Affichage des articles dont le libellé est coume-ouarnède. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est coume-ouarnède. Afficher tous les articles

lundi 29 juin 2026

Deux jours au Gouffre du Caractère

Vendredi 26 et samedi 27 juin 2026

Participants : Vladimir, Gilles, Alary

TPST : 19h30  / Gouffre du Caractère, Coume Ouarnède

Vendredi matin Gilles passe me chercher à Carcassonne, avant de filer à la gare de Foix récupérer Vladimir. En amont, il a préparé 4 kits remplis du matériel nécessaire : 580 m de corde et plus de 134 amarrages, sans compter le rab. À Herran, nous passons par le gîte de la Paloumère où Vladimir nous a réservé une chambre. Nous y déposons quelques affaires. Vers 11h, nous arrivons au parking de la Fontaine de l'Ours et nous préparons à rejoindre l'entrée du trou. Avec les coordonnées et la trace GPS, nous y accédons en une trentaine de minutes. On mange un bout et on se prépare. L'entrée verticale (R6) est étroite sur une dizaine de mètres et donne sur un beau P35. Il est 12:30, c'est Vladimir qui équipe, nous le suivrons avec le reste du matériel.
   
Au parking ; début de l'équipement
Je ferme la marche et descends avec deux kits qui me donneront bien chaud dans le R6. Au pied du P35, nous trouvons l'actif qui coule au goutte à goutte. Pendant que Vladimir équipe le P5 et le P11, avec Gilles nous remontons l'amont, mais sommes très rapidement stoppés par une étroiture sous trémie où le matos s'accroche partout. Et puis il n'y a rien à voir de plus par là ! Après ces deux obstacles, une petite main courante mène à l'escalier, où les marches sont des marmites fossiles plus ou moins grandes. Je récupère au passage une Leptoneta à la région oculaire vestigiale. Intéressant ! Puis prends l'équipement. La suite est une vire au-dessus d'un haut méandre suivie d'un P5 en pendule qui mène au P13 par une margelle dépourvue de main courante. En haut du P13 suivant je localise 3 spits, mais leur emplacement générera du frottement. Je cherche un moment sans trouver quoi que ce soit sur l'autre paroi, le frac sera bas et ça fonctionnera comme ça. Dessous une petite bricole équipée en frac, mais qui pourrait aussi l'être en déviation. Gilles prend le relais pour le P9, le P47 et le P8. Rien de compliqué jusqu'à un palier intermédiaire dans le P47, à -24 environ où il faut fractionner. Un peu par hasard, il se décale vers sa gauche sur 2 mètres et trouve deux spits cachés. On aurait pu chercher longtemps !
   
P47 vue depuis le haut ; vue depuis le bas
Je reprends ensuite pour le P4 (étroit), le P5 et le P32. Dans ce dernier il est question d'une déviation sur AF, que je cherche aux emplacements où elle irait bien sans la trouver. Un AN plus bas au-dessus d'une coulée fera le travail. Je descends jusqu'à la base du puits pour y laisser le kit de matériel. D'ici débute un long méandre, mais ce sera pour demain. Niveau matériel, nous avons beaucoup de rab, nous en remontons une partie et laissons le reste dans la salle de l'Audience. Il est 17h20, nous remontons léger et faisons quelques images. Cela nous permet aussi de tester l'étroitesse du R6 d'entrée dans ce sens. Il en ressort qu'avec un kit à tirer la tache sera extrêmement pénible. On les tirera depuis l'extérieur.
   
P35 vue depuis le haut ; vue depuis le bas
Dehors nous laissons une partie de notre matériel à sécher et faisons un rapide détour par le Gouffre Duplessis et son impressionnante doline d'entrée. Enfin nous rejoignons le parking et le gîte.
   
