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mercredi 10 janvier 2024

CoJ de Noël dans le Lot: Igue de Geniez, de l'Aussure et de Saint-Martin

Du Jeudi 04 au Dimanche 07 Janvier 2024

Participants: Félix, Alary + tous les participants à la CoJ.

Jeudi 04

Partis dans l'après midi de l'Aude, nous nous retrouvons au gite vers 18h. Cette CoJ est une première pour moi, mais pas pour Félix. Nous finissons d'organiser la salle à manger, et je file prendre une place dans le gite, nous ferons chambre commune. La confection des repas du soir et la propreté des parties communes sont gérés par nous tous en auto-organisation.  L'heure du repas, et l'heure de faire connaissance avec tout le monde (nous sommes une quarantaine) ! S'ensuivra des explications sur le déroulé de la CoJ, et le choix des cavités pour demain, avant d'aller se coucher vers minuit.


Vendredi 05

Déjeuner à 7h30, puis préparation du matos (enkitage pour les cavités non équipées), et départ du gite sous la pluie vers 9h. Félix se dirige vers Aussure, et moi, vers Geniez II.

    Igue de Geniez II / TPST: 7h

    Participants: Léa, Théotime, Thomas, Arnaud, Numa, Alary; Agathe et Raphaël en cadres.

Le réseau est accessible par deux entrées, la première étant utilisée par les chiroptères, nous utilisons la deuxième. C'est Raphaël qui équipe. La cavité débute par une succession de passages étroits, menant rapidement à un P8, le tout creusé dans un calcaire blanc, au toucher crayeux, du plus bel effet.

P8
Au pied du P4, un petit actif arrose le P32, et crée de très belles coulées blanches. Au pied du P32, qui goutte bien, nous remontons un peu pour s'embrancher dans un couloir menant au carrefour (possibilité de faire une traversée). Nous allons en direction du siphon, au point bas à -104. Petit repas au pied de la E9, avant d'arriver dans une jolie salle blanche et nervurée de couleurs.
Salle avant le P6
Suite à ça, les galeries se rétrécissent, il y a peu de place. Certains restent dans cette salle, pendant que les autres descendent. Après le P10, nous cherchons le chemin vers le siphon, tout le monde n'est pas sur de venir (pour ma part, j'ai vraiment envie d'aller voir ce siphon). Nous partons donc à trois (Thomas, Théotime et moi), avec de quoi descendre le P5, avant d'être rejoints par Raph.
Direction le siphon. Photo: Théotime
Il y a de plus en plus de boue, et il faut désormais ramper, avant l'étroiture finale, que seuls Raph et moi parviendrons à passer, pour atteindre le siphon.
Le fameux
L'autre partie de l'équipe a entamé la remontée. Tellement plein de boue que les bloqueurs ne ferment plus sur la corde... Je m'occupe de déséquiper jusqu'à mi-hauteur du P32, là où Arnaud prend le relais jusqu'à dehors. Les étroitures de l'entrée demandent quelques efforts, et certaines parties sont finalement plus simples à passer sans la corde. Dehors, il ne pleut plus, et c'est tant mieux !
Notre cheminement en rouge



    Igue de l'Aussure / TPST: 4h

    Participants: Claire, Louisa, Nolwenn, Vincent, Rachel, Félix; Fraise et Damien en cadres

Les places en “cadre” étant pleine quand je me suis inscrit, je me joins à la sortie officiellement en stagiaire (ce qui ne m’empêche pas de partir avec une corde d’inter). 

