Participants : Gégé, Benoît (SSAPO), Vincent (CAF de Dijon), Jean-Michel, Gilles
TPST : 8h / Gouffre de Cabrespine
Didier m'avait amené il y a trois ans au fond de Cabrespine, je souhaitais y retourner, en autonomie cette fois.
Nous entrons dans le gouffre vers 9h15, après un aller-retour rapide chez moi pour cause d'oubli de casque !
Nous atteignons en 1h20 les Dômes puis rapidement c'est l'inconnu pour nous tous.
Au bidet, Gégé tente de prendre le pont de singe. Vu l'équilibre nécessaire et le risque de finir à la flotte, on choisit de tâter le fond... ça ne dépasse les hanches, parfait !
L'histoire se reproduit à l'entrée du grand canyon. La main courante s'évite en se mouillant modérément.
Nous suivons le fil de l'eau.
On remonte ensuite le grand toboggan de Pertusac menant au premier bivouac.
On retrouve ensuite de l'eau.
Jean-Michel à la douche
Gégé est en tête et soudainement nous nous retrouvons dans un méandre boueux qu'il faut parcourir en opposition. Je suis certain de ne jamais venu être là, ce doit être la galerie de l'opposition, la bien nommée. Demi-tour, nous trouvons le petit passage qui conduit à l'Aztèque !
L'Aztèque
Il est 13h, l'heure de manger ! Ensuite nous traversons la galerie des sols lunaires et prenons la direction de la galerie des Grès.
Galerie des sols lunaires
Départ de la galerie des Grès. C'est gras !
La grande salle de la galerie des Grès
Nous faisons demi-tour et partons cette fois dans la galerie de la Ferrière. Le profil change, ça sent la désob par ici. Nous serons arrêtés au pied d'une corde en fixe car nous n'avons pas les bloqueurs. En même en les ayant eu, ça puait un peu !
Une échelle sans barreau
Ça c'est du balisage !
Nous revenons à la galerie des sols lunaires où nous attend Jean-Michel et au lieu de revenir par le passage bas que nous avions pris à l'aller, nous suivant les catadioptres. C'est ultra-glissant, et puis ça ne passe pas... mais on n'a pas tout perdu, on découvre une magnifique zone concrétionnée.
Dans l'ultra-glissant
Peu avant le bivouac de Pertusac, nous nous engageons dans les rapides, toujours aussi sympathiques ces petites cascades, on est déçus que ça ne dure pas plus longtemps !
Gégé dans les rapides
De retours aux fistuleuses
Les Dômes, la sortie n'est plus très loin.
Sortie sous le beau temps, Vincent paie sa tournée !
Pour cette année et car nous avons différents rythmes et idées derrière la tête, la descente au Berger se fera en trois équipes de deux. Jean-Michel et Félix, Pascal et Vincent, Charlie et moi. Tous avons l'objectif d'atteindre le fond. La veille était dédiée au repos, avec baignade dans l'eau froide à l'entrée de Grotteroche, pré briefing avec Félix pour présenter le gouffre et revoir quelques techniques comme les rappels guidés, puis préparer son matériel en essayant de ne rien oublier.
Journée de repos
À 18h c'est le briefing officiel présenté par Lila (et Félix à la traduction dans la langue de votre choix). Nous nous inscrivons sur le tableau. Pour Charlie et moi, le départ du camp sera à 6h du matin. Pascal partira à 5h30 (Vincent a prévu de dormir non loin du trou). Et Jean-Michel et Félix partiront sur les coups de 7h. Je leur laisse le plaisir de raconter leur aventure. Enfin, une bonne paella plus tard, il est temps d'aller au lit.
À l'aube les réveils se succèdent. Aux horaires indiquées, nous quittons le camp. La route qui monte au parking de la Molière est en mauvais état. Là-haut, il fait déjà chaud (inversion thermique nocturne). Le soleil souligne les Alpes.
Récompense pour ceux qui rentrent tôt, ou qui sortent tard...
Le sherpa bien sanglé, direction l'entrée du gouffre Berger. Pour nous guider, je fais confiance à ma mémoire d'il y a deux ans. J'ai par sécurité quand même chargé une trace, mais sur laquelle le GPS ne peut pas me placer... et dont le fond de carte disparaitra en cours de route... Nous ne faisons aucune erreur d'itinéraire, mais croisons quelques zombies et renseignons des anglophones perdus, avant d'atteindre l'entrée du gouffre en 45 minutes. Il est 7h15.
