mardi 9 décembre 2025

91e assemblée générale et trou Airolles

La 91e assemblée générale du club s'est déroulée à la salle des fêtes de Cabrespine ce dimanche 7 décembre.

Après la présentation par Félix du rapport d'activités, Laurent nous présente un exposé sur les dernières avancées du chant du loup avec des cartes précises de report de surface et coupe géologique.
Je dresse ensuite le bilan financier. 

Le bureau est reconduit.

L'AG se termine exceptionnellement tôt, pour un peu on commençait à boire avant midi !

Nous remercions Philippe Clergue, maire de Cabrespine, pour le prêt de la salle et sa participation à l'apéritif ainsi qu'Alain Giniès, maire de Villeneuve-Minervois, pour sa présence à l'AG et sa prise de parole sur l'importance de la spéléologie dans le Minervois (et ailleurs).

À noter l'inscription dorénavant de 7 enfants, une commission jeune est à l'étude.




La journée s'est poursuivie pour les plus courageux par la visite du trou Airolles. Henri nous conduit à l'entrée, j'ai parfois quelques hésitation à le trouver. Sortie à 16h.







Sam, 9 ans, qui s'est débrouillé comme un grand malgré l'escalade d'entrée pas commode

Une traversée à Trassanel 3-4 !

Samedi 6 décembre 2025

participants : Alary, Blair, Thoby, Rwoland, Vincent… Guillaume, Camille, Sylvain (Gruissan Prospection Spéléologie)

TPST : 10 h  / Trassanel

10 h… nous rentrons par le niveau 2… et filons fissa sans presque jeter un œil au renne calcifié qui "garde" le lieu. Félix nous avait fait une visite tellement complète des niveaux supérieurs… que nous "courons" maintenant vers la suite !

Direction le puits Ribeiro et le puits qui siffle pour visiter le niveau 4…

Alary se lance… et voilà le puits équipé de main de maître avec une corde de 10 étrennée pour l'occasion (tiens on utilise encore ça au club ?). 

Nos deux recrues de l'année, Blair et Thoby le talonnent de près… Le GPS débarque dans la foulée et trépigne ou presque ! Depuis le temps qu'ils travaillaient au niveau 4 à une désob (maintenant arrêtée) dans la salle des Mystères… il est temps maintenant pour eux d'aller jeter un œil au niveau III !

C'est donc une jolie petite traversée calée astucieusement par nos compères qui se profile pour cette sortie. Un itinéraire peu fréquenté passant par la "tyrolienne de la mort"… et filant à travers le canyon jusqu'à la Grande Diaclase qui s'ouvre sur le niveau IV.

Mais nous en reparlerons plus loin car notre trajet à nous est direct : en bas de la planche… nous filons à droite direction le puits qui siffle (Enfin Guillaume nous met gentiment sur la bonne route après que nous nous soyons un peu questionné sur la direction à prendre !).

Et zou nous voilà en bas : -158 m, la salle est sublime avec ses grandes coulées multicolores bien chargées.

Nous partons vers l'Est pour inspecter le passage Mata car Félix aurait bien aimé qu'on y change les cordes. Mais ce ne sera pas pour aujourd'hui faute de matos. Alary fait une petite escalade derrière pour jeter un œil. Effectivement la corde ne donne pas trop envie de poursuivre là haut !

Nous repartons à l'opposé et je tombe en arrêt ! Dans la première salle qui suit le puits qui siffle, à quelques mètres de haut sur un plafond en dévers, des coups de gouge… pardon des coups de louche ! Enormes. Quel volume d'eau a dû circuler et avec quelle puissance ! 



Nous poursuivons ensuite notre chemin et progressons rapidement et rencontrons nos premiers disques qui sont légion à Trassanel, tout particulièrement dans le IV, de toutes tailles et dans toutes les positions possibles, même verticales !!


Nous avançons rapidement sur ce sol bien nivelé, nous extasiant sur les magnifiques volumes de la salle de la coloration, celle des lacs, du bivouac et des arrêts sur des zones joliment concrétionnées.


L'étonnante méduse nous arrête, bien entendu, le temps de quelques photos.


Ceci jusqu'à la salle des graviers qui sera notre terminus côté Ouest. 

