Participants : Henri, Daniel C., Alary ; Daniel M. en extérieur
TPST : 5h15 / Grotte du Septuagénaire
Excursion légère au Septuagénaire afin de prendre des images et de recoller les bouts entre les différentes équipes d'exploration. Rendez-vous aux horaires habituels. Masdan est déjà sur place poursuivant son objectif de relier l'entrée du trou à la vieille piste sud. Il nous y a déposé une échelle spéléo modifiée en remplacement d'une trop longue dans le puits de l'Anéantissement. Nous croisons sur le chemin un marcassin échoué, probablement de déshydratation.
On se met au frais, remplaçons l'échelle là où il le faut et quittons les baudriers. Passage du siphon où la pavasse devra être retaillée à défaut de pouvoir être manœuvrée. Daniel filme le trajet, on prend quelques images ici et là, traversons le méandre des Massetteux et rejoignons la galerie supérieure.
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| Sortie du siphon |
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| La grande salle |
Nous commençons par aller voir le puits de la Compote, j'en profite pour me faufiler dans l'étroit méandre de gauche (sachant qu'à droite, après un passage au-dessus du vide du puits, débutent les conduites forcées bariolées). C'est étroit, mais la paroi faite d'un sable argileux compressé se creuse à la main. J'avance de 2 mètres, angle à 90° à droite, puis 70cm devant, angle à 90° à gauche, impossible pour moi de poursuivre, pas d'air.
Demi-tour, direction l'ancien terminus. Nous croisons sur le chemin Henri, qui vient nous rejoindre. Avant d'accéder à la salle, on refait un tour voir ce qu'on aurait pu manquer dans ce coin. Le seul intérêt pourrait être cet orifice pourvoyeur d'eau qui s'ouvre en plein milieu du plafond. Enfin nous rejoignons la salle et faisons rapidement le tour. En haut, en bas, dessous, sur les côtés, pas d'air, aucune suite identifiée.
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| La salle du faux terminus |
Encore une fois, demi-tour, direction là où Laurent s'était arrêté sur de l'eau le 20/06/2026, puis où l'équipe SCM était parvenue à poursuivre le 27/06/2026, ne restant que de pénibles flaques. Les flaques sont toujours là, il faut y sacrifier au minimum un genou et un avant-bras, avançant souvent à l'égyptienne suballongé, rarement de front. Après quelques minutes, nous repérons la fente dans le mur du boyau méandriforme avec une pièce de l'autre côté. Le passage est défendu par une trémie fébrile qui s'est mise à se purger toute seule après l'avoir un peu percutée. Rien de très lourd ne semble chapeauter l'ensemble, mais on creuse au-dessus de nos têtes. Nous allons voir plus loin et ressortons dans une salle avec un lac temporaire et une coulée active en fond.
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| Le boyau méandriforme, au niveau de la fente. Je passe tout juste en largeur d'épaule en partie basse. |
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| La salle avec la coulée en fond |
L'escalade est difficilement attaquable, le palier en surplomb est à 2,40 m de haut et dessous c'est complètement sapé. J'ai un anneau de sangle de 40cm, j'étudie les possibilités mais je suis trop petit pour pouvoir le passer autour de quoi que ce soit. On empile alors 40cm de dalles et de mottes de terre, qui me permettent de passer de justesse la sangle autour d'une stalagmite basse. Test de résistance en me pendent dessus : ok. J'ai au moins une bonne prise main droite. Pour compléter, je prendrai en pince de crabe gauche une vrille pendante de la coulée, puis un contre-appui sommaire au genou sur la langue de la coulée en guise de paroi. Il faut envoyer bien haut tout en se hissant pour espérer poser un pied. Première tentative, ça glisse : ma main droite retient tout mon poids et faire passer la main gauche de la vrille jusqu'à autre chose plus haut me fait partir en arrière. Mais je sens que c'est possible si j'initie le mouvement dans la foulée.
Deuxième tentative, ça passe ! Au-dessus encore un petit volume visible défendu par un bloc branlant au-dessus de moi. Henri utilise les outils pour travailler la trémie, alors je tape dessus avec un caillou, puis sur le dos, et finis par m'y agripper de tout mon poids avant de la faire céder. Je passe. De là, ça part à l'horizontal, mais le passage devra être ouvert au perfo sur 1,20 m maximum. En l'état c'est suffisant pour faire passer le téléphone dans la suite, qui a vue sur 5m largement pénétrables. Je ne crois pas y avoir senti d'air.
