lundi 13 février 2012

Explos hivernales suite

Dimanche 12 Février 2012

participants : Jean Michel, Etienne, Laurent


L'accès au massif étant impossible par le col de la Fage en raison d'immenses congères sur le plateau, nous décidons de tenter l'aventure par le col du Linas, en zone plus forestière.

On se retrouve vers 9h30. Avec une couche de neige supplémentaire depuis la semaine dernière, on a beau être habitués, le paysage est toujours aussi magique.


congères de plusieurs mètres un peu avant le départ de la piste des Capitaines




L'accès aux Capitaines...sans commentaires


Première tentative de montée avec uniquement les pneus neige et nauffrage au bout de quelques dizaines de mètres. On déblaye à la pelle, on met les chaînes, et on repart...

Plusieurs fois la voiture s'échoue et il faut recommencer. Avec Jean Michel, on est très souvent derrière à suivre en trottant ou à pousser. Au bout de pas mal d'efforts, on arrive sur le plateau exténués comme si on avait fait la marche d'approche à pied. Au moins, pour ce soir, on aura la caisse pas trop loin.




Chasse neige mécanique et manuel sur piste vierge


On part sous terre. Première étape, tenter de jonctionner la galerie fossile avec la nouvelle salle, pour s'assurer un accès hors crue. J'effectue le contournement par l'actif qui coule très peu et me retrouve rapidement sous les pieds d'Etienne et Jean Michel. La jonction au son est immédiate et le travail débute pour les deux acolytes qui s'en donnent à coeur joie.
Le marteau de 2kg fait des miracles sur les gros blocs. Au bout de deux heures, je vois une botte apparaître derrière le barrage. Je finis par éliminer ce dernier par le bas et la jonction est effective à 14h. Les ventres crient famine.


restauration méritée en bas de la nouvelle salle


vue de plus loin, le manque d'éclairage est évident mais ça donne une idée des dimensions



On s'attaque à la deuxième partie de la journée : la suite aval. Nous sommes de nouveau confrontés à de gros blocs mais les cailloux tombent visiblement dans quelque chose d'assez large en dessous. Après une heure de boulot, un passage s'ouvre vers le bas mais il y a un sérieux doute sur la stabilité à gauche (coulée de blocs venant de la salle). Avant de descendre, Jean Michel teste un menhir d'au moins 500kg... qui se met à bouger. On stoppe tout et on purge. Bien nous en prend : c'est en fait 2 mètres cube de blocs qui se décollent du côté gauche.
Faute de consommables, on est coincés. Tout les blocs mobiles sont quand même percés en vue de la prochaine fois. Il s'agira d'ouvrir un passage non pas sous la coulée mais contre la paroi droite en plein calcaire et en face sous l'amorce d'un plafond. Le trou ne livre décidément ses secrets que pas à pas.
Retour à un bon rythme et sortie au coucher du soleil.


3 commentaires:

masdan a dit…

J'aime cette photo ratée:grandiose!connais-tu les séquences géologiques,c.a.d.l'épaisseur des couches calcaires sous-jacentes?

laurent a dit…

La salle est creusée aux dépens d'une couche gréseuse du Turonien inférieur prise en sandwich entre le calcaire Turonien inférieur (dalle qui forme le plafond) et le calcaire Cénomanien qui apparaît dans l'actif (calcaire du Bournasset). Ce dernier a une puissance de 40 à 50m. Le réseau de drainage du massif doit s'y trouver. En dessous, ce sont les marnes imperméables du Trias qui font socle.

masdan a dit…

Alors cela risque d'être plus ''tranquille'',jalonné par quelques fontis,et trémies.....
:-))