dimanche 23 janvier 2011

Désobstruction hivernale

participants : Laurent, Nico A., Seb H., Delphyn et Berna du 66

Samedi 22 Janvier 2011

Nous revoici au trou de la Pause pour s'attaquer à la jonction des deux tronçons de réseau fossile dans le but de poursuivre l'explo. Les températures sont polaires et il neige. Nous mettons en place le vieux groupe electrogène de l'ESR pour disposer d'un burineur sur le chantier.
Le courant d'air à l'entrée est particulièrement costaud : l'air aspiré englace le ressaut d'entrée ainsi que le cône de terre en bas de celui-ci, même la neige y tient !
Bien vite, le burineur s'avère inefficace car tournant à la vitesse d'un tamponnoir à main. la gègène est en train de rendre l'âme... Nous effectuons tant bien que mal un premier élargissement pour travailler plus confortablement.

Pendant ce temps, Nico contourne l'obstacle par le méandre pour estimer la distance restante. 20 mn plus tard, on s'entend distinctement à quelques mètres, nous sommes dans la bonne direction...
Profitant de sa position et du courant d'air favorable, Nico découvre qu'une partie du zef s'engage dans un méandre fossile, suite probable du supérieur. Vision sur du pénétrable 1m plus loin et echo. Nous avions délaissé ce passage à l'époque pour se concentrer sur le méandre inférieur canalisant la majorité de l'air mais finalement ce fossile pourrait représenter une sérieuse alternative.


vue sur le massif (remarquez le pendage caractéristique)



Mise en place du groupe electrogène


Le soupirail d'entrée



pause déjeuner ambiance Vercors



La galerie fossile




Bifurcation entre le réseau sup et le méandre inférieur (le départ de trou sous Nico) canalisant le courant d'air
Mais nous n'en sommes pas encore là : pour l'instant nous devons nous résoudre à poursuivre la désob avec le ferfo sur accus. Nous gagnons quand même un bon mètre dans la journée, avec vision probable sur la sortie.
Pour la prochaine fois, nous tenterons d'être assez nombreux pour creuser des deux côtés en même temps, la désob côté aval étant nettement plus simple (pas besoin de remonter les remblais). La journée s'achève avec un bon sentiment d'optimisme, même si nous savons que le travail sera long.





Manoeuvre nocturne

participants : Jean Claude, Philippe, Guillaume, Laurent

Nous nous sommes retrouvés jeudi soir au gouffre de Cabrespine avec Papy de retour sur le terrain et une vingtaine de pompiers du GRIMP venus de tout le département.
Le but était de monter la grande tyrolienne et de la tester afin de résoudre les éventuels problèmes constatés (flèche, frottements de la civière, amarrages...).
Celle-ci doit en effet pouvoir être montée rapidement en cas de secours et sera de toute façon utilisée lors de la prochaine manoeuvre régionale du SSF 11.
Pour les spéléos du club, une mission subsidiaire : vérifier les amonts de la rivière souterraine où une arrivée massive de boue d'origine inconnue a été constatée quelques jours auparavant sans qu'il y ait eu de crue à l'extérieur.
Pendant que les pompiers montaient la tyro, nous nous sommes donc engagés à trois dans l'amont que nous avons visité de fond en comble jusqu'à la porte du Barrenc (superbe partie d'ailleurs). Toute trace de coloration marron de la rivière avait disparu dans les arrivées d'eau contrôlées. Il s'est probablement produit un effondrement localisé et limité entre les pertes de la rivière et cette partie du réseau.
Plusieurs constats cependant : de nombreux tas de guano récents au niveau des chatières (déplacement d'une partie de la colonie ?) et découverte d'un arthropode cavernicole transparent d'un centimètre et demi que je n'avais encore jamais vu. Il serait peut être intéressant d'étudier la faune de ce secteur.

Nous avons rejoint ensuite l'équipe tyro pour aider à finaliser l'installation et assister à l'évacuation d'un beau bébé de 82 kg . Franchissement sans encombres du col au dessus de l'échafaudage et sortie physique sur les balcons avec l'aide de 7 forçats ce qui n'était pas de trop.
Repas en commun et bonne humeur ont clôturé cette sortie.

