Participants : Henri, Laurent, Etienne, Alary
TPST : 7h15 / Réseau Vieux Lion - Chandelier, Plateau de Sault
Profitant d'une disponibilité exceptionnelle de Laurent et Etienne, et malgré une fatigue accumulée durant la saison estivale, nous nous retrouvons sous des températures extérieures encore très élevées accompagnées de Henri, pour aller examiner ce curieux bruit d'air détecté le 06/09/2026.
Nous entrons par le Chandelier vers 10h30, l'occasion pour certains de redécouvrir les puits d'entrée. Le cheminement vers le chantier permet de visualiser et de discuter de différentes observations dans l'idée de trouver une jonction aérologique notable. Nous retenons quelques escalades à éclaircir en priorité. Une fois devant la coulée, un silence permet de confirmer que le bruit est toujours audible, s'agissant probablement des dernières journées réunissant les conditions météorologiques les plus favorables permettant d'assister à ce phénomène. Tout le monde grimpe tour à tour, une corde est mise en place. Puis vers 11h30, Laurent met en marche le perfo.
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| Attaque du verrou sonore |
Pendant ce temps avec Etienne et Henri, nous revenons en arrière pour une première escalade. Il s'agit de revoir un chenal de voûte déjà vu mais peu fouillé, situé juste en amont au-dessus de la soufflerie. Etienne grimpe, retrouve ses traces et tombe le verdict : aucune suite. Nous retrouvons alors Laurent pour le premier sort. Le sommet de la coulée est bien dégagé, mais le caillou lui est mécaniquement solide. La revanche est très faible. Point positif, pas de problème de stockage ! Le front est nettoyé, le bruit est toujours là. C'est reparti pour jouer du perfo. Pendant ce temps Henri repose des marchons et avec Etienne nous allons en amont lire la cavité et revoir quelques points clés de compréhension de sa genèse. Nous retiendrons une escalade ainsi qu'un trou souffleur au sol, ce dernier situé quelques mètres après le très gros bloc que l'on peut contourner par la droite et la gauche dans un virage.
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| Le trou souffleur |
Nous retrouvons Henri et Laurent. Un souci de ligne rapidement résolu fait de nouveau reculer le front d'une quarantaine de centimètres. Nettoyage, le bruit est encore là et on s'approche de sa source. Pause du midi puis Laurent et Henri partent à leur tour en repérage. Je m'occupe du perfo, en attaquant avec le même appétit que précédemment, mais pas avec la stratégie de perçage adéquate... Ceci combiné avec ce que nous appellerons "le test", se résoudra par le coup de balayette le plus puissant jamais réalisé... Il n'y a donc pas grand-chose à dégager, il faut recommencer. Nous échangeons de nouveau les postes et partons avec Etienne sur une des escalades les plus en aval. Après un premier pas de bloc, il prend de la hauteur, assurée par quelques béquets de roche où passe la corde d'escalade. En haut, l'enthousiasme monte. Le chenal joliment dessiné au plafond prend de belles formes et sort des limites de la galerie inférieure. Mais la joie est de courte durée car aussitôt le chenal change de cap et vient mourir contre deux diaclases repérées depuis le bas... Deux autres lucarnes sont fouillées là-haut, mais rien.
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| Le chenal suivi au plafond |
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| Quelques quartz trouvés là-haut, semblerait-il, venus du sud à l'époque où le Rebenty n'avait pas encore creusé sa vallée |
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| Le secteur de l'escalade |
Retour au sol, la corde fait pile la bonne longueur à double. Il est 16h passée, Etienne se dirige vers la sortie en fouillant finement à droite et à gauche. Je rejoins Laurent et Henri qui terminent d'évacuer les matériaux du front et annoncent une bonne nouvelle : ça souffle ! Je monte à mon tour. L'air sous pression sort par une fine fissure au sol puis au fond par un petit trou tout serré. Le bruit est toujours présent.
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| Le petit trou souffleur au centre de l'image |
La configuration des fissures en fait converger plusieurs dans cette direction, qui se recoupent sur cette petite zone. Le flux d'air sous pression qui s'échappe de par là reste intrigant, d'autant plus qu'il trouve son origine rive gauche, donc pas directement vers le Blau, lui situé rive droite... Étant pour l'instant le point d'interrogation le plus prometteur du secteur, nous tiendrons ce chantier.
En cheminant vers la sortie, je tombe sur Laurent perché en haut d'une paroi. Il me dit qu'Etienne s'est enfilé à la rache dans une suite légèrement ventilée. Je monte alors pour voir et effectivement, seul Etienne est capable de passer...
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Tant qu'à être là, on fait le test de la jonction à la voix entre ici et une lucarne plus en aval, à l'entrée de la salle où arrive la base des puits du Chandelier. Le son ne semble pas passer par là et en plus il y a cette légère ventilation. Intéressant. Mais d'après Etienne, il y a quelques bons mètres à élargir pour atteindre son terminus. Après ce nouvel apport d'information, nous regagnons pour de bon la sortie.
Dehors, Henri me mène au Trou du vent du Blau, véritable turbine démoniaque par ces conditions météorologiques. Le micro tente de réduire le bruit de fond pour capter ma voix...








3 commentaires:
Super sortie avec Super équipe.Retour à la "grande" spéléo, après un été jamais loin des entrées...Dans le parcours avec Laurent vers l'amont je suis estomaqué des volumes que j'avais oublié!! Comme l'on c'était consacré très souvent au "vieux lion"....LA découverte Majeure de la dernière décennies! Et ce n'est certainement qu'un tout début vue le plateau qu'il y a derrière.
Pour la jonction avec le Blau c'est surtout vers le post siphon amont pompé qu'il faudrait aller. Je crain qu'en étant plus en aval l'on retrouvé les méandres étroits de l'aval du Blau. Le boyau bas à gauche avant l'étroiture de la murène serait aussi à revoir. Si cet étrange bruit signale une galerie sup. ça sous entend qu'il y a encore un étage encore plus ancien au dessus des plafonds. Correspondant peut être à la grande grotte ou c'était réfugié un réfractaire....Cette zone aval est diablement intéressante.
En reconsultant les reports de surface, réflexion, proposition:
- Il faut absolument aller revoir et creuser le bout du boyau bas à gauche de la murène. Par là on se dirigerait pile poil vers...l'actif du Blau!
- La lucarne ventilée dans le sol vue pendant l'a virée avec Laurent reprend de l'intérêt.....
Le bouchon du trou du vent a sauté ? Quand on s'éclairait à l'acéto, la flamme était immédiatement soufflée, certains disaient même que la puissance du vent nous éteignait l'électrique....
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