Séchoir ; entrée n°2 Duplessis


—    —    —


Le lendemain 8h départ du gîte. Nous rejoignons l'entrée du trou en un temps record et descendons avec du matos bien sec. Au passage du P13, je regarde de nouveau si je ne trouve pas le spit que je n'ai pas vu hier. Je le trouve finalement, bien camouflé, et planté effectivement là où je le cherchais... Même chose pour l'AF du P32, que je trouverai proche du départ et pas à mi-hauteur comme peut le laisser penser la topographie. C'est parti pour le méandre, d'abord large et se rétrécissant par la suite. Deux marmites ponctuent le cheminement, leur passage peut se révéler compliqué. Enfin le P11 et le P14, j'équipe et les suivants ajustent.
Dans le méandre ; bassine à la base du P14
Après quoi Vladimir prend le relais pour le P8. Nous arrivons à l'Absurde, une escalade de 2m où l'on redescend directement derrière pour passer un mur fin de calcite altérée. Devant ça je ne résiste pas et rabote le haut de 40 centimètres. Pendant ce temps, Gilles équipe la vire et le P17 qui suit. On y accède par un R3 un peu exposé.
Depuis le haut du P17
   
Bassine au bas du puits et quelques concrétions
De l'autre côté de la salle, une escalade de 4 mètres semble donner dans un grand volume, mais les prises ne sont pas fiables... On s'insinue dans le méandre et arrivons au-dessus d'une bassine. Deux options : désescalader et traverser la bassine ou poser une main courante au-dessus. Vladimir se lance dans l'installation de la main courante. Je regarde si on peut toutefois désescalader et traverser la bassine. J'y parviens, mais le remplissage de botte n'est pas loin. Avec un gros caillou je viens retirer quelques lames bien pénibles pour descendre. Puis nous tenterons de placer des blocs dans l'eau pour éviter de nous mouiller.
Pose des pas japonais
La main courante est abandonnée, tout le monde désescalade. Le sol globalement propre se transforme en une bougnafle liquide et profonde. Au R6 nous trouvons une trousse à spit complète, signée "ToT" au dos, nous la remontrons. J'embarque avec moi le marteau pour taper ce qui gênerait dans la suite. Nous descendons ce R6 et nous nous engageons dans un conduit boueux bas. Sur la topo, un autre cheminement apparait de l'autre côté du R6, seulement y accéder ne nous a pas sauté aux yeux. Peut-être se prend t-il de plus haut ?
Le conduit
Ce conduit bas mène à un ressaut de 2 mètres. Gille installe une cordelette pour s'aider à passer l'obstacle. Mais au moment de se mettre en poids, le pont de calcite se retrouve fortement incisé par la corde, comme un chèvre frais sous la trancheuse à fromage. À la place, deux petits AN feront le travail. On continue dans ce méandre où l'on s'enfonce dans le sol, jusqu'au P7 et au P5. Le dernier obstacle se rapproche, celui de la jonction avec le puits de la Tyrolienne donnant accès aux galeries du Pont de Gerbaut et Michel Juhle (P25 depuis la main courante, 44m de là où nous sommes). Le méandre s'étire vers le bas et d'un coup, le vide apparait. Le tout s'équipe sur AN, la fenêtre de tir pour réussir à descendre les 17 mètres et à penduler pour rejoindre la main courante n'est pas bien permissive. Alors Gilles réalise un faux frac avec de longues dyneema pour que l'on puisse descendre. Le puits est impressionnant et l'équipement s'annonce compliqué, on se refroidit tous.
   
Le faux frac ; le puits
Pour rejoindre la main courante Gilles doit penduler sur 6 mètres. Impossible de prendre l'élan requis, la paroi côté dos est trop proche. Alors il réalise une conversion et remonte pour installer une dev temporaire sur un pendant de paroi acéré, lui permettant de se rapprocher au maximum du palier de la main courante. C'est sueur mais ça passe ! Je seconde et tente de passer la déviation sans escalader le bloc ça ne passe pas. Du coup je la démonte avec un peu de difficulté et continue à descendre. De là je n'ai plus qu'à me tracter pour rejoindre la main courante. Ce n'est pas une grande verticale, mais la configuration générale du truc suffit à apporter des sensations. Puis Vladimir nous rejoint.
Tous congelés, nous enfilons les ponchos et cassons la croûte. Après quoi nous cheminons dans les belles galeries du PDG jusqu'à l'immense salle Elisabeth Casteret, observant au passage quelques formations de gypse.
Repas de 15h32
   
