Projet sortie:
Pour info: l'on envisage avec Jean Luc de revenir faire une petite séance de grattage au Chandelier , avec stokage au fond, histoire de voir la gueule de la suite....dans la semaine suivant les JNS:
Soit les 3 ou 4 ou 6/10....Tant que la chaleur et le sef sont là!
Contacter l'un de nous deux si intéressé.
jeudi 29 septembre 2016
mercredi 28 septembre 2016
Topo torturée
Ca y est les relevés du Blau ont parlé...
La compil des données de Stoche (qui montrent que l'ancienne topo était fausse !) et des miennes est encore partielle car il manque la galerie du siphon amont et celle menant au siphon aval.
Mais on a déjà de quoi raisonner. Sur le plan ci-dessous, le 0 est bien sûr l'entrée du trou, la galerie partant immédiatement au sud ouest est la faille Parkinson.
L'autre galerie se dirigeant sud ouest à mi-parcours est le réseau inférieur étroit et boueux.
Le nouveau réseau est l'épingle à cheveu démarrant au nord par la faille (escalade) bien visible dans un coude du conduit. On remarque immédiatement la visée de 32m presque plein sud après être montés très au nord vers le Chandelier. Le développement du nouveau réseau, entièrement remontant, est de 205m.
Au niveau des altitudes, nous sommes remontés de plus de 40m depuis le bas de l'escalade. Cela nous amène plus haut que tous les autres conduits du Blau, à une cote correspondant environ aux 2/3 du puits d'entrée.
Malgré tout, nous sommes encore 85m sous le niveau de l'entrée du Chandelier et 70m sous le terminus actuel. L'air venant du haut, ça laisse encore pas mal de place pour le drain commun que nous cherchons...
Je me suis amusé à faire un report sur carte de différents points remarquables du système, en attendant d'avoir un report complet. C'est assez parlant. On remarque que le terminus du nouveau réseau amenant une grande partie de l'air est à mi-parcours environ entre le Blau et le Chandelier.
Le trou des feuilles doit être situé en amont du siphon amont (à confirmer) mais il souffle très faiblement en temps normal.
Ce report confirme donc une provenance ouest du courant d'air global, là où est située la grande vallée fossile du plateau de Sault.
En bonus, la coupe développée. Le nouveau réseau est très visible en haut de l'escalade avec ses grandes hauteurs de méandre.
Stoche complètera bientôt avec le reste des données de l'ancien réseau.
Bonnes cogitations
lundi 26 septembre 2016
Une longue ligne droite et puis un stop
Dimanche 25/09/2016
Trou du Vent du Blau
Participants : Denis, Sébastien, Elodie, Henri, Laurent (SCA); Arthur, Viviane, Rémi, Lionel (SSP); Stoche (SCM)
TPST : 9H30
Sympathique interclub pour poursuivre les travaux et l'exploration du nouvel affluent découvert en haut de l'escalade mardi dernier.
Descente rapide du puits d'entrée rééquipé la veille par Seb. On se retrouve en bas de l'escalade avec un gros tas de matos à monter. Les navettes de kits vont prendre un bonne heure étant donné la configuration des lieux et l'impossibilité de monter individuellement un trop gros poids tellement les bloqueurs glissent.
On se divise en trois équipes : Elodie et Stoche resteront en bas pour topographier certaines zones connues du Trou du Vent (faille Parkinson entre autres). Denis et Henri se chargeront de l'aménagement et du rééquipement de l'escalade pendant que Seb, Lionel, Rémi, Viviane, Arthur et moi partirons topographier le nouveau réseau au fur et à mesure de l'explo.
Après la montée de la faille à déconseiller aux âmes sensibles, la sortie dans la salle des brèches est un soulagement, mais l'endroit reste dangereux à cause de l'instabilité et de la configuration en entonnoir.
