mardi 22 octobre 2013

Guidage - Photo - 19 Octobre 2013


GROTTE DE ROQUEBLEU

Accompagnateurs : Véronique RIEUSSEC - Alain FAURE
Participants : Xavier LECRINIER - Camille LABORDERIE - Isabelle BAZIN - Marie PEIGNE - Raphaël RIADO - Olivier MAGAND : CAF St-Etienne
TPST : 6 h
Photos : Xavier Lecrenier et Olivier Magand

Pendant que Véro démarre avec le groupe j'accompagne une autre petite équipe à la Trayolle. Je leur montre le plan incliné et le départ des puits.
Je rejoins la première équipe à la galerie du sable. On casse la croûte et poursuivons la visite.
Au carrefour on se partage en 2, gain de gain dans le cheminement et confort pour les photographes qui ne se gênent pas. A retenir. Le gour derrière les volcans est malheureusement à sec. La zoubida hallucine le groupe.
Les appareils photos chauffent, tout le monde est enchanté. Nous sommes dehors vers 17 h. La suite de la soirée est une autre histoire....



















dimanche 20 octobre 2013

Opération siphon perché

Dimanche 20 Octobre 2013
Roc de Nitable
Participants : Christophe et Hélène S., Olivier, Pierre, Henri, Sylvain, Christelle, Laurent
TPST : 8h

 Equipe de choc réunie pour un défi plutôt osé en cette fin Octobre : Il s'agit de tenter la vidange, à l'aide d'une pompe à main, d'un siphon résiduel découvert lors de la précédente sortie topo-première (voir post précédent sur le Nitable).

La topo vient en effet de confirmer l'intérêt de cette branche, située 25m au dessus de la zone noyée, et qui s'enfonce au coeur même du massif, sous le plateau principal.
L'équipe se scinde en deux : pendant que nous partons vers le fond, Henri avec Olivier et Pierre part revoir la cheminée, située aux 3/4 du trajet, qui canalise une bonne partie du courant d'air du trou.

Nous arrivons à pied d'oeuvre un peu avant midi et installons le matos. Le premier scénario, qui consistait à renvoyer l'eau dans le précédent siphon asséché, est abandonné.
Christophe, en bon gestionnaire de l'eau, lui préfère la construction d'une retenue type Ganguise miniature au sein de la galerie d'accès.

Préparatifs de pompage dans "le tube"

 
L'opération débute. Nous nous relayons à la tâche rébarbative. Il faut avoir le moral et les muscles, mais lentement, le niveau d'eau descend. Nous comprenons bien vite que ce sera long, il ya plusieurs mètres cube dans le passage.
La pompe et ceux qui l'emploient sont durement sollicités et nous nous pourrissons copieusement :
 



Nous avons gagné 15cm quand la deuxième équipe nous rejoint. Ils ont fait un peu de première dans une salle annexe mais n'ont pu poursuivre la cheminée principale faute de perforateur.
Un peu plus tard, Christelle arrive en solo depuis l'entrée pour visiter le chantier.
 
Entretemps, les galères ont pris le pas sur le rythme effréné du début : la poignée de la pompe a cassé et les désamorcages inexpliqués sont fréquents.
Mais le niveau continue malgré tout à descendre. Je tente une avancée et découvre une espèce locale bien vivante dans le siphon : il s'agit d'un ver aquatique transparent, très légèrement violet et aux reflets irrisés. Ses ancêtres ont du faire du chemin sous terre...



Mais Hélène n'est pas la dernière pour tenter des trucs inédits :


Le travail continue tant bien que mal. Quelques centimètres supplémentaires et soudain un petit trou apparaît en plafond. Je m'avance en me trempant copieusement, mais le bain est récompensé.
Un bon courant d'air s'est mis à sortir du trou gros comme un poing. J'adore ces instants où la suite d'un réseau révèle tout à coup sa présence, je reste un moment à respirer cet oxygène sortant de l'inconnu ...

Là où nous sommes placés dans la montagne, ce souffle en dit long; il ne peut en effet provenir que de très loin.
Mais la pompe donne de nouveaux signes de faiblesse. Nous la démontons puis la remontons. Le but est de gagner encore quelques centimètres.
Après une heure de plus, plus moyen d'avancer : les désamorçages sont trop fréquents et le débit de sortie de plus en plus faible. Nous laissons tomber pour aujourd'hui.
Le trou à la voûte s'est un peu agrandi et on y voit mieux : une berge un mètre plus loin, une petite remontée suivie d'un coude à droite et surtout une résonnance spectaculaire que même les autres restés en arrière percoivent.
Même si nous ne passerons pas aujourd'hui, nous avons le sentiment d'une victoire. Ce secteur mérite l'investissement dans du matériel adapté...

Et le barrage en amont a tenu bon :


Toute l'équipe prend le chemin du retour avec un look absolument lamentable, entre escalopes panées (boue+sable) et savonettes à pattes. Les pompeurs les plus assidus sont trempés jusquà la moëlle.
Au mileu du parcours je commence à trouver mon kit de tuyau vraiment très lourd, jusqu'au moment où je me penche en avant et prend soudain 5l de flotte dans le cou : le tuyau s'était vidangé dans mon sac...
Sortie vers 18h30 dans la bonne humeur, surout après le nettoyage du matos. Nous sommes un peu moins bêtes que ce matin...

