mercredi 13 septembre 2023

Aven du ruisseau de Castanviels de fond en comble

Mardi 12 septembre

participants : Félix, Alary, Gilles

TPST : 10h / Aven du ruisseau de Castanviels

De retour dans l'aven du ruisseau de Castanviels avec l'intention d'en découdre !

Félix et Alary me rejoignent chez moi à 10h, nous préparons les deux kits de cordes et direction Castanviels. 

La salle des 12 apôtres à -130 m est atteinte à vitesse grand V grâce à l'équipement en fixe. Je continue ensuite ma formation à l'équipement sous la supervision de Félix : R4, P20, P7, E3, P14, de quoi à bien s'amuser. Il est 13h quand nous arrivons au pied du P14, nous mangeons rapidement puis j'équipe le R5 et enfin Félix prend la suite pour le P54, bien que je le connaisse déjà je ne vois pas descendre là-dedans en premier.

Après une belle triangulation réalisée par Félix en tête de puits, nous le regardons s'enfoncer dans les ténèbres, et penduler d'un bon 5 mètres pour attraper le frac à -26. On se rendra compte à la montée qu'il a sauté le frac à -21 ce qui explique le pendule particulièrement important, mais Félix adore la balançoire. 😁

Tête du P54

Nous sortons du P54 par la main courante en fixe à -33 et partons visiter la salle des aragonites.







Nous nous dirigeons ensuite vers la salle Bergasol, carrefour d'au moins 6 départs. 

Salle Bergasol

Nous décidons en premier d'aller vers le fond, nous nous occuperons des autres départs au retour si le temps le permet.


Nous nous enfilons dans des boyaux argileux sans parvenir à nous situer sur la topo, même à l'aide la boussole. En remontant nous finissons par nous recaler, et la salle Pink Floyd que nous cherchions n'était en fait d'une grosse coulée qui ne nous avait pas échappé.

Salle Pink Floyd

De retour à la salle Bergasol, nous prenons la direction du siphon à -264m, et, ô surprise, il est plein d'eau. Le boyau d'accès est bien glissant, il faut freiner à temps si l'on ne veut pas plonger.


De re-retour à la salle Bergasol, nous partons à la recherche d'un actif au nord de la salle Bergasol. Une petite désescalade permet de l'atteindre. 

De re-re-retour à la salle de Bergasol, je m'enfile sous les blocs du nord de la salle, on domine alors ce même actif d'environ 8 mètres.

Il est 17h40. N'irait-on pas faire un tour en bas du P54 et visiter le méandre des talonnettes pour parfaire la découverte de ce trou ? Si !

Félix qui s'apprête à équiper la descente vers le fond du P54

Félix retraverse la main courante et poursuit la descente sur sa C25 8 mm d'inter, qui suffit amplement à atteindre le fond. Nous sommes au pied de ce puits majestueux, mais ce n'est pas vu de là qu'il est le plus impressionnant.

En quelques minutes nous atteignons la salle boueuse qui marque la fin du méandre des talonnettes.



La salle boueuse

18h35, il est temps de se replier ! Félix monte en premier, je le suis, et Alary déséquipe.


P54 vu du bas

Déséquipement du P7

À 21h tout le monde est dehors, retour chez moi pour vider les kits, nous échappons de peu à l'orage.

mardi 12 septembre 2023

Abîme de Rabanel (Caussenards 2023)

Samedi 9 septembre 2023
TPST : 1 h 30
Participants : Félix, Alary, Gilles, Vincent 

Nous arrivons vers 10 h sur le rassemblement dans l'adorable village de St-Jean de Buèges, retrouvons Dominique et Jean-Michel qui restent au village et vont visiter les stands et voir les amis.

En route pour nous quatre vers l'aven de Rabanel… Enfin déjà le parking de Coupiac qui contient 5 voitures d'après les indications reçues avec les topos… Bingo il reste une place ! Nous avons choisi la bonne cavité, car il y a vraiment foule au Grelot (tout le monde n'aura pas pu y rentrer !) mais aussi au Garrel d'après le nombre de voitures… et les fiches d'inscription (il y aura 400 personnes au repas le soir ! Heureusement que tout le monde ne vient pas dans les trous !)

