lundi 2 septembre 2019

Premier contact avec les intraterrestres

Dimanche 01 Septembre 2019
Trous du Chandelier et Vieux Lion
Participants : Etienne et Marine au Chandelier; Dom, Jean-Luc et Laurent au Vieux Lion
TPST : 12h et 6h respectivement


Journée préparée à la hâte la veille au soir, et malgré une nuit très courte pour certains (dont je fais partie) mais il faut saisir chaque opportunité en saison sèche...
Après l'expérience d'aérologie très concluante, on a décidé cette fois d'un autre type d'expérience tout aussi intéressante : une tentative de jonction au son (à coups de massette) depuis le réseau remontant depuis les tréfonds du Chandelier, en direction de la surface du plateau de Sault et inversement. Un accès à cet endroit permettrait une économie de 6h aller-retour jusqu'aux chantiers terminaux actuels, sans compter l'aspect hors crue et hors néoprène, la possibilité d'explorer toute l'année, l'économie de fatigue et la diminution du risque, une traversée dantesque, bref, un truc génial...

Le départ remontant n'est qu'à 90m sous la surface à cet endroit du réseau, un véritable point faible dans l'armure, qui le plus souvent fait plutôt 200m d'épaisseur. C'est aussi le test ultime de la topographie après un parcours souterrain de plusieurs kilomètres, et comme avant chaque résultat d'épreuve ayant nécessité beaucoup d'investissement, les nerfs sont mis à rude épreuve...Le défi un peu fou (voire totalement barge), pour accéder au réseau souterrain, de décaisser un carré d'humus comme des millions d'autres, jusqu'à la roche de l'immense forêt de Coume Froide ne serait -il pas tout simplement mission impossible ?

Les missions impossibles au SCA, on aime bien et on a l'habitude...et on suit le protocole : une planification horaire précise et surtout, synchronisation des montres... il ne manque que la musique du film en fond sonore.
La semaine dernière, Etienne avait gravi presque 30m en artif depuis la galerie, et s'était arrêté sur un bout de méandre avec vue sur une autre cheminée. Le premier test de l'équipe du fond est prévu à cet endroit.
Pendant le temps souterrain du trajet aller d'Etienne et Marine, on continue la désob musclée au Vieux Lion avec Dom et Jean-Luc. On finit de vider les cailloutis de la période glaciaire (et pas glacière comme j'ai déjà pu lire ailleurs, ça c'est pour les badauds du Tour de France), et on tombe sur un tout autre remplissage, forcément plus ancien, composé d'une argile sèche beige remplie de petits galets non calcaires. C'est le signe incontestable que le trou décaissé a un jour fonctionné en perte de cours d'eau au bassin versant allochtone. Un bon signe...

Vient l'heure des premiers test, et ils sont négatifs : aucun son ne nous parvient des profondeurs, et le stress est bien présent. Je prends même un bref instant les palpitations de mon propre coeur pour des coups de marteau. Une heure et demie passe, quatrième test, et sur le planning c'est au tour de l'équipe du fond de frapper. Soudain, le doute... quinze secondes passent, une autre série de chocs retentit au loin, puis encore une autre. Je réponds par le code convenu. Dingue, ça fonctionne, ils sont là quelque part 60m en dessous, la topo c'est vraiment génial, une nouvelle fois !
Je crie la nouvelle à Dom et Jean-Luc qui sont dehors. Instant de joie...

On répète l'expérience toutes les 15mn. C'est lointain, mais il n'y a plus aucun doute...
15h : un clac caractéristique retentit des profondeurs, signe de l'emploi d'une méthode un peu plus musclée que la massette. 30mn plus tard, nouveau contact, plus proche cette fois. On en déduit que le méandre a été franchi par l'équipe en bas, et qu'ils se sont rapprochés. On continue à creuser un peu puis on plie bagage vers 17h, pensant que l'équipe a fait également demi-tour comme prévu. Reste plus qu'à attendre le coup de fil pour le débriefing...

