mardi 23 septembre 2025

Mardi 23 Septembre 2025: 8 ème au trou du moulin. Je me trompe peut étre de chiffre, mais je crois que c'est bon. Retourpar une météo automnale. Qui n'arréte pas le courant d'air à tendance alternative. Deux équipes: je vais avec Alary au point bas. Et les 2D (Constant et Mas) poursuives le calibrage depuis le terminus de la dernière sortie, c'est à dire dans le milieu de la "salle". Je farfouille en détail le fond et repère du sef dans un laminoir terreux. Puis l'on se consacre aussi au calibrage, ce qui n'est pas un luxe dans cette forét de blocs glissants et pénibles. 9 salves environ émaillées d'incidents techniques géré par Alary et son calme légendaire...Qui sont très efficaces. Pendant qu'il bourre je perce et reviens au point bas. Ou après une "arruntante" (expression plantaurellesque) désob.
du laminoir je fais environ 8m de première dans ce qui semble étre un affluent amont. La suite n'est pas du tout facile à localiser, mais devrais ce trouver vers le bas sous un clapas avant le laminoir. Comme tout ça est un peu craignos je tente un peu au dessus un passage suivant un plafond sain. Après le casse croute pris au soleil. Et bien ça ne veux pas plus pour aujourd'hui puisque 2 méches ...ce cassent sur le méme bloc (changement de calcaire?). Bonne séance, d'autant que l'équipe du haut nous a fait un vrai "calibrage troisième age"!!!!!Il faut continuer comme ça, car la progression ici est vraiment pénible. TPST total:6H30. La suite au prochain numéro.

Journée technique CDS11

Dimanche 21 septembre 2025

Participants : une quinzaine de spéléos de l'Aude

À l'initiative de la commission formation du CDS 11, présidée par un Félix, une journée technique a été organisée à la grotte école du cimetière à Sallèles-Cabardès.

Nous avions installé la veille de nombreuses cordes dans le porche ainsi que la descente dans le petit puits de l'entrée. Cela a permis de s'adapter à tous les niveaux de formation et perfectionnement souhaités :

  • base de la progression sur corde ;
  • techniques "avancées" de progression sur corde ;
  • technique de réchappe ;
  • technique d'auto-secours (décrochage notamment) ;
  • technique d'encadrement ;
  • équipement.
L'après-midi Alary a équipé avec brio la vire remontante et ses quelques 19 spits et tout le monde a réussi avec tout autant de brio son franchissement. Un bel atelier !





vendredi 19 septembre 2025

Le trou perdu de la Bonnette retrouvé

Vendredi 19 septembre 2025

Participants : Daniel M., Alary

TPST: 4h / TPES: 1h15 / Trou perdu de la Bonnette

Après un temps passé dans l'oubli, ce petit trou du Minervois refait son apparition, à la faveur de prospections récentes de Daniel pour le retrouver. Un souvenir dans sa tête : s'être arrêté sur un passage déclive bas de plafond avec de la terre à creuser, et du courant d'air ? Soit. Allons.

La petite route de Pujol de Bosc mène à une bonne piste, de laquelle l'histoire de tous les trous du vallon m'est conté. Un moment on s'arrête pour que je puisse visiter un sentier karstique fait maison qui relie la série des trous de la Bonnetta, de la Bonnette, etc... Des désob prochaines devraient avoir lieu ici. Enfin le parking du trou perdu, on descend une centaine de mètres de dénivelé suivant le balisage. L'entrée est passable en l'état, mais nous donnons quand même un peu d'énergie pour l'élargir. L'image ci-dessous montre l'entrée en fin de journée, le boulot s'est concentré sur des blocs au sol (disparu).
L'entrée rectifiée
Dedans maintenant, une petite salle sous le ressaut d'entrée montre un départ descendant sur 1m50 au sol, ça pourrais passer mais je n'ai aucune visibilité sur ce qu'il y a derrière, donc on élargit par la voute. Beau boulot, on passe bien, mais un bout de plafond entièrement fissuré horizontalement reste encore en place car posé sur le sol. Il serait sortable si on le voulait, mais ne pose pas souci. Derrière, une salle de dimension juste satisfaisante. 
Au bout, un passage bas, obstrué par une petite colonne de calcite, avec un doute sur la possible continuité. Ailleurs, un point bas terreux que nous décidons de creuser pour jeter un œil. À force, l'atmosphère se charge en poussière, et ça devient pesant. Malgré la terre extraite, pas possible de jeter l'œil, je jette alors une racine de 40cm de long, qui s'enfonce entièrement mais dans un espace absolument ridicule de quelques centimètres de haut. Je lance aussi le téléphone, qui ne donnera pas plus d'informations. Pas non plus de courant d'air. Après ça, on s'acharne un peu sur la colonne de calcite pour avoir le cœur net sur cette zone d'ombre derrière. C'est probablement ici que Daniel s'était arrêté lors de la première visite. Je distingue ici du courant d'air... probablement crée par ma propre présence. Finalement la colonne cède, et me permet de passer. Résultat : que dalle ! Tout est bouché.
Le bout du bout
Nous ressortons sous le soleil. On ferra peut-être une session supplémentaire pour creuser encore un peu au point bas.

