mercredi 16 février 2022

Pour y voir plus clair...

J'ai reçu plusieurs demandes pour avoir une coupe synthétique de la zone (complexe donc) en cours d'exploration dans le secteur post-boyau du Vent. Et à la lecture des commentaires sur le post précédent, c'était nécessaire...

Chose faite, en attendant la topo qui promet d'être corsée.

 

Quelques infos :

- les distances horizontales ne sont pas respectées (elles sont contractées sur le schéma)

- le niveau max de crue est atteint une fois par an en moyenne et ne dure que quelques heures. Le boyau du Vent devient alors le seuil déversoir qui réactive le collecteur du Chandelier

- la rivière temporaire de l'ouest semble s'activer lorsque le Blau coule quelques centaines de l/sec à quelques m3/sec. Nous ne savons pas à l'heure actuelle s'il s'agit d'un affluent du système ou d'une portion anastomosée du Blau souterrain dans la zone de battement de nappe. A observer prochainement pour estimer les débits.

- l'actif pérenne de -150 semble en relation directe avec la perte du Sarrat de l'Etreuil (correspondance géographique et débit inertiel en lien avec la couche marneuse traversée plus haut)

- la rivière de l'ouest ne semble pas en relation directe avec le réseau inférieur (elle est beaucoup plus puissante)

- le courant d'air hivernal aspire aussi bien vers le boyau du Vent que vers l'aval du Chandelier. En été, le courant d'air augmente nettement et change de sens dans le boyau du Vent (désamorçage de conduits inférieurs ?), alors qu'il reste de même sens vers l'aval du Chandelier. On attend avec impatience les données de cet été sachant que la connexion aérologique Blau-Chandelier ne fait plus aucun doute, seule la localisation de la liaison est encore inconnue. Et le réseau nous a habitués à des surprises.


dimanche 13 février 2022

Complexité dans le karst du Blau... (partie 2)

Samedi 12/02/22

participants : Félix, Flo, JMichel, Laurent

TPST :8h30/11h30

En complément du compte rendu de Laurent, voici celui pour Flo et moi (Félix).

On descend avec mon petit perfo Lidl, et une C33. Aprtès le boyau du vent, on récupère en plus une C24 et des amarrages. Ensuite, on a plusieurs objectifs possibles à partir de la salle du carrefour : soit escalader le puits qu’on avait descendu avec Dom il y a 2 semaines, soit ré-équipper l’escalade de Denis, et poursuivre l’explo là haut, soit aller encore un peu plus loin, et tenter l’escalade là où il y a le fort écho. On décide d’aller jeter un coup d’œil au puits remontant, puis probablement d’aller du côté de l’escalade de Denis.

Au final, Flo (grimpeur dans l’âme) est tellement motivé pour l’escalade du puits, qu’on décide de s’y attaquer immédiatement, sans même aller voir l’escalade de Denis (qui nous aurait obligé ) au moins la re-équipper, donc à gaspiller de l’autonomie de perfo. Quand on est dans le puits, regardant vers la salle du carrefour, il y a un premier départ potentiel à droite, 5-6m au-dessus de l’accès au puits, et un autre à gauche quelques mètres plus haut. À droite, tout est couvert de calcite, alors qu’à gauche, c’est du rocher bien déchiqueté, offrant de nombreuses prises pour le début, ainsi que de petits paliers. On se décide donc pour la gauche.

Flo par récupérer la corde d’escalade qui était encore en place de l’escalade que j’avais faite avec Étienne entre le boyau du vent et le siphon temporaire, remplaçant les maillons inox par de la dynéma (moins cher). Pendant ce temps, je place un premier goujon en restant en poignée longée sur la corde qui descend.