La géologie est remarquable : l'agrandissement est dû à un croisement de faille doublé d'une arrivée d'eau en plafond. La brèche sédimentaire habituelle du secteur est accompagnée d'une brèche tectonique beaucoup plus spectaculaire puisqu'elle a remanié des blocs de grès du Tertiaire en son sein, probablement lors de l'avancée frontale du pays de Sault sur le bassin de Carcassonne, pendant la surrection des Pyrénées.
Nous attaquons la topo grand confort avec le distoX et deux équipiers cherchant les bons points. Je n'ai qu'à noter sur le carnet. Le méandre est sportif mais esthétique, et les dimensions sont remarquablement constantes. Il y a de nombreux virages et le réseau est clairement actif en hautes eaux malgré le fait qu'il soit perché.
Après une vingtaine de visées, nous arrivons au cairn matérialisant la limite du connu. Après un passage étroit en oppo, la morphologie change radicalement. Nous voyons Seb qui est parti en éclaireur s'éloigner indéfiniment dans le conduit avant de trouver un point. La visée suivante est incroyable : 32m.
Et la ligne droite continue...
Je me prends à rêver de déboucher enfin dans le supérieur tant convoité, car nous nous sommes nettement élevés par rapport aux galeries du Blau.
Mais Dame Nature sait souvent nous rappeler à l'ordre.
A la fin de ce parcours, nouveau croisement de faille. A droite, une courte galerie fossile bute sur un remplissage de calcite et mondmilch.
Tout droit le conduit redescend d'au moins huit mètres tout en se pinçant inexorablement. Il n'y a plus de ventilation. Le courant d'air, lui, arrive bien évidemment d'encore au dessus.
On parvient à le localiser dans le plafond sortant d'un espace franchement mince et sans visibilité, tout le long d'une fissure remontante.
Un point faible reste à tenter cependant : une alcôve a l'air un peu plus large au dessus d'un passage étroit d'un bon mètre cinquante qu'il faudrait éliminer, en travaillant prudemment de bas en haut.
Nous rentrons un peu déçus et frigorifiés. Nous retrouvons Henri et Denis dans la salle. Henri s'est bien pris la tête pour rééquiper l'abominable escalade, que nous redescendons tout en topographiant.
Sortie sous la pluie vers 19H.
Au total une quarantaine de visées de mon côté dans le nouveau réseau. Mon sentiment est que nous nous sommes nettement rapprochés du Chandelier mais que nous sommes encore trop bas. Le Blau ne s'est jamais laissé faire et il le prouve encore aujourd'hui.
Mais la sortie a été vraiment optimisée avant les pluies et l'étau se resserre. Bientôt les chiffres parleront.
Trou du Vent du Blau
Participants : Denis, Sébastien, Elodie, Henri, Laurent (SCA); Arthur, Viviane, Rémi, Lionel (SSP); Stoche (SCM)
TPST : 9H30
Sympathique interclub pour poursuivre les travaux et l'exploration du nouvel affluent découvert en haut de l'escalade mardi dernier.
Descente rapide du puits d'entrée rééquipé la veille par Seb. On se retrouve en bas de l'escalade avec un gros tas de matos à monter. Les navettes de kits vont prendre un bonne heure étant donné la configuration des lieux et l'impossibilité de monter individuellement un trop gros poids tellement les bloqueurs glissent.
On se divise en trois équipes : Elodie et Stoche resteront en bas pour topographier certaines zones connues du Trou du Vent (faille Parkinson entre autres). Denis et Henri se chargeront de l'aménagement et du rééquipement de l'escalade pendant que Seb, Lionel, Rémi, Viviane, Arthur et moi partirons topographier le nouveau réseau au fur et à mesure de l'explo.
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| Les kits montent un par un dans l'étroite faille |
Après la montée de la faille à déconseiller aux âmes sensibles, la sortie dans la salle des brèches est un soulagement, mais l'endroit reste dangereux à cause de l'instabilité et de la configuration en entonnoir.
