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samedi 9 août 2025

Camp Berger 2025 - Jeudi 31 juillet - Gouffre Berger

Dimanche 02 décembre 2015

Participants SCA : Felix, Pascal

TPST : 18h


Gouffre Berger à 4, 3, 2 ...
 
Au début du camp, on discute des objectifs de chacun. Jean Michel n'ayant pas eut beaucoup de temps cette année pour faire de la spéléo avec les travaux de la maison, ne se sent pas d'aller plus loin que l'an dernier (-640). Je propose de me dévouer et l'accompagner (connaissant déjà le fond), et d'en profiter pour remonter une grosse cargaison de déchets, mais Jean-Michel refuse, disant qu'il vaut mieux que j'accompagne Pascal et Vincent, qui ne connaissent pas ou que le début. On ne sera donc que 3 pour le berger ...

Deux jours avant, à Gournier, Vincent glisse et se fait mal aux côtes : il ne se sent donc pas d’enchaîner les puits, et renonce donc (il ira faire des trous plus tranquilles avec Jean Michel).

Bref, le mercredi soir, au briefing, nous ne serons que 2 du SCA. La bonne nouvelle, c'est qu'il n'a pas plu depuis mardi soir (donc la cavité devrait de nouveau être sèche), et qu'on est pas trop nombreux a descendre se jour là.
 
Le jeudi, réveil à l'aube (à 6h), petit dej rapide, puis départ. On rentrera à 8h45, juste après un groupe de 3 qui compte aller jusqu'au Vestiaire (-640). On les rattrapera rapidement, et il nous laisseront passer à la première bonne occasion (merci!).
 
La descente se passe sans encombres, on croise un groupe d'espagnols à -500 en train de plier leur bivouac, puis on s'arrête un peu après la salle des treize pour manger : 

Pendant notre repas, le groupe de 3 nous double à nouveau, et on les croisera une dernière fois juste après au Vestiaire, leur terminus. De notre coté, on continue, et on attaque les coufinades, un canyon souterrain, qui se parcourt en grande partie en vire, et qui présente de magnifiques fistuleuses, à condition de penser à lever les yeux :

S'en suivent la première succession de cascades (et les premiers rappels guidés), puis le grand canyon, qui contrairement à ce que son nom laisse penser, est en fait une grande pente composée de cailloux pas très stables et d'argile, avec de nombreuses en cordes en fixe pour s'aider (l'eau passe en bas dans le canyon, mais il serait suicidaire de tenter de descendre la pente pour rejoindre l'eau, même avec des cordes). On retrouve la rivière, et un nouvel enfilage de cascades, entrecoupé d'un petit passage à 4 pattes pour éviter la baignoire. On arrive enfin au puits de l'Ouragan, avec sa cascade de 44m de haut, assourdissante : c'est le dernier obstacle sur corde. En bas, de celui-ci, on est à -1000. On y croise un groupe de 4 belges, rentrés bien avant nous. 2 font demi tour, et les 2 autres veulent, comme nous, aller jusqu'au terminus des gens raisonnables ... On continue donc, pour arriver à l'affluant de -1075 :

Et à peine plus loin, on arrive devant une vasque trop large pour passer en oppo, et trop profonde pour vouloir s'y mouiller (de toute façon, quelques dizaines de mètres plus loin, c'est la première voûte mouillante). Nous voici donc au terminus "classique" du Berger, atteint en exactement 7 heures.




On entame donc la remontée, où on retrouve les 2 belges en bas de l'Ouragan, qui nous laissent gentillement passer devant.

Quel n'est pas ma surprise, de retour dans le shunt de la baignoire, de trouver un descendeur au milieu du passage,avec ses 2 mousquetons : on le rendra un peu plus loin à l'un des 2 belges ayant fait demi tour en bas de l'Ouragan, et qu'on croisera dans les cascades, en train d'attendre qu'un groupe d'espagnols descende. Ils nous laisseront passer devant, vu qu'ils veulent y aller tranquillement pour prendre des photos.

On bas du grand canyon, à un des "spots poubelle", je trouve une grosse poupée de vieille corde qui n'y était pas à l'aller. En soit, je n'avais pas l'intention de me charger aussi tôt de déchets (ni d'aussi lourds), mais après avoir vérifié que Pascal qu'il se sentait confiant sur la remontée sans avoir besoin que je l'allège, je l'embarque.

La remontée se poursuit sans encombres, avec un second repas en haut du grand éboulis, puis un premier remplissage des bouteilles à -600, à la concrétion dite "du vagin", qui crache de l'eau avec une pression surprenante (on se prend plein d'embruns). Il semblerait qu'on puisse y boire l'eau sans la filtrer, mais ayant la gourde filtrante, autant la filtrer.

On continue à remonter tranquillement, avec une dernière vrai pause repas en haut du grand éboulis, vers -300.

On fini de remonter la rivière sans étoiles, puis on attaque les puits et les 2 méandres. On arrivera finalement dehors à 2h45 du matin, soit 18h après être entrés. Je suis au final agréablement surpris de ne pas être plus fatigué, surtout avec mon chargement depuis -850. Pascal aussi semble relativement bien en forme.

Par conséquent, la marche de retour est bien plus facile que l'an dernier (où on avait faillit s'endormir en route), et on parvient au camp Berger alors qu'il fait encore nuit! (l'an dernier, il a commencé à faire jour sur la marche de retour).

