INFO....LUMIÈRE........
Capturé en farfouillant sur le Net pour ce tenir au courant de ce qui ce faisait de mieux aujourd'hui en matière d'éclairage....il semblerait qu'une perle arrive à partir du 1è Octobre: La "grossier NORA 2" ou rude NORA
chez "little monkey",une boite Anglaise (encore eux...après la stenlight!).
Leur descriptif et très complet....et complexe,mais je pressent que ça va dépasser la Scurion...
Par contre,aucune précision....sur le prix....ça risque aussi de faire mal!Si quelqu'un arrive à me le trouver..! .me contacter....
Leur coordonnées: www.littlemonkeycaving.co.uk
Affaire à suivre.....
vendredi 30 août 2013
dimanche 25 août 2013
Complexité sous le Roc
Dimanche 25 Aout 2013
Roc de Nitable
Participants : Michel, Sylvain, Henri, Christelle, Laurent
TPST : 7H30
Equipe de choc aujourd'hui.
On a décidé de diviser la journée en plusieurs parties : finir l'équipement de la main courante, poursuivre l'aménagement du shunt, puis explo commune.
En bons grimpeurs, Michel et Henri sont préposés à la main courante. Sylvain, Christelle et moi partons nous battre avec la bouillasse et le rocher du shunt.
Roc de Nitable
Participants : Michel, Sylvain, Henri, Christelle, Laurent
TPST : 7H30
Equipe de choc aujourd'hui.
On a décidé de diviser la journée en plusieurs parties : finir l'équipement de la main courante, poursuivre l'aménagement du shunt, puis explo commune.
En bons grimpeurs, Michel et Henri sont préposés à la main courante. Sylvain, Christelle et moi partons nous battre avec la bouillasse et le rocher du shunt.
Entre le premier siphon temporaire et la TLMC
La TLMC avant équipement définitif
On travaille d'arrache pied toute la matinée grâce à nos deux perfos. Vers 13h, le shunt a été vidé d'une bonne partie de sa bouillasse et 12 trous ont été percés. La lucarne de jonction entre les deux réseaux parallèles a elle aussi été percée. On gardera la mise en place du méga-caramel pour la fin de journée à cause du caractère alternatif du courant d'air du jour.
Quant à la main courante, elle a été brillament transformée en Via Ferrata. Finis donc les coups de stress de ce côté là...
On se retrouve après le boulot pour manger ensemble. La section "désob" de l'équipe est méconnaissable à côté de la section "grimpe".
Le froid se fait vite sentir, et nous ne tardons pas à transiter vers le terminus atteint par Jean Luc et moi il y a quelques jours. La partie sympa du programme du jour peut commencer.
Au début de la "première" du jour
Nous découvrons rapidement un conduit de dimensions modestes mais d'une esthétique incontestable. Le parcours est joliment décoré, entre coloris variés de la roche et concrétions
Devinette : combien y a-t-il de couleurs de roche différentes sur 1m de large ?
Aragonite sur dolomie noire : le contraste est saisissant !
L'explo se poursuit jusqu'à un siphon perché subhorizontal : c'est le quatrième de la cavité... Il pourra éventuellement être vidé à la pompe à main ultérieurement, mais pour l'instant il y a plusieurs passages à voir en hauteur.
On retourne au précédent carrefour et commencons une escalade vers la conduite forcée découverte mercredi. Le passage se divise à nouveau; à gauche une cheminée peut être remontée sur 25m environ. Un bloc coincé défend la suite qui est ventilée et témoingne de griffures de loir, il y aurait donc peut être une entrée sup dans ce secteur, mais nous sommes sous plus de 100m de rocher...
Vers la droite on arrive dans une salle chaotique qui fait penser à un gros gruyère. Après moultes investigations, un passage retient notre attention après une tentative avortée de jonction depuis le bas. Il s'agit d'un ressaut assez large en bas mais là aussi défendu par un gros bloc. Ce sera pour la prochaine fois...
Cristaux dans la cheminée de 25m
progression en "méandrotube"
Au retour vers le shunt, les investigations se poursuivent dans les nombreux passages remontants et descendants
Grimpeur en escalade
Remontée vers une salle annexe
Encore pas mal de développement rajouté à la cavité aujourd'hui donc, mais la complexité s'amplifie. Deux impératifs s'imposent : venir un jour de courant d'air stable pour mettre en équation les différentes ventilations et ainsi cibler le passage prioritaire; et surtout attaquer la topo pour y voir plus clair. Ce sera l'objectif des prochaines sorties.
