Samedi 6 juin 2026
Participants : Gégé, Rémi, Yohann, Vincent (SSAPO), Andréa, Gilles
TPST : 14h / Gouffre de la Coume Ferrat (Balaguères, 09)
Pour se préparer au séjour en Cantabriques, Gégé de la SSAPO avait proposé de longue date de faire une sortie à la Coume Ferrat, un trou dont j'ai souvent entendu parler et peu documenté.
En résume, il débute par un gigantesque P204 et débouche sur une rivière d'une dizaine de kilomètres de long...
Nous nous retrouvons samedi à 8h à Saint-Girons et prenons la direction du bout du monde, le hameau de Balagué. Trois places de parking s'offrent à nous, il n'en fallait pas moins. Dernier conditionnement des affaires, nous nous enduisons de produit anti-tiques qui s'avèrera efficace par rapport à ceux qui n'en ont pas mis.
Départ
Le début de la marche d'approche consiste à remonter une piste d'environ 5 km jusqu'à la ferme de Pradas.
Enfin à 10h50 nous arrivons au trou !
Un peu de bazar
À 11h15 nous entrons dans le gouffre. Une belle galerie d'une trentaine de mètres conduit au sommet du P204, ça met directement dans l'ambiance !
Yohann équipe la main courante et le premier frac pour rejoindre l'équipement en place.
Départ P204
Ce P204 est énorme, d'une diamètre d'une trentaine de mètres une bonne partie du temps. Lors des explos dans les années 60/70 (au treuil + échelles), ils se sont rendus compte qu'en centrant bien la tête de puits, la verticale était absolue.
Heureusement pour nous, l'équipement sur cordes est fractionné, avec de beaux pendules.
Gégé et Yohan en contrebas, moi au frac.
Vers le bas du puits, la physionomie change, on traverse d'immenses remplissages très solides. Il y a même un frac sur là-dessus.
Frac posé sur du remplissage... solide !
En environ une heure nous sommes tous en bas du grand puits dans une zone fossile, très sèche. Nous franchissons ensuite deux escalades en fixe de 9 et 7 mètres, puis la "télévision". Le bruit de la rivière commence à se faire entendre. Nous arrivons au sommet du P24, d'où l'on peut choisir de remonter vers le siphon amont, ou alors d'aller vers l'aval en descendant ce puits, ce que nous faisons.
Ça y est, la rivière est là, bruyante, la communication devient difficile, l'ambiance change.
Encore trois petits puits et enfin nous nous mouillons les pieds.
Arrivée dans la rivière
Nous ressortons aussitôt de l'eau et empruntons un court passage fossile. Il est 13h40, c'est le moment de manger car après ça va redevenir humide.
On profite du calme et du sec
Encore un petit puits et nous voici à nouveau l'eau.
Détail du sol
Enfin nous arrivons au P60 (ou P50 selon les topos). Une immense main courante aérienne nous permet d'être totalement hors crue. Nous dominons la rivière une cinquantaine de mètres au-dessus, le fracas de l'eau qui résonne, une légère brume, l'ambiance est fantastique. 😍
Début de la main courante
Enfin nous arrivons au sommet de la verticale et deux jets d'environ 25 mètres nous déposent au pied d'une magnifique cascade d'environ 15 mètres.
Un R4 fait suite, puis nous grimpons au sec au "vestiaire", à -440 m.
Comme son nom l'indique, il s'agit d'un endroit sec où nous enfilons nos néoprènes pour poursuivre dans la rivière.
Le vestiaire
À partir de là, la rivière devient quasiment horizontale, les obstacles sont peu nombreux. La progression y est nettement plus aquatiques et oblige à se mouiller.
Pour ma part je suis un peu trop équipé, je me baque pour me refroidir.
Refroidissement au premier siphon (qui se shunte)
Magnifique marmite suspendue
Nous arrivons au premier bivouac (il y en trois au total), que nous dépassons légèrement avant de faire demi-tour, vers 17h.
Grand luxe !
De retour au vestiaire, nous quittons la néoprène, puis reprenons des forces avant d'attaquer la remontée. Les réchauds sont appréciables, même si nous ne souffrons pas du froid.
Une dernière photo du R4 tant l'endroit est beau
La remontée début à 20h et s'achèvera à 1h15 pour le dernier (moi).
Ensuite nous repartons pour une heure de bartassage, nous ne trouvons pas davantage de chemin qu'à l'aller. Nous coupons à travers des prairies occupées par des vaches, et enfin atteignons la ferme de Pradas. Une quarantaine de minutes de marche nous amène aux alentours de 3h au parking. Vers 3h45, après une bière et des chips, Rémi, Gégé, Vincent et Yohann reprennent la route.
Andréa et moi préférons faire une sieste sur place avant de repartir à 6h30 pour Toulouse.
Une journée bien remplie !




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