Sur tout notre chemin,  depuis le départ l'œil est attiré un peu partout par des concrétions magnifiques. 

Des fistuleuses d'une longueur impressionnante… 

 
Des excentriques de toutes tailles…

Des draperies somptueuses…

L'aile d'un archange "gelé" dans la calcite 

Un micro-gour de stalagmite… Waaaaoh !

Alary déniche même quelques petites aragonites. Merci ! 


Des petits départs impénétrables sur les côtés nous livrent des coups d'œil inoubliables.

Nous faisons chemin retour jusqu'à la salle des lacs où nous mangeons. Nous entendons des éclats de voix de l'équipe du GPS et allons à leur rencontre avec Alary. Diantre… les voilà tout juste et ils ne sont pas encore en bas de la grande Diaclase !!!!

Nous comprendrons un peu plus tard que bien que la distance à parcourir soit bien faible en rapport de ce que nous avons déjà exploré, la progression de cette partie du III n'a rien à voir avec ce qui s'offre à nous en bas.

Nous poursuivons notre chemin et trouvons le passage vers la salle des Mystères où Alary disparaît dans le trou de la désob. Il s'est chargé d'une mission : remonter une échelle qu'y a laissé Jean-Michel du GPS. Mission accomplie !


L'heure tourne… nous prenons le chemin du retour et traçons direct vers la grande Diaclase. Alary entame la remontée puis les trois autres suivent. J'attends patiemment pour déséquiper en me refroidissant pas mal car la tirée d'une quarantaine de mètres n'est pas fractionnée.  

Il faut être très attentif en remontant car les coulées sont couvertes de concrétions très fines… bien près de la corde… et il serait dommage de les endommager d'un main ou d'un pied un peu pressé et imprécis.

S'ensuit un cheminement pas toujours facile à lire qui passe d'un côté du canyon à l'autre. Partout le III "tombe" dans le IV et l'appel au vide est partout ou presque. Quelques flèches de sioux gravées sur la roche et judicieusement placées apparaissent ici et là. Nous finissons par tomber sur une première main courante laissée par le GPS. 

Nous arrivons comme ça à la fameuse tyrolienne dont la corde et les dyneema sont tendues comme des cordes d'arbalète… Brrrr… Heureusement la corde est doublée.



Nous voilà ensuite bien vite à la planche du salut qui est au pied du Ribeiro.

Yapluka ! Nous voilà sortis tous les 5 à 20 h les yeux encore emplis de toutes ces beautés rencontrées.

lundi 8 décembre 2025

Samedi 6 décembre 

Participants : Eléanor et Steve N. ; Lucile, Elise, Roland B.

TPST : 4 h

Libellé : Initiation, équipement et révision des nœuds aux Cazals

Equipement par Eleanor, Steve et Lucile et entrainement d'Elise sur corde.





Samedi 6 décembre 

Participants : Mathias L. (Spéléo Club Montagne Noire Espinouse) ; Véronique R. et 6 spéléos du plateau du Larzac 

Hubert  (Groupe Spéléo Languedocien) ; Patrick (Groupe Spéléo Nantais Aveyron) ; Alain ; Annie ; Jean (Larzac Explo) ; Cindy (Larzac Explo)

TPST : 6 h

Libellé : Roquebleu

Accompagnement avec Mathias du SCMNE de plusieurs spéléos qui ont pu profiter des merveilles de cette cavité, entre marbre bleu et concrétions fabuleuses.

Cheminement vers la Zoubida dans un premier temps puis vers les volcans où nous enlevons les combinaisons et les chaussures pour préserver le plancher calcifié.


Soirée du samedi 6 décembre, nuit et matin du dimanche 7 décembre :

Le soir à la tombé de la nuit le jour de la Saint Nicolas, plusieurs Gadufles se retrouvent pour partager une fondue savoyarde souterraine et dormir dans la grotte des Cazals pour être fin prêts pour l'AG du Club le lendemain.







 

jeudi 4 décembre 2025

Un trou pas pour les diabétiques...