Nous revenons au shunt. Sylvain et moi restons pour armer et déclencher le méga caramel qui devrait signer l'ouverture définitive du shunt, pendant que les autres ressortent.
Tout se passe sans encombres, il restera à déblayer la prochaine fois.
Ensuite, la routine : progression retour, sortie, nettoyage du matos dans le Sou et visite du canyon en guise de dessert. Encore une journée physique et bien remplie...
mercredi 21 août 2013
Nouvel épisode sous le Nitable
Mercredi 21 Août
Roc de Nitable
Participants : Hervé, Henri, Jean Luc, Laurent
TPST : 7h45
Deux missions pour aujourd'hui : l'ouverture du passage clé supposé court circuiter le dernier siphon temporaire, et prolonger la main courante vers la lucarne supérieure.
Henri se dévoue au spitage avec Jean Luc pendant qu'Hervé et moi avançons le chantier terminal toute la matinée. A l'heure du repas la main courante est équipée mais s'avère très aérienne dans le sens de la sortie. Placer des prises de pied sera impératif pour éviter les sueurs froides...
L'après midi, Hervé ressort vers ses obligations et Henri repart à la recherche de ses gants disparus quelque part pendant l'équipement.
Roc de Nitable
Participants : Hervé, Henri, Jean Luc, Laurent
TPST : 7h45
Deux missions pour aujourd'hui : l'ouverture du passage clé supposé court circuiter le dernier siphon temporaire, et prolonger la main courante vers la lucarne supérieure.
Henri se dévoue au spitage avec Jean Luc pendant qu'Hervé et moi avançons le chantier terminal toute la matinée. A l'heure du repas la main courante est équipée mais s'avère très aérienne dans le sens de la sortie. Placer des prises de pied sera impératif pour éviter les sueurs froides...
L'après midi, Hervé ressort vers ses obligations et Henri repart à la recherche de ses gants disparus quelque part pendant l'équipement.
Jean Luc à la sortie de la TLMC (très longue main courante)
On reste avec Jean luc sur le chantier. Malheureusement, en percant de la calcite, on est tombé sur une poche de boue en dessous. Le passage a tôt fait d'être pourri. On vide ce qu'on peut et on continue le percage vers le bas. 15 trous depuis le matin, le passage s'humanise peu à peu, mais un gros bloc s'est coincé et est trop gros pour être remonté.
Je parviens à passer au dessus et arrive au petit balcon, terminus de la dernière fois. En creusant un peu je vois mieux : il est possible de descendre par une pente latérale sans tomber plus bas. Je tente et ça passe. Le conduit réunifié derrière la baignoire continue et deux passages sont possibles. Jean Luc me rejoint. Ca s'agrandit et on quitte la zone boueuse.
Une fois de plus on ouvre une nouvelle page de l'explo. On progresse d'une centaine de mètres dans un conduit à la morphologie changeante, tantôt tube elliptique, tantôt galerie basse et large, et ponctuée d'élargissements notables et concrétionnés. Plusieurs départs latéraux sont repérés, dont une superbe conduite forçée de 3m de diamètre arrivant en plafond, avec un petit actif. De l'autre côté un puits qu'on contourne reste à descendre.
On s'arrête dans une jolie salle où l'on matérialise un cairn. La galerie qui fait suite, après un passage bas, est visible sur une quinzaine de mètres, avec du courant d'air en prime. Nouvel arrêt sur rien après l'effort...
Le but de la journée est atteint. Au retour je cherche dans les plafonds la lucarne trouvée avec Christelle la semaine dernière dans le réseau parallèle. Je la trouve enfin et la reconnait sans le moindre doute. La boucle est bouclée...
Restera maintenant à finir l'aménagement du shunt. Avant d'entamer la remontée on finit l'accu du super perfo dans le passage. La fin du chantier et les photos seront pour la prochaine fois.