22h, toujours aucune nouvelle.On commence à s'inquiéter car en binôme, si un accident se produit, il est difficile d'abandonner une victime pour donner l'alerte. 22h30 : je mets les accus à charger pour une potentielle nuit blanche et passe quelques coups de fil. Jean-Luc quitte son domicile direction L'Escale.
23h : Enfin des nouvelles ! Fausse alerte : En fait Etienne et Marine se sont pris au jeu et ont escaladé la nouvelle cheminée. 20m de plus gagnés vers la surface, et ça continue en méandre avec un bloc gênant à éliminer. Etienne a trouvé un autre passage en haut emprunté par les loirs (certainement les mêmes qui vont jusqu'aux galeries) avec un peu d'air. Les remplissages sont les mêmes qu'au Vieux Lion.
D'après les calculs, la lacune entre les deux cavités est donc à présent réduite à 35-40m verticaux environ. Ils seront probablement durs à franchir, et reste à solutionner le problème de la direction à suivre, mais on va être gonflés à bloc pour creuser dès l'automne.
Une autre tentative avec des appareils ARVA pourrait s'organiser prochainement si le temps reste sec.
Une énorme étape vient d'être franchie.



dimanche 1 septembre 2019

31 Août et 1 Septembre 2019: Weekend Donezan.
- Samedi: Sur une idée de François de Narbonne, je retrouve François et Jo au col de Pailhères à 10H.
  Quatre ans après la découverte et l'explo de l'aven de la petite maure au sud du Gouffre du
  Mounégou, l'on reviens pour voir ce qu'il a dans le ventre. Je reéquipe en ayant parfois du mal à retrouver les spits; Et en les dégrippant systématiquement. Ici l'atmosphère est froide et humide...
Doublage du spit du R3 terreux et brave purge du P20. Cette cavité n'est vraiment pas un trou d'initiation et Franck venu avec son fils Nil à bien fait de ne pas le faire descendre. L'on est rejoins par les jeunes: Guilhem et Maria, mais François ce les pelant en attendant que j'équipe, décide de remonter. Et Guilhem et Maria l'accompagnent. Je me retrouve donc avec Jo à -70. Il ce trimbale...3 kits, et galère pour me rejoindre. ça ne nous empêche pas de faire du bon travail et lookan un boyau bien creusé et nettement ventilé, mais surtout en entamant bien le décaissage du laminoir en hauteur déjà attaqué en 2015. Au bout, du vide apparaît entre des blocs, mélange "d'olivine", de roche fantôme et parfois de bon calcaire. C'est encourageant car ce passage est aéré. La remonté est un peu laborieuse pour Jo, qui a le mérite de venir ici malgré son handicap à un pieds. Mais je crois qu'il aime bien ce trou ou il avait participé aux premières. TPST:7H20. La sympathique soirée au hameau de Laval chez Guilhem  retape un peu tout le monde.
François en surchauffe....
- Dimanche: levée tôt pour un camp spéléo (6H30), car demain c'est la rentrée pour Nil. Il vas suivre Maria dans la montagne. Avec François rentrée dans le trou à 9H10. Une fois équipé il ne faut qu'une petite demi-heure pour atteindre le chantier. Encore un brave décaissage et une perspective encore plus encourageante que la veille. Un vide semble passable sur plusieurs mètres derrière un barrage de blocs que nous ne franchirons pas aujourd'hui. Toujours avec de grandes précaution tant ici la roche est hétérogène et souvent instable...Deux grandes inconnus à ce jour, et qui sont liées: le lien possible ou non avec le Mounégou proche. L'eau colorée semble vouloir dire qu'il s'agirait d'un réseau indépendant... Et le régime des courants d'airs. Peu logique pour un plateau de karst d'altitude: ce trou fonctionne en entrée basse!Mais faut t'il raisonner ici comme sur les autres massifs calcaires? Alors que la surface arasée est ultra colmatée, et qu'il n'y quasiment pas de trou. Quand je vois la très faible ventilation de l'entrée du Mounégou et ce qu'il y a dessous, je pense qu'il faut insister. Avant l'arrivée de ces dates obligatoires qui plombent un peu l'explo (JNS, Manoeuvres..ect) et surtout de l'hiver.
Trois vieux et un jeune devant l'entrée de la petite maure
François sort de là en ayant sué plusieurs kilos.... TPST: 3H50 pour cette se
La doline du col: à ouvrir....
ptième séance d'explo ici. Arrivé au camion jonction avec Franck et Guilhem qui s'apprêtaient à aller déséquiper. Comme c'est remis à plus tard, ils n'y descendrons pas.
Départ tôt de Pailhères et passage au "vieux lion" ou Laurent, Dom et Jean Luc ont la banane après une séance de creusement ou ils ont....jonctionné au bruit avec Etienne dans le Chandelier qui poursuivais l'escalade! C'est le jack pot de l'entrée haute! Peut être pas tout de suite, mais les doutes sont levés...TPES:1H.

vendredi 30 août 2019

Pour info: Demain Samedi 31 Aout, sortie au trou de la petite Maure à Pailhères avec le Club de Narbonne.
- 80 de montagne sympathique. Une occasion de ce mettre au frais...L'on en a bien besoin!
Si intéressé contacter riton pour covoiturage.
Sinon RDV: 10H30 au col de Pailhères.

