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jeudi 18 janvier 2024

L'aven du Roc d'Agnel, une fois !

Mardi 16 janvier 2024

participants : 9 membres du RCAE et Gilles

TPST : 5h30 / Aven du Roc d'Agnel

Suite des aventures belges en Minervois, Charlotte, Ophélie, Lionel, Laurent, Fred et moi partons pour l'aven du Roc d'Agnel pendant que l'autre groupe part au Clergue. Deux jours auparavant les groupes étaient inversés pour ces cavités, les cordes sont donc en fixe... sauf que l'équipe du Roc d'Agnel s'était arrêtée dans le P55 ne trouvant pas le passage dans la lucarne. 

Pendant que Charlotte, Ophélie, Lionel et Laurent vont visiter la grotte de l'éperon, je rentre avec Fred au roc d'Agnel, je l'encadre pour l'équipement, et surtout, je sais où se trouve la lucarne à ne pas rater.

Nous prenons du retard car il faut reprendre l'équipement de l'avant-veille, un peu trop en monopoint... Au moins, c'est formateur ! 

Nous entrons enfin dans la lucarne et continuons la descente dans les choux-fleurs agressifs pour nos combis. Je découvre une plaquette en plafond que je n'avais pas vue lors de mes précédentes visites, elle est bien pratique pour installer la dév que je mettais sur un AN moyen... on en découvre tous les jours.

Lorsque nous arrivons au sommet du P30 et du P25, Charlotte descend et reprend l'encadrement pour l'équipement du P30. 

De mon côté je me munis du perfo et de la C53 pour descendre au fond du P25. Je sais d'ores et déjà que je dois planter un spit pour remplacer celui qui est mort à -7 m. Cela étant fait, je poursuis la descente à la recherche de la suite de l'équipement que je ne trouverai jamais. Je tombe sur deux mousquetons totalement corrodés sur une margelle, ça sent la chute accidentelle depuis le haut du puits.


Une dév sur AN, et je continue la descente. 

Dans le puits

Il est temps de faire un frac sur deux points, je suis en monopoint depuis 15 mètres et le fond approche. Une zone pouvant faire de magnifiques forés s'offre à moi, c'est parti, en voilà déjà un. J'attaque le deuxième, échec, j'ai été trop optimiste, la mèche de 30 cm ne ressort pas. Deuxième tentative ça passe. Je regarde mon baudrier... merde, il ne reste qu'une Dyneema ! Je la passe dans les deux trous, on fera avec... la fin est un plan incliné, le risque est mesuré.

Depuis le bas du puits

Quelle surprise de retrouver au bas du P25 un mousqueton et une plaquette à moi échappées par Clément au niveau de la lucarne, soit 50 m plus haut, lors de notre visite il y a deux mois... Direction la poubelle.

Quand j'arrive au sommet du P25, Lionel arrive au sommet du P30, quel timing parfait ! Il continue la montée, je passe à Fred le perfo pour m'alléger un peu dans le boyau choux-fleuresque. Nous 3 sortons vers 18h, tandis que le second groupe chargé du déséquipement sortira vers 20h.

lundi 13 novembre 2023

Aven du Roc d'Agnel

Dimanche 12 novembre 2023

participants : Clément, Gilles

TPST : 7h / Aven du Roc d'Agnel

Petite sortie dominicale et verticale avec Clément : l'aven du Roc d'Agnel. 

Rendez-vous chez moi à 11h30 pour l'enkitage, puis direction le parking du gouffre de Cabrespine. Sur la marche d'approche nous croisons Daniel qui vient d'installer sa caméra à détecteur de mouvement dans l'espoir de filmer les boucs à l'entrée de l'aven. S'il rate les boucs, il aura au moins deux spéléos. 😅
Nous sommes au sec, mais il ne pleut pas loin, nous avons un bel arc-en-ciel sur Cabrespine.


Nous avalons notre pique-nique et vers 13h15 nous rentrons dans le trou. Il est prévu que j'équipe avec le kit n°1 (P10 + P55, avec C20 + C21 + C53) et Clément avec le kit n°2 ("opposition" + P6 + P30 avec C32 + C10 + C50 + C13 rab).