On se met d’accord que je commence l’escalade, puis qu’après le déjeuner on échange. Flo m’assure du bas du puits. Je commence donc avec 1 goujon + une longue « dégaine » formée par la corde qui descend dans le puits. Ce premier point + une pédale me permet de me hisser sur un premier petit palier, d’où je peux « confortablement » mettre un nouveau goujon (enfin, excepté les gouttes qui me tombent dessus en permanence. De là, je peux monter sur un deuxième palier, un peu plus étroit. Je place un premier goujon, qui refuse de s’expanser (je ressors quasiment tout le filetage, sans que la résistance augment). Je me résigne donc à mettre un deuxième goujon à coté, qui s’expanse parfaitement. À ce niveau, je peux voir que le potentiel départ à droite n’était qu’un élargissement. Je profite d’avoir un point et demi pour redescendre en moulinette (on commençait à avoir bien faim), remplaçant au passage les dégaines pas dynéma+maillon (je n’avais pris que 3 dégaines).

Ensuite, déjeuner. Étant bien mouillé, je sors le poncho et la bougie de survie pour essayer de sécher un peu : ça aide un peu à me réchauffer, mais la durée du déjeuner est bien insuffisante pour sécher la combi.

Après déjeuner, on inverse les rôles, et Flo reprend l’escalade (je profite d’être en bas pour garder le poncho). Il arrive à placer encore deux poins de plus, avant qu’on arrive au bout de l’accu de mon perfo (seulement 6 goujons, contre 10 il y a deux semaines, mais où je perçais dans des positions confortables). Il manque encore 2-3 goujons pour arriver au potentiel départ à gauche (vu qu’on est sous le surplomb qui y mène, on ne verra rien avant d’y être).

Au moment où Flo pose son dernier goujon, Laurent et Jean-Mi remontent du fond pour manger, et à court du nécessaire de désob. Le temps qu’ils mangent, Flo redescend en remplaçant les mousquetons/dégaines par des maillons (nb : pour la prochaine équipe, il faudra remplacer certains maillons par des dégaines ou les ralonger avec de la dynéma). Ensuite, on se rend avec Laurent et Jean-Mi dans les galeries en haut de l’escalade de la salle du carrefour.

 

croquis (coupe) de la partie en haut de l'escalade de Denis (nb : je penses que j'ai un peu sous estimé les distances horizontales ; tout est à peu près sur l'axe de la galerie d'en dessous)

 

Jean-Mi perce le bloc qui bouche la perte de la rivière de ce réseau, pendant que Flo vas rapidement voir le gour avec les étranges concrétions, et que je prépare le matos pour ré-équiper l’escalade de Denis (D), qui part de sur les blocs (C) sous lesquelles on passe pour atteindre la suite de la galerie.

Quand Jean-Mi fini de percer, et que Flo récupère le perfo du club. On se rend alors compte qu’il n’y a pas de mèche avec (sauf la longue mèche de désob, peu adaptée à percer des trous pour des goujons). Flo par récupérer la mèche de mon perfo à la salle du carrefour, pendant que je monte repérer l’emplacement pour le fractio du bas.

Quand Flo revient avec la mèche, j’équipe un fractio en Y sur la paroi opposée, puis j’ajoute un fractio monopoint pour éviter un léger frottement. Je réutilise ensuite le fractio qu’avait laissé Denis à la descente (j’ai encore dû visser un peu plus le goujon, mais il a fini par pleinement s’expanser). Pour la tête de puits, j’ai moins de chance : l’un des goujons refuse de s’expanser correctement, et je sors presque tout le filetage : j’en rajoute donc un autre 15cm plus loin. Décidément, il faut se méfier de ces petits goujons lors de l’expansion. C’est pendant que j’équipe la tête de puits que Laurent m’annonce qu’il ressort déjà avec Jean-Mi : on décide de poursuivre avec Flo, et de donner de nos nouvelles au plus tard à 21h. Flo me rejoint en haut.

