dimanche 23 août 2026

Gouffre du Lonné Peyret, Pierre Saint-Martin

Lundi 17 août 2026

Participants : Alary, Gilles, Charlie, Félix, Andréa

TPST : 17h / Gouffre du Lonné Peyret, GL102 (Massif de la Pierre Saint-Martin)


A 8h l'équipe au complet se retrouve à la station de la Pierre direction le Lonné Peyret. Sur les hauteurs on profite d'une mer de nuages. C'est bien les vacances!!


L'entrée n'est pas loin, quelques minutes en voiture et 15 min à pieds. On se gare devant la ferme où l'on se fournira en Ossau-Iraty avant notre départ de la PSM.
On est accueilli par 3 patous sympathiques et un gros troupeau de brebis et chèvres qui nous accompagnerons jusqu'au départ de la cavité. 


Biquettes et Lapiaz

A 9h pendant que Charlie équipe la main courante, le reste de l'équipe déverse son bazar devant le trou.


A 9h30 Gilles attaque l'équipement, puis est relayé par Alary qui nous fractionne sur spits avec brio le P54 grâce à un pendule acrobatique.  

Seul puits étroit de la cavité

A 12h30 on est tous au bas des puits à -390 m. La balade horizontale peut commencer. 


On marche quelques mètres dans la rivière avant de la quitter pour une première grande salle qui se termine sur une jolie cascade de 8 m.

Première grande salle

Cascade de 8 m

On quitte à nouveau la rivière pour parcourir le Chaos des Titans. C'est une progression malcommode au milieu de blocs souvent glissants. Heureusement de nombreuses cordes en fixe sécurisent le parcours.



Gilles et Félix en surchauffe finissent torse nu. A la PSM la température avoisine pourtant les 5°. Heureusement l'arrivée dans la rivière va calmer leurs ardeurs. 

Arrivés à l'embarcadère à 14h40, on enfile nos néoprènes devant le premier obstacle qui pour les plus petits demandera quelques brassées.


Après 200 m de progression dans la rivière on arrive à un ressaut de 8 m avec un équipement en place suspect nécessitant un rééquipement pénible à cause d'un frac aérien. 

Suspect !!

On se refroidit, mais pas pour longtemps. Terminé les vasques, la rivière change de configuration : place aux rapides.

Charlie se rafraichit

Belle galerie

Cascade

A 16h30 on quitte la rivière pour une grande salle chaotique où l'on croit être au terminus. Gilles, Alary et Charlie descendent un ressaut pour vérifier que la cavité ne continue pas. Erreur !! Au bout de 20 minutes Gilles revient nous chercher Félix et moi, finalement nous n'étions qu'au Grand Chaos !!!
Le balisage de qualité nous permet d'emprunter le meilleur itinéraire dans ce dédale de blocs.
La suite est moins claire et alterne entre passages aquatiques et passages fossiles. 

Peu avant 18h on débouche dans une gigantesque salle dont nos lampes pourtant puissantes ne permettent pas de distinguer les parois. Nous n'avons plus aucun doute, nous sommes à la salle du Styx.
La rivière se perd sous les blocs à l'entrée de la salle.

Salle du Styx

Après une rapide collation au bout de la salle, demi-tour vers la surface. 
Il nous faudra 7h pour revenir à l'entrée du trou. Le ciel est étoilé et la rosée bien présente.
Notre retour ne passera pas inaperçu, réveillant brebis et patous.

Charlie à la sortie

Marche de retour dans le lapiaz

De retour à l'appartement à 3h, douche et salade de pâtes pour tout le monde sauf pour Charlie qui redescend dans la vallée au camping de Sainte-Engrâce.
Mardi matin étalage de cordes et matériel au bas de l'immeuble. Dékitage au soleil et réenkitage pour la sortie du surlendemain au Couey Lodge.