Nous sommes rapidement au pied du P10, nous nous débarrassons de nos baudriers pour passer l'étroiture et c'est parti pour le P55. Si mes calculs et mes souvenirs de la visite en avril sont bons, je devrais pouvoir rabouter C21 et C53 au frac plein vide... ça passe de justesse, mais ça passe. 
Clément transforme après mon passage un frac monopoint juste au-dessus du frac plein vide en dév car vu de loin ce frac semblait être en monopoint et je préférais être repris assez près en cas du rupture. Finalement le frac plein vide était doublé, tant mieux. 
Je trouve rapidement tous les points qui permettent d'arriver à la lucarne (je me rappelle où elle est, Étienne avait cherché un moment en avril !) et je continue à dérouler un peu plus que prévu avec le rab de corde jusqu'au milieu de "l'opposition". Clément prend la relève mais je constate que ça frotte pas mal. En cherchant à corriger le problème, je tombe sur un AF. Mais oui, je m'en souviens, Étienne l'avait percé la fois dernière. Impeccable !
Nous arrivons enfin au sommet du P30 après avoir retouché la tête du puits du P6.
On fait le fond de nos poches pour trouver du matos, on est déjà à poil ! Mais comme ça se fait ? Jusqu'au moment où je réalise que Clément est assis sur la chaîne de mousqueton prévu pour le P30... Ouf ! Même si on en avait trouvé assez pour finir.
Clément se lance dans l'équipement du P30, je le talonne. Le frac final nécessite une belle extension, ce n'est pas facile pour Clément qui n'est pas très grand.

C'est loin !!

À peine arrivé au fond que nous remontons, je déséquipe le P30. 

Direction maintenant le P25. La topo indique un spit en plafond à -3 pour dév, je ne le trouverai pas, une concrétion fera l'affaire. À -7 l'unique spit est inutilisable, il y a des cochonneries à l'intérieur et je n'ai rien pour (tenter de) le nettoyer. Tant pis, pas de P25 !

On attaque la remontée de la partie pénible. Lorsqu'on arrive au sommet de celle-ci, Clément échappe un mousqueton + plaquette. Il rééquipe pour tenter de le retrouver, mais ce sera peine perdue, l'ensemble a disparu dans les entrailles de l'aven du Roc d'Agnel !

Tant qu'à être là, si on faisait un tour au fond du P55 ? Ça semble descendre plein pot depuis le frac où nous sommes, Clément descend avec le kit car il est peu probable qu'on s'en sorte sans passage de nœud. Finalement il touche le sol avec 1 mètre de corde en rab, la chance !

Le bas du P55, pas bien large

Nous remontons et Clément déséquipe le tout. 

Vue plongeante sur Clément depuis le sommet du P55

Sortie à 20h30, retour à la voiture à 21h30, bière + dékitage chez moi et Clément reprend la route pour la Haute Vallée à 22h30.

Fiche d'équipement

P10. C20 (mais C15 suffit amplement), 2R (tressage chaise double possible).

R3 + P55. C21 + C53 (mais C40 suffit pour arriver au sommet du passage "opposition"). 2B (Relier les deux points par une Dyneema) ↓ 4 m, 1B → 1 m, 2B ↓ 7 m, 1B (dév) ↓ 3 m, 1S + 1B (début de la verticale) ↓ 10 m, 1S (dév) ↓ 10 m, 1S (frac) ↓ 10 m, 1S (prendre celui bien à gauche) frac, facile à doubler avec Dyneema) soit ↓ 20 m et on arrive en bas du P55 (être attentif, ça passe proche de la paroi), soit ↓ 4 m et pendule pour prendre pied sur un gros bloc au sommet de la lucarne et du passage "opposition".

"Opposition" + P6. (fiche originale : 32 m) AN (bloc) ↓ 5 m, AN (dév) (facultatif si on descend et monte en oppo), ↓ 2 m, 1S ↓ 1 m, AN (sangle en place, dév) ↓ 5 m, 1 AF (au sommet de la lucarne) ↓ 3 m, 1 AN (ne pas utiliser B, frottement, ou alors prévoir longue Dyneema pour déporter le point), ↓ 6 m.