La galerie semble se poursuivre dans les deux directions : vers le boyau du vent, il y a un gros « trou » sur une quinzaine de mètres, puis un but de plancher qui reste (E), puis un nouveau trou : après, on dirait que ça continue (F), mais dur à dire, surtout avec la poussière qui forme un léger brouillard : à revoir sans travaux préalable et avec une lampe avec un bon spot. En tout cas, l’accès est loin d’être trivial : il y a une petite banquette qui mène de l’escalade à E, 3-4m sous la tête de puits, mais elle est étroite (60cm?), et couverte d’une ponte de boue à plus de 45°. On devrait pouvoir faire un pendule depuis la tête de puits pour gagner quelques mètres, ensuite il faudra progresser le long de la banquette (peut-être qu’on peut y creuser des marches pour s’aider, sinon ce sera du pur artif en traversée). En tout cas, jusqu’à F, je pense qu’il faut 40-50m de corde et 15-20 goujons.

Dans l’autre sens (G), la galerie s’éloigne du boyau du vent, et semble alignée sur la galerie d’en dessous. On commence par une pente argileuse légèrement descendante (on profite du reste de la corde qui équipe le puits). Une petite dizaine de mètres plus loin, une petite galerie (H) part près du plafond (escalade en artif de 7m), et le plafond s’abaisse à 1.5-2m.

On arrive à un entonnoir argileux (I) , avec une pente à 60° donnant vers un trou à gauche, juste assez gros pour pouvoir passer à travers. Je raboute la corde d’escalade à la corde semi-statique qui l’a remplacée pour mieux aller voir, et je juge que c’est un peu trop engagé à mon goût. J’équipe donc l’obstacle avec la fin de la corde (C33) du puits, et la corde de 18m initialement prévue pour le puits. (NB : si on veut gagner en encorde, la C18 devrait suffire pour l’escalade, et une C12-15 devrait suffire pour passer l’entonnoir). Je creuse des marches en avançant, et la terre dégringole dans l’entonnoir, puis heurte un sol beaucoup plus bas (probablement dans la galerie du bas, il faudra y chercher des blocs de terre la prochaine fois). Attention, la main courante finie sur monopoint (ie se déplacer en poignée longée (à reculant à l’aller).

Juste à la sortie de l’entonnoir, un petit passage (J, diamètre 40-50cm) semble monter à 45° (en revenant en arrière), défendu par un gros bloc. Je pense qu’il est possible de bouger le bloc au pied de biche, mais il y a un risque qu’il vienne boucher le chemin du retour. Donc soit le péter direct, soit prévoir de quoi le péter si besoin s’il vient se bloquer. Ce boyau ne me semble pas prioritaire.

2-3m plus loin, on arrive sur une petite « salle » : une galerie (K) monte à 45° vers l’arrière, avec de belles dimensions (3*3m). Le départ est un peu difficile (2m à 70°), ensuite c’est moins raide. Ça peut peut-être s’envisager en libre (avec courte échelle pour le premier pas) pour quelqu’un qui n’a pas peu d’engager, sinon c’est une escalade très facile en artif. Je pense 2-3 goujons si on veut assurer une montée en libre, 5 pour de l’artif.

Au premier abord, dans l’axe de la galerie, ça semble s’arrêter sur un tas de bloc, mais il y a un « petit » passage derrière un bloc, qui mène sur un puits de 10m (M), qu’on peut passer sur une vire L d’un petit mètre de large (Flo place deux points au départ, pour pouvoir nous assurer en poignée longée)

Une dizaine de mètres plus loin, on tombe sur un autre puits d’une dizaine de mètres (N), qu’on peut contourner par la droite (facile, mais mériterait quand même une corde : si on glisse, on se retrouve au fond du puits). Derrière le puits, la galerie pince après 1 ou 2m (R). En hauteur, dans le même axe, arrive un petit méandre S (ancien affluant?) : pour l’atteindre, il faut remonter une ponte d’argile très raide de 3m, puis s’enfiler à l’égyptienne : en l’absence du puits, ça aurait peut-être pu passer en libre, mais vu que la moindre glissade finirait au fond du puits (N), un assurage est indispensable.

Dans l’autre sens, une galerie très raide (O) remonte sur 5-6m de hauteur, qui semble donner sur une galerie (P) qui suit la même direction générale que celle suivie tout du long. Peut-être qu’il y a aussi une suite (Q) qui revient en arrière (dur à dire). Pour remonter la galerie O, il y a deux possibilités : monter en artif sur 5-6m de roche saine en paroi gauche, ou monter en libre (avec assurage) dans les blocs de la pente, dont je ne suis pas certain de la stabilité.

