mardi 14 février 2012

Tapenade aux Oliviers

Samedi 11 février

Cabrespine

Aven des Oliviers

Guillaume, Etienne, Jean Marie

TPST : 10 heures

 

Ce WE là, plus de chance pour nous que pour nos collègues des Corbières. Histoire de tuer le temps on décide à la réunion de la veille de sortir quelques pierrailles du fond des Oliviers. Dehors il fait -7°.

Descente vers 9h30. Le trou souffle un chaleureux courant d’air.

Nous rangeons soigneusement (comme l’avait suggéré Jean Michel) les débris du tir de la dernière sortie. La moindre faille se retrouve remplie par les plus petits graviers. Tout est bon pour loger quelques écailles. Nous réussissons à aménager une bauge acceptable. Le courant d’air est une des plus violents du Minervois. Aspirant 90 % du temps mais avec de forts passages soufflants.

La température de 13.5° en bas du dernier puits, est à 14° dans le courant d’air du diverticule (loin de notre présence réchauffante).

Ou attaquer ? La faille du haut ou tout droit ? Après un minutieux sondage à la lumière, nous constatons que les deux se rejoignent. Nous décidons d’attaquer par le haut. Guillaume s’en occupe et nous repartons manger au bas des puits. Retour sur le chantier. Nous ferons 3 aller-retour dans ce qui est une horreur de diverticule. Ceux qui l’ont ouvert devaient être bien minces ou… très en manque de gomme ! Etienne passe en pointe. Je ne m’étendrai pas sur les positions inédites pour se croiser…

Il déblaie. Un passage descendant se dessine entre les blocs. Il voit une petite salle après 50 cm d’étroiture. Je reste sceptique ; une poche paraît bien grande quand on est dans une telle faille. Il s’y attaque « à la Parisienne » tête en bas, perfo en bout de bras. Je le tiens par les bottes ! 2° aller-retour…

Ce second chantier est un succès. Un bloc de bonne taille au dessus du passage ne paraît pas très sur. Il est collé au plafond et ne repose sur rien ; nous décidons qu’il tient.

Guillaume s’engage : « C’est grand ! Il y a des passages partout ! » Nous le croyons à moitié. J’essaie de le suivre mais un angle rocheux me coince le sternum ; impossible de le rejoindre. Etienne passe et à eux deux ils réussissent à décaler le bloc indélicat. C’est effectivement assez spacieux, même si ce n’est pas encore Trassanel. Nous nous égayons, un vers une cheminée, l’autre vers une petite salle entre des blocs calcités. Des départs étroits et communicants un peu partout, mais rien d’évident. Etienne tente de descendre vers un petit volume. Je suis sur qu’il ne passera pas. Et pourtant il réussit ! J’aurais empêché mon chat de s’y risquer ! Il remontera ce qui est encore plus extraordinaire ; en s’étant arrêté sur « rien » (ce qui veut dire : longue désob pour moi) : faille avec “probable” petite galerie perpendiculaire .

Il est tard et nous devons rentrer. Rien d’évident donc et nous avons perdu le courant d’air.

Retour vers 19h30 broyés et meurtris par les 3 aller-retours.

Nous reviendrons chercher le courant d’air après les vacances, au retour d’Etienne. La sortie sera affichée sur l’agenda du bloc. Merci de laisser les « honnêtes travailleurs » goûter la recherche de la suite.

A propos du courant d’air : comment expliquer les inversions alors que le différentiel de température dépasse les 20 degrés ? Pourquoi l’air est plus chaud au fond qu’en bas des puits (pourtant assez loin de la sortie pour ne pas être refroidis par l’extérieur) ?

Ceci exclut-il un simple tube à vent ?

3 commentaires:

Stoche a dit…

Bravo pour votre insistance. Je ne vois pas où est ce diverticule. Pour la température, il n'y a rien d'anormal que ce soit plus chaud au fond qu'à l'entrée. Surtout si le trou aspire par moment (entrée d'air plus froid qui refroidit les parois). Cela pourrait indiquer que les Oliviers sont une entrée intermédiaire avec d'autres cavités branchées sur le même système (Embuc par ex.).

Jean Marie a dit…

Le divericule en question est l'infâme boyau que vous avez dégagé sur une vingtaine de mètres avec diverses tortures des plus raffinées...

laurent a dit…

Dans le cas d'un simple tube à vent, il faut que l'une des entrées soit exposée aux rafales de vent qui font pression pour créer une inversion du moteur thermique naturel. On peut vérifier ce cas en visitant le trou à plusieurs reprises quand le vent dominant est opposé à température extérieure égale (par ex., avec vent de nord, accentuation du zef thermique avec fluctuation d'intensité et pas ou peu d'inversions; avec vent de sud, zef thermique contrarié et inversions fréquentes).
Autre chose : si les inversions sont à forte période (plusieurs dizaines de secondes, avec des pauses entre les inversions), c'est très bon signe en général, cela veut dire qu'il y a un effet "tampon" par un volume d'air souterrain conséquent, donc un réseau.
Par contre, si les inversions sont saccadées et courtes, calquées exactement sur le vent, c'est un très mauvais indice.