Sortie en fin d'après midi après une bonne heure de progression et lavage traditionnel du matos dans la rivière. On peut savourer, je pense que le kilomètre de développement est atteint.
mardi 20 août 2013
Samedi 17 Août 2013 l'après midi: Retrouvailles diverses.
Montée sur le plateau de Sault à Belvis avec Fabienne de Puivert,qui n'est pas sortie depuis Mai,pour relocaliser un trou.....fantôme: l'aven de Vidorles.Il avait déjà fait l'objet d'au moins 2 sortie de prospection pour le retrouver....en vain!Une de ma part,et une de la part de Thierry,un ex SCA,qui connaît pourtant le terrain comme sa poche.Intuition,mémoire visuelle?.....je le retrouve après.....20mm de recherches!Dans cette zone semi pâturée,le bartas à énormément poussé.Magnifique entrée de 15M de diamètre et 8m de profondeur.Mais son intérêt réside surtout par son colossal P60,que l'on avait découvert au cours d'une opération dépollution du CDS en 1998.Passage chez Thierry justement,qui à une maison à Belvis,et qui n'en reviens pas que l'on ai trouvé aussi vite.En fait il l'avait confondu avec un autre,tant la végétation en avait modifié l'aspect!Je vais montrer à Fabienne l'impressionnante entrée du Barenc de Picausel.Les nouveaux panneaux pédagogiques,qui ne sont pas bien vieux....ont déjà souffert de l'humidité de la forêt!Ce trou fut il y a 25 ans, l'opération phare des actions environnement du Comité.
ça me donne l'idée de programmer pour la rentrée,une "journée grands puits":Le matin: Aven de Vidorles et son P60, et l'après midi après le repas sorti du sac,le grand puits du Barenc de Picausel de....78m...De quoi faire chauffer les descendeurs!Pas de photos....je l'ai effacées accidentellement...
Lundi 19 Août 2013 l'après midi: Protection trou
Avec Viviane,pose d'une palette sur l'entrée du trou de l'omelette de Pâques à coté des Cazals.
Ou cette année....l'on y avait trouvé (et remonté) le cadavre d'un chien!
Action de prévention un peu symbolique....puisque l'auteur du forfait....était le propriétaire de l'entrèe!!!
ça évitera que d'autres animaux y tombe accidentellement...Coup d'oeil au través des truffes ou malgré un équilibre de température,s'amorce au bout d'un moment.....un courant alternatif....monstrueux...
Les ceus qui chercheraient un chantier de désobstruction dans le Cabardés.....devraient savoir ou aller!!!!
Montée sur le plateau de Sault à Belvis avec Fabienne de Puivert,qui n'est pas sortie depuis Mai,pour relocaliser un trou.....fantôme: l'aven de Vidorles.Il avait déjà fait l'objet d'au moins 2 sortie de prospection pour le retrouver....en vain!Une de ma part,et une de la part de Thierry,un ex SCA,qui connaît pourtant le terrain comme sa poche.Intuition,mémoire visuelle?.....je le retrouve après.....20mm de recherches!Dans cette zone semi pâturée,le bartas à énormément poussé.Magnifique entrée de 15M de diamètre et 8m de profondeur.Mais son intérêt réside surtout par son colossal P60,que l'on avait découvert au cours d'une opération dépollution du CDS en 1998.Passage chez Thierry justement,qui à une maison à Belvis,et qui n'en reviens pas que l'on ai trouvé aussi vite.En fait il l'avait confondu avec un autre,tant la végétation en avait modifié l'aspect!Je vais montrer à Fabienne l'impressionnante entrée du Barenc de Picausel.Les nouveaux panneaux pédagogiques,qui ne sont pas bien vieux....ont déjà souffert de l'humidité de la forêt!Ce trou fut il y a 25 ans, l'opération phare des actions environnement du Comité.
ça me donne l'idée de programmer pour la rentrée,une "journée grands puits":Le matin: Aven de Vidorles et son P60, et l'après midi après le repas sorti du sac,le grand puits du Barenc de Picausel de....78m...De quoi faire chauffer les descendeurs!Pas de photos....je l'ai effacées accidentellement...
Lundi 19 Août 2013 l'après midi: Protection trou
Avec Viviane,pose d'une palette sur l'entrée du trou de l'omelette de Pâques à coté des Cazals.
Ou cette année....l'on y avait trouvé (et remonté) le cadavre d'un chien!
