jeudi 13 novembre 2025

SFP2 à Camurac

Résumé du stage SFP2 d'octobre à Camurac

Du 27/10/2025 au 01/11/2025, chalet des scouts d'Albi


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Lundi 27 octobre
TPES : 5h / Falaise de Roquefeuil

Arrivée des stagiaires le samedi matin vers 10h, installation dans les dortoirs, visite du chalet et petit tour de présentation des participants, de nos objectifs et de nos cadres. Préparation du matériel pour l'après-midi en falaise afin de contrôler notre matériel, notre niveau et faire quelques réglages. Plusieurs voies sont équipées avec différents ateliers. Une longue main courante qui traverse la falaise se met en place, je prendrai le relais pour équiper la très amusante moitié aérienne suivante. Les déséquipeurs se régaleront tout autant ;) .
Main courante
Niveau matos, on me conseille pour les longes de passer sur des mousquetons style Autolock, au moins pour celui qui tient l'Adjust pour la longueur réglable, afin d'éviter que ce dernier ne vienne glisser sur le doigt du mousqueton. Les mousquetons auxiliaires légers "not for climbing" sont à remplacer par des mousquetons normés, pour pouvoir les utiliser si besoin. Nous finissons un peu avant la nuit, et retrouvons le chalet dans lequel chef Papy s'active en cuisine à la préparation d'une délicieuse boustifaille (et ce tous les soirs, avec en plus les repas du midi à emporter). Les soirs avant le repas, nous avons droit à une présentation thématique, sur la présentation de la fédération, les opérations de secours, le matériel, la karstologie, la géologie du plateau…

                

Mardi 28
TPST : 5h30 / La Caoudière
Participants : Cloé A., Gérald H., Arthur (cadre), Alary

Nous préparons les kits la veille pour partir dans les temps ce matin. L'objectif est d'équiper le plus confort possible les puits d'entrée en prévision de la matinée environnement de demain. Je prends le début de l'équipement, bien que nous prenons le temps de discuter ensemble de la meilleure manière de faire. La fiche d'équipement nous a fait prendre beaucoup de textile, alors que de nombreux spits sont idéalement placés là où on devrait utiliser des AN. Résultat, le peu de rab que nous avons s'écoule rapidement, alors que nous voulions le garder pour le dernier puits, soi-disant peu confortable. À la base du P10 après le tunnel, le laisse l'équipement à Cloé. En arrivant sur le P18 et ses fameux spits au plafond, effectivement pas donnés à atteindre. Nous cherchons et modifions à cinq reprises l'équipement pour le confortabiliser. Nous tablons finalement sur un équipement plein pot, malgré une voie hors crue sur la droite qui aurait nécessité une plaquette en plus... Nous plaçons quelques appâts pour demain et partons faire un petit tour dans l'amont, jusqu'à la vasque qui se passe par une corde détendue.
Hyénodrome
Rivière amont étiage
Salamandre tachetée au terminus
Défi point chaud !

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Mercredi 29
TPST : 3h / La Caoudière
Participants : Jason, Emie, Tom, Alary

Retour à la Caoudière pour la matinée environnement des initiateurs, où les perfs intéressés peuvent se greffer. Au programme, trois ateliers pour discuter biospéléologie avec Fanny, karstologie avec Etienne et concrétionnement avec Lionel. Les différents groupes tournent sur les ateliers. Nous remontons pour 13h30 et retrouvons Laurent pour causer géologie du plateau de Sault. Premier arrêt sur l’une des pertes du Rébounédou au contact de la faille de Picaussel, perte qui se déplace au gré des évènements climatiques, laissant des dolines caractéristiques le long du cours d'eau. Ensuite, direction la perte de la Vernouze, où nous est comptée l’histoire géologique du plateau, depuis les Pyrénées jusqu’à la plaine, en passant évidemment par son sous-sol et ses curiosités. Proche d'ici, deux dolines se côtoient, mais l'une d'entre elles a été utilisée comme décharge, et regorge de déchets, de matériaux et de matériel agricole en tout genre. Une dépollution doit se tenir ici depuis déjà 2 ans. Toutes ces histoires et précisions sur la géologie du plateau font frémir les massettes !

