Participants : Rowland, Aude, Henri, Daniel C., Daniel M., Laurent, Alary
TPST : 9h / Grotte du Septuagénaire (Coume Endouce, Labastide-en-Val)
Ça y est, le jour de la première et de l'élucidation est arrivé ! Nous nous retrouvons, pour ces raisons, en nombre sur le petit parking de Coume Endouce et rejoignons le trou chargé de matériel et de caméras.
L'équipe (et n'oublions pas Daniel derrière la caméra !)
Nous nous répartissons sur les deux chantiers, celui à la Mas, et le méandre inférieur, où nous nous étions arrêtés plein vide au-dessus d'une vaste salle après quelques étroitures. L'objectif, bien sûr, est d'accéder à la suite, mais cela nécessite quelques aménagements. On ne tarde pas à se mettre au travail. Laurent tout devant se charge de "confortabiliser" la tête de puits. Je remets ici une photo et une vidéo de cette dernière avant négociation, datant du 23/05/2026 ... Au cas où...
Tête de puits vue vers le bas
Derrière, je m'occupe avec Henri d'élargir le méandre, qui bien que passable, reste sacrément pénible et encore plus quand nous devrons enfiler les baudriers. Une série de trous, trois à l'entrée du méandre, un dans un bombé plus bas et deux autres dans le poudingue là où c'est bien étroit. Entre-temps, Daniel passe pour filmer l'accès et la tête de puits. Mais au moment de remonter, il se retrouve complètement bloqué dans l'étroiture de poudingue par le matos de son baudrier emmêlé en un bazar sans nom.
C'est vraiment pas du plaisir
Heureusement, avec l'aide de Laurent, ils parviennent après une bonne dizaine de minutes à défaire quelques éléments pour permettre à Daniel de redescendre et d'ôter son baudrier. Ouf ! Une fois sauvé, nous reprenons les forages. Laurent finalise ses deux perçages, un en tête de puits et l'autre là où Daniel s'est coincé. Je n'ai pas le temps de finir de remplir mes trous qu'il est temps de se mettre à couvert. Balayés dans un nuage de poussière, nous entendons au loin un grondement pantagruélesque. Il y a dû se passer quelque chose... Henri tente de revenir sur les lieux, sans parvenir à franchir l'étroiture qui a dû se combler plus bas de quelques blocs.
Alors on se met de nouveau à couvert pour casser le côté droit de l'étroiture, présent sur la photo ci-dessus. À ça j'y ajoute le bombé. Le courant d'air aspirant permet un retour immédiat sur les lieux. Les deux trous dans l'étroit ont marchés. Mais le bombé lui n'est pas parti. Je refais le truc, mais rien. Dernier essai, rien… Alors pendent que je m'affaire à déchirer ma combinaison dans l'étroiture pour dégager quelques blocs, Laurent reperce dans le bombé. Puis je finis par passer et par rejoindre prudemment la tête de puits, quand enfin, l'image me parvient... Sidération ! Effarement ! Catatonie !!! Même ces mots n'arrivent pas à la cheville de ce qui s'est produit... En un seul perçage de 1 mètre, c'est près de 10m³ de roches qui se sont décrochées du plafond pour venir pulvériser plus bas l'ancien plancher de la salle... Le méandre suspendu que nous observions à l'horizontal sur 4 mètres est anéanti. Un bout du monstre colossal gît parmi les autres menhirs devenus plancher. Très probablement l'effet le plus important jamais obtenu en un seul perçage. Du délire !!
Vue horizontale (autrefois un méandre de 10cm de large) ; vue vers le bas (autrefois un plancher avec une vasque d'eau). Allez comparer aux images du 23/05/2026...
Ces sensations fortes ont bien méritées un petit sandwich ! Alors, pendant que certains remontent se ravitailler en surface, d'autres restent sous terre faire de même. En parallèle, Daniels et Henri ouvrent un petit passage vers un laminoir concrétionné sans suite. Ils en font très rapidement le tour.
Retour sur la chantier, où nous nous affairons à envoyer tout les remblais par le diable pour de nouveau percer et élargir la chatière. Dans l'inconfort et avec le tunnelier Masdan quelques mètres au-dessus, l'ambiance est digne des tranchées, où les bombardements arrivent sans prévenir... Je profite que quartes trous soient en cours de perçage dans l'étroiture pour purger au maximum la tête de puits sans trop m'exposer.