La base de campagne ; ambiance dans la mallette
Un quart d'heure plus tard, nous entrons dans le gouffre, mais sommes stoppés une bonne dizaine de minutes à la base du premier puits pour donner un coup de main et laisser ressortir les zombies. Après 20 minutes de descente, nous atteignons le puits du Cairn. Nous attaquons le méandre en bons élèves, avec les longes sur les mains courantes, pour finir par les abandonner la plupart du temps. Au passage, ce compte rendu n'indique en rien comment franchir les différents obstacles dans le Berger. Le choix de passer en libre est individuel et mesuré en fonction de ses capacités. Gagner du temps ne doit pas primer sur la sécurité.
Le puits du... ; le méandre
Puits Garby, puits Gontard, puits Aldo, puis... enfin nous débouchons dans le collecteur du réseau. Nous laissons ici une bouteille d'eau de 1,5L. Le moment d'ailleurs de parler équipement : nous sommes suréquipés, en vêtements, en eau, en nourriture... Tout ça prend de la place. Mais à ce moment-là, et ne sachant pas trop à quoi ressemblerait notre rythme, il nous fallait être préparés à tout.
Nous nous mettons en marche, Charlie découvre pour la première fois ces immenses galeries, il est à fond ! Notre objectif public était de passer sous la barre des 14h pour effectuer l'aller / retour au fond. Mais j'avais un objectif caché. Nous connaissant, il me semblait imaginable de passer sous la barre des 12h, sans se presser, mais sans non plus trop tarder sur les photos et sans chercher de déchets. Voilà quelle était la mentalité de départ. Mais malgré ça, faire des photos c'est sympa, ça permet de tempérer et de profiter du paysage. Alors tout du long de la descente nous ferons quelques prises de vues.
La Grande Galerie (-275)
Nous trouvons notre rythme, j'enlève des couches de vêtement. Nous passons en libre (ou au descendeur belge) les quelques cascades et ressauts qui se présentent. Sauf la Cascade du Petit Général. Nous croisons un peu avant le premier bivouac (-460) deux personnes, dont une porte une combinaison jaune fluo intégrale (détail qui reviendra plus tard). Nous arrivons au Balcon (15m). Je descends (sur la corde, oui oui) relativement doucement. Devant nous, Pascal et Vincent s'apprêtent à atteindre le Vestiaire. Mais quatre mètres avant le sol, la corde qui me passe entre les mains m'apparait bien peluchée et affaiblie. Trop tard pour réagir, elle passe dans mon Handy puis dégaine d'une dizaine de centimètres sur la première poulie. Je m'arrête instantanément et passe en mode remontée pour isoler la tonche. Faire le papillon avec les fils de l'âme qui se prennent partout n'est pas évident.
Passage de nœud
La faute à un frottement sur un bombé si on ne se décale pas de la paroi sur les deux premiers mètres lors de la remontée. Nous passons le Vagin sans ravitailler, nos bouteilles sont encore pleines. Arrivent le Vestiaire, puis les Coufinades, dans lesquelles emprunter les mains courantes comme un grand singe est très amusant en plus de faire gagner beaucoup de temps, sans être si fatigant. Seulement il faut être sûr de ses appuis. Ce qui m'avait paru long il y a deux ans est passé en un rien de temps. Pascal et Vincent nous laissent passer. Bonne descente à eux ! À partir d'ici, il n'y a plus personne devant nous. Vient le réseau des cascades, avec moins d'eau qu'il y a deux ans, certes, mais toujours aussi sympa. Première cascade, la Cascade Claudine. À la descente nous ne prenons pas le rappel guidé, un bon saut en arrière permet d'éviter le frottement.
La cascade Claudine ; les galets à sa base
Nous voilà au Grand Canyon, dans mes souvenirs un gros morceau. Mais dans les faits, les cordes courantes au sol ne représentent qu'un bon tiers de l'obstacle. Nous l'expédions rapidement et passons le deuxième bivouac (-860). La Grande Cascade puis, la seule "étroiture" de l'itinéraire (chatière de la baignoire) et enfin, le Puits de l'Ouragan.
