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dimanche 16 novembre 2025

Gouffre Odon, réseau Larrégola jusqu'à la salle du Camp de la Henne Morte

Mardi 11 novembre 2025

Participants : Andrea R., Paul, Gérard L., Gilles, Alary

TPST: 9h / Gouffre Odon (Herran, Haute Garonne)

Dans la suite du tour de la Coume Ouarnède, jonctionner le réseau Félix Trombe avec celui de la Henne-Morte par l'unique passage découvert à ce jour, la galerie fossile Larrégola.

Arrivée la veille au soir à Portet-d'Aspet où Gilles, Paul et moi nous retrouvons chez Andréa pour partager une merveilleuse tartiflette, et accessoirement, passer la nuit ! Le lendemain, nous retrouvons Gérard (dit "Gégé") au café d'Arbas, où figure d'ailleurs une coupe presque complète du réseau. Peu après 9h, nous atteignons le parking de la Fontaine de l'Ours, et commençons notre marche vers l'entrée du trou, guidée par Gégé, habitué de la Coume. Il fait doux et le soleil ne tarde pas à venir illuminer les sous-bois et ses lapiaz. Une suite de cairns indique le chemin vers les différentes entrées, mais cheminer à travers sans guide peut se résulter par passer des heures sans trouver ledit trou, même avec une trace GPS ! Heureusement pour Odon, le pointage est bon et nous le trouvons après une heure de marche (ma plus longue marche d'approche je crois...). On se prépare et c'est tipar !

Une météo à aller sous terre
Première verticale de 52 mètres, le puits de la Belgique, où la lumière du jour essaie de descendre avec nous. À -40 environ un palier avant une dernière petite tirée, il faut aller chercher les points au-delà des premiers spits, sinon ça frotte. Quelques ressauts dans les blocs, le méandre, puis le P48, le puits des Commingeois.
Puits de la Belgique
Puits des Commingeois
Après ça, un P9 et le puits des Anciens et son rappel guidé pour rejoindre le réseau du 1ᵉʳ Mai. Je prends l'équipement en passant par la droite du puits direction les broches de la corde de guidage par une margelle déversante. Ça passe mais ça frotte si on ne se repousse pas assez au moment d'atteindre le frac de dessous. Une voie probablement plus confortable est présente sur la gauche…
Gégé pointe la voie de gauche
Frac sous le bombé qui frotte et départ du rappel guidé
À partir d'ici, nous quittons les puits d'entrée. Un passage exposé au-dessus du vide (typique de la Coume semblerait) mène au P15 de la déviation interdite (c'est pas son vrai nom). Le caillou change radicalement de tête, plus sombre, mat et partant en poussière. Nous mangeons à sa base vers 13h30. Mentionnons pour le coup le cheminement plutôt évident, et encore aidé par la nouvelle topographie du gouffre réalisée par Sylvestre. C'est comme avoir un GPS en main !

Un peu trop cuite la roche...
S'ensuit l'escalade de 8 mètres qui ne s'équipe pas et un laminoir débouchant dans une salle où les roches indécises étalent leur palette de gris. Après quoi, un petit boyau donne sur un P5 où la corde sert surtout à la remontée et sur une curiosité déposée là, une roue avant de vélo !!? Qu'on m'explique !
À un moment faut choisir
Je n'ai pas trouvé la raison de sa présence
Avançons encore un peu pour arriver à l'impressionnant puits de l'Islam. Circulaire, concrétionné, actif et à la hauteur inconnue... Juste wow ! Et après un crapahut depuis sa base par une fenêtre dans la calcite, nous débouchons dans les galeries du réseau Larrégola.
Plafond insondable
Base du puits
Cette galerie quasi horizontale permet de faire communiquer le réseau Félix Trombe avec celui de la Henne-Morte. Quelques images pour illustrer le bonheur qu'est de circuler dans de telles galeries ! C'est grand, ça marche tout seul, c'est beau...
Whaaaa
On y circule à vélo c'est ça ? (cf. roue de vélo...)
Whoooo