Au retour, on décide de descendre le puits M (avec la même corde qui nous avait permi de passer au-dessus). Deux amarrages forés (on n’avait plus que 2 goujons) et 1 dev nous permettent de descendre au fond. Malheureusement celui-ci est entièrement colmaté par l’argile (on espérait entre autres qu’il rejoigne le puis M, mais la diaclase allant dans cette direction est bouchée après 2-3m). On déséquipe entièrement cette corde (on avait utilisé la corde d’escalade, la seule qu’on avait encore avec nous). On a laissé en place les deux plaquettes + maillons du début de la main courante. À l’autre bout, il y a un amarrage foré (nécessite dynéma). Si on veut une vraie main courante, il faudra ajouter un deuxième point.


Pour résumer les objectifs là-haut, par ordre de priorité à mes yeux :

1) descendre le puits N : rapide à équiper

2) escalade O : permet de continuer dans le même axe (P), et peut-être de revenir en arrière par Q (s’il y a une suite de ce côté là)).

3) S’il n’y a de suite ni par N, ni par P, alors tenter l’affluent S. S’il y a une suite en P (ou en N dans la même direction), alors l’affluent S à un intérêt presque négligeable

4) S’il n’y a pas de passage en Q, alors essayer en K (il est bien possible qu’on puisse arriver en haut de K depuis Q).

5) J et/ou H, si on n’a pas atteint l’autre côté depuis Q ou K

à part) : la traversée vers F : intéressant, mais c’est du gros boulot


Coté matos nécessaire pour les explos là haut:

- en I : ajouter un goujon pour finir proprement la main courante si on ne veut pas la faire en poignée longée. On peut probablement utiliser juste la C18 (et profiter du reste de la C33 de l’escalade pour aller vers F). Dans ce cas, il faut aussi rajouter un point en début d’escalade, et un bout de 3m pour quitter la tête de l’escalade en sécurité.

- en L : 2 plaquettes+maillons en début de main courante, un trou pour AF à la fin (qui nous avait servi pour descendre M). Prévoir une C15, 1 dynéma pour l’AF, et placer un goujon en fin de main courante.

- au-dessus de N : une C10/15 + 2 goujons permettraient de sécuriser le passage

- et ce qu’il faut en plus selon les explos envisagées


Au retour, on commence à être un peu juste pour prévenir Laurent qu’on est sorti avant 21h, surtout qu’on se rappelle que Laurent nous avait aussi demandé de faire l’inventaire. Je propose donc que Flo sortes en premier, le temps que je rassemble mes affaires et que je fasse l’inventaire : comme ça, le temps que je sorte, il sera déjà changé, et je n’aurais qu’à lui donner le numéro de Laurent pour qu’il puisse l’appeler dès qu’il y a du réseau. Vu que je commence à être un peu tard, je laisse mon kit en haut du dernier P15 du VL, pour sortir plus vite (qu’est-ce que c’est facile, la partie désobée quand on n’a pas de kit !) Je donne le numéro de Laurent à Flo, puis je retourne chercher mon kit. Comme ça, Flo a réussi à prévenir Laurent à 20h58 : OUF !



Pour le matos encore en bas :

* au pied de l’escalade de Denis (proche du point C de mon croquis), le pied de biche est enfoncé dans la terre

* Accroché en haut de la corde (B de mon croquis) : la corde d’escalade qui avait servi pour l’escalade de Denis (20m dynamique, sauf erreur de ma part)

* Dans la salle du carrefour, accroché au début de la main courante du puits descendant : une C24

* Dans l’escalade que j’ai faite hier avec Flo : la seconde corde d’escalade est encore en place, ainsi que quelques plaquettes, dynémas et maillons. En cas de besoin, si on laisse les plaquettes en place, on devrait facilement pouvoir remonter si on tire la corde.