La salle Elisabeth Casteret ; la cascade de 70m
   
Où est Vladimir ? ; gypse
La salle est grandiose et vaut vraiment le coup d'être vue. Bien sûr il y a des accès plus faciles. Demi-tour, il est 16h15. Je déséquipe le fond en commençant par le pendule. Plusieurs options, mais celle mise en œuvre va consister à me mettre légèrement en poids sur la corde de remontée en restant longer à la main courante. À démonter ce qui relie le bout de la corde de remontée à la main courante et à faire passer tout ce mou qui pend sous moi dans un maillon rapide de la main courante. Et à installer mon descendeur sur ce brin courant pour m'auto-mouliner. Une fois en place je me délonge et pars un peu en arrière pour que les deux logeurs s'équilibrent et se tendent. Puis je me mouline pour revenir à l'aplomb de la verticale. La corde est juste à la bonne taille, moins d'un mètre avant le nœud de bout de corde. Ensuite je défais le descendeur et rappelle le bout de la corde en ayant défait le nœud de bout de corde. Je remets tout ce qui doit l'être en conformité et remonte tranquillement. Je déséquipe jusqu'au P17 et sa vire. Vladimir est parti devant.

Au détour d'un embranchement au-dessus du R3, je phrase espérant que Vladimir ne s'est pas trompé et est bien allé à droite... Nous franchissons le P8 et Gilles le déséquipe. Devant je ne vois personne mais une voix résonne quand même, je pense alors que Vlad est plus loin devant. La réalité est que l'écho trompeur a brouillé les pistes, Vlad s'est trompé de chemin probablement au niveau du R3 (la topo n'indique aucune autre option) et est passé dernier ! Il n'y a plus la corde. Heureusement qu'il s'en est rendu compte et qu'il est parvenu à nous retrouver avant que nous n'avancions davantage. D'où la nécessité absolue de s'arrêter au moindre doute de cheminement et de rester au minimum à portée claire de voix. Du coup Gilles rééquipe et laisse Vlad déséquiper. Je pars devant avec un kit enclume, Gilles et Vlad se partageront ensuite le déséquipement. Au sommet du P47 je récupère un deuxième kit enclume et avance jusqu'au sommet de l'escalier. Gilles me rejoint et nous discutons de comment faire remonter les kits dans le R6 d'entrée. Une microtraction et deux fois 10 mètres de cordelette devraient faire le travail. Je récupère ça et remonte tout doucement pour ne pas surchauffer. Sous le R6 je pose de quoi stocker les kits hors chute et hors passage, puis déroule la corde retour jusqu'à dehors. La remontée se passe bien plus facilement qu'hier. En haut petite micro-traction, le système est prêt. Il est 22h15, on amorce la remontée de tous les kits (même celui de déséquipement). Le système fonctionne bien. À 22h40 nous sommes tous sortis.
La remontée des kits
La marche retour se fait écrasante sous le poids des kits et de la fatigue, pourtant ce n'est par terminé ! Au parking c'est l'heure (littéralement) de désenkitage, suivi d'un casse croute médiocre mais mais qui fait plaisir.
Le merdier infini
Une heure du matin, nous prenons la route direction Foix déposer Vladimir, puis retour sur Carcassonne en se relayant régulièrement. Vers 3h45 nous y voilà, encore un petit effort avant de trouver le lit... Ouf, c'était de la sortie !

