vendredi 30 août 2024

INITIATION BERANGER

Jeudi 29 Aout 2024

participants : Léonie SHIHORA, Daniel CONSTANS

TPST : 2h ;  Grotte BERANGER


Petite sortie initiation sur la grotte BERANGER, un bon courant d'air frais dés l'entrée de la grotte nous fait du bien après une marche d'approche en pleine chaleur.

Léonie en action

Visite jusqu'au Diable du G.P.S

Le Diable


 



mercredi 28 août 2024

TROU DU BUIS

Mardi 27 Aout 2024

participants : Daniel M., Daniel C.

TPST : 5h ; 2 m de première / Grotte du BUIS ST PANCRASSE

je n'étais pas revenu depuis l'ouverture de la cavité, beaucoup de travail fait depuis en suivant un bon courant d'air.

Le profil de la galerie ne permet pas l'utilisation de gamates, aussi il faut remplir des sacs et les sortir dans une galerie ou il faut être en position semi 4 pattes, semi rampant.

Je suis rapidement épuisé par cet exercice sportif, nous creusont toutefois en suivant le courant d'air et la galerie.






mardi 27 août 2024

Camp en Haute-Savoie (Partie 3/3)

Samedi 17 au samedi 24 août 2024

Participants : Béa (Ardèche), Félix, Gilles

Mercredi 21 août

Cette journée est consacrée à la préparation de la sortie à la Muraille de Chine, avec l'objectif de la rivière à -500 m. Quatre membres du groupe que nous avons rencontrés l'avant-veille à la Tanne de la N'roille sont partis équiper la cavité jusqu'au bas du P140, nous attendons de leurs nouvelles.

Nous prévoyons donc les 3 kits remplis à craquer pour aller au fond, plus un quatrième kit à transmettre, qui contiendra deux cordes pour aller dans la rivière si nous en avons le temps, plus une corde servant à remplacer une corde de 6 mm sur laquelle nous serons descendus.

Vers 20h le groupe qui a équipe passe prendre l'apéro à l'appartement. Verdict : la cavité est équipée en fixe, ils ont doublé l'équipement mais se sont arrêtés au sommet du P140 en laissant le kit de corde, nous décidons donc de partir un peu plus tôt le lendemain.

Jeudi 22 août

Lever 6h30, départ 7h20, arrivée devant le trou vers 8h30 après un bon bartassage en règle !! 
Le groupe de l'USAN (8 spéléos) doit rentrer rentrer vers 12h.

À 8h45 je commence la descente et arrive rapidement au sommet du P140. Je me déleste de mon kit et me charge de l'enclume laissée par les collègues de l'USAN : 200 mètres de 8.5 mm dans un gros kit, la gravité m'attire facilement vers le bas. 
Le début de l'équipement est pénible, j'ouvre les maillons rapides de l'équipement en fixe pour y placer notre corde sur une main courante peu confortable, j'ai l'impression qu'on est en rade de matos sur cette portion et je n'ai pas très envie de mélanger notre matériel avec le leur.
Je me lance dans une première très longue verticale (environ 50 mètres) qui me laisse dubitatif quant à la ligne à suivre pour descendre... jusqu'à ce que j'arrive à un palier rassurant avec les cordes en fixe rangées dans leur kit. La suite déroule très facilement, il s'agit d'un immense plan incliné plutôt que d'un puits, ce n'est pas impressionnant. Les dév sont à demeure, tant mieux car sans ça elles seraient indécelables.

Toutes les mains courantes suivantes sont en fixe, nous les utilisons. Arrivés au sommet du P100, je déroule les cordes en fixe et Félix me suit en doublant l'équipement en 8 mm pour accélérer la remontée (nous sommes 11 !).

Vers 12h nous sommes dans la rivière, Béa prend la suite à l'équipement, lui encore en fixe. Nous remplaçons quelques AS totalement rongés.

L'ambiance aquatique est superbe, il y aussi de belles zones très concrétionnées. Après un rapide repas, nous poursuivons vers le puits des bridés (P11) qui descend le long d'une belle cascade. Il y a une corde en fixe, nous changeons les plaquettes qui sont dans un sale état. Un peu plus loin nous butons sur un P4 pas commode à équiper en naturel. Nous arrivons au sommet d'un P14, le puits du Disciple. Je reprends l'équipement, qui semble en être resté à celui de l'état d'explo. Quelques spits, des goujons. Nous installons une dév irréprochable pour se décaler de la cascade et je parviens par un tour de lasso miraculeux à installer une seconde dév pour éviter la douche. 
Marius, le benjamin de l'UNSA est déjà là ! Ils ont la forme les jeunes. 😁

Le bas de ce puits donne immédiatement sur une suite plutôt appétissante : P22 puis un P60 qui semble plein pot le long d'une cascade.
Malheureusement nous ne pourrons pas aller plus loin : les trois goujons en tête du P22 sont en trop mauvais état pour descendre raisonnablement dessus.
On se replie au sommet du P11 où l'ensemble du groupe vient d'arriver. Ils sont allés visiter un supérieur. 
Nous remontons petit-à-petit au pied du P100.
Avec Marius et Olivier, je fais un aller-retour express au bivouac, que nous ne trouverons pas. En revanche je trouve la suite vers le bas, équipée elle aussi en fixe ! Ça donne envie de continuer, mais nous devons remonter.