Mercredi 3 décembre 2025

Participants : Henri, Laurent, Jean Michel E., Daniel C., Daniel M., Alary

TPST: 7h30 / Trou du Moulin de Bouisse

La fois dernière, ils bâtissaient la Tour Eiffel rouge Venise originelle. Cette fois-ci, ils espèrent bien lui trouver des fondations plus que solides... Grande équipe donc, pour grands objectifs. Entrée sur les coups de 9h45. Laurent et Masdan refont la topo du trou, qui a bien changé depuis la première, mais qui surtout, a tendance dans les parties déjà connues, à gagner du volume d'une séance à l'autre ... Pour le reste de l'équipe, c'est le fond. Sous la Tour, nous sortons quelques gros blocs et poignées de remblais avant d'avoir meilleure vue sur la suite. Pour y accéder, nous jouons du perfo sur un gros bloc bien pris dans le sol.
La Tour Eiffel
Le bloc pris dans le sol
Travail propre, nous passons et tombons au bout de quatre mètres dans une petite salle où nous pouvons tenir confortablement à 5. Au dessus, de nombreux vides, dessous au sol, plein de sédiments. De l'air qui filtre un peu de partout, avec tout de même deux endroits préférentiels. En bas, un passage étroit entre deux énormes dalles laisse voir une suite, suite également visible par plus haut. Côté gauche, on peut se faufiler sous une grosse dalle et déboucher dans un petit volume contre un mur de graviers, de sables et de limons. La roche derrière les remplissages ne semble pas faire partie de la boîte à sucre, d'un seul tenant sur plusieurs mètres bien cohérente. En face du mur, de gros blocs montrent des traces de frottement, semblables à celles issues de mouvements de failles. De l'air arrive nettement par la droite, mais le conduit ne m'inspire pas confiance à travailler. Jean Michel parviendra lui à faire une petite boucle dans cette branche.
              
De gauche à droite : vue du bas où l'on creuse ; vue depuis le bout de la salle ; traces de frottement.
Du coup, on attaque le bas de la salle. Décaissement du sol, extractions de gros blocs retaillés sur place et très vite, besoin de sortir le perfo. En même temps, Laurent et Masdan nous rejoignent, plaçant au centre de cette salle leur trente-troisième point à la cote -42. Voici plus d'éléments topographiques après dépouillement par Laurent.

Bilan topo : 115m de développement (dont 7m estimés). La cavité possède une cohérence malgré les apparences chaotiques, avec une extension vers le nord-est constante en descendant.
Le fond actuel est sous les premières maisons du village et le trou semble avoir bien l'intention de traverser la cité de Bouisse de part en part.
D'ailleurs, lors d'une discussion à la sortie avec un sympathique habitant curieux, ce dernier a affirmé que lors des crues, il entendait l'eau gronder en souterrain en mettant son oreille contre les murs !
Pas impossible du coup...
Quelques docs topo pour illustrer :

Report de surface
Plan
Projection

Deux trous plus tard (qui ne réveilleront pas les morts, mais peut être les vivants...), beau boulot. Déblaiement des gravats et première tentative pour passer. C'est étroit, je parviens à faire passer le torse mais le reste coince. J'ai vu sur deux mètres au bout desquels un amoncellement de petits blocs avec dessous du vide, qu'un caillou sondeur viendra faire parler : "ça descend bien". Reste maintenant à y accéder. Premier trou, échec... Deuxième trou, échec... Troisième trou, bof bof... Quatrième et cinquième, enfin du boulot ! Ça passe en mode équerre. Henri ouvre, je le suis avec la GoPro de Daniel. On passe un ressaut de deux mètres et arrivons sur des blocs humainement déplaçables empilés de toutes parts, avec des énormes dalles en guise de mur et parfois de toit. Nous avançons prudemment, en lévitant presque, l'équilibre du tout étant inconnu. Les fondations solides espérées ne sont pas encore ici. Tous les blocs sont propres, lavés. Des banquettes de sédiments s'accrochent ici et là. Devant ça s'agrandit. Une belle salle déversante avec un mur de sable stratifié au fond montre clairement le sens du soutirage, qui pointe vers le bas du ressaut d'accès de deux mètres. Jean Michel nous rejoint. Nous sondons ici et là, ça descend encore de quelques mètres ! Mais les blocs, au sol comme au plafond, ont l'air joueurs, il faudra les contenir puis venir les titiller à distance. Je n'ai pas de photos, mais tout a été filmé avec la caméra de Daniel : 

La vidéo de Masdan : 

Une sortie satisfaisante avec de l'avancement (± 35m de première) et des perspectives après quelques séances stoppé au même endroit. En prime, une topo toute neuve ! Pour autant, le Moulin ne semble toujours pas vouloir se livrer et le travail de sécurisation entre les morceaux et les grains de sucre apparait encore conséquent. La prochaine sera une session de "boulevardisation" et de reconnaissance fine pour préparer l'offensive.