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| À élargir |
Le seul truc pénible pour amener du matos ici, c'est la flotte dans le méandre... Je redescends. On mange un petit bout puis Henri me propose d'aller taper sur la trémie. Daniel lui, part poursuivre la suite du boyau méandriforme et nous dit que ça continue, donc nous le rejoignons. Nous quittons les flaques, puis accédons au laminoir de la "tortue luth après le rut". Ça passe juste, Daniel hésite à passer, mais vu ce qu'il y a derrière il s'engage et nous rejoint. De l'autre côté, une belle galerie au plafond plat au bout de laquelle un petit trou représente la suite.
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| Le boyau méandriforme ; la galerie post laminoir |
Nous nous penchons dans la suite, étroite, mais travaillable : la voûte part en miettes, le sol est alluvial. Au bout ça s'agrandit. Et surtout, le gros de l'air est là ! Lors de la visite du SCM, il n'y avait pas d'air, peut-être que quelque chose s'est désamorcé entre temps ? Vu le passage bas que nous avons dû franchir juste avant... Si certains ont trop chaud en surface, il y a du travail tout frais ici, avec probablement des trucs à voir plus loin !
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| Vue dans la suite à élargir |
Après cette belle observation, nous revenons à la trémie. Henri a bien avancé et a percé le plafond, nous donnant son épaisseur. Avec le bras long et le burin, je fais du jeu. Le gros tombe dans le boyau, difficile de regarder vers le haut, la terre nous arrive dans le visage. Alors à l'aveugle je pousse vers le haut et le tout fini par s'effondrer. Le passage est ouvert ! Nous arrivons dans une pièce, le plafond fracassé en feuillets au sol, au bout un laminoir minuscule à contre-pendage par lequel doit arriver un peu d'eau, c'est tout.
Nous avons vu ce que nous voulions voir, il est temps de sortir. Sur le retour je me faufile à droite à gauche dans des trucs qui finissent en réseau de fissures semblable au motif d'un mur en brique. Une annexe cependant est un peu plus grande et remonte le long d'une coulée sur 4 mètres ; je ne peux y accéder sans élargir. Pas d'air. On y accède quand l'on remonte les deux ressauts et que l'on débouche dans la galerie rectiligne menant au puits de la compote. Juste au-dessus du dernier ressaut en allant ramper sur une large coulée menant à un laminoir et à une petite pièce.
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| Vue vers le haut |
Un peu avant les deux ressauts, Daniel attrape une fausse prise de main basse qui se brise, il chute de pas haut mais cogne une côte contre la partie restante du bloc. Douleur vive qui se stabilise, il avance. Cependant, quand vient la remontée sur corde, le baudrier lui appuie là où ça fait mal, rendant terrible l'ascension des puits. Il ne pense pas à une côte cassée, mais une visite médicale s'imposera (le bilan traumatique conclura à une fracture de la dixième côte gauche... Repos imposé, en espérant un rétablissement rapide et solide !). Après ça nous ressortons pour de bon et trouvons Masdan patientant à l'entrée du trou. Nous sommes au début d'aprème, il fait chaud ! Par la suite, un petit coup de fil à Jean-Mi permettra de recaler un petit mélange des obstacles du fond, qui nous semblaient étranges à la lecture de son compte rendu. Contretemps, la session topo d'aujourd'hui est reportée au mois d'aout.
Voici la vidéo de Daniel, qui illustre bien le cheminement :










15 commentaires:
Super, mais où est la chatière Alary ? Aujourd'hui,grosse journée pour moi.J'ai enfin rejoint la piste sud. J.'ai les bras en sang, une quinzaine d'épines plantées dans chaque chaussure, et qui traversent parfois, ouille. Le top serait des chaussures de sécurité ! Retour à la voiture par la piste Mis à part cinq ou six endroits ponctuels , limites pour un VL, la piste n'est pas si mauvaise. Mais que c'est long !
Merci Daniel. Avec tes vidéos on fait de la speleo sans se fatiguer ni se salir.