Action de prévention un peu symbolique....puisque l'auteur du forfait....était le propriétaire de l'entrèe!!!
ça évitera que d'autres animaux y tombe accidentellement...Coup d'oeil au través des truffes ou malgré un équilibre de température,s'amorce au bout d'un moment.....un courant alternatif....monstrueux...
Les ceus qui chercheraient un chantier de désobstruction dans le Cabardés.....devraient savoir ou aller!!!!
jeudi 15 août 2013
Première méritée, puzzle et rebondissements...
Mercredi 14 Août 2013
Roc de Nitable
Participants : Henri, Christelle, Laurent
TPST : 7h
Raid eclair en équipe réduite ce mercredi. Objectif : le point bas du siphon temporaire découvert le week end dernier.
Henri continuant à purger le premier toboggan, Christelle et moi partons au fond, que nous atteindrons en un peu moins d'une heure.
Bien outillés, l'ouverture du point bas est une formalité qui ne nous prend pas très longtemps :
Derrière il y a une courte galerie plate agrémentée d'une cheminée d'une dizaine de mètres. En haut, simplement une petite lucarne et quelques aragonites. Malheureusement pour nous la suite est en bas, avec une autre étroiture pleine de glaise au sol. On l'attaque au burin plat qui permet de décoller des plaques entières. Après une demi-heure de boulot, Christelle passe l'obstacle.
Nouvelle déconvenue : après une poche plus large, il y a un laminoir étroit sur plusieurs mètres au moins, plein de boue et sans sortie visible. Le moral en prend un coup mais on commence quand même la désob. A force de creuser, l'endroit ressemble vite à un cloaque :
Le travail est plus difficile et plus lent. Au bout d'un moment je tente une première fois d'avancer plus loin. Sans succès.
Nouvel élargissement en pointe puis nouvelle tentative. La sensation d'emprisonnement est à son comble, à la fois coincé sur toute la longueur du corps et collé comme sur du papier tue-mouche. Claustrophobes s'abstenir, je me dis que si la suite est par là, il y aura très peu de candidats...
Pourtant soudain une lueur d'espoir : un trou noir apparaît au dessus de ma tête, avec un super echo. Il y a un mur d'argile séchée entre le vide et moi.
Le défi consiste à calculer le cubage de terre que je peux faire descendre sans être totalement prisonnier, et si celui -ci est suffisant pour passer dans le vide au dessus. A être arrivé jusque là, il faut tenter...
Le combat est physique et surtout moral. Le peu de place est vite entièrement saturé. Reste l'ultime recours, la technique du bulldozer. En poussant de toutes mes forces sur les pieds, je m'extirpe du bourbier en poussant le mur de terre avec les épaules.
Je sors dans un grand vide remontant. La sensation de délivrance est d'une intensité rarement atteinte...
De l'autre côté, il est très facile de creuser et Christelle me rejoint rapidement. On part en explo...
Quelques mètres au dessus tout redevient propre et il y a plusieurs départs : dans la suite évidente on remonte d'une vingtaine de mètres en dénivellation jusqu'à une lucarne ponctuelle qui nécessiterait un tir. Derrière il y a un echo équivalent à celui d'où l'on vient, c'est à dire non négligeable...
En revenant au carrefour vers le bas ça bifurque : un petit ressaut mène à une courte galerie bouchée qui revient vers le Nord Est.
Vers le Sud Ouest en revanche une galerie étroite dans les dolomies continue assez bien. Au bout d'un moment on retombe sur des zones de mises en charge mais plus sableuses et plus sèches. La première partie est anguleuse et déchiquetée, difficile en progression. Plusieurs petits ressauts descendants et remontants ponctuent la progression. J'espère à nouveau ne pas trouver la suite du trou dans ce secteur inconfortable.
Pourtant plus loin ça s'améliore avec un tronçon de galerie de 3X3m, puis la redécouverte du calcaire marbré bleu. Plus de gruyère, la galerie devient un tube jonché de sable noir au sol.
Il n'y a pas de courant d'air dans ce secteur, et je finis par comprendre pourquoi avec l'arrivée sur un siphon en bas du dernier tube.