La mythique méga plaquette du puits
Le puits de l'Ouragan ; vu par le dessous de la cascade
Comme il y a moins d'eau, l'effet ouragan est affaibli. J'aimerais vraiment voir le réseau, la salle des Treize et les cascades surtout, avec bien plus d'eau. Ce puits était notre dernier obstacle. Nous approchons les -1000, les dépassons et touchons le fond à -1075 sur les coups de 11h45, après 4h15 de descente. Ce fut efficace et très plaisant !
Le fond en restant sec !
Comme il y a peu d'eau et que nous sommes en pleine forme, l'envie de continuer plus loin se cherche par des tentatives d'oppositions et d'escalade. Mais rien de convaincant, le risque de finir complètement à l'eau est trop grand ! De toute manière, notre objectif maximal inscrit au tableau est atteint. Et aller plus loin sans l'avoir prévu et inscrit, serait trahir le règlement et notre sécurité.
Alors on remonte un peu pour trouver un coin calme et sec, que nous trouverons vers -965. Petit repas et on se prépare à la remontée. J'enlève tout, y compris la sous-combi. Remettre la combinaison un peu mouillée directement sur la peau n'est pas bien confortable. Au moins je n'aurai pas chaud ! Dans le Puits de l'Ouragan nous croissons de nouveau Pascal et Vincent. Dans le Grand Canyon, personne, le gouffre est à nous ! En haut de la Cascade Claudine, nous croisons un groupe de 4 Français. Puis dans les Coufinades nous croisons Jean-Michel et Félix qui descendent. Il est 14h20. Bonne descente !
Jean--Michel et Félix dans les Coufinades
Au Vagin cette fois, nous faisons le plein d'eau avec la gourde filtrante. Mes 1,5L m'ont été suffisants pour la descente et la remontée jusqu'ici. Petite collation. À partir de là, nous ramasserons quelques déchets se trouvant sur notre passage sans les chercher, car nos sacs sont remplis de vêtements et de nourriture. Nous ferons aussi quelques images.
Le Vestiaire
Grandes stalagmites avant la salle des Treize ; base du Grand Éboulis
Mais quelque part plus haut dans le grand éboulis, là où la ligne téléphonique est clairement visible, passant au-dessus d'un pan de paroi effondré au sol, ma curiosité va me mener à l'escalader et à tomber sur deux boîtes de conserves, puis, juste à côté, un plomb de plongée d'environ 1 kilo... Difficile de fermer les yeux et surtout, une légende tourne sur le camp, disant qu'un mini-kit était offert à tous ceux qui remonteraient quelques kilos de déchets du gouffre... Comme on est en forme, c'est le moment de la vérifier ! Je file un peu de mon matos à Charlie et dégaine mes deux sacs plastiques. À partir de là, nous allons nous mettre à récupérer tout et n'importe quoi : cordes, ferraille, câble, textile, grosses piles, pellicules photo etc... Le gros des déchets sera récupéré dans la Salle Bourgin et dans la Grande Galerie. Je ne pensais pas, mais en fait il reste un paquet de déchets à remonter ! Je fais attention à là où je mets les mains, je n'ai pas les bons gants, les matières sont dangereuses et on est pas à l'abri de tomber sur une m*rde pluriséculaire (ou pas d'ailleurs...). Il doit y avoir entre 3 et 4 kilos de déchets dans mon double sac quand nous arrivons à la base des puits d'entrée. En tassant bien et en vidant à moitié ma bouteille d'eau, le tout rentre dans mon kit. Nous avons encore trop d'eau sur nous et ici nous avions laissé 1,5L d'eau pour la remontée. Alors on se déleste de quelques litres.
Au pied du puits Aldo, il y a foule. Des Français en haut, des anglophones épuisés sur les cordes, on patiente, on se refroidit. Au bout de vingt minutes, on entame la montée avec notre plan de dépassement en tête. Comme j'ai pas chaud, je monte vite, ce qui a pour effet de mettre un peu la pression devant.
Ça bouche !