On marque au camp qu'on est bien rentré, quand je vois arriver 2 voitures : il s'agit de Sévan et Léo, deux membres du staff, qui viennent récupérer du matériel pour aller remplacer des cordes tonchées. J'en profite pour leur indiquer quelques cordes supplémentaires qui commencent à avoir de légères tonches, puis je vais me coucher


Bref, une cavité toujours aussi jolie et variée. J'y retournerais sûrement l'an prochain. Pour les motivez, commencez à vous entraîner!

PS : merci à Pascal pour les photos

mardi 25 mars 2025

Entrainements divers à la Grotte du cimetière

15-16 mars 2025

 

15 mars journée : entraînement spéléo secours

cf article d'Henri

Participants SCA : Cloé, Denis, Félix, Henri 

TPST : 5h

Pour ma part, Nadège me charge de former les nouveaux arrivants au SSF11 dans le porche d'entrée, et d'équiper le petit P9 qui constitue l'entrée haute.

Lors de l'évac, on participe à la mise en civière, puis on aide au portage. Je suis ensuite chargé de faire le contre-poids sur un un atelier particulièrement tordu (avec 2 devs sur la corde du contre poids, une de chaque coté de la poulie) : pour la première fois, je fais donc le contrepoids en commençant du sol !

On rejoint ensuite notre propre atelier, pour finir l'évac

 

15 mars fin d'aprèm/début soirée : entraînement manips de balancier

Participants : Félix, Cloé

TPST : 3h

Parmi mon équipe de la journée, il y avait Cloé (pour ceux qui ne la connaissent pas encore, c'est la nouvelle collègue de Cathy, au conseil départemental, qui fait à la fois des accompagnements en spéléo, mais aussi dans plein d'autres sports).

Voyant son intérêt pour les manips de secours, je lui propose de poursuivre après la fin de l'exercice, pour voir des manips d'auto-secours (qui peuvent lui servir au boulot).

On travaille donc différentes méthodes de balancier, pour assister une personne un peu fatiguée, ou la remonter, ainsi qu'une version démultipliée (une extrémité de la corde accrochée au frac, puis la corde passe dans un mousqueton ou poulie au niveau de la personne à remonter, puis elle remonte à la micro-traction, ce qui permet de remonter quelqu'un de beaucoup plus lourd que soi). 


16 mars : entraînement camp Berger

Participants : Félix, Jean Michel, Pascal, Vincent

TPST : 5h

Petit entraînement en prévision du camp Berger. Le but principal étant d'apprendre comment passer un rappel guidé (et de travailler le décrochage d'équipier)

 

jeudi 15 août 2024

Camp Berger 2024 : Gouffre Berger -660


Mardi 06 août 2024

participants : Jean-Michel, Vincent

TPST : 12 h ; Engins / Gouffre Berger (38)


 Il va y avoir comme un léger problème... [cherche l'ami, cherche ! 😉]

Voici la jolie troupe qui aurait dû descendre au Berger la veille, le lundi…

Sauf que c'est sans nous, Jean-Michel et moi, que Félix, Alary et Clément entament leur descente car il s'avère que le descendeur de Jean-Michel n'est pas sur son baudrier [tu avais trouvé,  non ? 😁]… ni d'ailleurs dans le coffre de sa voiture !

C'est donc avec philosophie que nous faisons tous les deux un petit bout de journée de rando depuis la Molière sur les crêtes vers le Pas du Loup. Quel panorama de rêve. (RHÂÂÂ les Ecrins au loin !). S'ensuit un retour en vallée et l'achat d'un nouveau descendeur rougeoyant à souhait pour Jean-Michel chez l'e-x-c-e-l-l-e-n-t Cordo d'en Haut à Méaudre (si vous avez des chaussures à ressemeler, c'est vraiment là qu'il faut les envoyer !). Quant au descendeur, il est fort à parier qu'il a probablement été abandonné nuitamment par Jean-Michel sur le parking de Choranche après Gournier.

Le mardi, nous nous levons de bien bonne heure pour éviter l'engorgement à l'entrée du trou (vu que tout le monde ou presque a mis la même heure sur le tableau d'annonce !) et surtout descendre avant l'impressionnante troupe de spéléos belges qui ont investi le camp Berger et arrivent à la Starky et Hutch sur le parking de la Molière peu après nous… C'est sûr, l'idée de faire la queue dans le méandre ne nous excite pas plus que ça. 

Mais à peine arrivés au parking, nous n'en croyons pas nos yeux : voici qu'apparaît Alary, le premier de nos trois héros du jour qui s'en reviennent au petit jour après avoir touché le fond du Berger. Il est bientôt suivi de ses deux compagnons d'aventure… La fatigue est bien perceptible dans la démarche et sur le visage malgré la banane. Bravo la fine équipe !

Chouette de se retrouver et d'échanger un peu avant de prendre le chemin du Berger.


Cette fois c'est la bonne !

8 h 05 Jean-Michel enfile son descendeur flambant neuf sur la corde… YES !

Les puits d'entrée sont rapidement avalés les uns derrière les autres. Ils nous emmènent jusqu'au long méandre aussi aérien que glissant. Si ce n'était l'absence de mains courantes à des endroits stratégiques, ce serait ludique. Les étranges et rares poutres en travers n'apportant d'ailleurs qu'une aide bien ponctuelle et rarement dans les endroits non équipés.