Direction L’Aussure, un trou très particulier : si on suit l’itinéraire classique, on ne quitte jamais la corde, même pas au fond (!) vu que ce dernier est un lac : il s’agit d’un unique puits de 150m de profondeur, bien large, mais un peu tortueux, ce qui fait qu’on n’a jamais l’impression d’avoir plus de 40m sous soit. Le gouffre a été équipé la veille, ce qui permet une descente fluide (la dernière fois que j’y avait été, il y a quelques années, on n’avait même pas eut le temps d’arriver en bas, vue qu’on n’avançait pas vite à l’équipement). Un petit tour en bas, puis de retour à -100, on profite de la main courante que nous a installé Louisa pour quitter l’itinéraire normal et rejoindre un R3, qui permet de prendre pied dans une petite salle permettant de manger assis.

Je remonte en avant dernier, Vincent se chargeant de déséquiper la main courante (un minikit de corde à porter!). Je remonte de 50cm dans le R3 quand la sangle de mon Pantin lâche (je surveillais la sangle du dessous, mais c’est la sangle du haut qui a lâchée là où elle passe dans le Pantin). Je remonte donc de -100 sans Pantin, bien content d’avoir au moins une pédale double et pas de kit. On est tous sortis un peu après 14h. Pendant que Fraise tente sans succès d’équiper une main courante d’accès par l’autre coté du puits (pour éviter un frottement), je montre à Rachel une technique plus économe pour faire la conversion descente → monter (coiffer la poignée avec la petite longe, puis donner du mou sur le descendeur pour pouvoir l’enlever, et seulement ensuite mettre le croll).

Retour aux voitures après quelques détours dans la forêt. Après quelques hésitations, on décide de tous rentrer au gîte plutôt que de chercher un puits pour refaire des exercices. On y fera une séance de décrochage dans un arbre, et je ferais faire un peu d’équipement “au sol” à Vincent.


Samedi 06

    Igue de Saint-Martin / TPST: 5h

    Participants: Guillaume, Arnaud, Claire, Félix, Léa, Théotime + Fraise et Vincent en cadres

Encore un trou que j’avais déjà fait en stage, mais sans aller jusqu’au fond faute de temps. C’est Fraise qui équipe (il a été décidé cette année que les stagiaires n’équiperaient pas sur la CoJ pour éviter que les autres poireautent trop), et en plus, il connaît bien la cavité : donc ça va vite. Il a bien plu sur les derniers jours, du coup de nombreuses coulées de calcites sont bien actives, ce qui rajoute grandement au charme de la cavité (même si on se prends quelques embruns). Vue l’heure, on vas au fond et on remonte le premier obstacle avant de s’arrêter pour manger.

A table ! Photo: Théotime

Je remonte en premier, suivit de Guillaume (ou Arnaud, j’ai un doute), Claire, Léa et Vincent (pas le même que la veille, celui-ci est le moniteur qui m’a fait passé l’initiateur il y a un peu plus d’un an), puis les autres au déséquipement. J’entends Guillaume suggérer qu’on ralentisse un peu, que ça sert à rien de prendre trop d’avance sur les déséquippeurs, ce à quoi je réponds que si on a un peu d’avance, on pourra faire des exercices. Je lui montre donc la conversion dans les deux sens (montée → descente et l’inverse : je n’allais quand même pas le laisser remonter le puits sans son kit, non?). On reprends la montée. Guillaume entame la remontée du plan incliné : vu qu’il n’est pas allé voir le prolongement vers le bas, je lui dit de redescendre pour venir voir (l’intérêt n’est pas énorme, je l’avoue, mais ça fait toujours une conversion de plus).

Photo: Théotime

On remonte ensuite jusqu’en haut, la réparation de mon Pantin me lâchant en cours de route. Arrivé en haut du dernier puits, je dis à Guillaume de continuer à monter jusqu’à la tête de puits : sauf que du coup, c’est vraiment pas pratique pour se délonger : c’est l’occasion de descendre en crabe. Et comble de malchance, pendant ce temps, un vilain farceur fait sauter la dev 2m plus bas : il doit donc malgré tout faire 2 conversions pour aller la remettre ! Claire nous rejoint, et veut pour sa part travailler le Balancier avec sa nano-traxion toute neuve : elle proposera donc à Léa de lui faire l’ascenseur pour le dernier puits. Elle y arrivera, mais en galérant pas mal pour mettre Léa en poids sur la main courante, à cause du fait que la Nano-traxion ne permet pas le verrouillage en position ouverte (pour résumer, n’achetez pas la Nano-Traxion pour la spéléo!).