Bien que très fatigués, certains s'obstinent à remonter sur les grandes tirées bien élastiques. Mais en discutant, en demandant comment va chacun et chacune, et avec divers changements de cordes, on nous laisse petit à petit passer. Cela prend beaucoup, beaucoup, de temps. Et nous serons de nouveau que tous les deux, dans le méandre, peu avant d'arriver à la base du puits du Cairn. Une fois franchi, nous retrouvons nos deux Anglais croisés à la descente vers -460 ce matin, pendant qu'eux étaient en train de remonter. L'un d'eux en combinaison jaune fluo, inconfondable ! Leur but était d'admirer et de filmer le gouffre, une première quelque peu fatigante pour eux dans d'aussi grands volumes (au camp, nous apprendrons qu'ils sont entrés hier matin et ont bivouaqué). Ils nous laissent passer. Enfin à 18h, nous sommes tout les deux dehors, après 6h15 de remontée. Il fait grand beau et nous ne sommes pas plus fatigués que ça. Pour comparer, cela revient à avoir fait une randonnée en extérieur de même dénivelée. Charlie à quand même un peu les bras fumés, faut dire qu'il a gardé le sac sur le dos à la remontée !
La marche retour au coucher du soleil est donc également un petit plaisir. On pense déjà à la cuisine de ce soir ! En 50 minutes, nous voilà au parking. Et à 20h, nous sommes de retour au camp, après avoir fait le tour des commerces fermés. Dommage, pas de tartiflette. Malgré tout, des pâtes au fromage avec une omelette au fromage et du bacon, le tout saupoudré de fromage, ça reste bon. Et pour les déchets alors ? Et bien la légende disait vrai, Lila m'a effectivement filé un mini kit AV !
Pour résumer, la descente de cette année au berger coche toutes les cases. En binômes, nous avons pu avancer à notre rythme tout en prenant beaucoup de plaisir sur les différents obstacles. Niveau timing, nous avons dépassé nos objectifs. Nous avons aussi ramené un paquet de déchets et localisé des secteurs à dépolluer. Au Berger ce qui est le plus fatiguant au final, c'est le manque de sommeil quand la sortie s'étend au-delà du rythme circadien. Pour les objectifs futurs, l'année prochaines nous aimerions (Charlie et moi) descendre deux fois au Berger. Une fois très léger, en partant tôt du camp (5H ?) afin d'éviter l'attente potentielle dans les puits. À adapter en fonction des inscrits après le briefing. Avec pour objectif l'aller/retour au fond sous la barre des 10h. Puis, une seconde fois sans descendre au delà du Vestiaire, simplement pour fouiller et remplir des sacs de déchets puis en remonter un maximum (je me ferai bien un sherpa... -Sleep on it...- ).
Merci à l'organisation autour du camp et du gouffre. À l'année prochaine. Avis aux amateurs !
samedi 8 août 2026
Vendredi 7 Aout 2026: Lacamp suite.
Après une nouvelle galère de "repèche" de code d'accès.....
Retour à la "doline du lidar" rebaptisée un peu mieux à ce jour avec Daniel M, alias "masdan".
Les autres fois tel un Border ratier Daniel à attaqué la grosse doline 300m en amont du Septuagénaire.
A deux l'on peux poursuivre celle ventilé un peu plus au Sud.
Heureusement protégé du terrible astre appelé "soleil"qui nous détruit à petit feu, sous une frondaison d'arbres encore vivant. Sauf un tout sec, qui devait être un pommier sauvage et qui vas nous gratifier toute la journée de petites pommes vertes...tombées prématurément. Le trou est donc rebaptisé: "le trou pommé", au vue de son éloignement et de ces fruits.
Décaissage et 4 salves permettent de bien localiser air et suite vers le bas. Alors qu'un espace tout droit semblait être un moment intéressant. Les cailloux dévalent de 2-3m dans ce qui semble en paroi saine en poudingue. Malgré la planche plate forme posée par le menuisier charpentier Daniel au dessus de l'entrée, l'idéal au prochain coup serait d'être trois. Les courants d'air de sont apparemment modifié malgré l'arrivé de la canicule qui nous avait un moment lâché la gratte. Retour sous ce feux très pénible pour un TPES de 8H
Aujourd'hui la sortie est plus ambitieuse, notre objectif est de rejoindre le niveau horizontal du scialet Robin. La veille, nous récupérions ici et là quelques informations sur le "pendule de 15m" permettant d'atteindre la "lucarne main gauche" dans le P138.