P30 (C45 suffit). 2B (prévoir Dyneema, frottement) ↓ 1 m, 2B ↓ 13 m, 1S ↓ 10 m, 1S ↓ 4 m, 2S (pendule de 3 mètres, manger de la soupe !) ↓ 4 m.

Note : les broches sont des plaquettes sur goujons.

mardi 11 avril 2023

Aven du Roc d'Agnel

Dimanche 9 avril 2023

Participants : Félix, Étienne, Denis, Vincent, Alary, Gilles

TPST : 8h / Aven du Roc d'Agnel


Pour le week-end Pascal, nous avons cherché avec Félix une idée de classique audoise. Après avoir écarté le SP2 faute d'un effectif a priori suffisant (358 mètres de cordes avec les longueurs de Félix et celles du club), nous sommes tombés d'accord sur l'aven du Roc d'Agnel. 

Jeudi dernier je suis parti en repérage, après trois quart d'heure sur zone j'avais fini par retrouver l'entrée dont les coordonnées sur Grottocenter sont plus qu'approximatives. Voilà celles enregistrées par mon téléphone pour les visiteurs futurs : 43.353231, 2.456723.

La grotte de l'éperon vue depuis l'entrée de l'aven

Le rendez-vous était donné à 9h30 au parking du gouffre de Cabrespine. Après préparation des kits et marche d'approche, nous atteignons l'entrée de l'aven vers 11h45. 

Félix équipe le P10 et nous nous retrouvons à la "sévère étroiture" que nous franchissons sans trop de difficultés, à part pour Vincent qui dans sa première tentative a fait preuve d'un excès d'optimisme en ne quittant pas le baudrier. 

S'ensuit alors un imbroglio autour des kits, Félix part avec le mauvais et ne s'en rend compte qu'au milieu du P55. Je le rejoins avec le bon kit, sauf qu'on oublie de sortir la C25 qui était au-dessus de la C93, et rebelotte !! Étienne me double, installe la C48 en parallèle de la C25, puis Félix remonte récupérer la C25. Ouf ! De toutes façons l'équipement peut se résumer ainsi : prendre une corde de 200 mètres, on s'est juste évité un passage de nœud plein vide.

Étienne prend la tête, la recherche du puits latéral menant au fond n'est pas aisé. Une fois celui-ci trouvé, nous nous retrouvons rapidement au fond. Denis et Vincent encadrent Alary dont c'est seulement la deuxième sortie sur cordes après l'initiation aux Cazals, chapeau !!



Le P30 menant au fond est superbe, c'est un grand volume circulaire, on n'est pas à l'étroit.



Au fond dans la boue Étienne découvre un cadavre entier d'un animal identifié comme une fouine, mais à confirmer. Une question nous taraude : comment a-t-il pu arriver jusque là ?


Étienne remonte en premier car à la descente vous avons identifié quelques zone de frottement. Il crée deux AF, autant ne pas avoir descendu le perfo pour rien !



Vue sur les Pyrénées à la sortie

L'équipement est un mélange de spits dont la plupart sont en bon état et de plaquettes aciers sur goujons inox, qui étaient encore utilisables mais de justesse. Un changement est à prévoir. 

Le lien vers les photos : https://photos.app.goo.gl/npSScxLehHKRCP3y9

lundi 2 mai 2016

Après-midi dans l'Embuc


Samedi 30 avril 2016
Participants :  Dominique, Alexandre, Denis
Trou de l'Embuc


Sortie avec un petit goût d'aventure pour nous puisque nous ne connaissons pas la cavité hormis sa réputation d'être "une  des plus belles". Précieuses infos données par Jean-Luc au téléphone, matériel plus qu'il n'en faut : 3 cordes fines de 40m, 20 mousquetons (il en manque  une  dizaine  dans la descente), 10 spits, et c'est parti.
Le temps de trouver l'entrée (ne pas prendre le chemin ouvert par Henri 50 m avant celui de l'Embuc), de procéder au changement du cadenas grippé, nous entrons à 13h30.