La vidéo de Daniel, qui illustre bien la chose : 

mercredi 17 septembre 2025

Aven du mont Marcou : le puits du Grand Cèdre

Samedi 6 septembre 2025

Participants : Matthias (guide pour les vertes), Chris, Vincent, Pascal, Jean-Michel L., Gilles, Alary

TPST: 5h / Aven du mont Marcou - puits du Grand Cèdre

Depuis notre inscription il y a plus d'un an sur la liste des visites du réseau des vertes du mont Marcou, une idée effrayante était restée en suspens: visiter le puits du Grand Cèdre et ces 149 mètres. Non sans quelques interrogations préalables sur l'entreprise de cette descente, il est décidé que nous ferons l'aller-retour dans ce puits gigantesque dans la foulée après la visite des vertes.

Pendant que nous visitons les vertes par binômes guidés par Matthias, Chris, les ayant déjà vues, part équiper les ressauts jusqu'au sommet du P24. Nous le retrouvons Gilles et moi dans la salle à -60, et cheminons par binômes en direction du Grand Cèdre en passant par la salle De Joly. Au P24, Gilles se met en marche pour équiper le tout et atteindre la margelle surplombante du grand puits. Effet garanti dans le froc. Le puits se décompose en deux tirées : 60 et 90m. La plus grande tirée est équipée en 6mm.

Vue depuis la margelle, 1er tirée de 60m

Avec le champ du descendeur sur corde mouillée, on atteint le seul fractionnement du puits. C'est parti sur la 6 pour les 90m restants, doucement pour ne pas trop chauffer. Le volume et la forme s'élargissant vers la base nous rendent minuscules. 
Chose amusante, en se reprochant du sol, on aperçoit la partie haute du pied du puits, ce qui donne l'impression d'être arriver alors qu'il reste encore une vingtaine de mètres à descendre avant de toucher véritablement terre ! On atterrit sur des graviers sombres exogènes apportés par le ruisseau, et fracassés par la chute en cailloutis formant une énorme dune recouvrant d'énormes blocs, et une partie du treuil d'époque. La manière dont les graviers sont déposés en lissant les reliefs entre les blocs laisse imaginer la puissance de la chute d'eau quand le ruisseau s'active !
Vestige de l'ancien treuil à main
Le point blanc à mi-hauteur c'est quelqu'un... et la lumière en haut c'est Matthias, venu voir comment ça rend avec du monde dans le puits ! 
L'immensité depuis le haut de la dune
Il semblerait qu'il y ait un petit bout de réseau quelque part en bas du puits, mais nous ne le cherchons pas. La prise de vue du puits est très difficile malgré les éclairages puissants et les téléphones performants. On se contentera d'une belle photo de groupe (merci Vincent derrière la caméra). 
👌
Le moment de remonter. On s'organise en fonction du niveau de grelottement et des contraintes horaire de chacun. Matthias avait pour l'occasion prêté un bloqueur de pied collector à Jean-Michel, le bloqueur Aphanicé, en référence au gouffre du même nom et son puits de 328m. Un bloqueur avec la particularité d'avoir un reposoir et une structure rigide pour le pied, à la place d'un système de sangles. Mais l'ascension se fera sans. Le rythme de la remontée est bon, et bat sûrement des records de vitesses sur les 90 premiers mètres. Les 60 suivants par contre, c'est la guerre contre l'élasticité de la corde. On essaie chacun différentes techniques pour tourner ce rebond infâme à notre avantage, sans grand succès. Il me semble un instant tenir quelque chose en faisant de petits mouvements francs au moment où la corde se tend, me donnant l'impression de faire du surplace ! Cela évite les mouvements amples, mais active bien plus le cardio. Je déséquipe les deux longueurs, tout rentre dans un kit enclume. Puis Gilles prend le relais pendant que je remonte. À deux nous ne pouvons pas remonter une partie de nos affaires laissée à la salle de la jonction, se sera l'affaire du dimanche.