Le porche d'entrée
À 10h10, je débute l'équipement. Le P24 et le P15 se suivent, les points se trouvent facilement. Nous arrivons au P13. Une main courante où la moitié des points sont utiles mène au-dessus de la verticale. Il faut y installer une dev deux mètres dessous. Je repère loin à droite deux spits, que je rejoins par un saut pendulaire. C'est peu confortable et en plus le spit est mort... Pas grave, je m'y accroche le temps d'installer l'autre, et ça descend. Finalement le frac est trop difficile à passer, alors Félix pose un AF plus bas, là où je l'aurais vu initialement. Mais au moment de franchir la dev, Vincent sera victime d'une glissette l'emmenant taper le bas du dos contre la paroi. Malgré le choc il descend, sans être sûr de bien pouvoir aller plus loin. Pendant ce temps, j'équipe les deux ressauts jusqu'à la tête du P24, qui correspond en fonction des topos, à la tête du P138 (le Jacques'Potes). Je suis pile en bout de corde, il y a juste assez pour la relier au frac. Je passe l'équipement à Félix, qui déroule sa C~195 en 7mm toute neuve. Le double tour de poulie du haut + sifflet s'impose, ça glisse ! Mais avec une demi-clé en plus par contre, je pouvais presque me laisser descendre doucement sans tenir la corde (mauvaise idée)... Arrivés au P138, Vincent nous annonce qu'il préfère remonter, l'ascension depuis le fond risquant d'être compliquée par la douleur. Plus bas, Félix atteint le palier de -117, nous le rejoignons.
En bas le palier et la suite du puits ; la dernière portion du puits
La petite margelle
Pendant que Félix descend dans le puits, nous nous occupons à la discussion, jusqu'au moment où Charlie m'indique que le doigt fil de son Handy ne se referme pas complètement. Nous l'examinons et tentons de voir pourquoi. Est-il tordu ? Dans l'optique de voir ça, je tente avec ma clé de 13 de l'élargir légèrement, mais cela suffira à faire sortir un des deux pins du doigt de son logement. Maintenant le remettre en force s'avère plus compliqué, surtout au-dessus de 70m de vide. Le moment est sacrément drôle et compliqué, il ne faut surtout pas perdre cette pièce ! Et après plusieurs minutes délicates, nous parvenons à le remettre en place... OUF ! En prime, le doigt se referme très bien ! Mais seulement quelques fois, avant de revenir à son problème d'origine... Entre-temps Félix a bien avancé, il s'est décalé vers la gauche et ne va pas tarder à comprendre le problème du pendule et les solutions.
Le dernier frac mène à descendre sous quelques lourdes gouttes, et un surplomb aurait pu poser problème au moment du pendule s'il y avait effectivement 15m à faire. Au final, Félix vise la lucarne la plus accessible, comme c'est mentionné dans la description. Le pendule fait entre 4 et 5m, et il est possible de s'aider largement de la paroi concrétionnée. L'obstacle qui nous faisait douter est rapidement vaincu. On remonte en s'agrippant à quelques colonnettes, on passe une étroiture puis descendons de 3 mètres pour prendre pied dans le vestiaire. Nous y laissons une partie du matos et allons à la Salle Blanche pour le repas de 14h30. À partir d'ici, c'est du crapahut dans des galeries et des laminoirs sacrément déchiquetés.
Après la Salle Blanche
La longue galerie que nous suivons est nommée le Labyrinthe. Il est facile de s'écarter du cheminement et de tourner autour de quelques cailloux ou lambeaux de paroi. Pour ne pas se perdre : suivre le balisage et le courant d'air lorsque celui-ci disparait et que les conduits rétrécissent. Difficile de savoir exactement où nous sommes sur la topo, notre repère suivant sera les Soldats de calcite. Au détour d'une galerie, un beau conduit circulaire se dessine en contre jour.