Après une bonne marche, la galerie perd en largeur et gagne en hauteur. Au loin, le grondement de l'eau se fait entendre, c'est la salle du Camp, notre objectif. Par la galerie Larrégola, on débouche juste en face de la cascade du Sarrat dech Méné.
Descente dans la salle du camp
La salle est immense, et a été utilisée pour bâtir le camp lors des explorations de Casteret et al. Des cadres en acier et des poutres en bois sont entassés non loin de la cascade. Le sommeil devait être compliqué...  Cette salle est la confluence entre la rivière du Sarrat dech Méné et la rivière de la Henne-Morte, qui s'élancent ensuite ensemble par une cascade dans le puits de la Tentation, un énorme puits arrosé de 75m, qui permet de rejoindre la grotte des Commingeois par le réseau Los Catinos. Au-dessus de ce puits, un énorme volume s'ouvre avec en fond la paroi érodée comme un rideau de scène. Vu depuis le bout de la vire du puits de la Tentation, la hauteur de la base du P75 jusqu'au plafond frôle les 200m... En bref, le genre de fond où on aimerait s'arrêter à chaque fois avant de devoir faire demi-tour.
Demi-tour donc, même chemin qu'à l'aller. Je déséquipe depuis la base du puits de l'Islam et Gilles reste proche pour démonter les têtes de main courantes, efficace. Au passage, la remontée du puits des Anciens avec le rappel guidé n'est pas confortable. Il serait peut-être mieux de laisser plein de mou dans le col de cygne pour ne pas avoir à utiliser le rappel et juste penduler plein vide pour venir à l'aplomb du fractio, puis remonter normalement (voir si pas de frottement). Paul prendra le relai du déséquipement depuis la base des deux puits avant le Puits de la Belgique.
Rappel à la remontée
Sortie de nuit, température très agréable puis chemin retour où se tromper est encore plus facile qu'en plein jour et couper par le lapiaz dangereux car beaucoup de blocs sont instables. En somme une très belle sortie, avec de très beaux paysages et une très belle ambiance souterraine. J'ai vraiment adoré, surtout le moment où on débouche dans la salle du camp. Cet itinéraire par le Philippe Odon, c'est top tier !

dimanche 15 octobre 2023

Coume Ouarnède (+Aude)

Dimanche 24 septembre au dimanche 1er novembre 2023

participants (de notre gîte): Félix, Vincent, Béa, Myriam

Massif de la Coume Ouarnède (le petit coin de la Haute Garonne qui rejoint les Pyrénées

En début d'été, je reçois l'info que le CREPS de Vallon Pont d'Arc (qui forme les BE spéléos) cherchait du public support pour le module "grande courses" des futurs BE. Il aura lieu cette année à la Coume Ournède (que je voulais visiter depuis longtemps). Sans trop y croire (j'ai peur d'être trop compétent pour faire un bon public support), je réponds que je suis initiateur, mais que si ça leur convient, je suis intéressé, à quoi on me répond que c'est pas un problème. Je remplis donc le formulaire de candidature pour 4 jours (du 25 au 29).

Fin juillet, c'est bon, mon inscription est confirmée, je suis pris pour les 4 jours. En voyant le planning, je me rends compte que Béa (qui était avec nous cet été dans le lot) vient aussi, et par hasard se retrouve sur exactement les mêmes cavités que moi les 4 jours. On décide donc de se prendre un gîte à 3 (avec Myriam, du même club Ardéchois que Béa, qui vient sur la même période mais se retrouve sur d'autres cavités). À la dernière minute, j'apprends que Vincent vient aussi pour 2 sorties (lundi et mardi) : il se joindra donc à nous jusqu'au mardi soir.

 

Dimanche : arrivée au gîte en milieu d'après-midi pour moi (pour récupérer les clefs), et en fin d'après-midi pour les 3 autres

Lundi : Gouffre Raymonde

TPST : 8h

Participants public support : Félix, Béa (initiateur spéléo), Georges (éternel public support, en club), Sophie (prépare son BE canyon, pas ou très peu de spéléo) et Léa (prépare son BE canyon, pas ou très peu de spéléo).

