19 au 26 août 2023
participants : Béa, Félix, Geneviève, Gilles, Jean-Michel L., Yves
Camp de spéléo dans le lot (location d'un gîte à Montamel, sur le causse de Gramat).
L'auteur de chaque compte rendu est en gras. Les photos sont de Gilles, Jean Michel et Yves
Dimanche : Pertes de Thémines
TPST : 5h
participants : Béa, Geneviève, Félix, Yves
Afin de pouvoir y accéder un formulaire en ligne est disponible sur le site du CDS 46.
Félix , notre super organisateur, se charge de le compléter pour chacun d’entre nous afin qu’il parvienne à la mairie 3 jours avant notre visite.
https://www.cds46.fr/formulaire-d-acces-aux-pertes-de-themines/
Cependant le jour dit pas de réponse i npositive ni négative ; alors nous contactons Philippe Tyssandier, spéléo du Lot spécialisé en biospéléologie, qui nous rassure : le site connaît des problèmes il nous suffit de déposer une fiche dans la boite aux lettres de la mairie indiquant nos noms, adresse, et numéro FFS, l’heure d’entrée puis celle de la sortie. Il nous donnera aussi des indications pour nous repérer (le cheminement à prendre ) dans les galeries.
Le ciel étant clément, pas de précipitation, notre quatuor va pouvoir s’élancer : Yves de Nice, Geneviève du club de Millau, Félix de l’Aude et moi de Vallon Pont d’Arc , nous partons vers la perte de l’Arche armé de la topo , du descriptif plastifié . Félix est au top de l’orga !
Sur le chemin nous rencontrons un vieux monsieur qui nous aborde afin de nous raconter l’histoire des moulins de sa famille situés en contrebas, il nous explique aussi l’inondation subit par le village et qui est à l’origine de la coloration de la grande salle qui n’est plus blanche depuis !
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perte de l'Arche
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Suite à ce moment culturel, nous voici dans l’action passant entre les barreaux protégeant l’Arche des troncs que la rivière en crue pourrait déposer et du coup boucher son accès.
Petite désescalade , P8 puis recherche de l’itinéraire.
Aïe ça se corse ! Dans la salle où un magnifique caïrn d’un mètre nous accueille, nous allons escalader, fouiller tous les recoins sans rien trouver tout comme l’équipe précédente de Caillou ! Mais où est donc cette diaclase ? Nous avons un indice de plus que nos prédécesseurs : une corde nous attend.
Euréka pendant que Félix et Geneviève approfondissent leurs recherches, Yves et moi décidons de retourner vers le siphon . Miracle ! en pénétrant dans une mini diaclase sur la gauche que vois-je : une corde!!!!Nous avons trouvé l’accès au réseau sup !!! Avec Yves nous placerons un beau caïrn pour les prochains visiteurs.
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un des rares endroits bien blancs de la salle blanche
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Nous voici partis vers la rivière puis trouverons le passage vers la salle blanche balisée pour protéger ses concrétions.
À l’ extrémité de cette salle, un boyau que Geneviève ira explorer pour découvrira une autre sortie ou entrée, celle qui a besoin d’une clé que nous n’avons pas pu récupérer !
Retour vers la rivière, ses marmites, ses petites cascades, magnifique décor dans lequel on progresse les yeux grands ouverts : et où nous croiserons une écrevisse. Beauté des lieux et attention à l’équilibre !
Petit coup de fatigue Yves décide de faire demi tour après le siphon nous repartons vers la sortie tous les deux pendant que Félix et Geneviève pousseront un peu plus loin vers l'amont.
Un mot à notre sortie dans la boite de la mairie et retour vers le gîte après avoir échangé avec une habitante des lieux.
Lundi 21 : Igue de Saint Sol (Lot)
Participants :
Béa, Geneviève, Yves, Félix
TPST : 5h
Étant rentré tard
la veille, et ayant nos affaires à sécher, on décide de faire une
sortie tranquille (en plus Gilles et Jean-Michel nous rejoignent le
soir, donc c’est bien si on est sortis à temps pour les recevoir).
On se décide donc pour l’Igue de Saint Sol plutôt que Viazac.