Lien vers le compte rendu de Jean Michel : Douceur et volupté

lundi 1 décembre 2025

La dernière des dernières au Kondalé ?

Samedi 29 novembre 2025

Participants : Anthony, Sylvain, Guillaume B. du GPS ; Romain, Marius, Hugo du Sorèze ; Gilles, Alary

TPST : 10h / Le Kondalé

La mission du jour consiste en deux équipes issues de quatre club, une au fond du Kondalé et une dans Cabrespine (André, Jean-Noël, Jean-Marie) , afin de voir si une jonction est envisageable à court terme à l'aide de l'Arva. Descente en deux temps, Guillaume et moi vers 9h, puis la suite de l'équipe un peu avant 10h. Descente découverte du trou en vérifiant l'équipement en place et en admirant l'impressionnant travail de désobstruction réalisé ainsi que de gestion des gravats, avec parfois des montages vraiment originaux ! Nous profitons de notre avance pour visiter la magnifique faille concrétionnée. 


                

                

                
Recueil de quelques spécimens
Quelques instants plus tard, nous trouvons le puits de pince à sucre. Nous sommes à -180, et le fond du puits est à -200. Cette quasi verticale étroite a été élargie sur tout son long, mais reste bien serrée, permettant de descendre et de remonter sans matos de corde, bien que conseillé car ultra pénible à remonter. Le puits porte ce nom en référence à un outil développé pour extraire les résultats de tir coincés sous les pieds et dont l'extraction était impossible autrement. Mais le chantier avançant, cela devenait de plus en plus compliqué. Alors au bout d'un moment, tous les gravats étaient envoyés par le fond, espérant que cela n'obstrue pas le conduit... Nous faisons la pause repas vers 11h30. Et en attendant le reste du groupe, faisons un aller / retour au fond voir à quoi ça ressemble.

      
Puits de la pince à sucre
Et oui, le bas est tout rempli de gravats. Un très léger courant d'air semble courir en alternance. Nous remontons. Une fois l'équipe plus ou moins au complet (eux aussi sont allés voir les concrétions), nous nous mettons au travail. L'Arva en émission est envoyé avec Gilles au fond, et au dessus c'est quelque chose comme 5 personnes qui tirent les gammates dans le puits. Le conduit étroit malmène les gammates, les bras et les oreilles en se coinçant partout vociférant de leur sourde voix. Le rythme s'installe. En bas, le remplissage des gammates est compliqué par le manque de place, obligeant à remplir dans des positions pas possibles ou à une main.  Nous faisons un échange de poste avec Gille, me voilà en bas. En 1h30 environ, nous avons gagné ± 80cm, quelques grosses dalles doivent être fracassées à la massette. Je reste au fond autant de temps, et descends d'autant de centimètres. Je retrouve ici et là entre les gravats, bourroirs et autres objets tombés. Plus l'on déblaie, plus le conduit s'élargit, rendant un peu plus confort le poste du bas. Vers 16h30, nous faisons un point sur l'avancée et les perspectives : nous avons creusé ± 1m70, le fond reste insondable, le courant d'air faiblement perceptible.
C'est une fin de chantier, nous remontons. Je décide de monter en escalade comme la première fois, mais mes avant-bras en décident autrement, préférant faire des crampes qui nous (car je ne suis pas le seul) suivront jusqu'à la sortie.

      
De gauche à droite : vue du fond fin de chantier ; tunnel élargi ; la porte
Nous nous retrouvons pour l'apéro dinatoire à la base de Trassanel, et apprenons que l'équipe des anciens dans Cabrespine à obtenu un faible signal de l'Arva dans une branche annexe (affluent Sonore), ondoyant irrésolument entre 30 et 50m. Le lien vers l'article coté Cabrespine sur le bog du GPS : Ultimate Kondalé 2025 L' Affluent Sonore

Vraiment la dernière des dernières ?