Au retour du Caussenard: Visite des Canoles de Nant (presque la spéléo!)
participants: Rowland, Odile et Léonie
Se trouvant sur le chemin de retour de Lozère, nous avons fait une petite passage dans le "Presque-Sous-Sol" des Canoles de Nant. Des failles spectaculaires dans le calcaire où on trouve aussi quelques petits trous. Des méandres assez étroites, où il faut se faufiller parfois en rentrant le ventre. Tous est couvert de mousses et de lichens.
Une toute petite grotte au chemin entre deux canoles.
S'il y a un trou, un vrai spéléo rentre dedans, même s'il ne vas pas loin.
Samedi 12 septembre 2026 (après-midi)
Caussenard / Lozère: Entrainement à la corde, Aven de Barelle, sur le P5
Car Charlie était equipées avec tous le materiel flambant neuf, acheté sur les stands du Caussenard, elle voulait essayer de descendre dans une partie facile d'un aven. Blair connaissait l'Aven de Barelle et nous sommes allés sur le plateau de la Causse pour un petit entraînement à la corde. Félix a emmené une corde suplémentaire pour l'assurer.
On n'est pas allé plus loin. Préparation des futures spéléos était la priorité. Charlie s'est regalé est ne voulait plus partir.
La Grotte de la Porte étant une proposition de sortie possible avec des enfants, on monte le matin vers la chapelle au dessus Meyrueis. L'entrée doit se trouver pas loin, 50 m depuis la chapelle.
Arrivés en haut, vu splendide sur le village, mais on ne trouve pas l'entrée de la grotte, jusqu'à une dame nous montre des rubalises acrrochés dans les arbres à côté d'un escalier. Ils étaient vert et blanc, pas très voyants!
Grotte plutôt horizontale, avec quelques mains-courantes. Mais on n'avance pas vite, car ça monte et descends régulièrement et dans les tunnels pas très larges. Avec pas mal de jolies concrétions.
C'etait une traversée. On arrive un peu au dessus du village. Normalement estimé à 2 h, on a passé 3 h sous terre, en explicant aux enfants comment utiliser leur matériel. Très bonne sortie familiale.
Vendredi 11 septembre 2026
Caussenard / Lozère: Descente au Aven Armand (18-20h30)
Participants : Félix, Alary, Odile, Vincent, Pascal, Léonie et environs 60 membres d'autres clubs.
L'Aven Armand est une grotte touristique, découvert il y a plus que 100 ans. Car les horaires d'ouverture sont de 10 à 18 h on ne peut descendre qu'après et avant les touristes. 4 crénaux étaient proposés, vendredi soir, samedi matin et soir et dimanche matin. Rowland et Cloé ont eu la chance d'avoir inscription dernier minute pour dimanche matin.
Nous sommes arrivés un peu en retard et la queue était déjà longue.
4 cordes étaient installées pour des descentes simultanes, car il a fallu se dépêcher. Pas de temps de faire des photos sur la corde, simplement de descendre vite et admirer la vue d'en haut sur les stalactites exceptionnels, éclairés par nomreuses lampes multicoleurs.
On était entre les derniers de descendre. Mais j'ai eu le temps de faire un tour de salle en courant avant de remonter par l'escalier.
L'arrivé par Corde ressemblait un peu à ça, vue depuis le balcon le plus haut avant l'escalier de retour. La salle est immense. Derniers photos: quelques exemples des stalactites en assiettes, qui ressemblent des gâteaux en broche.
C'était déjà 20 h 15 qu'on est remonté par l'escalier. On n'a pas eu le droit de funiculaire. La nuit était en train de tomber. Expérience magique! On s'est regalé.
Profitant d'une disponibilité exceptionnelle de Laurent et Etienne, et malgré une fatigue accumulée durant la saison estivale, nous nous retrouvons sous des températures extérieures encore très élevées accompagnées de Henri, pour aller examiner ce curieux bruit d'air détecté le 06/09/2026.