* à la sortie du boyau :

- 1 goujon

- 4 sangles

- 8 dynémas

- 1 mousquetons

- 11 maillons (dont deux acier, qui commencent à rouiller)

- 16 plaquettes

- 1 trousse à spits (j’ai pas vérifié le contenu, la seule chose qu’elle contient pour sur est le marteau, pour lequel une cordelette fine serait utile pour faire une dragonne)

- massette, burin, piquette

- mon bidon étanche de 6m

- quelques mèches de désob


PS : Flo a récupéré les 3 mousquetons de l’escalade de Denis (à priori, 1 club en zicral, et deux à Dom)

samedi 12 février 2022

Complexité dans le karst du Blau...

Samedi 12/02/22

Vieux Lion/Chandelier

Participants : Félix, Flo, JMichel, Laurent

TPST : 8h30 et 11h30

 

Deux binômes en action et plein de missions différentes pour lever quelques points d'interrogation dans la multitude de passages repérés lors de l'explo du 30 janvier.

Le matin, JMichel et moi partons titiller le point bas de la zone des puits depuis la salle carrefour, pendant que Flo et Félix vont en sens inverse, à savoir vers le haut, en artif, où un grand palier est visible en plein milieu du volume vertical.

Deux salves au point bas éliminent l'étroiture qui avait arrêté Félix dans l'actif. Le débit semble constant depuis des semaines. La suite est un ressaut de 2,5m avec cascade. Ensuite, plusieurs mètres de méandre déclive où le bruit de l'eau est assourdissant. Un coude avec excroissance rocheuse m'empêche ponctuellement de passer plus loin, mais le méandre est haut et on voit bien la suite : toujours plongeante à 45°, 5m plus loin ça s'agrandit (4m de haut) et ça tourne. Nouvelle salve pour rogner le virage, il en manquera une dernière pour passer...

Ce secteur est engagé : 45m sous le niveau max de crue, les banquettes d'argile sont omniprésentes. Surtout ne pas y aller par temps de pluie, mais le ruisseau qui s'enfonce dans le massif est bien attirant quand même et peut recouper un gros drain de crue à tout moment (il y a aussi du sable sur les banquettes). Côté alti on est à -150 environ par rapport à l'entrée du VL.


Pendant ce temps, Flo est monté d'une dizaine de mètres dans la grande cheminée de la salle carrefour. Arrêt sur autonomie du petit perfo, le palier à atteindre n'est plus très loin (peut-être un départ horizontal, il s'agit +/- de la cote des galeries du Chandelier, -100 par rapport au VL)


L'après-midi changement de lieu, direction l'ouest et les galeries trouvées il y a presque deux semaines.

JMichel s'attaque au goulet qui avale la rivière temporaire lorsqu'elle est active, pendant que je pars farfouiller dans le far west (amont de la rivière temporaire). Le lit de ce cours d'eau avec sable, graviers, cupules et gours, est doublé par une conduite forcée de 2m de diamètre un peu au-dessus.

Lit de ruisseau dans la zone active

Tube et gours (zone active)

L'idée est de revoir le siphon amont pour surveiller son évolution. Et ben, pas croyable, il a baissé de plus de 4m en 13 jours. Le conduit est vertical, on aperçoit à présent le fond, ce sera sans doute à sec bien avant la saison estivale (cote -115 environ par rapport à l'entrée du VL)


Siphon amont vu du haut du ressaut. L'eau affleurait en débordement 4m plus haut le jour de l'explo

Revisite ensuite des volumes supérieurs, pour tenter de trouver un passage vers la résonance de plusieurs secondes entendue au-dessus.


Détail paroi dans une des salles

Le meilleur endroit est identifié : une large fracture montant à 60°environ, semble mener à cette résonance qui correspondrait là aussi avec le niveau Chandelier. Belle perspective dans ce coin.


Conduite forcée à mi-hauteur entre actif et pseudo-fossile

Grappe de raisin pétrifiée ?

