mardi 3 février 2026

Aven du Bois du Bac (Hérault)

Dimanche 1 février 2026

Participants : Gilles, Andréa

TPST : 4h / L'aven du Bois du Bac, Hérault

Sur la lancée je continue! Dimanche départ pour le Bois du Bac.
C'est après une petite marche bucolique au travers des chênes vert que se dévoile le lapiaz calcaire du bois d'Ubac!
Au bas s'ouvre son large porche similaire à la gueule d'un monstre joyeux. 



Enfin de la chair fraîche! Dommage pour lui, c'est Gilles qui descend en premier!!
Comme la veille, le 1er rappel se fera sur deux arbres. Arrivé dans l'ouverture du gouffre le choix ne manque pas. Des spits, des AF, des trous vide, des Abalakov à foison, à croire que les héraultais viennent là pour user leurs forets.


Les fractios s'enchainent tranquillou, jusqu'à mi chemin du P45. A droite quelques broches esseulées ne convaincront pas Gilles qui choisira la voie de gauche avec deux broches sur une margelle haute nécessitant pour son accès un beau pendule!

Le pendule du P45

C'est à la remontée qu'il apercevra dans la goulotte des spits permettant un équipement moins artistique.
Comme la veille les parois s'ornent de blanc orangé, peut-être une des spécificités des cavités héraultaises. A vrai dire la deuxième à mon actif seulement, mais je vous direz ça puisque j'y retourne dans peu de temps!


On enchaine sur un P3 et un P15 toujours joliment concrétionnés.



Pour finir par un P25 tout tarabiscoté qui donnera un peu plus de difficultés à équiper.
Au bas du puits juste le temps de grignoter qu'il est déjà l'heure de repartir.
En bonne spéléo que je suis, j'ai oublié mes batteries à la voiture. Les photos se feront donc à la remontée et à l'éclairage de ma lampe de secours pour la 1ère fois testée!

Base du P25


A la sortie deux jeunes du GSI (groupe spéléologique indépendant) attendent sagement la voie libre au soleil! Au passage, sans être fédéré pas de camps au Berger!
Pour nous ça sera retour voiture, qui signe la fin d'un joli weekend découverte de l'Hérault pour ma part. 
Merci Gillou!

On était pas les seuls à être content visiblement!

lundi 2 février 2026

Aven de la Potence

Samedi 31 janvier 2026

participants : Gilles, Andréa

TPST : 6h30 / Libellé : La Potence (Hérault)

Aller je me jette à l'eau, voilà mon premier compte rendu pour le SCA! j'espère qu'il vous plaira !
C'est donc sous la grisaille que la fine équipe (on est que deux!) se lance à l'assaut de l'Aven de la Potence.
Un seul but, non pas la pendaison, mais faire travailler Gillou à l'équipement "EFS", donc au rebut la 6 mm (enfin presque !!).
Le gouffre s'ouvre dans une grande doline que l'on descend par un toboggan glissant.

Départ du toboggan
 
Au bas s'ouvre l'entrée baignée de lumière et de verdure, suivie de son P28.

 
L'arrivée se fait dans une jolie salle concrétionnée aux tons de roche blanc-orangé.


WAOUH ça brille la calcite !

On accède à la suite par deux R4 bien cachés entre les blocs. 
Petite entorse à la règle "EFS", Gillou utilise la 6mm! mais pour le reste le cahier des charges est bien respecté.



On enchaine sur un R7 et un R20 ou l'eau se fait présente. Son goutte à goutte nous goûte à chaque instant! Il faut croire qu'on est délicieux!!
La calcite recouvre presque l'intégralité des parois.

Départ du R20

Le R20

A la base du R20 la suite se fait par une lucarne. Gilles trouve 2 spits en plafond. L'accès est risqué par une escalade un peu aérienne, mais top en matière d'équipement et de confort! Le choix est fait, souplesse exigée et interdiction de tomber! C'est sans compter sur la grâce et l'équilibre de l'équipeur qu'on passe sans encombre par le petit trou de la Potence.

L'escalade

La lucarne

S'enchaînent ensuite un P14 et P37 toujours sous le regard attentif de l'eau propriétaire et créatrice de ces lieux.