C'est alors que les pièces du puzzle se mettent en place : on est tout simplement dans la suite logique de la galerie d'entrée du réseau; un dédale inférieur, très proche du niveau de base du massif, qui est plus jeune et plus étroit que le reste du trou et qui propage les crues actuelles...
(Pas de photos de ce secteur car l'appareil était resté au carrefour)
Il faut donc comprendre la logique de l'ancien creusement pour trouver la suite du réseau. Le volume découvert aujourd'hui et la lucarne tout en haut doivent être connectés sur la suite puisqu'il en arrive du courant d'air. Mais pas seulement....
On retourne au carrefour et refranchissons la zone boueuse jusqu'en bas des cordes. Je repars dans la suite en hauteur des conduits découverts Dimanche dernier en suivant le raisonnement de tout à l'heure. On a en effet laissé dans cette zone un passage défendu par un bloc.
Je parviens à en casser un morceau et m'engage dans la suite. Après une dizaine de mètres, j'arrive en balcon sur une galerie plus large qui doit être la continuation de l'autre côté de "la baignoire"(voir post précédent) mais une étroiture ponctuelle empêche la jonction.
Malgré tout, le courant d'air du secteur et l'echo au loin (provenant du volume d'aujourd'hui ou du volume annexe inconnu) promettent l'existence d'un passage évitant les points bas. Le moral revient...
Il s'agira donc de mettre au gabarit ce shunt la prochaine fois et du même coup d'éviter le dernier puits en prolongeant tout simplement la main courante en hauteur. Du spit en perspective pour Henri.
Avec envion 150m de première de plus aujourd'hui et à ce rythme, le trou ne devrait pas tarder à atteindre le kilomètre de développement...
Nous sortons en fin d'après midi et retrouvons Henri à l'extérieur. Il a eu des disfonctionnements d'exploseur et a du sortir prématurément. Le matos retrouvera vite sa propreté grâce à la présence bienfaitrice de la rivière chauffée par le soleil d'été.
Roc de Nitable
Participants : Henri, Christelle, Laurent
TPST : 7h
Raid eclair en équipe réduite ce mercredi. Objectif : le point bas du siphon temporaire découvert le week end dernier.
Henri continuant à purger le premier toboggan, Christelle et moi partons au fond, que nous atteindrons en un peu moins d'une heure.
Bien outillés, l'ouverture du point bas est une formalité qui ne nous prend pas très longtemps :
Derrière il y a une courte galerie plate agrémentée d'une cheminée d'une dizaine de mètres. En haut, simplement une petite lucarne et quelques aragonites. Malheureusement pour nous la suite est en bas, avec une autre étroiture pleine de glaise au sol. On l'attaque au burin plat qui permet de décoller des plaques entières. Après une demi-heure de boulot, Christelle passe l'obstacle.
Nouvelle déconvenue : après une poche plus large, il y a un laminoir étroit sur plusieurs mètres au moins, plein de boue et sans sortie visible. Le moral en prend un coup mais on commence quand même la désob. A force de creuser, l'endroit ressemble vite à un cloaque :
Le travail est plus difficile et plus lent. Au bout d'un moment je tente une première fois d'avancer plus loin. Sans succès.
Nouvel élargissement en pointe puis nouvelle tentative. La sensation d'emprisonnement est à son comble, à la fois coincé sur toute la longueur du corps et collé comme sur du papier tue-mouche. Claustrophobes s'abstenir, je me dis que si la suite est par là, il y aura très peu de candidats...
Pourtant soudain une lueur d'espoir : un trou noir apparaît au dessus de ma tête, avec un super echo. Il y a un mur d'argile séchée entre le vide et moi.
Le défi consiste à calculer le cubage de terre que je peux faire descendre sans être totalement prisonnier, et si celui -ci est suffisant pour passer dans le vide au dessus. A être arrivé jusque là, il faut tenter...
Le combat est physique et surtout moral. Le peu de place est vite entièrement saturé. Reste l'ultime recours, la technique du bulldozer. En poussant de toutes mes forces sur les pieds, je m'extirpe du bourbier en poussant le mur de terre avec les épaules.
Je sors dans un grand vide remontant. La sensation de délivrance est d'une intensité rarement atteinte...
De l'autre côté, il est très facile de creuser et Christelle me rejoint rapidement. On part en explo...
