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lundi 18 avril 2022

Des bateaux volant sous la terre et une chasse de lion préhistorique au drone

Non, il ne s'agit pas d'un puissant délire sous narcotiques pour tenter d'échapper mentalement à une actualité nauséabonde, mais bien du programme spéléo de la fin de semaine...

 

Jeudi 14/04

Cabrespine : accompagnement d'une partie d'un grand groupe spéléo de la région de Castellon près de Valence en Espagne.

C'est Christophe qui s'y colle avec 9 spéléos. Aller-retour jusqu'à la salle des dômes. TPST : 6h


Vendredi 15/04

Nous prenons la suite JLuc et moi avec la deuxième partie du même groupe (8 spéléos). Nous irons jusqu'à la galerie précédent les dômes. Au retour, dans la salle des éboulis, nous tombons sur une équipe du gouffre pilotée par Alain M, qui a monté la grande tyrolienne de 200m pour descendre trois canoës flambants neufs destinés à la navigation des touristes cet été.

Un canoë est suspendu en plein milieu de la salle, passant lentement sous l'accro-parc où transitent des clients incrédules. Spectacle peu banal également pour nos accompagnés du jour...

Avec trois des plus gaillards catalans, nous filons un coup de main à cette entreprise originale et descendons un par un les trois canoës dans la trémie en bas de la salle, jusqu'à la rivière.

Dommage, je n'avais pas de quoi filmer la scène...

TPST : 6h


Samedi 16/04

Changement total de décor. Avec Cédric l'archéozoologue de Quillan et une de ses collègues, nous allons préparer l'entrée du Vieux Lion pour le chantier de fouille qui commence la semaine prochaine.

Au programme : dégagement de la plate-forme en bois (qui était d'ailleurs en fin de vie car complètement pourrie), clôture des abords de la cavité, équipement en corde pour pouvoir fouiller en étant suspendus, révision des techniques de verticale pour Cédric.

Puis premier relevés au départ du chantier : séance originale également, un gros moustique blanc bardé de capteurs virevolte au-dessus de l'entrée de la cavité pour l'élaboration prochaine de la photogrammétrie.

Ensuite relevés topos au théodolite.

Tout est fin prêt pour accueillir l'équipe de fouilles.

TPES : 4h30


Prises de vue au drone

Relevé topo avant fouille


lundi 13 septembre 2021

Grandes traversées audoises 2ème partie : Matte Arnaude - Cabrespine

Dimanche 12/09/2021

Matte Arnaude - Cabrespine

Participants : JLuc, Julie, Denis, Sophie, Romain, Félix, Boris, Edith, Florent, Benji, Tiphaine (du 34), Anaïs et Charlie (du 66), Laurent

TPST : 8h


Une semaine après la traversée Vieux Lion - Chandelier, on a continué sur notre lancée en faisant cette fois découvrir (ou re-découvrir) à la relève, l'autre "grande percée" du département : un voyage géologique sur le contact de base des nappes hercyniennes de la Montagne Noire jusqu'à plus de 400m de profondeur.

Cette belle découverte du club date d'il y a déjà seize ans et fait remonter beaucoup de souvenirs. La pause classique deux semaines d'affilée est bien méritée pour recharger les batteries de l'imaginaire et changer un peu de la désobstruction.

Typhaine, Anaïs et Charlie, qui étaient dans le coin ce WE par un heureux hasard, se sont joint à la fête. Clément et Max par contre ont dû renoncer suite à des contretemps de dernière minute. Un groupe de 14 donc, pour un timing chargé passant également par le réseau Capdeville. Forte représentation féminine ce qui n'est pas trop fréquent.