Sommet du P14

Départ du P37
 
A la base du P37 choix Cornélien!
Un P30 boueux qui descend sur frottement dans l'argile?
Où un P16 propre et bien achalandé en spits? 
Direction le P16!!
Cela fait plusieurs sorties que l'on ressort couvert de boue, cette fois-ci cela ne sera pas le cas!
L'accès au P16 se fait par une petite escalade qui mène à une galerie descendante aux airs de diaclase.

Le P16 et Gillou à la remontée

Au bas du puits, on entrevoit par un trou-trou ce qui pourrait s'apparenter à un lac !
Pas de bateau dans le kit! La navigation ça sera pour une autre fois !

La remontée se fera sans encombre. 



Avant la remontée du dernier puits, petit exercice décrochage longue longe réussit pour Gillou qui m'a sauvé d'une pendaison certaine!!
On sortira heureux mais bien trempés à 17h, sous un temps plus clément qu'à l'arrivée.
Point de pendu pour aujourd'hui et but atteint avec un équipement efficace, confort et "EFS"! (enfin presque !!)

jeudi 29 janvier 2026

Où sont passés les écoliers de Trassanel ?

Mercredi 28 janvier 2026

Participants : Gilles, Daniel C., Alary

TPST: 2h30 / Grotte du Fumarel, Grotte de l'Émetteur, Trou Blanc (C14), Grotte Jocelyn ; TPES : 3h

Entre deux semaines de pluie, nous saisissons une éclaircie pour aller nous promener sur Trassanel et visiter une série de petits trous. Le premier, la Grotte du Fumarel. Les souvenirs de Gilles et Daniel permettent de le localiser rapidement. Quelques ressauts verticaux plus ou moins traîtres et étroits que l'on désescalade permettent d'accéder à la galerie des gours. Daniels voulait les voir avec de l'eau, c'est chose faite, mais ce n'est pas non plus la crue. Nous poussons jusqu'à la salle terminale joliment creusée et ventilée, butant sur des racines et un cône d'éboulis.

   
La galerie des gours

Après le Fumarel, la Grotte de l'Émetteur. Gilles nous quitte à ce moment là. L'étroiture menant à la suite parait plus étroite que ce qu'elle est réellement, peut-être car elle est très courte. Le passage bas dans les concrétions avant la salle est plein d'eau, et dans la salle, un petit plan d'eau a dû se former temporairement. Le sol est très boueux, et des traces fraiches de ruissellement sont marquées dans l'argile. Ça devait être sympathique avec de l'eau !
   
La salle avec ses concrétions toutes sèches

Après l'Émetteur, nous allons récupérer la caméra trap laissée dans un petit trou d'une barre rocheuse après le ravin d'Escoles auquel nous accédons depuis la Grotte de la marmite. Nous remontons ensuite manger au-dessus de la grotte du Maquis.

Après le repas, nous tentons de rejoindre le chemin pour rejoindre Trassanel par le bartas. Il y fait très bon vivre, quelques abeilles sauvages sont de sortie ! Nous passons proche du Trou Blanc (C14), alors je descends y faire un tour. L'entrée en chicane me laisse tout juste passer en longueur. J'arrive au-dessus d'un P6, avec une petite dyneema en place autour d'une lunule. J'ai pas de matos, mais si ça passe en désescalade, remonter ne devrait pas poser soucis. Je descends donc, et visite rapidement les inférieurs, jusqu'au chantier de désob, la fissure ventilée. Et puis je remonte.
P6 depuis le bas
Après le Trou Blanc, nous rejoignons le ravin de Matte Arnaude, pour le descendre jusqu'aux énigmatiques tombes Wisigothes. Le ruisseau se perd brusquement dans deux bassines. Nous remontons dans le pentu pour trouver plus haut la Grotte des Cordonniers, puis longeons le flanc en direction de la stèle du 8 aout 1944 et passons devant un trou connu mais sans nom.