Encore une belle coche spéléologique, dans un endroit où on ne remettra pas les pieds de sitôt !

Pour le côté histoire autour de l'exploration de l'aven du mont Marcou : ET SI MARCOU M'ETAIT CONTE 

Mardi 16 Septembre 2025: Le temps passe. Retour en force au trou du moulin de Bouisse.Ou depuis le 25 Juin, ça serait la sixième ou septième sortie. Vers 10H je retrouve Daniel M, Jean Michel Escande et....Alary Fischer, que l'on retrouve avec plaisir. 2 équipes: Jean Mi au fond avec Alary et l'équipe seignor qui vas s'occuper de la zone d'entrée, moi et Daniel. Environ 9 salves et un pseudo accident ou une lame attérit sur ma cheville droite, l'on confortabilise le premier ressaut. Et dans le début de la première salle de gros blocs sont réduits à l'état de...souvenirs..La ventilation est très bonne à ce jour et fonctionne en alternatif. L'équipe du fond péte le feu, et en environ 8 salves arrive dans une belle galerie de 25m de long environ, pour - 35m estimé. C'est joli mais apparement toujours dans cette trémie de galerie éboulée. Et la suite peu évidente, car il y a plusieurs départs. L'on casse la croute en surface alternativement et ou le soleil est revenu. Je ne vais méme pas voir la suite, les jambes coupées par la perte de ma chienne. Elle faisait partie intégrante de la vie du CLUB depuis si longtemps. Discution sympathique avec des habitants, interessés par nos travaux. Prochaine étape: la suite progressive du calibrage et le pistage de l'air. Ou en suivant l'eau (?). Laurent viens nous voir.TPST:6H30-7H.

jeudi 11 septembre 2025

Dernières nouvelles du CDL (simplification complexe)

Mercredi 10/09/2025

Réseau du Chant du Loup

Participants : Jean-Michel L, Emie, Jason, Alary, Etienne, Laurent

TPST: +/- 10h 

Difficile de faire un compte rendu exhaustif de toutes les infos de cette nouvelle pointe explo/topo au fond du CDL, mais je vais essayer de résumer..

Nous accueillons à cette occasion Emie et Jason, qui sont déjà bien aguerris en spéléo (respectivement BE en cours de validation et cordiste) et qui se mettent à l'explo.

Un peu moins de 3h de progression pour arriver sur la zone de travail, puis nous nous séparons en 3 binômes :

- Avec J. Michel nous continuons la topo vers l'ouest. Dans une branche annexe descendante j'entends clairement un bruit d'eau courante au loin...
Nous franchissons donc la conduite forcée sur laquelle je m'étais arrêté la dernière fois, pour déboucher 30m plus loin sur un ressaut de 2m sans prises donnant sur un petit ruisseau souterrain avec amont et aval, et aussi une suite fossile en hauteur.
Demi-tour pour ne pas prendre de risques sans équipement (aucune erreur tolérable ici) et poursuite de la topo vers l'ouest ensuite dans la zone fossile.

- Alary et Emie, après équipement descendent le toboggan plus à l'ouest et arrivent également dans le ruisseau. Celui-ci est exploré vers l'amont et s'avère être le même que celui trouvé avec J Michel et aussi le même que celui trouvé au mois d'août dans la branche sud. La jonction est réalisée avec cette branche, ce qui fait un beau bouclage et simplifie nettement la compréhension de la cavité. Alary a pris une vidéo mais malheureusement le format est incompatible.

