lundi 7 novembre 2016

Sortie club à Trassanel IV : 1ère sortie sans le maître

Dimanche 06 novembre 2016
Grotte de Trassanel, réseau IV
Participants : Jean-Luc, Julie, Pierre, Dom, Jean-Marc, Denis, Sophie, Jean-Etienne, Eric

Une pensée pour Henri qui manque à l'appel ce jour-là. Objectif : balade dans le IV jusqu'à la salle des Graviers, et visite aux Mystères.
Jean-Luc fait le briefing : nous avons 2 topos (pas très lisibles), 55m de corde en cas pour le Puits qui siffle qu'on laissera au III, 17m pour le ressaut glissant (en fait il est équipé), et de quoi amarrer.
De g. à d.: Jean-Marc, Dom, Eric, Jean-Etienne, Jean-Luc, Pierre, Sophie et Julie

Entrée à 10h30, on prend pied dans le IV à midi après une belle descente de 140m.
Puits Ribero 
Dom arrive au III



Pierre attaque le IV

Julie (en haut) et Sophie, dernier fractio

Arrivée de Julie 

Dans le IV, visite touristique guidée par Pierre et Dom qui sont déjà allés plusieurs fois aux Mystères. On prend des photos, bluffés par les volumes et les concrétions en tous genres.
C'est par où ?




Eric (clin d’œil à Etienne)

Pique-nique à la salle des Graviers, visite au crâne d'ours (ourson ?), et on va même fureter avec Dom au bout de la faille qui fait suite (arrêt devant une étroiture en chicane montante).
Dom dans la faille après les Graviers

On poursuit vers les Mystères. Dom et Pierre ont connu le fameux trou alors qu'il était rempli de bouillasse... de sacrés souvenirs de désob. Nous y descendons avec Sophie, Pierre, et Jean-Luc. On rigole avec Pierre en souvenir du retour de gaz qu'on avait eu alors qu'on était tous au fond, évacuation précipitée !
Cette fois le trou souffle. La galerie du fond est taillée sur 15m environ (c'est long) bosselée, elle butte sur une faille de 5 à 10cm de large haute de plusieurs mètres. Le dernier tir n'a pas été dégagé, une énorme écaille tient en équilibre au plafond, il ne faut pas traîner...Coup d’œil rapide : la faille se prolonge, Jean-Luc voit même un léger élargissement en hauteur. Au retour, je sens l'air dans la figure, peut-être inversé ?
Nous prenons le chemin du retour, toujours émerveillés. La remontée est attaquée à 16h15 après un bon nettoyage. Dom prend patiemment la place de serre-file, la remontée sera plus longue que la descente, mais tout le monde sort avec le sourire ! Sortie à 19h15.
3 petites lumières en bas...

Le président préside (haut du Ribero)

Jean-Marc 

Jean-Etienne

Eric

Dom : laissez-moi sortir !

TPST : 8h45

Samedi 05 /11 2016.
participants : Ali et la famille Bidois : Anne,  Jean-Luc,  Lucie, Audrey. SCA : Élodie,Sébastien, Jean-Luc.
TPST : 3h ; 30
Initiation Cabrespine rivière.

 Rattrapage des J N S pour la famille Bidois et découverte de Cabrespine pour Ali  copain de Sébastien.  Rendez-vous pour 13h30 sur le parking de la grotte,  équipement de tout ce petit monde et travaux pratiques sur l'utilisation des longes. 14h rentrer dans le gouffre, descente de l'échafaudage et de la salle des éboulis puis nous atteignons la rivière. Grande émotion pour la famille Bidois et émerveillement pendant la progression devant le spectacle des différents tableaux des concrétions réaliser et offert à la vue par Dame Nature .
Arrivé au gobelet où tout le groupe se désaltère puis  retour sur nos pas sans problème et sorti pour 17h30 après la visite de la partie aménagé.

Explication de la topo du gouffre

Le groupe à la parti aménagée

Une image vaut 1000 mots

Après calcul des coordonnées de quelques points topo remarquables et report sur carte zoomée sur le secteur Parcade-Paichaires, le résultat est frissonant !






Le trou des Paichaires correspond avec la cheminée découverte lors de la dernière explo. Il ne reste qu'une cinquantaine de mètres à faire en plan et environ 75m à descendre pour jonctionner, après plusieurs kilomètres de cheminement, et le courant d'air est là !
Ils ne vont peut être pas se donner facilement, mais c'est un objectif à réveiller les spéléos morts !!!

mercredi 2 novembre 2016


Quelques images en complément du CR d'Henri sur le week-end au Mounégou.

Ça gratouille à la Stèle...


Le lendemain, tandis que le reste du groupe achève le déséquipement du Mounégou - et la remontée du tuyau ! -, Elodie et moi partons prospecter à la Jasse Vieille.

La Jasse Vieille, version automne
Zone prospectée en vert
Petit effondrement sur une crête. Copier / coller de la doline de la crête toute proche... ?
Pas de zeph
Déception. Pas de cavité, juste un suintement.
Suintement bis. Celui-ci est capté


Suintement ter.

Bilan décevant, toutes les dolines repérées de loin lors de notre sortie à l'aven de Bataillou sont en fait des suintements de surface. Il reste cependant une partie du secteur à parcourir...