La première volée de belges qui vise le fond du Berger et qui s'équipait quand nous avons entamé la descente se fait entendre quand j'arrive au puits Garby (je me souviens bien de ce nom maintenant, vous comprendrez pourquoi plus tard).

Nous entamons ensuite la deuxième série de puits après avoir croisé notre premier spéléo parti la veille, remontant, tout seul… l'avant-dernier d'un groupe de 5 tchèques, le dernier, lui, se trouvant encore bien loin derrière (les trois autres étant déjà dehors !). Nous le trouverons exsangue à - 250 m, assis en haut de la grande galerie ("good… good… perfect" nous dit-il !).

Le dernier puits avant d'arriver justement dans cette grande galerie, c'est Aldo, élégamment érodé sur ses 42 mètres.

Les belges arrivent…

L'espace commence à se dévoiler devant… et laisse présager de beaux volumes à venir. Il n'y a plus qu'à marcher droit devant nous maintenant… Facile !

La voilà cette grande galerie qui se dévoile enfin à nous avec ses dimensions maousses. Impressionnante. J'adore. Juste le regret de ne pas avoir vraiment le temps de poser de la lumière ici et là pour faire des photos avec plus de relief.

Arrive le lac Cadoux bien modeste pour un tel patronyme (les mains courantes hors crue laissent deviner qu'il doit parfois mériter ce nom). Puis la cascade du petit général où les 8 belges qui visent le fond nous ont maintenant rejoints. Nous les laissons bien sûr filer devant.

La "rivière sans étoiles" qui nous accompagne depuis déjà longtemps continue à dérouler son tapis scintillant sous le faisceau des frontales… Quel joli nom. Bien plus poétique que la source dite "le vagin" qui s'écoule du plafond un peu plus loin.  La "fontaine céleste" serait tellement plus raccord, non ?!

Puis c'est le grand éboulis, bien plus facile à passer qu'on nous l'a dit. A près de -500 m, le camp s'annonce déjà par une odeur d’ammoniac bien marquée. Il est certain que passer plus de 24 h sous terre entraîne forcément ce genre de désagrément, pas seulement pour nos narines, mais aussi pour la cavité, bien marquée par les passages par milliers. Je me prends souvent à imaginer comment elle pouvait être la première fois que les yeux de Joseph Berger et de ses compagnons s'y sont posés. A une époque où la lumière sous terre n'était pas celle d'aujourd'hui.

En tous cas, le camp est un endroit bien aménagé au sec et sans terre… Plusieurs personnes y sont d'ailleurs allongées quand nous passons.

En contrebas, la salle des treize se dévoile. Majestueuse malgré le passage répété sur les gours. Comment progresser sans rajouter des atteintes… That is the question… ? Les massives stalagmites qui les dominent ici et là m'impressionnent. Quelle beauté.

 

Plus bas, nous "sautons" le Balcon et débouchons sur la fameuse "fontaine céleste".

Nous poursuivons par la salle du Saint-Mathieu qui descend puis remonte brutalement… Nous rencontrons sur son chemin retour un spéléo solitaire et non causant qui cavale. Nous apprendrons plus tard qu'il fait partie de l'équipe technique du camp et qu'il est allé changer une corde plus loin.

Puis nous voici au Vestiaire, objectif que nous avions inscrit la veille sur la feuille de sortie. Ce jour, avec un optimisme avoué, nous avons fixé un objectif de 750 m dans le réseau des cascades pour nous permettre d'aller plus loin que le vestiaire si jamais ! 

Etant en forme l'un et l'autre, nous poursuivons. Une jolie coulée calcitée humide nous emmène plus bas. Est-ce la cascade Abelle ? Puis la salle des Coufinades (enfin je crois) se dévoile.

Passant sous un gros bloc où s'engouffre la rivière, nous glissons un œil vers la suite qui s'ouvre en dessous. 

Et nous sentons bien que les choses sérieuses commencent là. Il est 13 h 40. Nous avons mis 5 h 35 pour arriver là sans nous presser ni traîner mais au-delà, c'est certain, la progression n'est plus la même.

Il n'y a qu'à voir le temps mis par les autres équipes dont nos amis et l'état de ceux que nous avons croisés jusqu'à présent pour mesurer l'aspect sportif de la suite du parcours.

Nous décidons donc de faire demi tour d'un commun accord.

Nous croisons au Vestiaire la plus grosse partie du club des étudiants belges qui souhaitent eux aussi jeter un œil un peu plus bas.

Nous faisons un stop à la "Fontaine Céleste" pour faire le plein d'eau avec la gourde filtrante que j'avais emportée. C'est sport de remplir par deux fois 65 cl avec un tel débit sans faire don à la grotte de ladite gourde.

Au final, heureusement que je n'ai pas pris plus d'eau que pour une sortie montagne car cela aurait été du poids pour rien. D'autant que ce ravitaillement au milieu du parcours est une aubaine. 

Arrivés sous le balcon je reconnais Didier, dit "Boulon", un belge bavard et sympa (qui te passe le bonjour Laurent !!). Il emmène avec lui un acolyte qui ne semble pas très à l'aise dans la remontée sur corde du balcon. Il traîne un gros kit bien (trop) rempli pour une sortie limitée à la fontaine céleste… et n'a pas de pantin (car il n'en a encore jamais utilisé dixit Boulon !).

