jeudi 29 janvier 2026

Où sont passés les écoliers de Trassanel ?

Mercredi 28 janvier 2026

Participants : Gilles, Daniel C., Alary

TPST: 2h30 / Grotte du Fumarel, Grotte de l'Émetteur, Trou Blanc (C14), Grotte Jocelyn ; TPES : 3h

Entre deux semaines de pluie, nous saisissons une éclaircie pour aller nous promener sur Trassanel et visiter une série de petits trous. Le premier, la Grotte du Fumarel. Les souvenirs de Gilles et Daniel permettent de le localiser rapidement. Quelques ressauts verticaux plus ou moins traîtres et étroits que l'on désescalade permettent d'accéder à la galerie des gours. Daniels voulait les voir avec de l'eau, c'est chose faite, mais ce n'est pas non plus la crue. Nous poussons jusqu'à la salle terminale joliment creusée et ventilée, butant sur des racines et un cône d'éboulis.

   
La galerie des gours

Après le Fumarel, la Grotte de l'Émetteur. Gilles nous quitte à ce moment là. L'étroiture menant à la suite parait plus étroite que ce qu'elle est réellement, peut-être car elle est très courte. Le passage bas dans les concrétions avant la salle est plein d'eau, et dans la salle, un petit plan d'eau a dû se former temporairement. Le sol est très boueux, et des traces fraiches de ruissellement sont marquées dans l'argile. Ça devait être sympathique avec de l'eau !
   
La salle avec ses concrétions toutes sèches

Après l'Émetteur, nous allons récupérer la caméra trap laissée dans un petit trou d'une barre rocheuse après le ravin d'Escoles auquel nous accédons depuis la Grotte de la marmite. Nous remontons ensuite manger au-dessus de la grotte du Maquis.

Après le repas, nous tentons de rejoindre le chemin pour rejoindre Trassanel par le bartas. Il y fait très bon vivre, quelques abeilles sauvages sont de sortie ! Nous passons proche du Trou Blanc (C14), alors je descends y faire un tour. L'entrée en chicane me laisse tout juste passer en longueur. J'arrive au-dessus d'un P6, avec une petite dyneema en place autour d'une lunule. J'ai pas de matos, mais si ça passe en désescalade, remonter ne devrait pas poser soucis. Je descends donc, et visite rapidement les inférieurs, jusqu'au chantier de désob, la fissure ventilée. Et puis je remonte.
P6 depuis le bas
Après le Trou Blanc, nous rejoignons le ravin de Matte Arnaude, pour le descendre jusqu'aux énigmatiques tombes Wisigothes. Le ruisseau se perd brusquement dans deux bassines. Nous remontons dans le pentu pour trouver plus haut la Grotte des Cordonniers, puis longeons le flanc en direction de la stèle du 8 aout 1944 et passons devant un trou connu mais sans nom.

Après quoi, direction l'autre côté du village, pour essayer de localiser et visiter la Grotte des Écoliers et la Grotte Jocelyn. Daniels avait les deux points GPS. Moi, seulement celui converti de la fiche de cavité pour Jocelyn. Mais en voulant trouver les Écoliers dans l'épais bartas, nous ne trouvons que des lits douillets pour blaireaux et autres bestioles frileuses en pied de barre rocheuse. Nous avons dépassé le point GPS de Daniel sans vraiment le vouloir, la progression par les drailles à cochon est compliquée. On capitule à l'idée de trouver ce trou, puis traversons le bartas vers la Grotte Jocelyn. Nous tournons un moment, sur une grande zone. Puis en remontant par hasard, je traverse un autre épais bartas quand je détecte sous un genévrier une ouverture, voilà notre grotte ! Que de la chance ! Ici aussi dans l'entrée, une bestiole a fait son lit. Il est d'ailleurs plutôt confortable, mais les toilettes sont trop proches de la chambre à coucher à mon goût… Au même moment, un puissant rayon de soleil divin pénètre dans la grotte. C'est de toute beauté.
Un trésor !!!
Nous faisons sans nous presser un rapide tour de la galerie, qui s'élargit de jour en jour. La vieille calcite rend en poussière chacun de ses cristaux qui autrefois recouvraient toutes les parois de la cavité, révélant un calcaire gris bleuté lui aussi rongé sur son premier millimètre.
En image

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