Juste pour le plaisir des yeux:





jeudi 17 octobre 2013

Aout 2013
participants : Jean Michel et Isabelle
Voyage en Italie centrale et méridionale


Je profite de mes nouvelles compétences pour publier des photos et en échos aux commentaires sur les articles d'Etienne pour montrer un petit bout du vaste monde spéléo.

Pour commencer le Gran Sasso d'Italia dans les Abbruzes avec le Corno Grande de 2960m qui surgit en bordure des Campo Imperatore immense ouvala d'altitude. Au nord ce sont des parois qui plongent sur plus de 2000m.




  







Samedi  12 octobre 2013
participants : Claire et Jean Marie, Jean Michel
TPST : 5h ; 30 m de première

Retour dans les Jasses de la vallée d'Orlu


Contrairement à la semaine dernière le temps est splendide.
Nous profitons de la neige tombée la veille et qui n'a pas encore fondue.
Isabelle est restée au lit car elle ne s'est pas encore remise du coup de froid de la dernière explo.
Nous attaquons par la faille du berger amnésique relevée au GPS à 2166m d'altitude.
Le puits au fond du boyau est descendu et donne dans la salle au crane humain déjà reconnue .
Le courant d'air fait donc le tour des puits.
Descente d'une centaine de mètres jusqu'au trou de la cure à belle maman.
En bas du premier puits de 8m, la chatière est agrandie (2 trous + cordeau)
Un joli puits de 10m étroit en tête puis confortable fait suite.
Le bas forme un méandre obstrué par des éboulis peu compacts et remplis d'ossements de toutes sortes: vaches, isards, chèvres et moutons, canidés...
Nous grattons un peu l'air semble passer à travers les éboulis, quelques photos et déséquipement.


La descente face a la dent d'Orlu incendiée par le soleil couchant est extraordinaire.
Arrivée dans la hêtraie nous allumons les frontales pour rejoindre la voiture vers 20h.

Très belle journée même si les chances de passer semblent faibles.

J'ai enfin réussi a passer quelques photos reçues en plus par Dropbox


Journée de dépollution du 19 octobre sur le Causse Méjean.

Voici un message reçu ce jour du Speleo Club de la Lozère qui nous invite à y participer :

Bonjour,
La journée de dépollution du 19 octobre concerne plusieurs cavités autour de Mas de Val sur le Causse Méjean.
L'aven du Devès, qui sera rapidement visité de manière à s'assurer qu'il n'y a rien de nouveau au fond. Un panneau sera installé directement.
Une diaclase sans nom qui présente de nombreuses brebis à évacuer pour le méchoui de midi. 
Il y a pas mal de boulot, voire même un confortement d'éboulis qui peut permettre à l'avenir de poursuivre la cavité vers l'inconnu!!!
Le double aven de Toulousette (20 - 25 m de profondeur, 20 - 30 m de diamètre) qui présente nettement plus de travail. Si notre équipe est trop réduite, nous n'aurons pas le temps de réaliser une intervention concluante. Il y a notamment des arbres à couper pour se chauffer cet hiver.

Prévoir:
une bonne paire de gants, 
- des bottes étanches, 
- des sacs robustes que l'on puisse hisser,
- et de l'huile coude.

RDV à Mas de Val à 9H, chez Joël Thomas (04 66 48 49 65),
le Pic-Nic de midi est prévu par la structure organisatrice (et même les boissons... sauf l'eau, car j'en connais qui pourraient se laver les mains avec!)

A samedi,
Guillaume COËRCHON

mercredi 16 octobre 2013

A la découverte des Tannes

Mardi 15 Octobre
participants : José M (Spéléus), Etienne
TPST : 6h

Dans le massif des Bauges ce que j'aurais appelé ''Aven'' est appelé ''Tanne''.

Nous avons fait un petit tour dans la zone d'entrée d'un vaste réseau. L'entrée est la Tanne du Névé. Nous visitons une portion de la rivière ''des cochons'', pas parce que les spéléos en sortent sales, mais parce que les locaux jetaient dans l'entrée principale des carcasses de cochons. Tu vois Henri il n'y a pas que dans l'Aude que l'on contamine les sources!

Puits dans la zone d'entrée

Une fois la rivière trouvée les galeries se présentent sous forme de méandres. La progression y est sportive et technique.
Méandre

Quelques rares cristallisations

Manger chaud est quasi obligatoire dans un trou à 3°C.
Pause repas


Formes de dissolution en surface :
Cannelures

Révélation d'un lapiaz sous couverture grâce à l'arbre qui vient de tomber! (casque pour l'échelle)



Mercredi 16 Octobre
Participants : Christian D (SC Savoie) Orham D, Loïc T (CAF Albertville), Etienne
TPST : 4h30

Une autre portion du même réseau que la veille, cette fois-ci par l'entrée nommée ''tanne des cochons''.
Toujours selon le même schéma, quelques belles verticales nous mènent à un méandre d'environ 40m de haut.


Fossiles dans la roche calcaire, le gant donne l'échelle. (Rudistes, urgonien)

La pluie de ses derniers jours a fait monter le débit au fond du méandre.

Quelques mètres plus loin nous allons faire demi tour. Un passage obstrué par des blocs nous obligerait à nous coucher dans l'eau. L'actif est déjà très puissant étant donné la pente. La moindre averse pourrait nous bloquer derrière ce passage, il y a bien moyen de passer au dessus des blocs mais il faudrait replanter 2 spits et nous n'avons pas le nécessaire.
Nous sortons donc assez tôt. Pendant que certains ramassent des champignons d'autres observent les cavités aux alentours.

Enorme arbre près à descendre!

(Synclinal)