Concrétion complexe, cote -220m


Fistuleuses, cote -290m


 
Ressaut dans les schistes noirs, cote -320m

 
Grande galerie dans les schistes, cote -340m


Affluent des Châtaignes, cote -410m



Benji en pleine récupération



Trou de serrure de la jonction, cote -415m

 Après la jonction, les grands volumes, la rivière souterraine, les concrétions du Capdeville, le bain forcé, puis la remontée du gouffre achèvent de combler spéléologiquement le groupe. Des moments de convivialité à renouveler plus souvent. Bravo à Edith et Sophie, qui faisaient là leur plus grande course, ainsi qu'à Julie pour son retour réussi en grande cavité.

Sortie pile poil avant la fermeture de la partie aménagée, en même temps que les derniers touristes du jour...


 

lundi 19 février 2018

Accompagnement Cabrespine

Dimanche 18 Février 2018
participants : 8 spéléo Belges du spéléo club des sans ciel, Jessica, Laurent, Etienne en remplacement de Christophe S
TPST : 5 h 30


C'est d'un bon pas que nous allons jusqu'au Capdeville où nos amis Belges s'émerveilleront devant tant de fantaisies cristallines. J'en profite pour poser une marche dans la petite descente juste avant les coupelles. En effet, nous avions pu observer de petites glissades se terminant dans le gour cristallisé juste en-dessous, ce qui ne devrait plus se reproduire. Retour tout aussi rapide. Nous sortons donc en avance et en profitons pour discuter autour d'un verre.

jeudi 14 décembre 2017

Géophysique Cabrespine 2017

Dimanche 10/12/2017
Participants : Les 7 étudiants de la promo, 2 enseignants, André Rieussec, André Tarisse, Etienne.
En soirée au Caput Spina : André Tarisse présente la géologie du secteur, ainsi que l'état des connaissances actuelles sur le fonctionnement hydrologique du ''pseudo-poljé'' de Cabrespine. Quelques discutions autour des informations acquises lors des sessions précédentes et des objectifs de la semaine.

Mercredi 13 Décembre 2017
Participants : Les 7 étudiants, Etienne
TPST : 3 h 30
Découverte de la spéléo pour les étudiants dans la rivière souterraine de Cabrespine.
Nous allons en amont de la salle des éboulis. Ce tronçon est intéressant pour eux. Au départ il y a de grandes galeries avec la rivière, à l'image de ce que l'on peut voir à l'aval sur des kilomètres.


En avançant vers l'amont on voit plusieurs affluents, aux signatures chimiques différentes, apportant plus ou moins de débit au collecteur et provenant en partie d'écoulements détectables avec leurs instruments en surface.
De plus, on peut se frotter à de l'exploration...


Parler de la découverte, des désobstructions avec le passage des chatières (qui regorge de faune cavernicole)... Nous faisons demi-tour à la porte (affluent de Sorrèze).
Le groupe avance très fort, ça tire la bourre dans les passages étroits. Du coup nous remontons tout droit dans l'éboulis !
Nous faisons un tout petit tour (15 min) à l'entrée du vieux conrétionné, voir comment évolue une galerie fossile, sensibiliser à la fragilité des zones concrétionnées, s’émerveiller un peu...


Toute la semaine les mesures en surface s’enchaînent.

dimanche 23 juillet 2017

Mardi/Mercredi/Jeudi  juillet 2017
participants :Eric Guennec., Camille Bazin.
 / Libellé :grotte du cimetière sallèle-carbardes ; trassanel ; gabrespine

Mon amie Camille viens de faire 600 bornes pour profiter du soleil du sud enfin pas trop vue qu'on va être sous terre...
Objectif 3joures de spéléo !

Mardi initiation grotte du cimetière , on passe récupérer les clef de la base sur la route avec Denis ( qui a dut surement se dépêcher car je me suis rappeler la veille qu'il me les fallait ) .

Une fois le matériel en notre possession direction le cimetière ...les problème commence , en voulant ne pas me tromper j'active le gps une fois sur la route tout va bien jusqu’à la fin de la route et le début du sentier ! ( note a moi même , si je connais la route je ne me rassure pas avec  le gps...) on ce retrouve à faire du tout terrain dans la montagne avec impossibilité de faire demis tour ; résultat 45min pour faire 3km en essayant de ne pas trop casser ma voiture qui est faite pour la ville et non pour sa.... on arrive finalement dans le haut du village enfin !

