mercredi 8 mai 2019

Grosse séance de purge

Mercredi 8 Mai 2019
Aplomb cheminée du vieux corbeau
Participants : Henri, Dom, Laurent
TPST : 7H

 Presque tout est dans le titre...
Deuxième séance de vidage de l'ancien aven découvert grâce au report topo. On devait être plus nombreux, mais finalement on s'en est sorti malgré la profondeur qui augmente.
Les proportions restent à peu près les mêmes en descendant, et les preuves démontrant que ce trou était autrefois bien ouvert s'accumulent.
Il y a quelques ossements (ovins ?) qui sont mêlés aux cailloutis anguleux assez typiques des périodes froides. La dernière s'étant terminée il y a 10000 ans environ, ils doivent y être depuis un moment.

On devra probablement tout vider tant que la configuration est verticale. Ca risque de durer, mais de petits vides présents de temps à autre sont là pour nous encourager, d'autant qu'ils sont accompagnés d'un petit courant d'air qui parvient à filtrer on ne sait comment à travers le bouchon.

En fin de journée, nous sommes environ à 4m de profondeur en deux séances.

L'aven réapparait au fur et à mesure de la désobstruction

lundi 6 mai 2019




Un très grand merci de notre partenaire Cousin Trestec pour leur collaboration aux explorations du trou du chandelier.
Des cordes répondant très bien aux exigences du milieu souterrain.(photo paru sur le FB de Cousin Trestec.
https://www.facebook.com/CousinTrestec/photos/a.652859751562435/1193576497490755/?type=3&theater
Et bien sur un grand merci pour notre photographe , Étienne.

mercredi 1 mai 2019

Mercredi 1 Mai 2019 l'après-midi: Un bon 1er Mai tout de même.
Pour ne pas perdre la main....
Parti en milieu de journée avec l'intention d'un peu marcher, montée par le sentier balisé menant au Roc de Capio depuis Ginoles. Belle ballade mais....vraiment trop de chaleur! L'on ce croirait en Juillet face Sud!En contrebas coté Est de l'aire de repos du col du Portel, j'avise un, puis 2 départ ventilés qui avaient échappé a mes nombreuses recherches sur le secteur. Découragé par la chaleur je redescend et croise sur la route...Lionel qui part travailler à Galamus...Le monde est petit sur les karst audois...Passage chez Raymond à Quillan, et je le motive pour monter sonder ce départ. Avec des outils de fortune ramassés à la vas vite. Occasion de ce revoir, car ça fait presque 15 ans que nous n'avions pas fait de spéléo ensemble.Sur l'aire de repos, tentative de dépannage d'un couple de jeunes motards toulousains, qui ont cassé leur cable d'embrayage.
ça avait belle gueule....
Séance contorsion et décaissage, avec un bon moment l'espoir de trouver quand même quelque chose qui ressemblerait à un trou, au vue du souffle réfrigérant qui sort de là. Que néni, il s'agit bien d'un "faux trou", crée par les vides du gros remblais créé au cours de la construction de l'aire de repos! Toujours stupéfiant de voir comment le courant d'air ce cré avec...rien et surtout ce refroidis sur quelques mètres!Puisque j'y suis rentré de...3m, il figureras quand même dans l'inventaire de la zone.Rebouchage de l'entrée avec des cailloux. En longeant la D117vers l'aval, coup d'oeil à un départ déjà repéré sur le talus, mais pas d'air. Ce massif de Ginoles pourtant très intéressant en potentiel comme la prouvé la dernière coloration, est des plus ingrats, avec ces alternances marnes calcaire. TPST+TPES:4H.

dimanche 28 avril 2019

test
Quelques mètres cubes après....
Début de décaissement à l'aveugle
Images trou du vieux corbeaux...
le site....avant....

Après 6 mois de recherches passablement acharnées....et pas moins de 10 cavités passées au peigne fin...

Accélération des évènements

Dimanche 28 Avril 2019
Secteur Sarrat de l'Etreuil - Coume Froide
Participants : Jean-Luc, Julie, Henri, Laurent
TPST/ES : 7h

A peine trois jours après la pointe topo au fond du Chandelier, nous voici en surface avec le précieux report (effectué dans la foulée) en main.
Depuis un point bien reconnaissable sur photo aérienne, il faut effectuer 45m vers le sud puis bifurquer sud-ouest sur 15m de plus pour tomber sur l'aplomb théorique de la cheminée du corbeau, qui se situe 65m ou 90m plus bas (selon que l'on mesure depuis le haut ou le bas).