L'autre côté du siphon temporaire
Galerie remontante
En revenant au carrefour vers le bas ça bifurque : un petit ressaut mène à une courte galerie bouchée qui revient vers le Nord Est.
Vers le Sud Ouest en revanche une galerie étroite dans les dolomies continue assez bien. Au bout d'un moment on retombe sur des zones de mises en charge mais plus sableuses et plus sèches. La première partie est anguleuse et déchiquetée, difficile en progression. Plusieurs petits ressauts descendants et remontants ponctuent la progression. J'espère à nouveau ne pas trouver la suite du trou dans ce secteur inconfortable.
Pourtant plus loin ça s'améliore avec un tronçon de galerie de 3X3m, puis la redécouverte du calcaire marbré bleu. Plus de gruyère, la galerie devient un tube jonché de sable noir au sol.
Il n'y a pas de courant d'air dans ce secteur, et je finis par comprendre pourquoi avec l'arrivée sur un siphon en bas du dernier tube.
C'est alors que les pièces du puzzle se mettent en place : on est tout simplement dans la suite logique de la galerie d'entrée du réseau; un dédale inférieur, très proche du niveau de base du massif, qui est plus jeune et plus étroit que le reste du trou et qui propage les crues actuelles...
(Pas de photos de ce secteur car l'appareil était resté au carrefour)
Il faut donc comprendre la logique de l'ancien creusement pour trouver la suite du réseau. Le volume découvert aujourd'hui et la lucarne tout en haut doivent être connectés sur la suite puisqu'il en arrive du courant d'air. Mais pas seulement....
En revenant vers le siphon temporaire
On retourne au carrefour et refranchissons la zone boueuse jusqu'en bas des cordes. Je repars dans la suite en hauteur des conduits découverts Dimanche dernier en suivant le raisonnement de tout à l'heure. On a en effet laissé dans cette zone un passage défendu par un bloc.
Je parviens à en casser un morceau et m'engage dans la suite. Après une dizaine de mètres, j'arrive en balcon sur une galerie plus large qui doit être la continuation de l'autre côté de "la baignoire"(voir post précédent) mais une étroiture ponctuelle empêche la jonction.
Malgré tout, le courant d'air du secteur et l'echo au loin (provenant du volume d'aujourd'hui ou du volume annexe inconnu) promettent l'existence d'un passage évitant les points bas. Le moral revient...
Il s'agira donc de mettre au gabarit ce shunt la prochaine fois et du même coup d'éviter le dernier puits en prolongeant tout simplement la main courante en hauteur. Du spit en perspective pour Henri.
Avec envion 150m de première de plus aujourd'hui et à ce rythme, le trou ne devrait pas tarder à atteindre le kilomètre de développement...
Nous sortons en fin d'après midi et retrouvons Henri à l'extérieur. Il a eu des disfonctionnements d'exploseur et a du sortir prématurément. Le matos retrouvera vite sa propreté grâce à la présence bienfaitrice de la rivière chauffée par le soleil d'été.
lundi 12 août 2013
VENDREDI 9 AOÛT 2013 APRÈS 21 H: CONFÉRENCE A RENNES LE CHÂTEAU;
Sollicite par un ami éditeur avec lequel je vais publier les mémoires de mon père,je prépare cette soirée d'information grand public.....sur les dessous du....Bugarach,bien aidé par les renseignements de Laurent et de Stoche, et l'aide du traitement informatique des photos par Patrick.
Franc succès avec au moins 50 personnes....sur la petite terrasse du restau: "la renne du château".
Avec des questions intéressantes, et pas trop de délires mystico truc muche,comme l'on pourrait le craindre à cet endroit....preuve que beaucoup de gens sont curieux de ce que l'on fait...
C'était déjà le cas dans le passé,ou le club faisait des "soirées diapos"dans les villages qui marchaient très bien....
Un jour à....Thermes ??
Sollicite par un ami éditeur avec lequel je vais publier les mémoires de mon père,je prépare cette soirée d'information grand public.....sur les dessous du....Bugarach,bien aidé par les renseignements de Laurent et de Stoche, et l'aide du traitement informatique des photos par Patrick.
Franc succès avec au moins 50 personnes....sur la petite terrasse du restau: "la renne du château".
