dimanche 10 mars 2019

Vernouze, début de l'acte II

Dimanche 10 Mars 2019
Perte de la Vernouze
Participants : Dom, Henri, Daniel, Jean-Luc, Laurent
TPES  : 7h30

Presque un an après le premier acte, nous revoici sur le site suite à la détection quelques jours auparavant d'un nouveau point faible bien ventilé dans la doline (voir post précédent)

Point de départ de la journée, avant changement irréversible
Désobstruction manuelle classique pour démarrer, pas mal de terre avant de rencontrer les premiers blocs de "marnes" qui ressemblent quand même pas mal à un carbonate classique dans ce secteur.
La température est printanière, ambiance favorable à la parlote pour les oiseaux et les spéléos.

Tranchée à la pioche comme en 14-18
Dans la roche commence à apparaitre des filons insolubles ainsi que des nodules ressemblant à de la pyrite. Le courant d'air est toujours là, moins intense que pendant l'épisode de foehn, mais toujours alternatif alors qu'il fait 10° de moins, avec des périodes d'inversion d'environ 15secondes. Avec des milliers d'hectares de platitude étanche autour, ce trou semble vraiment respirer sur lui-même sans se soucier du thermique. Comportement original et intéressant à suivre dans la durée...

Etat des lieux peu après la mi-journée
L'après-midi on commence à attaquer vraiment dans le dur. Plusieurs surcreusements s'ouvrent dans la sol mais le courant d'air continue à arriver du chenal de voûte bien corrodé qui se dessine à présent. La suite est un laminoir dont le sol est composé de très gros blocs collés entre eux. Vue sur deux mètres environ. Il y a du boulot mais vu la configuration, l'emplacement, la perte proche (le débit a dû facilement atteindre 400 ou 500l/sec pendant la crue de fonte) et le courant d'air, ça sent bon pour la suite si on s'y tient régulièrement.

La suite...pour la prochaine fois

jeudi 7 mars 2019

Loving foehn

Mercredi 06 Mars 2019
Prospection plateau de Sault
TPES  : 4h

Avant de rejoindre Jean-Luc et Henri j'ai profité de la grande douceur et de l'agitation atmosphérique (favorable aussi à l'agitation aérologique souterraine) pour aller revoir et tester quelques cavités repérées et travaillées l'année dernière.

Dans la vallée sèche de Coume Froide, rien de bien notable niveau ventilation sur les quelques départs testés, les courants d'air sont douteux et semblent essentiellement locaux.
Par contre dans la doline-perte attaquée au printemps dernier, c'est la bonne surprise : la crue de fonte du mois dernier a généré un torrent qui s'est engouffré dans la perte après avoir été filtré par le barrage de blocs que nous avons édifié.
Contrairement à la plupart des autres pertes du plateau, de nombreux indices montrent qu'il n'y a eu aucune mise en charge malgré un débit conséquent.

L'herbe couchée et le foin encastré dans le mur de pierre témoignent de la force du courant
 Mieux, un puissant courant d'air alternatif filtre à travers les blocs de la perte. Les travaux de l"année dernière suivis de la crue l'ont augmenté. L'emplacement stratégique, la capacité d'absorption et le courant d'air font de cette doline une valeur sûre, mais l'éboulis d'entrée est pour l'instant vraiment infranchissable. Une désobstruction tout en finesse, sans produits chimiques, comme ce qui se fait régulièrement dans le Lot, est de plus en plus envisagée...

Comparatif du site entre cette année et l'année dernière lors des travaux
Pour finir la journée je suis revenu à la perte de la Vernouze. Bien m'en a pris. Là aussi la crue a utilisé nos travaux de l'année dernière pour nettoyer le site. L'eau est majoritairement rentrée par le trou de 7m de profondeur que nous avons ouvert et il y a eu du coup moins de mise en charge dans la doline. Conséquence inattendue le trou n°1, gratouillé lui aussi l'an dernier, s'est nettoyé et montre à présent un puissant courant d'air alternatif avec des phases d'inversion de 15 secondes environ, style Rouairoux. Peut être un bouchon de terre ou une vasque se sont-ils vidangés plus bas ou bien le puissant foehn est-il responsable de la mise en évidence d'un courant d'air de volume ?
Toujours est-il qu'on ne peut plus regarder ce site de la même façon. Pour rappel, le traçage effectué à cet endroit au printemps 2018 était ressorti à Font Maure, à 14km de là et 550m plus bas...

mercredi 6 mars 2019

Mercredi 6 Mars 2019 l'après-midi: SE 2.Sarrat de l'Etreuil, plateau de sault.
Avec Jean Luc et Laurent.
Trou que l'on pourrais appeler le trou....des éclopés!: Jean Luc avec un tassement de vertèbres, Laurent avec un lumbago et moi avec mes rhumatismes!!
Laurent est aller zieuter la doline de Coume Frède qui lui plaît au plus haut point: l'eau n'y aurait pas stagné au cours d'une crue et un fort sef en sort....Je suis moins enthousiaste car la solution serait là avec du lourd: grosse pelle mécanique et busage! Je pense important de préserver le coté artisanal de notre activité....Sans parler, et je trouve que l'on n'y pense pas assez, limiter l'impact sur les sites d'origine. Là, je sent que ça vas faire débat!Je rappelle, pour ceux qui ne le saurait pas déjà, que dans le Barrenc d'en Pascal tout proche de cette doline, un passage serait à ouvrir....avec des outils manuels...No comment....
le balais des gamates a repris....
Donc au SE2, de la "désob. bio" comme il ce doit avec un brave décaissage de belle terre et petits cailloux. Laurent reste dubitatif sur le courant d'air qui joue à cache cache, et teste un peu partout autour de l'entrée. Avec Jean Luc, qui comme moi....soigne le mal par le mal (de la désob homéopathique en quelque sorte!), l'on parviens a un moment a redégager un petit trou au sol...qui aspire à bête...A poursuivre donc, risque de piège a froid ou pas. Les formes de creusement sur le plafond plongeant me plaisent. La proximité de la perte semi-active, fond de ce départ l'un des mieux placé de la zone. TPES+TPST: 4H

mardi 5 mars 2019

Échantillonnage

25/02/2019

Prélèvement de quartz pour datation avec Marine, Oswald et Etienne.
TPST : 8 h
Grotte de la Caunille, Grotte des Cazals (P13), Grotte de Limousis et Grotte du Cirque.