Dans les grandes salles en bas du P30


Alexandre, remontée de 10m



Dominique
 


Aragonites magiques


En haut de la corde, nous retrouvons un fil d'Ariane qui s'arrête sur un balcon, puis plus de traces...
En fait, nous avons raté la galerie qui fait la boucle : nous sommes dans l'ancien passage et équipons une traversée qui atteint le réseau sud. Beau réseau très chaotique, qui nous ramène...au pied de la corde remontée ! Nous le refaisons à l'envers pour déséquiper notre traversée.
Nous suivons alors l'autre fil d'Ariane, pour entamer la boucle. Nous alternons passages étroits et très grande salle. Les concrétions sont magnifiques.


Equilibre sur lame

Nous buttons alors sur un ressaut d'une dizaine de mètres à escalader. Vu l'heure avancée (18h) et ne sachant pas exactement notre position dans la boucle, nous décidons sagement de faire demi-tour. Quelques photos, et nous remontons le puits d'entrée en moins d'une heure (il se laisse mériter avec un kit). Sortie : 19h30.



Oui Henri, on a rajouté un peu de couleur à l'équipement... (2è puits)
TPST: 6h
Infos pratiques : Il manque 6 à 8 mousquetons dans le P30 d'entrée.
                            La nouvelle clé sera chez Alain Marty à partir du 8/05/2016.
 


lundi 27 avril 2015

Rencontres insolites au Roc D’Agnel. Avril 2015

Samedi 25 avril 2015 : Aujourd’hui, retour au Roc d’Agnel. C’est un sauvage et magnifique piton calcaire qui surplombe la Clamoux en aval de Cabrespine. La dernière sortie sur les lieux, le 6 avril, avait été abrégée par une rencontre insolite. Dans un petit bosquet de chênes verts, sur la très abrupte face Sud, j’ai été surpris par le violent démarrage d’un animal de forte taille. Celui-ci, d’une quarantaine de kilos, poils longs et brun foncé avait dans son élan provoqué une avalanche de pierres. Voulant connaître la nature de cette curieuse bête vivant dans ce secteur inhospitalier, j’avais abandonné la recherche de grottes. Malheureusement, les indices recueillis lors de sa poursuite n’ont pas permis de préciser la présence de mouflons ou bien de chèvres sauvages sur ce piton rocheux.
Aujourd’hui, nous sommes revenus sur le site, dans le secret espoir de revoir l’animal mais aussi de chercher une éventuelle cavité. Il faut dire que dans les années 80, j’avais repéré dans cette zone un départ de puits. Une coulée de calcite barrait le passage. Depuis, je n’étais pas revenu à cet endroit, de mémoire difficile d’accès à cause de la verticalité des parois rocheuses.
Mes compagnons n’étant pas très rassurés par le vide, nous commençons modestement la recherche à la périphérie de la grande falaise. Nous découvrons alors un abri sous roche, avec le départ de deux galeries.
Celle de gauche a l’air particulièrement intéressante car après un passage étroit d’une paire de mètres, le boyau s’agrandit. L’excitation est à son comble lorsque les cailloux projetés à l’intérieur retombent en contrebas sur un sol terreux avec une forte résonance. Je n’ai pas la combi spéléo mais une chemisette couverte par une simple veste. J’hésite un peu. J’ai peur que celle-ci fasse des bourrelets et me bloque dans le conduit. Tant pis pour les coudes et je décide de l’enlever. Tout à coup, je sens des picotements sur les bras. En quelques secondes, je suis littéralement couvert de puces. Je me rappelle aussitôt que la grosse bestiole se trouvait ici à la dernière sortie. N’étant plus là, les puces affaiblies, affamées par trois semaines de jeûne se sont jetées sur moi et commencent à me dévorer. Nous montons alors précipitamment au sommet de roc d’Agnel où commence une longue série d’épouillage. Elles ont pénétré partout et piquent même à travers les sous vêtements. Il faut faire vite car certaines, gorgées de sang, ont repris des forces et commencent à sautiller. Nous éliminons ainsi la majorité des intruses qui ont gagné tout le monde. La lutte sera difficile car les puces « psychologiques » ont pris la relève et nous grattent encore. Seule une bonne douche effacera ces désagréables sensations. Il ne nous reste plus qu’à attendre la disparition des animaux (petits et grands) du secteur pour reprendre l’exploration de cette magnifique bande calcaire. Elle nous réservera peut-être de bonnes surprises.