jeudi 20 janvier 2011

Aven Yves : le quatrième état de la matière

Samedi 14 Janvier 2011-01-20

Patrick, Jean Marie

Nous démarrons tôt : descente vers 9h40. L’objectif est de vérifier une concavité perchée dans le Tiramisu inférieur.
Chatière étroite qui s’ouvre transversalement sur le plancher d’une belle galerie. Aussitôt la physionomie change totalement : à gauche (amont) la galerie vient d’une conduite forcée remontante dégagée par William, semblant bouchée. A droite (aval) le sol descend doucement, le plafond avec un chenal de voûte marqué reste horizontal. Il dépasse un puits de 5/6 mètres et bute sur la paroi opposée dans une marmite remplie de terre. Sylvain et Guillaume sont déjà allés voir sans repérer de suite (voir épisodes précédents). Je tiens à vérifier et à creuser au cas ou.
Nous mangeons dans la petite salle au bas du puits (photo) puis j’équipe en vire pour le traverser. Pour une fois tout se passe bien ; nous atteignons notre cupule et là 2 surprises !
La bonne : il y a bien un départ : conduite forcée obstruée !
Salle en bas du puits (-132)


Départ de la vire (-126)

Départ de la conduite forcée obstruée, bauge de l'Entité

La mauvaise : nous commençons à creuser. 1° coup  de pelle : il nous faut 5 minutes pour dégager la pelle de l’emprise de l’Entité. Comment nommer cette chose ? Cela n’a rien de la crème onctueuse du fond de la Pleine Lune. Rien non plus de la pâte sablée, si agréable à creuser du Tiramisu fossile. C’est mou, mais d’une viscosité et d’une adhérence innimmaginable. D’ailleurs je n’avais pas de sangle pour tenir la perfo mais il m’a suffit de la poser contre la paroi pour qu’elle s’y aimante !!! Nous creusons au burin. Les déblais se figent en un plancher suspendu, bien commode au-dessus du puits. Mais nous devons nous rendre à l’évidence : notre matériel est inefficace sur cette "substance". Nous reviendrons avec un bios made by Jean Michel ; il trouvera une solution. C’est mon 3° passage dans ce réseau, mais le 1° avec un kit. Le plancher est creusé d’une tranchée qui laisse descendre le kit mais empêche toute tentative de l’extraire…
Nous arrivons péniblement à la salle Félix. Patrick commence à être naze. Un peu plus haut il a du mal à passer le ressaut de terre menant à la salle du secours. Je lui prends son kit et commence à être inquiet sur sa capacité à remonter le puits d’entrée. Nous y arrivons. J'essaie de cacher mon inquiétude. Patrick commence sa remontée, je nettoie mon matos en regrettant de ne pas avoir suivi l’atelier d’autosecours de Nicolas. J’essaie de me remémorer la manœuvre de décrochage…
Je vais voir ou il en est… Surprise : il est presque en haut. En fait il a du garder ses dernières réserves d’énergie, ou est-ce la force du désespoir ?
Nous ressortons vers 20h40, après 11 heures d’explo intensives. Il reste à faire la topo de ce réseau, à deséquiper et profiter de la sortie pour mettre quelques coups de bios dans l’Entité. Ce ne serait pas la première fois qu’une conduite complètement obstruée débouche sur quelque chose.

lundi 10 janvier 2011

Initiation et perfectionnement (et première ?) à la mateille.

Super journée enrichissante pour le club, qui en préfigure d'autres : les besoins sont grands sur les techniques sur corde !
Au total 12 personnes se sont perfectionnées, dans une cavité qui s'y prète bien, même si on était nombreux quand même ...!
Pendant qu' Henry (malgré une grosse angine) enmène un gros groupe équiper en double le puits d 'entrée, je monte un petit atelier montée/ descente et passage de noeuds, dans un chène près du trou. La pluie nous incite à descendre rejoindre tous le monde, Sybille et Edouard se lancent dans le vide pour leur premier grand puit, puis nous trouvons les "initiés" qui remonte déjà du fond.
Nous cassons la croute dans une galerie annexe, la seule horizontale, dans une bonne odeur de guano ( et de nouilles chinoise ) !
La seule horizontale pour l'instant, car en remontant Sylvain et Henry ont le réflexe de s'avancer dans un boyau légèrement désaxé "pour voir"... et se retrouve dans du vierge !! Avec à la clé une belle verticale, après une petite désob. Je laisse Sylvain commenter ce qui pourrait être la suite de ce réseau exploré pour la première fois en 59.
Un petit atelier décrochement à la base du puits d'entrée, avec de grands moments ("écarte ses jambes et pousse fort avec ton bassin !"), les salamandres ont du être surprises par tant d'agitation, puis tout le monde remonte à son rythme.
TPST: 7/8 heures.
On se remet ça en Février ?? Au programme, auto-secours ( remplacer du matos perdu, remonter un pote en difficulté), ou toute autre demande !
A +

Retour aux sources...de l'Agly

Laurent, Nicolas A.