Nous poursuivons notre chemin tranquillement sans plus rencontrer quiconque. 

Mais qui a remis une couche de savon sur les pas du méandre ? La progression m'y semble plus pénible et tendue que lors de la descente. Jean-Michel, s'en tire bien, lui.

Nous profitons du fait que les puits sont équipés en double pour progresser de concert. L'une des deux cordes étant plein pot et l'autre fractionnée pour permettre que les remontées des groupes soient plus fluides.

Jean-Michel préfère la plein-pot… je me dévoue pour prendre celle avec les fracs. 

Arrivé presque en haut du puits Garby, au troisième frac, soudain, je me mets à redescendre… pas très vite mais suffisamment (un bon mètre) pour faire disjoncter mon cerveau. Mon Basic est en bon état car quasi neuf et propre en plus… le croll est OK. Je vois incrédule ce qui se déroule devant mes yeux : la gaine de la corde se déshabille sous ma poignée et laisse apparaître l'âme de la corde… et je glisse avec la gaine.

Je sers fébrilement les 5 brins (c'est pas beaucoup 5 ! 😳) de ma main gauche et comme par bonheur le col de cygne sous le frac me tendant les bras (si je puis dire), je me longe dedans. Ouf… je suis "sauvé" (Félix me dira le lendemain que je ne risquais rien…).

Et comme mon Ange Gardien (Jean-Michel) était à la tête de puits… 👼


Cette corde était neuve 19 jours plus tôt !

Je n'imagine pas isoler une tonche pareille (le col de cygne du frac dessous serait avalé, non ?). Comme il y a une deuxième corde en place, nous prenons la décision de couper la corde tonchée (Euhhhh… pas se tromper, la tête de puits relie les deux cordes ensemble ! 😝). Elle tombe en sifflant et frappe la paroi, pendant en dessous du deuxième frac.

La suite de la remontée des puits se passe sans souci. Sauf que… les gaines étant abimées sur la plupart des cordes fractionnées, suite au passage répété jour et nuit de zombies shootés de fatigue qui doivent remonter bourrin… je serre donc les fesses en me tenant à la deuxième corde au cas où 😅 !!!

Jean-Michel m'annonce qu'il voit le jour… je crois que c'est une blague. Je pensais qu'on avait encore une chiée de puits à remonter et que le soleil était couché depuis longtemps.

En fait, à 20 h 03 je suis dehors. Incredible !


Cool, c'est l'heure du dîner… au chaud, en plus !

Jean-Michel prend le chemin du retour avant moi et préviens Rémy Limagne pour la corde. De mon côté j'envoie un texto à toute l'équipe technique, texto qui n'arrive à partir qu'en arrivant au parking ou presque.

La corde sera remplacée en début de nuit. Belle réactivité. Bravo !!

Une douche que j'aurais aimé chaude et un bon dodo dessus… une sortie presque ordinaire au final !

Mais l'année prochaine j'aimerais bien y descendre tout en bas… Y passer le temps qu'il faut pour aller me faire caresser par le souffle grisant de l'Ouragan et plus si affinité… Mais avec de quoi me poser pour dormir vraiment à la remontée. Qui est partant pour un dodo en bas ????

En tous cas, cette année je te lance un grand merci Jean-Michel pour avoir été mon équipier !



mercredi 14 août 2024

Camp Berger 2024: Gouffre Berger -1100

Lundi 5 et mardi 6 aout 2024

Participants : Clément, Félix, Alary

TPST: 18h30 / Engins (38), Gouffre Berger


⁕   Compte rendu de longueur proportionnelle à la profondeur atteinte lors de la sortie   


—   Ce pourquoi nous sommes tous venus, le Gouffre Berger, le premier -1000 au monde...   


La veille, nous discutions de la possibilité de descendre dans le gouffre le lendemain. Après l'avis de Rémy, les voyants sont au vert. Félix nous propose alors un briefing post-briefing officiel afin de discuter de différents points (objectif, matos, organisation...). L'idée est la suivante: Vincent et Jean-Michel ont pour objectif maximal, la cote -660, correspondant au Vestiaire. Clément, Félix et moi-même, avons pour objectif la cote -1100, soit, le point le plus bas accessible en restant sec. En amont, Félix a rassemblé un tas de documents, dont un bien utile pour nous situer sous terre en fonction de notre timing (savoir si on va mettre plus ou moins de 21h à faire l'aller / retour...). Suite au briefing officiel, nous nous inscrivons. Départ prévu à 8h15 du parking de la Moliere. Avec nous, descendrons ce jour une quinzaine d'autres personnes, de nationalités différentes, à des horaires différents, correspondants à leurs différents objectifs... Une fois cela fait, nous préparons nos sacs. Très important de ne rien oublier !! Alors nous comptons les bouteilles d'eau, la nourriture, estimons notre besoin en eau, en chaleur, en lumière et passons en revue le matos avec une check-list, pour être au top du top ! Quand certains prévoient 8L d'eau (une partie sera déposée à la descente) et un t-shirt manche longue, d'autres se contentent de 4L mais de vêtements supplémentaires ! Autre point important, l'eau sous terre est absolument déconseillée à la consommation (sauf au Vagin, avec filtration et traitement). En surface, le plateau est peuplé de moutons, et sous terre, la fréquentation et la pollution n'arrangent pas les choses. Évidemment, nous adaptons nos sacs, à nos besoins (du moins, on essaie). Finalement, nous parvenons à quelque chose de correct, combinant matos spéléo et rando pour la marche d'approche. Nous chargeons tout ça en voiture, en priant de ne rien avoir oublié, et au lit ! (après un excellent repas).