Après quoi, direction l'autre côté du village, pour essayer de localiser et visiter la Grotte des Écoliers et la Grotte Jocelyn. Daniels avait les deux points GPS. Moi, seulement celui converti de la fiche de cavité pour Jocelyn. Mais en voulant trouver les Écoliers dans l'épais bartas, nous ne trouvons que des lits douillets pour blaireaux et autres bestioles frileuses en pied de barre rocheuse. Nous avons dépassé le point GPS de Daniel sans vraiment le vouloir, la progression par les drailles à cochon est compliquée. On capitule à l'idée de trouver ce trou, puis traversons le bartas vers la Grotte Jocelyn. Nous tournons un moment, sur une grande zone. Puis en remontant par hasard, je traverse un autre épais bartas quand je détecte sous un genévrier une ouverture, voilà notre grotte ! Que de la chance ! Ici aussi dans l'entrée, une bestiole a fait son lit. Il est d'ailleurs plutôt confortable, mais les toilettes sont trop proches de la chambre à coucher à mon goût… Au même moment, un puissant rayon de soleil divin pénètre dans la grotte. C'est de toute beauté.
Un trésor !!!
Nous faisons sans nous presser un rapide tour de la galerie, qui s'élargit de jour en jour. La vieille calcite rend en poussière chacun de ses cristaux qui autrefois recouvraient toutes les parois de la cavité, révélant un calcaire gris bleuté lui aussi rongé sur son premier millimètre.
En image

mardi 27 janvier 2026

Hivernale dans la forêt de Fanges

Dimanche 25 janvier 2026

Participants : Andréa, Félix, Pascal, Flo, Charlie, Gilles.

TPST : 8h30 / Le Mariolle (Aude)

Retour au Mariolle deux ans après. Le trou est situé à 1000 mètres d'altitude et vu la neige tombée la veille, l'accès s'annonce épique. On n'a pas été déçus !


Sur les indications d'Odile venue récupérer sa commande Armytek à Quillan, nous prenons la piste par le nord, au départ de Cavirac. 
Peu avant le col des Cerises, nous chaussons les chaînes sur le Duster 4x4 d'Andréa. Ça monte et surtout la piste n'est pas très large et peu accueillante sur sa gauche...


Lorsque nous arrivons sur le plateau, une épaisse couche de neige est présente (15 à 20 cm) et la piste est blanc immaculé, quel décor !


C'est par où ? Tout droit !


Andréa ouvre le passage sans difficulté malgré l'épaisseur de neige. Flo suit sans chaînes mais avec des pneus hiver.




Terminus !


Avec Pascal nous nous mettons en quête du trou, on le trouve immédiatement, il est bien pointé sur Grottocenter, au fond de sa doline.

L'entrée


Le plan incliné argileux au sommet du P56 est particulièrement dangereux avec l'eau qui ruisselle et qui emporte de gros paquet d'argile, nous passons 3 par 3 pour ne pas envoyer de caillou sur les copains du dessous.

Nous rentrons sous terre vers 10h30. 

Départ du P62

À 15h nous sommes en bas, le ruisselet coule un peu c'est mignon tout plein, par contre l'accès est toujours aussi gras !



Retour en surface pour tout le monde à 19h, il a un peu reneigé dans la journée.

On décide de descendre par la piste au sud car retraverser ce grand plateau enneigé avec les nouvelles chutes de neige et descendre au nord par la piste pas très large ne nous emballe guère.
Erreur !

Le chemin est encombré de nombreux arbres. Certains sont alourdis par le poids de la neige, en les secouant ils remontent suffisamment, nous parvenons à en dégager d'autres en cassant les branches ou en les tirant.
Nous avons bien failli être arrêtés définitivement car un immense arbre se trouve en travers de la piste, à environ 3 mètres de haut stabilisé sur ses branches. À l'aide d'une corde en tirant tous, on parvient à casser d'une des branches, puis à immobiliser la seconde le temps de passer avec les voitures. C'est juste mais ça passe !


Le gros obstacle

Nous finissons par arriver sur une piste plus large et sans obstacles, sauvés ! On aura mis 1h30 à rejoindre le goudron.

samedi 24 janvier 2026

Entre le 29/01 et le 07/02 fin des prévisions...........il pleut sans arrêt!Soit 10 jours non stop....!!!

Il ,y a effectivement un "problème" climatique!!!!

dimanche 18 janvier 2026

Trassanel Réseau 2, initiation

Dimanche 18 Janvier 2026

participants : Thoby, Charlie, Blair, Lya, Stéphane, Daniel C

TPST : 4h ; Initiation Trassanel


Au départ j’avais organisé une sortie sur Coroluna, mais aux vues de la pluie et d’une météo incertaine, je préfère faire le 2 de Trassanel.

Avec l’équipe il faut trouver le moyen de descendre le premier obstacle.