Après 18 ans de pause, nous revoici dans le trou de la Pause (elle était facile...).
Nous nous étions acharnés pendant deux années (40 sorties environ) sur la désobstruction de ce méandre soufflant qui pouvait nous conduire à l'Agly souterrain. Ce chantier avait commencé après les grosses premières à Vignevieille et s'était arrêté sur ras le bol après 200m pour une profondeur de -30. La découverte du SP4 à Belvis au même moment allait nous occuper les années suivantes.
Mais il restait un sentiment d'inachevé...
Presque tous les protagonistes de l'époque ont changé de voie et ne sont plus dans le milieu spéléo, c'est donc avec la nouvelle génération que le travail reprend.
Nous nous engageons sous terre vers 9H30 et je comprends assez vite les raisons qui nous avaient poussé à arrêter : aucune étroiture n'a été calibrée, tous les passages ont été franchis à l'arrache (une vingtaine). Le décalage avec notre gestion actuelle des chantiers me saute à la figure.
A mi-méandre, une dune de sable formée par une crue costaud (99 ?) nous bloque le passage. Nous nous acharnons deux bonnes heures pour élargir au dessus par divers moyens. Finalement Nico s'engage et se coince tête en bas dans l'étroiture suivante et expérimente quelques minutes d'angoisse; je ne peux atteindre que ses pieds que je manipule tant bien que mal. Il passe enfin et visite une partie de la suite. Le courant d'air qui augmente régulièrement depuis ce matin nous pousse à perséverer.
A mon tour je m'engage et bien vite ressens la même angoisse que Nico, impossible de passer le sternum là où avant ce n'était qu'une formalité, ma carcasse a dû encore prendre du volume après mes vingt ans... je suis contraint à un recul plutôt acrobatique.
Nous ressortons pour déjeuner mais c'est une bonne pluie froide qui nous attend à l'extérieur. Nous mangerons donc dans le trou, tout en réfléchissant aux différentes options.
Finalement c'est une solution raisonnable qui va s'imposer : plutôt que de calibrer tout le méandre, nous décidons d'en shunter la moitié en réunissant les deux tronçons de réseau supérieur de la cavité. Il y a à peu près trois mètres à ouvrir mais le gain de temps et d'énergie sera considérable, en plus à l'abri de l'eau.
Une partie de l'après midi est consacrée au commencement de ce travail. Nous ressortons vers 16h avec une bonne stratégie pour la suite des opérations.
L'idéal serait, après l'ouverture du supérieur qui peut se faire sur un WE, de calibrer la suite avec groupe électrogène et marteau piqueur (pour éliminer les strates de grès à l'origine des retrécissements). Le fond sera alors accessible dans de bonnes conditions.
Une bonne idée de camp pour le printemps... avec peut être l'Agly souterrain à la clé.

samedi 8 janvier 2011

Paichaires suite : Tempête… dans un verre d’eau


Vendredi 07 janvier.
Laurent, Patrick, Jean Marie

Nous devions aller à la perte de Missègre mais suite à une énième défaillance d’Henri une heure avant le rendez-vous nous changeons d’objectif et nous nous retrouvons à Mouthoumet.
Je descends le ressaut ou Laurent et Nico ont fait le dernier tir. Le courant d’air est facilement mesurable : il est nul. Il faut dire que les conditions météo ne sont pas avec nous.
Le dégagement des débris se poursuit facilement. En sortant un bloc, le « noir » apparaît enfin : méandre «étroit » avec indices d’un élargissement. Nouveau tir. Les débris cette fois chutent au fond, je descends d’un bon mètre : coté est le méandre se pince dans toutes ses dimensions pour se terminer par un orifice de quelques centimètres. Laurent qui prend ma place dégage quelques blocs coté ouest mais ce n’est guère mieux. A revoir par bonnes conditions météo pour vérifier la présence de courants d’air mais le chantier semble considérable.

mercredi 5 janvier 2011

Sortie initiation et perfectionnement Dimanche

Ola la compagnie, mes meilleurs voeux pour cette nouvelle année souterraine, pleines de premières et autres explorations !

La sortie de dimanche aura lieu à l'aven de la Mateille, rendez-vous sur la place de Missègre vers 9h00/9h15.
Au vu du nombre prévu de participants ( 12 !), Henry va essayer d'avoir un local au village pour voir et revoir certain points au sec (météo pas avec nous...) avant la descente dans les puits .

J'en profites pour vous faire part de l'arrivée d'un nouveau au club, mon collègue Florian, qui depuis la sortie à l'Aven Yves en veux encore plus ! Pompier volontaire à carca, voila encore du sang neuf au SCA.

A dimanche !

P.S: Guillaume, dis moi si Olivier à besoin de matos !