La géologie est remarquable : l'agrandissement est dû à un croisement de faille doublé d'une arrivée d'eau en plafond. La brèche sédimentaire habituelle du secteur est accompagnée d'une brèche tectonique beaucoup plus spectaculaire puisqu'elle a remanié des blocs de grès du Tertiaire en son sein, probablement lors de l'avancée frontale du pays de Sault sur le bassin de Carcassonne, pendant la surrection des Pyrénées.
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| La salle dans les brèches. A l'arrière, Rémi sort de l'escalade |
Après une vingtaine de visées, nous arrivons au cairn matérialisant la limite du connu. Après un passage étroit en oppo, la morphologie change radicalement. Nous voyons Seb qui est parti en éclaireur s'éloigner indéfiniment dans le conduit avant de trouver un point. La visée suivante est incroyable : 32m.
Et la ligne droite continue...
Je me prends à rêver de déboucher enfin dans le supérieur tant convoité, car nous nous sommes nettement élevés par rapport aux galeries du Blau.
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| En première dans le méandre devenu subitement rectiligne |
Mais Dame Nature sait souvent nous rappeler à l'ordre.
A la fin de ce parcours, nouveau croisement de faille. A droite, une courte galerie fossile bute sur un remplissage de calcite et mondmilch.
Tout droit le conduit redescend d'au moins huit mètres tout en se pinçant inexorablement. Il n'y a plus de ventilation. Le courant d'air, lui, arrive bien évidemment d'encore au dessus.
On parvient à le localiser dans le plafond sortant d'un espace franchement mince et sans visibilité, tout le long d'une fissure remontante.
Un point faible reste à tenter cependant : une alcôve a l'air un peu plus large au dessus d'un passage étroit d'un bon mètre cinquante qu'il faudrait éliminer, en travaillant prudemment de bas en haut.
Nous rentrons un peu déçus et frigorifiés. Nous retrouvons Henri et Denis dans la salle. Henri s'est bien pris la tête pour rééquiper l'abominable escalade, que nous redescendons tout en topographiant.
Sortie sous la pluie vers 19H.
Au total une quarantaine de visées de mon côté dans le nouveau réseau. Mon sentiment est que nous nous sommes nettement rapprochés du Chandelier mais que nous sommes encore trop bas. Le Blau ne s'est jamais laissé faire et il le prouve encore aujourd'hui.
Mais la sortie a été vraiment optimisée avant les pluies et l'étau se resserre. Bientôt les chiffres parleront.
samedi 24 septembre 2016
Samedi 24 Septembre 2016 l'après-midi: pendules à l'heure....au Cerf, Picaussel...
Petite sortie pour contrôle d'air avec Thierry, qui est a Belvis pour ramasser ces patanes...Et l'on a déjà un excellent souffle à l'entrée du Cerf.....mais à 8°, ce qui nous semble déjà bien élevé, alors que l'on devrait être à 7 ou moins!Une rapide prospection au Sud-Ouest dans la zone ou n'avait pas été Thierry, et l'on découvre le ON4.....qui aspire autant que souffle celui ci et à 100m en amont!Il n'avait jamais été fait car aucune trace sur la terre meuble au sol.7m d'avancée en tout: un puits étroit à ouvrir au fond, et à droite avant, un petit trou avec une aspiration colossale!!!Sacré plateau!L'on en conclu quand même qu'il faudrait poursuivre au fond du Cerf, car l'expérience nous la prouvé: un tube à vent peut....cacher un vrai trou qui descend!Thierry repart arracher ces pommes de terres...la tête basse!Elles sont pourtant réputées celles d'ici!!
Au retour, passage à Pierre Lys, ou motivé par le niveau extrêmement bas de Font Maure, je vais revoir le "trou du radeau"dans le talweg plus au Sud, et que j'avais trouvé il y a 16 ans. Cette simple fente donnant sur une verticale estimée à 10m fonctionne en volume: forte aspiration, avec de courte phases de souffle froid. Explication: comme d'après ma topo de surface, l'on doit ce trouver à l'aplomb du siphon 4 de la résurgence...les mouvements d'eaux doivent pousser l'air emprisonné au dessus vers les fissures du plafond. D'autant qu'il y aurait d'après les plongeurs des volumes respectables dans cette zone. Confirmation que l'ouverture de ce trou, permettrait aux plongeurs de shunter les 3 premiers siphons, ou il y a, je crois beaucoup de courant...
