dimanche 9 juin 2013

Combat serré dans la trémie, première au fond

Samedi 8 Juin 2013
Trou de la Pause
Participants : Michel, Jean Michel, Laurent
TPST : 8h

Objectif double pour l'équipe ce samedi : sécuriser la trémie et atteindre l'élargissement aperçu la fois précédente au fond du trou.
Arrivée à pied d'oeuvre tôt dans la matinée dans la grande salle, l'actif coule pas mal dans le méandre mais on s'en sort pas trop mouillés malgré le trimballage des pieds droits. On s'attaque au premier gros bloc décroché par les crues incessantes : goujons, palan, déviateur larguable; les techniques secours au service de la désob...

Première tentative : on tire comme des ânes, le bloc de 150kg environ se soulève bien...au début. Subitement les trois ânes se retrouvent le cul par terre avec élan. Torsion puis arrachage du goujon ! En même temps, il fallait s'y attendre, le grès pour l'expansion des goujons, c'est pas top...

Le bloc est retombé en faisant tout vibrer. Deuxième tentative : Jean Michel sort l'arme fatale, la paille maison. Le résultat est incertain, elles ont trempé dans l'eau la dernière fois. Celle-ci heureusement fonctionne, le bloc se partage en deux. Evacuation de la première moitié, l'autre est encore compacte, on recommence le palan avec une sangle cette fois. Ca reste encore lourd, la déviation est hasardeuse, intervention en urgence pour ne pas tout faire tomber. Le bloc m'écrase le pied plusieurs minutes, on fait levier avec le tube...et on le sort de justesse. Un point pour l'équipe...

Il y a un autre bloc en dessous, de même taille et en calcaire. On décide de jouer de la paille à nouveau. On charge, on connecte en s'attendant à la déflagration. La paille aurait pu ne pas péter du tout; au lieu de ça, c'est un bruit de grosse flatulence de plusieurs secondes qui nous parvient. Explosion de rire...
On recommence, mais la troisième et dernière se contentera d'une fumerolle sans bruit. Ronald doit se marrer...
Maintenant y'en a marre, on utilise les gros moyens ! C'est vite expédié...mais un des morceaux ne trouve rien d'autre à faire que d'impacter un des points-clés d'équilibrage de la trémie. Celui-ci se fissure et les blocs du bas se réagencent de manière moins sécurisante qu'avant, le passage restant malgré tout ouvert. Un point pour la trémie...

Egalité donc pour cette fois. On sécurise un minimum avec le dernier pied droit et on descend vers le fond.
Le courant d'air n'est pas à son avantage aujourd'hui : équilibre thermique et barométrique, inversions incessantes. Le chantier démarre, toujours aussi efficace dans ce beau calcaire. Il faut attendre un peu plus que d'habitude pour chaque retour. En début d'après midi, un bon coup de souffle nous dégage quand même l'atmosphère (éclaircie en surface ?).
Le passage s'ouvre à la deuxième salve, la suite comme prévu est pénétrable et se divise en deux. Michel s'engage en bas après un coude dans un méandre pas large mais magnifique : cupulé du sol au plafond. Après 8m environ, des lames barrent le passage mais c'est noir derrière en hauteur. On devine un shunt probable par le haut.
Effectivement, le passage dans le haut de la galerie est plus évident : conduite forçée horizontale après une escalade de 4m. Deux blocs corrodés empêchent l'accès. Ils seront éliminés manu militari...
Ca se précise : la conduite ancienne est plus large mais plus boueuse que le bas tout propre (mises en charges anciennes antérieures au concrétionnement). C'est ouvert mais il faut passer sous un dernier bloc de 200kg qui tient en lévitation par miracle sur un cm2 de calcite. J'ai regretté de ne pas avoir pris l'appareil photo (pas de place pour le conditionner). Michel tente et franchit l'obstacle, arrive dans un élargissement. Une mauvaise nouvelle nous parvient : ça queute complètement au bout ! ... Puis soudain un cri : Wouaaahh...c'est làààà ...j'ai trouvééé....
On rejoint tous la suite non sans avoir fait tomber le bloc qui finalement était du genre coriace et sans danger.
On arrive sur une lucarne fine à angle droit. Dessous, vue sur une galerie bien large genre méandre propre avec des banquettes, il y a de l'echo. Impossible pour l'instant de dire si celle-ci est la suite plus large du méandre du bas ou si nous avons recoupé autre chose.
Il faudra deux séries de trous pour ouvrir la lucarne, ce sera pour la prochaine fois...

Vingt mètres de gagnés aujourd'hui, et des perspectives pour le moins intéressantes, l'objectif de la journée est rempli et on attend la prochaine sortie avec impatience. Sortie du trou à 17h30 sous un temps merdique comme d'habitude. L'orage qui suivra dans la soirée sera particulièrement violent.

4 commentaires:

riton a dit…

C'est quand...que l'on ce décidera à la shunter cette trèmie( peut étre le fond de la grande salle?)...quand un bloc aura écrasé quelqu'un?

Etienne a dit…

Ça sent bon tout ça!

laurent a dit…

La trémie est un passage obligé, du moins pour l'instant, car le terminus provisoire est maintenant nettement décalé vers le sud-est. On fait le yoyo mais on ne remonte pas vers la suite éventuelle des supérieurs.
La nouvelle galerie entrevue samedi est d'ailleurs vers le bas à nouveau.
C'est à nous de faire gaffe, chacun est adulte et responsable. Si de nouveaux mouvements devaient se produire, je compte fossiliser l'endroit critique à la mousse expansive, mais ça ne peut se faire qu'à l'étiage.
Cette technique a donné de très bons résultats sur d'autres chantiers (Caudière par exemple)

masdan a dit…

En espérant que vous serez récompensés,car vous le valez bien ! Mais ça me dit quelque chose.....