dimanche 25 août 2019

Aérologie suite

Vendredi 23 Août 2019
Trous du vent du Blau et Chandelier
Participants : Jean-Luc, Sophie, Henri, Denis, Alex, Alexian, Laurent
TPST/ES : 7h

Grosse journée à la fois pratique le matin, et scientifique l'après-midi, avec une série d'expériences aérologiques d'étiage sur le système Blau-Chandelier que l'on cherche à apprivoiser un peu plus chaque année. Nous allons bénéficier de parfaites conditions extérieures (stabilité thermique et atmosphérique durant les expériences).

Préparatifs
Jean-Luc a pas mal préparé en amont, et nous avons cette fois des sections calibrées de 40cm de diamètre à mettre en place, ce qui limitera l'effet frein de charge par rapport à l'expérience de Juillet.
La matinée est consacrée à la pose des gabarits au Blau et au Chandelier.

Section calibrée au Blau vue du bas

Dans le tube
 Les travaux sont rendus extrêmement pénibles en raison du courant d'air qui souffle entre 6 et 8 mètres par seconde à une température de 8,6°C, alors que dehors, il fait 26°C à l'ombre. Nous prenons une série de chauds et froids qui nous plombe, mais on est satisfaits du résultat. Les sections sont hermétiques...
Extraction frigorifiante

Extraction frigorifiante version Chandelier

La section calibrée et hermétique au Chandelier
 Après le repas on entame les expériences. On commence par boucher le Chandelier avec Alex et Alexian dans le rôle des emmurés vivants : ils ont pour mission de mesurer les variations de pression toutes les minutes. Pendant ce temps nous mesurons les variations de vitesse de courant d'air au Blau. Après stabilisation nous débouchons le Chandelier et observons une belle onde de dépression au Blau. Le graphique est ci-dessous : les ondes de pression et de dépression mettent 40 secondes pour se propager, et nous constatons des variations de vitesse significatives (8,2 à 9,9 m/sec en montée par exemple) et non linéaires (possible effet de résonance).


Nous renouvelons l'expérience en bouchant le Blau, avec les deux Alex à l'intérieur avec leur baromètre de précision, et l'anémomètre au Chandelier. Nous obtenons de nouvelles courbes sensiblement différentes, avec pour seule constante les 40 secondes nécessaires à la propagation du signal.


Enfin dans un troisième temps nous bouchons les deux entrées en mesurant la pression interne, puis mesurons les vitesses au Chandelier lors de la réouverture.

En conclusion, beaucoup de données accumulées qui vont être à présent décortiquées et interprétées pour caractériser le système, localiser les freins de charge, déduire les longueurs de conduits et volumes associés, sans oublier l'altitude des entrées supérieures par exemple.
Par rapport à l'expérience de Juillet, le Blau était devenu le principal pourvoyeur d'air du système, et il semble qu'une troisième entrée basse de faible section se soit désamorcée entretemps pour jouer les trouble-fête (peut-être dans l'éboulis de la source temporaire du Chandelier).
Plus que jamais l'unité de ce système est prouvée, et les résultats sont passionnants. L'enquête continue...

