vendredi 10 mai 2013

Désob à l’Arva (suite)

Trou de la Dent Trassanel
Vendredi 03 Mai 2013 : Jean Claude, Christiane, Claire, Jean Marie TPST : 4 heures
Samedi 04 Mai 2012 : Jean Claude, Claire, Jean Marie TPST : 3 heures
Samedi 04 Mai 2012 : Jean Claude, Jean Pierre, Jean Marie TPST : 4 heures
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Vendredi ap midi, nous poursuivons la désob. L’arva donne plus de 6 mètres. Claire et Christiane nettoient les microgours des débris du 1° tir, à la balayette, puis grain par grain…
 
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Samedi matin : retour sur le tunnel. Un tube de PVC sert de pied droit pour maintenir la trémie…
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Claire a accepté de venir tirer des gamates ! La désob se poursuit, assis au fond du tunnel, arrachant la terre à la piquette, centimètre par centimètre. Les blocs de schiste ont disparu, il n’y a pas le moindre courant d’air. L’arva chiffre notre progression :

Nous ressortons quelque peu découragés.
Retour sur le chantier. JPP a remplacé Claire.
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Deux coups de piquette et un premier vide apparaît. Le courant d’air s’amorce rapidement. Je gratte frénétiquement. Ce qui me vaut la qualification de « rat taupier », je ne sais pas trop comment je dois le prendre.
La terre cède la place à des blocs empilés ; de bon calcaire cette fois. Moins de déblai à sortir mais des questions cornelliennes : quels blocs pigner ? Avec quelles conséquences ? Jean Pierre fait preuve d’une expérience détonante !
Deux coups parfaitement réussis éliminent deux problèmes. Mais la suite n’est pas vraiment engageante et l’avis d’un spécialiste est indispensable : Jean Mi on a besoin de toi !
Avant de sortir je récupère l’arva déposé à la faille de la Guillotine, le contact à la voix est net. Nous sommes donc bien à l’extrémité nord de la faille. Comment y pénétrer sans que tout nous tombe dessus ? Le courant d’air de plus en plus net nous nargue… Matérialisé à la sortie par un fumigène « Diabolic » qui n’a de démoniaque que sa capacité à ne fonctionner qu’une fois sur cinq !
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Jeudi 9 Mai 2013: Trassanel-Traversée

Journée découverte en cette journée que la météo avait prévue mauvaise.....et qui ne l'a pas été tant que ça!!!
Luna va faire ces premiers pas par l'entrée du 1,accompagnée de sa maman Dominique.Rentrée a 10H45,pendant que des membres du GRIMP 11 et leur famille font un petit tour dans le 2 avec leurs enfants....dont certains tout petits...
Luna qui pratique l'escalade dans les Pyrénées atlantiques,n'a pas vraiment peur du vide,malgré une petite appréhension au départ face au vide....noir....
Visite 1,2 bis jusqu'aux racines,2 jusqu'en haut du Ribero.....dont une fois de plus...nous n'avons pas vu le fantôme!!!et sortie par le 2...
Pas mal pour un premier trou a 13 ans....!Elle a pris une longueur d'avance pour son camp d'été sur le massif de la Pierre St Martin,ou son prévue des sortie spéléo...

TPST: 3H

lundi 6 mai 2013

Naissance!

Nous avons la joie de vous annoncer la naissance le 24 mars 2013 de notre fils Esteban Cousin. Il fait maintenant plus de 4kg et se porte très bien. Il nous monopolise jours et nuits!
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dimanche 5 mai 2013

Trou du Vent du Pédrou

Dimanche 5 mai 2013
participants : Henri G., Denise B.D., Hervé B., Pierre B., Fabienne L., Laurent et Christelle H.
TPST : 2h30
Sortie classique au Trou du Vent du Pédrou du côté de Bélesta, sous forme d'une petite "traversée" avec entrée par le P25, visite des galeries et sortie par le P14 . Pierre a déséquipé le trou.
Après le repas sous le soleil, Henri, Pierre et Fabienne sont retournés au P25 pour continuer l'entrainement.