 Retour au goulet aval où le passage se défend encore par deux blocs récalcitrants plus bas. Ca s'élargit en dessous et un maigre passerait déjà. Il faudra prévoir le pied de biche et on sera vite fixés.

Vers 17h, Félix et Flo sont encore chauds pour poursuivre l'escalade faite par Denis, dans le même secteur (je me doute que tout le monde est perdu dans les descriptions tellement c'est compliqué, on s'y perd nous même). Ils changent la corde d'escalade par un équipement en statique puis vont poursuivre l'explo du secteur. Félix expliquera ce qui a été fait...

JMichel et moi sortons à 18h (quel plaisir de sortir de jour maintenant qu'ils rallongent); Flo et Félix à 21h.

On voulait lever plusieurs interrogations, au final on ressort avec encore plus.



 

mercredi 9 février 2022

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Mardi 8 février 2022

Grotte de la Terre Rouge 

Villeneuve Minervois

Participants  : Violaine. JPP


Le mercredi 2 février, au cours d’une petite prospection, je repère une dépression assez importante dans une barre rocheuse. Nous ne sommes pas très loin de la grotte Cibelle (à 200 m plus au sud). Il y a quelques années un forage a été effectué à une centaine de mètres de là. A 80 mètres de profondeur, la foreuse est tombée sur une cavité assez importante, stoppant la recherche de l’eau. 


 

Cette faille est sur la même bande calcaire que ce forage. Le coin est donc favorable et incite à la recherche de cavités. Malheureusement l’exploration du secteur est toujours restée infructueuse.

Ce mercredi, il fait un fort vent du nord et de l’air semble passer à travers les pierres de cette dépression. Je suis revenu le lendemain pour entamer la désob. Au bout de quelques heures, j’ai pu dégager pas mal de pierres et entrevoir un bon vide en dessous. Malheureusement, un gros bloc est tombé et barre la suite.


 

Je ne peux l’extraire tout seul.

Me revoilà sur les lieux avec ma fille Violaine. L’éclairage, absent le premier jour me laisse entrevoir une longue faille pénétrable, après une chatière dont le sol meuble se creuse facilement. Une corde et une petite gamate permettent de remonter blocs et terre obstruant cette étroiture.

Au bout de 3 heures d’effort, le passage est dégagé. C’est parti pour une première. La galerie descend sur une douzaine de mètres. Au fond, virage à gauche et accès dans une petite salle de 1,5m de haut, 3 ou 4m de large et 8m de long. Malheureusement, le puits tant espéré a été totalement colmaté par la calcite. Deux belles cheminées remontent vers la surface. Quelques ossements, arrivés par celles-ci, jonchent le sol. Deux très grosses vertèbres attirent mon attention. La présence de bovins en ces lieux me paraît assez improbable. La présence d’un crane, introuvable, aurait permis d’éclaircir le mystère.


 

Je reviendrai faire la topo de cette nouvelle cavité qui doit développer entre 25 et 30m. Un agréable moment pour cette « petite » première qui fait partie des temps forts si recherchés par tout spéléologue.

 

Mardi 8 Février 2022 l'après-midi: Trou du câble Coudons.

Même départ que le 1-01 de l’année. Baptise E2 (Estogne2) en contrebas de la D 613, 500m en aval du village et à 820m d'altitude. Bonne séance de décaissage de terre rouge indurée, que je trouve typique des remplissages souterrains.Sous une chaleur digne du Mois de...Juin sur cette face Sud!Bien m'en a pris de profiter de cette après-midi de libre pour cette petite séance. Le remplissage deviens meuble et humide et des vides s'ouvrent. Avec un net léger souffle...Confirmant bien mon hypothèse d'une conduite forcée colmate par un bouchon. Juste en dessous du trou souffleur de l'autre cote de la route(E1), ce départ est très bien place. En rive gauche du ruisseau temporaire au débouche du poljé de Coudons. Ou il y a deux ans les colorations ont prouve un transfert rapide vers la résurgence de la Canalette à Ginoles.A poursuivre à l'occasion, mais avec des moyens appropries (pailles) pour éliminer deux arêtes rocheuses saillantes.Sur ce massif dit de Ginoles l’expérience m'a prouve que le moindre indice de suite donnait quelque chose...Avec une surface ultra colmatée.