A la recherche de l'ours

Dimanche 30 octobre 2016
Grotte de Trassanel II et II bis

Participants : Denis, Sophie, Dom, Manon, François, Stéphane, Charlie, Savannah, Nathalie, Alain, Ulysse

Sortie familiale dans Trassanel avec 2 benjamins : Ulysse et Manon (12 ans chacun) que nous assurerons avec une 2è corde. Nous entrons en fin de matinée après s'être équipés. Pour la plupart, c'est la découverte du matériel spéléo, mais la descente est vite expédiée.
Manon en tenue

On trouve l'étroiture de l'Ours grâce aux infos de Jean-Claude : seul Ulysse arrive à passer, mais il n’atteint pas le crâne (on saura plus tard qu'il est sur la droite).
Ulysse dans l'étroiture de l'Ours

Aux Bauges, on admire le nouveau crâne bien expliqué grâce au panneau. Puis on est tenté par un trou ovale au sol qui donne dans un sous-sol : peut-être l'ours est-il là ? Cette fois c'est ma sœur qui passe (la revanche sur les 3 frères !). Pas de crâne, mais un grand moment quand elle ressort avec des photos de cailloux...



Charlie est trop costaud !

De g. à d. : Sophie, Stéphane, Denis, Alain, Charlie, Savannah, Dom, Manon

Nathalie passe à l'aise

On poursuit par le Cierge, pique-nique,  corde du II bis, Chatière, Grande draperie, Gours des cristaux,  le passage bas très concrétionné qui rejoint la corde à nœud... le spectacle est permanent. On s'arrête avant la dernière galerie étroite.
Ulysse et François (derrière)


Retour plus rapide et sans problème. On découvre quelques trésors cachés dans des gours sous le grand disque vers la sortie. En passant on fait une boucle avec Charlie au dessus du puits des Ours. Les 4 spits d'amarrage sont  complètement oxydés et inutilisables depuis longtemps...
Sortie avec un coucher de soleil fantastique sur les Pyrénées.
TPST : 7h30

Vignevieille : la frontière est franchie !

Quelques données décortiquées après la sortie baston d'il y a dix jours;

Nos estimations étaient plutôt justes : le développement de la galerie post-siphon atteint 630m dont les 2/3 sont topographiés. Le plan ci-dessous montre un aspect assez linéaire du conduit, excepté une curieuse double baïonette où la galerie fait un véritable demi-tour et repasse au dessus d'elle-même à moins d'un mètre (!) avant de rebifurquer pour reprendre un axe sud-ouest classique.


Le rendu 3D vu de dessus rend mieux compte de cet accident de parcours déjà rencontré plus en aval à deux reprises dans le réseau mais de façon moins marquée. La sortie du siphon franchi en apnée est à droite en jaune.


La coupe montre bien l'aspect général  remontant de près de 30m par endroits depuis le siphon permanent (en jaune à gauche), entrecoupé de deux petits siphons temporaires perchés. La grosse arrivée (non topo) se situe à 1/3 du parcours environ en partant de la gauche.


Il reste à présent à fusionner avec l'ancienne topo non numérisée pour faire un report de surface précis, mais il y a d'ores et déjà plusieurs scoops :
 Le réseau, démarrant à proximité du village, a largement quitté la commune de Vignevieille et s'étend à présent sous celle voisine de Salza. Avec un développement dépassant maintenant les 7500m et une extension à vol d'oiseau d'environ 1,7km, la cavité confirme sa troisième place départementale derrière le système Clamoux-Pestril et le TM71.

Mais il y a mieux : les galeries de cette nouvelle branche passent presque exactement à l'aplomb du trou des Paichaires. Il se peut même que la grosse arrivée repérée en bas soit l'aval des Paichaires (quelques dizaines de mètres de décalage mais étant donné la distance parcourue et la marge d'erreur topo...)
Dans ce trou labyrinthique, le courant d'air parfois très fort à l'entrée nous a fait tourner en bourrique, mais étant donné ces nouvelles infos et la présence de quelques moustiques en bas, cela mérite à mon sens une nouvelle offensive en règle dès les premiers froids, en parallèle de la Parcade...

Il reste environ 100m à descendre. Un accès par ce secteur relancerait très sérieusement les explorations vers l'amont, les affluents et cheminées, et surtout, après élimination du siphon récalcitrant, vers le trou souffleur de la branche sud-est (vers la Peyre Fouillère). Tout ceci en plus bien sûr de créer une grande traversée spéléologique.
Un sacré programme en perspective.


mardi 1 novembre 2016

Octobre 2016
Au pays des Mayas
Grand voyage au pays des merveilles (archéologiques) mexicaines.

     Le Mexique est une région du monde qui a eu un passé historique spectaculaire et très mouvementé. Les vestiges de la civilisation Maya, encore présents dans la région du Yucatan ont survécu aux outrages du temps de manière admirable. Dans les immenses cités, les magnifiques et très imposantes pyramides trouent la canopée de la jungle tropicale. 
                                                 La célèbre pyramide de Chichen-Itza
       Pourtant, malgré l’abondance des pluies pendant les périodes humides, de très rares ruisseaux ou rivières parcourent ces immenses territoires. Le sol calcaire, omniprésent, en est en grande partie la cause. En effet, de nombreux gouffres, appelés ici « cénotes » recueillent les eaux de surface qui transitent par les réseaux souterrains.
     Contrairement à nous, qui les utilisions comme décharge, les mayas considéraient ces réservoirs naturels à ciel ouvert comme sacrés. Ils étaient un moyen de communication avec les dieux et l’inframonde. Ils étaient le théâtre de nombreuses cérémonies où l’on jetait des offrandes. Parfois, pour apaiser la colère des dieux ou demander la pluie, on faisait des sacrifices humains. Ils étaient  précipités du haut du gouffre.
       Aujourd’hui, nous avons la chance de pouvoir en visiter certains. Ce sont de magnifiques avens couverts d’une forêt luxuriante, dont les nombreuses racines ou lianes vont chercher le précieux liquide dans les profondeurs de la terre. Celui-ci, proche de la pyramide de Chichen-Itza a été aménagé et est devenu un simple lieu de baignade. Autre temps, autres mœurs.
                            Une "salamandre" puissance 10 appelée iguane cherche le frais.