La Gouffre de Bexanka presque de fond en comble

Dimanche 16 août 2026

Participants : Andréa, Charlie, Félix, Gilles, Alary

TPST : 6h / Gouffre de Bexanka, massif des Arbailles

Pour cette première journée à la Pierre Saint Martin où nous logeons, direction les Arbailles... Et le gouffre Bexanka (à prononcer "Bétchanka"). Nous quittons la brume de la station, passons devant l'accueil de la Verna, puis devant les gorges de Kakuetta avant de rejoindre l'auberge qui détient le cahier des entrées dans la grotte, à Camou-Cihigue. La route est l'occasion de découvrir le Basque en essayant avec grand mal de lire et de prononcer correctement les noms de communes...

Andréa, qui est déjà venue il y a quelques temps visiter la grotte, nous mène jusqu'à son entrée, béante, traversée par un câble acier sur lequel nous sommes censés nous amarrer. Qu'il en soit ainsi, je m'y colle.
L'entrée et le départ du P53 sur câble
Je suis censé fractionner le puits une fois avec deux broches, mais tombe rapidement sur une broche et un spit positionnés sur l'autre paroi. Étrange, mais pour autant je ne parviens pas à trouver ce que je cherche plus bas. Petit pendule pour les atteindre, je m'emmêle dans ma corde puis descends plein pot les 35 mètres restants jusqu'au sol. Finalement le frac que je cherchais existait bien, là où en plus je l'aurais bien mis. Mais dans le doute, j'ai inutilement décalé. À la base du puits, on arrive dans une vaste galerie triangulaire.
   
La base du puits
Le point bas ne mène à rien, la suite se trouve de l'autre côté en remontant légèrement. J'en profite pour regarder ce qui traîne ici et tombe rapidement sur des bestioles.
   
Très probablement Bufo spinosus (Crapaud épineux) pour les quatre spécimens. Davantage de certitude sur les deux plus gros, moins sur les deux plus petits car moins verruqueux et moins divergents sur leurs glandes parotoïdes. Mais les cartes de répartitions confortent dans le sens de B. spinosus.
   
Leur coloration est très variable mais parfaitement adaptée au milieu en termes de camouflage.
Gris sombre près des roches grises, et crème sur la calcite !
   
Belle observation de Natrix astreptophora en limite d'air, cachée sous sa feuille. C'est la
version ibérique de notre N. natrix (Couleuvre à collier).
   
Un probable Podarcis muralis (Lézard des murailles) bien engourdi par le froid. Et un mâle 
Lucanus cervus (Lucane cerf-volant) à côté d'un des petits crapauds.
   
Puis un peu de fonge avec ces deux spécimens. Le premier avec les lamelles adnées translucides, peut-être
du genre Coprinopsis et le deuxième avec sa petite coupelle orangée peut être du genre S
arcoscypha.
Il va très vite de marcher sur toute cette vie si l'on n'est pas très attentif. Leur camouflage est très efficace au premier coup d'œil. Dans les puits d'entrée bien humides, à ciel ouvert, soyez vigilent !

Il y avait surement plein d'autres observations à faire, mais là, on va visiter la grotte. Rapidement nous arrivons à un ressaut équipé d'une échelle. On pose une corde. Le P25 est également équipé d'échelles, mais on l'équipe pendant que Félix fait réviser quelques techniques d'auto-secours. Pareil pour le R5 nous menant dans la Salle de la grande arche.
   
L'échelle du P25 et la Salle de la grande arche
En premier lieu, nous nous dirigeons vers le fond, par le P35, équipé à nouveau sur une bonne moitié d'échelles, avant de se verticaliser. De là on remonte un grand plan subvertical sur 40m, menant à un balcon surplombant la Salle des blocs.
   
AA = amarrage artificiel
P6, R4, une grande coulée pétrifiée, puis nous voilà à la Salle de la borne. Cette zone plate donne une superbe vue sur le grand volume qui se développe plus haut.
   
Le balcon et la coulée pétrifiée
Depuis la Salle de la borne
Sur la droite, nous rendons visite au Temple chinois, largement garni de grandes draperies. Sur la gauche, nous gagnons La cathédrale. Pendant que nous observons la morphologie du creusement et que nous cherchons le P55, ainsi que l'introuvable bloc aux fleurs de gypse, Gilles descend dans la Salle du Gour.
   
Le temple chinois et la Salle du Gour vue depuis le haut
Arrêt curieux devant quelques mètres carrés de plan incliné couvert de formations verticales de quelques dizaines de centimètres tout au plus.
   