Réveille à 6h20, dans la brume, et en route pour la Moliere. La petite route qui monte entre les pistes de ski est le lieu de villégiature de vaches un peu maladroites, fans de carrosserie. Le parking est atteint, toujours dans la brume. Nous nous mettons en marche pour 3km de rando.

Ambiance
Une heure plus tard, le soleil apparaît, et l'entrée du trou aussi. Un abri léger est en place, protégeant les affaires laissées dehors, et le carnet d'enregistrement.
Abord du gouffre
Entrée du gouffre
On passe alors de randonneur à spéléo, en enfilant notre matos. Pas faute d'avoir essayé de ne rien oublier, je me rends compte que je n'ai pas pris mes gants (4 paires restées au camp...), heureusement, Clément en a une à me dépanner, ça fera l'affaire ! Petite photo de groupe devant l'entrée, et attention au départ ! Mais à ce même instant, Jean-Michel se rend compte qu'il n'a pas son descendeur, et Félix n'est pas vraiment chaud pour faire le berger au demi-cabestan... C'est donc partie remise pour Jean-Michel et Vincent, qui descendront le lendemain. C'est alors à trois que nous appréhenderons le gouffre. Dès les premières cordes, nous constatons les traces d'usures aux endroits clés. Les puits du début sont des plus classiques, jusqu'au puits du Cairn à -85. 
Le Cairn
On dépose un peu d'eau (comme beaucoup d'autres l'ont déjà fait), et on s'engage dans le méandre. La première portion, la plus longue, doit faire dans les 250m, et est ponctuée de main courante, de passage aérien sans corde, de poutres de bois en guise de marche et d'obstacles plus ou moins contraignants. En le parcourant, je me rends compte que ces quelques mètres ici et là non équipés, glissants et plutôt dangereux compte tenu du vide sous-jacent, seront une véritable épreuve mentale au retour... Dans le méandre, nous croisons un groupe de la veille, qui remonte avec fatigue. En sortant de là, deux beaux puits nous attendent. 
Garby ? Gontard ?
Puis de nouveau une petite portion de méandre, plus chiante, mais moins aérienne, qui donne sur le puits Aldo, et enfin, nous arrivons dans le collecteur principal, les grandes galeries du Gouffre Berger, à -250. Je laisse les belles images de Vincent et Jean-Michel pour leur compte rendu, ici, ce sera des photos floues et des vidéos où l'on ne voit rien... Tiens ! En voilà d'ailleurs une !