Mais au-dessus de la tête de puits, un gros massif de calcite pourrie menace et empêche l'accès au bon caillou. Alors j'essaie de le démonter petit bout par petit bout pour pas qu'il ne me tombe dessus, mais son socle s'affaisse et il menace de basculer. Pas le choix, c'est le seul moyen de s'en défaire. En grimpant suffisamment haut dans le méandre, il m'est par chance possible de le faire basculer entre mes jambes. J'exécute précautionneusement pour ne pas partir avec lui. M'en voilà débarrassé. Encore un peu de ménage avant qu'Henri ne débarque avec la corde et le matos d'équipement. La descente est imminente, je le laisse cuisiner. En remontant j'élargis encore à la massette et au burin le méandre de poudingue, nous débarrassant d'un autre bon bloc bien gênant. Vers 15h30 nous nous équipions, et en avant la première !
C'est parti !
Descente de la première verticale de 10m, nous prenons pied sur une gigantesque trémie de gros blocs, dont une partie sont les nôtres… Le volume est axé sud-ouest. Difficile de s'écarter de la base du puits sans corde, le vide et l'instabilité sont partout. Dessous ça plonge d'une douzaine de mètres entre les menhirs et au-dessus de nous, le plafond s'élève et une cheminée remonte d'une trentaine de mètres. En y regardant, le plafond constitué de dalles de plusieurs tonnes fracturées ne fait pas confiance, et ce encore plus quand 15 mètres au-dessus de nous, le tunnelier Masdan perce, tape et remue la matière dans son méandre. Le risque est maximal, la communication difficile, nous remontons pour faire passer le message et mettre tout le monde au courant des observations. De toute évidence, le tunnelier serait ressorti pleine paroi à 20m du sol sur des dalles menaçantes, mauvaise idée, surtout avec du monde dessous.
Vue verticale vers le plafond de la salle
Henri équipe comme il peut la prochaine verticale, la longueur de corde est limite mais ça passe. Descente de 12 mètres environ sans rien toucher car la plupart des blocs ont été déposés là il y a seulement quelques heures. À la base de la trémie, nous accédons à une galerie de 15 mètres de long au plafond plat déclive et parcouru par un fin filet d'eau.
La galerie à la base de la trémie
À son terme, il faut ramper à moitié dans l'eau pour jeter un œil dans la suite. Un passage étroit ponctuel empêche d'accéder à une autre salle de l'autre côté... En revenant un peu en arrière, nous trouvons un passage qui sera plus simple à travailler pour la prochaine fois. Mais en fouillant davantage et au détour de quelques blocs argileux sur lesquels tout le monde avait rapidement posé les yeux, un espace discret m'apparait comme passable. J'enlève le baudrier, tout le monde passe ! Ça continue ! Un autre passage bas, avec une vasque que les premiers à passer vidangent depuis l'autre côté. La galerie devient intéressante, ça s'agrandit et nous débouchons à la confluence de deux ruisseaux dans une belle galerie de 6m de large sur 3m de haut.
La confluence des carottes vue vers l'amont 33° NE ; la galerie qui continue en aval 200° S
Nous allons vers l'aval d'abord, c'est plus grand. La galerie débouche dans une salle au plafond qui s'élève. En rive droite, un joli massif de concrétion défend une escalade de 6 mètres. Peut-être un petit bout de galerie à trouver là-haut. La roche est une illusion en partie basse, mais je pense que ça se grimpe doucement pour toucher plus haut du meilleur caillou. À revoir... L'actif passe sous les blocs et s'enfile dans un conduit rétréci joliment cupulé : coup précis et bien ordonné en partie basse, plus chaotique et perturbé en partie haute. On y observe des débris organiques de mise en charge jusqu'à un peu plus de 2m de haut.
Massif de concrétions
Après moins d'une dizaine de mètres, on sort de l'actif par le pied d'une trémie et grimpons dans la salle terminale. Cette salle absolument fracassée est nettement traversée par le courant d'air qui filtre vers l'aval. Ce flux d'air, la profondeur estimée, les successions de changements d'azimuts et cette grosse trémie nous font doucement croire que nous nous trouvons tout proche de l'une des deux branches amont de l'affluent du Cinquantenaire... Il y a peut-être aussi une salle au-dessus de cette trémie, Henri est monté autant qu'il le pouvait mais il va falloir chercher davantage. Je ne sais par contre pas si la branche amont dans laquelle nous sommes est l'unique pourvoyeuse de l'eau qui atterrit dans l'affluent du Cinquantenaire (si l'hypothèse de cette logique se vérifie). Après l'aval, direction l'amont. Petit ramping dans le sable et on se relève dans un beau méandre de poudingue, qui s'abaisse puis se termine sur un siphon dont la profondeur est estimée à 1m, sans perspectives plus précises. Un pompage sera à tenter.