Trois objectifs à cinqs

Samedi 24 Août 2019: Pointe au Chandelier
Je suis cette fois ci avec: Etienne, Denis, Dom, et Jean Baptiste une connaissance toulousaine d'Etienne. Arrivée au fond en 3 heures. L'équipe ce scinde en 2 après la halte au point chaud: Je vais à la cheminée du Corbeaux avec Etienne, et les autres ce fixent 2 objectifs: une annexe en amont du point chaud, ou un méandre ventilé vont leur donner quelques mètres de première après désob.Apparemment suite peu évidente. Puis ils vont consacrer le gros de leurs efforts sur le creusement du siphon terreux. JB nous suit jusqu'au pieds de la cheminée. En haut, Etienne vas travailler derrière une étroiture....que je n'envisage même pas de passer!! Et suer sang et eaux pour faire deux explications musclées à la perfo. Pendant que je me les cailles derrière, les pieds sur une lame branlante....dominant les 30m de la verticale...!.En lui faisant passer la grande mèche, celle ci m'échappe et vas pile poil franchir une mince fissure et dévaler les 30m! J'aurais voulu le faire exprès, je n'y serais pas arrivé! Pas de problème, en deux temps trois mouvement Etienne vas la chercher. Ce qui nous permet ces manoeuvres scabreuses est la présence en décalé d'un ressaut borgne qui nous permet de stocker les remblais. Arrêt sur épuisement et manque de temps sur une belle perspective. Au dessus d'Etienne une belle cheminée remonte, visible sur 10m et avec un peu de monmilk. Pas de ventilation nette. Mais même si ce conduit remontant peu nous mener sous le trou du vieux lion, vu que celui ci est colmaté, c'est normal....Je n'ai pas la topo en main, mais j'y crois.
Perceuse et outils lourds laissés sur place. Et bien nous en prend. La tranchée du siphon a été bien avancé, et l'on prend le chemin du retour en restant en contact à la voie. Dans le 4, quelques mètres de première d'une belle galerie supérieure doublant le conduit. Quelque part dans le réseau 2 (?), Etienne repère un soupirail dans lequel en tendant l'oreille l'on perçois un bruit ressemblant à un écoulement d'eaux....Un diaphragme avec de l'air?Si le retour ce passe bien, la force de l 'habitude y contribue, mais je peux dire en étant sur de ne pas me tromper: le fond, ce n'est pas la porte à coté!....et une autre entrée est de plus en plus d'actualité. Au vue de la "résistance"que nous oppose la suite du réseau.
Puis sans la "bougnafle", le Chandelier serait un trou facile. Surtout pour les antiquités comme moi, les 2 jeunes sortant de la à peine salis et frais comme s'il venaient de ce lever!Pas de photos, because l'on a voulu s'alléger au maximum....TPST:12H30.

dimanche 18 août 2019

Dimanche 18 Août 2019 l'après-midi: L'esprit d'André.Pech de Laure, Trassanel.
Notre cher André à du bien nous guider pour cette petite sortie de reconnaissance aérologique sur cette colline trassanélienne. Avec Daniel et Aza. Départ du col de la base. Pour supporter la chaleur étouffante, je crapaüte en short et mes jambes vont rapidement ce souvenir des chênes kermès!L'on suit plus ou moins le centre du mamelon, en cheminant comme on peut dans les zones dégagées. Au milieu de...nulle part, j'avise déjà un petit départ sous une matte (sèche!). Il soufflote. bon début. Puis je retrouve une fente que j'avais travaillé un hiver avec Pierre (dont d'ailleurs l'on n'a plus de nouvelles!). Elle aspire à bête, mais c'est extrèmement maigre...Puis l'on retrouve facilement le "trou de la crête". Qui d'après les déductions après l'explo de l'aven de Clergues, serait censé faire tube à vent avec une cheminée amont du dis aven. Ce n'est pas l'avis de Daniel, et je vais l'examiner à fond. Curieusement la forte aspiration sensible parfois sous l'entrée ne ce retrouve pas vraiment au fond.
Apiculteur.....sans abeilles!
Ou je ne vais pas vraiment, une étroiture sévère en compliquant l'accès. Daniel teste son entonnoir d'apiculteur, qui est encombrant mais efficace. A revoir. En revenant et après un pelé, j'avise d'abord des cairns qui semblent récents (chasseur?), et juste après un départ qui manifestement n'a jamais été travaillé. barré par une pierre posée....il aspire à bête. Très intéressant!..Aza semble l'apprècier aussi, car elle cherche à plusieurs reprises de s'y introduire!.L'on a un peu de mal à retrouver le trou de l'Elycrise, vue en Juillet, mais il est très colamté. sur cette colline semi-plate, c'est très facile de ce perdre. Ayant retrouvé mon sentier, l'on retrouve facilement l'aven du Pech de Laure.
Trou de la crète
Test encens bois
Ou trou André, encore lui....Je le reéquipe correctement: 2 spits pour une échelle. Et vais y pister l'air en détail. Si en haut l'aspiration est parfois colossale vers le bas....arrivé en bas, je ne trouve plus aucun passage aspirant! Hypothèse: ce sef doit ce diluer au travers de tout ce cahot étonnant. Alors que le passage ouvert à -2, lui aspire à fond tout le temps.Signe d'une galerie en hauteur? Englué de chaleur, l'on rentre par le sentier que j'avais ouvert. Avec la certitude qu'il faut revenir sur ce petit bout de Minervois, qui ne nous a pas livré tous ces secrets....TPES:3H30.

jeudi 15 août 2019

Une suite de moins, deux suites de plus

Mercredi 14 Août 2019
Trou du Chandelier
Participants : Jean-Luc, Denis, Boris, Laurent
TPST : 13h

Une nouvelle pointe vers le fond, et enfin un parcours totalement à sec malgré quelques vasques résiduelles contournables.
Arrivée au point chaud en un peu moins de 3h, repas et répartition des missions du jour : Denis, Boris et moi partons équiper et descendre le puits dans le secteur de la grande salle découverte à la dernière sortie. Jean-Luc préfère s'attaquer à un autre objectif majeur : le siphon de sable terre sèche et graviers qui stoppe l'énorme galerie du cours principal dans le IV. Il faut dire que la dune de gales (certains de plusieurs kilos) déposés en aval de ce siphon incite à creuser la suite...