Participants en formation de BE : Noé, Douby, Julien

Participant encadrant les futurs BE : Thomas

Le RDV est donné (comme tout les matins) à 8h au gite de Palerne (où logent les futurs BE, juste au départ de la route menant vers les grottes). Ça fait tôt, mais il faut faire avec (et vu la durée des sorties, au moins ça évite de sortir trop tard).

Contrôle scrupuleux et très strict du matériel (le second jour, je me prendrais une remarque sur une usure de moins de 1mm de la sangle de mon baudrier (qui à même pas 2 ans), d'autres se verront obligé de prendre du matériel de prêt (pour du matériel que perso, je jugerais encore acceptable)). J'imagine que les futurs BE devaient craindre de se prendre des remarques de leurs formateurs/évaluateurs s'ils laissaient passer du matériel "limite".

Départ vers le parking de l'ours, puis marche d'approche en sous combi. On rentre sous terre à 10h30 après un rappel/apprentissage de la descente au descendeur spéléo (un des prérequis était de savoir descendre en rappel avec une technique quelconque (spéléo, canyon ou escalade)).

Un seul futur BE encadre et équipe à la fois, les 2 autres sont des "fantômes" : par conséquent, la descente des puits (et des ressauts dans le méandre) prend pas mal de temps, vu qu'ils doivent surveiller chacun avant d'aller équiper la suite. Un peu après le repas, on atteint enfin la rivière de Raymonde, bien sympa même si le niveau d'eau est malheureusement très bas. On se mouille jusqu'aux genoux. Au vu de l'horaire, il nous faut faire demi-tour avant d'atteindre le bout de la rivière. Il faudra donc revenir. On me demande si j'accepte de déséquiper : je m'en occupe donc.

Mardi : Traversées Pyrénois -> Pène blanque

TPST : 6h

Une traversée bien sympathique, faisable en rappelable.

Le matin, nos encadrants du jours insistent pour qu'on prenne tous un descendeur stop : d'un coté, ça ne me tente pas trop (j'avais testé une fois l'ancien stop, j'ai pas du tout apprécié), mais au moins c'est les nouveaux stops, et c'est l'occasion pour moi de les tester en descente (jusque là utilisé que pour des tyroliennes ou des freins de charges au spéléo secours) : c'est bien mieux que les anciens, mais je continue à préférer les descendeurs non stop.

On commence la cavité par une succession de petits puits, avant d'arriver dans un P110 par une diaclase plutôt étroite (une dev dans la diaclase, ensuite c'est plein pot!). Je suis envoyé en premier, avec un talkie-walkie, avec pour consigne de faire un pendule à -30 et relier la corde à la main courante en place sur la vire (on ne descends pas jusqu'au fond du puits). J'ai bien failli causer une attaque cardiaque au futur BE qui nous encadrait à ce moment là quand, une fois longé, j'ai annoncé au talkie-walkie que je me dé-longeais (au lieu de dire que j'enlevais mon descendeur)!

On remonte ensuite une longue main courante (au sommet de laquelle se trouve le plus gros tas de guano que j'ai vu de ma vie, mais avec au final assez peu de traces de bio-corrosion). Ensuite, c'est de la galerie entrecoupée de petits obstacles. La sortie se fait par une longue galerie horizontale (souvent assez basse), pour sortir dans un joli porche en falaise : il ne reste plus qu'à tirer un dernier rappel de 6m pour rejoindre le sentier de retour.

On sera de retour en gîte en milieu-fin d'après-midi.

Mercredi : Traversée Hérétiques -> Pont de Gerbaud (PDG)

TPST : 8h

Descente aux Hérétiques, déjà partiellement équipé les jours précédents (et qui sera déséquipé par un des formateurs après notre passage), on rejoint ensuite les énormes galeries du réseau du Trou du Vent (désolé, le Chandelier, c'est tout petit en comparaison), avant de remonter par le gouffre du Pont de Gerbaud (120m de remontée, avec des têtes de puits assez étroites et un courant d'air énorme) qui avait été équipé quelques jours plus tôt.