Après une marche aiséee sur un chemin bien tracé dans la garrigue, nous grignotons rapidement à proximité du gouffre... pendant que trois spéléos entament leur descente.

Premiers 25 mètres en plein jour pour rejoindre un palier qui ouvre sur un puits nord plus adapté à la remontée et un sud moins fractionné qui nous tend les bras pour descendre.

Alary part en éclaireur dans ce gouffre si large qu'il n'y a d'ailleurs pas franchement besoin d'éclairer !

On peut descendre jusqu'au fond sans la loupiotte (n'est-ce pas Félix ?)

Quelques bons fracs plus loin, nous poursuivons la descente contre une roche bien humide et glissante avant de trouver un vrai bon plein gaz d'une petite cinquantaine de mètres qui nous dépose à - 110 mètres sur un vaste éboulis.

Non sans mal car purée ça ne descend pas fort ! Ø 10,5 c'est abusé… mais pas les c… de mettre en 0 quand même !

D'en bas, la lumière du jour est encore bien visible. Classe !

Nous dévalons ensuite l'éboulis pour remonter vers la salle Robert de Joly. 

Les volumes du gouffre en jettent c'est certain bien plus que les rares concrétions peu développées et "éteintes".

Nous descendons jusqu'au P25 terminal qui n'est pas équipé. Nous avons bien une corde mais pas d'amarrages et devons remonter l'éboulis jusqu'à entamer l'ascension par le puits nord qui se grimpe allègrement sur une paroi sèche ou presque.

jeudi 7 septembre 2023

Randonnée à l'Aztèque

Mercredi 16 août 2023

participants : Didier, Gilles et ? (j'ai oublié le prénom, mea culpa)

TPST : 7h / Grotte de Cabrespine

Didier s'est gentiment proposé de me conduire jusqu'à l'Aztèque, et ce malgré une semaine passée dans Cabrespine, ce n'était pas la façon la plus reposante de la terminer, un grand merci.

À 9h10 nous attaquons la descente de l'échafaudage, éclairés seulement par nos frontales, cela change de l'ambiance en présence du public.

Pour gagner du temps on n'utilise pas de canoë, l'eau a bien baissé depuis juin, elle ne dépasse pas le haut du ventre.

En une heure nous arrivons aux dômes, et nous filons en direction du bivouac.

Le gour blanc, à sec

Descente du puits du marteau

Nous arrivons à 11h45 à l'Aztèque, je comprends mieux son nom.

l'Aztèque

Nous poursuivons à la galerie des sols lunaires, qui sera notre terminus.


Nous mangeons rapidement, et vers 12h30 nous prenons le chemin du retour.


Dans le Métro n°2

Didier nous montre les rapides au pied du bivouac du Pertuzac, la voûte mouillante n'est pas très mouillante. 



Nous escaladonsune salle sous le bivouac qui nous ramène à ce dernier.

Sous le bivouac

Je tiens à jeter un œil dans l'affluent de Pertuzac, nous le remontons jusqu'à la partie qui nécessite d'être gratouillée.

L'affluent de Pertuzac légèrement bouché

Des gours remplis se succèdent avec des gours secs


La salle des schistes

À 15h30 nous replongeons dans la rivière et sortons à 16h.


Traditionnelle bière à la buvette, suivi le soir du repas de gala pour l'équipe de Gérard qui quitte le gîte le lendemain. À l'année prochaine. 👍

lundi 4 septembre 2023

Coume Froide, 3ème session post-buses

Dimanche 03/09/2023

Perte de Coume Froide

Participants : Denis, Félix, Alary, Henri, Vincent, Rémy, Françoise, Boris, Laurent

TPST/ES :  8h


Une nouvelle journée de chantier dans la bonne humeur, avec une équipe cosmopolite puisque nous avons le renfort de Vincent de l'Ariège ainsi que de Rémy et Françoise de Gironde.
Après la douche froide puis la canicule, la météo cette fois est avec nous avec 26°C et un ciel voilé. Le top...

Un élargissement au fond démarre les festivités, puis les gamattes vont s'enchainer... (les photos extérieures sont de Françoise)
la salve a bien fonctionné, trop bien même car les fissures se poursuivent au delà du trou de mèche.

Personnel bien organisé...

Edification du mur avec le concours des services techniques de Biganos😁

Alary, les jambes au frais...