TPES:3H







 

mardi 8 février 2022

Trassanel IV

Dimanche 06 Février 2022

participants : Félix, Béranger, Flo

TPST :8h30


Pas de sortie au Vieux Lion ce weekend? Alors c'est l'occasion d'aller faire de la classique pour changer un peu.

Je propose donc une sortie à Trassanel IV, que je ne connais pas encore.


Michel Escande m'informe qu'il lui semble avoir lu sur le blog du G.S.P. qu'ils avaient ré-équipés les puits pour reprendre la désob au mystère. Je les contacte donc pour plus d'infos, et pour leur demander si on peut descendre sur leurs cordes : on peut, mais suite à un mal compris sur la fiche d’équipement, il n'y a actuellement que les broches utilisées, donc tous les fractios sont en mono-point (le second point étant un spit). Il nous suffira donc de doubler les points avec des sangles/AS

On se retrouve donc à 9h30 au parking de la grotte avec Flo et Béranger. On décide de prendre de quoi équiper la partie du III coté tyro pour si jamais on fini tôt, et une petite corde pour un ressaut glissant du IV. Et plein de sangles et d'AS pour doubler les fractios.

On vas assez rapidement jusqu'à la tête du Ribéro, que je descends en premier pour doubler tous les fractios : ça marche à merveilles : tous les fractios peuvent être doublés de manière à répartir le poids entre les deux encrages sans avoir à modifier les noeuds (il n'y a pas assez de mou pour ça). J'avais crains que sur certains fractions il y ait un petit facteur en cas de rupture de la broche, mais il a été possible de l'éviter sur tous les points grace à l'emploi massif d'AS+tisserand (beaucoup plus court que plaquette + sangle + mousqueton) et occasionnellement d’amarrages naturels.

On laisse les cordes prévues pour le III en bas du Ribéro, puis on rejoint et descend le puits qui siffle (le fractio était aussi à doubler ; un fractio plus bas (2 spits) n'est pas installé. NB : il y a quelques morceaux qui semblent instables juste au dessus du fraction non installés : pour les prochains, ça peut être une bonne idée de purger (avec un petit pied de biche?), ou sinon de ne pas stationner en bas du puits.

On laisse le pique nique en bas du puits qui siffle, et on décide d'aller en premier vers Mata, comme Étienne nous l'a recommandé. Il m'a même envoyé une photo avec un passage bien visible fléché "mystère graviers", et "mata" vers l’arrière (non visible sur la photo). En pratique, il y a 3 passages : un grand qui correspond à la flèche "mystère/graviers", un second grand à droite de celui-ci (en descendant la pente), et un petit à gauche. On se dit que le petit ne doit pas être un passage pricipal, et du coup on prend le passage à droite de celui fléché "mystère-graviers" ... on se rendra compte après qu'il nous mène lui aussi coté mystère/graviers.

Bref, on parts vers la salle des mystères, en pensant aller vers Mata. Très gros volumes et belles concrétions (dont de nombreux disques) : on se régale! On tombe sur un premier "cul de sac" (une petite boucle qui nous ramène sur nos pas) : après avoir cherché un peu, on trouve le passage, qui monte sur le coté droit. Un peu plus loin (ou un peu avant?), on tombe sur un petit ressaut bien glissant de 3-4m : il y a un petit anneau de cordelette autour d'une stalagmite, mais qui est bien court : on y ajouter donc la petite corde que Dom nous avait conseillé de prendre (6m suffit largement). Plus loin, on descends une corde à nœuds de 4m (la poignée aide à la remontée, pas si évidente). En bas de cette corde à nœuds, on peut abandonner le baudrier si on fait que la visite classique (je sais pas si on en a encore besoin si on descends dans l'entonnoir du mystère). À un moment, le passage semble se terminer : la suite se trouve en fait à droite, quelques mètres avant : il s'agit d'un passage de 40cm de haut qui descends un tout petit peu pendant 1-2m, avant de remonter (nb : les traces les plus évidentes continuent à descendre, mais c'est juste que tout le monde se trombe, ça queute 1.5m plus bas). On continue jusqu'à l'entonnoir du mystère, avant de faire demi-tour (on n'est pas descendu dedant : on n'avait pas envie de se couvrir de glaise de la tête aux pieds, et de devoir ressortit en sous combi).