Deux spits plus tard, le puits en question, d'une dizaine de mètres, est descendu... et pas de miracle, la suite est bouchée par la calcite. Mais Boris en furetant aux alentours du départ repère un trou souffleur en paroi.

Descente du puits
On commence à creuser avec la pointe du marteau et on s'aperçoit que l'étroiture est courte. C'est noir derrière avec de la résonnance, mais la calcite devient trop dure. Il faudra jouer du perfo une prochaine fois pour passer...
Comme on n'est qu'à une quarantaine de mètres du boyau du Vent, Denis part tenter de freiner l'air dans ce dernier pour voir si ça peut avoir une incidence sur le nouveau trou souffleur, mais le résultat n'est pas concluant.
Trou souffleur à travers vieille calcite
On tente une nouvelle expérience pour voir cette fois si en fermant le boyau du Vent on diminue le courant d'air en aval. Dans ce secteur l'air ronfle un peu comme dans le boyau de jonction à Matte Arnaude, mais avec 5° en moins, difficile de rester en place plus de 5mn sans avoir les yeux qui pleurent...
Après deux vérifications indépendantes, on en arrive à la conclusion que la fermeture du boyau n'a aucune incidence sur l'air principal. Un shunt vers le volume inférieur existe donc bien dans le coin.
Pendant ce temps, Denis s'est rapatrié vers Jean-Luc. Au passage il s'est engagé dans un des départs pointé le jour de la topo, et on le retrouve enthousiaste, ça continue dans ce secteur également...

On se retrouve tous pour une collation au point chaud et pour faire le point. On se répartit en deux binômes pour la suite des hostilités. Je reste avec Jean-Luc pour poursuivre la tranchée dans le siphon principal, pendant que Denis et Boris vont s'attaquer au nouvel annexe.
La tranchée avance bien et vers 19h on atteint un diaphragme qu'on pouvait visualiser au faisceau depuis plusieurs mètres. La suite s'aplatit, il y a un bouchon 1,5m plus loin et c'est légèrement ventilé. Ce chantier doit être impérativement poursuivi.
Nous décidons de rejoindre les copains. Ils viennent de franchir un passage bas en conduite forcée après désob et sont en première.
Inconscients du fait que j'arrive quelques dizaines de mètres derrière, ils entendent du bruit et sont persuadés qu'ils viennent de shunter le siphon du cours principal du Chandelier !
Mais la dure vérité reprend ses droits, ce n'est pas encore gagné malgré la proximité relative (cet embranchement n'est qu'à une trentaine de mètres du siphon)
Cependant ce conduit continue et nous poursuivons l'explo ensemble. La morpho alterne entre méandre pas très large et conduites forcées sympathiques. Le profil en montagnes russes alors que nous sommes sous les marnes fait penser quand même à un bouclage avec la suite plutôt qu'à un affluent. Après une centaine de mètres, nous tombons sur un secteur descendant, avec une dune de sable et une belle paroi érodée. Tout ceci a l'air assez frais (réactivation possible lors de fortes crues).
En bas de la dune un rétrécissement ponctuel défend un nouveau ressaut avec probablement encore du sable en bas. Et en plus, il y a du courant d'air !

Boris content

Bilan, pas encore de jonction avec la suite principale du fossile ni avec le réseau inférieur découvert la fois précédente, mais encore de nouvelles perspectives dans ce coin du IV très ramifié par rapport à ce que l'on a connu jusqu'ici, et encore du développement supplémentaire...
Sortie vers 23h.

Petite synthèse des suites possibles car cela devient complexe à suivre dans le IV:

Vers la suite du réseau :
- les siphon sable et graviers du cours principal
- arrêt sur rien dans la suite du boyau du Vent et la grande salle
- trou souffleur pouvant shunter le boyau du Vent
- réseau annexe ventilé pouvant shunter le siphon principal

Vers la surface :
- poursuite de la cheminée du vieux Corbeau
- 5 autres cheminées de grande taille cantonnées dans un secteur de 200m de long au delà du synclinal.