Concrétions atypiques
Demi-tour, direction la Salle des chauves-souris, totalement vide en cette période. Son accès n'est pas des plus faciles. La colonie qui se retrouve là doit être particulièrement dense à certains endroits au vu des tas de guanos au sol.
Un des tas.
Retour en arrière jusqu'à la Salle de l'Arche, cette fois pour rejoindre la grande Salle des entonnoirs géants. Nous localisons la ligne de trous de l'escalade permettant l'accès au réseau supérieur (entre le P30 et le P20 sur la topo). Avant la Salle des entonnoirs géants, je jette un coup d'œil au R6 de la Salle des griffades, il y a peut-être moyen de grimper. Mais d'abord, la Salle des entonnoirs géants, dans laquelle sont exposées quelques belles sculptures et dans laquelle nous faisons une boucle. Il y a aussi un coin bivouac, et pas mal de déchets au point bas de la salle.
   
Les sculptures d'argile
La Salle des entonnoirs géants
Demi-tour, nous essayons avec Andréa et Charlie de grimper le R6. Ça passe mais la désescalade sera plus délicate. En haut, dans le Salle des griffades, nous trouvons la E15. C'est un mur vertical de calcite, la ligne de goujon est bien lisible. À défaut de monter, on descend dans la salle. Je me faufile dans une étroiture par laquelle l'eau se perd pendant que Charlie sonde un puits non mentionné sur la topo, malgré sa grande profondeur estimée à environ 60 mètres. Il y a des traces de passages, je trouve une rondelle à goujon mais aucun amarrage pour y descendre. Un gros AN aurait pu servir à mettre une corde en la laissant frotter. Mystère !

Après toutes ces ramifications d'itinéraire qui ont rallongé la sortie de deux heures, il est temps de ressortir. Charlie se charge de déséquiper le puits d'entrée.
Capture d'écran du plan

mardi 18 août 2026

Dimanche 16 Aout: Trous paumés Lacamp.
Retour cette fois ci en multi équipe, puisque je rejoins Daniel M sur zone avec Aude et Sébastien du SCM. Donc de fait un inter-club: SCA,SCM, individuel.
Daniel et sa grosse doline tel la taupe, et avec Aude et Seb continuation du trou du milieu. En aviron 4 salves et décaissage franchissement d'un tournant à gauche. Donnant dans un espace ou l'on ne peux pas suffisamment bouger pour voir une suite et déplacer les blocs que je soupçonne obstruer une verticale. Modeste avancée de 2m. Mais confirmation de la ventilation liée souvent au vent qui se lève....Aude recommence à gratouiller la doline amont qui semble bien colmatée. Le trou du milieu commence à être bien profond pour justifier la pose d'une palette sur l'entrée. 6 participants en tout si l'on compte les deux toutous de Aude: Pika la petite chienne et Lenha la grosse bien poilue. La petite est une désobstrueuse acharnée à l'image de ces maitres!!!Il faudrait songer à l'inscrire dans un CLUB!!!Daniel dans son trou s'enfonce et disparait de la surface.....TPES:7H

jeudi 13 août 2026

Reconnaissance dans le Paumatoire à Cabrespine

Mardi 11 aout 2026

Participants : Didier, Mael, Florian, Gilles, Alary

TPST : 8h30  / Gouffre de Cabrespine

Neuf heures, nous arrivons au parking du gouffre, les premiers visiteurs sont déjà là. Accompagné de Mael et Didier qui connaissent très bien le trou, l'objectif est de rejoindre le Paumatoire (fossile supérieur) par le Métro 2, puis d'essayer de le jonctionner avec le cheminement principal. On engage la descente. Pour gagner du temps, nous ne prenons pas les bateaux. Me mouiller n'est pas mon style, mais le niveau d'eau est vraiment très bas, il ne me dépassera pas, le PDC. En moins de deux heures, nous voilà dans le Paumatoire.
   