Arrivé dehors, sous le soleil, j’attache ma corde d’inter dans un arbre (un peu bas), je remonte un petit peu, puis je faits un malaise presque au ras du sol. Quand j’appelle à l’aide, il n’y a que Claire pour venir me sauver. Après quelques fous rires (mes pieds frôlent le sol !), elle finit par y arriver.

Quelques exercices. Photo: Théotime

Retour au voitures : quelques mètres avant d’arriver, on se prend une bonne averse, qui durera tout le temps qu’on se change !

Et la topo



    Igue de l'Aussure / TPST: 4h

    Participants: Sidonie, Eloïse, Marius, Mathis, Alary; Clothilde et Thomas en cadres.

Aujourd'hui, à mon tour de descendre ce P150, où on ne quitte jamais la corde... L'entrée se fait par une grosse doline, au fond de laquelle s'ouvre l'igue. Est apposée dans la première cordée verticale, une plaque commémorative pour un tragique évènement survenu il y a près de 10 ans... ça calme. La descente se fait dans un seul et même grand volume en colimaçon, de plus ou moins 10m de diamètre tout du long, et bordé de grosses coulées de calcite.
Vers -50. Photo: Marius
Vers -90
Comme tout était déjà équipé, la descente est rapide, et nous arrivons au lac, où une portion de mc a été installée, histoire de planifier la remontée et de prendre des photos. Le lac, surmonté d'une énorme coulée de calcite,  a été plongé sur encore 30m, et le fond est un grand éboulis instable, mélange de roche... et de matos perdu !
Grand bleu. Photo: Mathis
Selfie acrobatique ! Photo: Marius
Manger ici serait de la folie ! Nous remontons donc pour trouver le seul coin où nous pouvons quitter la corde, soit une petite salle vers -80. Je m'occupe de déséquiper jusque là, puis Sidonie et Mathis se chargeront de la suite.
C'est tout droit... vers le bas

Dimanche 07

La matinée du ménage ! Comme nous nous sommes couchés un peu tard la veille, nous nous levons également plus tard. Pendant qu'une partie reste au gite pour laver les logements et les parties communes, une autre part à la rivière laver le matos (~300 MP, ~1,3km de corde, etc...). Vers midi, tout le monde est revenu, et après un rapide repas, c'est l'heure des adieux (en tout cas, jusqu'à la prochaine édition !). En bref, un super séjour, plein de super moments et de souvenirs, autour de notre passion commune !


dimanche 3 septembre 2023

Camp spéléo dans le lot

19 au 26 août 2023

participants : Béa, Félix, Geneviève, Gilles, Jean-Michel L., Yves

 

Camp de spéléo dans le lot (location d'un gîte à Montamel, sur le causse de Gramat).

L'auteur de chaque compte rendu est en gras. Les photos sont de Gilles, Jean Michel et Yves

Dimanche : Pertes de Thémines
TPST : 5h

participants : Béa, Geneviève, Félix, Yves

Afin de pouvoir y accéder un formulaire en ligne est disponible sur le site du CDS 46.
Félix , notre super organisateur, se charge de le compléter pour chacun d’entre nous afin qu’il parvienne à la mairie 3 jours avant notre visite.
https://www.cds46.fr/formulaire-d-acces-aux-pertes-de-themines/
Cependant le jour dit pas de réponse i npositive ni négative ; alors nous contactons Philippe Tyssandier, spéléo du Lot spécialisé en biospéléologie, qui nous rassure : le site connaît des problèmes il nous suffit de déposer une fiche dans la boite aux lettres de la mairie indiquant nos noms, adresse, et numéro FFS, l’heure d’entrée puis celle de la sortie. Il nous donnera aussi des indications pour nous repérer (le cheminement à prendre ) dans les galeries.