Bien affamé (on pensais pas que ce serait aussi long), on retourne ensuite rapidement au bas du puits qui siffle, pour déjeuner.

Ensuite, visite de la vrai branche Mata, elle aussi très jolie, mais plus courte. A noter qu'il y a une corde remontante pour passer une barrière de calcite : elle est en piteuse état (on ne voit pas encore l'âme, mais je ne sais pas si j'ai déjà vu une corde aussi effilochée). Ce serait bien que la prochaine équipe à y aller la remplace. Actuellement, il y a une C30, avec : une dev (dynéma sur stalagmite, avec un vieux mousqueton sans vis en acier qui ne ferme plus), une tête de puis sur 2 goujons, puis un bout de "main courante" terminé par une sangle antédiluvienne+mousqueton sans vis (du coup, se longer dans le frac puis dans le noeud, plutôt que sur la main courante), cette fin de main courante sert en même temps de tête de puits pour redescendre de l'autre coté (moins haut et moins raide).

Pour remplacer ça correctement : une C30 (peut-être que C28 suffirait), une dynéma/sangle pas trop courte + 1 mousqueton de dev, 2 maillons+plaquettes pour la tête de puits (nb : vérifier les goujons, il me semble qu'au moins un des écrous était rouillé) + 2 sangles et 1 maillon pour la fin de la main courante (ou éventuellement un long goujon (+plaquette et maillon) dans la calcite à la place de la deuxième sangle

Arrivé au bout de la galerie Mata (nb : on n'a pas tenté la trémie), on remonte au III, après une bonne séance de netoyage en bas du puits (il y a des spatules, ainsi qu'une bassine sous une arrivée d'eau avec des brosses).

Vu l'heure, et vu qu'on a tous encore au moins 1h30 de route pour rentrer, on décide de ne plus aller à la tyrolienne. À la place, on installe une corde pour passer l'arrête juste après le puits qui siffle (prévoir C20 et 7-8 amarrages naturels) : en soit, le passage n'est pas difficile, mais des deux cotés, si on tombe, on retourne dans le IV. On continue ensuite jusqu'au "méandre".

Béranger déséquipe la corde de l'arrête, puis Flo le Ribéro. On montre ensuite rapidement les griffures d'ours et le chandelier à Flo qui ne connaissait pas du tout la cavité, puis on ressort un peu avant 19h

Au retour, je m'arrête rapidement chez Daniel Mas pour lui rendre ses batteries


 

samedi 5 février 2022

Vendredi 04 février 2022

participants : Daniel M, Daniel C

TPST : 2h ; inspection via téléphone / Libellé : Flan Aven de Clergue, trou de la Bille

 Retour avec Daniel M au trou de la Bille afin de jauger a nouveau la profondeur, je commence a lancer une nouvelle bille qui nous donne l'impression de rebondir dans un premier temps, puis de franchir un vide puis s'arrêter. Nous estimons a 10 m la chute.

Ensuite nous mettons en œuvre le système de Daniel M: un téléphone portable avec une lampe led accroché a une cordelette.

Pour que le système fonctionne il faut que le trou soit vertical, et nous n'avons pas pu aller aussi loin que la bille, toutefois nous sommes descendu (avec le téléphone, pas nous) de 6 mètres : mesurés.

La vidéo, en lien, montre bien que c'est bien étroit au début, ensuite c'est pas suffisamment visible pour estimer une suite, cependant malgré une température de 14 15 degrés, un courant d'air était présent.

Au retour, arrêt au T21 qui n'est pas très loin du trou de la Bille.