 Ma Combinaison un peut grand pour Camille avec mon 1,86m et sont 1,57m ( je sais quelle va me détester ;) )
                                            Il faut plus frais sous le proche sa fait du bien !

J'installe le fameux atelier du porche et pendant quelle s'entraine j'installe un atelier dans le puis de l'entrée .

Après installation petite visite de la grotte , on poussera jusqu'au première étroiture du fond pour un
le bizuta**eh pardon l'initiation,  de Camille avec la fameuse flaque d'eau où elle m’épongera le passage  .   



Visite effectuer on va voir si elle ce souvient de manœuvre direction le puis , elle s'en sort bien , bien qu'elle s'emmêle les pinceaux avec les longes .

on fini la journée la dessus.

mercredi joures 2 a 10h

Direction trassanel visite de la grotte sans encombre 1 et 2bis









tps 6h

journée final avec une surprise pour camille...

visite de gabrespine rentrée a 10h30

A priori il va falloir ce dépêcher car le gouffre et bonder de monde ...37 personne en descente ,on nous dit qu'à partir 13h30 il va y avoir embouteillage.
 Embouteillage
pas de photo car ma go pro était pleine ,Camille et moi on rejoint traditionnellement les canards pour faire un bain  , à priori elle n'aime pas la température fraiche de l'eau de gabrespine dommage pour elle elle n’a pas le choix mouahhahhaha.

retour facile , je n'avais jamais vue autant de monde dans le gouffre que ce soit en haut ou en bas .



PS pour les utilisateurs de la base:

A la base il semblerait que des "spéléo" laisse l'endroit dans un état pas très propre ( arriver sur place le sol était croteux au niveau des douche...s ) et des mots on était laisser par les autres usager pour la boue, et a l'étage pour de la vaisselles non nettoyer. 

mardi 13 décembre 2016

Géophysique saison 2 épisode 2

Vendredi 9 décembre 2016
participants : 10 étudiants de Paris, Marion, Etienne
TPST : 4h

Guidage dans le réseau de Cabrespine en amont de la salle aménagée avec les étudiants en géophysique. Ils ont ainsi pu voir de leurs yeux où vont les flux d'eau qu'ils ont détectés à l’extérieur avec leurs instruments.

Solidarité pour le franchissement d'une chatière.

 Le groupe et tout à droite de l'image le siphon principal.

Géophysique saison 2 épisode 1

Mardi 6 décembre 2016
Participants : Marion, Etienne
TPST : 3h
Petit bout de topo à Cabrespine pour préciser une valeur. Le but est de connaître l'altitude des principaux siphons en amont de la salle aménagée pour le stage de géophysique en cours dans la vallée. Le point de départ est pris sur le parking du gouffre. Nous n'aurons pas le temps de topographier jusqu'à l'affluent de Sorrèze. Mais le siphon principal et le siphon du réseau de vase sont atteints. Les azimuts sont totalement faussés par les métaux des aménagements mais ce n'est pas gênant car c'est simplement le Z qui nous intéresse. Mesure de la conductivité et de la température des deux siphons.

Les étudiants passent la tondeuse au-dessus du ''toat de Jammes'' (trop plein de crue)



photographié lors de la crue de 2011.



Le père noël en avance !



mercredi 9 décembre 2015

Géophysique à Cabrespine

Du 30/11 au 05/12/2015

Des étudiants en géophysique sont venus de Paris pour mettre en pratique leurs techniques d'études du sous-sol à Cabrespine.
L'intarissable André (probablement l'homme qui a fait le pont entre l'université et le terrain de Cabrespine) présente la géologie du secteur de Cabrespine (notamment à l'aide de synthèses stochiennes). Etre ou ne pas être, synclinal, ou anticlinal à tête renversée, tel demeure la question encore en fin de semaine, mais pour mettre tout le monde d'accord un professeur de l'équipe de Paris dira : ''dans tout les cas c'est un synforme !''