Petite sortie pour contrôle d'air avec Thierry, qui est a Belvis pour ramasser ces patanes...Et l'on a déjà un excellent souffle à l'entrée du Cerf.....mais à 8°, ce qui nous semble déjà bien élevé, alors que l'on devrait être à 7 ou moins!Une rapide prospection au Sud-Ouest dans la zone ou n'avait pas été Thierry, et l'on découvre le ON4.....qui aspire autant que souffle celui ci et à 100m en amont!Il n'avait jamais été fait car aucune trace sur la terre meuble au sol.7m d'avancée en tout: un puits étroit à ouvrir au fond, et à droite avant, un petit trou avec une aspiration colossale!!!Sacré plateau!L'on en conclu quand même qu'il faudrait poursuivre au fond du Cerf, car l'expérience nous la prouvé: un tube à vent peut....cacher un vrai trou qui descend!Thierry repart arracher ces pommes de terres...la tête basse!Elles sont pourtant réputées celles d'ici!!
Au retour, passage à Pierre Lys, ou motivé par le niveau extrêmement bas de Font Maure, je vais revoir le "trou du radeau"dans le talweg plus au Sud, et que j'avais trouvé il y a 16 ans. Cette simple fente donnant sur une verticale estimée à 10m fonctionne en volume: forte aspiration, avec de courte phases de souffle froid. Explication: comme d'après ma topo de surface, l'on doit ce trouver à l'aplomb du siphon 4 de la résurgence...les mouvements d'eaux doivent pousser l'air emprisonné au dessus vers les fissures du plafond. D'autant qu'il y aurait d'après les plongeurs des volumes respectables dans cette zone. Confirmation que l'ouverture de ce trou, permettrait aux plongeurs de shunter les 3 premiers siphons, ou il y a, je crois beaucoup de courant...
jeudi 22 septembre 2016
Mercredi 21 Septembre 2016
participants :Denis, Steve
Petite sortie désob au trou d'Attila (appellation provisoire le temps de savoir s'il est connu )
Situé a environ 50m a l'ouest d'où la rivière de Goury se jette dans la Cesse.
Le trou est un tube dans le lit de la Cesse orienté nord-ouest d'environ 80cm de large et 15m de long, obstrué de terre compacte jusqu'à 15cm du plafond, il a un zef par intermittence.
En 2h nous l'avons prolongé de 2m ce qui nous laisse apercevoir sur la droite une chatière de 30cm et sur la gauche un trou de 10cm dans la terre.
Attila qui découvre le trou pour se mettre au frais
TPST : 2h
Libellé : trou d'Attila, La Caunette, Minervois
participants :Denis, Steve
Petite sortie désob au trou d'Attila (appellation provisoire le temps de savoir s'il est connu )
Situé a environ 50m a l'ouest d'où la rivière de Goury se jette dans la Cesse.
Le trou est un tube dans le lit de la Cesse orienté nord-ouest d'environ 80cm de large et 15m de long, obstrué de terre compacte jusqu'à 15cm du plafond, il a un zef par intermittence.
En 2h nous l'avons prolongé de 2m ce qui nous laisse apercevoir sur la droite une chatière de 30cm et sur la gauche un trou de 10cm dans la terre.
Attila qui découvre le trou pour se mettre au frais
TPST : 2h
Libellé : trou d'Attila, La Caunette, Minervois
mercredi 21 septembre 2016
Un peu d'histoire: tiré de "l'écho des ténèbres N° 17 de Octobre 1985. Article du regretté Antoine Cau, l'un des fondateurs du CDS 11.