Boris 1er donnant ses instructions depuis le trône de fer pierre

Au fond, nous poursuivons la désobstruction vers le bas, plus ou moins en aveugle, pour éviter de creuser dans le chaos situé en face.
Peu avant midi, le petit trou souffleur que nous suivions s'ouvre sur un laminoir horizontal situé 2m plus bas que le chaos.

Passage avant le chantier en cours

On décide malgré tout de poursuivre vers le bas pour éviter une trop grosse purge du plafond, qui pour l'instant est stable. La vision s'améliore et le courant d'air sort à présent majoritairement du laminoir.
On voit également que l'eau y est passée en force. Encourageant, même si pour l'instant on ne voit pas de vide immédiat, on a connu des perspectives plus moches ...
Deux petits mètres supplémentaires de gagnés à la force des bras avant le repli. Yapuka continuer ainsi la prochaine fois.

Dans le laminoir soufflant, la suite encombrée de blocs

Le mur a pris de l'ampleur en fin de journée

Vue d'ensemble de la clairière, dans un site enchanteur...


dimanche 3 septembre 2023

Camp spéléo dans le lot

19 au 26 août 2023

participants : Béa, Félix, Geneviève, Gilles, Jean-Michel L., Yves

 

Camp de spéléo dans le lot (location d'un gîte à Montamel, sur le causse de Gramat).

L'auteur de chaque compte rendu est en gras. Les photos sont de Gilles, Jean Michel et Yves

Dimanche : Pertes de Thémines
TPST : 5h

participants : Béa, Geneviève, Félix, Yves

Afin de pouvoir y accéder un formulaire en ligne est disponible sur le site du CDS 46.
Félix , notre super organisateur, se charge de le compléter pour chacun d’entre nous afin qu’il parvienne à la mairie 3 jours avant notre visite.
https://www.cds46.fr/formulaire-d-acces-aux-pertes-de-themines/
Cependant le jour dit pas de réponse i npositive ni négative ; alors nous contactons Philippe Tyssandier, spéléo du Lot spécialisé en biospéléologie, qui nous rassure : le site connaît des problèmes il nous suffit de déposer une fiche dans la boite aux lettres de la mairie indiquant nos noms, adresse, et numéro FFS, l’heure d’entrée puis celle de la sortie. Il nous donnera aussi des indications pour nous repérer (le cheminement à prendre ) dans les galeries.

Le ciel étant clément, pas de précipitation, notre quatuor va pouvoir s’élancer : Yves de Nice, Geneviève du club de Millau, Félix de l’Aude et moi de Vallon Pont d’Arc , nous partons vers la perte de l’Arche armé de la topo , du descriptif plastifié . Félix est au top de l’orga !
Sur le chemin nous rencontrons un vieux monsieur qui nous aborde afin de nous raconter l’histoire des moulins de sa famille situés en contrebas, il nous explique aussi l’inondation subit par le village et qui est à l’origine de la coloration de la grande salle qui n’est plus blanche depuis !

perte de l'Arche

Suite à ce moment culturel, nous voici dans l’action passant entre les barreaux protégeant l’Arche des troncs que la rivière en crue pourrait déposer et du coup boucher son accès.
Petite désescalade , P8 puis recherche de l’itinéraire.
Aïe ça se corse ! Dans la salle où un magnifique caïrn d’un mètre nous accueille, nous allons escalader, fouiller tous les recoins sans rien trouver tout comme l’équipe précédente de Caillou ! Mais où est donc cette diaclase ? Nous avons un indice de plus que nos prédécesseurs : une corde nous attend.
Euréka pendant que Félix et Geneviève approfondissent leurs recherches, Yves et moi décidons de retourner vers le siphon . Miracle ! en pénétrant dans une mini diaclase sur la gauche que vois-je : une corde!!!!Nous avons trouvé l’accès au réseau sup !!! Avec Yves nous placerons un beau caïrn pour les prochains visiteurs.

 

un des rares endroits bien blancs de la salle blanche

Nous voici partis vers la rivière puis trouverons le passage vers la salle blanche balisée pour protéger ses concrétions.
À l’ extrémité de cette salle, un boyau que Geneviève ira explorer pour découvrira une autre sortie ou entrée, celle qui a besoin d’une clé que nous n’avons pas pu récupérer !