Vu la complexité de l'équipement, nous décidons que celui a équipé déséquipe afin de remettre l'équipement en fixe dans l'état où nous l'avons trouvé (corde lovée).

Les derniers sortiront vers 1h du matin.

Vendredi 23 août

Béa et Félix avaient initialement prévu d'aller à la rivière souterraine de la Diau, mais ma flemme les a contaminé. La journée sera consacrée au vidage des kits et au rangement minutieux de tout le matériel. 
Elle se terminera par un apéro improvisé avec l'USAN dont l'objectif initial était de récupérer une grosse quantité de matériel embarqué par erreur.

lundi 26 août 2024

Camp en haute Savoie (partie 2/3)

Samedi 17 au samedi 24 aout 2024

participants :  Béa (Ardèche), Gilles, Félix

 

Mardi 20 : Gouffre de l'Arbaron

TPST : 7h

On se décide pour le gouffre de l'Arbaron, une cavité un petit peu plus modeste (vu qu'on prépare le kit le matin, et qu'on ne veut pas être rentré de nouveau à 23h), mais surtout beaucoup plus proche (15 minutes de voiture et autant de marche, soit presque 4 fois moins que la veille!).

La marche d'approche est assez tranquille (et en descente), traversant un terrain de golf avant de descendre dans un talweg. Jusqu'à -100, c'est une succession de petits puits, qu'on équipe en 6mm (c'est l'occasion parfaite pour Gilles et Béa pour équipper en 6mm). Ensuite, un petit bout de méandre, et on débouche sur le sommet d'un P92 : première descente d'une 15ène de mètres pas encore trop large, puis une vire. Ensuite le puits s’élargit considérablement. Gilles équipe en 8mm, pendant que je double en 6mm pour la remontée. On s'arrête une 30ène de mettre au dessus du fond du puits, sur un énorme amas de blocs à équipper en vire, pour rejoindre, à -160, la galerie de l'amont (finalement pas très intéressante), notre objectif du jour.

Gilles et moi sommes bien contents de remonter les 2 grandes tirées dans le P92 sur la 6mm (aucun effet yoyo), pendant que Béa s'était portée volontaire pour déséquiper la 8mm.

Gilles part devant avec le kit de 6mm qu'il a déséquipé et le rab de quincaillerie, pendant qu'avec Béa on se relaye pour déséquiper le reste.

Une cavité sympas,  mais pas aussi intéressante que la veille. À recommencer, je penses qu'on descendrait vers le fond plutôt que vers la galerie amont.

 

Prélèvements pour la science, sécurisation de crue et belles perspectives

Dimanche 25/08/2024

Perte(s) de St Pancrasse

Participants : Daniel M, Laurent et Philippe A. (université de Nice)


Suite à l'envoi d'un dossier photo sur les cristallisations de la perte n°4 de St  Pancrasse (Trou du Piège), Philippe, karstologue fin connaisseur des creusements d'origine hypogène, a fait le déplacement depuis Nice pour faire quelques prélèvements qui seront analysés en laboratoire.

Aucun doute sur l'origine hypogène des creusements et des cristaux, cela renvoie à une histoire lointaine, probablement antérieure à l'incision des gorges de l'Orbieu puisque nous sommes bien au-dessus du niveau de base actuel.

Plusieurs types d'échantillons seront analysés :
- les dépôts et résidus d'altération atypiques et les noyaux métalliques des géodes au rayons X pour identifier les métaux en question

- et 4 types de calcite en datation (sous réserve de financements) :
  - calcite blanche hydrothermale à gros cristaux (probablement la plus ancienne)
  - calcite noire intermédiaire située souvent en périphérie des cristaux
  - mégacristaux semblant terminer la séquence de cristallisation hydrothermale
  - calcite classique de génération "plus récente" pour comparaison

Cela promet de belles révélations et complète le paysage d'un patrimoine souterrain audois déjà très riche...

 

En parallèle, et afin de préserver tout le potentiel pour l'avenir de la perte n°1 (la perte active du système), je me suis attelé à la sécurisation de l'entrée afin de la préserver des apports inopinés d'alluvions en tout genre lors des crues, et au final du colmatage de cette cavité.