C'est peut être une sale idée, mais voici l'album photo de ces deux jours : Album photo - Gouffre du Caractère

dimanche 16 novembre 2025

Gouffre Odon, réseau Larrégola jusqu'à la salle du Camp de la Henne Morte

Mardi 11 novembre 2025

Participants : Andrea R., Paul, Gérard L., Gilles, Alary

TPST: 9h / Gouffre Odon (Herran, Haute Garonne)

Dans la suite du tour de la Coume Ouarnède, jonctionner le réseau Félix Trombe avec celui de la Henne-Morte par l'unique passage découvert à ce jour, la galerie fossile Larrégola.

Arrivée la veille au soir à Portet-d'Aspet où Gilles, Paul et moi nous retrouvons chez Andréa pour partager une merveilleuse tartiflette, et accessoirement, passer la nuit ! Le lendemain, nous retrouvons Gérard (dit "Gégé") au café d'Arbas, où figure d'ailleurs une coupe presque complète du réseau. Peu après 9h, nous atteignons le parking de la Fontaine de l'Ours, et commençons notre marche vers l'entrée du trou, guidée par Gégé, habitué de la Coume. Il fait doux et le soleil ne tarde pas à venir illuminer les sous-bois et ses lapiaz. Une suite de cairns indique le chemin vers les différentes entrées, mais cheminer à travers sans guide peut se résulter par passer des heures sans trouver ledit trou, même avec une trace GPS ! Heureusement pour Odon, le pointage est bon et nous le trouvons après une heure de marche (ma plus longue marche d'approche je crois...). On se prépare et c'est tipar !

Une météo à aller sous terre
Première verticale de 52 mètres, le puits de la Belgique, où la lumière du jour essaie de descendre avec nous. À -40 environ un palier avant une dernière petite tirée, il faut aller chercher les points au-delà des premiers spits, sinon ça frotte. Quelques ressauts dans les blocs, le méandre, puis le P48, le puits des Commingeois.
Puits de la Belgique
Puits des Commingeois
Après ça, un P9 et le puits des Anciens et son rappel guidé pour rejoindre le réseau du 1ᵉʳ Mai. Je prends l'équipement en passant par la droite du puits direction les broches de la corde de guidage par une margelle déversante. Ça passe mais ça frotte si on ne se repousse pas assez au moment d'atteindre le frac de dessous. Une voie probablement plus confortable est présente sur la gauche…
Gégé pointe la voie de gauche
Frac sous le bombé qui frotte et départ du rappel guidé
À partir d'ici, nous quittons les puits d'entrée. Un passage exposé au-dessus du vide (typique de la Coume semblerait) mène au P15 de la déviation interdite (c'est pas son vrai nom). Le caillou change radicalement de tête, plus sombre, mat et partant en poussière. Nous mangeons à sa base vers 13h30. Mentionnons pour le coup le cheminement plutôt évident, et encore aidé par la nouvelle topographie du gouffre réalisée par Sylvestre. C'est comme avoir un GPS en main !

Un peu trop cuite la roche...
S'ensuit l'escalade de 8 mètres qui ne s'équipe pas et un laminoir débouchant dans une salle où les roches indécises étalent leur palette de gris. Après quoi, un petit boyau donne sur un P5 où la corde sert surtout à la remontée et sur une curiosité déposée là, une roue avant de vélo !!? Qu'on m'explique !
À un moment faut choisir
Je n'ai pas trouvé la raison de sa présence
Avançons encore un peu pour arriver à l'impressionnant puits de l'Islam. Circulaire, concrétionné, actif et à la hauteur inconnue... Juste wow ! Et après un crapahut depuis sa base par une fenêtre dans la calcite, nous débouchons dans les galeries du réseau Larrégola.
Plafond insondable
Base du puits
Cette galerie quasi horizontale permet de faire communiquer le réseau Félix Trombe avec celui de la Henne-Morte. Quelques images pour illustrer le bonheur qu'est de circuler dans de telles galeries ! C'est grand, ça marche tout seul, c'est beau...
Whaaaa
On y circule à vélo c'est ça ? (cf. roue de vélo...)
Whoooo