L'appellation "trou du vent, portée sur la carte IGN en tant que lieu dit, s'applique en fait à 2 ou 3 orifices minuscules(...), situés en bord de l'ancien chemin montant au col du Chandelier. (L'un deux est l'actuel "trou du Chandelier"!).D'où sort un souffle très faible (?) (du moins actuellement, précise Antoine!). C'est sans doute cela que signale E.A MARTEL dans "la France ignorée"en ces termes: "le vent du Pas: Prés de l'Escale, au puig du Til. Phénomène à vérifier ( guide bleu Joanne- Pyrénées- 1928-p455).sans doute cavité à double orifice et courants d'air.Quoi qu'il en soit, le nom précis "trou du vent du Blau ne fut employé que beaucoup plus tard.
Historique de l'Exploration: 1947: Première tentative d'exploration par quelques sportifs de Puivert, sous la conduite de M. Albert Loupia, instituteur à l'Escale.Vu l'absence de matériel adéquat pour la descente des puits,appel est fait à MM. François et Ribero (ce dernier instituteur à Puivert)( et....le monde est vraiment petit.... grand ami de mon père Mr René Guilhem....!) du SC Aude, qui prêtent 50m d'échelles. Deuxième essais, descente des puits et exploration partielle par MM. Loupia et R. Jourda. Arrêt sur eaux. Ce gouffre tombe ensuite apparemment dans l'oubli pendant plusieurs années.
1952: à l'initiative de A.Loupia, le SC Aude reprend l'exploration le 29 Juin et parcours la majeure partie de la cavité, jusqu'aux deux siphons.
Le 21 septembre 1952 (il y a pile poil....64 ans!), le SS. Plantaurel y fait sa première visite. Quelques prolongements sont découverts. Topographie levée les 15, 22 et 29 octobre 1967 (si si vous avez bien lu!).Fin de l'article d'Antoine.
Par la suite, la SSP y fait de nombreuses incursions, notamment pour des escalades. Mais apparemment pas celle faite hier....notée sur la topo:"grande diaclase".
Du 9 au 23 août 1985, le CDS11, fédérant tous les actifs de l'époque organise un camp, ou vont être fait un gros pompage du siphon amont, permettant l'accès à une grande salle butant sur une grosse trémie très ventilée. Et un chantier colossal d'ouverture "stakhanoviste" de la faille parkinson, sous la conduite de l'inimitable Albert Hernandez. 5 ans plus tard, un petit groupe du SC Aude, poursuit la désob de cette faille, qui à l'époque était très ventilée. La SSP par la suite remet ça et progresse encore un peu...En ordre dispersé l'on n'est pas très efficace, c'est l'Histoire qui ne ment pas!
Enfin, l'été 2015, soit 25 ans plus tard...avec quasiment les mêmes protagonistes, pour ce qui est de l'initiative des recherches, le SC Aude piste minutieusement les ventilations et en conclus que 80 pour cents de l'air de l'entrée provient de cette "grande diaclase". J'y entame une escalade très éprouvante avec Denis sur une dizaines de mètres le 17/10/2015. Deuxième séance hier avec Lionel de la SSP , qui va nous donner la première que l'on sait....L'aventure continue....
L'appellation "trou du vent, portée sur la carte IGN en tant que lieu dit, s'applique en fait à 2 ou 3 orifices minuscules(...), situés en bord de l'ancien chemin montant au col du Chandelier. (L'un deux est l'actuel "trou du Chandelier"!).D'où sort un souffle très faible (?) (du moins actuellement, précise Antoine!). C'est sans doute cela que signale E.A MARTEL dans "la France ignorée"en ces termes: "le vent du Pas: Prés de l'Escale, au puig du Til. Phénomène à vérifier ( guide bleu Joanne- Pyrénées- 1928-p455).sans doute cavité à double orifice et courants d'air.Quoi qu'il en soit, le nom précis "trou du vent du Blau ne fut employé que beaucoup plus tard.