J’avais heureusement prévu corde, sangle, échelle et longes, mais que 2 baudriers.


Descente dans l'entrée

L’eau coule dans l’entrée et aussi sur la coulée entre le 1 et le 2, le reste du réseau est plus humide, mais rien d’exceptionnel.

Visite par les Filles d'un passage que de rares adultes peuvent franchir, mais sans voir l'ours.


Visite des lieux, avec bien sur le chandelier

Chandelier

Après un repas rapide nous ressortons.

Pour voir si j’avais bien fait de pas aller à Coroluna, je passe voir en partant le Rémol sur la route de Cabrespine.

Ça coule de partout, Piche Roc également, mais pas une goutte d’eau dans le Rémol.




 

vendredi 16 janvier 2026

Risque avalanche de niveau 5

Jeudi 15 janvier 2026

Participants : Henri, Daniel M., Jean Michel E., Alary

TPST: 6h15 / Trou du Moulin de Bouisse

La séance hebdomadaire au Trou du Moulin, toujours en eau, on s'acclimate. Descente rapide peu après 9h30. À quatre, on aménage un cheminement de gammates pour remonter les blocs laissés la fois précédente dans le passage du bas. En même temps Jean-Mi pose un pied droit temporaire dans la petite salle terminale, pour soutenir la trémie molle dans ses épreuves du jour. On joue massette / burin et quand ça ne veut pas, la masse fait son entrée. Certains blocs farineux cassent bien dans la longueur de leur chair, quand d'autres, nous stoppent direct sur le noyau dur malgré les fissures recristallisées. Cela vaudra même de briser la pointe d'un burin !

   
À gauche, la salle, la trémie molle et son pied droit. À droite, un petit fossile  

Bien content d'avoir une grande zone de stockage plus haut, des murettes font leur apparition. Les blocs les plus solides ou trop gros pour la gammates sont remontés à la main. Enfin vient le moment de faire un multi-tir : dans des blocs du passage et dans la suite. Ça a travaillé, la trémie mole y à même laissé un peu de soit, ce n'est vraiment pas rassurant... Une fois le maximum dégagé, on tourne sept fois sur nous même dans le petite salle, comme on tournerait sept fois sa langue dans sa bouche pour éviter de dire, et dans ce cas présent, faire n'importe quoi. Réflexion et testes structurels faits, il faut tomber préventivement la trémie. Les blocs petits comme gros se balancent quand remués au pied de biche (l'empilement visible au dessus du pied droit, qui se poursuit plus haut au delà de l'image à gauche et à droite). Mais avant, petit tour dessous pour observer la suite. Je démonte encore un peu plus le seuil. À 1 mètre devant l'eau perce le sol. À 2 mètres l'espace d'agrandit et remonte légèrement, il semblerait qu'il y ait un peu de place là bas au fond. Ceci vu et à l'aide d'une grande barre, Jean-Mi sauve bravement le pied droit de l'ensevelissement et affaisse la trémie, qui descend centimètres par centimètres avant de céder complètement.

80 cm de blocs au sol

La suite est évidemment bouchée, les blocs sont gros, faut percer. Pendant ce temps avec Henri, nous remontons manger en surface. Daniel lui va fureter le courant d'air dans la grande galerie du dessus. À notre retour, Jean-Mi remonte, nous trois dégageons les blocs présents en nombre. Masse, massette, burin et gammates s'enchaineront durant deux heures. Pas le temps d'avoir froid, même en étant mouillé. Le volume remonté est conséquent, la salle a doublé ses dimensions, on tient debout à deux, le plafond de sable et d'énormes blocs semble sain. Seulement, au-dessus du passage de l'eau où nous devons aller, une grosse partie de la paroi / plafond menace d'une large fissure, et un autre gros bloc bouge dangereusement. Le second est écaillé, il paraît reposer sur le sol, on bâtira probablement autour. Pour le premier, un tir de fin de chantier le fera céder en le découpant grossièrement.
Dernier tir de la journée
Bien sûr, cela bouche à nouveau la suite. Il est 16h40, nous remontons. Le déblaiement sera pour la prochaine fois d'ici deux semaines. En bref, pas d'avancée en distance, mais un gros boulot de purge et d'assainissement qui nous sera bénéfique pour la suite.

Compte rendu de Jean-Michel : Gros coups de reins au moulin

La vidéo de Daniel :