Après une bonne marche, la galerie perd en largeur et gagne en hauteur. Au loin, le grondement de l'eau se fait entendre, c'est la salle du Camp, notre objectif. Par la galerie Larrégola, on débouche juste en face de la cascade du Sarrat dech Méné.
Descente dans la salle du camp
La salle est immense, et a été utilisée pour bâtir le camp lors des explorations de Casteret et al. Des cadres en acier et des poutres en bois sont entassés non loin de la cascade. Le sommeil devait être compliqué...  Cette salle est la confluence entre la rivière du Sarrat dech Méné et la rivière de la Henne-Morte, qui s'élancent ensuite ensemble par une cascade dans le puits de la Tentation, un énorme puits arrosé de 75m, qui permet de rejoindre la grotte des Commingeois par le réseau Los Catinos. Au-dessus de ce puits, un énorme volume s'ouvre avec en fond la paroi érodée comme un rideau de scène. Vu depuis le bout de la vire du puits de la Tentation, la hauteur de la base du P75 jusqu'au plafond frôle les 200m... En bref, le genre de fond où on aimerait s'arrêter à chaque fois avant de devoir faire demi-tour.
Demi-tour donc, même chemin qu'à l'aller. Je déséquipe depuis la base du puits de l'Islam et Gilles reste proche pour démonter les têtes de main courantes, efficace. Au passage, la remontée du puits des Anciens avec le rappel guidé n'est pas confortable. Il serait peut-être mieux de laisser plein de mou dans le col de cygne pour ne pas avoir à utiliser le rappel et juste penduler plein vide pour venir à l'aplomb du fractio, puis remonter normalement (voir si pas de frottement). Paul prendra le relai du déséquipement depuis la base des deux puits avant le Puits de la Belgique.
Rappel à la remontée
Sortie de nuit, température très agréable puis chemin retour où se tromper est encore plus facile qu'en plein jour et couper par le lapiaz dangereux car beaucoup de blocs sont instables. En somme une très belle sortie, avec de très beaux paysages et une très belle ambiance souterraine. J'ai vraiment adoré, surtout le moment où on débouche dans la salle du camp. Cet itinéraire par le Philippe Odon, c'est top tier !

dimanche 15 octobre 2023

Coume Ouarnède (+Aude)

Dimanche 24 septembre au dimanche 1er novembre 2023

participants (de notre gîte): Félix, Vincent, Béa, Myriam

Massif de la Coume Ouarnède (le petit coin de la Haute Garonne qui rejoint les Pyrénées

En début d'été, je reçois l'info que le CREPS de Vallon Pont d'Arc (qui forme les BE spéléos) cherchait du public support pour le module "grande courses" des futurs BE. Il aura lieu cette année à la Coume Ournède (que je voulais visiter depuis longtemps). Sans trop y croire (j'ai peur d'être trop compétent pour faire un bon public support), je réponds que je suis initiateur, mais que si ça leur convient, je suis intéressé, à quoi on me répond que c'est pas un problème. Je remplis donc le formulaire de candidature pour 4 jours (du 25 au 29).

Fin juillet, c'est bon, mon inscription est confirmée, je suis pris pour les 4 jours. En voyant le planning, je me rends compte que Béa (qui était avec nous cet été dans le lot) vient aussi, et par hasard se retrouve sur exactement les mêmes cavités que moi les 4 jours. On décide donc de se prendre un gîte à 3 (avec Myriam, du même club Ardéchois que Béa, qui vient sur la même période mais se retrouve sur d'autres cavités). À la dernière minute, j'apprends que Vincent vient aussi pour 2 sorties (lundi et mardi) : il se joindra donc à nous jusqu'au mardi soir.

 

Dimanche : arrivée au gîte en milieu d'après-midi pour moi (pour récupérer les clefs), et en fin d'après-midi pour les 3 autres

Lundi : Gouffre Raymonde

TPST : 8h

Participants public support : Félix, Béa (initiateur spéléo), Georges (éternel public support, en club), Sophie (prépare son BE canyon, pas ou très peu de spéléo) et Léa (prépare son BE canyon, pas ou très peu de spéléo).