Nous entrons par le Chandelier vers 10h30, l'occasion pour certains de redécouvrir les puits d'entrée. Le cheminement vers le chantier permet de visualiser et de discuter de différentes observations dans l'idée de trouver une jonction aérologique notable. Nous retenons quelques escalades à éclaircir en priorité. Une fois devant la coulée, un silence permet de confirmer que le bruit est toujours audible, s'agissant probablement des dernières journées réunissant les conditions météorologiques les plus favorables permettant d'assister à ce phénomène. Tout le monde grimpe tour à tour, une corde est mise en place. Puis vers 11h30, Laurent met en marche le perfo.
Attaque du verrou sonore
Pendant ce temps avec Etienne et Henri, nous revenons en arrière pour une première escalade. Il s'agit de revoir un chenal de voûte déjà vu mais peu fouillé, situé juste en amont au-dessus de la soufflerie. Etienne grimpe, retrouve ses traces et tombe le verdict : aucune suite. Nous retrouvons alors Laurent pour le premier sort. Le sommet de la coulée est bien dégagé, mais le caillou lui est mécaniquement solide. La revanche est très faible. Point positif, pas de problème de stockage ! Le front est nettoyé, le bruit est toujours là. C'est reparti pour jouer du perfo. Pendant ce temps Henri repose des marchons et avec Etienne nous allons en amont lire la cavité et revoir quelques points clés de compréhension de sa genèse. Nous retiendrons une escalade ainsi qu'un trou souffleur au sol, ce dernier situé quelques mètres après le très gros bloc que l'on peut contourner par la droite et la gauche dans un virage.
Le trou souffleur
Nous retrouvons Henri et Laurent. Un souci de ligne rapidement résolu fait de nouveau reculer le front d'une quarantaine de centimètres. Nettoyage, le bruit est encore là et on s'approche de sa source. Pause du midi puis Laurent et Henri partent à leur tour en repérage. Je m'occupe du perfo, en attaquant avec le même appétit que précédemment, mais pas avec la stratégie de perçage adéquate... Ceci combiné avec ce que nous appellerons "le test", se résoudra par le coup de balayette le plus puissant jamais réalisé... Il n'y a donc pas grand-chose à dégager, il faut recommencer. Nous échangeons de nouveau les postes et partons avec Etienne sur une des escalades les plus en aval. Après un premier pas de bloc, il prend de la hauteur, assurée par quelques béquets de roche où passe la corde d'escalade. En haut, l'enthousiasme monte. Le chenal joliment dessiné au plafond prend de belles formes et sort des limites de la galerie inférieure. Mais la joie est de courte durée car aussitôt le chenal change de cap et vient mourir contre deux diaclases repérées depuis le bas... Deux autres lucarnes sont fouillées là-haut, mais rien.
Le chenal suivi au plafond
Quelques quartz trouvés là-haut, semblerait-il, venus du sud à l'époque où le Rebenty n'avait pas encore creusé sa vallée
Le secteur de l'escalade
Retour au sol, la corde fait pile la bonne longueur à double. Il est 16h passée, Etienne se dirige vers la sortie en fouillant finement à droite et à gauche. Je rejoins Laurent et Henri qui terminent d'évacuer les matériaux du front et annoncent une bonne nouvelle : ça souffle ! Je monte à mon tour. L'air sous pression sort par une fine fissure au sol puis au fond par un petit trou tout serré. Le bruit est toujours présent.
Le petit trou souffleur au centre de l'image
La configuration des fissures en fait converger plusieurs dans cette direction, qui se recoupent sur cette petite zone. Le flux d'air sous pression qui s'échappe de par là reste intrigant, d'autant plus qu'il trouve son origine rive gauche, donc pas directement vers le Blau, lui situé rive droite... Étant pour l'instant le point d'interrogation le plus prometteur du secteur, nous tiendrons ce chantier.