On arrive sur place
juste avant midi (avec une marche d’approche fortement réduite
grâce au 4x4 d’Yves), pour trouver un autre groupe déjà en train
d’équiper ! On se met d’accord avec eux que j’équiperais
sous leur équipement (pour qu’ils n’aient plus qu’à récupérer
leur matos au déséquipement). Vu qu’ils ont l’air très lents à
l’équipement, on décide de manger en surface pour leur donner de
l’avance. Au final, à partir de -15, je trouve une voie de
descente parallèle, ce qui permet de bien séparer les cordes (et
d’avoir une descente bien mieux fractionnée que la leur).
On visite d’abord
la branche la plus courte, avec une très grande salle (au retour, on
y croisera l’autre groupe qui a fait dans l’autre sens), puis la
plus longue avec plus de concrétionnement, et un magnifique musée
d’argile. On retourne au pieds du puits, où l’autre groupe
commence à peine à monter. Ils nous demandent si on est allé voir
les excentriques, qu’on n’a pas vues (ce qui sera vite
rectifié) : il suffit de monter la petite corde en fixe qui est
quasiment au pied du puits d’entrée et de parcourir 20m. On
remonte ensuite, à peine ralenti par la fin du déséquippement de
l’autre équipe.
Retour au gîte
juste avant 18h, soit une bonne demi-heure avant l’arrivée de
Gilles et Jean Michel, ce qui nous laisse le temps défaire les kits.
Mardi
22 août 2023
– Igue
de Planagrèze (Lot)
Localisation
: 44,635593°N
1,662859°E
Participants
:
Yves
(Alpes
Maritimes),
Gilles, Jean-Michel
et
Felix (Aude
et Hérault).
Yves
rêvait de faire du bateau sur la rivière suspendue de l’Igue de
Planagrèze.
C’est
donc munis d’un canot gonflable, de deux gonfleurs (un gros et un
petit) et des cordes nécessaires que allons au nord-est de
Caniac-du-Causse où nous trouvons sans difficulté le chemin de
l’igue. La marche d’approche est très courte et c’est tant
mieux car il fait déjà chaud. Comme souvent dans le Lot, un petit
panneau indique l’igue. L’aven est sous les arbres, protégé par
une rambarde métallique.
Felix
installe une "tête de puits" (tressée par Gilles) sur 2 broches au niveau du chemin, avec la corde qui passe sur la rembarde jusqu'à un fractio à -2, puis un autre
et ainsi de suite.
Un
P70 puis un P43 plus tard, nous arrivons au bord de la rivière
suspendue.
Arrivé
bon dernier avec la grosse pompe dans le kit, je vois qu’Yves et
Felix ont déjà gonflé le bateau avec la petite pompe !
A
tout seigneur, tout honneur, Yves part en premier, tout sourire,
allongé sur le petit pneumatique, pagayant lentement il s’enfonce
hors de vue.
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Yves
sur son bateau.
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A
son retour, nous y allons un après l’autre.
La
rivière se présente preque comme un lac calme, elle remplit une
conduite forcée. Du côté où nous arrivons, ce n’est pas très
profond et il est facile d’embarquer. A l’autre extrémité, à
65 m, la rivière siphone et c’est bien plus profond.
En
pagayant lentement pour ne pas agiter l’eau, et pour maîtriser en
douceur la trajectoire du bateau, je m’enfonce à mon tour dans la
conduite. Quel calme et quelle sérénité dans ce lieu sans bruit !
C’est très relaxant.
Au
retour, presque allongé sur le bateau, j’observe le plafond. S’il
est généralement couvert d’une fine couche d’argile, il est en
de rares endroits d’un blanc immaculé, montrant que même lors de
mises en charge de la rivière subsistent de petits poches d’air.
Quand
tous avons fait notre tour de bateau, nous mangeons un morceau,
rangeons le matériel dans les kits et remontons. Felix et Gilles au
déséquipement.
Qu’il
fait chaud et sec à la surface !
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Devant
le siphon, fin de la navigation.