Participants en formation de BE : Noé, Douby, Julien

Participant encadrant les futurs BE : Thomas

Le RDV est donné (comme tout les matins) à 8h au gite de Palerne (où logent les futurs BE, juste au départ de la route menant vers les grottes). Ça fait tôt, mais il faut faire avec (et vu la durée des sorties, au moins ça évite de sortir trop tard).

Contrôle scrupuleux et très strict du matériel (le second jour, je me prendrais une remarque sur une usure de moins de 1mm de la sangle de mon baudrier (qui à même pas 2 ans), d'autres se verront obligé de prendre du matériel de prêt (pour du matériel que perso, je jugerais encore acceptable)). J'imagine que les futurs BE devaient craindre de se prendre des remarques de leurs formateurs/évaluateurs s'ils laissaient passer du matériel "limite".

Départ vers le parking de l'ours, puis marche d'approche en sous combi. On rentre sous terre à 10h30 après un rappel/apprentissage de la descente au descendeur spéléo (un des prérequis était de savoir descendre en rappel avec une technique quelconque (spéléo, canyon ou escalade)).

Un seul futur BE encadre et équipe à la fois, les 2 autres sont des "fantômes" : par conséquent, la descente des puits (et des ressauts dans le méandre) prend pas mal de temps, vu qu'ils doivent surveiller chacun avant d'aller équiper la suite. Un peu après le repas, on atteint enfin la rivière de Raymonde, bien sympa même si le niveau d'eau est malheureusement très bas. On se mouille jusqu'aux genoux. Au vu de l'horaire, il nous faut faire demi-tour avant d'atteindre le bout de la rivière. Il faudra donc revenir. On me demande si j'accepte de déséquiper : je m'en occupe donc.

Mardi : Traversées Pyrénois -> Pène blanque

TPST : 6h

Une traversée bien sympathique, faisable en rappelable.

Le matin, nos encadrants du jours insistent pour qu'on prenne tous un descendeur stop : d'un coté, ça ne me tente pas trop (j'avais testé une fois l'ancien stop, j'ai pas du tout apprécié), mais au moins c'est les nouveaux stops, et c'est l'occasion pour moi de les tester en descente (jusque là utilisé que pour des tyroliennes ou des freins de charges au spéléo secours) : c'est bien mieux que les anciens, mais je continue à préférer les descendeurs non stop.

On commence la cavité par une succession de petits puits, avant d'arriver dans un P110 par une diaclase plutôt étroite (une dev dans la diaclase, ensuite c'est plein pot!). Je suis envoyé en premier, avec un talkie-walkie, avec pour consigne de faire un pendule à -30 et relier la corde à la main courante en place sur la vire (on ne descends pas jusqu'au fond du puits). J'ai bien failli causer une attaque cardiaque au futur BE qui nous encadrait à ce moment là quand, une fois longé, j'ai annoncé au talkie-walkie que je me dé-longeais (au lieu de dire que j'enlevais mon descendeur)!

On remonte ensuite une longue main courante (au sommet de laquelle se trouve le plus gros tas de guano que j'ai vu de ma vie, mais avec au final assez peu de traces de bio-corrosion). Ensuite, c'est de la galerie entrecoupée de petits obstacles. La sortie se fait par une longue galerie horizontale (souvent assez basse), pour sortir dans un joli porche en falaise : il ne reste plus qu'à tirer un dernier rappel de 6m pour rejoindre le sentier de retour.

On sera de retour en gîte en milieu-fin d'après-midi.

Mercredi : Traversée Hérétiques -> Pont de Gerbaud (PDG)

TPST : 8h

Descente aux Hérétiques, déjà partiellement équipé les jours précédents (et qui sera déséquipé par un des formateurs après notre passage), on rejoint ensuite les énormes galeries du réseau du Trou du Vent (désolé, le Chandelier, c'est tout petit en comparaison), avant de remonter par le gouffre du Pont de Gerbaud (120m de remontée, avec des têtes de puits assez étroites et un courant d'air énorme) qui avait été équipé quelques jours plus tôt.