le P24 vu depuis le fractio en haut du puits

le P24 vu depuis le bas du puits

Impressionnante coulée de calcite

Jolis volumes avec une colonne remarquable qui fait penser à un gourdin

vendredi 3 mai 2013

La grotte Cibelle
Mardi 30 avril 2013
Participants : André, Pierre, Marie et JPP

 Sortie un peu particulière à la grotte Cibelle. Je profite de l’accompagnement de visiteurs pour réaliser des prélèvements de roche sur un secteur de la galerie. Je voudrais résoudre un problème soulevé par Patric Cabrol : la spectaculaire coloration noire de certaines concrétions est-elle due à la présence de manganèse ou  de matières organiques ? 
            Dans l’optique de cette recherche, j’ai réalisé ces derniers temps une expérience étonnante. J’ai récupéré un morceau de manganèse, qui est un minéral très noir et caractéristique. Une fois broyé, sur les conseils d’un chimiste, j’ai mis cette poudre à macérer dans un flacon avec de l’acide. Là, rien ne bouge. Au bout de deux jours, j’ai ajouté de la soude caustique à cette solution. Il s’est alors produit une réaction chimique inattendue : tout le mélange s’est épaissi au point de devenir pâteux. Une semaine après, cette potion s’est encore transformée. Une partie est restée gélatineuse et le reste est devenu liquide. Cette dernière partie qui est sans doute de l’eau, suite à la neutralisation de l’acide et de la soude s’est évaporée. Le reste contenu dans la fiole avec la poudre de manganèse a alors cristallisé, de manière identique aux cristaux de la grotte. Sans le vouloir, j’ai ainsi réalisé en quelques jours ce que la nature met des milliers d’années à faire. L’eau rendue acide par l’humus de la terre, traverse et attaque la roche. Elle libère des ions de certains minéraux. Ceux-ci, en présence d’un excédent de calcaire (solution basique) provoquent un précipité. Lorsque celui-ci arrive dans une cavité, l’eau s’évapore et il se produit cette cristallisation qui nous laisse toujours admiratif.
           Donc, pour prouver la présence de manganèse dans ces concrétions, mon idée est de prélever de la poudre de roche dans une zone très noire. Si je parviens à obtenir la même réaction chimique, j’aurais fait un grand pas vers cette hypothèse,  Malheureusement, la quantité retirée par des moyens très rudimentaires a été trop infime pour réaliser une quelconque expérience. Affaire à suivre.
          J’ai aussi profité de cette sortie pour expérimenter les « chausses bottes » dans le secteur de la bleue. C’est une solution efficace, bien qu’elles aient tendance à rester collées à la glaise.
           Quant à la grotte, elle laisse les visiteurs toujours aussi admiratifs.

   
                                   Le flacon au bout de quelques jours



Un morceau de ce cristal posé sur le manganèse

Méticuleux prélèvement (artisanal) en cours

mercredi 1 mai 2013

la Galine à Missègre

Mercredi 1er mai  2013
participants : Alain M., Henri G., Pierre B., Joël D., Christelle H
TPST : 4h

Petite sortie au trou de la Galine afin de voir le fond qui est sans surprise plein d'eau. Pierre s'essaye avec succès à l'équipement et au déséquipement du trou sous la houlette d’Henri. Perfectionnement à la verticale pour Joël qui se débrouille bien. En repartant, on s'arrête à l'aven du Berger Distrait et à l'aven de l'Etable.
 le groupe au complet devant l'entrée du trou
 l'entrée vue du trou
 le fond avec de l'eau
l'entrée du trou à la remontée

Aven Yves sortie multitâche

Samedi 27 Avril 2013

Aven Yves Missègre

Guillaume, Jean Marie TPST 11 heures

Presque en mai : 2°, visibilité à quelques mètres, pluie et vent glacial, pas de doutes on est bien dans les Corbières.

Il fait meilleur au fond du P35 d’entrée. Mais sans rencontrer de circulation d’eau, à peine quelques flaques bien utiles pour se décrotter, on réussira à sortir plus trempés qu’au Gournier. Le contact, souvent très intime avec les parois, tapissées de boue liquide et gelée, se chargera de nous mouiller jusqu’à l’os ! Corbières… face obscure de la spéléo audoise : pourri dehors, pourri dedans ! L’acu se rétablira près de ma chaudière mais le disto a rendu l’âme. Quand je pense qu’on a amené 2 jeunes pompiers en sortie d’initiation dans ce cloaque quand on a fait la 1°…

Nous réussirons pourtant à remplir nos multiples objectifs :

Revérifier la topo des puits : il y avait bien une erreur de 180° sur 2 mesures comme l’avait repéré Laurent.

Refaire l’escalade de la Faille Merdeuse : la corde précédemment laissée par Sylvain frottant partout

Rééquiper la passage en haut de salle : en partie seulement : un plaisantin ayant récupéré les écrous sur les goujons en place… Et j’avais oublié les miens.

Topographier la totalité du réseau remontant

Elargir l’accès au méandre terminal

Débuter la désob à l’extrémité du méandre : on a utilisé les trous de Sylvain. Perforés par Sylvain plutôt. Un peu faibles du cosinus ! Un stage désob me semble indispensable si tu veux arracher plus que quelques croûtes.

La suite mérite une autre séance pour mieux voir. Le conduit est engageant mais il n’y a pas un courant d’air extraordinaire.

Lors de la découverte en plein été (juillet 2011), un ruisselet cascadait dans le méandre, aujourd’hui nous trouvons juste une paroi humide. Avec toute la flotte qui est tombée cet hiver comment expliquer ce phénomène ?

Notre dernier objectif n’est qu’à moitié tenu : déséquiper. On a bien récupéré une dynamique mais laissé une corde propre à la place.

A revoir rapidement : soit il y a une suite, soit on récupère 200 m de corde et pas mal d’amarrages.

Nous nous retrouvons en bas des puits à 19 heures. La soupe était prête. Dommage que Guillaume du haut de la Faille Merdeuse ait décroché une boule de bouillasse (une seule) qui est tombée pile poil et sans rebond au milieu de la gamelle !

Petit repas quand même, qui nous permet de ressortir en forme vers 20h30.