Le ciel étant clément, pas de précipitation, notre quatuor va pouvoir s’élancer : Yves de Nice, Geneviève du club de Millau, Félix de l’Aude et moi de Vallon Pont d’Arc , nous partons vers la perte de l’Arche armé de la topo , du descriptif plastifié . Félix est au top de l’orga !
Sur le chemin nous rencontrons un vieux monsieur qui nous aborde afin de nous raconter l’histoire des moulins de sa famille situés en contrebas, il nous explique aussi l’inondation subit par le village et qui est à l’origine de la coloration de la grande salle qui n’est plus blanche depuis !

perte de l'Arche

Suite à ce moment culturel, nous voici dans l’action passant entre les barreaux protégeant l’Arche des troncs que la rivière en crue pourrait déposer et du coup boucher son accès.
Petite désescalade , P8 puis recherche de l’itinéraire.
Aïe ça se corse ! Dans la salle où un magnifique caïrn d’un mètre nous accueille, nous allons escalader, fouiller tous les recoins sans rien trouver tout comme l’équipe précédente de Caillou ! Mais où est donc cette diaclase ? Nous avons un indice de plus que nos prédécesseurs : une corde nous attend.
Euréka pendant que Félix et Geneviève approfondissent leurs recherches, Yves et moi décidons de retourner vers le siphon . Miracle ! en pénétrant dans une mini diaclase sur la gauche que vois-je : une corde!!!!Nous avons trouvé l’accès au réseau sup !!! Avec Yves nous placerons un beau caïrn pour les prochains visiteurs.

 

un des rares endroits bien blancs de la salle blanche

Nous voici partis vers la rivière puis trouverons le passage vers la salle blanche balisée pour protéger ses concrétions.
À l’ extrémité de cette salle, un boyau que Geneviève ira explorer pour découvrira une autre sortie ou entrée, celle qui a besoin d’une clé que nous n’avons pas pu récupérer !

Retour vers la rivière, ses marmites, ses petites cascades, magnifique décor dans lequel on progresse les yeux grands ouverts : et où nous croiserons une écrevisse. Beauté des lieux et attention à l’équilibre !

Petit coup de fatigue Yves décide de faire demi tour après le siphon nous repartons vers la sortie tous les deux pendant que Félix et Geneviève pousseront un peu plus loin vers l'amont.

Un mot à notre sortie dans la boite de la mairie et retour vers le gîte après avoir échangé avec une habitante des lieux.

 

 

Lundi 21 : Igue de Saint Sol (Lot)

Participants : Béa, Geneviève, Yves, Félix

TPST : 5h


Étant rentré tard la veille, et ayant nos affaires à sécher, on décide de faire une sortie tranquille (en plus Gilles et Jean-Michel nous rejoignent le soir, donc c’est bien si on est sortis à temps pour les recevoir). On se décide donc pour l’Igue de Saint Sol plutôt que Viazac.

On arrive sur place juste avant midi (avec une marche d’approche fortement réduite grâce au 4x4 d’Yves), pour trouver un autre groupe déjà en train d’équiper ! On se met d’accord avec eux que j’équiperais sous leur équipement (pour qu’ils n’aient plus qu’à récupérer leur matos au déséquipement). Vu qu’ils ont l’air très lents à l’équipement, on décide de manger en surface pour leur donner de l’avance. Au final, à partir de -15, je trouve une voie de descente parallèle, ce qui permet de bien séparer les cordes (et d’avoir une descente bien mieux fractionnée que la leur).