Le siphon tout remué (c'est à moitié du ramping dans l'eau sur 2m avant d'être au siphon) ; le méandre dans le poudingue
Il est 18h, nous avons fait le tour, c'est le moment de remonter. Vigilance sur les chutes de pierre. Étant le dernier, je purge tout ce qui est simplement posé. Remarque : l'équipement du P12 resté sur place ne permet plus de descendre, il manque des points. Le P10 de l'anéantissement reste équipé et parcourable. Je profite que tout le monde remonte pour prendre le temps de faire partir les 4 derniers trous restés en attente toute la journée. L'unique dans le bombé qui fait sa place (bloc résultant à vérifier car percé deux fois !), puis une triple entente à l'entrée du méandre qui fera son boulot en venant poliment obstruer le passage.
L'entrée du méandre (depuis le stock matos)
Je ressors du trou un peu après 19h et retrouve toute l'équipe. Ils ont entendu les deux dernières négociations depuis la surface !
Ici, la super vidéo pleine de péripéties de Daniel :
Grande journée, pleine d'émotion ! Environ 150 à 200m de première et quelques zones de doutes à lever (siphon amont, escalade des concrétions, trémie terminale). Viendra prochainement une session topographie, qui nous donnera les informations manquantes.
TPST : 9h / Réseau Bernadette par le Gouffre Duplessis (Coume Ouarnède)
Attention. S'il y a des gens qui lisent cet article et envisagent de descendre le puits Momo, il y a une épée de Damoclès au-dessus de la tête (cf plus loin).
Cette fois-ci départ sous le grand soleil à l'assaut de Bernadette en empruntant le gouffre Duplessis et un enchaînement de puits se terminant par le Momo, un P93 dont paraît-il l'équipement était peu fiable...
On descend rapidement le gouffre Duplessis pour s'engager dans le réseau pourri dont le nom est dû à son développement dans la dolomie, roche calcaire très friable.
P48 de l'entrée
Le P22
Nous trouvons rapidement le départ vers le réseau Bernadette qui commence par un P37 où il me faudra un peu d'aide pour penduler à -14m vers la suite.
Pendule dans le P37
Nous enchaînons sur deux petits P10 et P12 et arrivons sur une succession de puits P31 + P7 + P19 + P4. On accède au P7 par un pendule dans le P31. Il faut s'amarrer sur une lame qu'on coiffe d'une dyneema et dont la tenue n'inspire pas trop confiance. Gilles me rejoint pour rajouter un AF et sécuriser le frac.
La lame du P31
Gilles reprend la suite de l'équipement et rajoute un spit en début de main courante du P19 indispensable avec la 6 mm.
Main courante du P19
Dans le P19
Après une E3, on parcourt un petit méandre qui débouche au sommet de l'énorme P93, le puits Momo.
Vu la qualité de la roche, Gilles décide de trianguler le départ de main courante avec deux spits et un AN.
Départ de la main courante. Tout semble douteux...
Le positionnement des spits en tête de puits implique un frottement immédiat et un rapide coup d'œil ne laisse pas penser qu'il y a des spits juste en dessous.
Gilles se rabat donc sur deux très gros AN de type lunule qui permettent de partir plein vide. En passant la dyneema dans le second AN, il se rend compte que malgré l'apparence solide c'est très douteux et se rabat sur les spits.
Départ P93
Après être descendu de 3 mètres, la corde frotte bien et aucune suite n'est visible, si ce n'est une sangle en fixe totalement inatteignable une dizaine de mètres au-dessous et en pendule très lointain.
Conversion, nouvelle étude de la tête de puits.
Gilles perce un AF sur un gros bloc qui domine le vide et au moment d'arrêter le perçage car il sentait que ça vibrait, le bloc se détache et s'écrase 90 mètres plus bas. Ambiance !
Il regarde à nouveau l'un des AN envisagés initialement, les coups de marteau en font tomber des morceaux et sont pas loin de détacher un énorme morceau de voûte. Re-ambiance !