Lors des précédentes rencontres de karstologie (RIK-RAK en Janvier) j'ai rencontré Oswald, un étudiant en géologie qui dans le cadre de sa thèse peut nous aider à estimer l'age des karstifications sur le versant Sud de la Montagne Noire en mesurant la durée de séjour sous terre d'alluvions de la Clamoux introduits par des pertes.

Plus globalement il étudie comment a été réactivé le relief du massif central ces derniers millions d'années. Il essaye entre autre de mesurer la vitesse à laquelle les vallées se creusent grâce à des galets de quartz, qui après avoir fait du canyoning dans les rivières, se sont mis à la spéléo et sont restés coincés sous terre (pas de SSF à l'époque). La technique de datation utilisée est celle des nucléides cosmogéniques (couple 10Be/26Al).

Il nous faut donc trouver du quartz piégé dans le karst, si possible sous une épaisseur de voûte supérieure à 30 m (pour nous protéger suffisamment des rayons cosmiques à l'origine des nucléides cosmogéniques). Lorsque l'érosion porte du quartz à l'affleurement et lorsqu'il fait du canyoning, le galet de quartz bronze à coup de rayons cosmiques, ce qui pour effet de de créer des isotopes radioactifs. Une fois en spéléo le quartz est à l'abri des rayons et les isotopes se désintègrent à une vitesse connue ce qui permet de savoir la période à laquelle notre quartz à débuté en spéléo ! On observe ensuite l'altitude et l'age du quartz prélevé et l'altitude à laquelle est la rivière actuellement pour mesurer la vitesse d'incision...

Nous commençons par la Caunille avec de beaux et gros galets.



Nous allons ensuite prélever aux Cazals dans une zone peu connue, dans un recoin de la zone située en bas du P13.



Puis dans la Grotte de Limousis en deux points : dans un recoin proche de la voûte à coté du lac vert et dans le trou de la salle de bal où il y a déjà eu des prélèvements il y a plus de 15 ans.

Nous finissons par un bain de boue à la Grotte du Cirque où la voûte mouillante est bien sûr bien remplie en cette saison...


Pour bien faire il faudrait encore échantillonner au niveau du IV (Oliver, Embuc...) et au niveau du I ou plus haut encore (Fumarel ?). Si vous avez en mémoire des sites avec des remplissages sableux ou des galets de quartz à plus de 450 m d'altitude ça peut nous intéresser ?

lundi 4 mars 2019

L'autre équipe Cabrespine:
Avec Cécile de Fa et Maxime de Rennes le Château, balade donc dans l'amont rivière, étroitures comprises. Pas mal de petits tas de guano dans ce passage, mais pas les chauves souris. Le cadenas de la deuxième porte est bien en place. Les "pilleurs"ce seraient t'ils découragé? Tant mieux!
Puis retour dans la rivière en évoquant cette époque ou l'on ne passait pas par la grotte aménagée...
Cécile
Si si, c'est Maxime!
et Maxime n'ont jamais fait de spéléo, et pour une première fois, c'est sur que c'est du quatre étoiles...Mal équipé, Max a rapidement froid aux pieds, et aux gobelets je le fait mettre en "tortue"et il apprécie.Comme ça leur plaît et qu'ils marchent bien, parcours jusqu'à la vire. C'est plus qu'honorable  pour une première fois. Ils finissent l'échafaudage sur les genoux, mais je pense que le virus commence à prendre. TPST: 5H.

dimanche 3 mars 2019

cabrespine riviere aval

Dimanche 03mars 2019
participants :Élodie,Seb,Steve,Luc,Lucas,Tom,Romain,Dom
TPST : 6h30

Belle troupe pour l aval de la rivière,Henri et deux personnes vont dans les parties amont.
Entrée à 10h dans le gouffre,ou on apprend qu on doit être sorti vers 17 h30maxi.
L objectif va devoir surement être amoindri.
Enfin on se balade sans pour autant faire la course mais d un bon pas .
On est toujours impressionné par le volume des conduits.
Petite et rituelle pause aux gobelets,on s enfonce dans le massif.
Repas à la salle des dômes,puis continuation vers l objectif ,les rapides
A prés de 14h ,on fait demi tour certainement plus très loin du bivouac mais tant pis cela sera pour une autre fois...
Le retour se fait sans problème avec beaucoup moins de réticence pour aller à l eau...
Sortie vers 16h30,largement en avance mais juste assez pour siroter quelques bières.
L idée d y retourner est déjà dans les têtes avec pour objectif le fond et de ce fait bivouac.
Sortie très sympathie,un peu de classique ,ça fait pas de mal....







mardi 26 février 2019

L'image après le son

Enfin voici les images du Bournasset et Rouairoux, un échantillon plutôt car il y en a 70 en tout ! Pour les CR voir les articles précédents.

Bournasset







Rouairoux