Retour vers la rivière, ses marmites, ses petites cascades, magnifique décor dans lequel on progresse les yeux grands ouverts : et où nous croiserons une écrevisse. Beauté des lieux et attention à l’équilibre !

Petit coup de fatigue Yves décide de faire demi tour après le siphon nous repartons vers la sortie tous les deux pendant que Félix et Geneviève pousseront un peu plus loin vers l'amont.

Un mot à notre sortie dans la boite de la mairie et retour vers le gîte après avoir échangé avec une habitante des lieux.

 

 

Lundi 21 : Igue de Saint Sol (Lot)

Participants : Béa, Geneviève, Yves, Félix

TPST : 5h


Étant rentré tard la veille, et ayant nos affaires à sécher, on décide de faire une sortie tranquille (en plus Gilles et Jean-Michel nous rejoignent le soir, donc c’est bien si on est sortis à temps pour les recevoir). On se décide donc pour l’Igue de Saint Sol plutôt que Viazac.

On arrive sur place juste avant midi (avec une marche d’approche fortement réduite grâce au 4x4 d’Yves), pour trouver un autre groupe déjà en train d’équiper ! On se met d’accord avec eux que j’équiperais sous leur équipement (pour qu’ils n’aient plus qu’à récupérer leur matos au déséquipement). Vu qu’ils ont l’air très lents à l’équipement, on décide de manger en surface pour leur donner de l’avance. Au final, à partir de -15, je trouve une voie de descente parallèle, ce qui permet de bien séparer les cordes (et d’avoir une descente bien mieux fractionnée que la leur).

On visite d’abord la branche la plus courte, avec une très grande salle (au retour, on y croisera l’autre groupe qui a fait dans l’autre sens), puis la plus longue avec plus de concrétionnement, et un magnifique musée d’argile. On retourne au pieds du puits, où l’autre groupe commence à peine à monter. Ils nous demandent si on est allé voir les excentriques, qu’on n’a pas vues (ce qui sera vite rectifié) : il suffit de monter la petite corde en fixe qui est quasiment au pied du puits d’entrée et de parcourir 20m. On remonte ensuite, à peine ralenti par la fin du déséquippement de l’autre équipe.

Retour au gîte juste avant 18h, soit une bonne demi-heure avant l’arrivée de Gilles et Jean Michel, ce qui nous laisse le temps défaire les kits.

  

 

Mardi 22 août 2023 – Igue de Planagrèze (Lot)
Localisation :
44,635593°N 1,662859°E

Participants : Yves (Alpes Maritimes), Gilles, Jean-Michel et Felix (Aude et Hérault).

 

Yves rêvait de faire du bateau sur la rivière suspendue de l’Igue de Planagrèze.

C’est donc munis d’un canot gonflable, de deux gonfleurs (un gros et un petit) et des cordes nécessaires que allons au nord-est de Caniac-du-Causse où nous trouvons sans difficulté le chemin de l’igue. La marche d’approche est très courte et c’est tant mieux car il fait déjà chaud. Comme souvent dans le Lot, un petit panneau indique l’igue. L’aven est sous les arbres, protégé par une rambarde métallique.

Felix installe une "tête de puits"  (tressée par Gilles) sur 2 broches au niveau du chemin, avec la corde qui passe sur la rembarde jusqu'à un fractio à -2, puis un autre et ainsi de suite.

Un P70 puis un P43 plus tard, nous arrivons au bord de la rivière suspendue.

Arrivé bon dernier avec la grosse pompe dans le kit, je vois qu’Yves et Felix ont déjà gonflé le bateau avec la petite pompe !

A tout seigneur, tout honneur, Yves part en premier, tout sourire, allongé sur le petit pneumatique, pagayant lentement il s’enfonce hors de vue. 

Yves sur son bateau.


 

A son retour, nous y allons un après l’autre.

La rivière se présente preque comme un lac calme, elle remplit une conduite forcée. Du côté où nous arrivons, ce n’est pas très profond et il est facile d’embarquer. A l’autre extrémité, à 65 m, la rivière siphone et c’est bien plus profond.

En pagayant lentement pour ne pas agiter l’eau, et pour maîtriser en douceur la trajectoire du bateau, je m’enfonce à mon tour dans la conduite. Quel calme et quelle sérénité dans ce lieu sans bruit ! C’est très relaxant.