Nous crapahutons longuement dans la galerie principale, estomaqués par la taille des galeries, retombant de temps à autre sur l'actif, quelques concrétions, ou un petit bout de corde. Niveau timing, il semblerait que nous ayons 15 minutes de retard comparé à la fiche indicatrice dénichée par Félix. Ça donne une idée de la progression, mais ce n'est pas une feuille de route non plus ! Rien d'inquiétant donc. Nous traversons le Grand Éboulis (ressemblant à tous les autres éboulis) et arrivons au camp de -494, juste avant la Salle des Treize. Nous croisons au passage quelques âmes errantes. 
Camp -494
Et finalement, nous nous retrouvons dans la Salle des Treize. Joliment concrétionné de grands gours, et de très massives stalagmites. Le tout est malheureusement un peu sec, et revêt une couche de passage laissant un aspect sale. Tant que j'y pense, j'ai vraiment trouvé le gouffre plutôt sale, il y a, dans les grandes salles, des vidanges de carbure absolument partout, et régulièrement, on tombe sur des coins WC désagréables. Vestige des explorations ! Un autre aspect, c'est la fréquentation du gouffre. Pas un seul endroit dans les grandes galeries n'a été épargné par le piétinement, y compris sur les gours. Tout revêt alors un aspect de sol. Bien heureusement, l'eau se charge de nettoyer les concrétions, et d'énormes sessions d'extraction des déchets sont organisées, les visiteurs sont encouragés à remonter avec eux, les déchets qu'ils trouvent dans le gouffre. Il devient presque difficile de trouver des déchets solides ! Quoi qu'il en soit, nous passons la magnifique Salle des Treize, et le Balcon.
Échantillon de la salle
Devant nous, siège bruyamment le Vagin. Très intéressante concrétion dans sa forme et sa nature. Ce point représente le seul endroit où il nous est conseillé de se ravitailler en eau (avec filtration au minimum). Et ce n'est pas la puissance de la chose qui manque, l'eau à tendance à arracher les bouteilles placées sous sa chute.
Petit à petit, nous nous approchons du Vestiaire, et du début des Coufinades, très longue main courante au-dessus de l'eau, entourée de fistuleuses magnifiques, le tout dans des volumes réduits. Mais avant ça, rapide collation !
Au début des Coufinades, nous marchons dans l'eau basse pour rejoindre les cordes. Seulement, en manœuvrant, Clément se déséquilibre et finit à l'eau, presque entièrement trempé ! Heureusement, les longues mains courantes sont là pour se réchauffer. 
Dans les Coufinades
Salle des Coufinades
Suite à ça, nous arrivons dans le Réseau des Cascades, une zone bien intéressante, où se présentent nos premiers rappels guidés, et notre première grande cascade. La plus imposante de la zone est la Cascade Claudine, 17m de haut, départ sur une barre d'acier mouvante ! Les rappels guidés sont surprenamment agréables ! Vu depuis le haut. 
Vu depuis le bas. Ensuite, vient la Salle Eymas, et le Grand Canyon. C'est un énorme plan incliné ébouleux avec un véritable canyon d'un côté. Nous descendons à l'aide de plusieurs cordes courant au sol, c'est très glissant et raide, le vide n'est pas bien loin. Le volume de la salle est ridiculement immense.
Au pied de cette dernière, vers -860, nous passons à côté du Camp sans vraiment le voir et arrivons dans la Salle des huit, puis sur une succession de grandes cascades, dont la dernière est la plus grande, dans le Puits de l'Ouragan, qui porte bien son nom ! Quelques vidéos des cascades dans l'ordre de la descente.
Ces cascades sont suivies d'un passage bas, qui shunt un siphon, et qui redonne dans l'actif avec ses cascades. 
Petite porte
Au détour de l'une d'entre elles vers -900, sur l'avant-dernière cascade, est en place une plaquette aux dimensions impressionnantes.
Irréprochable ??
Et naturellement, nous arrivons sur la dernière cascade, l'Ouragan. Cette énorme cascade, la plus grande, s'ouvre dans un P44, et chute avec violence, créant l'atmosphère d'un ouragan, mêlant vent et pluie ! Juste en dessous, une vidéo durant la descente.
Juste au-dessus, une vidéo au pied de la cascade. Désormais, nous avons juste à marcher dans les blocs suivant une grande salle, pour rejoindre la cote -1000. À ce niveau là, de grandes quantités d'eau sortent sous pression du mur de droite, expulsées vers le haut, et vers le bas, longeant une cassure multiple sur quelques mètres de long. C'est effrayant d'imaginer ce qu'il peut y avoir derrière ! Vers -1075, nous tombons sur un petit lac, avec la cascade de l'Affluent -1000 qui se jette dedans. Nous continuons à descendre pour atteindre notre terminus à -1100m de profondeur, après 6h30 de descente. Objectif atteint !! 
Vu vers la suite
La suite aquatique, nécessite de se mouiller au moins jusqu'à la taille. J'essaie quand même de sonder quelques blocs dans l'eau, de tester quelques oppositions, petits pas d'escalades sur le côté droit. Mais hormis se faire mal, finir tremper, ou que s'ai-je, il n'y a de toute manière pas grand-chose à voir plus loin, si ce n'est le siphon 1, à -1122... Niveau timing, nous avons largement rattrapé nos 15 minutes de retard indicatif du début, et touchons donc le fond vers 16h30. Les prévisions horaires pour la remonter sont estimées au double du temps de descente, nous ne sommes donc même pas à la moitié du temps de la sortie, autant dire qu'il ne faut pas être pressé de ressortir !!

Un peu avant 17h, rapide gouté, et demi-tour pour entamer l'ascension. En bas il y a quelques groupes, et on croise régulièrement du monde sur le chemin. Jusqu'à présent, je n'ai quasiment pas bu d'eau, et pas vraiment eu chaud non plus, en comparaison à Félix et Clément, bien plus bouillant ! En parallèle de la remontée, je dégaine mon solide sac-poubelle pour y caser toute sorte de déchets que je déniche, câbles électriques, conserves, piles, cordes, plastique, barreau d'échelle... En fouillant bien dans la rivière, sous d'énormes blocs, est prisonnière une échelle rigide et d'énormes paquets de cordes déchiquetés, comment cette échelle s'est-elle mise ici ?? Elle est inextricable... Malgré la montée et les couches de vêtements, je me refroidis, j'enfile donc ma polaire, que je garderais finalement jusqu'à dehors...

Arriver à un moment, je prends un peu d'avance sur mes collègues, et arrive au pied d'une cascade avec deux rappels guidés. Il y a de la lumière, donc, quelqu'un. Et effectivement, je tombe sur un type. Un type seul coincé sur la corde de guidage pour la poulie, la longe courte bloqué contre le pantin et le croll, avec la poignée hors de portée. En lui demandant ce qu'il fabrique et si ça va bien, il me répond dans un anglais étranger "it's ok, it's ok", hors, je vois très bien que it's not going at all... Heureusement, il était en cochon pendu à 1m70 du sol, suffisamment bas pour que je puisse le soulever assez, afin qu'il soit capable de déclipser ses bloqueurs un par un, et revenir au sol. Qui sait depuis combien de temps il était pendu là ! Je lui explique alors la manœuvre de la remonter avec corde guider, voyant qu'il n'a pas de poulie, pourtant obligatoire pour s'aventurer dans cette zone... (l'utilisation des longes est interdite pour ne pas user trop rapidement les cordes). Mais mes explications ne semblent être d'aucun effet, devant son hésitante réponse "yes i know". Du coup, je monte. Félix et Clément ne tardent pas à arriver. Pendent ce temps, le gars commence à monter, cette fois si sur la bonne corde, mais sans le guidage, causant donc de très nombreux frottements partout sur la corde... Félix tente de lui expliquer, sans succès... Au second guidage, il se longe dans la corde de guidage (pas le choix, sans poulie. Ou peut être en bricolant un truc avec le descendeur...). Après ça, j'arrive en haut du puits, pas au bout de mes surprises, car quelques mètres devant moi, sur la main courante, j'aperçois un étrange raboutage de pédales, poulies, et autres ficelles... en place pour descendre 3m plus bas dans l'actif. À l'origine de cette manœuvre, deux personnes silencieuses, dont une sortante de l'eau entièrement tremper... Je me demande bien pourquoi... (une chute ? perte de matos ? la réponse arrivera plus tard). Sur la deuxième personne, je remarque quelque chose d'intéressant, ses longes sont faites en sangles... en sangles dynamiques ?? Le temps que cela se passe, Félix me rejoint, suivi de Clément. Cela va sans dire que la situation est étrangement inquiétante...