Ils mettront en place de nombreuses techniques pour sonder le sous-sol depuis la zone du Gaougnas jusqu'au pied de la côte d'accès au gouffre géant. Les étudiants vont maintenant traiter toutes les données recueillies pendant la semaine de terrain pour dresser différentes cartes du sous-sol.





Réception





Le Vendredi après-midi, je guide la petite troupe dans la rivière de Cabrespine et en remontant, petit tour dans les premiers mètres du vieux concrétionné.
TPST : 4 h

participants : 9 + 1 SCA




lundi 27 avril 2015

Rencontres insolites au Roc D’Agnel. Avril 2015

Samedi 25 avril 2015 : Aujourd’hui, retour au Roc d’Agnel. C’est un sauvage et magnifique piton calcaire qui surplombe la Clamoux en aval de Cabrespine. La dernière sortie sur les lieux, le 6 avril, avait été abrégée par une rencontre insolite. Dans un petit bosquet de chênes verts, sur la très abrupte face Sud, j’ai été surpris par le violent démarrage d’un animal de forte taille. Celui-ci, d’une quarantaine de kilos, poils longs et brun foncé avait dans son élan provoqué une avalanche de pierres. Voulant connaître la nature de cette curieuse bête vivant dans ce secteur inhospitalier, j’avais abandonné la recherche de grottes. Malheureusement, les indices recueillis lors de sa poursuite n’ont pas permis de préciser la présence de mouflons ou bien de chèvres sauvages sur ce piton rocheux.
Aujourd’hui, nous sommes revenus sur le site, dans le secret espoir de revoir l’animal mais aussi de chercher une éventuelle cavité. Il faut dire que dans les années 80, j’avais repéré dans cette zone un départ de puits. Une coulée de calcite barrait le passage. Depuis, je n’étais pas revenu à cet endroit, de mémoire difficile d’accès à cause de la verticalité des parois rocheuses.
Mes compagnons n’étant pas très rassurés par le vide, nous commençons modestement la recherche à la périphérie de la grande falaise. Nous découvrons alors un abri sous roche, avec le départ de deux galeries.
Celle de gauche a l’air particulièrement intéressante car après un passage étroit d’une paire de mètres, le boyau s’agrandit. L’excitation est à son comble lorsque les cailloux projetés à l’intérieur retombent en contrebas sur un sol terreux avec une forte résonance. Je n’ai pas la combi spéléo mais une chemisette couverte par une simple veste. J’hésite un peu. J’ai peur que celle-ci fasse des bourrelets et me bloque dans le conduit. Tant pis pour les coudes et je décide de l’enlever. Tout à coup, je sens des picotements sur les bras. En quelques secondes, je suis littéralement couvert de puces. Je me rappelle aussitôt que la grosse bestiole se trouvait ici à la dernière sortie. N’étant plus là, les puces affaiblies, affamées par trois semaines de jeûne se sont jetées sur moi et commencent à me dévorer. Nous montons alors précipitamment au sommet de roc d’Agnel où commence une longue série d’épouillage. Elles ont pénétré partout et piquent même à travers les sous vêtements. Il faut faire vite car certaines, gorgées de sang, ont repris des forces et commencent à sautiller. Nous éliminons ainsi la majorité des intruses qui ont gagné tout le monde. La lutte sera difficile car les puces « psychologiques » ont pris la relève et nous grattent encore. Seule une bonne douche effacera ces désagréables sensations. Il ne nous reste plus qu’à attendre la disparition des animaux (petits et grands) du secteur pour reprendre l’exploration de cette magnifique bande calcaire. Elle nous réservera peut-être de bonnes surprises.