On visite d’abord la branche la plus courte, avec une très grande salle (au retour, on y croisera l’autre groupe qui a fait dans l’autre sens), puis la plus longue avec plus de concrétionnement, et un magnifique musée d’argile. On retourne au pieds du puits, où l’autre groupe commence à peine à monter. Ils nous demandent si on est allé voir les excentriques, qu’on n’a pas vues (ce qui sera vite rectifié) : il suffit de monter la petite corde en fixe qui est quasiment au pied du puits d’entrée et de parcourir 20m. On remonte ensuite, à peine ralenti par la fin du déséquippement de l’autre équipe.

Retour au gîte juste avant 18h, soit une bonne demi-heure avant l’arrivée de Gilles et Jean Michel, ce qui nous laisse le temps défaire les kits.

  

 

Mardi 22 août 2023 – Igue de Planagrèze (Lot)
Localisation :
44,635593°N 1,662859°E

Participants : Yves (Alpes Maritimes), Gilles, Jean-Michel et Felix (Aude et Hérault).

 

Yves rêvait de faire du bateau sur la rivière suspendue de l’Igue de Planagrèze.

C’est donc munis d’un canot gonflable, de deux gonfleurs (un gros et un petit) et des cordes nécessaires que allons au nord-est de Caniac-du-Causse où nous trouvons sans difficulté le chemin de l’igue. La marche d’approche est très courte et c’est tant mieux car il fait déjà chaud. Comme souvent dans le Lot, un petit panneau indique l’igue. L’aven est sous les arbres, protégé par une rambarde métallique.

Felix installe une "tête de puits"  (tressée par Gilles) sur 2 broches au niveau du chemin, avec la corde qui passe sur la rembarde jusqu'à un fractio à -2, puis un autre et ainsi de suite.

Un P70 puis un P43 plus tard, nous arrivons au bord de la rivière suspendue.

Arrivé bon dernier avec la grosse pompe dans le kit, je vois qu’Yves et Felix ont déjà gonflé le bateau avec la petite pompe !

A tout seigneur, tout honneur, Yves part en premier, tout sourire, allongé sur le petit pneumatique, pagayant lentement il s’enfonce hors de vue. 

Yves sur son bateau.


 

A son retour, nous y allons un après l’autre.

La rivière se présente preque comme un lac calme, elle remplit une conduite forcée. Du côté où nous arrivons, ce n’est pas très profond et il est facile d’embarquer. A l’autre extrémité, à 65 m, la rivière siphone et c’est bien plus profond.

En pagayant lentement pour ne pas agiter l’eau, et pour maîtriser en douceur la trajectoire du bateau, je m’enfonce à mon tour dans la conduite. Quel calme et quelle sérénité dans ce lieu sans bruit ! C’est très relaxant.

Au retour, presque allongé sur le bateau, j’observe le plafond. S’il est généralement couvert d’une fine couche d’argile, il est en de rares endroits d’un blanc immaculé, montrant que même lors de mises en charge de la rivière subsistent de petits poches d’air.

Quand tous avons fait notre tour de bateau, nous mangeons un morceau, rangeons le matériel dans les kits et remontons. Felix et Gilles au déséquipement.

Qu’il fait chaud et sec à la surface !

 

Devant le siphon, fin de la navigation.

source : https://scsp46.org/activites/2023/2023-02-12/#


Mercredi 23 août 2023 – Puits du Bret / Ouysse souterraine (Lot)
Localisation :
44,635593°N 1,662859°E

Participants : Béa (?), Geneviève (Lot), Gilles, Jean-Michel et Felix (Aude et Hérault).

Il fait toujours très chaud, dès le matin. Vive la spéléo !

Félix et Béa passent récupérer les clefs de la trappe d’accès auprès de Nadir  (CDS 46), nous les retrouvons et allons au parking du Puits du Bret où nous attends Geneviève.

Nous nous équipons et faisons les 100 m de marche d’approche. L’accès est maçonné, une fois la trappe ouverte, le travail impressionnant des spéléos Lotois nous apparaît. Un énorme puits creusé dans la roche suite à ce qui avait été creusé lors du fameux spéléo-secours des Vitarelles.

