lundi 30 mars 2026

Aven de l'Hydre : plus bas que le fond

Samedi 28 mars 2026

Participants : Blair, Fabienne, Vincent, Jean-Michel, Pascal, Félix, Alary

TPST : 12h / Aven de l'Hydre

Weekend spéléo organisé par Félix, avec au programme l'aven de l'Hydre, et le jour suivant la visite des Canalettes. Le rendez-vous est donné à 8h au début de la piste caillouteuse menant à l'observatoire météorologique d'Opoul-Périllos, non loin du hameau de Périllos. Blair, Fabienne, Félix et Vincent passeront la nuit directement sur le point de rendez-vous. Jean-Michel et Pascal nous y retrouveront au matin. Et moi, venant de la haute vallée de l'Aude, je cherchais un endroit pareil où passer la nuit en me rapprochant de Périllos. En montant, je trouverai au pied des ruines du château un petit bout de piste avec vue sur la mer, parfait pour s'installer. Niveau météo du soir, il fait soleil, mais pas plus de 6°C avec un vent violent constant et des bourrasques à 80/90 km/h... Mais ce vent n'est pas pour décourager Fabienne, qui plantera la tente, sommant quelques obstacles. Difficile donc de trouver un bon sommeil !
6h36 : toujours autant de vent
Heureusement le lever de soleil fut sublime, et à 8h, tout le monde est réuni comme convenu. Les véhicules disponibles étant aptes à grimper la piste dégradée, nous nous économisons 6km de marche bien pénible par ces conditions, et nous parquons devant l'observatoire météo, où il fait maintenant 4°C.
L'observatoire météorilogique
On se change rapidement, seulement abrités des carrosseries et des buissons gambillant, puis nous nous dirigeons vers l'entrée et son bien utile muret de pierre circulaire. Nous la trouvons sans mal. Vite au chaud !
L'entrée en bas à droite
Dedans il fait environ 14°C, avec une bonne circulation d'air. Félix ouvre la voie sur les cordes, en s'assurant de leur intégrité. Même chose pour les amarrages, où nombreux seront les boulons qui devront être revissés et les spit nettoyés. Le début jusqu'à -220 consiste globalement à une succession de grands puits et de grandes diaclases, avec des secteurs très joliment concrétionnés.

Le P53
   
Le style de concrétions
Après ces belles verticales dans un calcaire gris, nous nous engageons dans le calcaire blanc des conduites forcées jusqu'à -275. Ces conduites sont exiguës et parfois tartinées d'une argile très collante.
   
Dans les conduites forcées
Nous nous contentons de suivre les cordes, sans savoir si leur destination nous mènera au point -396 du réseau des Coupelles, ou au -400 du nouveau réseau. Les conduites forcées se terminent par un ultime rétrécissement, qui peut causer quelques hésitations aux morphologies les plus grandes ou larges. C'est un passage étroit en chicane qui donne directement en tête du P43. Vu en remontant, apparaître dans ce grand puits par ce petit trou est très comique.
   
Ce passage vu par dessous
Nous savons alors après ce passage, que nous nous dirigeons vers le fond du nouveau réseau. Quelques mètres sous la tête du P43, un large conduit parallèle remonte. Une corde en pendule s'y accroche mais défense de l'emprunter, un panonceau indique que l'équipement remontant en place est dans un état inconnu. On descend ! Les puits s'enchaînent sans grandes difficultés jusqu'à atteindre le fond topographié du réseau des coupelles à -396. Mais il est possible de descendre encore de 15 ou 20 mètres pour rejoindre le chantier terminal du CAF de Perpignan, qui bute sur une large fissure souffleuse. Pas facile comme chantier... On descend les uns après les autres, puis nous nous rassemblons pour manger sur les coups de 14h.
   
La fissure souffleuse à ~ -415 ; repas à -396
Puis nous remontons, j'ouvre la marche. Nous prenons le temps de bien tous nous attendre, en restant au moins à portée de voix, même avec les plus bavards, qui apparaissent ironiquement être les plus difficiles à contacter ! La remontée se fait à petit rythme, déjouant comme à la descente les singularités de l'équipement. Seul le passage étroit en haut du P43 me causera un peu de mal.

Une fois tous en haut, où les cordes se terminent, nous établissons le plan de sortie. Il est 21h30 et dehors le vent s'est encore renforcé. On ne tarde pas à rejoindre les voitures, se changer et à regagner Périllos. Le projet bivouac tous ensemble tombe à l'eau, chacun part de son côté en fonction de ses nécessités et des impératifs. Blair nous quitte ici. Jean-Michel s'en va sur Perpignan. Vincent vise directement la grotte des Canalettes, où nous devons nous retrouver demain à 9h30. Il est 23h passé, nous perdons une heure de sommeil et 1h30 de route nous séparent des Canalettes... Alors on essaie de se rapprocher. Mais il faut bien dormir un peu ! Et au hasard des choses, en cherchant une place de bivouac approximative, je tombe sur Pascal garé près du barrage de Vinça... Super ! Entre temps, la position est partagée et Félix et Fabienne nous rejoignent. En plus d'être presque au complet, la météo est bien plus agréable pour y sommeiller !

En bref, un trou que je qualifierai de technique à cause de particularités d'équipement, de certains passages et de la profondeur atteinte. Il requiert un minimum d'entraînement, bravo à toute l'équipe ! Satisfait d'enfin l'avoir fait ! Même si je n'y retournerai peut-être pas tous les jours, il reste très intéressant à parcourir et appréciable d'un point de vue concrétionnement et morphologie.

1 commentaire:

Daniel C a dit…

Pas pour moi, belle sortie, bravo