Après une rapide concertation, nous battons en retraite ne voyant pas d'équipement fiable, même avec tous les moyens dont nous disposons : perfo, spit, Pulse.
Selon nous, la solution serait de remettre en place la barre de fer en travers de la tête de puits car aucune autre possibilité ne semble fiable.
Que du pourri au-dessus de la tête !
Nous remontons à la surface en 2h45. La température est étonnamment douce (20°) au regard du coup de chaud dans le Minervois.
On ne s'avoue pas vaincus, mais la descente nécessitera une action collective pour descendre un IPN et remplacer la barre en fer fortement rouillée probablement présente depuis l'explo en 1972.
Bonus, j'ai trouvé le compte-rendu de l'explo dans le livre vert, année 1972.
J’avais prévu de retourner à la grotte de la Moulière avec
Aude et Sébastien car Aude n’avait pas vu le fond, RDV au parking de ROUAIROUX
et départ vers la Moulière, visite de deux heures environ de cette cavité et en
sortant je regarde la doline qu’ils ont attaqué, trou de VIDALBE, il ne m’a pas
semblé sentir de l’air, mais plutôt le froid dû à la différence de température avec
l’extérieur.
Après un casse-croute, nous allons voir si ROUAIROUX ne s’était
pas bouché, il semblerait que non.
Par contre une doline pas très loin à beaucoup bougé, ça me
donne envie de prévoir une visite de Rouairoux, ça à peut être modifié certains
passages après les grosses pluies.
Participants : André M., Aude, Sébastien, Daniel M., Laurent, Alary
TPST : 7h45 / Grotte du Septuagénaire
Aujourd'hui c'est journée désobstruction au Septuagénaire, grotte récemment ouverte et qui a donné les fois dernières de bons résultats. Daniel passe me récupérer chez moi vers 8h puis nous rejoignons Laurent et André à Coume Endouce. Aude et Sébastien devraient avoir un poil de retard, dû à quelques péripéties originales. Arrivé au trou où nous nous équipons, Daniel se rend compte qu'il n'a plus ses lunettes de vue... Mais nous autres sommes déjà descendues... L'idée de la journée est de continuer les deux chantiers dans le méandre ventilé aval. Le chantier à la Mas en haut dans la calcite, et nous autres en bas du méandre dans le grès. André a confectionné une échelle pour un des ressauts, qui aide, mais qu'il nous faudra encore placer définitivement la fois prochaine.
Le ressaut de l'échelle susnommée ; la grande salle juste après
Nous arrivons sur les chantiers. Une œillade sur le chantier Mas, puis nous descendons au bas du méandre, où nous commençons par dégager les matériaux de quelques trous éclatés la fois dernière en partant.
Le chantier Mas
Le début du méandre dans son inférieur ; le chantier de désob dans le grès du méandre
Nous profitons de la profondeur du méandre pour stocker sans réelle limite les matériaux, en les envoyant vers l'amont. En moins d'une heure, il faut repercer. Mèche de 1m et nous remontons nous réfugier. L'extraction des matériaux nous occupera une bonne heure et quart, dans des positions pas confortables, se faisant passer des blocs au-dessus de la tête, creusant à une main et changeant péniblement de positions dans cet espace restreint. Néanmoins nous récupérons la profondeur. Nous avons ainsi une petite vue sur la suite : le méandre continue avec un angle à 90° sur la droite, toujours descendant et renvoyant l'écho de nos sollicitations.
Avant ; après
Laurent et André préparent une salve, nous en profitons pour casser la croûte. Les gaz sont rapidement évacués vers le fond par un courant d'air net et constant. C'est reparti pour dégager de la caillasse ! La gamate ouverte sur le flanc est bien pratique pour la configuration méandre. Enfin vers 15h, la suite se précise. Nous apercevons plus bas la couche de poudingue avec ces gros galets et un petit gour avec de l'eau. Ce n'est pas bien large. Au même moment Aude et Sébastien débarquent, avec un peu de matos qui nous sera bien utile ! Devant ça tente de percer les trous qui pourraient permettre de passer, mais le manque de place rend la chose quasi impossible.
Confort ?