Historique de l'Exploration: 1947: Première tentative d'exploration par quelques sportifs de Puivert, sous la conduite de M. Albert Loupia, instituteur à l'Escale.Vu l'absence de matériel adéquat pour la descente des puits,appel est fait à MM. François et Ribero (ce dernier instituteur à Puivert)( et....le monde est vraiment petit.... grand ami de mon père Mr René Guilhem....!) du SC Aude, qui prêtent 50m d'échelles. Deuxième essais, descente des puits et exploration partielle par MM. Loupia et R. Jourda. Arrêt sur eaux. Ce gouffre tombe ensuite apparemment dans l'oubli pendant plusieurs années.
1952: à l'initiative de A.Loupia, le SC Aude reprend l'exploration le 29 Juin et parcours la majeure partie de la cavité, jusqu'aux deux siphons.
Le 21 septembre 1952 (il y a pile poil....64 ans!), le SS. Plantaurel y fait sa première visite. Quelques prolongements sont découverts. Topographie levée les 15, 22 et 29 octobre 1967 (si si vous avez bien lu!).Fin de l'article d'Antoine.
Par la suite, la SSP y fait de nombreuses incursions, notamment pour des escalades. Mais apparemment pas celle faite hier....notée sur la topo:"grande diaclase".
Du 9 au 23 août 1985, le CDS11, fédérant tous les actifs de l'époque organise un camp, ou vont être fait un gros pompage du siphon amont, permettant l'accès à une grande salle butant sur une grosse trémie très ventilée. Et un chantier colossal d'ouverture "stakhanoviste" de la faille parkinson, sous la conduite de l'inimitable Albert Hernandez. 5 ans plus tard, un petit groupe du SC Aude, poursuit la désob de cette faille, qui à l'époque était très ventilée. La SSP par la suite remet ça et progresse encore un peu...En ordre dispersé l'on n'est pas très efficace, c'est l'Histoire qui ne ment pas!
Enfin, l'été 2015, soit 25 ans plus tard...avec quasiment les mêmes protagonistes, pour ce qui est de l'initiative des recherches, le SC Aude piste minutieusement les ventilations et en conclus que 80 pour cents de l'air de l'entrée provient de cette "grande diaclase". J'y entame une escalade très éprouvante avec Denis sur une dizaines de mètres le 17/10/2015. Deuxième séance hier avec Lionel de la SSP , qui va nous donner la première que l'on sait....L'aventure continue....
Mardi 20 Septembre 2016: 30 ans après qui lu cru!!!!
Journée HISTORIQUE au Trou du vent du Blau....
Avec une équipe réduite de 3: Moi-méme, Stoche notre président, et Lionel, le pro filiforme....
Et un contretemps facheux, qui nous prive de Laetitia, qui voulait s'initier à la topo, avec le maitre du disto, et que nous n'arrivons pas à contacter!
Rentrée tardive (11H15). Lionel reéquipe, et l'on ce répartis les taches: Stoche fait ces relevés de la base des puits jusqu'à l'escalade, et avec Lionel, je continue l'escalade. Montée en 7 points d'artif, d'environ 7m, dans du très gras et étroit. Jusqu'à un replat, ou je peut enfin décompresser et poser deux amarrages pour la statique. le fond de la faille qui me semblait posséder des vides sympathiques, me laisse un moment dépité, car semble bien fermé. Mais en me retournant, il me semble il y avoir du gros au dessus de mes amarrages...Lionel prend la téte en libre dans du cailloux un peu plus propre. Je ne le vois pas, mais ces commentaires sur l'instabilité des lieux, me fond rentrer la téte dans les épaules! Après 10m en zigzag, il deviens euphorique et fixe la stat. L'ayant rejoint, un dernier seuil en libre nous fait accéder à une salle de belles dimensions. Et l'on voit bien que ça "barre grave", et la pression de l'
éxitation va en croisant....Et l'on n'ai pas déçu: 50 m de progression dans un magnifique rocher....propre, parfois une magnifique brèche, dans des conduits en profil essentiellement en méandre! Arrèt sur....rien (expression qui amusait beaucoup Albert), c'est à dire du plus que confortable, et une ventilation de dingue! Je construit le kairn des grands jours, en sachant très bien que ce terminus symbolique ne sera pas longtemps respecté!Retour au point casse croute au carrefour, pour une collation qui n'est pas un luxe. Sur la digestion, trempé et ayant eu ma dose, ma deuxième remontée vers la suite est un échec, mes bloqueurs ne ressemblant plus à rien, refusant totalement de fonctionner. Je laisse les deux compères passer, et regagne tranquillement la surface. Avec un crochet au siphon amont pour décroter un peu tout ça....Sortie à 18H. je vais attendre 2H30 les autres.Mais ils n'aurons pas perdu leur temps, en améliorant l'équipement et en faisant.....80m de première en plus!Arrèt de nouveaux sur une très belle perspective!. TPST de : 6H45 pour moi et 9H15 pour les autres.Plus de 15m monté et 150m de première en tout. Nous avons la confirmation définitive que cette difficile escalade n'avait jamais été faite.Maintenant priorité absolue de continuer la topo et de calibrer et aménager l'escalade.Trente ans après le pompage et la faille Parkinson, le mythique Blau semble enfin vouloir parler!