Traversée bien sympathique, mais qui ne peut pas se faire raisonnablement à une seule équipe (ça nécessiterait 3 sorties), mais envisageable en équipes croisées.

Jeudi : Traversée Henne Morte -> Comingeois

TPST : 8h

Au planning, il n'y avait écrit que "Henne Morte" : en regardant la topo, je vois que c'est un -380 : je commence à m'inquiéter pour la durée de remontée avec un groupe pas forcément expérimenté en spéléo. Au final, c'est une traversée, et on n'utilisera pas le croll de toute la sortie : le seul ressaut qui le nécessite en temps normal, les BE ont décidé de le faire faire en escalade (contre-assurée à la micro-traction) par ceux qui ne maîtrisent pas la remontée sur corde, et au final le reste du groupe demande à en faire autant.

Une traversée magnifique, mais je suis bien contant d'être avec des gens aillant repéré la cavité : le cheminement n'est pas toujours évident

Vendredi : Concrétions bleues par les 2 Jean-Paul

TPST : 6h

Participants : Félix, Béa, Myriam (qui décide de renoncer à l'entrée), Georges

Le gîte étant réservé jusqu'au samedi matin, on avait décidé d'aller voir les concrétions bleues "du gouffre raymonde" que Gilles était aller voir lors du rassemblement à Arbas. Mais en étudiant la topo, il me semble que l'accès à ces concrétions est plus facile par le gouffre des 2 Jean-Paul (qui évite la zone de la couverture écossaise, assez labyrinthique et étroite). 

On galère un peut à trouver la bonne entrée, attirés par une énorme entrée à 40m du point GPS : au final, le point GPS était parfait (mais le trou, bien qu'énorme, ne se voyait pas de loin).

Béa équipe le début, et doit chercher un bout de temps après le petit pendule pour quitter le puits : après le passage étroit, il ne fallait pas descendre, mais prendre à gauche en vire dans un méandre étroit (à première vue, il semble impénétrable, mais ça passe pas trop mal). Ensuite, suite de puits : au premier palier, je prends la suite sur l’équipement, comme convenu. En bas des puits, un petit boyau étroit, puis une courte galerie donne sur une petite rivière (très peu d'eau vu la sécheresse) qu'on descends jusqu'à "l'échangeur" : de là, on prends à droite, et après un cheminement pas très large, on arrive dans une partie un peu plus large avec de magnifiques concrétions bleues : certaines ne sont que bleuâtres, mais d'autres sont bleu vif!

Hors concrétions bleues, la sortie est sympas, mais pas exceptionnelle non plus (en cheminement, les autres sorties de la semaine étaient plus sympas), mais les concrétions bleues justifient largement la visite.

Samedi : Traversée Chandelier -> Vieux Lion

TPST : 5h

Participants : Félix, Béa, Myriam

Initialement, il était prévu qu'il y ait une désob au siphon de sable, du coup on comptait se joindre au groupe une fois le gîte rendu (donc arrivée au VL vers midi). À la dernière minute, Laurent annule faut d'un nombre suffisent de participants. On décide donc de faire la traversée à la place.

Traversée rapide et sans encombres. La cavité est extrêmement sèche (le grand "gour" proche la limite 1-2 auquel on accède par une étroiture (dans le sens VL-> chandelier), et ou d'habitude il faut soigneusement marcher sur les cailloux pour ne pas se remplir les bottes (ce qui ne suffit même pas toujours) est maintenant complètement sec!

On passe la nuit chez mes parents à Festes

Dimanche : Trassanel : 1, 2bis et 2

TPST : 3h

Participants : Félix, Béa, Myriam, Alary

Pour finir tranquillement (et fractionner le retour), en restant dans la thématique des traversées, on fait la traversée de Trassanel 1 vers 2, avec visite du 2 bis