jeudi 13 août 2026

Reconnaissance dans le Paumatoire à Cabrespine

Mardi 11 aout 2026

Participants : Didier, Mael, Florian, Gilles, Alary

TPST : 8h30  / Gouffre de Cabrespine

Neuf heures, nous arrivons au parking du gouffre, les premiers visiteurs sont déjà là. Accompagné de Mael et Didier qui connaissent très bien le trou, l'objectif est de rejoindre le Paumatoire (fossile supérieur) par le Métro 2, puis d'essayer de le jonctionner avec le cheminement principal. On engage la descente. Pour gagner du temps, nous ne prenons pas les bateaux. Me mouiller n'est pas mon style, mais le niveau d'eau est vraiment très bas, il ne me dépassera pas, le PDC. En moins de deux heures, nous voilà dans le Paumatoire.
   
Fossile supérieur
Peu de monde est passé par là. Et bien souvent, les traces des précédents ont été effacées par le temps. Didier nous indique de nombreuses zones d'ombre où personne n'est jamais allé. La première escalade est infructueuse, accéder aux prises en libre est difficile, trop glissant. En passant par plus haut et avec un point, il serait possible de se faufiler le long de la corniche. Deuxième escalade, plus abordable. Remontée de 6 mètres dans une fissure élargie. En haut, un conduit boueux mène à un balcon exposé, au-dessus des conduites forcées traversent le faux plafond et rejoignent un autre plancher. En continuant l'escalade, on accéderait à des corniches, mais c'est bien trop dangereux de passer en libre.
Je redescends en purgeant une dalle qui m'a servi à monter. Pendant ce temps, Mael et Didier essaient d'accéder à d'autres endroits, mais là aussi, il faudra plus qu'une pelle pliable ! On prend le repas, puis on file espérer trouver la jonction. Sur le chemin, on continue à grimper quelques corniches en plantant les talons et à fouiller.
   
Monticules d'argile ; grande pente de sable
Au détour d'une corniche devenant de plus en plus boueuse, je remarque une corde qui grimpe dans les étages. Je la rejoins suivant quelques marches vestigiales. Cette corde de 42m est estampillée SCA. Les points et mousquetons qui la tiennent en place sont prêts à céder vu leur aspect. Je n'ai pas tiré sur la corde, le risque de chuter en arrière était trop grand.
   
La corde et une chaîne de mousquetons / maillons en guise de dev
Mael et Gilles vont voir un siphon. Nous autres suivons la galerie et trouvons le passage nous ramenant sur le cheminement principal. Il suffit de suivre les catadioptres cachés sous l'argile... Mael et Gilles ne tarderont pas à nous rejoindre.
Le siphon
Sur le retour, nous faisons un détour aux Rapides 2, vers l'aval où l'eau se perd et vers l'amont où nous trouvons la voûte mouillante. On hésite à la passer, mais comme cela nous évite de faire demi-tour, nous y allons. Ça passe juste sans se mouiller le torse.
   
Les Rapides 2 ; la voute mouillante
Nous continuons jusqu'au siphon amont puis retrouvons le chemin au niveau du bivouac de l'affluent de Pertusac, par une escalade sur une coulée. Au niveau du gours blanc (à sec), Didier nous présente l'accès à une salle. Nous nous y rendons en suivant la fissure. Une corde permet de descendre dans la salle. La rivière la traverse partiellement, arrivant par un siphon amont et partant par un siphon aval. Pour ressortir, nous escaladons dans la suite de la salle, passant entre deux blocs dont un n'est pas stable. Dernier, j'en profite pour le purger.
La suite sera pour la plupart d'entre nous aquatique. En effet, une belle vasque de 1,80 m de profondeur au moins nécessite de nager, ou de passer sur son bord gauche, en espérant ne pas chuter ! Bien entendu, je tente de passer sans avoir à nager, c'est par moment tendu mais j'y parviens. Florien tentera aussi mais n'aura pas cette chance, et finira à l'eau ! Gilles et Mael choisissent de passer à la nage, nos téléphones portables les en remercient !
Après ça nous remontons par une trémie en rampant entre les blocs, puis regagnons le cheminement principal au niveau de la corde à nœud qui précède notre arrivée au pied de l'éboulis de la salle des Dômes (côte fistuleuse). Nous traçons notre route jusqu'au réseau Capdeville, auquel nous accèderons par un chemin différent de d'habitude et que nous visiterons.
   
Quelques beaux bouquets
    
La cigogne et les faux planchers
Retour sur le chemin vers la sortie en passant cette fois par l'accès habituel. À la descente, sans avoir installé la montée, c'est un peu acrobatique ! De là, nous avançons jusqu'à la casquette, désormais équipée d'une corde qui lui passe juste au-dessus de la visière.
    
La casquette et la grande coulée
On retrouve l'actif, c'est le moment de ressortir. La rivière est une formalité, la remontée de la salle par ses escaliers et son échafaudage fait chauffer davantage. En haut sur les passerelles, de très nombreux touristes, c'est la haute saison ! Vers 18h, nous sommes dehors, attendus par Gérard BRAT et toute l'équipe. Didier paie la tournée.

1 commentaire:

masdan a dit…

Il serait bien de ne pas mettre des capdevilles-pictures. Nombre d'escalades ont été faites au mât d'escalade. Nombre d'escalades finissent sous trémies maous, notamment la série des sériés. Le fond de la grotte est dantesque en crue. Après, l'affluent X, oubliez, c'est du calschiste, et bonjour pour les amarrages à chercher sous 15 cm de cochonnerie. C'est dommage, car au-dessus, il y a le trou de la Cigale qui a une branche situé au même niveau et à une centaine de mètres de là.