Alors Laurent perce un peu avant dans le méandre pour créer de la place. Nous ne remontons pas jusqu'en haut cette fois-ci, de quoi se faire correctement décoiffer et empoussiérer ! Sébastien descend faire le ménage, la place est faite, c'est reparti pour quelques trous en jonglant avec les deux perfos. Retour sur les lieux où je passe en tête. La suite est là, une partie des gravats est tombée, nous en remontons un peu et vient le moment de tenter de passer ! Quelques coups de massette ici et là pour claquer les galets du conglomérat, je passe le premier angle avec un peu de mal. Les jambes dans la suite indiquent encore un angle sur la droite, seulement leur longueur ne m'aide pas. Mais à force de taper partout je finis par créer l'espace et trouver les positions de zyeuter la suite en forçant le casque entre les deux parois. J'y aperçois, 1 mètre devant, une poche où nous pourrions tenir vraisemblablement à deux debout.
Un caillou parti un peu vite dans la suite renvoie l'information suivante : il y a une verticale estimée à 4 m avec de l'eau en bas ! Mais malheureusement, impossible pour moi de me faxer dans l'angle suivant... Alors Laurent se prépare pour le tenter. Je continue à taper, devant moi cette fois, et parviens côté gauche à faire partir un bon bout de paroi (là où j'ai la botte à 0:25), qui me dégage l'espace nécessaire pour me glisser entre les galets ! Prudemment j'envoie, les jambes détectent du vide, je m'assois et constate sous moi la libération ! Le méandre chute à la verticale sur 6 ou 7m, style puits en bouteille. Dessous une grande salle, avec encore au fond de celle-ci un trou descendant encore plus bas. À l'horizontal au bout du méandre de poudingue, la salle dans les marnes s'impose, haute, large, grande ! Quelle fin de journée merveilleuse !
Laurent me rejoint, le constat est bon. La séance prochaine consistera à élargir la tête de puits, l'équiper et descendre ! Ensuite au tour de Aude, puis Sébastien d'aller voir ça. André se réserve pour la prochaine fois.
Vue vers le bas du puits ; vue vers le trou dans le sol de la salle
Une journée ponctuée de difficultés diverses et variées (même pas citées) mais bien belle au regard du travail abattu et des résultats obtenus. La suite prochainement !
Participants : Felix, Pascal, Jean-Michel L, Thoby Rowland et Odile
TPST : 6h / Larzac
Après un bon petit dèj, nous nous retrouvons à la bordure ouest du plateau du Larzac. Un très joli sentier descend les falaises, la vue sur Saint-Paul-des-Fonts est superbe.
Nous quittons le sentier pour rejoindre l'entrée de la grotte. C'est une ancienne cave à fromage. Il reste encore beaucoup d'éléments bâtis et on devine bien l'activité qui devait y régner à une époque. Plus loin, nous passons avec discrétion sous un essaim de chauves-souris et arrivons dans la partie naturelle de la cavité.
Les strates étant quasi-horizontales, l'ambiance fait très "temple perdu" à la Indiana Jones. La grotte est vaste, variée. Les parois et les plafonds esthétiques.
Après un moment, nous arrivons sur le ruisseau. Il se perd dans une faille sur la droite qu'on peut parcourir sur plusieurs centaines de mètres, c'est la galerie du siphon 0. Nous y jetons un oeil et revenons sur la galerie principale.
Voici venir le premier obstacle : la galerie est bloquée par un lac. Pas très profond mais assez pour qu'on s'y mouille jusqu'au torse et nous passons en vire. Felix passe en tête pour vérifier les cordes. Dans l'ensemble ça va, sauf une partie tonchée qu'il fallut doubler. La vire est relativement longue et domine l'eau en dessous. C'est très joli. En fin de vire, il reste à redescendre, soit grâce à une corde à noeud, soit grâce à une tyrolienne qui permet à chacun de montrer sa technique, parfois très personnelle.
Ensuite la galerie est barrée par de la calcite et nous montons puis redescendons de 5 m pour arriver devant le dernier plan d'eau. Il y a là aussi plusieurs façon de passer. En vire au raz de l'eau ou avec un canot. C'est très ludique.
Puis nous perdons la rivière et arrivons dans une gigantesque galerie. Il y a un chaos de blocs à remonter et redescendre pour retrouver la rivière. Nous la remontons jusqu'au bout. Une escalade permet de passer un dernier obstacle pour arriver au siphon 1.
Au final une cavité très variée, avec une entrée inhabituelle, des passages ludiques, de beaux volumes, de belles formes de parois et une jolie rivière et qui mérite largement une visite.