Au retour, presque allongé sur le bateau, j’observe le plafond. S’il est généralement couvert d’une fine couche d’argile, il est en de rares endroits d’un blanc immaculé, montrant que même lors de mises en charge de la rivière subsistent de petits poches d’air.

Quand tous avons fait notre tour de bateau, nous mangeons un morceau, rangeons le matériel dans les kits et remontons. Felix et Gilles au déséquipement.

Qu’il fait chaud et sec à la surface !

 

Devant le siphon, fin de la navigation.

source : https://scsp46.org/activites/2023/2023-02-12/#


Mercredi 23 août 2023 – Puits du Bret / Ouysse souterraine (Lot)
Localisation :
44,635593°N 1,662859°E

Participants : Béa (?), Geneviève (Lot), Gilles, Jean-Michel et Felix (Aude et Hérault).

Il fait toujours très chaud, dès le matin. Vive la spéléo !

Félix et Béa passent récupérer les clefs de la trappe d’accès auprès de Nadir  (CDS 46), nous les retrouvons et allons au parking du Puits du Bret où nous attends Geneviève.

Nous nous équipons et faisons les 100 m de marche d’approche. L’accès est maçonné, une fois la trappe ouverte, le travail impressionnant des spéléos Lotois nous apparaît. Un énorme puits creusé dans la roche suite à ce qui avait été creusé lors du fameux spéléo-secours des Vitarelles.

Béa, Gilles et Félix et le Puits du Bret

Félix équipe le début, suivi de Béa qui équipe la suite. Dans l’ordre, P41, R18 R6 P28. Je passe en avant-dernier et Gilles ferme la marche.

De près, on se rend compte de l’énorme travail de désob qu’il a fallu pour ouvrir ce puits. En bas, on atterrit sur le monticule des débris.


Gilles dans le Puits du Bret

De là nous passons une étroiture et quelques descentes avant d’arriver à la dernière descente (le P28) qui est impressionante et majestueuse.

Nous passons sur la corde qui descend du toit de l’immense salle en-dessous, la salle de la clef de voûte.

On distingue faiblement les parois, les copains en bas semblent bien petits et le bruit de la rivière résonne en écho. Très belle descente et nous voilà tous réunis pour le repas, au sommet d’un immense tas d’argile qui constitue le sol de la grande salle de la clé de voûte.

Gilles, Geneviève, Félix et Béa

Puis c’est le moment d’aller voir la rivière. Tout commence par la descente du tas d’argile. Heureusement qu’il y a une main courante ! Une fois près de l’eau, nous allons vers l’amont (sur la droite). Commence alors un long cheminement dans une eau plus ou moins profonde. Geneviève passe devant. C’est notre mètre-étalon en ce qui concerne la profondeur. Si elle passe, nous aussi !

Geneviève dans l’expectative

Après 1500 m environ nous arrivons devant une zone où il faut continuer à la nage ou faire demi-tour. Nous faisons demi-tour.

Nous repassons dans la salle de la clé de voûte et continuons cette fois-ci vers l’aval. De ce côté, il y a 5km de rivière. Nous arrivons rapidement au « Grand Canyon », une zone où l’eau passe entre des falaises avec des strates bien visibles. Bien souvent, nous voyons de magnifiques « méduses » bicolores.

C’est superbe.

Au bout d’un moment, pour m’économiser pour la remontée et prendre le temps de faire quelques photos, je commence le retour. Les autres membres de l’équipe continueront jusqu’à une zone impraticable sans canot (ou à la nage).

Une fois les photos faites, je rejoins la motagne d’argile, monte à son sommet et attaque la remontée sur la corde qui pendouille du plafond. J’ai bien fait de partir en avance car il me faut faire des pauses. Merci la sous-fessière du baudrier !

Arrivé au fractio, j’avance à la corde suivante et j’attends dans un endroit qui s’y prête. Très vite j’entends les voix de mes camarades, loin en dessous. Ils n’auront pas été long. Nous remontons tous ensemble. En bas du puit du Bret, nettoyage du matériel et c’est quasi-propres que nous revenons à la surface.