Traversée bien sympathique, mais qui ne peut pas se faire raisonnablement à une seule équipe (ça nécessiterait 3 sorties), mais envisageable en équipes croisées.

Jeudi : Traversée Henne Morte -> Comingeois

TPST : 8h

Au planning, il n'y avait écrit que "Henne Morte" : en regardant la topo, je vois que c'est un -380 : je commence à m'inquiéter pour la durée de remontée avec un groupe pas forcément expérimenté en spéléo. Au final, c'est une traversée, et on n'utilisera pas le croll de toute la sortie : le seul ressaut qui le nécessite en temps normal, les BE ont décidé de le faire faire en escalade (contre-assurée à la micro-traction) par ceux qui ne maîtrisent pas la remontée sur corde, et au final le reste du groupe demande à en faire autant.

Une traversée magnifique, mais je suis bien contant d'être avec des gens aillant repéré la cavité : le cheminement n'est pas toujours évident

Vendredi : Concrétions bleues par les 2 Jean-Paul

TPST : 6h

Participants : Félix, Béa, Myriam (qui décide de renoncer à l'entrée), Georges

Le gîte étant réservé jusqu'au samedi matin, on avait décidé d'aller voir les concrétions bleues "du gouffre raymonde" que Gilles était aller voir lors du rassemblement à Arbas. Mais en étudiant la topo, il me semble que l'accès à ces concrétions est plus facile par le gouffre des 2 Jean-Paul (qui évite la zone de la couverture écossaise, assez labyrinthique et étroite). 

On galère un peut à trouver la bonne entrée, attirés par une énorme entrée à 40m du point GPS : au final, le point GPS était parfait (mais le trou, bien qu'énorme, ne se voyait pas de loin).

Béa équipe le début, et doit chercher un bout de temps après le petit pendule pour quitter le puits : après le passage étroit, il ne fallait pas descendre, mais prendre à gauche en vire dans un méandre étroit (à première vue, il semble impénétrable, mais ça passe pas trop mal). Ensuite, suite de puits : au premier palier, je prends la suite sur l’équipement, comme convenu. En bas des puits, un petit boyau étroit, puis une courte galerie donne sur une petite rivière (très peu d'eau vu la sécheresse) qu'on descends jusqu'à "l'échangeur" : de là, on prends à droite, et après un cheminement pas très large, on arrive dans une partie un peu plus large avec de magnifiques concrétions bleues : certaines ne sont que bleuâtres, mais d'autres sont bleu vif!

Hors concrétions bleues, la sortie est sympas, mais pas exceptionnelle non plus (en cheminement, les autres sorties de la semaine étaient plus sympas), mais les concrétions bleues justifient largement la visite.

Samedi : Traversée Chandelier -> Vieux Lion

TPST : 5h

Participants : Félix, Béa, Myriam

Initialement, il était prévu qu'il y ait une désob au siphon de sable, du coup on comptait se joindre au groupe une fois le gîte rendu (donc arrivée au VL vers midi). À la dernière minute, Laurent annule faut d'un nombre suffisent de participants. On décide donc de faire la traversée à la place.

Traversée rapide et sans encombres. La cavité est extrêmement sèche (le grand "gour" proche la limite 1-2 auquel on accède par une étroiture (dans le sens VL-> chandelier), et ou d'habitude il faut soigneusement marcher sur les cailloux pour ne pas se remplir les bottes (ce qui ne suffit même pas toujours) est maintenant complètement sec!

On passe la nuit chez mes parents à Festes

Dimanche : Trassanel : 1, 2bis et 2

TPST : 3h

Participants : Félix, Béa, Myriam, Alary

Pour finir tranquillement (et fractionner le retour), en restant dans la thématique des traversées, on fait la traversée de Trassanel 1 vers 2, avec visite du 2 bis