Nous faisons une pause repas en haut du Grand Canyon vers 20h, et nous reprenons la route. De temps en temps, nous croisons encore quelques groupes qui descendent... Cela fait de très longues heures que nous évoluons dans le bruit assourdissant de l'eau qui cascade partout, et je commence sérieusement à être fourbu de ce bruit, qui me fait physiquement mal aux oreilles... Alors j'avance, pour rejoindre un endroit calme, que je trouve après la salle des Coufinades, et ça fait un bien fou !! Sur la sortie des Coufinades, nous tombons sur un groupe de Français, et c'est l'un d'eux qui a pris un bain pour pouvoir récupérer sa poignée tombé à l'eau. Point positif, ils sont ensemble et équipés. Je crois même qu'ils prévoient de dormir un peu sur un des camps (CAF Nancy ?). En besoin d'eau, j'en profite pour leur donner 650g d'eau, qui me sont inutiles. Pour ce qui est du gars sans poulie, et du gars en longe de sangles, nous n'avons aucune idée de leur appartenance à un groupe sous terre, étant donné qu'ils remontent seuls (où à minima, bien trop éloignée les uns des autres, s'ils forment un groupe). À certains moments, nous pensions que certaines de ces personnes seules souhaitaient remonter en suivant notre groupe, mais sans rien dire, et finissant tôt ou tard par nous dépasser ou nous abandonner, et disparaître... Stratégie étagée disons.

Vers 22h, nous nous retrouvons seuls, plus personne ne descend, et les autres groupes sont loin derrière nous. Les obstacles et les gigantesques salles s'enchainent, la fatigue s'accumule, mon sac de déchet est de plus en plus lourd, et mes bouteilles d'eau ne se vident pas. Minuit passé, nous arrivons à la base des puits, vers -256. Malgré les puits, j'ai du mal à me réchauffer, surtout au moment de ce qui précède le méandre, où j'ai un peu d'attente. La roche froide en contact avec le corps n'aide pas. Le méandre, d'ailleurs, demande une attention particulière, car pas mal d'endroits sont notablement exposés et non équipés, puis ce, cumulé aux prises patinées glissantes et à la fatigue importante, a de quoi mettre quelques coups de pression. Je ne tarde pas trop dans ce dernier.
En arrivant au pied du puits du Cairn à -85, j'entame des tours de salles à répétition et quelques autres exercices pour limiter l'action du froid en attendant Clément et Félix. Au moment où ils débarquent, les deux cordes du puits suivant sont déjà libres. Ils en restent quelques-uns ensuite, que j'enchaine sans attendre, pour ainsi arriver dehors sur les coups de 4h du matin. Clément et Félix me retrouveront 20 minutes après. Si je comptabilise, j'ai dû boire moins de 1,5L d'eau au total... Et mon sac de déchets pèse environ 2,5kg. Niveau timing, nous avons pratiquement 3h d'avance sur notre fiche indicative... Mais pour autant, 18h30 sous terre non-stop nous semble déjà bien suffisant ! Nous inscrivons notre heure de sortie sur le carnet, nous sommes le deuxième groupe sur sept à être ressorti, et nous nous préparons pour les 3km de marche retour direction le parking. 
Le carnet, 4h25
Très rapidement, la fatigue nous prend, et nous avançons en pilote automatique, comme zombifiés. Les quelques pauses faites au bord du chemin auraient dangereusement pu nous faire partir dans un sommeil mérité. Je n'avais, dans mes plus lointains souvenirs, jamais ressenti un état de fatigue aussi fort avant ça... Nous aurions littéralement pu nous endormir sur n'importe quoi... L'heure nécessaire à l'aller pour rejoindre le gouffre, s'est transformée en 2 longues heures de marches, mais qui pour autant, ont paru passer à une vitesse folle. Le jour se lève, et comme après une nuit de sommeil, nous nous réveillons aussi, passant du somnambulisme aggravé, à l'éveil semi conscient. 
5h50
Nous croisons, au passage, un groupe en route pour le gouffre. Ils ont oublié leur topo, alors Félix leur fournit un exemplaire. Nous quittons le sous-bois et arrivons sur la plaine, le matin est là, la brume disparu a laisser place à un sublime paysage, véritable bouquet final de cette sortie.
6h30
En approchant du parking, nous voyons Jean-Michel et Vincent arriver en force, pile au moment où nous rejoignons la voiture ! Le timing parfait ! Ils souhaitent entrer tôt dans le gouffre, car il y a du monde de prévu aujourd'hui. Bonne chance l'équipe !! Nous chargeons notre matos dans la voiture, direction le Camp Berger. Après 40 minutes de voiture, ça y est, la fin de notre aventure ! Direction le lit pour certains, et pour ma part, une bonne douche chaude, suivie d'un petit déjeuner (je crois...). La journée déjà avancée, Félix et Clément restent au camp, essayant de dormir du mieux qu'ils peuvent. De mon côté, je pars me balader en forêt, près de petits lacs, avant de trouver un endroit où siester au calme et au frais quelque temps...