Les soldats de calcite dans le gour des soldats
Le conduit circulaire
Enfin nous arrivons à l'escalade de 12 mètres. En haut deux options s'offrent à nous : escalader et continuer le labyrinthe sur la droite, ou prendre à gauche au 3/4 et aller vers la Galerie des Manchots. Le timing est serré, il est 16h30, il faut environ 3h30 pour remonter, Vincent nous attend dehors et l'horaire secours nous contraint. En haut de l'escalade nous décidons, sur base d'un jugement des obstacles potentiels dans la suite du Labyrinthe, de l'emprunter pour rejoindre la Galerie Avalamont. Dans les faits, nous avons loupé le passage menant à la Galerie des Manchots. Dans le sens de la montée, ce n'est pas du tout intuitif. J'avais effectivement repéré le passage, descendant, mais une fois arrivée en haut de l'escalade, une galerie bien orientée, large et tapissée d'aiguilles blanches, m'a parue correspondre à la Galerie de la Neige... Nous continuons dans le Labyrinthe, il fait chaud ! Après un rétrécissement ponctuel et un bout de méandre, un orifice au plafond laisse entrevoir du volume. Nous voilà dans la Galerie Avalamont ! Nous avons été rapides, et sommes prématurément sortis par un autre endroit que celui indiqué sur la topo...
Galerie Avalamont
Nous allons voir du côté du puits des Assiettes, l'atteignant rapidement. La galerie est large et haute, c'est très confortable et joli, ça valait le coup de tenter. Avec Charlie nous allons rapidement voir plus loin, passant au-dessus du P35 et allant jusqu'au bas de l'escalade menant dans la Salle du Lac, sans l'atteindre.
Terminus côté puits des Assiettes
Demi-tour, nous décidons de poursuivre dans la Galerie Avalamont jusqu'à la Galerie des Manchots, qui devrait nous permettre de rejoindre le Labyrinthe. On avance vite, pas d'obstacles majeurs. Tellement que nous trouvons notre échappatoire un peu avant 17h30. Malheureusement nous n'avons pas le temps d'aller voir la Cathédrale, la Salle HOP, etc... Il faudra revenir ! Mais en passant directement par la Galerie des Manchots, sans s'embêter avec le Labyrinthe, l'aller-retour par la Galerie Avalamont étant bien plus rapide.
Plafond de la Galerie Avalamont ; méandre dans le Labyrinthe
Nous rejoignons l'escalade, effectivement par son 3/4 haut, et non par la jolie galerie tout en haut de l'escalade (d'ailleurs non topographiée). À bon pas, nous filons à travers le labyrinthe et regagnons la base de puits.
Originalité sur la route
Il est 18h30, Charlie déséquipe le P138 et Pascal prendra le relais jusqu'à dehors. Je m'occupe de la fiche d'équipement (fiche de déséquipement sur commande). Tout se passe bien et un peu avant 21h, tout le monde est dehors, retrouvant Vincent parti promener sur le secteur.
Fiche d'équipement :
PF = plaquette en fixe
- P24+P15 : C60
1S+1AF mc 1m 1PF mc 1m, 2PF desc 2m 1dev/S desc 4m, 2S desc 18m, 2AF mc 2m 1AF mc 1m, 1PF+1S desc 16m.
- P13 : C30
2S mc 1m 1S mc 2m 1S mc 1m, 2S desc 4m 1dev/AF desc 10m.
- P3+P5 : C24
2S mc 2m 1S+1S (1 haut à gauche) desc 4m (étroit), 2S desc 2m 1dev/S desc 5m, 2S mc 3m 1S mc 2m 1S mc 1m (fin C24 sur frac suivant, aucun rab de corde).
- P138 : C195
2S desc 11m, 2S desc 16m (palier avec un gours), 2S (rive gauche) mc 2m 1S mc 1m 1S mc 1m 1S mc 1m, 2S (rive droite) desc 16m, 2S desc 25m (margelle), 2S mc 3m 1AF+1S mc 1m 1S mc 1m, 2S desc 4m (margelle), 2S mc 1m 1S mc 1m 1S mc 0,20m, 1S+1AF desc 4m 1dev/S desc 9m, 2S desc 16m, 2S desc 17m, 2S desc 14m 1dev/S desc 4m, 1S+1AF desc 9m pendule 5m gauche vers lucarne, 1 AN mc 2m (remonte), 2AN (colonnettes) mc 3m, 2AN (plafond) desc 3m (~3m de corde en trop sur la C~195).