Béa, Gilles et Félix et le Puits du Bret

Félix équipe le début, suivi de Béa qui équipe la suite. Dans l’ordre, P41, R18 R6 P28. Je passe en avant-dernier et Gilles ferme la marche.

De près, on se rend compte de l’énorme travail de désob qu’il a fallu pour ouvrir ce puits. En bas, on atterrit sur le monticule des débris.


Gilles dans le Puits du Bret

De là nous passons une étroiture et quelques descentes avant d’arriver à la dernière descente (le P28) qui est impressionante et majestueuse.

Nous passons sur la corde qui descend du toit de l’immense salle en-dessous, la salle de la clef de voûte.

On distingue faiblement les parois, les copains en bas semblent bien petits et le bruit de la rivière résonne en écho. Très belle descente et nous voilà tous réunis pour le repas, au sommet d’un immense tas d’argile qui constitue le sol de la grande salle de la clé de voûte.

Gilles, Geneviève, Félix et Béa

Puis c’est le moment d’aller voir la rivière. Tout commence par la descente du tas d’argile. Heureusement qu’il y a une main courante ! Une fois près de l’eau, nous allons vers l’amont (sur la droite). Commence alors un long cheminement dans une eau plus ou moins profonde. Geneviève passe devant. C’est notre mètre-étalon en ce qui concerne la profondeur. Si elle passe, nous aussi !

Geneviève dans l’expectative

Après 1500 m environ nous arrivons devant une zone où il faut continuer à la nage ou faire demi-tour. Nous faisons demi-tour.

Nous repassons dans la salle de la clé de voûte et continuons cette fois-ci vers l’aval. De ce côté, il y a 5km de rivière. Nous arrivons rapidement au « Grand Canyon », une zone où l’eau passe entre des falaises avec des strates bien visibles. Bien souvent, nous voyons de magnifiques « méduses » bicolores.

C’est superbe.

Au bout d’un moment, pour m’économiser pour la remontée et prendre le temps de faire quelques photos, je commence le retour. Les autres membres de l’équipe continueront jusqu’à une zone impraticable sans canot (ou à la nage).

Une fois les photos faites, je rejoins la motagne d’argile, monte à son sommet et attaque la remontée sur la corde qui pendouille du plafond. J’ai bien fait de partir en avance car il me faut faire des pauses. Merci la sous-fessière du baudrier !

Arrivé au fractio, j’avance à la corde suivante et j’attends dans un endroit qui s’y prête. Très vite j’entends les voix de mes camarades, loin en dessous. Ils n’auront pas été long. Nous remontons tous ensemble. En bas du puit du Bret, nettoyage du matériel et c’est quasi-propres que nous revenons à la surface.


Méduses et Grand Canyon

 

 

Jeudi 24 août 2023 : Gouffre du Saut de la Pucelle (Rocamadour, Lot)

Participants : Félix, Jean-Michel, Béa, Gilles

TPST : 7h

Voilà une cavité connue depuis fort longtemps. Longue de 2800 mètres et s’enfonçant à 160 mètres, cette perte a l’avantage non négligeable d’être équipée en fixe l’été par les BE du coin, jusqu’au fond s’il vous plaît ! C’est donc léger que nous partons

Nous arrivons rapidement à la partie aquatique, du vrai canyoning souterrain pour étrenner ma combi néoprène. Petites cascades, belles vasques dans lesquelles il faut nager après avoir descendu une corde, tout y est.

Alors que nous avons dépassé la moitié de la cavité, Jean-Michel prend la décision de faire demi-tour, saisi par le froid. Sa combi n’est pas assez épaisse. Béa remonte avec lui. Avec Félix nous continuons à bon rythme, avec la barrière horaire qu’à 14h on fait demi-tour de façon à être sortis à 17h, un faible risque d’orage étant annoncé. Les cascades deviennent plus importantes, jusqu’à 8 mètres de haut.