Un grand bravo à Clément et Félix (à moi aussi ?), car on a beau dire que c'est un -1000 facile, il n'en reste pas moins une sacrée épreuve !
Un grand merci aussi à l'organisation du Camp Berger, sans qui l'occasion de descendre là-dedans aurait été une autre paire de manche...
Ça nous fait quand même une belle coche spéléologique !
Peut-être à l'année prochaine, on sait jamais ! 
Le camp n'est pas fini pour autant, et nous avons encore quelques grottes à aller visiter pour profiter du sous-sol du Vercors...

mardi 8 août 2023

Camp Berger 2023

Du 29 juillet au 06 août 2023

Gouffre Berger (-740 m), grotte des Saints de glace, grotte Gournier, gouffre de Gampaloup

Participants : Félix, Flo, Dom, Denis

Camp organisé à l'initiative de Dom qui était déjà descendu à -500 et Félix dont c'est la 5è descente.  Arrivés samedi sous le déluge, nous trouvons un gîte pour la nuit et nous installons au camp le lendemain. Le Berger est prévu pour lundi...

Pour descendre dans le Berger, c'est inscription et briefing obligatoires par Rémy Limagne qui donne le feu vert météo et la limite praticable.

La mythique topo


Départ 7h30 pour la marche d'approche d'une heure (le petit plus au retour !)

2è inscription sous la bâche. Les Italiens nous laissent passer devant.


C'est parti : puits, long méandre, grands puits (P41).






A -250, on débouche dans la Grande galerie : la Rivière sans étoile. C'est Cabrespine en plus grand, et ça descend jusqu'à -600.











Le bivouac à -500 pour ceux qui remontent.


Les Italiens au loin

La salle des 13


Pause à 13h au sec


Au Vestiaire, vers -640, Dom et Félix décident de s'arrêter. Il est 14h, Flo et moi continuons jusqu'à 15h 15. Les Couffinades, c'est une longue série de mains courantes au dessus de l'eau. Nous sautons de l'une à l'autre comme des gamins. C'est facile quand ça descend... Mais il faut déjà penser à s'arrêter.






Dans les Cascades


Terminus pour nous à -740 au début du Grand canyon (on voit sa largeur sur la photo).


Après une bonne restauration dans une salle à manger de bivouac, nous entamons vers 16h la remontée.
C'est forcément plus dur... Nous remangeons vers 19h au pied du Grand éboulis, ce qui nous permet de l'aborder refroidis. Puis nous remontons les puits régulièrement. Sortie à minuit, nous retrouvons Dom et Félix pour la marche retour, et le camp à 3h... Une belle aventure, pour Flo et moi une découverte extraordinaire.
TPST : 15h

Mercredi 2/08
Grotte des Saints de glace (siphon aval)
Dom, Félix, Flo, Denis

C'est une joie suite de méandres et conduite forcée qui débouche dans une très grande salle (salle Hydrokarst). On a visité le siphon aval.






Lucarne qui donne sur la salle Hydrokarst


Coups de gouge pour Laurent : 2 à 3m...



Le siphon




TPST : 5h


Jeudi 3/08
Grotte Gournier (Cascade de 12m)
Félix, Flo, Denis

C'est une splendeur : lac vert à l'entrée, fossile énorme de 1km, rivière souterraine turquoise qu'on peut remonter très très longtemps (+680), on ira que jusqu'à la Cascade de 12m.
Entrée avec résurgence

Félix en marin d'eau douce

Flo tient le fil




2h dans une galerie fossile grandiose


On est par hasard rejoints par nos voisins de tente belges, et nous cherchons ensemble l'accès n°2 à la rivière. Finalement, c'est Flo qui le trouve. On mange et on s'équipe pour l'eau.



Puis c'est le rêve... L'eau est à 7° mais Flo n'a même pas froid !


Au pied de la Cascade de 12m (équipée d'échelons en inox)





Flo il faut sortir !

Retour tranquille (ça descend !) et sage à 15h30 car mauvaise météo pour le lendemain et restau le soir...
TPST : 9h

Samedi 5/08
Gouffre de Gampaloup 
Félix et Denis (pas de photos)

Découverte pour tous les 2 de cette cavité qui a une boucle classique qu'on n'a pas effectuée par crainte de crue (en fait débit normal). On a été visiter l'amont dont l'équipement est un peu vétuste au delà de la boucle (plaquettes zicral pour Etienne, maillons acier rongés aux 2/3...) avec une succession incalculable de ressauts montants et descendants, dans un long méandre. Beau cheminement très varié, mais rocher pas toujours très stable (marnes ?). On s'arrête avant le bout sans savoir si on en est loin, on n'a pas la topo sous la main.
TPST : 9h

Merci à Félix pour ses connaissances des cavités et son organisation du camp !