Méduses et Grand Canyon

 

 

Jeudi 24 août 2023 : Gouffre du Saut de la Pucelle (Rocamadour, Lot)

Participants : Félix, Jean-Michel, Béa, Gilles

TPST : 7h

Voilà une cavité connue depuis fort longtemps. Longue de 2800 mètres et s’enfonçant à 160 mètres, cette perte a l’avantage non négligeable d’être équipée en fixe l’été par les BE du coin, jusqu’au fond s’il vous plaît ! C’est donc léger que nous partons

Nous arrivons rapidement à la partie aquatique, du vrai canyoning souterrain pour étrenner ma combi néoprène. Petites cascades, belles vasques dans lesquelles il faut nager après avoir descendu une corde, tout y est.

Alors que nous avons dépassé la moitié de la cavité, Jean-Michel prend la décision de faire demi-tour, saisi par le froid. Sa combi n’est pas assez épaisse. Béa remonte avec lui. Avec Félix nous continuons à bon rythme, avec la barrière horaire qu’à 14h on fait demi-tour de façon à être sortis à 17h, un faible risque d’orage étant annoncé. Les cascades deviennent plus importantes, jusqu’à 8 mètres de haut.

Un passage improbable nous amène à sortir au milieu d’une magnifique coulée de calcite (photo ci-dessous, empruntée sur le Photo prise sur le blog du SCSP : https://scsp46.org/activites/2023/2023-02-03/ )


Félix fait demi-tour avant moi, je continue encore 5 minutes, franchit une cascade puis un éboulis qui sera mon terminus. En effet j’avais noté sur la topo qu’un éboulis était indiqué, au moi je saurai où je me suis arrêté.

Je rattrape Félix à la montée, nous arrivons sur le franchissement d’une petite coulée de calcite où la corde est fortement tonchée… l’âme est visible sur 20 cm. J’entreprends la remontée sur corde, à l’approche de la tonche je vois la gaine glisser encore plus. J’ai juste le temps de mettre ma poignée sur l’âme pour ne pas continuer à glisser, heureusement il y a suffisamment de mou pour isoler la tonche par un nœud.

Petite pause après le dernier grand obstacle (cascade de la Nymphe), je termine mon camembert qui empuantit le bidon étanche et j’en profite pour voir où est l’éboulis où j’ai fait demi-tour… Mince ! J’étais à moins de 100 mètres du siphon terminal.

À 17h tapantes nous sortons du trou, Béa et Jean-Michel nous attendent près de l’entrée au frais, il faut dire qu’il fait 40 degrés dehors. 

 

Vendredi 25 août 2023 : Igue de Goudou

Participants : Félix, Jean-Michel, Gilles

TPST : 5h

Le puits d’entrée est vite équipé par Félix et descendu par nous trois.

Un panneau dans la descente nous signale de faire attention à la faune qui nous attend en bas. Nous trouverons plusieurs crapauds et une salamandre. 


Nous descendons ensuite le grand éboulis puis partons visiter la salle Martel qui offre de beaux volumes. 

Nous poursuivons la descente et arrivons à l’Embarcadère. Tout l’équipement est en fixe, c’est fort pratique ! Nous avalons le pique-nique avant de nous mettre à l’eau.

Nous décidons d’attaquer la rivière par l’amont, j’avais lu dans des comptes-rendus que les cascades y étaient nombreuses. Nous sommes immédiatement subjugués par la beauté de la rivière et de la roche. L’eau est limpide et aucun dépôt d’argile ne vient la troubler lorsqu’on s’y déplace.


Nous arrivons rapidement au siphon amont sans qu’on ait vraiment pu se repérer sur la topo.

 







Retour à l’Embarcadère et nous prenons la direction de l’aval. Nous arrivons au siphon aval peu de temps avant la barrière horaire que l’ont s’été fixée.

Denis de Terre et Eau, club qui gère la cavité, nous avait conseillé de ne pas prendre de combi néoprène en cette saison, mais pour ma part j’aurais apprécié l’avoir car au bout de 3 heures à barboter j’étais gelé, ou alors il faut éviter toute pause.

Le retour à l’Embarcadère se fera à bon rythme, et la remontée à la surface pour ma part également. Je ne peux même pas compter sur la canicule pour me réchauffer arrivé à l’extérieur, on est passé de 40° à 24° en 24 heures !

C’était une magnifique cavité qui clôture en beauté ce camp dans le Lot.