Avec des questions intéressantes, et pas trop de délires mystico truc muche,comme l'on pourrait le craindre à cet endroit....preuve que beaucoup de gens sont curieux de ce que l'on fait...
C'était déjà le cas dans le passé,ou le club faisait des "soirées diapos"dans les villages qui marchaient très bien....
Un jour à....Thermes ??
SAMEDI 10 AOÛT 2013 L'APRÈS MIDI:
Collaboration avec les Trogloxènes.
Retour aux trous trouvés en Février par Jean Jacques de Bugarach,face nord, et sous le relais radio de Roque de Méric, au sud de Parahou grand (843M).Deuxième séance de désob,la première ayant été faite avec Corine,et cette fois ci avec les deux spécialistes en chef du chaînon du Roc Paradet: Nicola Alleman et Sébastien Enrion, du club Trogloxènes des Pyrénées Orientales.Le trou le premier découvert...leur parait bien maigre,et en farfouillant autour de celui trouvé à la dernière séance,le fin limier Nico....en trouve un autre avec meilleure gueule.On commence à l'ouvrir aussitôt....en prenant gare qu'Aza ne coure pas après les gros pavas que l'on en sort!Avancée de 2M,et vue 3M plus loin sur une sorte de plafond travaillé par l'eau....qui n'a pas l'air vilain...Ces trous pour nous narguer s'amusent aujourd'hui à souffloter,alors qu'il fait un fort vent sur le plateau,alors qu'ils aspiraient colossalement par temps chaud...Allez comprendre!L'étudiant en géologie qu'est Nico,préconise d'y faire des relevés de température avant d'y revenir travailler.Sur un autre trou plus à l'est,la "faille du propriétaire"ou ils ont trouvé un beau volume,ils n'ont pas pu y localiser la suite.Cette zone sur l'escarpement nord pyrénéen, est propice à ce type de cavités techtoniques, ou les suites ne sont pas évidentes..!Plus pragmatique,je pense qu'une petite séance de désob,serait l'occasion d'une petite sortie sympa comme celle d'aujourd'hui...Trou marqué: EM20.Le soir,les deux mordus (qui fond un travail remarquable sur cette zone) irons coucher à leur refuge de Malabrac,pour le lendemain continuer l'ouverture d'un départ de puits trouvé récemment.TPES: (avec l'approche épique avec le Land de S
eb):3H
Collaboration avec les Trogloxènes.
Retour aux trous trouvés en Février par Jean Jacques de Bugarach,face nord, et sous le relais radio de Roque de Méric, au sud de Parahou grand (843M).Deuxième séance de désob,la première ayant été faite avec Corine,et cette fois ci avec les deux spécialistes en chef du chaînon du Roc Paradet: Nicola Alleman et Sébastien Enrion, du club Trogloxènes des Pyrénées Orientales.Le trou le premier découvert...leur parait bien maigre,et en farfouillant autour de celui trouvé à la dernière séance,le fin limier Nico....en trouve un autre avec meilleure gueule.On commence à l'ouvrir aussitôt....en prenant gare qu'Aza ne coure pas après les gros pavas que l'on en sort!Avancée de 2M,et vue 3M plus loin sur une sorte de plafond travaillé par l'eau....qui n'a pas l'air vilain...Ces trous pour nous narguer s'amusent aujourd'hui à souffloter,alors qu'il fait un fort vent sur le plateau,alors qu'ils aspiraient colossalement par temps chaud...Allez comprendre!L'étudiant en géologie qu'est Nico,préconise d'y faire des relevés de température avant d'y revenir travailler.Sur un autre trou plus à l'est,la "faille du propriétaire"ou ils ont trouvé un beau volume,ils n'ont pas pu y localiser la suite.Cette zone sur l'escarpement nord pyrénéen, est propice à ce type de cavités techtoniques, ou les suites ne sont pas évidentes..!Plus pragmatique,je pense qu'une petite séance de désob,serait l'occasion d'une petite sortie sympa comme celle d'aujourd'hui...Trou marqué: EM20.Le soir,les deux mordus (qui fond un travail remarquable sur cette zone) irons coucher à leur refuge de Malabrac,pour le lendemain continuer l'ouverture d'un départ de puits trouvé récemment.TPES: (avec l'approche épique avec le Land de S
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