Première grille goujonnée

Deuxième couche + renfort goujonné

Les panneaux en bois ont ensuite été posés devant les grilles pour limiter le débit entrant en crue et les alluvions les plus fines.
Le trou est prêt à passer l'hiver...


En parallèle encore, Daniel poursuivait la désobstruction dans la perte n°3 (Trou du Buis), où des cristaux hypogènes ont également été trouvés.
Le chantier a sacrément progressé depuis ma dernière visite, Daniel ne lâche rien et ça va finir par payer...
La suite devient franchement encourageante avec un courant d'air très prometteur, seuls les remplissages empêchent de progresser dans une galerie partout pénétrable à l'origine.
De plus le ruisseau se perd actuellement juste en contrebas de la cavité.

La vidéo de dimanche :


dimanche 25 août 2024

Camp en haute Savoie (partie 1/3)

Samedi 17 au samedi 24 aout 2024

participants :  Béa (Ardèche), Gilles, Félix

Samedi 17 : Ça commence mal ...

Gilles arrive comme prévu vers 9h15 chez moi, on charge toutes les affaires dans ma voiture (ou comment jouer au tétris grandeur nature), et … ma voiture refuse de démarrer ! Rien à faire, impossible de la faire démarrer.

On décharge donc toutes nos affaires, et on joue une nouvelle partie de tétris dans la voiture de Gilles.
On part donc avec presque une heure de retard, pour se retrouver dans les bouchons au bout de 200m. On suit Waze, qui nous fait contourner le gros des bouchons par de petites ruelles secondaires, qui nous font traverser une bonne partie de Sète en environ 10 minutes de plus que normal … Pour se retrouver devant le pont levis levé.

Bref, on arrive à sortir de Sète, mais avec une heure et demi de retard. Pour ensuite se retrouver dans les bouchons sur l’autoroute.
Après un appel à l’agence de location, c’est pas un problème si on arrive un peu après 18h pour récupérer les clefs. On a donc le temps de faire des courses express.
On s’installe (Gilles et moi, Béa n’arrive que le lendemain soir).

En début de soirée, c’est le déluge, et ils n’annoncent pas d’améliorations jusqu’au dimanche soir.


Dimanche 18 : préparation du matos … pour rien

N’ayant pas trouvé d’idée de cavités se faisant bien par temps de pluie (ie où est sûr que ça ne craint pas la crue, et où la marche d’approche est raisonnable), et n’ayant pas obtenu de réponses aux divers mails envoyés quand on a vu les mauvaises prévisions météo, on n’est vraiment pas motivés pour faire une longue marche d’approche sous la pluie pour accéder aux rares trous qu’on sait sûr.

On décide donc de prendre de l’avance sur la préparation des prochains jours : pour le lundi, on prévoit le début du gouffre d’Arbaron (à seulement 15 minutes de voiture et 20 minutes à pied : quasiment un record de proximité pour la région), qui semble parfait pour former Gilles à la descendte sur la 6mm, et le mardi, le Gouffre de la Muraille de Chine, le gros objectif du camp.

On prépare donc minutieusement la liste du matériel pour la Muraille de Chine, puis pour Arbaron (en se débrouillant pour pouvoir garder de coté le matos de 3 des 5 kits de la Muraille), puis on fait les kits d’Arbaron, et ceux qu’on peut pour la muraille de Chine.

On a quasiment fini, quand Béa nous rejoint. Peu après, je reçois un mail avec de mauvaise nouvelle : Arbaron est une perte (sur place on verra qu’il n’y a pas de ruisseau, c’est juste au fond d’un vallon) et risque de ne pas être praticable un lendemain de pluie. Et pour la Muraille de Chine, on savait que ça craignait la crue, mais on reçoit le conseil d’attendre la fin de la semaine pour ne pas avoir trop d’eau. Bref, toute notre préparation pour rien !

Au moins, dans le mail, on reçoit quelques suggestions de cavités qu’on peut faire qui ne craignent pas trop l’eau. La Tanne à la R’noille (gouffre de la grenouille si on traduit en français) nous tente bien : ce sera notre objectif pour le lendemain : on recommence donc la préparation des kits.


Lundi 19 : Tanne à la R’noille

TPST : 9h

Après 45 minutes de route, on arrive au parking, pour y trouver un groupe de spéléos de Nancy en train de finir de se changer. Après rapide discussion, ils ont le même objectif que nous. Et la seconde moitié du groupe doit les rejoindre 1h30 plus tard. Ils ont prévu de rajouter des spits pour équiper à double. Pas idéal, mais n’ayant pas d’autres idées où aller, on maintient notre objectif.

