaclase.

Le P16 et Gillou à la remontée

Au bas du puits, on entrevoit par un trou-trou ce qui pourrait s'apparenter à un lac !
Pas de bateau dans le kit! La navigation ça sera pour une autre fois !

La remontée se fera sans encombre. 



Avant la remontée du dernier puits, petit exercice décrochage longue longe réussit pour Gillou qui m'a sauvé d'une pendaison certaine!!
On sortira heureux mais bien trempés à 17h, sous un temps plus clément qu'à l'arrivée.
Point de pendu pour aujourd'hui et but atteint avec un équipement efficace, confort et "EFS"! (enfin presque !!)

jeudi 29 janvier 2026

Où sont passés les écoliers de Trassanel ?

Mercredi 28 janvier 2026

Participants : Gilles, Daniel C., Alary

TPST: 2h30 / Grotte du Fumarel, Grotte de l'Émetteur, Trou Blanc (C14), Grotte Jocelyn ; TPES : 3h

Entre deux semaines de pluie, nous saisissons une éclaircie pour aller nous promener sur Trassanel et visiter une série de petits trous. Le premier, la Grotte du Fumarel. Les souvenirs de Gilles et Daniel permettent de le localiser rapidement. Quelques ressauts verticaux plus ou moins traîtres et étroits que l'on désescalade permettent d'accéder à la galerie des gours. Daniels voulait les voir avec de l'eau, c'est chose faite, mais ce n'est pas non plus la crue. Nous poussons jusqu'à la salle terminale joliment creusée et ventilée, butant sur des racines et un cône d'éboulis.

   
La galerie des gours

Après le Fumarel, la Grotte de l'Émetteur. Gilles nous quitte à ce moment là. L'étroiture menant à la suite parait plus étroite que ce qu'elle est réellement, peut-être car elle est très courte. Le passage bas dans les concrétions avant la salle est plein d'eau, et dans la salle, un petit plan d'eau a dû se former temporairement. Le sol est très boueux, et des traces fraiches de ruissellement sont marquées dans l'argile. Ça devait être sympathique avec de l'eau !
   
La salle avec ses concrétions toutes sèches

Après l'Émetteur, nous allons récupérer la caméra trap laissée dans un petit trou d'une barre rocheuse après le ravin d'Escoles auquel nous accédons depuis la Grotte de la marmite. Nous remontons ensuite manger au-dessus de la grotte du Maquis.

Après le repas, nous tentons de rejoindre le chemin pour rejoindre Trassanel par le bartas. Il y fait très bon vivre, quelques abeilles sauvages sont de sortie ! Nous passons proche du Trou Blanc (C14), alors je descends y faire un tour. L'entrée en chicane me laisse tout juste passer en longueur. J'arrive au-dessus d'un P6, avec une petite dyneema en place autour d'une lunule. J'ai pas de matos, mais si ça passe en désescalade, remonter ne devrait pas poser soucis. Je descends donc, et visite rapidement les inférieurs, jusqu'au chantier de désob, la fissure ventilée. Et puis je remonte.
P6 depuis le bas
Après le Trou Blanc, nous rejoignons le ravin de Matte Arnaude, pour le descendre jusqu'aux énigmatiques tombes Wisigothes. Le ruisseau se perd brusquement dans deux bassines. Nous remontons dans le pentu pour trouver plus haut la Grotte des Cordonniers, puis longeons le flanc en direction de la stèle du 8 aout 1944 et passons devant un trou connu mais sans nom.

Après quoi, direction l'autre côté du village, pour essayer de localiser et visiter la Grotte des Écoliers et la Grotte Jocelyn. Daniels avait les deux points GPS. Moi, seulement celui converti de la fiche de cavité pour Jocelyn. Mais en voulant trouver les Écoliers dans l'épais bartas, nous ne trouvons que des lits douillets pour blaireaux et autres bestioles frileuses en pied de barre rocheuse. Nous avons dépassé le point GPS de Daniel sans vraiment le vouloir, la progression par les drailles à cochon est compliquée. On capitule à l'idée de trouver ce trou, puis traversons le bartas vers la Grotte Jocelyn. Nous tournons un moment, sur une grande zone. Puis en remontant par hasard, je traverse un autre épais bartas quand je détecte sous un genévrier une ouverture, voilà notre grotte ! Que de la chance ! Ici aussi dans l'entrée, une bestiole a fait son lit. Il est d'ailleurs plutôt confortable, mais les toilettes sont trop proches de la chambre à coucher à mon goût… Au même moment, un puissant rayon de soleil divin pénètre dans la grotte. C'est de toute beauté.
Un trésor !!!
Nous faisons sans nous presser un rapide tour de la galerie, qui s'élargit de jour en jour. La vieille calcite rend en poussière chacun de ses cristaux qui autrefois recouvraient toutes les parois de la cavité, révélant un calcaire gris bleuté lui aussi rongé sur son premier millimètre.
En image