En cheminant vers la sortie, je tombe sur Laurent perché en haut d'une paroi. Il me dit qu'Etienne s'est enfilé à la rache dans une suite légèrement ventilée. Je monte alors pour voir et effectivement, seul Etienne est capable de passer...
. . .
Tant qu'à être là, on fait le test de la jonction à la voix entre ici et une lucarne plus en aval, à l'entrée de la salle où arrive la base des puits du Chandelier. Le son ne semble pas passer par là et en plus il y a cette légère ventilation. Intéressant. Mais d'après Etienne, il y a quelques bons mètres à élargir pour atteindre son terminus. Après ce nouvel apport d'information, nous regagnons pour de bon la sortie.
Dehors, Henri me mène au Trou du vent du Blau, véritable turbine démoniaque par ces conditions météorologiques. Le micro tente de réduire le bruit de fond pour capter ma voix...
dimanche 13 septembre 2026
Samedi 12 Septembre 2026: Trou paumé, légère avancée.
Retour avec l'équipe habituelle à savoir: Aude, Sébastien et Daniel. Par des accès différents, mais avec enfin une température vivable...Arrivé au trou je me rend compte que j'ai oublié mes sous-vêtements. Retour au parking ou ne sont toujours pas Aude et Seb. Qui en fait ce sont garé au col plus à l'Ouest...dont j'ai oublié le nom. Rentré sous terre en fin de matinée. Daniel continue ces calibrages, qu'on peu qualifier d'impressionnants. Ou pour "gros gabarits ou". Troisième Age"! Ce qui vas bien à tout le monde. J'équipe le ressaut qui nous avait arrêté le 29/08. 2 goujons et bout de corde pour un modeste R3. L'on suit par une copie conforme de ce que l'on avait trouvé en bas de la première corde. A savoir le profil d'une vaste galerie avec une paroi d'un coté et une trémie de l'autre. Rien d'évident comme suite, pas aidé en cela par l'équilibre thermique du jour et l'absence de vent. Retour casser la croute en surface ou les chiens nous font une fête en nous voyant ressortir. Retour la même équipe au point bas. Ou je repère ce qui me semble canaliser un bon souffle. Gadouilleuse désob. avec pas moins de 6 salves de pailles, dans ce qui semble un beau calcaire. Aude écrête le haut d'un bloc gênant dans le conduit principal. Puis l'on progresse au fond plein d'espoirs dans un laminoir descendant....qui nous amène connement dans une salette sous jacente à une partie connue.. Ayant avisé un vide à l'opposé du laminoir, franchissement d'un cahot pour arriver dans un élargissement sans suite!15m de gagné en tout, mais quand même pas à la hauteur de nos efforts. J'analyse la chose de la façon suivante:
- Le courant qui c'est réinstallé de façon sensible et ce sent bien dans les rétrécissements est très difficile à localiser précisément car il y a trop de vides partout et ou il peux passer. Nous ne sommes en fait pas sorti de la trémie.
- La dernière partie explorée n'est qu'un amont. Donc l'aval qui canalise les écoulements temporaires dois aller dans l'autre sens. Justement il nous restera un méandre au rocher propre à ouvrir au milieu de la nouvelle partie. Je soupçonne que ce méandre étroit (comme au septuagénaire), doit ou à due freiner les écoulements, donc provoquer les mises en charges qui expliqueraient la gadouillerie du secteur...
Il y a du gros pas loin, mais il ne ce livre pas facilement. L'on sort de là en "spéléoloques". Pour un TPST de 7H.Suite au prochain numéro.
Avec Aude et Seb retour par l'accès Ouest et son interminable piste. Cet accès serait intéressant à condition de pouvoir y avancer un véhicule. Beaucoup d'ornières rend la chose peu réaliste. A moins d'avoir un 4x4 style pompiers! Ces cavités font partie des plus éloignées du département...