Le temps qu’on se gare proprement et qu’on s’équippe pour la marche d’approche (on a choisi de se changer à l’entrée du trou), l’autre groupe est parti. On fera donc la marche d’approche (d’une heure) à 3, pour retrouver l’autre groupe à l’entrée. Il se trouve que Béa et moi en connaissant 2 du groupe (François et Natalie), qu’on a rencontré l’an dernier en stage.

L’autre groupe, compte à priori aller jusqu’en bas du P176, et devrait donc ressortir avant nous qui comptons aller au fond. Après discussions, on prend donc ensemble la (mauvaise) décision que j’équiperais sous leur équipement. Stratégie qui se révèle très chronophage (à chaque fois, je dois dévisser leurs plaquettes, visser les nôtres, puis monter nos 2 fractios dessus, et vu qu’on utilise des mousquetons doigts fils qui risquent d’inquiéter certains de l’autre groupe, je ne peux pas mettre leurs mousquetons sur les nôtres). Bref, je finis par arriver au fond, avec la seconde moitié du groupe de Nancy qui attends derrière (malheureusement, il y a très peu de spits dans cette cavité, donc difficile de séparer mon équipement du leur).

le P176 : un magnifique tube vertical


On se retrouve donc en bas du P176, où le groupe des équipiers nancéien attends le reste du groupe sous leurs ponchos. On leur dit de ne pas hésiter à utiliser nos cordes dans le P176 pour gagner du temps à la remontée (on a équippé le grand puits en 8mm), mais en leur déconseillant de monter sur notre matos au dessus (les 2 petits puits d’entrée, et le P30 qui shunt le haut du P176) s’ils ne savent pas utiliser la 6mm.

On continue alors vers le fond, avec les points en place qui deviennent bien rares : Béa équippe une petite vire au dessus d’un P18, puis un ressaut qui se désescaladerait en théorie, mais où on préfère mettre une petite corde.

Gilles prend le relai pour l’obstacle suivant : P4 + E4. Il trouve facilement les 2 spits en tête du P4, mais une main courant serait la bienvenue : un gros bloc fera l’affaire. Il descend de 4m pour arriver sur un palier (le puits descend un peu plus), et estime l’escalade trop engagée (il faut monter en libre, sans possibilité de s’assurer).

À ce moment, l’autre groupe nous rejoint, dont Olivier (l’organisateur) et son fils, Marius (16 ans), tous deux excellent grimpeurs. On installe donc notre corde de 8 prévue pour la remontée sur la descente, et Olivier équipe la montée avec leur corde (qui aurait été un peu courte pour tout faire).

Une partie du groupe de Nancy fait demi-tour, pendant qu’on continue ensemble avec l’autre partie : en mettant en commun notre matériel, on arrivera finalement à la rivière, qu’on suivra jusqu’au siphon terminal à -275.

Au retour, Gilles puis Béa souhaitent déséquiper. On se retrouve donc tous dehors à la tombée de la nuit.

On apprend que l’autre groupe souhaite également aller à la Muraille de Chine (avec une sortie pré-équippement jusqu’à -300, puis comme nous à -500). On décide donc de se coordonner : plus on est nombreux, moins on porte lourd.

 

samedi 24 août 2024

vendredi 23 Aout l'après-midi: petit tour à Cante Loups. Avec l'ami Paul. Qui pratique très peu, mais est toujours curieux des nouvelles découvertes. Séance pour lever quelques interrogations, et un peu d'enteinement-révision pour Paul. La météo qui c'est réchauffée est à priori favorable au pistage de l'air. Mais jamais comme pendant le coeur de l'été.J'escalade le départ entrevu avec Alary le 18 à droite dans la grande salle. A gauche du bloc menaçant qui nous avait fait renoncer, progression assurance avec 2 goujons sur une pente terreuse avec beaucoup de cailloux instables. Puis équipement en fixe et purge. Un espoir de shunt du fond de la salle est vite délaissé, puisque coté gauche une faille dans le plafond de la salle vas en ce pincent. Coté droit un laminoir de décollement pourrait étre poursuivis avec une paille. Mais toujours pas l'air de la suite recherché. 10m de première. Au vue de l'actualité et de la roche encaissante, ça sera la salle "delon-mythe"!!Corde laissée en place pour un bout de topo.Paul apprécie les volumes et les concrétions. Retour en haut du puits et pose des amarrages pour une future main courante en direction du méandre avec un bruit d'eau. Je vais voir au fond et je confirma que le courant d'air et bien là. Que ça sera facile à ouvrir et que du vide est visible pas loin...Il n'y a plus qu'à. Rien n'a bougé dans la trémie. TPST: 4H15. ça vaut une bière au bar de Serres.