Oui en effet, bientôt je compterais sur d'autres pour faire la visite de grottes grâce aux vidéos moi aussi 😉
Aude fait aussi de belles vidéos.
Incroyable de précision. Je suis battu!!Et les photos....Appuis très instables cependant, preuve la gamelle de Daniel (l'Aventure, c'est l'aventure!), et j'ai manqué aussi de me péter une cheville dans le méandre avant les puits!Au prochain coup prévoir corde assez longue et poulie pour balancier....
On nous annonce un dôme de chaleur la semaine prochaine. S'il n'y a pas de vent, je pulvériserai du THT à l'entrée et je surveillerai les entrées du Cinquantenaire et la Caune de Milles, dans un premier temps... Et pour profiter de cette période torride, repérage des courants d'air dans les quelques rares dolines du secteur, revoir la Grotte de Lespinassière, la Grotte violette. Dans un cadre plus large, je prévois de pister les pendages du plateau, car peu mentionnés sur la carte géologique, mais indispensables pour un accès au collecteur. Pour le moment, je suis persuadé que la clef sera le cinquantenaire par la création d'un nouveau barrage, et le dynamitage de la voute du siphon...
https://youtu.be/BIDslLqLQp4?si=OtdDMhX_vAOLE67b
Ce qu'il faut souhaiter c'est.....que tu ne nous empoisonne pas avec ton produit diabolique! Tu crois peut être qu'il n'y a pas assez de pollution sur cette pauvre planète....!???
Etant donné tous les volumes à traverser par le produit, il vaudrait mieux l'injecter directement avant la trémie aval sinon l'odeur risque de stagner partout dans la grotte pendant longtemps...
Pour le courant d'air dans l'amont, quand j'ai commencé à explorer le méandre où il faut passer dans l'eau, il n'y avait pas de ventilation. Quelque chose a dû se désamorcer entretemps et tant mieux. Il restera aussi à trouver l'origine du courant d'air présent au siphon à sec le jour de l'explo, qui est donc différent de celui présent au terminus actuel.
Ce qui est possible : le passage à ouvrir sur 2 mètres, terminus actuel siphonnait lors des premières explos, et l'air sortait dans la fissure en haut de l'escalade faite par Allary. Maintenant l'air sort par le bas (plus d'eau) et toujours un peu d'air par le haut. Ce que je retiens : au moindre orage efficace, certains passages vont se remplir, il risque d'y avoir moins d'air, d'autant que la température extérieure va bien finir par baisser. Cette odorisation doit se faire rapidement un jour de grosse chaleur, mais sans vent… ce qui n'est pas encore gagné !
L'autre urgence sera de trouver l'entrée haute.
Je fini (j'ai eu des visites). Comme il n'y a pas de dispos jusqu'au 15 aout, semble-t-il, c'est le moment d'injecter un peu de produit dans l'entrée, passage obligé d'une partie de l'air pour avoir une estimation du temps de passage, voir si ça ressort au Cinquantenaire, à Miès (piège à air froid, je n'y crois pas).
L'autre urgence serait....qu'il fasse moins chaud!!!!
Le temps n'étant à priori pas élastique entre le septuagénaire, le Moulin, St Andrieu, St Pancrace, les Eychartous et Camurac!!!!!
Moi je suis pour le choix (Cornélien!) stratégiques des GRANDS réseaux:
- Corbières: N°1: St Andrieu, N°2: Le Moulin
- PLateau de Sault: N°1: Camurac, N°2: perte des Brebis;
Dans cet "Age de faire"la stratégie vas primer sur les petits conforts et le défoulement des Egos!
L'option inter-Clubs est vraiment d'actualité....
Ça c'est une belle check-list...
À certains endroits c'était à se demander si il y avait vraiment de l'air, ou si c'était simplement de la convection (fond terminus alary, annexes, conduites forcées). Peut être un cumul de tout ça, peut être quelquechose que nous aurions raté. Sachant qu'il y a deux belles escalade à faire et qui apportent encore actuellement de l'eau : en arrivant dans la grande salle, au dessus de l'énorme bloc ; proche du terminus alary, on remonte une coulée active et un orifice en plafond gouttège...
Oh, mais vous me fatiguez, de la première, encore de la première, pffffh.
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