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source : https://scsp46.org/activites/2023/2023-02-12/#
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Mercredi
23
août 2023
– Puits
du Bret / Ouysse souterraine
(Lot)
Localisation
: 44,635593°N
1,662859°E
Participants
:
Béa
(?),
Geneviève
(Lot), Gilles,
Jean-Michel
et
Felix (Aude
et Hérault).
Il
fait toujours très chaud, dès le matin. Vive la spéléo !
Félix
et Béa passent récupérer les clefs de la trappe d’accès auprès
de Nadir
(CDS 46), nous les retrouvons et allons au parking du Puits du Bret
où nous attends Geneviève.
Nous
nous équipons et faisons les 100 m de marche d’approche. L’accès
est maçonné, une fois la trappe ouverte, le travail impressionnant
des spéléos Lotois nous apparaît. Un énorme puits creusé dans la
roche suite à ce qui avait été creusé lors du fameux
spéléo-secours des Vitarelles.
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Béa,
Gilles et Félix et le Puits du Bret
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Félix
équipe le début, suivi de Béa qui équipe la suite. Dans l’ordre,
P41, R18 R6 P28. Je passe en avant-dernier et Gilles ferme la marche.
De
près, on se rend compte de l’énorme travail de désob qu’il a
fallu pour ouvrir ce puits. En bas, on atterrit sur le monticule des
débris.
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Gilles
dans le Puits du Bret
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De
là nous passons une étroiture et quelques descentes avant d’arriver
à la dernière descente (le P28) qui est impressionante et
majestueuse.
Nous
passons sur la corde qui descend du toit de l’immense salle
en-dessous, la salle de la clef de voûte.
On
distingue faiblement les parois, les copains en bas semblent bien
petits et le bruit de la rivière résonne en écho. Très belle
descente et nous voilà tous réunis pour le repas, au sommet d’un
immense tas d’argile qui constitue le sol de la grande salle de la
clé de voûte.
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Gilles,
Geneviève, Félix et Béa
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Puis
c’est le moment d’aller voir la rivière. Tout commence par la
descente du tas d’argile.
Heureusement qu’il y a une main courante ! Une fois près de
l’eau, nous allons vers l’amont (sur la droite). Commence alors
un long cheminement dans une eau plus ou moins profonde. Geneviève
passe devant. C’est notre mètre-étalon en ce qui concerne la
profondeur. Si elle passe, nous aussi !
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Geneviève
dans l’expectative
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Après
1500 m environ nous arrivons devant une zone où il faut continuer à
la nage ou faire demi-tour. Nous faisons demi-tour.
Nous
repassons dans la salle de la clé de voûte et continuons cette
fois-ci vers l’aval. De ce côté, il y a 5km de rivière. Nous
arrivons rapidement au « Grand Canyon », une zone où
l’eau passe entre des falaises avec des strates bien visibles. Bien
souvent, nous voyons de magnifiques « méduses »
bicolores.
C’est
superbe.
Au
bout d’un moment, pour m’économiser pour la remontée et prendre
le temps de faire quelques photos, je commence le retour. Les autres
membres de l’équipe continueront jusqu’à une zone impraticable
sans canot (ou à la nage).
Une
fois les photos faites, je rejoins la motagne d’argile, monte à
son sommet et attaque la remontée sur la corde qui pendouille du
plafond. J’ai bien fait de partir en avance car il me faut faire
des pauses. Merci la sous-fessière du baudrier !
Arrivé
au fractio, j’avance à la corde suivante et j’attends dans un
endroit qui s’y prête. Très vite j’entends les voix de mes
camarades, loin en dessous. Ils n’auront pas été long. Nous
remontons tous ensemble. En bas du puit du Bret, nettoyage du
matériel et c’est quasi-propres que nous revenons à la surface.
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Méduses
et Grand Canyon
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Jeudi 24 août 2023 : Gouffre du Saut de
la Pucelle (Rocamadour, Lot)
Participants :
Félix, Jean-Michel, Béa, Gilles
TPST : 7h
Voilà une cavité connue depuis fort longtemps. Longue de 2800
mètres et s’enfonçant à 160 mètres, cette perte a l’avantage
non négligeable d’être équipée en fixe l’été par les BE du
coin, jusqu’au fond s’il vous plaît ! C’est donc léger
que nous partons
Nous
arrivons rapidement à la partie aquatique, du vrai canyoning
souterrain pour étrenner ma combi néoprène. Petites cascades,
belles vasques dans lesquelles il faut nager après avoir descendu
une corde, tout y est.