Un passage improbable nous amène à sortir au milieu d’une magnifique coulée de calcite (photo ci-dessous, empruntée sur le Photo prise sur le blog du SCSP : https://scsp46.org/activites/2023/2023-02-03/ )


Félix fait demi-tour avant moi, je continue encore 5 minutes, franchit une cascade puis un éboulis qui sera mon terminus. En effet j’avais noté sur la topo qu’un éboulis était indiqué, au moi je saurai où je me suis arrêté.

Je rattrape Félix à la montée, nous arrivons sur le franchissement d’une petite coulée de calcite où la corde est fortement tonchée… l’âme est visible sur 20 cm. J’entreprends la remontée sur corde, à l’approche de la tonche je vois la gaine glisser encore plus. J’ai juste le temps de mettre ma poignée sur l’âme pour ne pas continuer à glisser, heureusement il y a suffisamment de mou pour isoler la tonche par un nœud.

Petite pause après le dernier grand obstacle (cascade de la Nymphe), je termine mon camembert qui empuantit le bidon étanche et j’en profite pour voir où est l’éboulis où j’ai fait demi-tour… Mince ! J’étais à moins de 100 mètres du siphon terminal.

À 17h tapantes nous sortons du trou, Béa et Jean-Michel nous attendent près de l’entrée au frais, il faut dire qu’il fait 40 degrés dehors. 

 

Vendredi 25 août 2023 : Igue de Goudou

Participants : Félix, Jean-Michel, Gilles

TPST : 5h

Le puits d’entrée est vite équipé par Félix et descendu par nous trois.

Un panneau dans la descente nous signale de faire attention à la faune qui nous attend en bas. Nous trouverons plusieurs crapauds et une salamandre. 


Nous descendons ensuite le grand éboulis puis partons visiter la salle Martel qui offre de beaux volumes. 

Nous poursuivons la descente et arrivons à l’Embarcadère. Tout l’équipement est en fixe, c’est fort pratique ! Nous avalons le pique-nique avant de nous mettre à l’eau.

Nous décidons d’attaquer la rivière par l’amont, j’avais lu dans des comptes-rendus que les cascades y étaient nombreuses. Nous sommes immédiatement subjugués par la beauté de la rivière et de la roche. L’eau est limpide et aucun dépôt d’argile ne vient la troubler lorsqu’on s’y déplace.


Nous arrivons rapidement au siphon amont sans qu’on ait vraiment pu se repérer sur la topo.

 







Retour à l’Embarcadère et nous prenons la direction de l’aval. Nous arrivons au siphon aval peu de temps avant la barrière horaire que l’ont s’été fixée.

Denis de Terre et Eau, club qui gère la cavité, nous avait conseillé de ne pas prendre de combi néoprène en cette saison, mais pour ma part j’aurais apprécié l’avoir car au bout de 3 heures à barboter j’étais gelé, ou alors il faut éviter toute pause.

Le retour à l’Embarcadère se fera à bon rythme, et la remontée à la surface pour ma part également. Je ne peux même pas compter sur la canicule pour me réchauffer arrivé à l’extérieur, on est passé de 40° à 24° en 24 heures !

C’était une magnifique cavité qui clôture en beauté ce camp dans le Lot.

mardi 8 novembre 2022

Stage SSF dans le Lot

Stage spéléo secours Equipier Chef d'Equipe (E/CE) du 29 Octobre au 6 Novembre 2022

23 participants sur l'E/CE, plus en parallèle une petite dizaine sur le stage Conseiller Technique (CT), plus sur la première moitié de la semaine une autre petite dizaine sur le stage transmissions, plus tous les cadres et autres locaux on devait être entre 50 et 60 personnes attablés tous les soirs !

29/10 Accueil, présentation du stage, tour de table, petit cours sur les transmissions et petite mise en pratique en surface.

