lundi 31 août 2026

Traversée Trou Huet -> Verna

Mercredi 19 août 2026

Participants : Charlie, Félix, Gilles, Alary

TPST : 5h / Trou Huet - Verna, massif de la Pierre Saint Martin

Entre autres, la Pierre Saint Martin est célèbre pour la salle de la Verna, une des plus volumineuses au monde (3,6M m³), révélée en 1953, trois ans après la découverte et l'exploration de 3.5km de galeries depuis le Gouffre Lépineux. Et quoi de mieux qu'une petite sortie entre deux plus importantes pour la visiter ? Alors pour ne pas simplement faire les touristes, nous rentrerons par le Trou Huet, équipé en fixe.

À 8h30 nous retrouvons Charlie à l'accueil de la Verna, l'occasion de prendre quelques informations sur l'illumination de la salle et le fonctionnement des navettes touristiques qui montent à l'entrée. Félix fait au passage traducteur pour tout le parking. À 9h15, nous sommes au "parking spéléo n°2", il nous reste 1,1km à pied pour rejoindre la porte du tunnel de la grotte. Puis 1 km encore pour rejoindre le Trou Huet, par une trace approximative et peu marquée. Le trou s'ouvre en falaise, quelques cordes nous mettent sur la piste. À 10h, nous sommes devant.
   
Suivre le fil dans le pentu jusqu'à l'entrée
   
La fissure repérée depuis les estives grâce aux jumelles de Marc HUET
Le trou souffle fort et froid. Il débute par un petit méandre élargi. S'ensuit une série de petits ressauts plus ou moins larges, où sont visibles les traces des désobstructions. Le P32 amène du confort mais à sa base, une trémie de petits blocs stabilisés avec des pieds droits et de la mousse expansive fait quelque peu flipper. C'est étroit, ça souffle fort et il faut se faufiler entre ces barres.
   
La trémie et quelques outils
Après ça on attaque un premier méandre désobstrué. Du ramping peu confort nous menant au P14, puis au P44. Voilà le second méandre désobstrué, j'ai froid aux mains et aux oreilles...
   
Tête du P8 par large ; un coléoptère (Aphaenops sp.)
Enfin arrive le troisième méandre, même qualité de progression... Puis, après le P11, le bruit de la rivière se fait entendre, le P35 nous y menant est là ! Et dire que ce trou est équipé en fixe car des BE y amènent des clients… C'est quel genre de clients ?? La Salle de la Verna n'est pas bien loin. De la lumière nous parvient déjà.
   
Base du P35 et accès à la rivière à -208m ; image dans la rivière avec l'éclairage de la visite touristique
Les premières infrastructures apparaissent, des passerelles, le fameux barrage, puis enfin, l'incommensurablement gigantesque salle de la Verna !!
   
Le barrage et les infos techniques
   
La salle vue depuis le barrage
Nous sommes sans voix devant cette grandeur illimitée. Au plafond se croisent de nombreuses failles traversant notre bande calcaire prisonnière de deux bandes de schistes et de grès. En face, dans ce petit croissant horizontal illuminé, c'est Aranzadi. L'aval par lequel transitait il y a quelques temps la rivière, aujourd'hui capturée et perdue dans les éboulis de la base de la salle (perte jamais pénétrée). Nous faisons le tour du cheminement et croisons un spéléo peu bavard portant du matériel qu'on songerait peut-être à renouveler.
   
Pas certain qu'il ait compris le message...
Arrivés au bout du cheminement, nous descendons pour rejoindre la base de la salle et l'escalade de 70m vers Aranzadi. Nous traversons l'immense zone de perte, passons devant des dosimètres radon et escaladons poignée longée la corde en fixe jusqu'au sommet. Entre-temps la salle s'est éteinte.
   
La base de la salle et un dosimètres radon DPR Algade
   
L'escalade
En haut, nous profitons de la vue et de la chaleur emmagasinée pour manger. Vers 13h, la salle se rallume, puis nous partons visiter la galerie Aranzadi.
Tape la pose
La quantité de sédiments au sol est impressionnante. Nous traversons un méandre creusé dans les plus fins de ces derniers, passons de belles coupes sédimentaires et arrivons devant le méandre menant à la Salle Balandraux.
   
Du sédiment !
   
Le méandre dans les sédiments et l'entrée du méandre vers Balandraux
Nous nous engageons dans le méandre, la progression se complexifie. Dessous, dessus... chacun sa route ! Puis à un virage, le méandre se rétrécit. En regardant la topo nous comprenons que ce méandre est vraiment très long et que la Salle Balandraux est probablement inaccessible dans les temps. Demi-tour. Avec Charlie nous allons au bout de la galerie, jusqu'au siphon amont. Puis retour à la salle de la Verna.
La Verna derrière
Pour profiter encore un peu, nous trouvons l'actif dans le chaos et le remontons cascade après cascade, jusqu'à arriver sous la passerelle technique du barrage. C'est très amusant et très beau, bien qu'un peu technique parfois sur certains pas.
      

Quelques images...
Nous remontons ensuite par le sentier des guides et empruntons le tunnel aménagé sur ses 660m. Quelques erreurs d'excavation ont mené les mineurs à découvrir le réseau d'Arphidia, long de 22km. Puis nous arrivons à la porte. Le bourdonnement de l'air qui passe en force est soudainement arrêté par son ouverture, la pression dans le tunnel chute immédiatement et la barotite moyenne survient. L'ouverture et la fermeture de la porte sont deux expériences à elles seules, qui concluent parfaitement notre visite !
   
Le tunnel aménagé (prenez exemple...) ; le tunnel vers Arphidia

4 commentaires:

Daniel Constans a dit…

Grand contraste entre les méandre et la salle immense, bravo l'équipe

jean michel a dit…

Celui qui n'a jamais mis les pieds à la Pierre ne sait pas ce qu'est qu'un bon courant d'air. Il ont fait un concours de nœuds à l'entrée du trou??

guilhem henri a dit…

Félix à due croiser un fantôme issu.....des années 80, à minima! Là je crois que Jean Michel est battu à plate couture!! Ou alors le gars à séjourné en hibernation....45 ans sous terre!!!!

guilhem henri a dit…

Bah, l'on vas bientôt battre ces volumes dans le massif de Missègre!!!