Alors
que nous avons dépassé la moitié de la cavité, Jean-Michel prend
la décision de faire demi-tour, saisi par le froid. Sa combi n’est
pas assez épaisse. Béa remonte avec lui. Avec Félix nous
continuons à bon rythme, avec la barrière horaire qu’à 14h on
fait demi-tour de façon à être sortis à 17h, un faible risque
d’orage étant annoncé. Les cascades deviennent plus importantes,
jusqu’à 8 mètres de haut.
Un
passage improbable nous amène à sortir au milieu d’une magnifique
coulée de calcite (photo ci-dessous, empruntée sur le Photo prise
sur le blog du SCSP :
https://scsp46.org/activites/2023/2023-02-03/
)
Félix fait demi-tour avant moi, je continue encore 5 minutes,
franchit une cascade puis un éboulis qui sera mon terminus. En effet
j’avais noté sur la topo qu’un éboulis était indiqué, au moi
je saurai où je me suis arrêté.
Je
rattrape Félix à la montée, nous arrivons sur le franchissement
d’une petite coulée de calcite où la corde est fortement tonchée…
l’âme est visible sur 20 cm. J’entreprends la remontée sur
corde, à l’approche de la tonche je vois la gaine glisser encore
plus. J’ai juste le temps de mettre ma poignée sur l’âme pour
ne pas continuer à glisser, heureusement il y a suffisamment de mou
pour isoler la tonche par un nœud.
Petite
pause après le dernier grand obstacle (cascade de la Nymphe), je
termine mon camembert qui empuantit le bidon étanche et j’en
profite pour voir où est l’éboulis où j’ai fait demi-tour…
Mince ! J’étais à moins de 100 mètres du siphon terminal.
À
17h tapantes nous sortons du trou, Béa et Jean-Michel nous attendent
près de l’entrée au frais, il faut dire qu’il fait 40 degrés
dehors.
Vendredi 25 août 2023 : Igue de Goudou
Participants :
Félix, Jean-Michel, Gilles
TPST :
5h
Le puits d’entrée est vite équipé par Félix et descendu par
nous trois.
Un panneau dans la descente nous signale de faire attention à la
faune qui nous attend en bas. Nous trouverons plusieurs crapauds et
une salamandre.
Nous descendons ensuite le grand éboulis puis partons visiter la
salle Martel qui offre de beaux volumes.
Nous poursuivons la descente et arrivons à l’Embarcadère. Tout
l’équipement est en fixe, c’est fort pratique ! Nous
avalons le pique-nique avant de nous mettre à l’eau.
Nous
décidons d’attaquer la rivière par l’amont, j’avais lu dans
des comptes-rendus que les cascades y étaient nombreuses. Nous
sommes immédiatement subjugués par la beauté de la rivière et de
la roche. L’eau est limpide et aucun dépôt d’argile ne vient la
troubler lorsqu’on s’y déplace.
Nous arrivons rapidement au siphon amont sans qu’on ait vraiment pu
se repérer sur la topo.
Retour à l’Embarcadère et nous prenons la direction de l’aval.
Nous arrivons au siphon aval peu de temps avant la barrière horaire
que l’ont s’été fixée.
Denis
de Terre et Eau, club qui gère la cavité, nous avait conseillé de
ne pas prendre de combi néoprène en cette saison, mais pour ma part
j’aurais apprécié l’avoir car au bout de 3 heures à barboter
j’étais gelé, ou alors il faut éviter toute pause.
Le
retour à l’Embarcadère se fera à bon rythme, et la remontée à
la surface pour ma part également. Je ne peux même pas compter sur
la canicule pour me réchauffer arrivé à l’extérieur, on est
passé de 40° à 24° en 24 heures !
C’était
une magnifique cavité qui clôture en beauté ce camp dans le Lot.