- Etienne et Jason poursuivent de l'autre côté. Impossible de suivre le ruisseau vers l'aval par en bas (surcreusement), mais en hauteur ça continue après franchissement d'un toboggan remontant.
 Arrêt sur main courante à équiper et volume intéressant en vue. Il manque du matériel pour continuer.
Dans le même secteur, Etienne repère une arrivée d'eau et sédiments schisteux qui pourrait être en lien avec les premières pertes de la vallée de St Andrieu, arrêt sur désob ponctuelle et courant d'air descendant. A poursuivre...

Après regroupement de l'équipe en haut des toboggans, une corde est déséquipée pour pouvoir aller voir tout droit (en main courante) la suite de la faille principale, entre 15 et 20m au-dessus du ruisseau.
Progression d'une quinzaine de mètres, on retrouve les galets au sol, arrêt sur chatière à ouvrir sur 2-3m avant nouvel élargissement visible.
Le courant d'air aspirant principal est là...

Bilan 160m de topo et environ 200m d'explo supplémentaire aujourd'hui.

Au final le réseau se réorganise vers l'ouest en un faisceau de conduits parallèles sur faille (en fait le même conduit qui a évolué longtemps). La faille principale de - 105 représente l'ancien passage de l'eau (galets), le ruisseau représente le surcreusement récent de cet ancien passage et coule à présent une vingtaine de mètres plus bas (-124). Plusieurs creusements en régime noyé s'agencent autour de cet axe et peuvent potentiellement shunter les obstacles rencontrés. Il y a probablement aussi des choses au-dessus...
Pas de traces de mises en charge récentes dans la zone active bien décapée. Plus haut, des traces de mise en charge anciennes (argile) sont recouvertes localement par des coulées de calcite qui sont dépourvues de dépôt. Tout ça est de bonne augure, et malgré le côté "sportif" de ce secteur, le fil conducteur est tout tracé vers la suite...
Bémol de taille, des travaux qui ne seraient qu'une formalité dans un secteur proche de l'entrée prennent une toute autre dimension lorsqu'on prend en compte les à peu près 6h aller-retour désormais incompressibles, ce qui laisse peu de temps disponible pour avancer au fond. 

Profil de galerie sur faille typique du réseau

Inclusion noire dans vieille coulée

Filons de calcite hydrothermale minéralisée (fer-manganèse)

Chatière ventilée à ouvrir (zone fossile)

Petit report topo habituel : comme pressenti dans le post précédent, l'axe principal passe exactement sous la ferme de St Andrieu. Je pense que les habitants n'imaginaient pas qu'il y avait un ruisseau pérenne passant 100m sous leur carrelage perpendiculairement à la vallée !
J'ai annoté la zone du fond pour essayer de rendre compréhensibles les explications fumeuses développées plus haut.
La perspective d'une jonction avec la partie profonde de(s) pertes de St Andrieu se rapproche encore un peu plus.

Même report avec carte IGN :



Projection actualisée :


 

mercredi 10 septembre 2025

Une membre du CLUB nous à quitté. Enfin presque membre, puisque j'ai eu l'extrème peine de pedre ma compagne à 4 pattes Aza. A l"age de 12 ans et demi, suite à un cancer des poumons. Je sais qu'elle avait parfois un peu cassé les oreilles à certains, notemment au cours des désob. en surface, ou elle ne faisait pas trop la distinction entre les pavas que l'on jetait et des bouts de bois! 12 années de partage quotidien et de la fidélité protectrice typique des Border Coli. Dernièrement vue sa maladie et la longueur des sorties au CDL, je ne la prenait plus avec moi. Mais j'ai beaucoup de photos ou elle apparait et que j'ai publié sur le blog. C'est une partie de ma vie qui s'en vas avec elle. Comme j'avais eu aussi des chats, je mesure à quel point le chien peu étre un compagnon précieux et fidèle tout au long de sa courte existance. Au cours des ages c'est aussi grace aux chiens et au chevaux que l'Humanité à évolué vers plus de civilisation... Merci Aza pour tout ce que tu m'a apporté. Très touché aussi par le mail de soutient que m'a fait Laurent qui a eu aussi plusieurs chiens.