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Jeudi 30
TPST : 6h / Gouffre des Corbeaux
Participants : Camille B., Arnaud T., Lionel R. (cadre), Alary

Le genre d'entrée que j'adore, un grand gouffre qui s'ouvre en plein jour, il était grand temps d'y faire un tour ! Enkitage au matin et départ tardif juste après 10h. Arrivée sous un lourd crachin qui embaume le gouffre dans une ambiance mystique…
Splendide ! 
Aujourd’hui j’équipe, en commençant par le départ de la passerelle. Je propose plusieurs options avant d'opter pour une approche par la droite de la passerelle (le passage classique en fait). On refait un point nœud à partir des options qui se présentent. Main courante et départ plein pot sous la passerelle, le gouffre est grandiose, tout comme l’immense salle Martel suivante. En bas, je cherche la suite, repère l’énorme bloc mais passe au-dessus du puits sans même l’apercevoir entre les blocs ! Arnaud le localisera rapidement, me permettant de poursuivre. J’avance lentement, essayant de trouver les meilleures voies évitant les frottements tout en étant confortables et sécurisées, sans pour autant tomber dans l’excès. La salle des chauves-souris et le début des escalades précédées par un repas. Le R4 monte bien, mais la corde en fixe est beaucoup trop courte, frotte de partout et est amarrée sur une sangle vieillissante. Je double tout ça et franchis la lucarne et son vide suivant. Une corde en fixe remonte, Lionel me rejoint et m’assure pendant que je grimpe en plaçant des points intermédiaires. En haut, la corde en fixe est proprement ancrée sur un amarrage naturel, reprise par deux anneaux plus haut. Je double quand même la corde en fixe, on est là pour équiper ! S'ensuit une série d’escalades non équipées et pas des plus évidentes, que j’équipe depuis le haut. Enfin nous arrivons à la dernière escalade sur la coulée, au-dessus de laquelle les puits descendants s’enchaînent jusqu’à -165. Au pied de cette coulée, un passage étroit part dans le sol, menant lui aussi probablement à la suite. Nous nous arrêtons là car il est déjà 14h30. Arnaud et Camille prennent le déséquipement et s’en sortent à merveille. Vers 16h30, nous atteignons l’aplomb de la passerelle sous les hululement d’une chouette, et profitons d’un équipement doublé pour faire notre décrochement d’équipier un peu particulier !
???
Belle sortie, où j’ai pu sérieusement appréhender la lecture de cavité, qu'il me faut maintenant pratiquer pour automatiser les bons réflexes et gagner en efficacité. Je perds bien trop de temps à choisir comment je vais faire mon équipement, plutôt qu'à le réaliser. 

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Vendredi 31

TPST : 7h30 / Gouffre des Œillets
Participants : Camille, Arnaud, Pierre, Bea, Blandine, Yves, Remi,  Alary

Pour terminer la semaine, nous profitons des Œillets équipés la veille, pour faire un aller-retour jusqu'au fond. On enchaine les puits et les méandres élargis (mais toujours étroits) et accédons au niveau horizontal. Les entonnoirs, puis l'arrivée désobstruée de la Grande Rassègue apportant des tas de débris de surface. La Grande Main courante où chacun a sa technique, puis une succession de galeries jusqu'à l'Immensité. On fait une boucle par erreur et retombons sur nos pas avant de reprendre le bon cap. Enfin la galerie de l'Arontodrome qui défile à toute berzingue jusqu'au paquet de cacahuètes et au fond. Demi-tour, puis déséquipement des puits d'entrée, je m'en charge.
L'Arontodrome

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Samedi 1 novembre

Fin du stage, matinée nettoyage du chalet et du matos au lac en différentes équipes. Débrief individuel avec nos cadres et repas avec ce qu'il reste des jours précédents. En résumé du résumé, un très bon stage, avec une très bonne ambiance, une bonne organisation et un super secteur pour jouer sous et sur terre ! Remerciements à tous les présents et à la team organisation, cuisine, matériel, cadre… un régal !

1 commentaire:

guilhem henri a dit…

A la caoudièrej'avais participé à 2 sorties désob. avec le regretté et haut en couleurs Albert. Mais pas fait la première derrière. Les Oeillets explorés à la fin des années 70 fut La Grande découverte de la SSPavec cPhilippe Géraud dis le Fleb en chef de file. Il était perchman à la station des monts d'Olmes le jour et...explorait les oeillets...la nuit!!Ces deux grands cavités sont à priori sur le bassin versant de la résurgence intermittente de Fontestorbes. C'est à dire un réseau noyé colossal!D'où la grande difficulté à y trouver une rivière en écoulement libre. Cette configuration pourrait exister dans les arrivées d'eau en provenance des gorges de la Frau plus au Sud. D'après les colorations...