Fossile supérieur
Peu de monde est passé par là. Et bien souvent, les traces des précédents ont été effacées par le temps. Didier nous indique de nombreuses zones d'ombre où personne n'est jamais allé. La première escalade est infructueuse, accéder aux prises en libre est difficile, trop glissant. En passant par plus haut et avec un point, il serait possible de se faufiler le long de la corniche. Deuxième escalade, plus abordable. Remontée de 6 mètres dans une fissure élargie. En haut, un conduit boueux mène à un balcon exposé, au-dessus des conduites forcées traversent le faux plafond et rejoignent un autre plancher. En continuant l'escalade, on accéderait à des corniches, mais c'est bien trop dangereux de passer en libre.
Je redescends en purgeant une dalle qui m'a servi à monter. Pendant ce temps, Mael et Didier essaient d'accéder à d'autres endroits, mais là aussi, il faudra plus qu'une pelle pliable ! On prend le repas, puis on file espérer trouver la jonction. Sur le chemin, on continue à grimper quelques corniches en plantant les talons et à fouiller.
   
Monticules d'argile ; grande pente de sable
Au détour d'une corniche devenant de plus en plus boueuse, je remarque une corde qui grimpe dans les étages. Je la rejoins suivant quelques marches vestigiales. Cette corde de 42m est estampillée SCA. Les points et mousquetons qui la tiennent en place sont prêts à céder vu leur aspect. Je n'ai pas tiré sur la corde, le risque de chuter en arrière était trop grand.
   
La corde et une chaîne de mousquetons / maillons en guise de dev
Mael et Gilles vont voir un siphon. Nous autres suivons la galerie et trouvons le passage nous ramenant sur le cheminement principal. Il suffit de suivre les catadioptres cachés sous l'argile... Mael et Gilles ne tarderont pas à nous rejoindre.
Le siphon
Sur le retour, nous faisons un détour aux Rapides 2, vers l'aval où l'eau se perd et vers l'amont où nous trouvons la voûte mouillante. On hésite à la passer, mais comme cela nous évite de faire demi-tour, nous y allons. Ça passe juste sans se mouiller le torse.
   
Les Rapides 2 ; la voute mouillante
Nous continuons jusqu'au siphon amont puis retrouvons le chemin au niveau du bivouac de l'affluent de Pertusac, par une escalade sur une coulée. Au niveau du gours blanc (à sec), Didier nous présente l'accès à une salle. Nous nous y rendons en suivant la fissure. Une corde permet de descendre dans la salle. La rivière la traverse partiellement, arrivant par un siphon amont et partant par un siphon aval. Pour ressortir, nous escaladons dans la suite de la salle, passant entre deux blocs dont un n'est pas stable. Dernier, j'en profite pour le purger.
La suite sera pour la plupart d'entre nous aquatique. En effet, une belle vasque de 1,80 m de profondeur au moins nécessite de nager, ou de passer sur son bord gauche, en espérant ne pas chuter ! Bien entendu, je tente de passer sans avoir à nager, c'est par moment tendu mais j'y parviens. Florien tentera aussi mais n'aura pas cette chance, et finira à l'eau ! Gilles et Mael choisissent de passer à la nage, nos téléphones portables les en remercient !
Après ça nous remontons par une trémie en rampant entre les blocs, puis regagnons le cheminement principal au niveau de la corde à nœud qui précède notre arrivée au pied de l'éboulis de la salle des Dômes (côte fistuleuse). Nous traçons notre route jusqu'au réseau Capdeville, auquel nous accèderons par un chemin différent de d'habitude et que nous visiterons.
   
Quelques beaux bouquets
    
La cigogne et les faux planchers
Retour sur le chemin vers la sortie en passant cette fois par l'accès habituel. À la descente, sans avoir installé la montée, c'est un peu acrobatique ! De là, nous avançons jusqu'à la casquette, désormais équipée d'une corde qui lui passe juste au-dessus de la visière.
    
La casquette et la grande coulée
On retrouve l'actif, c'est le moment de ressortir. La rivière est une formalité, la remontée de la salle par ses escaliers et son échafaudage fait chauffer davantage. En haut sur les passerelles, de très nombreux touristes, c'est la haute saison ! Vers 18h, nous sommes dehors, attendus par Gérard BRAT et toute l'équipe. Didier paie la tournée.