30/10 Dans un porche de grotte, techniques de base : répartiteurs, balanciers, contrepoids, mise en place tyrolienne, frein de charge... La journée se termine malheureusement par un réel, fracture de la cheville en brancardant :-(

Pause repas

31/10 Mise en pratique sous terre par demi-groupe (un peu plus d'une dizaine). Évacuation de la civière dans une cavité relativement simple. Pour mon groupe on commence dans Crouzate avec un départ civière vers -85. 

(La cavité semble avoir été aménagée pour l'accès à l'eau à -90, peut-être dès la préhistoire). 

Trou de boulin

Nous déséquipons les agrès secours mais pas la progression.


01/11 Les demi-groupes restent inchangés, mais nous changeons de grotte. Aujourd'hui ce sera Combette (zone des puits d'entrée). Ça déroule bien, une fois la civière sortie, on la fait redescendre un petit peu puis remonter en changeant à chaque fois de chef d'équipe. Une fois tout le monde changé on installe (sans baudriers, à hauteur d'homme) de nouveaux ateliers entre des arbres pour revoir des bricoles.


02/11 Mini Barnum à Viazac. Les stagiaires CT pilotent l'exo. Tous les stagiaires E/CE sont engagés. Départ civière au pied du puits Martel (sous le pont de singe) à -155.

Contrepoids dans un puits intermédiaire

Je me retrouve à dérouler du fil pour assurer les transmissions puisque le stage transmissions est terminé et j'équipe un atelier avec 2 camarades.


03/11 Retour en falaise avec tout le groupe pour approfondir les techniques, voir des particularités, faire péter un point sur un répartiteur... On finit par faire voler la civière dans tous les sens en utilisant tout ce qui a été posé dans la journée !


04/11 Tout le groupe E/CE à Thémines, super cavité que nous n'avons fait qu'entrevoir. Il faut passer par la mairie pour l'autorisation de visiter ce site classé. 

On s'équipe à l'abri de la bruine sous la halle XIII ème S

L'objectif est essentiellement le brancardage. Il y a quand même quelques cordes à sortir mais plutôt de type freinage sur amarrage humain.

Il y a aussi une zone de chatières où ça va passer de justesse.

Cavité vraiment sympa niveau morpho, progression, développement, bio...

Œufs d'opilions. L'index ganté donne l'échelle.


05/11 Barnum départemental 46 avec aux commandes les stagiaires du stage CT et une soixantaine de personnes engagées sous terre avec notre groupe et les lotois (quelques Corréziens aussi apparemment). On démarre dans la zone des 2 km au saut de la pucelle, cavité aquatique avec de nombreux biefs, petites cascades, néoprène intégrale indispensable et gestion du froid à anticiper.

Je me retrouve chef d'équipe avec un groupe de 4, 2 que je connais et 2 lotois que je découvre (au moins sur le plan technique). Notre mission est très vite achevée, en revanche, l'équipe en aval de la notre est débordée et manque de matos... Au final je vais passer (ainsi qu'une partie de mon équipe) bien plus de temps dans une zone qui n'est pas la mienne pour être juste prêt quand la civière arrive. Le chef d'équipe (qui n'a pas chômé) se retrouve coincé sur l'agrès le plus technique de la zone et je me retrouve à ''cheffer'' (expression apparue dans la semaine) les ¾ de sa zone plus la mienne. Beaucoup d'improvisation et d'adaptation ce qui est le plus formateur et inévitable en secours et en spéléo d'une manière générale.


06/11 Débrif barnum, inventaire matos, débrif individuel.


Au final une belle semaine avec de belles personnes toutes engagées pour pouvoir venir en aide à un membre de notre famille en difficulté dans ce milieux complexe, parfois hostile, mais tellement riche. Un grand merci au comité départemental de spéléologie de l'Aude pour le financement de ce stage.