jeudi 29 décembre 2016

Trassanel : rencontres en terre connue

Mercredi 28 Décembre
 
Participants :
- Trassanel I & II : Jean-Etienne + deux amis belges
- Trassanel IV : Alexandre, Bruno, Élodie, Sébastien

TPST : 9 heures

De retour de la montagne, déserte en cette période de fêtes... Et puis :
- Motivée pour une sortie à Trassanel ?
- Quand ?
- Demain matin ?

Branle-bas de combat. Coup de fil à Jean-Luc puis à Jean-Claude pour les clefs. Le lendemain matin, nous prenons donc la route, cap sur l'Aude. 150 bornes de brouillard plus tard, nous voici chez Jean-Claude, à chercher des clefs fantômes. C'est décidément une tradition par ici. Peut-être ont-elles été prises par d'autres visiteurs ? Détour par le parking et...

Nous ne sommes pas seul...

Bingo. Un groupe de spéléo finit de s'équiper. Jean-Etienne avec deux collègues belges partent pour les réseaux I et II, Alex et son pote Bruno - et sa combi neuve - tentent le réseau IV et appréhendent un peu. Nous serons donc 7 dans la cavité, dont 4 au fond. Nous nous équipons à notre tour, puis nous les retrouvons en haut du puits Ribéro pour la descente. Séquence émotion pour les moins aguerris face à la grande verticale...  
 


Le courage c'est avoir peur, mais y aller quand même. Un par un les courageux engagent la descente, en silence. Arrivés en bas du puits Ribéro. Pression, stress. Encore une cinquantaine de mètres de verticale à descendre, et surtout à remonter. Le courage c'est... Oui, ça va, on connaît la chanson. L'histoire se répète donc dans le second puits.



Descente en silence, puis soudain les cris de joie des premiers qui touchent le fond. Envolée la pression, parti le stress, et la remontée, on y pensera plus tard. Trassanel IV est à nous.

Nous déambulons avec bonheur dans ces superbes galeries de métro concrétionnées... Que dire de plus... Ceux qui connaissent la cavité savent, pour ceux qui n'y ont pas encore mis les bottes, voir les magnifiques photos d’Étienne. Alex et moi connaissons mal le réseau, mais chacun se souvient d'un passage-clef différent; Élodie et Bruno eux traquent les balisages. Ensemble, nous parcourons ainsi tout le réseau, de la trémie à Mata aux Mystères.

Demi-tour. La stoots d’Élodie faiblit, la fatigue commence à se faire sentir. De retour aux cordes. Alex et Bruno retrouvent la pression là où ils l'avaient laissée... et entament alors un repas aux chandelles pour se donner du courage.
 


Élodie et moi remontons le puits de cinquante mètres puis attendons dans la pénombre. Des lumières, des bruits de bête, la voix d'Alex qui conseille. Bruno émergera du puits après une demi-heure de lutte, suivi de près par Alex. Il n'a jamais rien remonté d'aussi grand... Et le puits Ribéro qui nous attend fait près du double de celui-ci. Le courage, c'est être fatigué, mais y aller quand même.



Au pied du dernier obstacle. 93 mètres de verticale. Je jette un coup d’œil à la montre... Alex et Bruno seront en retard. Changement d'organisation pour la remontée. Élodie et Alex partent devant. Je reste avec Bruno et l'encadre de très près. Réglage du torse, des pédales, trucs et astuces divers. Je prépare la poulie-bloc et la corde perso, au cas où.

Bruno entame sa remontée. Chaque mètre, chaque fractionnement est un combat. Bruno ne lâche rien. Je l'aide au mieux, d'en bas pour lui tendre la corde, d'en haut pour l'aider à enlever le croll. Je remercie les équipeurs qui ont bossé pour rendre cette remontée plus confortable. La fatigue aidant (?!), Bruno commence à trouver les bons gestes. Le moral tient bon. Des voix au loin là-haut... Encore 1,2 non 3 déviations... 2 fractios... Encore 10 mètres... et Bruno sort du puits sous les applaudissements, après 1h30 d'effort.

Pas vraiment le temps de récupérer. Nous filons vers la surface pour passer le coup de fil libérateur signalant notre sortie. Épilogue heureux sous les étoiles. Un collectif improvisé où chacun a beaucoup donné, à sa façon; une cavité majeure... Une belle journée de spéléo.

7 commentaires:

riton a dit…

Un seul mot: je vous aime, les jeunes....

Denis a dit…

Bravo les gars ! et les filles aussi !

masdan a dit…

Bravo Bruno,La peur et le mauvais réglage (?) des pédales font que tu te crispes, et tu t'épuises, ne parlons pas du tabac, hum hum, pourquoi tu tousses tONTON..eN FAIT TOUT EST DANS LE MENTAL .jE ME SOUVIENS ? UNE NUIT ,IL FAISAIT TOUJOURS NOIR avant les leeds...En haut de la dernière verticale du puits qui siffle, les parois au fractio sont étroites et deux petites aspérités permettent une bonne station pour passer le fractio . Je sifflote et contemple avec plaisir mes camarades 45 m plus bas... et là, je m'aperçois que je ne me suis pas longé; en appui sur une paroi boueuse et glissante .... arghhhhhhhhhhhhhhhhh.

laurent a dit…

J'en connais un autre (qui habite pas loin de l'entrée) qui a fait sa première initiation sur corde dans le Ribéro...
C'est la méthode-choc : si Bruno revient sous terre, c'est gagné!

masdan a dit…

Oh, vous l'avez jeté avec un élastique ? Nonnnn, je commence à comprendre.... :-)

Dom POULAIN a dit…

Content de te revoir sous terre Alex

Jean Luc Bénet a dit…

Bravo à toute l'équipe.