Journée HISTORIQUE au Trou du vent du Blau....
Avec une équipe réduite de 3: Moi-méme, Stoche notre président, et Lionel, le pro filiforme....
Et un contretemps facheux, qui nous prive de Laetitia, qui voulait s'initier à la topo, avec le maitre du disto, et que nous n'arrivons pas à contacter!
Rentrée tardive (11H15). Lionel reéquipe, et l'on ce répartis les taches: Stoche fait ces relevés de la base des puits jusqu'à l'escalade, et avec Lionel, je continue l'escalade. Montée en 7 points d'artif, d'environ 7m, dans du très gras et étroit. Jusqu'à un replat, ou je peut enfin décompresser et poser deux amarrages pour la statique. le fond de la faille qui me semblait posséder des vides sympathiques, me laisse un moment dépité, car semble bien fermé. Mais en me retournant, il me semble il y avoir du gros au dessus de mes amarrages...Lionel prend la téte en libre dans du cailloux un peu plus propre. Je ne le vois pas, mais ces commentaires sur l'instabilité des lieux, me fond rentrer la téte dans les épaules! Après 10m en zigzag, il deviens euphorique et fixe la stat. L'ayant rejoint, un dernier seuil en libre nous fait accéder à une salle de belles dimensions. Et l'on voit bien que ça "barre grave", et la pression de l'
éxitation va en croisant....Et l'on n'ai pas déçu: 50 m de progression dans un magnifique rocher....propre, parfois une magnifique brèche, dans des conduits en profil essentiellement en méandre! Arrèt sur....rien (expression qui amusait beaucoup Albert), c'est à dire du plus que confortable, et une ventilation de dingue! Je construit le kairn des grands jours, en sachant très bien que ce terminus symbolique ne sera pas longtemps respecté!Retour au point casse croute au carrefour, pour une collation qui n'est pas un luxe. Sur la digestion, trempé et ayant eu ma dose, ma deuxième remontée vers la suite est un échec, mes bloqueurs ne ressemblant plus à rien, refusant totalement de fonctionner. Je laisse les deux compères passer, et regagne tranquillement la surface. Avec un crochet au siphon amont pour décroter un peu tout ça....Sortie à 18H. je vais attendre 2H30 les autres.Mais ils n'aurons pas perdu leur temps, en améliorant l'équipement et en faisant.....80m de première en plus!Arrèt de nouveaux sur une très belle perspective!. TPST de : 6H45 pour moi et 9H15 pour les autres.Plus de 15m monté et 150m de première en tout. Nous avons la confirmation définitive que cette difficile escalade n'avait jamais été faite.Maintenant priorité absolue de continuer la topo et de calibrer et aménager l'escalade.Trente ans après le pompage et la faille Parkinson, le mythique Blau semble enfin vouloir parler!
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