On se retrouve dans la forêt avec le disto et une mire. Il ne faut pas longtemps pour faire les mesures dans ce sous-bois. Le verdict tombe...sur un vague creux entre deux masses rocheuses. Ce secteur confirme un sentiment tenace d'intérêt que je trimballais depuis plusieurs mois après analyse du terrain, car on passait régulièrement par là en travaillant sur les autres trous du coin.

Pourtant il n'y a strictement rien. Ca fait toujours bizarre de dire aux copains dubitatifs : il faut creuser là...!
On commence par vider pendant plusieurs heures trois bons mètres cube d'humus forestier de belle qualité. Un chasseur ou promeneur passant par là nous aurait pris pour des débiles profonds en voyant la scène.
Des cailloux apparaissent progressivement, et les deux masses rocheuses qui continuent parallèlement en profondeur s'avèrent être deux parois plongeantes. Maintenant il faut arrêter de réfléchir, et creuser...

Quatre heures après le début des hostilités, la profondeur atteint environ 1,5m lorsqu'un trou minuscule (deux doigts) s'ouvre entre cailloutis et paroi. Henri annonce : "il y a du zef". On y croit pas au début. Puis Jean-Luc confirme : "c'est vrai, je vois la vapeur à l'horizontale". Je bondis au fond du trou en tachycardie. Bord.. de pu.... de m....! Au mètre près dans l'océan calcaire du plateau en ayant tiré des centaines de visées sous terre depuis la reculée de l'Escale. J'ai du mal à y croire...

Bon, les températures sont à l'équilibre, l'entrée du Chandelier est fermée, le bouchon de cailloutis est presque hermétique avec des vides de l'ordre du centimètre, ça va donc demander confirmation avec des conditions plus favorables, mais on a pas rêvé, on vient d'amorcer un courant d'air à partir de rien...
On continue à vider encore un bon mètre cube de plus. La largeur du puits comblé est d'environ 1,8m. Confortable...De gros cailloux apparaissent en fin de séance. La visibilité est nulle, le travail conséquent, mais la confiance est là. Le bouchon, peu importe son épaisseur, va être mis à mal dans les prochaines semaines. On ne va plus savoir ou donner de la tête.
Fin d'après-midi devant une bonne bière à la brasserie de Puivert. Quelques images suivront prochainement.

vendredi 26 avril 2019

Fond du Chandelier...en Avril. Topo extrême et anthropisation des lieux.

Jeudi 25 Avril 2019
Trou du Chandelier
Participants : Seb, Dom, Denis, Laurent + Jean-Luc et Henri en zone d'entrée
TPST : 14 h pour l'équipe du fond

Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Alors qu'en Mai dernier il fallait la combi de plongée intégrale pour traverser le premier kilomètre et autres bassins plus loin, ce printemps le lac de 200m est presque sec !
Malgré tout il reste pas mal d'eau dans la deuxième partie du réseau I ce qui lui donne un certain charme, et de l'eau jusqu'en haut des cuisses pour nous.

Entrés vers 10h il nous faut presque quatre heures pour avaler les kilomètres et atteindre le siphon de sable du IV, où il est prévu d'installer un point chaud quatre places (et quatre étoiles bien sûr). Aucun signe de mise en charge dans le pseudo-siphon un peu avant, qui semble être resté sec cet hiver.

On attaque la topo du méandre sous le réseau fossile du IV avec Seb, pendant que Denis et Dom rééquipent et montent le point chaud.

Le point chaud avant

Le point chaud après

Au niveau topo ça commence mal : le logiciel refuse de s'ouvrir sur le PDA. Rien à faire il faut se résoudre à avancer au carnet. En plus nous sommes obligés de passer par le méandre tant que les mains courantes de la galerie supérieure ne sont pas équipées. On s'en sort pas trop mal et on débouche avec plaisir dans le fossile sec après deux bonnes heures de relevés. La suite sera du caviar. Le plaisir de voir enfin ces mesures s'emmagasiner est bien présent après plusieurs mois de réflexions en aveugle. La visée dans la cheminée au-dessus de la main courante nous montre que nous sommes en bas d'un P50...

Archives d'une partie de l'histoire du massif

La chapelle du IV. On y prie pour sortir sans encombres d'aussi loin

Fossile sur faille

Zone de grandes hauteurs. On voit bien l'ancien remplissage soutiré

On termine la session topo au niveau du corbeau fossilisé. L'objectif de connaitre l'emplacement en surface de ces grandes cheminées va pouvoir être atteint. Demi-tour car il est déjà tard. On retrouve Dom et Denis venus à notre rencontre. Ils ont bien équipé la remontée vers la galerie où nous sommes. Pendant qu'ils font quelques images, je retourne bidouiller le PDA et finit par redémarrer le système. La mémoire du disto se vide enfin (279 visées...) et la cavité apparaît sur l'écran en direct. Magie de la technologie quand ça veut bien marcher...

Explications en direct

Cette cheminée se rapproche furieusement de la surface et on se prend à rêver...

Vers 20h on est de retour au point chaud. Un vrai miracle que cette installation ! Il y fait 25°, on y sèche peinard en prenant le repas du soir. La contrepartie c'est qu'il est difficile d'en sortir...

Chaude ambiance
On doit quand même se résoudre à entamer le long retour désormais habituel, des perspectives plein la tête. Tout le monde est dehors vers minuit, après 14h intenses pour le corps et l'esprit. La satisfaction d'avoir fait avancer le schmilblick est la récompense. En vrac, confirmation que les puits soutirant le IV sont situés en plein coeur du synclinal, bien placés pour aller vers le Blau, et le haut de la cheminée du Corbeau n'est plus qu'à 65m de la surface ! Le réseau atteint désormais 120m de dénivellation. Un bon démarrage pour la troisième saison d'explo dans le réseau.

dimanche 21 avril 2019

Dimanche 21 Avril 2019: Pas d'oeufs trouvés, mais une confirmation....
LAV 15
Avec Romain, arrivée sur le plateau vers les 10H, par un temps shiteux....digne de Pâques...Sur la route avant le col, rencontre enchantée de 2 petits renardeaux qui s'amusent sur le bas coté, sans aucune notion du danger. La féerie de la Nature....
décaissage.
Sortie multi fonctions, puisque je fais équiper Romain pour aller voir le LAV 16, repéré le 6. Et qui n'avais certainement pas été fait depuis....1984!De beaux nat fond l'affaire pour descendre ce large R5. Il nous apparais au fond, que personne n'y a tenté quelque chose, et l'on finis par localiser ce qui pourrais être une suite. Beaux décaissage, sec au début, puis de plus en plus pégut...Plateau de Sault quoi!Au bout d'une alcôve inaccessible apparaît une belle voûte. Mais surtout un net léger souffle (à la riton!) sort de là. Certainement de la fissure subjacente à la voûte. Pas de quoi sauter au plafond, mais à mettre sous le coude...quand l'on pourras. Cote:-7. L'on parviens à casser la croûte au fond du talweg marneux, ou un semblant de soleil daigne un peu nous réchauffer. Puis direction le LAV15, 100m plus à l'Est. Modeste R3.5 en bouteille. De facture verticale et comblé de blocs, rien ne nous apparaît intéressant. Cote:-5.Pleins de salamandres entre les blocs. Pour finir la journée, j'ai l'idée, et bien m'en prend, d'aller revoir l'aven des Salamandres. C'est aussi l'occase pour Romain de voir le réseau du fond et de faire un peu de corde. La lucarnette pignée par Laurent.....aspire à bête...!Malgré la douceur relative du jour....Je laisse imaginer quand il fait cagnard dehors! Depuis longtemps j'avais sentis que nous tenions là l'entrée haute tant recherchée!!!Je pense en plus que ce remplissage de calcite tendre doit bien ce travailler au marteau-burineur. Test sef au SE2 proche, mais le petit trou rebouché ne laisse plus passer la fumée. Il s'agit de toute façon du même trou que les Salamandres, 100m au Sud de la perte semi-active. No comment....Je suis évidemment toujours motivé par la Vernouze, mais l'objectif de l'entrée haute vers le fond, me semble ce préciser.....
LAV 16
initiation
TPST+TPES:7H30.